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Spiritualité

  • Da Pacem : Introït du XVIIIe dimanche après la Pentecôte

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    On célèbre le   dont l’introït est une antienne du VIe ou VIIe siècles fondée sur des versets bibliques :  

    Da pacem, Dómine, sustinéntibus te,
    ut prophétæ tui fidéles inveniántur:
    exáudi preces servi tui,
    et plebis tuæ Israël.
    Lætátus sum dans son quæ dicta sunt mihi :
    in domum Dómini íbimus.
    Da pacem, Dómine, sustinéntibus te,
    ut prophétæ tui fidéles inveniántur:
    exáudi preces servi tui,
    et plebis tuæ Israël.
     
    Donne la paix, Seigneur, à ceux qui ont espéré en toi,
    afin que vos prophètes soient trouvés fidèles.
    Écoute les prières de ton serviteur,
    et de ton peuple Israël.
    Je me suis réjoui des choses qui m'ont été dites :
    Nous entrerons dans la maison du Seigneur.
    Donne la paix, Seigneur, à ceux qui ont espéré en toi,
    afin que vos prophètes soient trouvés fidèles.
    Écoute les prières de ton serviteur,
    et de ton peuple Israël.

    Arvo Pärt (né à Paide en Estonie en 1935) propose aussi une belle composition sur ce thème de l’Ecriture que le chœur universitaire de Liège vient d’inscrire à son répertoire. A écouter ici :

  • Vingt-quatrième dimanche ordinaire : "justice et miséricorde"

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    Sermon pour le vingt-quatrième Dimanche du Temps ordinaire (année A)

    par l'Abbé Guy Pagès http://regnat.pagesperso-orange.fr/

    (Liturgie de la Parole : Si 27 30 - 28 7 ; Ps 102 ; Rm 14 7-9 ; Mt 18 21-35)

    « Si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur, Mon Père du Ciel, dans Sa Colère, vous livrera aux bourreaux jusqu’à ce que vous ayez tout remboursé [1]. »

    « Colère », « bourreaux », « tout remboursé », comment entendre ces mots dans la bouche de Celui qui vient de demander à Pierre de pardonner « soixante-dix fois sept fois [2] », c’est-à-dire toujours et à tous ? Dieu serait-Il donc du nombre de ceux qui « disent et ne font pas » en demandant de pardonner toujours et en ne le faisant pas Lui-même ? Cette apparente contradiction nous invite à réfléchir à la relation qui unit justice et miséricorde.

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  • Je suis un pécheur pardonné; je pardonne moi aussi aux pécheurs (24e dimanche du TO)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.

    En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 
    Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. 
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 
    Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). 
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. 
    Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” 
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 
    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” 
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” 
    Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. 
    Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. 
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. 
    Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. 
    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » 

    Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

    Parabole du serviteur impitoyable, homélie du Père Simon Noël osb

    Parabole du serviteur impitoyable, Claude Vignon, 1629

    Au cœur de l'évangile de ce dimanche se trouvent les thèmes fondamentaux du pardon et de la miséricorde. Pardon reçu et pardon donné. Nous sommes tous l'objet de la miséricorde divine et nous devons être des artisans de la miséricorde. Saint Alphonse proposait à ses enfants spirituels cette courte prière d'humilité et de contrition à dire au début de la méditation : Seigneur, j'ai mérité l'enfer par tous mes péchés. O Bonté infinie, je me repens du fond du cœur de t'avoir offensée. Nous avons mérité l'enfer et si nous sommes sur le chemin du salut éternel, c'est parce que Dieu, dans sa bonté infinie, nous a fait une surabondante miséricorde. Dieu, dit le pape François, ne se lasse jamais de pardonner, c'est nous qui nous lassons de demander pardon. Si nous avons conscience de la grandeur du pardon reçu, nous devons nous aussi pardonner du fond du cœur à ceux qui nous ont offensés.

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  • Evocation de Jean Chrysostome (fêté aujourd'hui) par Benoît XVI

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    505px-Johnchrysostom.jpgLors de l'audience générale du mercredi 19 septembre 2007, le pape a consacré sa catéchèse à cette grande figure de l'Eglise au IVème siècle : saint Jean Chrysostome (source : Vatican.va):

    Chers frères et sœurs!

    On célèbre cette année le seizième centenaire de la mort de saint Jean Chrysostome (407-2007). Jean d'Antioche, appelé Chrysostome, c'est-à-dire "Bouche d'or" en raison de son éloquence, peut se dire encore vivant aujourd'hui, également en raison de ses œuvres. Un copiste anonyme écrivit que celles-ci "traversent le monde entier comme des éclairs foudroyants". Ses écrits nous permettent également, ainsi qu'aux fidèles de son temps, qui furent à plusieurs reprises privés de sa présence en raison de ses exils, de vivre avec ses livres, malgré son absence. C'est ce qu'il suggérait lui-même dans l'une de ses lettres (cf. A Olympiade, Lettre 8, 45).

    Né autour de 349 à Antioche de Syrie (aujourd'hui Antakya, au sud de la Turquie), il y exerça son ministère pastoral pendant environ onze ans, jusqu'en 397, puis, ayant été nommé Evêque de Constantinople, il exerça le ministère épiscopal dans la capitale de l'Empire avant ses deux exils, qui se suivirent à brève distance l'un de l'autre, entre 403 et 407. Nous nous limitons aujourd'hui à prendre en considération les années de Chrysostome vécues à Antioche.

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  • Saint Jean Chrysostome (13 septembre)

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    De Patristique.org :

    1. Famille et formation intellectuelle

    Jean naît en 344 à Antioche de parents chrétiens. Son père, Secundus, est un officier (princeps militum), peu de temps après la naissance de son fils, il meurt. Sa mère, Anthousa, très pieuse, est une grecque de pure race. Elle demeure veuve à 20 ans, elle perd aussi sa fille aînée et elle se dévoue entièrement à l’éducation de son fils unique. 
    Après avoir parcouru le cycle de la paideia (programme d’éducation classique des jeunes Grecs), Jean étudie sous la direction du célèbre rhéteur Libanios, païen convaincu. Parmi ses condisciples, il faut mentionner Théodore, le futur évêque de Mopsueste. 
    Les empereurs comblaient Libanios d’honneurs ! Jean raconte lui-même qu’un jour son maître fit publiquement l’éloge de sa mère. Apprenant qu’âgée maintenant de 40 ans, elle était veuve depuis 20 ans, il s’était écrié : « Ah ! Quelles femmes il y a chez les chrétiens ! » Devenu vieux, il aurait répondu à quelqu’un qui lui avait demandé qui il désirait avoir pour successeur : « Jean, mais les chrétiens me l’ont enlevé ! »

    2. Baptême, formation théologique et monachisme

    En 369, Jean reçoit le baptême. Il aimerait vivre en moine avec son ami Basile, le futur évêque de Raphanée en Syrie, dans l’école cléricale et monacale de Diodore de Tarse, mais sa mère s’y oppose ! Tandis que Basile devient moine, Jean demeure élève externe ! Pendant trois ans, il s’initie dans cette célèbre école d’Antioche aux côtés de son ami, Théodore de Mopsueste, à l’exégèse littérale et à la théologie. 
    En 370, il est ordonné lecteur par Mélèce, l’évêque d’Antioche. C’est en cette même année qu’à Césarée en Cappadoce, Basile le Grand était élu évêque. 
    En 374, Jean épris de perfection fuit au désert malgré sa répugnance instinctive.

    • Je me demandais d’où me viendraient les provisions nécessaires, s’il me serait encore possible de manger du pain frais du jour, si l’on ne m’obligerait pas à me servir de la même huile pour ma lampe et pour ma nourriture, si l’on ne me réduirait pas au pauvre régime des légumes et si l’on ne m’obligerait pas à un travail pénible comme de bêcher, de porter du bois et de l’eau et de faire toutes sortes de travaux de ce genre. Je me souciais beaucoup de tout ce qui est confortable.
      De compunctione ad Demetrium, 1, 6

    Pendant quatre ans, Jean mène la vie cénobitique. Ensuite, il passe deux ans solitaire dans une caverne. Son austérité, sans être extravagante, est effrayante et sa santé en demeurera marquée.

    • Pendant deux ans, il passa la plus grande partie du temps sans dormir. Il apprit par cœur le Testament du Christ afin de se débarrasser complètement de l’ignorance. Jamais il ne s’est couché ni de jour ni de nuit.
      Palladius, V

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  • Saint Jean Chrysostome, Père et Docteur de l'Eglise (13 septembre)

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    saintjeanchrysostome-e1302593197526.jpgJean Chrysostome est une des plus grandes figures de l'Eglise des premiers siècles. Les chrétiens d'Orient célèbrent la "Divine liturgie de Jean Chrysostome". Il est l'auteur d'une oeuvre considérable qui fait partie du patrimoine commun des chrétiens catholiques et orthodoxes. "Saint Jean Chrysostome, né à Antioche, est un contemporain de Saint Augustin, mais il est un Père éminent de l’Église grecque d’Orient et non pas de l’Église latine. Ce pasteur d’âme, apôtre du service des autres, est aujourd’hui unanimement salué comme docteur de l’Église ; on notera parmi ses œuvres très nombreuses, ses prédications et ses commentaires de livres bibliques. Grand orateur (d’où son nom qui signifie en grec « bouche d’or »), Chrysostome, qui mena une vie d’austérité et d’ascèse, devint patriarche et évêque de Constantinople. Il s’attaqua aux mœurs des prêtres et de la cour ; exilé une première fois par le pouvoir (impératrice Eudoxie), puis rappelé par la vox populi, chassé à nouveau, il mourra finalement en exil." (http://www.evangile-et-liberte.net/article_370_6-Jean-Chrysostome)

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  • 4-6 décembre : WE Rorate pour les jeunes de 18 à 35 ans (FSSP)

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    La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre en Belgique organise un « WE Rorate » pendant l’Avent, pour les jeunes de 18 à 35 ans.

    Dates - 4 décembre 2026 (18h) - 6 décembre 2026 (17h30)
     
    Lieu :
    Communauté des Béatitudes
    Rue du Fourneau, 10
    5651 Thy- le-Château
     
    Le week-end Rorate, destiné aux 18–35 ans, propose un temps de ressourcement spirituel à l’occasion de l'Avent, et invite les participants à réfléchir à la place du mystère de l'Incarnation dans leur vie personnelle.
     
    Au programme: enseignements accessibles mêlant théologie, foi chrétienne et vie spirituelle, temps de prière, mais aussi rencontres, échanges fraternels et moments conviviaux, favorisant l’amitié et le dialogue entre jeunes adultes. Un week-end pour approfondir la foi, dans un cadre serein et fraternel.
     
    Lien pour les inscriptions
  • Le saint nom de Marie

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    34906144.jpgl'Evangile au quotidien.org

            La fête du saint Nom de Marie fut établie par le pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s'écria : « Marchons avec confiance sous la protection du ciel et avec l'assistance de la très sainte Vierge. » Son espoir ne fut pas trompé : les turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du saint Nom de Marie se célèbre dans l'octave de sa nativité.

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  • Le Saint Nom de Marie (12 septembre)

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    17thcentury163-1683-austria-siege-of-vienna-03.jpg

    De missel.free.fr :

    La fête du Saint Nom de Marie, disparue aujourd'hui du calendrier liturgique, venait de la ville de Cuenca, en Espagne (Nouvelle-Castille), à qui elle fut concédée en 1513, sous le rite double. Un temps abrogée par saint Pie V (1570), la fête du Saint Nom de Marie fut rétablie par Sixte V (1585-1590) et assignée au 17 septembre. Réservée à Cuenca, au diocèse de Tolède, puis à toute l'Espagne, la fête du Saint Nom de Marie fut ensuite permise par Clément X au royaume de Naples (1671) ; le diocèse de Milan la célébra le 11 septembre et d'autres le 22 septembre. La fête du Saint Nom de Marie ne fut instituée à Rome qu'en 1683, par Innocent XI, en action de grâce pour la délivrance de Vienne assiégée par les Turcs (12 septembre 1683).

    Tandis que la Hongrie se révoltait contre les Habsbourgs, les trois cent mille hommes des armées turques conduites par le grand vizir de Mehmed IV, Kara Mustapha Pacha, et guidées par le comte hongrois et protestant Tököly, bloquaient Vienne depuis le 14 juillet 1683. L'empereur Léopold I° (1640-1705) et son beau-frère, Charles de Lorraine, avaient déserté la ville où treize mille hommes attendaient sous le commandement du comte de Sarhenberg. Innocent XI qui eût voulu former une ligue catholique contre les Turcs, ne put compter que sur l'alliance de Jean III Sobieski  (1624-1696), roi de Pologne depuis 1674, que l'on joignit lors d'un pèlerinage à Chestokowa dont il partit le 15 août. Le dimanche 12 septembre 1683, Jean Sobieski servit la messe, communia, arma son fils chevalier et prit le commandement de l'armée catholique où, en plus de ses troupes polonaises, il y avait celles du duc de Lorraine et du prince de Waldeck ; « Aujourd'hui, s'écria-t-il, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! » Puis, il se mit à la tête des coalisés et chargea en criant : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam ! » Les Ottomans furent battus à Kahlenberg et, dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette vénérée dans l'église des Augustins où l'on chanta un Te Deum ; ce jour-là, on avait fait à Rome une grande procession suivie, malgré sa goutte,  par la pape ; le 24 septembre, le cardinal-vicaire prescrit des sonneries de cloches et des prières d'action de grâces et, le 25 novembre, un décret établissait la fête du Saint Nom de Marie et l'assignait au dimanche dans l'octave de la Nativité de la Bienheureuse Vierge.

    Innocent XIII étendit la fête du Saint Nom de Marie à l'Eglise universelle en 1721. La fête du Saint Nom de Marie fut placée au 12 septembre par Pie X lors de la grande réforme du  Bréviaire romain[1]. La fête du Saint Nom de Marie a disparu lors de la réforme du calendrier par Paul VI (1969), mais lui a laissé une messe votive ce qu'a ratifié Jean-Paul II dans Les messes en l'honneur de la Vierge Marie, publié à Rome le 15 août 1986, où la vingt-et-unième messe est en l'honneur du saint Nom de Marie.


    [1] Pie X : constitution apostolique « Divino afflatu », 1° novembre 1911.

  • Une importante conférence mariale à Rome vise à rétablir la « clarté théologique » sur Marie

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    Une importante conférence mariale à Rome vise à rétablir la « clarté théologique » sur Marie

    Virginia Coda Nunziante affirme que le rassemblement d'octobre unira doctrine et dévotion, réaffirmant la coopération unique de la Vierge Marie au salut et sa place permanente dans la vie catholique.

    Statue en marbre de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus dans une niche de façade d'église, avec des éléments architecturaux baroques et Renaissance, à Rome
    Statue en marbre de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus dans une niche de façade d'église, avec des éléments architecturaux baroques et Renaissance, à Rome (photo : Shutterstock)

    Une importante conférence mariale qui se tiendra à Rome le mois prochain vise à réaffirmer le rôle unique de la Vierge Marie dans l'histoire du salut et à aider les fidèles à approfondir leur dévotion envers la Mère de Dieu.  

    La conférence, intitulée De Maria numquam satis (« De Marie, on ne peut jamais en dire assez »), aura lieu les 7 et 8 octobre et portera sur le mystère de la Vierge Marie dans la doctrine, le culte et l'histoire. 

    Parmi les intervenants figureront le cardinal Raymond Burke, le cardinal Gerhard Müller, le théologien pontifical et père dominicain Wojciech Giertych, et le professeur mariologue allemand Manfred Hauke.

    La conférence vise à « jeter un nouvel éclairage en reliant la doctrine à la piété vécue », montrant comment Notre-Dame ouvre, selon les mots de saint Bernard de Clairvaux, « de vastes horizons sur la sagesse et la miséricorde de Dieu », explique l'une des organisatrices, Virginia Coda Nunziante.

    Dans cette interview accordée au Register le 3 septembre, Coda Nunziante, présidente de l'association italienne pro-vie Associazione Famiglia Domani et fondatrice de la Marche italienne pour la vie, donne plus de détails sur la conférence et explique pourquoi elle n'a pas pour but d'alimenter la controverse suite à la réduction très contestée par le Vatican de deux anciens titres mariaux l'année dernière. 

    Elle explique que le séminaire vise plutôt à rétablir une « clarté théologique » autour de Marie, soulignant que la dévotion mariale « n’est pas un ornement facultatif de la vie catholique, mais une dimension intrinsèque de celle-ci ». Coda Nunziante espère qu’en cette période de grand vide spirituel, chaque participant repartira en comprenant « comment Dieu a voulu associer Marie au salut, comment l’Église l’a toujours honorée et comment se tourner vers elle m’aide à suivre le Christ de plus près aujourd’hui ».

    Virginia, pourquoi la conférence De Maria numquam satis est -elle devenue nécessaire maintenant, et comment cela s'est-il produit ?

    Cette conférence est née de l'initiative de plusieurs associations et particuliers catholiques désireux de rendre hommage à la Vierge Marie. Nous vivons à une époque où la figure de Notre-Dame risque d'être reléguée à la marge de la réflexion théologique et de la vie spirituelle, tandis que son rôle unique dans l'histoire du salut est parfois minimisé ou occulté. Il est donc apparu nécessaire de réaffirmer, avec clarté et sérénité, la coopération singulière de la Mère de Dieu à l'œuvre de rédemption et la place qui lui revient dans la vie de l'Église.

    La conférence, qui se tiendra à Rome les 7 et 8 octobre à l'Institut pontifical patristique Augustinianum, n'a pas pour but de conclure une réflexion, mais plutôt d'en lancer un nouveau. Nous espérons qu'elle contribuera à l'émergence d'un véritable mouvement marial, capable d'unir prêtres, religieux et laïcs dans un engagement commun à connaître, aimer et promouvoir la dévotion à Marie.

    Saint Bernard de Clairvaux affirmait que la réflexion sur la Vierge Marie est « inépuisable » et toujours opportune. Comment cette conférence entend-elle réhabiliter cette conception du saint ?

    En effet, le congrès tire son titre de la maxime traditionnellement attribuée à saint Bernard de Clairvaux : « On ne peut jamais assez parler de Marie », afin d’exprimer la conviction que la réflexion sur Marie est inépuisable et toujours d’actualité. Cette phrase de saint Bernard traduit la conception traditionnelle selon laquelle la mission de Marie dans le Christ et dans l’Église ouvre sans cesse de nouveaux horizons à la foi. 

    Il ne s'agit pas ici de « réhabiliter » saint Bernard au sens strict, puisque son enseignement fait déjà partie intégrante du patrimoine spirituel de l'Église. Il s'agit plutôt de lui rendre la visibilité qu'il semble avoir perdue aujourd'hui. La mariologie de saint Bernard est profondément christocentrique : Marie ne garde rien pour elle-même, mais nous conduit toujours au Christ. C'est précisément pour cette raison que le saint affirme que Dieu a voulu que rien ne nous parvienne sans passer par Marie.

    Certaines autorités ecclésiastiques ont récemment tenté de minimiser l'importance des anciens titres mariaux de Co-Rédemptrice et de Co-Médiatrice — qu'espérez-vous que la conférence puisse accomplir pour corriger cet enseignement ?

    Cette conférence n'a pas pour but d'attiser la controverse, mais de rétablir la clarté théologique. Les mots peuvent faire l'objet de distinctions subtiles et d'une discussion prudente, mais nous ne devons pas obscurcir la réalité doctrinale qu'ils expriment. Le Christ seul est l'unique Rédempteur et l'unique Médiateur nécessaire entre Dieu et les hommes, et pourtant la Vierge Marie est associée à son œuvre rédemptrice. La coopération de Marie est entièrement subordonnée, dépendante et dérivée de celle du Christ ; néanmoins, elle est réelle, efficace, unique et universelle. Nous espérons que cette conférence contribuera à faire connaître cette vérité. Notre objectif n'est pas d'opposer Marie au Christ, mais de montrer que la grandeur de Marie manifeste la puissance de la grâce du Christ.

    Concernant Marie Médiatrice, il convient de rappeler que le pape Benoît XV a institué une messe propre à ce titre dès 1921 et a fixé sa fête au 31 mai. Cela signifie que la tradition théologique, mariale et populaire avait déjà intégré ce privilège marial à la vie de l'Église.

    Vous affirmez que la mariologie « demeure l’un des domaines les plus riches et les plus féconds de la théologie catholique, car chaque privilège et chaque vertu de la Vierge ouvre de vastes horizons sur la sagesse et la miséricorde de Dieu ». Comment espérez-vous que cette conférence explorera cette question et, peut-être, apportera un éclairage nouveau sur cet aspect ? 

    Le congrès est structuré de manière à explorer cette richesse à deux niveaux complémentaires :

    • « Dogme et Magistère » (Jour 1) : doctrines fondamentales qui révèlent qui est Marie dans le plan de Dieu.
    • « Culte, dévotion et histoire » (Jour 2) : comment l’Église a prié, honoré et compris Marie à travers les siècles et les cultures. 

    Cette double approche vise à éclairer d'un jour nouveau la doctrine en la reliant à la piété vécue – par exemple, en reliant l'Immaculée Conception à la théologie de l'École romaine, l'Assomption à l'espérance eschatologique, ou Fatima à une théologie de l'histoire. Il en résulte une mariologie non pas abstraite, mais éclairée par l'expérience concrète de l'intercession et de l'exemple de Marie au sein de l'Église.

    En associant des séances dogmatiques (« Maternité Divine », Immaculée Conception, Assomption) à des études historiques et dévotionnelles (École française de spiritualité, Fatima, dévotion latino-américaine), les organisateurs entendent démontrer que chaque privilège et vertu de la Vierge ouvre « de vastes horizons sur la sagesse et la miséricorde de Dieu », exactement comme le suggère l'intuition de Bernard.

    Comment mettre davantage en lumière le rôle de la Vierge Marie dans le salut et donner son exemple unique à l'humanité, qui a tant besoin en ces temps de ténèbres spirituelles de trouver le chemin vers l'amour transcendant de Dieu ? 

    Avant toute chose, il nous faut remettre Marie au centre de la prédication, de la catéchèse et de la vie familiale, en redonnant toute sa place aux fêtes mariales, aux sanctuaires, au Rosaire et à la consécration à son Cœur Immaculé. La dévotion, cependant, doit s'appuyer sur une saine doctrine, car c'est la seule façon d'éviter le sentimentalisme et de devenir une force capable de transformer des vies.

    Cette conférence vise à rétablir l'unité entre doctrine et dévotion, entre la contemplation des privilèges mariaux et la vie chrétienne. Il n'y a pas d'authentique mariologie qui ne conduise à une connaissance plus profonde du Christ ; mais le mystère du Christ ne peut être pleinement compris sans contempler la mission de la Mère que Dieu lui a indissociablement associée.

    Dans les heures les plus sombres de l'histoire, les chrétiens se sont tournés vers elle comme Stella Maris (« Étoile de la Mer ») et Auxilium Christianorum (« Secours des chrétiens »). Aujourd'hui encore, le message de Fatima nous appelle à la prière, à la pénitence et à la conversion, mais il s'achève sur une promesse de victoire : « Enfin, mon Cœur Immaculé triomphera. »

    À la fin de la conférence, qu'espérez-vous le plus qu'un participant puisse dire avoir nouvellement compris au sujet de la Vierge Marie, du Christ et de son Église ?

    Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dans son célèbre Traité de la vraie dévotion à la Vierge Marie , faisant écho à saint Bernard, écrit : « Ceci étant dit, il faut ajouter avec les saints : on ne peut jamais assez parler de Marie. Marie n’est toujours pas suffisamment louée, exaltée, honorée, aimée et servie. Elle mérite encore plus de louanges, de vénération, d’amour et de dévotion. » Si, au terme de ces deux journées entièrement consacrées à Marie, participants et intervenants rentrent chez eux avec un amour plus profond et plus sincère pour Notre-Dame, qui imprègne leur vie quotidienne, alors la conférence aura atteint ses objectifs.

    Comme l'enseignent nos saints, il ne faut pas choisir entre le Christ et Marie, car Marie existe entièrement pour le Christ et conduit infailliblement à lui. J'espère qu'il deviendra clair que la dévotion mariale n'est pas un ornement facultatif de la vie catholique, mais une dimension essentielle de celle-ci.

    En résumé, le résultat idéal est un participant qui puisse dire : « Je comprends mieux comment Dieu a voulu impliquer Marie dans le salut, comment l’Église l’a toujours honorée et comment le fait de me tourner vers elle m’aide à suivre le Christ de plus près aujourd’hui. »

  • Grégory Turpin et Natasha St-Pier dévoilent leur chant inédit pour la visite de Léon XIV en France

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    Du site de Famille Chrétienne :

    Léon XIV en France : découvrez en avant-première le clip de Grégory Turpin et Natasha St-Pier

    10/09/2026

    Grégory Turpin et Natasha St-Pier dévoilent ce 10 septembre en soirée leur chant inédit, « Pour que le monde ait la vie », écrit et composé spécialement pour la visite du pape en France du 25 au 28 septembre. Il sera notamment interprété pendant la veillée des jeunes avec le pape Léon XIV le 25 septembre au soir au Stade de France.

    Produit à l’initiative des Œuvres Pontificales Missionnaires, le titre réunit un collectif d’artistes de la scène chrétienne francophone : Fratoun (Les Guetteurs), Vinz le Mariachi, Floriane de Malestroit, Martin (Praise), Camille (Collectif Pierre), Julien Dodeman (CathoGlad) et Pierre (Christatus).

    Le single figurera également sur l’album produit par Bayard Musique en souvenir de la visite du pape Léon XIV en France, aux côtés des chants qui accompagneront ces journées.
     
  • Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840)  martyr en Chine (11 septembre)

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    Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840) 
    martyr, de la Congrégation de la Mission  

     Source

    Les années de formation

    Rien n'arrive par hasard. Ni la vie, ni la mort, ni la vocation. JEAN-GABRIEL PERBOYRE naquit à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802, dans une famille qui donna à l'Église trois Lazaristes et deux Filles de la Charité. Dans un tel environnement, il respira la foi, il reçut des valeurs simples et saines et comprit le sens de la vie comme un don.

    Dans l'adolescence, celui " qui appelle chacun par son nom " semblait l'ignorer. Il s'adressa à son frère cadet pour qu'il entre au séminaire. On demanda à Jean-Gabriel d'accompagner le petit frère durant quelque temps, en attendant qu'il s'habitue à son nouveau cadre. Il y était arrivé par hasard et il aurait dû en sortir vite. Mais le hasard révéla aux yeux étonnés du jeune homme des horizons insoupçonnés et que sa voie était ici au séminaire.

    L'Église de France était alors à peine sortie de l'expérience de la Révolution française, avec les vêtements empourprés du martyre de quelques-uns et avec la souffrance de l'apostasie d'un certain nombre. Le panorama offert par les premières années du XIX` siècle était désolant: édifices détruits, couvents saccagés, âmes sans pasteurs. Ce ne fut donc pas un hasard si l'idéal sacerdotal apparut au jeune homme, non comme un état de vie agréable, mais comme le destin des héros.

    Ses parents, surpris, acceptèrent le choix de leur fils et l'accompagnèrent de leurs encouragements. Ce n'est pas un hasard si l'oncle Jacques était Lazariste. Cela explique qu'en 1818 mûrit chez le jeune Jean-Gabriel l'idéal missionnaire. À cette époque la mission signifiait principalement la Chine.

    Mais la Chine était un mirage lointain. Partir voulait dire ne plus retrouver l'atmosphère de la maison, ni en sentir les parfums, ni en goûter l'affection. Ce fut naturel pour lui de choisir la Congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul en 1625 pour évangéliser les pauvres et former le clergé, mais d'abord pour inciter ses propres membres à la sainteté. La mission n'est pas une propagande. Depuis toujours l'Église a voulu que ceux qui annoncent la Parole soient des personnes intérieures, mortifiées, remplies de Dieu et de la charité. Pour illuminer les ténèbres, il ne suffit pas d'avoir une lampe si l'huile vient à manquer.

    Jean-Gabriel n'y alla pas par demi-mesure. S'il fut martyr, c'est parce qu'il fut saint.

    De 1818 à 1835, il fut missionnaire dans son pays. Tout d'abord, durant le temps de la formation, il fut un modèle de novice et de séminariste. Après l'ordination sacerdotale (1826), il fut chargé de la formation des séminaristes.

    L'attrait pour la mission

    Un fait nouveau, mais non fortuit certes, vint changer le cours de sa vie. Le protagoniste en fut encore une fois son frère Louis. Lui aussi était entré dans la Congrégation de la Mission et il avait demandé à être envoyé en Chine, où, entre temps, les fils de saint Vincent avaient eu un nouveau martyr en la personne du bienheureux François-Régis Clet (18 février 1820). Mais, durant le voyage, le jeune Louis, alors qu'il n'avait que 24 ans, fut appelé à la mission du ciel.

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