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Spiritualité

  • La joie parfaite selon saint François d'Assise

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    Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu'est la joie parfaite :

    saint François 220px-StFrancis_part.jpgComme saint François allait de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n'est pas point la joie parfaite. »

    Et saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »

    Marchant encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »

    Allant un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »

    Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n'est point la joie parfaite. »

    Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » et saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu'il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

    Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère, et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d'ici misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

    Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : « ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.

    Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon ce que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. » : à qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.

    (Thomas de Celano, biographie de saint François d’Assise)

    Ref. la joie parfaite selon saint François d’Assise

    Le pape Benoît XVI a écrit : « En disant que la souffrance est une face intérieure de l’amour nous comprenons pourquoi il est si important d’apprendre à souffrir et, inversement, pourquoi éviter à tout prix la souffrance rend l’homme inapte à la vie : il connaîtrait le vide de l’existence qui ne peut entraîner qu’amertume et refus, et non acceptation et maturation : celui qui a intérieurement accepté la souffrance mûrit et devient compréhensif envers les autres et plus humain. Celui qui a toujours évité la souffrance ne comprend pas les autres : il devient dur et égoïste ». En ce sens, nous pouvons répéter cette parole si mal comprise de saint Josémaria Escriva : « bénie soit la douleur, aimée soit la douleur, sanctifiée soit la douleur » (Chemin, n° 108) qui accomplit en nous l’Homme nouveau. Car depuis le matin de Pâques, nous le savons : sa croix et ses plaies sont devenues glorieuses. Alleluia.

    JPSC

  • François d'Assise et le sultan : "l'Amour n'est pas aimé"

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    Saint François avait déjà essayé par deux fois de se rendre en Terre Sainte pour faire connaître le Christ aux Musulmans, mais à chaque tentative, il tombait malade en cours de route et était obligé d'abandonner son projet. En 1219, la guerre fait rage entre les Croisés et l'Islam. Les deux armées se faisaient face. Le sultan al-Kamil avait même publié un décret promettant une forte récompense en or à quiconque apporterait la tête d'un chrétien. Les Croisés commandés par Pélage essayaient de prendre le port de Damiette avec l'intention de conquérir l'Égypte.

    C'est dans ces circonstances de conflit que Saint François avec son compagnon frère Illuminé, décident d'aller prêcher l'Evangile chez les Musulmans. En réalité, leur objectif c'est d'aller voir le Sultan lui-même (pas moins) pour lui parler du Christ! Dans le camps des Croisés on les prend pour des fous. On essaye de les empêcher de partir car on est sûr qu'ils se feront massacrer. Mais face à la détermination de Saint François, ils les laissent partir. Après avoir prié, ils s'en vont en chantant: "Si j'ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi." Après quelques heures de marche ils rencontrent deux brebis; à leur vue François dit à son compagnon: "Aie confiance dans le Seigneur, frère, car voici accompli pour nous cet avertissement de l'Évangile : "Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups."

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  • François d'Assise (4 octobre)

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    Du pape BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 27 janvier 2010, cette catéchèse consacrée à saint François d’Assise :

    Chers frères et sœurs,

    Dans une récente catéchèse, j'ai déjà illustré le rôle providentiel que l'Ordre des frères mineurs et l'Ordre des frères prêcheurs, fondés respectivement par saint François d'Assise et par saint Dominique Guzman, eurent dans le renouveau de l'Eglise de leur temps. Je voudrais aujourd'hui vous présenter la figure de François, un authentique « géant » de sainteté, qui continue à fasciner de très nombreuses personnes de tous âges et de toutes religions.

    « Surgit au monde un soleil ». A travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François, survenue à la fin de 1181 ou au début de 1182, à Assise. Appartenant à une riche famille – son père était marchand drapier –, François passa son adolescence et sa jeunesse dans l'insouciance, cultivant les idéaux chevaleresques de l'époque. A l'âge de vingt ans, il participa à une campagne militaire, et fut fait prisonnier. Il tomba malade et fut libéré. De retour à Assise, commença en lui un lent processus de conversion spirituelle, qui le conduisit à abandonner progressivement le style de vie mondain qu'il avait mené jusqu'alors. C'est à cette époque que remontent les célèbres épisodes de la rencontre avec le lépreux, auquel François, descendu de cheval, donna le baiser de la paix, et du message du Crucifié dans la petite église de saint Damien. Par trois fois, le Christ en croix s'anima, et lui dit: « Va, François, et répare mon église en ruine ». Ce simple événement de la parole du Seigneur entendue dans l'église de Saint-Damien renferme un symbolisme profond. Immédiatement, saint François est appelé à réparer cette petite église, mais l'état de délabrement de cet édifice est le symbole de la situation dramatique et préoccupante de l'Eglise elle-même à cette époque, avec une foi superficielle qui ne forme ni ne transforme la vie, avec un clergé peu zélé, avec un refroidissement de l'amour; une destruction intérieure de l'Eglise qui comporte également une décomposition de l'unité, avec la naissance de mouvements hérétiques. Toutefois, au centre de cette église en ruines se trouve le crucifié, et il parle: il appelle au renouveau, appelle François à un travail manuel pour réparer de façon concrète la petite église de Saint-Damien, symbole de l'appel plus profond à renouveler l'Eglise même du Christ, avec la radicalité de sa foi et l'enthousiasme de son amour pour le Christ. Cet événement qui a probablement eu lieu en 1205, fait penser à un autre événement semblable qui a eu lieu en 1207: le rêve du Pape Innocent III. Celui-ci voit en rêve que la Basilique Saint-Jean-de-Latran, l'église mère de toutes les églises, s'écroule et un religieux petit et insignifiant la soutient de ses épaules afin qu'elle ne tombe pas. Il est intéressant de noter, d'une part, que ce n'est pas le Pape qui apporte son aide afin que l'église ne s'écroule pas, mais un religieux petit et insignifiant, dans lequel le Pape reconnaît François qui lui rend visite. Innocent III était un Pape puissant, d'une grande culture théologique, et d'un grand pouvoir politique, toutefois, ce n'est pas lui qui renouvelle l'église, mais le religieux petit et insignifiant: c'est saint François, appelé par Dieu. Mais d'autre part, il est intéressant de noter que saint François ne renouvelle pas l'Eglise sans ou contre le Pape, mais seulement en communion avec lui. Les deux réalités vont de pair: le Successeur de Pierre, les évêques, l'Eglise fondée sur la succession des apôtres et le charisme nouveau que l'Esprit Saint crée en ce moment pour renouveler l'Eglise. C'est ensemble que se développe le véritable renouveau.

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  • Devant le mal, réalisme et espérance (homélie du 27e dimanche A)

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    De l'abbé Christophe Cossement sur son blog :

    Devant le mal, réalisme et espérance

    homélie du 27e dimanche A (archive du 8 octobre 2017)

    Aujourd’hui nous avons en quelque sorte accès au problème de Dieu confronté au mal, à l’injustice sous toutes ses formes. Plusieurs possibilités s’offrent à lui. La première, qui n’est pas envisagée ici, serait qu’il déclare : j’oublie tout le mal qui est fait, je passe l’éponge, et je vous demande de faire pareil. Cette façon de faire, qui déclare que le mal n’est finalement pas si grave, est un faux pardon, qui méprise celui qui a enduré l’injustice au plus profond de son être. Et même celui qui fait le mal n’est pas respecté par ce coup d’éponge céleste, car c’est comme si son agir avait peu de valeur et de poids.

    Une autre solution s’offre à Dieu, que nous voyons esquissée dans l’avertissement du prophète Isaïe. Le prophète met dans les possibilités qui s’offrent à Dieu ce dessein : puisque vous commettez l’injustice je vais vous dévaster, vous mettre au pas en faisant retomber sur vous le mal que vous avez commis. Cette attitude, nous la voyons monter en nous aussi lorsque nous voudrions que le coupable paie jusqu’au bout le méfait commis. Nous le faisons payer en le mettant en prison, en l’ignorant dans notre famille, ou par d’autres représailles dont nous avons le secret.

    La troisième solution est évoquée par Jésus dans la parabole des vignerons assassins. Il parle des prophètes que Dieu a envoyé à son peuple inlassablement pour le ramener sur le chemin de la vérité et de la justice. Tous ces prophètes ont été ignorés ou exclus d’une manière ou d’une autre. Jésus parle alors de ce projet fou de Dieu : je vais envoyer mon Fils, ils respecteront mon Fils ! Et il suggère à l’avance la manière dont il mourra, lui le Fils : mis à mort hors de Jérusalem avec préméditation.

    La mise à mort de Jésus pourrait passer pour un échec de plus. Mais Jésus annonce ce qu’il fera par sa mort, en citant le psaume 117 : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Lui, le Fils, l’innocent, il ne fait pas que mourir injustement, il prend sur lui le pouvoir du mal, il le noie dans son amour d’homme-Dieu. Ce que le mal abîme, ce que le mal détruit, il s’en charge en se laissant rejeter et clouer sur une croix, lui le Dieu d’Israël, lui par qui tout a été fait (Col 1,16 et le Credo).

    On dit qu’il nous a « rachetés », et on parle de rédemption. J’aime beaucoup ces mots, à une époque ou se réveille le désir de faire payer le coupable. C’est lui, le Christ, qui a vraiment payé tout ce que le mal détruit, et quand nous contemplons la croix nous le comprenons de plus en plus. Un jour, Jésus a dit que nous devions pardonner comme lui, mais nous nous demandons : comment vais-je faire ? Comment en suis-je capable ? Maintenant nous voyons le chemin. Nous irons près du Christ en croix, nous lui dirons : tu nous as racheté, lui mon agresseur et moi qui suis aussi un pécheur, tu as tout payé pour nous. Donne-moi la force de pardonner ! Toi, la pierre rejetée qui est devenue la pierre angulaire, je viens poser ma vie près de la tienne pour construire ensemble l’Église et le monde.

    Voici 20 ans que je suis prêtre, et je découvre de plus en plus combien le Christ est le chemin d’avenir de l’humanité. Les réponses qu’il apporte, par son enseignement et surtout par sa vie, par sa mort sur la croix et sa résurrection, ces réponses sont exactement ce dont nous avons besoin pour affronter le problème du mal et de la mort avec réalisme et espérance. Ce n’est pas que tout est facile à la suite du Christ, mais tout s’éclaire, chemin faisant. Et quand nous restons fidèles ou que nous le redevenons, notre vie devient belle et féconde.

    Cela fait aussi 20 ans que je sers le Christ dans son Église. Et je remarque ceci : il y a beaucoup d’imperfection dans l’Église, beaucoup de choses qui ne vont pas comme nous trouvons qu’elles devraient aller, mais l’Église réussit sa mission avec l’aide de l’Esprit Saint. Sa mission, c’est de transmettre le Christ, c’est de faire que l’amour du Christ s’allume dans le cœur des gens d’aujourd’hui. Et l’Église réussit sa mission avec toutes les sortes de personnes que nous sommes, ensemble. Elle est un miracle de transmission, qui permet à chacun d’apporter sa pierre. Les saints, bien sûr, mais aussi les médiocres parviennent à porter un peu de fruit pour l’avenir, bien que ce soit au milieu des souffrances. C’est la grandeur de l’Église de réussir cette mission de transmission avec tous, sans être un club de personnes excellentes. Donc, si vous voulez me faire un beau cadeau d’anniversaire, soyez fidèles au Christ et soyez le dans son Église.

  • 27e dimanche ordinaire : "Une allégorie touchante de l'alliance de Dieu avec son peuple"

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    193__400x300_01-worker-vineyard_0.jpg27e dimanche ordinaire : homélie prononcée par Benoît XVI le 5 octobre 2008 lors de la messe d'ouverture de la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques :

    La première Lecture, tirée du livre du prophète Isaïe, tout comme la page de l'Evangile selon Matthieu, ont proposé à notre assemblée liturgique une image allégorique suggestive des Saintes Ecritures:  l'image de la vigne, dont nous avons déjà entendu parler les dimanches précédents. La péricope initiale du récit évangélique fait référence au "cantique de la vigne" que nous trouvons dans Isaïe. Il s'agit d'un chant situé dans le contexte automnal de la vendange:  un petit chef-d'œuvre de la poésie juive, qui devait être très familier aux auditeurs de Jésus et à partir duquel, ainsi qu'à partir d'autres références des prophètes (cf. Os 10, 1; Jr 2, 21; Ez 17, 3-10; 19, 10-14; Ps 79, 9-17), on comprenait bien que la vigne désignait Israël. A sa vigne, au peuple qu'il s'est choisi, Dieu réserve les mêmes soins qu'un époux fidèle prodigue à son épouse (cf. Ez 16, 1-14; Ep 5, 25-33).

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  • L'introit "in voluntate tua" du 27ème dimanche du temps ordinaire

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    Introitus

    In voluntate tua, Domine, universa sunt posita,
    et non est qui possit resistere voluntati tuae:
    tu enim fecisti omnia, caelum et terram,
    et universa quae caeli ambitu continentur:
    Dominus universorum tu es.
     
    En votre volonté, Seigneur, toutes choses sont placées,
    et il n’est personne qui puisse résister à votre volonté:
    car c’est vous qui avez tout créé, le ciel et la terre,
    et tout ce qui est contenu sous la voûte du ciel:
    le Seigneur de toutes choses, c’est vous.
     
    Ps.  1
    Beati immaculati in via:
    qui ambulant in lege Domini.
     
    Heureux les immaculés sur la voie:
    ceux qui marchent dans la loi du Seigneur !
  • Le pape Léon en France : la guillotine et la cathédrale (Mgr Mutsaerts)

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    De Mgr Rob Mutsaerts sur son blog :

    27 septembre 2026

    Le pape Léon en France : la guillotine et la cathédrale

    La Révolution française a offert au monde trois mots magnifiques : liberté, égalité et fraternité. Il est difficile de s’opposer à de tels mots. Le problème n’est apparu que lorsque les révolutionnaires ont décidé d’expliquer ce qu’ils entendaient par là.

    La liberté signifiait, par exemple, qu’un prêtre était parfaitement libre de prêter serment au nouvel État. Et s’il ne le faisait pas, l’État l’accompagnait aimablement jusqu’à la guillotine. L’égalité signifiait que tous étaient égaux devant la loi, à ceci près que certains devaient d’abord être éliminés. Et la fraternité finit par tourner au fratricide.

    Le tragique des révolutions, c’est qu’elles commencent souvent par une indignation parfaitement légitime et s’achèvent par une solution parfaitement insensée. L’Église française de l’Ancien Régime avait elle aussi ses défauts. Elle possédait des richesses, des privilèges et entretenait parfois avec le pouvoir des relations par trop confortables. Une réforme était urgente. Mais les révolutionnaires ont généralement une curieuse façon de résoudre le problème d’un toit qui fuit : ils mettent le feu à la maison.

    À partir de 1789, les biens de l’Église furent confisqués — évidemment sans indemnisation ; les ordres religieux furent supprimés et, en 1790, la Constitution civile du clergé soumit l’Église à une organisation étatique tyrannique. La radicalisation qui suivit déboucha sur la déchristianisation de 1792-1794 : les églises furent fermées ou désacralisées et les membres du clergé comptèrent parmi les victimes de la violence révolutionnaire.

    On voulait libérer la France de la superstition. Et, pour démontrer à quel point on était devenu rationnel, on inventa ensuite un nouveau calendrier, de nouvelles fêtes, de nouveaux cultes et même un Culte de la Raison. Il n’y avait évidemment plus de place pour Noël ni pour Pâques dans ce nouveau calendrier.

    Il est difficile d’imaginer meilleure satire de l’athéisme que des athées construisant un autel à la Raison. Car l’homme se révèle être un animal obstinément religieux. Dès qu’il chasse Dieu du temple, il se met curieusement à construire des temples pour des abstractions.

    Regardez notre époque, où certains embrassent l’absurde culture woke. Il y a quelque chose de touchant dans une époque qui a supprimé Dieu et se met aussitôt à chercher un remplaçant. L’homme libéral progressiste a quitté l’Église parce qu’il estimait qu’elle parlait trop du péché, de la culpabilité, de la conversion et de la vérité. Il a ensuite inventé le wokisme, qui parle essentiellement de péché, de culpabilité, de conversion et de vérité. Mais sans pardon, sans grâce et sans humour.

    Et voici maintenant la partie véritablement comique de l’histoire.

    Plus de deux siècles plus tard, un pape traverse Paris. Pas en cachette, pas dans une voiture fermée, pas entouré de dix personnes de l’amicale des retraités. Non : ce week-end, les Champs-Élysées étaient remplis pour Léon XIV. Selon Reuters, le Vatican a estimé à environ 700 000 personnes l’assistance à la messe en plein air. Quelques jours auparavant, 80 000 jeunes avaient rempli le Stade de France pour une veillée de prière avec le pape.

    Ce dernier chiffre est peut-être encore plus étonnant. Car pendant des années, on nous a assuré que le christianisme allait disparaître. Voltaire était convaincu que, cent ans après la Révolution française, plus personne ne parlerait du christianisme. L’avenir serait séculier. Les églises deviendraient des musées. La religion disparaîtrait dès lors que la population serait enfin « éclairée ».

    Et puis voilà que quatre-vingt mille jeunes se présentent. C’est plutôt gênant pour la théorie.

    Plus gênants encore sont les chiffres des baptêmes. En France, selon les chiffres de l’Église française, plus de 13 000 adultes ont été baptisés à Pâques dernier. C’est plus de trois fois le chiffre enregistré dix ans auparavant.

    Il ne faut évidemment pas en conclure immédiatement que la France redeviendra demain la France de saint Louis. L’Europe continue de se séculariser fortement, la pratique religieuse reste faible dans de nombreux endroits et l’Église catholique porte en outre de profondes blessures, notamment en raison des scandales d’abus sexuels auxquels le pape Léon a de nouveau été confronté précisément au cours de ce voyage.

    Mais c’est justement ce qui rend la situation intéressante. Le christianisme ne revient pas parce que les circonstances lui seraient particulièrement favorables. Il revient alors que presque personne, dans la culture dominante, ne s’y attendait.

    Et peut-être est-ce précisément ainsi que le christianisme revient habituellement.

    Après tout, il a commencé un jour dans une étable, avec douze hommes plutôt mal choisis et avec le fils d’un charpentier crucifié. Le christianisme possède cette habitude irritante d’être enterré juste avant de ressusciter.

    La Révolution française pensait pouvoir remplacer l’Église par la Raison. Mais l’homme ne demande pas seulement : Comment fonctionne le monde ? Il demande aussi : Pourquoi est-ce que j’existe ? Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi dois-je être bon ? Pourquoi la culpabilité fait-elle souffrir ? Pourquoi désirons-nous un amour qui survive à la mort ?

    Et lorsqu’une civilisation sécularisée a jeté toutes les réponses à ces questions, elle ne devrait pas s’étonner de voir un jour ses enfants monter au grenier à la recherche des caisses laissées par leurs grands-parents.

    Ils y découvrent soudain un crucifix, un chapelet, Thomas d’Aquin, Augustin, un chant grégorien, une cathédrale.

    Et surtout une affirmation pour le moins singulière : l’univers n’est pas indifférent, le bien et le mal existent réellement, chaque être humain possède une dignité inaliénable et Dieu n’est pas resté à distance, mais s’est lui-même fait homme.

    Pour quelqu’un qui a grandi avec le message selon lequel il n’est qu’un assemblage fortuit d’atomes autorisé à consommer pendant quelques décennies avant que la lumière ne s’éteigne, cette nouvelle peut avoir quelque chose d’étonnamment rafraîchissant.

    C’est peut-être là qu’il faut chercher une part de l’attrait exercé sur les jeunes. Non pas parce qu’ils seraient soudainement tous devenus réactionnaires, mais parce que la rébellion change de direction lorsque l’ordre établi change lui-même.

    En 1968, il était rebelle de contredire le curé. En 2026, il peut être presque rebelle de l’écouter.

    Lorsque tout le monde affirme que la liberté consiste à n’être lié à rien, un jeune peut découvrir que l’amour signifie précisément accepter de se lier. Lorsque tout le monde affirme que la vérité est personnelle, il devient aventureux de soupçonner que la vérité est peut-être une réalité objective, valable pour tous. Lorsque tout le monde affirme que la tradition est étouffante, une Église vieille de deux mille ans peut soudain paraître plus exotique que la énième tendance TikTok, déjà ringarde le jeudi suivant.

    Et c’est là que se trouve une magnifique ironie de l’histoire.

    Les révolutionnaires avaient voulu faire disparaître les croix. La France les a remises en place.

    Ils avaient fermé les monastères. Il existe toujours des monastères.

    Ils avaient voulu rendre la foi inutile. Plus de deux siècles plus tard, des jeunes font la queue pendant des heures pour voir un pape.

    Ils avaient même changé le calendrier pour montrer clairement qu’une nouvelle ère avait commencé. Et aujourd’hui, personne ne demande : « Quel jour sommes-nous dans le mois de Thermidor ? »

    Même la République française utilise de nouveau le calendrier qui compte les années à partir de la naissance de Jésus.

    Ce n’est pas un si mauvais résultat pour une foi dont on a annoncé la mort à plusieurs reprises.

    Il existe une conviction moderne tenace selon laquelle la sécularisation serait une sorte de loi naturelle : plus une société devient moderne, plus Dieu disparaît naturellement.

    Peut-être la réalité est-elle plus complexe.

    Peut-être une civilisation peut-elle perdre sa mémoire religieuse sans perdre pour autant sa faim de religion. On peut retirer le menu à un homme ; cela ne suffit pas à lui faire perdre l’appétit.

    Et voilà donc qu’au cœur de Paris se rassemble une foule immense. À quelques kilomètres seulement des lieux où des révolutionnaires pensaient avoir définitivement réglé son compte à l’ancienne foi.

    La guillotine a disparu.

    Et voici maintenant qu’apparaît un homme vêtu de blanc, brandissant fièrement la croix.

    Cela ne prouve pas que toutes les périodes de l’histoire de l’Église aient été glorieuses ni que l’Europe soit à la veille d’une conversion générale.

    Mais, comme image historique, il est difficile d’y résister.

    La Révolution promettait la liberté, l’égalité et la fraternité. Elle découvrit qu’il n’était pas particulièrement convaincant de défendre ces idéaux en coupant la tête de ceux qui pensaient autrement.

    L’Église, pendant ce temps, annonçait quelque chose de très différent : la foi, l’espérance et la charité.

    Deux siècles plus tard, les arrière-petits-enfants de la Révolution se retrouvent à nouveau devant une cathédrale.

    Le monde a déjà organisé à de nombreuses reprises les funérailles du christianisme.

    La seule chose étrange, c’est que le défunt se présente chaque fois à nouveau.

    + Rob Mutsaerts

  • Le 800e anniversaire de la naissance au ciel de saint François d'Assise

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    Oct 3rd, 2023: "Transitus" of St Francis

    Le « Transitus » de saint François d'Assise. Fresque de Giotto, basilique supérieure Saint-François d'Assise, fin du XIIIᵉ siècle. François mourut le 3 octobre 1226 à la Portioncule. En 2026, l'Église célèbre le huitième centenaire de sa mort.

    Le 3 octobre 2026 marque bien le 800e anniversaire de la mort de saint François d’Assise, mort le soir du 3 octobre 1226 à la Portioncule, près d’Assise. Sa fête liturgique est célébrée le 4 octobre.

    Mais il ne s’agit pas seulement d’une commémoration de deux jours : l’Église catholique a fait de toute l’année 2026 une Année jubilaire franciscaine, ouverte le 10 janvier 2026 et qui se prolongera jusqu’au 10 janvier 2027. Léon XIV a voulu que ce centenaire soit placé notamment sous le signe de la paix, de la fraternité et du témoignage évangélique.

    Assise, épicentre des célébrations

    C'est naturellement à Assise que les manifestations prennent leur dimension la plus spectaculaire. Les 3 et 4 octobre, des milliers de pèlerins sont attendus dans la cité ombrienne.

    Ce samedi 3 octobre, la commémoration proprement dite du Transitus — le « passage » de François de cette vie à l'autre — aura lieu à Sainte-Marie-des-Anges, autour de la Portioncule où il mourut. Les premières vêpres seront présidées par Mgr Giuseppe Baturi, avec la présence notamment du cardinal Ángel Fernández Artime, légat pontifical pour les basiliques d'Assise, et des responsables des différentes familles franciscaines.

    Un geste particulièrement symbolique a été proposé aux communautés chrétiennes du monde entier : faire sonner les cloches des églises simultanément, afin que la mort du Poverello soit commémorée non seulement à Assise mais dans une véritable communion mondiale.

    Une année qui dépasse largement l'Italie

    L'événement est véritablement mondial. Les familles franciscaines — franciscains, franciscaines, clarisses, capucins et autres communautés issues du mouvement franciscain — organisent des célébrations, pèlerinages, conférences, veillées et initiatives pastorales dans de nombreux pays.

    L'un des aspects importants du jubilé est d'ailleurs l'indulgence plénière accordée aux fidèles qui accomplissent les conditions habituelles et visitent en pèlerinage une église ou un lieu franciscain.

    La célébration prend donc des formes très diverses : liturgie, pèlerinage, catéchèse, culture, œuvres de charité et initiatives en faveur de la paix.

    Les reliques de François : un moment exceptionnel

    L'un des grands moments de l'année a déjà eu lieu en février-mars : les restes de saint François ont été exposés à la vénération des fidèles dans la basilique d'Assise, du 22 février au 22 mars. Il s'agissait d'une exposition exceptionnelle, permettant aux pèlerins de se recueillir directement devant les reliques du saint.

    Cet aspect est important : le jubilé n'est pas conçu uniquement comme un anniversaire historique ou culturel. Il entend renouer avec une mémoire spirituelle et corporelle du saint, en invitant les fidèles à « marcher » à sa suite.

    De la création à la paix

    Le centenaire est aussi l'occasion de remettre en lumière les grands thèmes associés à François : la pauvreté évangélique, la fraternité, la paix, la réconciliation et la sauvegarde de la création.

    À Assise, le Temps de la Création, du 1er septembre au 4 octobre, a ainsi été placé cette année sous le signe de « l'eau vive ».

    Mais il serait réducteur de faire de François uniquement le « saint de l'écologie ». Dans son message d'ouverture du jubilé, Léon XIV insiste surtout sur le Christ, l'Évangile et la paix. Le pape rappelle notamment le salut franciscain : « Le Seigneur te donne la paix », et souhaite que le message de paix de François résonne dans l'Église et dans la société contemporaine.

    Même à Liège…

    Le 800e anniversaire est d'ailleurs célébré très concrètement en Belgique. À Liège, le sanctuaire Sainte-Julienne de Cornillon organise du 2 au 4 octobre un véritable week-end franciscain : projection du film de Zeffirelli, spectacle de marionnettes pour enfants, exposition autour du Cantique des créatures, messe solennelle, repas préparé par les clarisses et promenade historique sur les traces des franciscains dans la ville.

    Et l'on retrouve cette diversité ailleurs : à Padoue, par exemple, la basilique Saint-Antoine organise le Transitus le 3 octobre, une messe solennelle le 4 et une « Nuit de saint François » destinée particulièrement aux jeunes.

    Un anniversaire qui pose une question beaucoup plus actuelle

    Au fond, le 800e anniversaire pose une question assez saisissante : qu'est-ce que saint François peut encore dire au christianisme et au monde huit siècles après sa mort ?

    L'Église semble répondre en mettant moins l'accent sur une simple célébration patrimoniale que sur un retour aux sources : un homme qui a pris l'Évangile au sérieux, jusqu'à la pauvreté, la fraternité, la rencontre de l'autre, la paix et finalement l'accueil de la mort comme une « sœur ».

    C'est précisément ce que souligne Léon XIV dans son message : François a « écrit le mot du salut du Christ » dans le cœur de ses contemporains et son message de paix doit encore trouver un écho dans l'Église et la société.

    Ainsi, le 3 octobre n'est pas seulement la date anniversaire de la mort d'un grand saint médiéval : il constitue le sommet d'une année entière durant laquelle l'Église cherche à faire de François d'Assise une figure vivante de l'Évangile.

    Et le choix du terme « Transitus », plutôt que simplement « mort », est particulièrement significatif : le 3 octobre rappelle non seulement que François est mort en 1226, mais qu'il a voulu faire de sa mort elle-même un dernier acte de confiance en Dieu.

    (avec l'IA)

  • Des centaines d'enfants se joignent au pape Léon XIV pour prier le chapelet pour la paix dans les jardins du Vatican.

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    De Courtney Mares sur OSV :

    Des centaines d'enfants se joignent au pape Léon XIV pour prier le chapelet pour la paix dans les jardins du Vatican.

    Le pape Léon XIV sourit, entouré de centaines d'enfants, tandis qu'il récite le chapelet pour la paix dans la grotte de Lourdes, au cœur des jardins du Vatican, le soir du 1er octobre 2026, mois consacré à la prière du chapelet. (Photo OSV News/Matteo Pernaselci, Vatican Media)

    CITÉ DU VATICAN (OSV News) —  Le pape Léon XIV a récité le chapelet avec des centaines d'enfants et leurs familles à la grotte de Lourdes, dans les jardins du Vatican, le 1er octobre, après avoir invité les catholiques à prier le chapelet tout au long du mois d'octobre pour la paix dans le monde. 

    « Ce soir et dans les jours à venir, nous ne sommes pas seuls dans la prière. Partout dans le monde, un million d’enfants prient avec nous », a déclaré le pape Léon XIV aux enfants. 

    « Un million ! Imaginez : 50 millions de "Je vous salue Marie" s'élevant vers le ciel depuis les quatre coins du monde et dans toutes les langues, demandant la paix et se rassemblant comme dans un seul et immense chapelet, pour embrasser et unir tous les continents, toutes les races et toutes les nations de la planète », a-t-il déclaré.

    La prière avec le pape au coucher du soleil sur les jardins du Vatican s'inscrivait dans le cadre de l' initiative « Un million d'enfants priant le Rosaire », organisée par l'Aide à l'Église en Détresse, une fondation pontificale qui soutient les chrétiens persécutés et souffrants à travers le monde.

    Une campagne de prière d'une semaine cette année

    Pour la première fois, la campagne 2026 se déroule sur une semaine entière, du 1er au 7 octobre, permettant aux diocèses, paroisses, écoles, communautés et familles du monde entier de choisir une journée adaptée à leur contexte pastoral, tout en s'unissant dans la prière pour la paix et l'unité. La campagne se conclura le 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire.

    Le pape Léon est arrivé dans les jardins du Vatican en chantant l'hymne « Jésus-Christ, tu es ma vie » avec les enfants et la foule rassemblée pour la prière. 

    Le pape Léon XIV, entouré de centaines d'enfants, récite le chapelet pour la paix dans la grotte de Lourdes, au cœur des jardins du Vatican, le soir du 1er octobre 2026, mois consacré à la prière du chapelet. (Photo OSV News/Matteo Pernaselci, Vatican Media)
    Le pape Léon XIV, entouré de centaines d'enfants, récite le chapelet pour la paix dans la grotte de Lourdes, au cœur des jardins du Vatican, le soir du 1er octobre 2026, mois consacré à la prière du chapelet. (Photo OSV News/Matteo Pernaselci, Vatican Media)

    « Ce soir, nous sommes réunis pour être avec les deux personnes qui nous aiment plus que quiconque. Savez-vous qui elles sont ? » a demandé le pape. « Le Seigneur Jésus et sa mère Marie, qui ne nous abandonnent jamais et qui sont toujours proches de nous. »

    Au début de la veillée de prière, le pape était accompagné d'un enfant lorsqu'il a apporté un bouquet de fleurs à l'autel de la grotte de Lourdes.

    Ce rassemblement a eu lieu quelques jours seulement après la visite du pape Léon XIV à la grotte mariale originale de Lourdes, en France, où la Vierge Marie serait apparue 18 fois à sainte Bernadette Soubirous en 1858. La grotte de Lourdes située dans les jardins du Vatican date du pape Léon XIII, qui décida vers la fin de sa vie d'y installer une réplique. Elle fut solennellement inaugurée en 1905 par son successeur, le pape Pie X.

    Tandis que le pape s'adressait avec enthousiasme aux enfants et à leurs familles, un jeune enfant traversa en courant les jardins devant lui.

    Le pape Léon a invité les enfants à crier : « Je t’aime, Jésus » et « Je t’aime, Marie ».

    Je prie pour la paix dans le monde entier.

    « Oui, nous vous aimons, Jésus et Marie, et ce soir nous vous demandons un don particulier : la paix pour tous les enfants du monde, surtout pour ceux qui vivent dans des zones déchirées par la guerre, dans tant de pays à travers le monde », a déclaré le pape. « Nous le faisons par la prière du Saint Rosaire, une prière simple que chacun peut réciter. »

    Avant de commencer le chapelet, le pape a expliqué que les enfants allaient méditer sur cinq moments de la vie de Jésus, correspondant aux Mystères Lumineux du rosaire : son baptême dans le Jourdain, les noces de Cana, la proclamation du royaume de Dieu, la Transfiguration et l’institution de l’Eucharistie lors de la Cène.

    « Ce sont des moments où il nous a fait de merveilleux cadeaux que nous ne devons jamais oublier, et pour cela nous voulons le remercier », a-t-il ajouté.

    Les enfants ont récité le « Je vous salue Marie » en plusieurs langues, dont l'italien, l'arabe, l'ourdou, l'allemand et l'espagnol, offrant des dizaines de chapelets pour la paix en Syrie, au Liban, au Soudan du Sud, à Cuba, au Venezuela et dans d'autres pays. 

    Un jeune homme récite un mystère du rosaire tandis que le pape Léon XIV et des centaines d'enfants prient le rosaire pour la paix dans la grotte de Lourdes, au cœur des jardins du Vatican, le soir du 1er octobre 2026, mois consacré à la prière du rosaire. (Photo OSV News/Simone Risoluti, Vatican Media)
    Un jeune homme prie tandis que le pape Léon XIV et des centaines d'enfants récitent le chapelet pour la paix dans la grotte de Lourdes, au cœur des jardins du Vatican, le soir du 1er octobre 2026, mois consacré à la prière du chapelet. (Photo OSV News/Simone Risoluti, Vatican Media)

    L’initiative « Un million d’enfants priant le Rosaire » a débuté au Venezuela en 2005 et s’est depuis transformée en un mouvement de prière mondial impliquant des enfants, des familles, des paroisses, des écoles et des groupes religieux à travers le monde.

    La campagne s'inspire des paroles attribuées à saint Pio de Pietrelcina, plus connu sous le nom de Padre Pio : « Quand un million d'enfants prieront le Rosaire, le monde changera. »

    En 2026, la campagne s’inspire également du message de Notre-Dame de Fatima : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. »

    Des enfants prient pour les régions touchées par les conflits et la pauvreté.

    Des enfants de communautés du monde entier participent à cette initiative, y compris dans des régions touchées par la guerre, la pauvreté et l'instabilité politique.

    Au Soudan, où un conflit en cours a causé des souffrances généralisées, le père Franck Mandozi, de la région pastorale de Kosti, a confirmé que des enfants de plusieurs paroisses et écoles participeraient à l'événement.

    En Amazonie bolivienne, sœur Patricia Alejandra Botello López a déclaré que les enfants d'une communauté indigène Tsimané récitaient déjà le chapelet en tsimané et en espagnol.

    Au Zimbabwe, les enfants de la paroisse Saint-Christophe de l'archidiocèse de Bulawayo doivent se rassembler le 4 octobre. Dans les semaines suivantes, le curé de la paroisse, le père Charles Mafurutu, prévoit également de visiter des communautés isolées et des centres de messe sur l'ensemble du territoire paroissial.

    La prière dans les jardins du Vatican a donné le coup d'envoi du mois d'octobre, que l'Église consacre à la prière du Saint Rosaire.

    Le pape Léon XIV reçoit des fleurs d'un enfant, entouré de centaines d'autres enfants, pour prier le chapelet pour la paix dans la grotte de Lourdes, au cœur des jardins du Vatican, le soir du 1er octobre 2026, mois dédié à la prière du chapelet. À sa gauche, le cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour le service de l'unité des chrétiens. (Photo OSV News/Simone Risoluti, Vatican Media)
    Le pape Léon XIV reçoit des fleurs d'un enfant, entouré de centaines d'autres enfants venus prier le chapelet pour la paix dans la grotte de Lourdes, au cœur des jardins du Vatican, le soir du 1er octobre 2026, mois dédié à la prière du chapelet. À sa gauche, le cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour le service de l'unité des chrétiens. Le bouquet de fleurs a été déposé sur l'autel de la grotte de Lourdes. (Photo OSV News/Simone Risoluti, Vatican Media)

    Lors de son allocution de l'Angélus à Lourdes quelques jours plus tôt, le pape Léon XIV avait invité les catholiques du monde entier à prier le chapelet tout au long du mois d'octobre pour la fin des guerres et la paix entre les nations.

    « J’invite tous les fidèles et toutes les communautés chrétiennes à prier le saint rosaire tout au long du mois d’octobre à venir, avec l’intention particulière que les guerres cessent et que la paix soit établie entre les peuples en conflit », a-t-il déclaré.

    « Accompagnons cette prière d’actes concrets de pénitence et de miséricorde, en nous engageant toujours à favoriser le dialogue et la réconciliation », a-t-il ajouté.

    S'adressant aux enfants dans les jardins du Vatican, le pape Léon XIV a souligné que la prière devait être accompagnée d'actes de charité.

    « Les prières doivent toujours être accompagnées de bonnes actions et d'actes d'amour. C'est ainsi que la paix se développe ! », a-t-il déclaré.

     Courtney Mares est rédactrice pour OSV News, en charge du Vatican. Suivez-la sur X @catholicourtney .

  • Les saints anges gardiens (2 octobre)

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    Les Saints Anges Gardiens (2 octobre) - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../10/.../les-saints-anges-gardiens-5459582.ht...
     
    2 oct. 2014 - De Missel.free.fr : Encore que les Anges Gardiens sont absents de l'index thématique de l'édition française du Catéchisme de l'Eglise...

    Les saints Anges Gardiens (2 octobre) - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../les-saints-anges-gardiens-2-octobre-5186183....
    2 oct. 2013 - Mémoire des Saints anges gardiens (2 octobre) Commentaire du jour ( EAQ ) Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien,...

    Prier son ange gardien (2 octobre) - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../10/.../prier-son-ange-gardien-2-octobre.htm...
     
    2 oct. 2012 - On fait aujourd'hui mémoire des Anges gardiens (voir ICI ) Ange tutélaire, aux soins de qui Dieu m'a spécialement confié, quelles...

    Eglise - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/archives/category/film/index-82.html
    En ce 2 octobre, fête des Saints Anges Gardiens, le Pape François est revenu sur ce « compagnon que Dieu a mis à nos côtés sur notre chemin de vie ».
     

    Notre ange gardien existe

    http://www.belgicatho.be/archive/2014/10/02/notre-ange-gardien-existe-5459924.html

  • À l'occasion de la fête des Saints Anges Gardiens

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    De sur The Catholic Thing :

    À l'occasion de la fête des Saints Anges Gardiens

    Jeudi 2 octobre 2025

    « Ange de Dieu, mon cher gardien, à qui l'amour de Dieu me confie ici. Sois à mes côtés en ce jour, pour éclairer, protéger, gouverner et guider. Amen. »

    Je ne sais combien de fois dans ma vie j'ai prié ces mots. Des milliers, sans doute. C'était l'une des premières prières que j'ai apprises, faisant partie de la routine nocturne de mon enfance, et je l'ai enseignée à mes propres enfants lors de nos prières du soir. Ce n'est pas seulement une prière du soir, bien sûr, et elle mérite d'être répétée fréquemment à toute heure du jour et de la nuit. Si besoin était, la récitation fervente de cette vénérable prière est assortie d'une indulgence partielle.

    La prière elle-même est étonnamment ancienne, remontant au moins au XIe ou XIIe siècle. La vénération des anges, bien sûr, est bien plus ancienne, comme le montre une simple connaissance de l'Ancien et du Nouveau Testament. Une dévotion particulière aux anges gardiens, dont la fête tombe aujourd'hui (le 2 octobre), remonte aux premiers siècles de l'Église. Saint Basile le Grand enseignait au IVe siècle que « chaque fidèle a un ange gardien pour le protéger, le garder et le guider tout au long de sa vie ».

    Le pape saint Jean XXIII (dont la dévotion aux anges pourrait avoir un lien avec son nom de baptême, Angelo) exhortait les fidèles à prier leurs anges gardiens, et ce, souvent. « Chacun de nous est confié aux soins d'un ange », disait-il. « C'est pourquoi nous devons éprouver une dévotion vive et profonde envers notre propre ange gardien, et répéter souvent et avec confiance la prière chère à notre enfance. »

    Pour beaucoup d'entre nous, la Prière de l'Ange Gardien est si étroitement associée à l'enfance qu'il est parfois facile d'associer la dévotion aux anges à l'enfance , une erreur d'autant plus fréquente que les représentations voilées des anges gardiens, souvent présentes dans le kitsch catholique, les rendent encore plus fréquentes . Mais les anges gardiens ne sont pas l'équivalent spirituel de Lassie.

    Le Catéchisme nous rappelle, citant saint Augustin, que « “Ange” est le nom de leur fonction, non de leur nature. Si l'on cherche le nom de leur nature, c'est “esprit” ; si l'on cherche le nom de leur fonction, c'est “ange” : de ce qu'ils sont, “esprit”, de ce qu'ils font, “ange”. » En grec, un ange est un messager.

    Le centre du monde angélique, ce monde des esprits-serviteurs messagers, n’est autre que le Christ lui-même, car, comme le continue le Catéchisme, « Ce sont ses anges… Ils lui appartiennent parce qu’ils ont été créés par lui et pour lui. »

    Les êtres immortels, à l'intelligence et à la volonté pures, qui contemplent éternellement le visage du Père (Mt 18,10) et qui servent parfaitement le Christ Seigneur, ne doivent pas être pris à la légère. Autrement dit, les véritables anges gardiens ne ressemblent en rien au maladroit, quoique attachant, Clarence de « La vie est belle ». Ce sont des créatures, mais elles ne sont ni maladroites ni humaines.

    Non humain, mais supérieur aux humains. Les traductions du Psaume 8 diffèrent, mais l'auteur de l'épître aux Hébreux le cite ainsi : « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui ? Tu l'as fait pour un peu de temps inférieur aux anges . » (Souligné par nous.)

    Saint Thomas d’Aquin a demandé si les anges sont plus à l’image de Dieu que l’homme, ce à quoi il a répondu : « Nous devons admettre que, dans l’absolu, les anges sont plus à l’image de Dieu que l’homme, mais que, sous certains aspects, l’homme est plus semblable à Dieu. »

    Le mystère de l’Incarnation jette la plus grande lumière sur l’implication de l’ Imago Dei pour les créatures humaines, mais la magnificence des anges, dans leur proximité avec la Sainte Trinité, reste intacte.

    L'Église met explicitement en garde contre une vision infantile des anges. Dans un document intéressant (quoique peu lu) de l'ancienne Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, les fidèles sont mis en garde contre certaines « déviations » de la piété populaire à l'égard des anges. L'une de ces déviations est :

    Lorsque les événements quotidiens de la vie, qui n'ont que peu ou rien à voir avec notre maturation progressive sur le chemin vers le Christ, sont interprétés de manière schématique ou simpliste, voire enfantine, de manière à attribuer tous les échecs au Diable et tous les succès aux Anges Gardiens. Il convient de décourager la pratique consistant à attribuer des noms aux Saints Anges, sauf dans le cas de Gabriel, Raphaël et Michel, dont les noms sont mentionnés dans les Saintes Écritures.

    Nos anges gardiens nous servent et nous protègent, non pas parce que nous sommes leurs maîtres, mais parce que le Seigneur le leur ordonne. Nous ne devrions certainement pas leur attribuer des noms – sauf exceptions mentionnées – comme s'il s'agissait d'animaux de compagnie ou d'amis imaginaires.

    L’Église met également en garde contre une autre déviation :

    Quand, comme cela peut arriver parfois, les fidèles sont pris par l’idée que le monde est soumis à des luttes démiurgiques, ou à une bataille incessante entre les bons et les mauvais esprits, ou entre les anges et les démons, dans laquelle l’homme est laissé à la merci de forces supérieures et sur lesquelles il est impuissant ; de telles cosmologies ont peu de rapport avec la véritable vision évangélique de la lutte pour vaincre le Diable, qui exige un engagement moral, une option fondamentale pour l’Évangile, l’humilité et la prière.

    Le combat spirituel est bien réel, sans aucun doute. Mais nous ne sommes pas des semi-spectateurs impuissants, pris dans une lutte qui dépasse notre capacité à nous engager.

    Nous ne devrions jamais sous-estimer la valeur inestimable d'avoir été placés sous la protection et la direction personnelles d'un puissant guide et assistant comme nos anges gardiens. En eux, nous trouvons un rappel réconfortant de l'amour de Dieu pour nous, un rappel éclairant des enjeux de la vie spirituelle et un magnifique rappel de la gloire du Créateur, rayonnant à travers la bonté multiple de tout ce qu'il a créé – le visible comme l'invisible.

  • 1-7 octobre : Un million d’enfants prient le chapelet

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    1-7 octobre : Un million d’enfants prient le chapelet

    1-7 octobre : Un million d’enfants prient le chapelet

    Chaque année en octobre, Aide à l’Église en Détresse organise la campagne de prière mondiale « Un million d’enfants prient le chapelet » pour la paix dans le monde. Cette campagne se déroule du jeudi 1er octobre au mercredi 7 octobre 2026, fête de Notre-Dame du Rosaire.

    Nous invitons les familles, les paroisses et les écoles de notre pays à organiser un temps de prière entre le 1er et le 7 octobre. Ainsi, nous espérons toucher le plus grand nombre d’enfants possible, où qu’ils soient.

    Si vous nous communiquez via notre site web le nombre d’enfants qui prient, nous espérons atteindre officiellement le million d’enfants priants.

    En savoir plus