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International - Page 292

  • Répondre à la dénaturation des Droits de l'homme

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    41v-UnGuYgL._SX311_BO1,204,203,200_.jpg"La famille, les droits de l'homme et la vie éternelle",

    Grégor Puppinck

    Répondre à la transformation actuelle des droits de l’homme. (via zenit.org)

    Comment expliquer la transformation actuelle des droits de l’homme, et comment y répondre ?

    C’est à ces deux questions que Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ (European Centre for Law and Justice), répond dans un nouveau livre intitulé La famille, les droits de l'homme et la vie éternelle conçu comme une contribution au synode sur la famille.

    La révolution individualiste a bouleversé la société occidentale, fragilisant les familles et le mariage, et a transformé les droits de l'homme, miroir de notre conscience collective. Ceux-ci, proclamés après la Seconde Guerre mondiale comme une réaffirmation des droits naturels, promeuvent à présent des « droits antinaturels » (avortement, eugénisme, euthanasie...). Ce livre analyse la logique à l’œuvre dans cette transformation des droits de l'homme, expliquant en cela celle de la société occidentale.

    Travaillant depuis plus de quinze ans auprès des institutions internationales, Grégor Puppinck analyse de façon claire la logique philosophique et juridique à l’œuvre dans cette transformation, en s’appuyant sur des exemples concrets.

    Cette transformation repose sur deux changements fondamentaux. Le premier est le triomphe de l’individualisme qui fait que le sujet des droits de l’homme n’est plus l’Homme doté d’une nature humaine universelle, mais chaque individu doté de sa volonté particulière. Deuxièmement, la finalité des droits de l’homme a changé : ils ne visent plus seulement la protection des personnes contre l’État mais aussi leur accomplissement personnel entendu comme nécessitant une libération de l’individu à l’égard de toutes les contraintes naturelles et sociales.

    La transformation des droits de l’homme est un phénomène fondamental permettant d’analyser et de comprendre celle de la société occidentale. Alors que les droits de l’homme d’après-guerre voulaient placer haut l’idéal d’humanité, pour la protéger des idéologies, ils sont en train d’être capturés par l’idéologie postmoderne au point de contribuer à présent à la crise culturelle de la société occidentale.

    L’auteur a écrit ce livre en particulier pour les catholiques, afin que l’Égli­se mesure toute l’importance de ce phénomène. La seconde partie expose ainsi quelle pourrait être une bonne réponse des chrétiens à cette crise, dont la cause ultime est l’oubli de Dieu.

  • Xavier Moreau : « Que les occidentaux arrêtent de soutenir les islamistes. »

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    Obama-poutine.jpgDécryptage exclusif pour Aleteia de la situation géopolitique du Moyen-Orient et des enjeux de l'engagement militaire occidental en Syrie :

    « Aleteia : En quoi consiste la politique Syrienne de la Russie actuellement ?

    Xavier Moreau : Écraser l’Etat islamique, purement et simplement. En lançant des opérations militaires conjointes avec les forces d’Assad au sol conseillées et entrainées par des instructeurs russes. Ce soutien militaire prévoit un appui aérien qui sera d’abord réalisé par des pilotes russes car les Syriens ne sont pas encore suffisamment formés pour ce type d’opération. Enfin l’engagement de la Russie en Syrie prévoit un afflux de matériel conséquent, notamment des armes modernes qui vont apporter ce qu’il manque à l’armée arabe syrienne.

    Nous avons pu observer sur les réseaux sociaux des photos de soldats russes qui se battaient avec l’armée syrienne…

    Certains volontaires ont pu intégrer l’armée arabe syrienne, mais il n’y aura pas de déploiement de troupes régulières russes au sol. D’une part parce que la Russie ne veut pas reproduire l’Afghanistan mais surtout parce que ce n’est pas nécessaire. L’armée Syrienne a maintenant quatre ans d’expérience opérationnelle, ce qui lui manque seulement c’est du matériel ainsi qu’un état-major plus performant bénéficiant d’un appui aérien. Un appui de ce type fonctionne de pair avec des opérations au sol, sinon cela ne sert à rien. C’est exactement ce que l’on peut observer avec les bombardements des États-Unis ou de la France : ça ne sert à rien. Seule une offensive coordonnée avec les troupes au sol peut porter ses fruits.

    Est-il possible d’imaginer une coopération de l’armée française avec l’armée syrienne ?

    Pas avec ce gouvernement français là, pourtant c’est la seule solution efficace pour récolter des résultats probants. Cela dit, si les Russes s’en chargent cela suffira. Ce qu’il faut avant tout, c’est que les occidentaux arrêtent de soutenir les islamistes. Il serait inquiétant que les Américains ne cessent pas de le faire pour affaiblir un peu plus la Russie. Le danger est là : que l’occident joue l’islamisme contre les états laïcs ou chrétiens.

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  • Migrants, pédophilie, mariage, succès personnel : les réponses du Pape à l’issue de sa tournée américaine

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    Dans l'avion du retour, le pape François a répondu aux nombreuses questions des journalistes sur tous les sujets d'actualité, y compris son nouveau statut de star aux Etats-Unis. Un « papier de Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » de ce jour :

    « Le pape François a pris l'habitude de répondre aux questions des journalistes à ses retours de voyage. Malgré la lourde fatigue du marathon qui l'a conduit, pendant dix jours, de Cuba aux Etats-Unis, il n'a pas failli à ce rendez-vous. Voici ses principales déclarations.

    Bombardements français en Syrie

    «Lorsque j'entends le mot bombardement, mort, sang, je répète ce que j'ai dit au Congrès Américain et aux Nations unies: il faut éviter ces choses! Mais je ne juge pas la situation politique parce que je ne la connais pas». Ainsi le pape François a-t-il répondu aux journalistes lors de son retour des Etats-Unis, dans la nuit de dimanche à lundi, qui l'interrogeaient sur les «bombardements français sur les bases de Daesh en Syrie». .»

    Les barrières de protection contre les réfugiés

    «Vous savez comment finissent les murs: tous s'écroulent… Aujourd'hui, demain, dans cent ans, ils s'écroulent mais ce n'est pas une solution. Que maintenant l'Europe soit en difficulté, c'est vrai. Nous devons être intelligents quand vient cette vague migratoire et il n'est pas facile, c'est vrai, de trouver des solutions. Mais avec le dialogue entre les peuples, on peut les trouver. Les murs ne sont jamais des solutions, mais les ponts, si.»

    Crise des migrants

    «C'est devenu un état de crise après un long processus, engagé depuis des années. Les guerres, la faim qui durent, font fuir les gens depuis des années. Quand je pense à l'Afrique - cela est un peu simpliste mais je le dis comme je le sens -, c'est le continent exploité. Les esclaves, on allait les prendre là-bas. Ensuite, les grandes ressources... et maintenant les guerres tribales ou non… Il y a, derrière, des intérêts économiques. Je pense que, plutôt qu'exploiter un continent, un pays, une terre, il faut faire des investissements pour que ces pauvres gens aient du travail pour éviter cette crise des réfugiés. Comme je l'ai dit au Congrès, c'est la plus grande depuis la Seconde Guerre mondiale.»

    Pédophilie de prêtres

    C'est un sujet particulièrement important pour les Etats-Unis, le pape François ayant rencontré des victimes dimanche matin à Philadelphie: «Je leur ai confié que je n'irais pas jusqu'à dire que cela a été une apostasie mais c'est presque un sacrilège. Les abus, nous savons qu'il y en a partout mais quand un prêtre commet un abus, c'est très grave, parce que la vocation d'un prêtre est de faire croître, l'enfant, la jeune fille, vers le haut, vers l'amour de Dieu, vers la maturité affective, vers le bien. Et au lieu de faire cela, le mal le chasse et c'est quasi un sacrilège! Le prêtre trahit sa vocation. (...) Ceux qui ont couvert ces choses aussi sont coupables, y compris certains évêques qui ont couvert cela.

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  • À New York, le pape François a dénoncé la «colonisation idéologique à travers l'imposition de styles de vie anormaux».

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    L’envoyé spécial du Figaro y va de son petit commentaire sur la visite pontificale à l’ONU (extraits):

    XVM1e17fa50-63a3-11e5-ad7b-6ff9c59cd966.jpg« Plus que dans les premières étapes de son voyage - commencé il y a une semaine à Cuba et poursuivi à Washington -, le Pape a été ovationné ici de grand cœur et sans retenue.

    Même dans l'enceinte guindée de l'ONU, où il a commencé sa journée, vendredi matin, pour délivrer un discours fleuve - après trois de ses prédécesseurs, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI -, de vifs applaudissements l'ont accueilli et il est sorti sous une standing ovation.

    Il faut dire qu'il a apporté à cette institution un soutien total autour de trois axes. Le premier est celui de la lutte contre «l'extrême pauvreté», non en créant de nouvelles lois ou réglementations mais en commençant par «appliquer» concrètement celles qui existent.

    Deuxième axe, «l'équité» entre tous les pays et surtout avec les petites nations. Elles doivent avoir voix au chapitre, y compris pour les décisions importantes. Une équité qui suppose de ne pas «asphyxier» les plus pauvres par la voie financière de la dette.

    Dernier axe, la responsabilité de l'ONU dans les conflits actuels. Il a appelé la communauté internationale à un «examen de conscience» au Proche-Orient soumis à de «rudes épreuves liées aux conséquences négatives des interventions politiques et militaires qui n'ont pas été coordonnées entre les membres de la communauté internationale», allusion directe à la politique des USA. Et dont «les chrétiens», notamment, font actuellement les frais ».

    Selon le journaliste du « Figaro », « ce tour d'horizon a été ponctué par une phrase clé qui a été mal interprétée et qui a suscité une polémique. Elle résume toute son intervention: «La défense de l'environnement et la lutte contre l'exclusion exigent la reconnaissance d'une loi morale inscrite dans la nature humaine elle-même, qui comprend la distinction naturelle entre homme et femme et le respect absolu de la vie à toutes ses étapes et dans toutes ses dimensions.».

    Le reporter du Figaro se livre alors à un petit exercice exégétique qui en circonscrit bien la portée: c'est , observe-t-il, une « allusion directe à l'opposition de l'Église à la théorie du genre - généreusement promue par l'ONU - et à la lutte, classique, de l'Église contre l'avortement". Mais que les oreilles politiquement correctes se rassurent: "cela ne signifie pas que la citation du paragraphe suivant - «la promotion d'une colonisation idéologique à travers l'imposition de modèles et de styles de vie anormaux, étrangers à l'identité des peuples et, en dernier ressort, irresponsables» - concernerait l'homosexualité, comme certains l'ont affirmé. Dans cette partie du discours, le Pape ne parle plus en effet de questions éthiques et encore moins d'homosexualité ou du «gender», mais d'une tendance générale de l'Occident à vouloir imposer à tous son mode de vie, sans respecter la culture des nations. ». Ouf, on a eu peur… 

    Ref. Le prêche du Pape, de l'ONU à Ground Zero

    JPSC

  • Le trafic d'organes d'enfants avortés au coeur de l'activité du Planning Familial

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    Lu sur genethique.org :

    LE PLANNING FAMILIAL : UNE ENTREPRISE AU CŒUR DE LA VENTE D’ORGANES D’ENFANTS AVORTÉS

    Depuis plusieurs semaines, une association de journalistes américains, le Center for Medical Progress(CMP), diffuse des vidéos tournées en caméra cachée révélant une scandaleuse activité de l’organisme du Planning Familial : la vente d’organes d’enfants avortés[1].

    Même si cela paraît surréaliste, ces faits sont prouvés par des mois d’investigations et d’infiltrations qui ont permis à plusieurs membres du CMP de filmer des entretiens avec des membres clefs du Planning Familial ainsi que ses filiales, et d’obtenir d’eux des aveux sur ces pratiques.

     

    Le Planning Familial (International Planned Parenthood Federation, IPPF) est une ONG internationale faisant la promotion de la planification familiale[2]. Pour cela elle possède des centaines de cliniques dans le monde et des milliers de membres, qui font la promotion de la planification, fournissent aux femmes des contraceptifs ou leur donnent les moyens d’avorter et ce dans le monde entier. Aux États-Unis, il s’agit de l’institution pratiquant les avortements la plus importante, sans compter tout un ensemble de cliniques et de laboratoires affiliés. Son budget de 2014 qui lui permet de financer ses activités internationales est de 126 millions de dollars, dont plus de 90 millions alloués par des gouvernements d’États.

    Ainsi, au niveau mondial, le Planning Familial est le premier interlocuteur pour les femmes qui souhaitent avorter.

     

    Comme le montrent les différentes vidéos du Center for Medical Progress, depuis de nombreuses années le Planning Familial vend à des entreprises, des laboratoires ou des universités les organes de fœtus avortés (foies, cœurs, reins, poumons, etc.) pour quelques dizaines de dollars (entre $30 et $100) et même, si possible, le fœtus entier. Sont notamment cités, « StemExpress », une entreprise internationale qui revend ensuite « des matériaux organiques humains » à des laboratoires pharmaceutiques ; ou l’université d’État de Fort Collins (Colorado). Ainsi, l’avortement de second trimestre est une source de profits pour le Planning Familial, qui non seulement facture l’avortement, mais tire ensuite un profit de la vente du corps du fœtus, ou de certains de ses membres.

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  • Sayana Press : quand les pauvres testent la contraception pour les riches

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    D'Adélaïde Pouchol sur le site de l'Homme Nouveau :

    Sayana Press, une contraception pour les riches testée par les pauvres

    L’instance britannique UK Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (MHRA) a autorisé, le 24 septembre dernier, la mise sur le marché national du Sayana Press, premier contraceptif auto-injectable. Un produit fabriqué par le laboratoire Pfizer, numéro un mondial de l’industrie pharmaceutique, pour éviter aux femmes de « perdre du temps » chez le médecin.

    La contraception injectable n’est pas nouvelle et est déjà assez répandue, pratiquée par quelques 35 millions de femmes dans le monde. La nouveauté, c’est que le Sayana Press est utilisable à domicile, sans assistance médicale. Facile d’utilisation, ce contraceptif se présente sous la forme d’une petite seringue à usage unique, qui s’injecte dans les bras, les jambes ou le ventre et prévient de toute grossesse pendant 13 semaines. Les femmes pressées ou trop tête en l’air pour penser tous les jours à leur pilule, n’ont donc plus qu’à aller faire une visite chez le médecin pour qu’il s’assure qu’elles sont bien aptes à s’injecter leur dose trimestrielle. Le suivi ne consiste ensuite qu’en un entretien téléphonique annuel.

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  • L'implication militaire russe fait bouger le dossier syrien

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    De P. JM. Robinne sur ihsnews.net :

    L’entrée de la Russie dans le conflit fait enfin évoluer les positions occidentales en Syrie

    Les choses semblent enfin évoluer en Syrie. Il faut dire que depuis le lancement de la grande coalition menée par les Etats-Unis, les choses n’avançaient guère… Il aura fallu attendre l’entrée de la Syrie dans l’arène pour que les positions bougent. Certes il ne s’agit pas de retournement, mais souvent en diplomatie ou en politique, il suffit d’un léger flottement pour que les lignes arrivent enfin à bouger. Ainsi, les dernières prises de position du secrétaire d’État étasunien, John Kerry, et du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, concernant la situation en Syrie reflètent la nouvelle orientation de l’Occident au niveau du projet de règlement de la crise syrienne. Le secrétaire d’État US a affirmé que Washington et Moscou partagent les mêmes points de vue concernant les clés de la solution en Syrie ; sauf qu’un différend essentiel oppose les États-Unis et la Russie : le soutien étasunien à Bachar al-Assad est impossible. En revanche, les Etats-Unis acceptent aujourd’hui de composer avec Bachar, puisqu’à leurs yeux, composer n’est pas soutenir…Détail, langage diplomatique, peu importe en fait tant que les lignes évoluent vers une solution. De son côté, Laurent Fabius a précisé que Paris ne réclamera pas le départ du président syrien comme condition préalable aux pourparlers de paix. Mais il a souligné sur ce plan, qu’une solution diplomatique nécessite la mise en place d’un gouvernement d’union nationale regroupant des membres du gouvernement d’Assad, et ce, pour éviter la réédition du scénario de l’effondrement irakien.

    Immanquablement, l’implication militaire russe en Syrie a fait bouger le dossier syrien. Elle a aussi mis sur le tapis la formule d’une solution pacifique.

    Selon certains observateurs, l’implication russe en Syrie a pour objectif de prévenir la chute du régime d’Assad, après l’élargissement de la zone de contrôle de l’opposition (sous toutes ses formes), et le blocage par l’EI de la route Damas-Alep. Les craintes que la capitale soit encerclée sont d’ailleurs grandes, après que les combattants du Hezbollah aient échoué à protéger le régime, et à l’aider à reprendre le contrôle des positions conquises par l’opposition. Les membres des gardiens de la révolution ont eux aussi non seulement failli à protéger le régime, mais également la capitale syrienne.

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  • En Irak, "c’est toujours Dieu qui gagne"

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    De Christophe Lamfalussy envoyé spécial de « La Libre » à Erbil (extrait)l : 

    5603bcae3570b0f19edb1bf6 (1).jpg« Alors que des chrétiens quittent l’Irak, d’autres restent, résolus à reprendre à Daech le contrôle de leur berceau historique de la plaine de Ninive. Au Kurdistan irakien, cinq milices chrétiennes s’entraînent actuellement. Certaines combattent avec les peshmergas kurdes ou avec des milices chiites, mais la plupart s’apprêtent à prendre le relais de l’armée irakienne quand une offensive - encore hypothétique - aura reconquis la plaine de Ninive.

    "Nous pourrons battre Daech avec notre foi", assure Ayshoa Esttaifo Khalis, le chef d’un parti assyro-chaldéen qui a deux députés au Parlement irakien. "Ils croient en leur satan et nous croyons dans un Dieu. C’est toujours Dieu qui gagne."

    Sous l’autorité de la gendarmerie kurde

    Le parti dispose depuis 2004 d’une milice, la Force de garde de la plaine de Ninive (NPGF), qui s’entraîne aujourd’hui dans la région de Dohuk. Certains de ses miliciens portent le badge de la Zeravani. Cette unité spéciale des forces kurdes est semblable à une gendarmerie. Elle est rattachée au ministère kurde de l’Intérieur. "Notre mission sera de tenir les villages chrétiens de la plaine de Ninive une fois qu’ils auront été reconquis", ajoute M. Khalis. Lors de l’offensive de Daech en août 2014, la NPGF n’a pas combattu, mais a encadré la population dans sa fuite.

    La NPGF dit avoir 1 600 hommes qui disposent de kalachnikovs, de lance-roquettes RPG-7, de fusils-mitrailleurs BKC et de grenades, et affirme en entraîner 1 000 autres, pour créer une force au total de 2600 hommes.

    Difficile de vérifier ces chiffres, d’autant plus qu’il y a concurrence entre les différentes milices chrétiennes pour attirer les fonds de la diaspora et recruter des combattants aux Etats-Unis, en Russie et en Europe.

    Tel est notamment le cas de la Dwekh Nawsha, qui signifie la Brigade des "martyrs de demain" en araméen. Cette milice ne combat pas avec les Kurdes, mais en coordination avec eux.

    Recrutement en Belgique

    Elle vient de créer une antenne en Belgique avec l’objectif de "créer une armée chrétienne pour lutter contre la barbarie islamique, protéger les chrétiens d’Orient et toutes les populations opprimées par celle-ci".

    Les volontaires belges sont invités à se rendre à Erbil, sans l’attirail militaire, avec la promesse d’être pris en charge par l’organisation sur place. Ils sont encouragés à "verrouiller" leur compte Facebook pour éviter des regards indiscrets et à utiliser un système de cryptage pour les portables qu’ils emportent en Irak.

    Il y a également la plus petite Unité de protection des plaines de Ninive (UPPN), présente dans la région d’Al Koch et entraînée par deux Marines américains à la retraite, ou les Brigades de Babylone, qui agit sous l’ombrelle de l’une des 54 milices chiites existant en Irak.

    Ce morcellement extrême inquiète les leaders religieux chrétiens en Irak. L’Eglise plaide, comme le gouvernement kurde, pour le déploiement d’une force internationale et craint que la création de milices ne fasse des chrétiens une cible plus grande.

    Son objectif est le maintien de l’unité nationale de l’Irak car les chrétiens ne vivent pas uniquement dans le Nord du pays. "Soixante-cinq pour cent des chrétiens vivent à Bagdad. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur la plaine de Ninive", souligne un haut responsable religieux préférant parler sous le couvert de l’anonymat.

    Un salaire bienvenu

    Selon M. Khalis, les milices ont toutefois l’avantage de sédentariser les jeunes en leur proposant un salaire. "Nous payons nos miliciens 425 dollars par mois, grâce à des dons des partis et des paroisses. Cela leur permet de subsister dans des camps ou dans des appartements plutôt que de partir à l’étranger", dit-il.

    Les chrétiens d’Orient espèrent obtenir, dans le cadre d’un règlement de paix, une mini-province de Ninive qui n’inclurait pas la grande ville de Mossoul. Celle-ci serait constituée de deux districts et abriterait, outre la minorité chrétienne, les Shabaks ou les Kakaï, qui ont aussi souffert de la politique d’assimilation pratiquée par Saddam Hussein. L’ancien leader sunnite avait fait aménager des villages sunnites autour de ces minorités pour les "étouffer" graduellement.[… ]

    Tout l’article ici : En Irak, "c’est toujours Dieu qui gagne"

    JPSC

  • Les Etats-Unis peu enclins à soutenir les chrétiens d'Orient

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    De Pierre Jovanovic sur le site de "Famille Chrétienne" :

    Les États-Unis en retrait sur les chrétiens d’Orient

    Alors qu'ils acceptent d’accueillir dix mille réfugiés syriens en 2016, les Américains mettent peu de moyens diplomatiques et militaires pour soutenir les populations persécutées en Syrie et en Irak.

    «Barack Obama laisse sombrer les chrétiens d’Orient. » Cette accusation n’émane pas d’un ponte républicain, porté à diaboliser le président américain, mais d’une ancienne cadre de l’administration démocrate sous Bill Clinton, devenue éditorialiste. La journaliste Kristen Powers a signé en avril dernier une tribu­ne impitoyable dans USA Today, un des titres américains les plus lus, fustigeant l’indifférence de la diplomatie américaine face aux persécutions religieuses. Alors qu’en Europe les chancelleries tentent de multiplier les initiatives en faveur des chrétiens d’Orient, le Département d’État semble briller par son silence.

    Le souvenir de la guerre d’Irak

    Cette absence de réaction doit beaucoup à l’héritage des années Bush, dont l’administration au pouvoir veut à tout prix se démarquer. Cette obsession de ne pas imiter le président précédent nourrit une vision relativiste sur les persécutions contre les chrétiens : « Leur appartenance religieuse ne leur donne pas automatiquement droit à une aide », aurait ainsi répondu un responsable du Bureau des migrations du ministère américain des Affaires étrangères, à l’évêque anglican Julian Dobbs, venu plaider la cause de chrétiens d’Irak demandant des visas. En février 2015, Barack Obama avait comparé le djihadisme aux croisades, suscitant un tollé au sein de la droite républicaine.

    Pour Lauric Henneton, maître de conférences de civilisation anglophone à l’université de Versailles Saint-Quentin, l’opinion américaine est également réticente à envoyer des troupes à l’étranger. « Pour tout ce qui touche à la Syrie, il y a le traumatisme de l’intervention en Irak. L’opinion est très opposée à une nouvelle intervention qui serait aventureuse, après plus de dix ans de guerres », explique-t-il.

    L’idée d’une opération militaire au Moyen-Orient contre l’État islamique est donc impensable, dans un pays désireux de se recentrer sur lui-même : « L’heure est au “nation building at home”. La politique étrangère passe au second plan quand il y a des affaires nationales qui occupent le terrain : en ce moment, le mariage gay, mais aussi et surtout la primaire républicaine », décrypte Lauric Henneton.

    L’attachement à Israël prioritaire

    Volubile sur leur christianisme, les républicains ne semblent cependant pas parler le même vocabulaire que celui des Églises du Moyen-Orient. Le Parti républicain se repose beaucoup sur une base électorale protestante évangélique dont le lien avec Israël se révèle très fort : « Cela est dû en grande partie à l’influence d’une théologie très particulière, le dispensationalisme, qui a émergé au XIXe siècle, minoritaire, mais qui rencontre un fort soutien populaire », estime Matthieu Sanders, pasteur franco-américain de l’Église évangélique baptiste de Paris-centre. « Cette école de pensée estime que, comme dans l’Ancien Testament, il existe aujourd’hui encore une alliance spécifique entre Dieu et le peuple d’Israël. Ceux qui pensent ainsi estiment que soutenir Israël – y compris en tant qu’État – est une marque de fidélité à Dieu. »

    Ce « sionisme chrétien » diffuse des positions farouchement hostiles à l’Iran et au régime syrien, ennemis d’Israël, alors qu’ils sont considérés comme des facteurs d’équilibre par nombre de chrétiens d’Orient, voire des défenseurs face à l’État islamique. La diaspora libanaise maronite aux États-Unis s’oppose donc aux candidats républicains sur Israël. Si les évangéliques américains sont sensibles aux persécutions religieuses au Moyen-Orient, « de là à s’identifier aux Palestiniens chrétiens et à se solidariser avec eux, il y a un pas que beaucoup ne parviennent pas à franchir », déplore Matthieu Sanders. Qui estime cependant que les jeunes générations prennent leur distance avec cette tradition. 

  • Un ambassadeur d'Arabie Saoudite à la tête du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies

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    Lu sur MetroNews

    Faisal binHassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève,  s’apprête à prendre la tête du panel du Conseil

    Entre janvier et mai 2015, l’Arabie Saoudite a exécuté 79 personnes. Quasiment autant que sur l’ensemble de l’année 2014. Cela n’a pas empêché l’ONU de promouvoir ce lundi la monarchie au sein du Conseil des droits de l'homme.

    Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève, s’apprête en effet à prendre la tête du panel du Conseil. Un poste pour lequel il était en concurrence avec ses homologues représentant la Grèce, l'Algérie, le Chili et la Lituanie. Nommé par ses pairs, Faisal Trad obtient un rôle loin d’être seulement honorifique : "En tant que chef d'un groupe de cinq diplomates puissants, le rôle influent donnera à Mr Trad le pouvoir de sélectionner les candidats du monde entier pour plusieurs missions d'experts", rapporte le quotidien britannique The Independent.

    "Des innocents emprisonnés"

    Selon l’ONG UN Watch, la promotion de Faisal Trad était dans les tiroirs depuis le mois de juin. Le délai avant son officialisation s’expliquerait par son caractère polémique, assure l’UN Watch : "L’Arabie Saoudite détient les plus mauvais records du monde en matière de liberté religieuse, de droits des femmes, et continue à emprisonner des innocents comme le blogueur Raif Badawi."

    La femme de ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué de réagir à la promotion de la monarchie. Depuis le Canada où elle s’est réfugiée, la jeune femme a estimé via Facebook que Riyad a désormais "le feu vert pour flageller à nouveau son mari". La sentence infligée à son mari - 50 coups de fouets hebdomadaires - a en effet été suspendue depuis plusieurs mois, grâce à la pression de la communauté internationale.

    "Décapité, puis son corps attaché à une croix"

    Une communauté internationale néanmoins discrète depuis la nomination de Faisal Trad. Ce lundi, seule la presse anglo-saxonne s'en fait l'écho. Sollicité par metronews, le Quai d'Orsay n'a pas donné suite. Interrogé vendredi à propos d’un récent rapport de l’ONU sur la peine de mort, Faisal Trad est quant à lui resté droit dans ses bottes. "Il nous semble impératif de préserver les droits des victimes au moment où des voix s’élèvent pour abroger la peine de mort au prétexte de prendre en compte les droits des coupables." En clair : les exécutions ont encore de beaux jours devant elle dans la monarchie sunnite.

    Pour preuve, celle à venir de Ali Mohammed al-Nimr. Un jeune homme de 20 ans, accusé d’appartenance à une organisation terroriste, et qui vient d’épuiser ses voies de recours devant la justice. Sa peine pourrait être appliquée ce jeudi : être "décapité, puis son corps attaché à une croix et laissé jusqu'à pourrissement".

  • Les chrétiens irakiens devraient rester dans leur pays en évitant de chercher à convertir

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    Telle serait, d'après La Libre, la position des trois évêques belges partis en délégation en Irak :

    Les évêques belges estiment que les chrétiens doivent rester en Irak “sans désir de convertir” mais avec “la mission de servir ce pays”. C'est leur conclusion, lundi, au terme d'une visite de quatre jours dans le Kurdistan irakien. Guy Harpigny, évêque de Tournai, Jozef De Kesel, évêque de Bruges, et Léon Lemmens, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, étaient mandatés par la conférence épiscopale.

    C'était la première fois dans l'histoire de l'Eglise catholique belge qu'elle dépêchait une délégation à proximité immédiate d'un conflit militaire. Escortés par des peshmergas kurdes, ils ont notamment rendu visite au monastère syriaque orthodoxe de Mar Mattay, à six kilomètres de la ligne de front avec l'Etat islamique (Daech). Ses moines n'avaient pas vu de délégation étrangère depuis des années, à l'exception de leur patriarche basé à Damas.

    Le Kurdistan est une région autonome au nord-est de l'Irak qui héberge plus d'1,8 million de réfugiés ayant fui le conflit entre sunnites et chiites ou l'offensive de Daech il y a plus d'un an.

    Parmi ceux-ci, les chrétiens et les yézidis sont les plus vulnérables car ils ne peuvent aller nulle part ailleurs, ayant été chassés de leurs terres ancestrales. “Ou bien on crée des zones où ils peuvent vivre, ou bien il faut se préparer à accueillir des centaines de milliers de personnes”, avertit l'évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, Léon Lemmens, spécialiste des chrétiens d'Orient.

    “Ils ont besoin de paternité, de soutien et d'aide. Les chrétiens, mais aussi l'Occident et l'Europe doivent exercer cette paternité”, continue l'évêque. “Il faut rompre cette indifférence qui fait que le budget du Haut-commissariat aux Réfugiés de l'Onu (UNHCR) a été diminué de moitié. Evidemment, maintenant, on se réveille parce qu'ils viennent chez nous et parce qu'on a pas envie qu'ils viennent...”.

    Lors de leur voyage, les trois évêques ont été confrontés à des réfugiés chrétiens souhaitant partir à tout prix et à leurs responsables religieux qui tentent de préserver une présence dans ce pays. Rappelons que l'ancrage chrétien en Irak, entre le Tigre et l'Euphrate, date du premier siècle après Jésus-Christ quand les Assyriens ont adopté le christianisme. Il est antérieur à l'islam introduit lors de la conquête arabo-musulmane aux VIIè et VIIIè siècles.

    “Ce n'est pas à moi à dire ce qu'ils doivent faire”, dit Guy Harpigny. “Le patriarche chaldéen a ses priorités. Les parents ont d'autres soucis et pensent à l'avenir de leurs enfants. Mais ce serait une perte immense de multiculturalité de voir partir les chrétiens d'ici. L'idéal, à terme, serait que le Moyen-Orient adopte la séparation entre l'Eglise et l'Etat comme en Europe. Pour le moment, je crois qu'on peut s'inspirer de l'exemple des Dominicains à Bagdad qui n'ont plus mis de signes confessionnels dans leurs écoles, ouvertes à tous”. C'est l'avis également de Jozef De Kesel. “Il faut être présent dans ce pays, sans désir de convertir”, dit-il. “Plutôt que de parler de survie, parlons d'une mission: notre volonté n'est pas de conquérir mais d'être présent. Il est très important qu'il y ait un autre chemin vers Dieu. Il faut garantir cette diversité”.

    Les chrétiens ne seraient plus que 400 000 aujourd'hui en Irak contre un million en l'an 2000.

  • Visite du pape à Cuba: les dissidents à l’écart?

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    Lu sur le site de « Famille chrétienne »( extrait)  :

    […] Les dissidents semblent (…) pour l’heure, à l’écart. En tout cas dans la communication officielle, parfaitement maîtrisée, du régime castriste. Pour autant, si une rencontre « devant les caméras » semble exclue, il n’est pas sûr que les dissidents soient tenus à l’écart, en tout cas certainement pas du fait du Saint-Siège. La jolie et calme nonciature du quartier Miramar, sur les hauteurs de La Havane, non loin de laquelle marchent chaque dimanche les Dames Blanches pour demander la libération des prisonniers politiques, peut accueillir des dîners aux nombreux couverts ou de simples rencontres informelles.

    Et l’Église a proposé au moins à deux reprises – samedi à la nonciature et dimanche après la messe – à différents dissidents de venir saluer le pape François, tandis que la police cubaine arrêtait bon nombre d’entre eux. Un opposant au régime a également pu s’approcher de la papamobile et parler au pape, jusqu’à être ceinturé par le « service d’ordre » cubain. Ce qui est sûr, c’est que l’Église ne semble pas vouloir médiatiser une rencontre avec des groupes de dissidents. Car elle sait que le moindre écart, la moindre action perçue comme provocation par l’État totalitaire cubain pourrait anéantir des années d’un patient travail mené par l’Église cubaine pour obtenir de pouvoir exercer librement son ministère. Et, de fait, dans les circonstances actuelles, l’Église cubaine mise davantage sur la révolution de l’Évangile dans les cœurs que sur la chute du régime.

    La stratégie du pape semble être celle de l’Église cubaine

    En fait, cette première étape du voyage du pape à Cuba (la 2e commence à Holguin, la 3e aura lieu à Santiago et au sanctuaire del Cobre) semble révéler le fait que la stratégie du pape est à peu de chose près celle de l’Église institutionnelle cubaine. Celle-ci « dialogue » avec l’État cubain, grappillant mois après mois de petits espaces de liberté, tout en montrant ostensiblement qu’elle « n’a rien contre » la dissidence et en critiquant sourdement le régime.

    Ainsi le pape a-t-il discrètement salué, à son arrivée à l’aéroport de La Havane, « toutes ces personnes que, pour divers motifs, je ne pourrai pas rencontrer ». De même a-t-il consacré toute l’homélie de sa messe dite place de la Révolution au sens chrétien du service, dénonçant « la tentation du ‘‘service’’ qui ‘‘se’’ sert des autres »« Le service n’est jamais idéologique, a-t-il également souligné, puisqu’il ne sert pas des idées, mais des personnes. » Dans un univers où délateurs, petits chefs et hauts dirigeants se rejoignent dans une même oppression au prétexte de servir le parti et l’idéologie, ces paroles ont dû faire mouche.

    L’imprévu sera-t-il au rendez-vous ?

    Reste que si le pape ne fait aucun geste public, ou n’a aucune parole plus ferme sur le régime castriste, cela pourrait jeter le trouble chez la part non négligeable de la population cubaine qui n’a qu’un seul désir : en finir avec la lignée castriste et la dictature du parti unique. Et conforter l’idée, répandue chez les dissidents cubains restés sur l’île, que l’Église catholique est en fait « vendue » au régime.

    À cet égard, une lueur d’espoir réside dans l’observation de la méthode souvent adoptée par le pape jésuite : mettre en confiance, d’abord, par une attitude cordiale et des paroles de sincère bienveillance. Puis frapper les esprits par un geste fort, explicite, visible, plus difficile à critiquer qu’un discours, au moment où personne ne l’attend plus. Le pape François choisira-t-il Holguin, ville où réside le successeur d’Oswaldo Paya (meneur chrétien de la dissidence mort dans des conditions très suspectes en 2012) à la tête du Mouvement chrétien de libération, pour poser ce geste ?

    Jean-Marie Dumont »

    Tout l'article, ici  Cuba : le pape n’a pas dit son dernier mot

    JPSC