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Spiritualité

  • Benoît XVI pensait vivre la fin des temps

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    "Le célèbre entrepreneur américain, milliardaire du secteur technologique et fervent protestant Peter Thiel a présenté une thèse convaincante dans un essai publié cette semaine dans le magazine First Things : le pape émérite Benoît XVI était profondément convaincu que nous vivons les temps de la fin ; pourtant, par prudence académique et stratégique, il s’est longtemps abstenu de toute déclaration publique concernant l’Antéchrist." (kath.net)

    De Peter Thiel sur First Things :

    Le pape et l’Antéchrist
     
    15 juillet 2026

    J’ai récemment donné une conférence à Rome sur le thème de l’Antéchrist. Ce sujet m’intéresse pour plusieurs raisons, principalement parce que personne d’autre n’en parle — ce qui, pendant la majeure partie de l’histoire du christianisme, aurait semblé être un signe évident de son arrivée imminente (2 Pierre 3, 3-4). Je m’attendais à ce que l’Église ignore mes conférences. Je ne suis pas catholique, je ne m’exprimais pas en public, et le sujet me semblait se situer bien, bien en dehors de la « fenêtre d’Overton ».

    Mes attentes n’ont pas été comblées. La foule de paparazzi postée devant la salle de conférence (censée être secrète) laissait penser que mes interventions n’étaient peut-être pas aussi privées que je l’avais espéré. Après la première d’entre elles, mon équipe m’a informé que la presse italienne s’y intéressait de très près. Un prêtre qui n’avait pas assisté à la conférence s’est demandé publiquement si je ne devrais pas être brûlé sur le bûcher pour hérésie (même s’il s’agissait d’une « hérésie politique contre le consensus libéral »).

    Je ne dis pas cela pour me mettre en avant ou m’apitoyer sur mon sort, mais parce que cela m’a fait éprouver une plus grande sympathie pour le pape Benoît XVI. Permettez-moi de m’expliquer. Je ne suis pas venu à Rome pour essayer d’être plus catholique que le pape, mais j’espérais, même en tant que protestant, être plus catholique que le catholique moyen. Pour franchir cette barre, comme je l’ai expliqué dans mes conférences, il suffit d’écouter le pape Benoît XVI non seulement lorsqu’il s’exprimait ex cathedra, mais aussi lorsqu’il parlait sotto voce. On l’entendra murmurer, puis crier : « La fin du monde est proche. »

    Benoît XVI pensait vivre la fin des temps. Cette affirmation nous choque, car Benoît XVI a choisi de ne pas s’exprimer ouvertement sur ce sujet avant les dernières années de sa vie, alors qu’il avait déjà démissionné de la papauté, que ses alliés avaient été écartés des hautes fonctions du Vatican et que presque personne ne l’écoutait plus. Nous ne saurons jamais pourquoi il a attendu. Il craignait peut-être de compromettre son autorité, qui reposait sur son génie académique, et rien ne semble moins respectable sur le plan académique que de prêcher la fin du monde. Plus généreusement, Benoît XVI a peut-être cru que ses prédictions apocalyptiques deviendraient des prophéties auto-réalisatrices, déstabilisant son troupeau et l’éloignant de l’Église.

    Ironiquement, une discussion honnête sur notre époque apocalyptique aurait trouvé un écho particulièrement fort auprès des jeunes. Ils comprennent et redoutent les dangers existentiels du changement climatique, de l’intelligence artificielle, de l’effondrement démographique et des armes nucléaires. Benoît XVI aurait pu enseigner aux jeunes les particularités de l’apocalypse biblique, y compris la paix et la sécurité totalitaires qui la précèdent. Une telle discussion aurait révélé des raisons d’espérer, alors que nous cherchons le courage de « ne pas nous troubler » (Mt 24, 6). On ne peut imaginer personne de plus qualifié que Benoît XVI pour mener une telle conversation. Nous devons désormais nous en passer.

    Ce n’est pas à moi de dire à l’Église quelle heure il est. Benoît XVI l’a déjà fait, comme tente de le montrer cet essai que j’ai rédigé avec mon ami Sam Wolfe. Mon humble espoir est que d’autres puissent réussir là où Benoît XVI a échoué, en répondant à la question suivante : face à l’heure des ténèbres, comment retrouver la foi en l’avenir ?

    L’eschatologie fascinait le jeune Joseph Ratzinger. Parfois, l’autobiographie se déguise en biographie ; c’est une règle qu’il faut garder à l’esprit lorsqu’on lit l’ouvrage de Ratzinger publié en 1957, *La théologie de l’histoire chez saint Bonaventure* (sa thèse d’habilitation, qui lui a permis d’accéder à un poste de professeur dans le système universitaire allemand). Il y écrivait que « la théologie de l’histoire de Bonaventure témoigne d’une lutte pour parvenir à une compréhension adéquate de l’eschatologie. […] La théologie de l’histoire ne constitue pas un domaine isolé de la pensée de Bonaventure. Au contraire, elle est liée aux choix philosophiques et théologiques fondamentaux qui ont constitué le fondement de sa participation aux âpres controverses des années 1260 et 1270. » Ratzinger a mis au jour ces « controverses » car il estimait qu’« il ne serait pas difficile d’en tirer des applications pour le présent », même sept siècles plus tard. « C’est précisément en ce moment même », a-t-il ajouté, « que la théologie a toutes les raisons de rester en contact avec sa propre histoire ». Il a choisi de ne pas préciser ces applications ni ces raisons, car « la tâche de l’historien est de présenter ses conclusions et rien d’autre que ses conclusions…  Cette limite m’a parfois troublé. »

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  • Un grand saint : Bonaventure

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    saint bonaventure  3.jpgOn trouvera ici : http://www.cosmovisions.com/Bonaventure.htm une biographie approfondie de Bonaventure, docteur de l'Eglise, confrère et ami de Thomas d'Aquin, supérieur général des franciscains.

    Extrait :

    "Dans son Commentaire sur lés quatre livres des Sentences et dans quelques autres de ses traités, Bonaventure expose et défend amplement les doctrines et les institutions du Moyen âge, et tout particulièrement les plus récentes : transsubstantiation, communion sous une seule espèce, et il fait l'apologie du célibat des prêtres et de la vie monastique, qu'il considérait comme le plus sûr moyen de grâce. Enthousiaste de la virginité, qu'il estimait une sorte de vertu théologale, il avait voué à Marie une grande dévotion(1), et il contribua puissamment à développer ce culte. Dans un chapitre général tenu à Pavie, il ordonna aux religieux de saint François d'exhorter le peuple à adresser à la sainte Vierge une prière, au son de la cloche du soir (Angelus). Les principaux de ses ouvrages mystiques sont l'Itinerarium mentis ad Deum et le traité De septem gradibus contenplationis. Il y décrit, d'après  Richard de Saint Victor. Le chemin qu'il faut suivre pour connaître Dieu dans la pureté de son essence et arriver au point suprême de l'intelligence, où, délivré de toute image et de toute notion, l'humain sort de lui-même pour ne plus voir que Dieu et le posséder dans l'extase d'une sainte contemplation."

    (1) Nous avons substitué "grande dévotion" à "dévotion exagérée" dans cet extrait.

  • Saint Bonaventure, le "docteur séraphique" (15 juillet)

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    CONTENT-1.jpgLe 3 mars 2010, Benoît XVI avait consacré une première catéchèse à saint Bonaventure; une semaine plus tard, il se penchait sur son oeuvre littéraire et sa doctrine. Le pape émérite est en effet un spécialiste de saint Bonaventure auquel il a consacré sa thèse (1957).

    Chers frères et sœurs,

    La semaine dernière, j'ai parlé de la vie et de la personnalité de saint Bonaventure de Bagnoregio. Ce matin, je voudrais poursuivre sa présentation, en m'arrêtant sur une partie de son œuvre littéraire et de sa doctrine.

    Comme je le disais déjà, saint Bonaventure a eu, entre autres mérites, celui d'interpréter de façon authentique et fidèle la figure de saint François d'Assise, qu'il a vénéré et étudié avec un grand amour. De façon particulière, à l'époque de saint Bonaventure, un courant de Frères mineurs, dits "spirituels", soutenait qu'avec saint François avait été inaugurée une phase entièrement nouvelle de l'histoire, et que serait apparu l'"Evangile éternel", dont parle l'Apocalypse, qui remplaçait le Nouveau Testament. Ce groupe affirmait que l'Eglise avait désormais épuisé son rôle historique, et était remplacée par une communauté charismatique d'hommes libres, guidés intérieurement par l'Esprit, c'est-à-dire les "Franciscains spirituels". A la base des idées de ce groupe, il y avait les écrits d'un abbé cistercien, Joachim de Flore, mort en 1202. Dans ses œuvres, il affirmait l'existence d'un rythme trinitaire de l'histoire. Il considérait l'Ancien Testament comme l'ère du Père, suivie par le temps du Fils et le temps de l'Eglise. Il fallait encore attendre la troisième ère, celle de l'Esprit Saint. Toute cette histoire devait être interprétée comme une histoire de progrès:  de la sévérité de l'Ancien Testament à la liberté relative du temps du Fils, dans l'Eglise, jusqu'à la pleine liberté des Fils de Dieu au cours du temps de l'Esprit Saint, qui devait être également, enfin, le temps de la paix entre les hommes, de la réconciliation des peuples et des religions. Joachim de Flore avait suscité l'espérance que le début du temps nouveau aurait dérivé d'un nouveau monachisme. Il est donc compréhensible qu'un groupe de franciscains pensait reconnaître chez saint François d'Assise l'initiateur du temps nouveau et dans son Ordre la communauté de la période nouvelle - la communauté du temps de l'Esprit Saint, qui laissait derrière elle l'Eglise hiérarchique, pour commencer la nouvelle Eglise de l'Esprit, qui n'était plus liée aux anciennes structures.

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  • Bonaventure, homme d'action et de contemplation

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    BENOÎT XVI, lors de l'audience générale du mercredi 3 mars 2010, a consacré cet enseignement à ce franciscain, docteur de l'Eglise :

    Chers frères et sœurs,

    Aujourd'hui, je voudrais parler de saint Bonaventure de Bagnoregio. Je vous avoue qu'en vous proposant ce thème, je ressens une certaine nostalgie, car je repense aux recherches que, jeune chercheur, j'ai conduites précisément sur cet auteur, qui m'est particulièrement cher. Sa connaissance a beaucoup influencé ma formation. C'est avec une grande joie que je me suis rendu en pèlerinage, il y a quelques mois, sur son lieu de naissance, Bagnoregio, petite ville italienne dans le Latium, qui conserve avec vénération sa mémoire.

    Né probablement aux alentours de 1217 et mort en 1274, il vécut au XIIIe siècle, à une époque où la foi chrétienne, profondément imprégnée dans la culture et dans la société de l'Europe, inspira des œuvres durables dans le domaine de la littérature, des arts visuels, de la philosophie et de la théologie. Parmi les grandes figures chrétiennes qui contribuèrent à la composition de cette harmonie entre foi et culture se distingue précisément Bonaventure, homme d'action et de contemplation, de profonde piété et de prudence dans le gouvernement.

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  • Le charisme de saint Camille : assister les malades avec la tendresse d'une mère

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    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    Le charisme de saint Camille : assister les malades avec la tendresse d'une mère

    Saint Camille de Lellis « nous a demandé de prendre soin des malades avec la même affection et la même tendresse qu’une mère a pour son unique enfant malade ». À l’occasion de la mémoire liturgique du fondateur des Ministres des Malades, La Bussola s’entretient avec le camillien Ange Désiré Ouedraogo.

    14_07_2026

    Hôpital San Giovanni-Addolorata de Rome : les sirènes des ambulances accompagnent notre conversation avec le père Ange Désiré Ouedraogo, religieux camillien et aumônier de cet hôpital romain. En ce jour de la fête de saint Camille de Lellis (1550-1614), nous souhaitons réfléchir avec lui à ce que signifie, aujourd’hui, incarner l’esprit qui animait le saint fondateur des Ministres des Malades.

    Père Ange, que signifie être camillien aujourd'hui ?

    Répondre à cette question n'est pas simple, car elle ne remet pas tant en question nos actions (auxquelles nous avons déjà de nombreuses réponses) que notre être profond. Elle touche au cœur même de l'identité de ceux qui ont consacré leur vie entière au service des malades. Être camillien aujourd'hui, c'est avant tout préserver et actualiser un don reçu, le charisme que Dieu a confié à saint Camille de Lellis : le don d'être le Christ pour les malades et, en même temps, de reconnaître en eux le visage du Christ. C'est aussi incarner l'esprit et la mission que Dieu a voulu donner à l'Église par le témoignage de Camille, qui, pour vivre cet appel, a créé une véritable « nouvelle école de charité » : l'Ordre des Ministres des Malades, connu sous le nom de Camilliens. Enfin, il nous faut nous souvenir de notre quatrième vœu : servir les malades, même au péril de notre vie. Dans un monde blessé, être camillien aujourd'hui signifie être une présence prophétique et un signe tangible de la miséricorde et de la tendresse du Christ pour toute la souffrance humaine.

    Que signifie être au service des souffrants à l'hôpital ?

    Pour un camillien, l'hôpital n'est pas simplement un lieu de travail, mais la « vigne mystique du Seigneur », c'est-à-dire un espace sacré comparable à un lieu de culte. Dans ce contexte, être au service signifie avant tout être présent : être présent, se rapprocher et devenir un « prochain » pour autrui, comme nous l'enseigne la parabole du Bon Samaritain. Cela signifie être une présence historique (physique, concrète) et prophétique, devenir un signe tangible de la miséricorde du Christ pour ceux qui souffrent. Servir à l'hôpital se traduit par plusieurs attitudes fondamentales. Centralité et intégrité de la personne : cela signifie placer le patient au centre de sa globalité physique, sociale et psychologique, en le reconnaissant comme la personne même du Seigneur. Présence au pied de la croix : cela signifie se tenir spirituellement et physiquement au pied des innombrables croix que nous rencontrons à travers le monde, témoignant d'un Dieu qui n'est pas distant, mais qui souffre avec l'humanité. Servir avec amour maternel : préserver et mettre en pratique l’inspiration originelle de saint Camille, qui appelait à soigner les malades avec la même affection et la même tendresse qu’une mère pour son enfant unique malade. Accompagnement spirituel : offrir une présence qui apaise les souffrances de l’âme, notamment par la pastorale et l’aumônerie.

    Quelles sont les paroles les plus importantes de saint Camille de Lellis qui vous viennent à l'esprit dans votre service ?

    « Plus de cœur dans ces mains, frères, plus de cœur ! » – peut-être la phrase la plus connue : un appel pressant à prodiguer des soins dévoués, passionnés et profondément humains. C'est l'invitation à mettre de l'amour dans chaque geste. Puis, « Dieu est tout, le reste n'est rien » : cette expression me revient très souvent à l'esprit dans les services, surtout à la fin d'une conversation intense avec un malade, lorsque, après avoir partagé sa douleur, nous redécouvrons ensemble ce qui compte vraiment dans la vie. « Continue, toi qui es découragé, ce n'est pas ton œuvre, c'est la mienne » : ce sont les paroles encourageantes que Camille disait avoir entendues directement du crucifix dans un moment de crise profonde. Elles nous reviennent à l'esprit dans les moments de lassitude ou face aux difficultés institutionnelles et personnelles, pour nous rappeler que nous ne sommes que des instruments d'une œuvre plus grande.

    Comment parler d'espérance et de vie éternelle à celui qui, à cet instant précis, traverse le drame de la maladie ou du deuil ?

    Devant la souffrance, les mots doivent avant tout s'incarner, devenir présence. Saint Camille de Lellis nous a enseigné à communiquer l'espérance par une proximité attentive et discrète, nous conseillant d'employer peu de mots, mais empreints de compassion . Nous parlons d'espérance lorsque nous devenons nous-mêmes des « icônes de miséricorde » : à l'instar d'une icône sacrée, notre présence doit offrir un aperçu de quelque chose de plus grand et nous aider à y entrer. Outre l'espérance légitime de la guérison physique, nous avons la mission de témoigner que la véritable espérance ne réside pas seulement dans la santé physique, mais aussi dans ce qui nous ouvre à Dieu. C'est pourquoi, selon la tradition camillienne, l'espérance se communique moins par la parole que par des gestes concrets, à travers trois moyens fondamentaux : la charité comme langage ; puis, par une présence consolatrice, la miséricorde de Dieu devient visible et concrète, essuyant les larmes de ceux qui pleurent la mort d'un être cher ou qui luttent contre la maladie et la solitude. Voir l’Éternel dans le présent : parler de la vie éternelle signifie savoir contempler « le Créateur dans la créature », ce qui apporte confiance et remède non seulement au mal physique, mais aussi au mal spirituel.

    Quelle leçon de saint Camille de Lellis considérez-vous comme la plus pertinente ?

    Je crois que la leçon la plus essentielle que saint Camille nous offre à notre époque se résume en trois piliers : le courage de la tendresse, l’importance du cœur et la redécouverte de la dignité humaine sous toutes ses formes. Dans un système de santé moderne de plus en plus technologique, le témoignage de Camille nous rappelle que sans cœur ni humanité, aucun traitement médical ne peut être complet. La réforme de saint Camille était si radicale pour son temps qu’elle lui valut même d’être expulsé de certains hôpitaux. Ce même radicalisme est d’une actualité brûlante : nous avons un besoin profond de créer des systèmes de santé qui valorisent la personne, en harmonisant l’expertise technique et scientifique et la gestion administrative avec le bien-être intégral du patient. Saint Camille a lutté avec acharnement contre les soins purement mercantiles et superficiels, promouvant des soins fondés sur l’amour, la générosité et un dévouement absolu. En tout temps, le but ultime du camillien demeure la sauvegarde, la protection et la valorisation du caractère sacré de la vie humaine. La pensée de saint Camille de Lellis aujourd'hui évoque la figure du Bon Samaritain. Elle nous rappelle que la grâce de Dieu peut transformer radicalement une vie, devenant un don inlassable et durable pour ceux qui souffrent le plus.

  • Le 14 juillet, c'est la fête de saint Camille de Lellis

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    De Vatican News :

    SAINT CAMILLE DE LELLIS, PRÊTRE, FONDATEUR DES CAMILLIENS (CLERCS RÉGULIERS DES INFIRMES)

    Né à Bucchianico, dans la province de Chieti, le 25 mai 1550 et mort à Rome le 14 juillet 1614, Camille est une figure emblématiquement liée à la croix rouge qu’il obtint du pape Sixte V, le 20 juin 1586, de porter cousue sur son habit religieux. En particulier, comme le souligne en 1620 le Père Sanzio Cicatelli, premier biographe du Saint, « c’est pour trois raisons qu’il plut à notre père que nous portions la Croix sur notre vêtement, comme notre entreprise et symbole. La première, pour faire la distinction par rapport à l’habit de la Compagnie de Jésus. La deuxième pour faire connaître au monde que nous tous marqués de cette empreinte du Christ, nous sommes comme des esclaves vendus et voués au service des malades pauvres. Et la troisième, pour démontrer que celle-ci est religion de croix, c’est-à-dire de la mort, de souffrances et de fatigue, pour que ceux qui voudront suivre ce mode de vie sachent d’avance qu’ils viennent embrasser la croix, se renier eux-mêmes et suivre le Christ jusqu’à la mort».

    Les Serviteurs des Infirmes

    La grâce de Dieu rejoint Camille en 1575. Au cours d’un voyage au couvent de San Giovanni Rotondo, il rencontra un frère qui le prit à part pour lui dire: «Dieu est tout. Le reste n’est rien. Il faut sauver son âme qui ne meurt pas…». Il demanda à devenir capucin, mais à deux reprises, il a été renvoyé du couvent à cause d’une plaie ouverte à la jambe, qu’il a eue lors de ses campagnes militaires. C’est pour cette raison qu’il fut hospitalisé à l’hôpital romain saint Jacques. C’est là qu’il eut cette intuition: «unir la discipline militaire à la charité chrétienne en fondant ‘Les Serviteurs des infirmes’» . Il faut quatre vœux pour en faire partie: obéissance, pauvreté, chasteté, service des malades.

    Un grand réformateur

    Il est considéré comme le plus grand réformateur de la profession d’infirmier et de l’organisation d’assistance dans les hôpitaux. Au-delà des soins au corps, celui qui assiste le malade, selon Camille, devrait prendre aussi en charge l’esprit. Ce qui est radicalement différent par rapport à ce qui se passait dans les hôpitaux de l’époque, où les malades étaient abandonnés à eux-mêmes. Homme éminemment pratique et simple, pas sans culture ni intérêts, il ne rechercha pas, dans son apostolat éducatif, les délicatesses théoriques. Peu de lignes directives étaient suffisantes. Puis un discernement aigu des cœurs dont il fut exceptionnellement doué, et un grand bon sens associé à une douceur paternelle.

    Lire : les derniers jours de la vie terrestre de saint Camille de Lellis

  • La messe traditionnelle en latin et les fins dernières

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    De Robert Royal sur The Catholic Thing :

    La messe traditionnelle en latin et les fins dernières

    13 juillet 2026

    J’ai récemment assisté aux funérailles d’un jeune homme décédé tragiquement. Il s’agissait d’une messe solennelle en latin traditionnel, tout à fait licite et même honorée par la présence de notre évêque local, de son prédécesseur à la retraite et d’une vingtaine de prêtres. Cette liturgie, cependant, était – toutes considérations extérieures mises à part – certainement pas quelque chose qui pouvait se réduire aux controverses entourant les récentes consécrations de la Fraternité Saint-Pie X, aux va-et-vient autour de *Traditionis custodes* (la restriction drastique de la messe traditionnelle par le pape François), ou aux répercussions à court et à long terme de *Sacrosanctum Concilium* (le document de Vatican II sur la liturgie). Tout était orienté vers la prière pour le destin éternel de l’âme de ce jeune homme et de nos âmes à tous, ce qui – malheureusement – semble faire l’objet de peu d’attention dans l’Église d’aujourd’hui, même lors des funérailles.

    Ce fut une expérience profondément émouvante, qui m’a amené à réfléchir, par la suite, à la raison pour laquelle les funérailles modernes ne le sont si souvent pas. On a assisté à un glissement massif au sein de l’Église vers ce que l’on appelle souvent – même lors de funérailles catholiques – des « célébrations de la vie » d’une personne décédée. Et il semble y avoir un courant sous-jacent tacite selon lequel, malgré tous les avertissements de Notre Seigneur concernant l’étroitesse de la porte, tout le monde finit par aller au Ciel. 

    (Soit dit en passant, il ne sert à rien de reprocher à Hans Urs von Balthasar ou, plus récemment, à des personnalités telles que Mgr Robert Barron, entre autres, d’encourager cette attitude. J’ai remarqué, pendant le rosaire précédant la messe, que la prière de Fatima contient la formule suivante : « Et conduis toutes les âmes au Ciel, en particulier celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde. » Bien sûr. La prière ne dit pas que tous sont sauvés, ni même que beaucoup le sont. Et en vérité, à en juger par les Écritures, nous ne le sommes pas tous. Mais elle exprime certainement cet espoir, que nous devrions tous nourrir.)

    Pourtant, cette hypothèse simpliste selon laquelle tous ou presque tous sont sauvés n’est pas seulement une question théologique. Nous devons reconnaître qu’elle court-circuite fondamentalement toute la vie chrétienne, qui est au minimum un drame, et souvent une bataille spirituelle. Sinon, pourquoi Jésus a-t-il dû mourir sur la croix pour nous sauver ? Pourquoi, d’ailleurs, doit-Il nous dire de tout quitter et de Le suivre ? 

    Nous savons que l’œuvre missionnaire (aujourd’hui remplacée par le terme plus chic mais plus vague d’« évangélisation ») s’est également essoufflée ces dernières années. Est-ce exagéré de penser que les missionnaires ne sont désormais qu’une victime de plus de ce « dialogue » et de ce « respect » mous et stéréotypés envers les autres religions (et celles qui n’en ont aucune), qui semblent avoir supplanté le commandement de prêcher l’Évangile à toutes les nations ? Et n’est-ce pas là aussi une autre conséquence de cette étiquette actuelle selon laquelle tout le monde va éternellement bien, quelles que soient ses croyances ou, bien souvent, même ses actes ?  

    Il fut un temps où tout le monde au sein de l’Église, même les écoliers (comme moi), apprenait les « quatre dernières choses » : la mort, le jugement dernier, le paradis et l’enfer. On ne faisait pas preuve de délicatesse lorsqu’on abordait ces questions ultimes – mais c’était avant l’avènement des « chrétiens fragiles ». Tout cela figure toujours dans le Catéchisme de l’Église catholique (¶ 1020-1060). Mais y a-t-il encore quelqu’un pour prêcher ces vérités ou les prendre au sérieux ? Et combien de temps faudra-t-il avant qu’elles ne disparaissent complètement de la catéchèse, si l’on ne se concentre pas à nouveau sur l’essentiel ? 

    Il existe même des enseignements, des enseignements catholiques, dans le Catéchisme concernant le purgatoire. Un débat de longue date oppose catholiques et protestants sur la question de savoir si le purgatoire est mentionné dans la Bible. Si l’on accepte le texte de l’Ancien Testament utilisé par l’Église primitive, qui comprenait des prières pour les défunts (les Maccabées), le purgatoire en est la conséquence logique. Ce n’est pas le cas si l’on opte pour le canon restreint des Écritures juives, comme le font certains protestants, qui a connu une histoire complexe mais a probablement été défini quelques siècles plus tard par le judaïsme rabbinique après la destruction de Jérusalem et la dispersion des Juifs. 

    Si l’on y réfléchit un instant, à moins que le purgatoire n’existe, cela n’a aucun sens de prier pour les âmes des défunts. Les familles et les amis des défunts peuvent bien sûr se réunir pour faire leur deuil et se souvenir d’eux. Mais sans le purgatoire, il n’est pas étonnant que la prière pour les défunts – même longtemps après leur décès – ou les messes funéraires aient perdu la profondeur que leur confère encore l’ancienne messe tridentine. 

    Cela contraste fortement avec l’ensemble du passé chrétien, où le passage de cette vie à l’autre était l’essentiel, où il s’agissait littéralement de questions de vie et de mort éternelles. 

    Il existe encore certains endroits où ces vérités sont comprises. Et où l’on comprend également que cette perspective sur l’éternité a aussi des conséquences dans ce monde-ci.

    Dans un récent podcast de « Faith under Siege » (ici), je me suis entretenu avec Mgr Bashar Warda, archevêque catholique chaldéen d’Irbil, en Irak, où le christianisme est présent sans interruption depuis environ l’an 100 après J.-C. Parmi les propos marquants qu’il a tenus, il a parlé avec éloquence – nous n’avions pas prévu cela à l’avance – de la manière dont l’Église locale est confrontée à une réalité difficile, au-delà des tensions habituelles du Moyen-Orient. 

    Des musulmans viennent les voir après avoir rêvé de Jésus et souhaitent en savoir plus sur Lui (le vrai Jésus, et non la version islamique erronée d’un point de vue historique). C’est dangereux, comme il le dit franchement à ces personnes en quête de vérité – tant pour elles que pour l’Église, car l’apostasie de l’islam peut entraîner la mort de toutes les personnes impliquées. 

    Le bon archevêque gère ces situations du mieux qu’il peut, mais il a avoué craindre de se retrouver un jour devant saint Pierre et de devoir rendre compte de la manière dont il a traité les personnes venues vers lui à la recherche de Jésus-Christ. Et l’on entend des récits similaires concernant des musulmans en Europe occidentale, voire en Iran.

    C’est une bonne chose, mais relativement plus facile, que de rechercher la paix avec les autres religions, entre les nations, voire avec la Création.

    Mais combien d’entre nous qui lisons ces lignes – y compris l’auteur de ces lignes – prenons le risque plus grand de proclamer la Vérité ? On ne le fait que si l’on est capable de voir au-delà des choses présentes, qui passeront, et de comprendre que seules les fins dernières subsisteront en définitive.

  • Faites de cet été un été de prière : prenez le temps de vous recueillir auprès du Christ, même en vacances.

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    De sur le NCR :

    Faites de cet été un été de prière : prenez le temps de vous recueillir auprès du Christ, même en vacances.

    La vérité de la nature humaine est que nous ne trouverons le repos que lorsque nous trouverons le repos dans le cœur de Dieu.

    L'été n'est pas seulement fait pour se détendre. C'est une occasion idéale de se rapprocher du Christ et de s'unir plus profondément à Jésus.

    S'accorder du temps pour se déconnecter de son quotidien et du rythme effréné de sa carrière est sain et nécessaire. Cependant, nous pouvons être tentés de trouver le repos dans le sommeil et l'utilisation de nos téléphones plutôt que de nous tourner vers la présence divine.

    La vérité de la nature humaine est que nous ne trouverons le repos qu'au cœur de Dieu. Pour parvenir à une plus grande intimité avec le Seigneur, nous devons nous appuyer sur la communion avec lui à travers la messe et les sacrements, ainsi que sur les Saintes Écritures, et sur les paroles et le témoignage des saints.

    Tout d'abord, nous pouvons nous instruire de la sagesse des Psaumes. Ils nous permettent d'accéder à l'essence même de la condition humaine et de contempler la présence aimante de Dieu. Tout au long du Psautier, il nous est rappelé que nous pouvons trouver le repos en Dieu et qu'il est notre protecteur. Nous y apprenons aussi constamment comment prier et nous adresser au Seigneur.

    Par exemple : « Écoute mon cri, ô Dieu ; prête l’oreille à ma prière. Des extrémités de la terre je crie vers toi, je crie, car mon cœur défaille ; conduis-moi sur le rocher qui est plus haut que moi. Car tu as été mon refuge, une tour forte contre l’ennemi. Je désire demeurer à jamais dans ta tente et me réfugier à l’abri de tes ailes » (Psaume 61:1-4b).

    Le Psaume 61 devrait guider notre été de prière, nous incitant à invoquer constamment le nom de Dieu. Il est essentiel de réserver du temps pour la prière et de consacrer chaque jour un moment au recueillement avec le Christ. Cependant, nous sommes appelés à vivre en ayant conscience que l'Esprit de Dieu ne nous quitte jamais. Nous pouvons lui parler et ressentir son amour inconditionnel à tout moment. Appliquer ce principe à nos moments de détente estivaux nous incitera à rechercher Dieu dans notre repos plutôt que de nous replier sur nous-mêmes.

    Les paroles de saint Paul sont également riches de sens. Il écrit : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4, 6-7).

    Même pendant des jours ou des semaines de repos, la tentation est grande de se laisser envahir par les soucis liés au travail ou à notre carrière. L'anxiété peut aussi nous accabler lorsque nous sommes seuls, loin des tâches à accomplir. Saint Paul nous exhorte à parler constamment au Seigneur et à le louer pour apaiser nos angoisses. Rendre grâce à Dieu est le remède à un cœur inquiet, car cela nous permet de nous tourner vers lui plutôt que de nous laisser consumer par nos propres désirs ou nos peurs.

    Enfin, les paroles de trois saints peuvent nous aider à approfondir notre vie spirituelle cet été. Ces trois citations nous invitent à nous ancrer dans le moment présent et à trouver le repos en Dieu seul.

    Sainte Thérèse de Lisieux disait : « C’est une telle folie de passer son temps à s’inquiéter, au lieu de se reposer en paix sur le Cœur de Jésus. » La Petite Fleur pouvait être si unie au Christ parce qu’elle a accepté la grâce de l’abandon total à sa volonté. Même notre repos et notre détente appartiennent à Dieu.

    Comme le disait saint François de Sales : « Ne perdez pas votre paix intérieure… Si vous vous apercevez que vous vous êtes éloigné de la protection de Dieu, ramenez votre cœur à Lui, doucement et simplement. »

    L'été est l'occasion idéale de se demander si, dans les tâches quotidiennes, nous vivons pour Dieu. Cherchons-nous avant tout à communier avec le Dieu vivant ? Vivons-nous avec la conviction que Dieu peut se révéler à nous avec puissance à tout moment ?

    Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) l’expliquait ainsi : « Dieu est présent dans ces moments de repos et peut nous donner en un instant exactement ce dont nous avons besoin. » Stein savait que la conversion est un processus qui dure toute la vie, mais aussi un cheminement qui consiste à rester constamment ouvert à l’action de Jésus dans le moment présent.

    L'été est le moment présent pour chacun d'entre nous. Efforçons-nous donc d'approfondir notre relation avec Dieu, même pendant nos moments de repos.

  • 13 juillet 1917 : comment la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain

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    De Tom Hoopes (archive du 11 juillet 2017) sur Aleteia.org :

    Fatima : comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église

    11/07/17 - mise à jour du 12/07/22

    Le message, délivré par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 a suscité de nombreuses conversions mais a aussi conduit certains à rejeter la foi.

    C’est un 13 juillet que la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima est survenue. Nous sommes en 1917. Le message qu’elle a délivré ce jour-là a inspiré à certains un parcours de conversion mais a provoqué chez d’autres une forte répulsion face à la foi. Certains ont pu y perdre la raison, d’autres s’y sont ralliés contre leur même raison. Ce jour-là, en effet, la Sainte Vierge fit un récit effrayant aux trois pastoureaux de Fatima, en les ouvrant à cette occasion à une vision de l’enfer, et en les mettant sévèrement en garde contre le risque d’une nouvelle guerre mondiale et d’une nouvelle ère des martyrs. Mais surtout, le message du 13 juillet 1917, la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain.

    L’enfer replacé au centre de la conscience catholique

    La petite Lucie Dos Santos n’était âgée que de 10 ans lorsque Notre-Dame de Fatima lui est apparue pour la première fois, revenant chaque mois à partir du 13 mai 1917. La petite bergère était accompagnée de ses cousins François et Jacinthe, respectivement âgés de 8 et 7 ans, que le pape François a canonisés en mai 2017. Mais en juillet, au lieu de ne les inciter qu’à la récitation du Rosaire et à leur montrer le Ciel  — comme elle l’avait fait lors des deux premières apparitions  — elle leur a révélé un terrible signe.

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    Lire aussi : VENDREDI 13 JUILLET 1917 :
    La révélation du grand Secret

  • 13 juillet 1917 : la Vierge enseigne deux prières aux petits voyants de Fatima

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia.org :

    Les deux prières que la Vierge a enseignées aux enfants de Fatima le 13 juillet 1917

     

    12/07/21

    Lors de sa troisième apparition à Fatima, le 13 juillet 1917, la Vierge Marie transmet aux jeunes bergers deux prières : la prière de dizaine et la prière du sacrifice.

    L’apparition du 13 juillet demeure la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima. C’est en effet ce jour-là que la « dame en blanc » offre à Francisco, Jacinta et Lucia une effrayante vision de l’enfer et confie un secret aux enfants. Un secret dont la première partie ne sera dévoilée qu’en 1942, et la troisième en 2000.

    Comme à chaque apparition, elle s’adresse à Lucia. Les premières paroles du 13 juillet 1917 sont celles-ci : « Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule pourra vous secourir. »

    La prière de dizaine

    Quelques instants plus tard, la Vierge précise :

    « Quand vous récitez le chapelet, dites après chaque mystère :

    Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, sauvez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »

    L’utilisation publique de cette prière dite « de dizaine » a été approuvée en 1930 et est devenue une étape commune (bien qu’optionnelle) du chapelet. Elle est récitée après chaque Gloire à Dieu à la fin de chaque dizaine.

    La prière du sacrifice

    Avant cela, la Vierge Marie donne aux enfants une terrible vision de l’enfer : « Nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu nous voyions les démons et les âmes (des damnés). Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée », racontera Lucia.

    Pendant ce temps, la Vierge dit aux enfants qu’ils devaient offrir tous leurs sacrifices personnels à Dieu, en s’ouvrant ainsi à Jésus :

    « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice :

    Ô Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

    Lire aussi : Fatima : comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église

  • Saint Henri II (13 juillet)

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    Du site Hozanna.org :

    Saint Henri II : vie, règne et prières

    Saint Henri II

    Saint Henri, duc de Bavièreroi de Germanie et empereur du saint empire romain germanique, était avant tout un homme très pieux et profondément dévoué au Seigneur. Il a gouverné son royaume avec sagessejustice et bonté. Henri était aimé par son peuple pour cela. Son couple était admirable. Il fût canonisé en 1146 et sa femme, sainte Cunégonde, fût canonisée peu après lui, en 1200. Saint Henri est célébré le 13 juillet.

    Biographie de saint Henri

    Saint Henri est né le 6 mai 973 à Ratisbonne. Il est le fils du duc de Bavière, Henri II le Querelleur. Il reçut, dès sa plus tendre enfance, une solide éducation religieuse. Il fût même éduqué par les chanoines de Hildesheim et par l’évêque bénédictin de Ratisbonne, saint Wolfgang. Il succède à son père, à l’âge de 22 ans, et devient donc duc de Bavière, en 995. Il rencontre peu de temps après la future sainte Cunégonde, la fille du comte de Luxembourg, Siegfried, et l’épouse. Leur mariage demeura sans enfant. Malgré cela, un amour et une fidélité profonde les unissaient. Ils restèrent mariés jusqu’à leur mort. Saint Henri gouverna son duché, pendant sept ans, avec dévouementsagesse et loyauté. Lorsque son cousin, l’empereur du Saint Empire romain germaniqueOthon IIImourut en 1002, c’est Henri qui fût désigné par les seigneurs de l’empire pour lui succéder. Il fût alorscouronné le 7 juin 1002 à Mayence. Le duc de Bavière, Henri III devint alors Henri II, roi de Germanie. Il devint roi d’Italie en 1004 lorsque son frère, Bruno, renonça à ce titre pour se retirer dans les ordres (il devint évêque d’Augusta). En 1014, le pape Benoît VIII le sacra alors, à Rome, officiellement empereur du Saint Empire romain germanique. 

    Saint Henri, avec le soutien de sainte Cunégonde, consacra sa vie aux devoirs de sa charge impériale. En parallèle, il s’intéressait beaucoup à la vie de l’Église et à ses réformes. Il participait aux synodes et aux élections des évêques, en faisant en sorte qu’ils soient intègres. Il se faisait régulièrement conseiller par des religieux dans ses décisions, notamment par l’abbé Odilon de Cluny. Saint Henri lutta fermement contre la simonie (l’acquisition des charges religieuses contre rémunération) et pour redonner au célibat des prêtres une place centrale dans leur sacerdoce. Il fonda également de nombreux monastères, mais aussi le diocèse de Bamberg et sa cathédrale, où il fût enterré, avec son épouse. C’est saint Henri qui imposa que le Credo soit récité à chaque messe dominicale. Il était aussi, bien entendu, très préoccupé par les affaires politiques, s’efforçant de gouverner avec justesse et de rétablir la paix dans son empire.

    Sa santé commença à décliner en 1024. Il se retira alors trois mois à Bamberg afin de s’y reposer. Malheureusement, son retour à ses obligations impériales l’acheva. Saint Henri rendit son âme à Dieu le 13 juillet 1024. C’est le pape Eugène III qui le canonisa le 12 mars 1146. Saint Henri est le saint patron des laïcs oblats de saint Benoît.

    Prier avec saint Henri II

    Prière à saint Henri pour être juste bon, à son image

    “Ô Dieu, qui avez pris saint Henri, ému par la générosité de votre grâce, à la contemplation des choses éternelles, des soucis du gouvernement temporel, accordez-nous par vos prières de marcher vers vous avec simplicité de cœur au milieu des vicissitudes de ce monde.

    Empereur, Saint Henri, plus haut patron allemand et patriarche européen reconnu, gentilhomme aux vertus brillantes, chevalier miséricordieux, je vous demande de prendre soin de moi, de mes ennemis, aidez-moi à leur pardonner tout comme vous avez pardonné la trahison de vos sujets.

    Nourris mon cœur de tout le bien qu’il y a en toi, protège moi avec ton bouclier miraculeux que vous avez fait dans vos merveilleuses expéditions ; sois l’empereur de mes décisions à prendre désormais. Dieu, qui en ce jour avez fait passer le bienheureux Henri, votre confesseur, d’un trône terrestre au royaume éternel, faites, nous vous en supplions, comme il a triomphé par ta grâce des séductions du siècle. Dédaignons aussi les vaines attractions du monde pour nous présenter à vous avec un cœur pur.

    Glorieux saint Henri, serviteur de Dieu, toi qui as su suivre le chemin du Maître, intercède pour nous tous, pour nos besoins matériels et spirituels, afin que nous puissions atteindre la main droite du père ; pour que des milliers de personnes affamées et assoiffées de justice puissent vivre dans la dignité. Par notre Seigneur Jésus-Christ, ton fils qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit et qui est Dieu pour toujours et à jamais. Amen.”

    Prière pour être humble de cœur avec saint Henri

    “Seigneur, tu as comblé saint Henri de ta grâce pour qu'il sache gouverner son empire et tu l'as élevé à la gloire du ciel ; accorde-nous par ton intercession, au milieu des changements de ce monde, de tendre vers toi dans la simplicité du cœur. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Amen.”

  • Lorsque j’ai crié vers le Seigneur, Il a exaucé ma voix (Introït du 15e dimanche du T.O.)

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    Lorsque j’ai crié vers le Seigneur, Il a exaucé ma voix ; Il m’a délivré de tous ceux qui s’approchent pour me perdre. Lui qui est avant tous les siècles et qui subsistera éternellement, les a humiliés. Jette tes pensées dans le Seigneur et Lui-même te nourrira. Ps. Exauce, ô Dieu, ma prière, et ne méprise pas ma supplication. Écoute-moi et exauce-moi.