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Spiritualité

  • Répondre à l'appel de Dieu : la véritable histoire de l'Opus Dei

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    De Benedetta Frigerio sur la NBQ :

    Répondre à l'appel de Dieu : la véritable histoire de l'Opus Dei

    Le co-auteur du premier texte historiographique consacré à l'Œuvre fondée par saint Josémaria Escrivá prend la parole à La Bussola, fruit de recherches archivistiques et d'un amour profond pour le charisme. Près d'un siècle de vie et une multitude d'hommes et de femmes engagés à vivre (et à étudier) la foi.

    21/01/2026

    Wikimedia Commons - Auteur : Pablovarela

    « Un message divin et charismatique reste intact si les personnes de l’institution qui le préserve se l’approprient et le diffusent avec soin », explique à Nuova Bussola Quotidiana José Luis González Gullón, prêtre de l’Opus Dei et professeur d’histoire à l’Université pontificale de la Sainte-Croix. Mais comme cela est impossible sans connaître sa propre histoire, il était essentiel que Gullón, avec John F. Coverdale, également prêtre de l'Opus Dei et ancien professeur d'histoire à l'université de Princeton, entreprenne la publication d'un ouvrage historiographique sur l'organisation charismatique fondée par saint Josémaria Escrivá ( Opus Dei. Une histoire, Ares, Milan, 2025), d'autant plus que « les personnes qui faisaient partie de son cercle proche » ne sont plus parmi nous : « Il était important de retracer ces années, si cruciales pour toute institution : jusqu'alors, aucune histoire n'avait été publiée et, en tant qu'historien et prêtre de l'Opus Dei, je m'interrogeais sur le passé de l'Opus Dei. Après de longues recherches dans les archives, je crois avoir trouvé des réponses que je partage avec tous les lecteurs de ce livre. »

    Pour sainte Thérèse de Lisieux, la sainteté résidait dans l'offrande à Dieu de chaque petit geste, tandis qu'Escrivá soulignait que cela était possible pour chacun, même pour les laïcs. On peut se demander comment, dans le rythme effréné de la vie et de la prière d'aujourd'hui, mettre en œuvre un programme tel que celui proposé par le fondateur de l'Opus Dei.

    Saint Josémaria affirmait que, selon le charisme qu'il avait reçu, l'intensité de notre existence n'est pas un obstacle, mais un chemin pour ceux qui se sentent et vivent comme enfants de Dieu. La proposition d'Escrivá d'être contemplatifs de Jésus dans toutes nos activités est assurément surprenante. Il soutenait que non seulement c'est possible, mais aussi une vocation : Dieu nous appelle à être unis à Jésus où que nous vivions, où que nous travaillions, où que nous soyons. C'est le message évangélique que porte l'Opus Dei. Quant aux moyens d'y parvenir, Escrivá expliquait que nous, chrétiens, entretenons, d'une part, une relation avec Dieu par la prière et la réception fréquente des sacrements de l'Eucharistie et de la Pénitence, ainsi que par l'accompagnement spirituel et la formation aux vérités de la vie chrétienne. En revanche, l'accomplissement le plus parfait de nos activités professionnelles, familiales et sociales réside dans la matière par laquelle nous nous sanctifions, nous épanouissons et nous nous donnons aux autres.

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  • Sainte Agnès (21 janvier), les agneaux et les pallium

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    Aujourd’hui nous célébrons la mémoire de Sainte Agnès. Adolescente et vierge romaine, Agnès a été martyrisée au temps de la persécution de l'empereur Dèce, au IIIe siècle : une persécution si violente que de nombreux baptisés reniaient leur foi devant la menace de mort.

    Le martyre de sainte Agnès a été rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence. Elle périt à l'aube du IVe s., en 303 vers l'âge de treize ans.

    La jeune martyre est souvent représentée par un agneau, à cause de son prénom agnès qui rappelle le mot agneau, ou accompagnée d'un agneau blanc, en main la palme du martyre. Elle est une des saintes protectrices des jeunes et on l'invoque pour obtenir la vertu de chasteté.

    A Rome, Agnès est spécialement honorée, en la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs, qui abrite sa tombe, et a été construite au-dessus des catacombes du même nom.

    A côté de l'église médiévale - une des « sept églises » du pèlerinage de saint Philippe Néri -, on peut encore voir les ruines de l'imposante basilique construite par l’Empereur Constantin.

    L'église romaine de Sainte-Agnès-in-Agone, place Navone, et spécialement dédiée par le diocèse de Rome aux rencontres de jeunes, a été reconstruite sous la direction de Borromini. Elle se dresse à l'emplacement de l'ancien stade de Domitien, au lieu même de son martyr.

    Comme c'est la tradition chaque année en la fête de sainte Agnès, vierge et martyre, le 21 janvier, le pape bénit deux agneaux dont la laine servira à tisser les pallium que le pape remet le 29 juin aux archevêques métropolites nommés dans l'année, en signe de leur communion avec le Successeur de Pierre. Mais aussi en signe de la sollicitude pastorale du bon pasteur qui porte la brebis sur ses épaules.

    La cérémonie a lieu traditionnellement en la chapelle Urbain VIII du palais apostolique. Ces deux petits agneaux sont élevés par les religieuses de San Lorenzo in Panisperna et ils sont présentés au pape par les Chanoines réguliers du Latran qui desservent la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

    Symbole de la brebis perdue, recherchée, sauvée et placée par le Bon Pasteur sur ses épaules, l'agneau est aussi celui du Christ crucifié, selon le titre donné au Christ par saint Jean Baptiste.

    Leur laine sera utilisée par les Bénédictines du monastère romain de Sainte-Cécile pour tisser les palliums de 5 centimètres de large, qui seront ornés de 6 petites croix de soie noire, symbole des plaies du Christ, et de broches d'or gemmé, autrefois utilisées pour fermer le pallium sur le cœur, le dos et l'épaule droite.

    Anciennement, le mot « pallium » désignait un manteau de laine exclusivement attribué au souverain pontife, puis il devint un signe liturgique d'honneur, symbole d'un lien de communion particulier avec le successeur de Pierre pour les évêques à la tête de juridictions métropolitaines.

    Une fois terminés, les palliums sont placés dans une urne de bronze placée dans une niche, juste au dessus de la tombe de l'apôtre, jusqu'au 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul, saints patrons de l'Église de Rome et colonnes de l’Église.

    Le récit le plus ancien de la remise du pallium par le pape à un évêque est le récit de la remise du pallium à Saint Césaire d'Arles par le pape Symmaque, il y a plus de 1500 ans.

  • 20 janvier 1842 : la conversion d'Alphonse Marie Ratisbonne

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    La vie d'Alphonse Marie Ratisbonne après sa conversion

    Le 20 janvier 1842, dans l'église romaine de Sant'Andrea delle Fratte, Ratisbonne, qui avait reçu une célèbre apparition de la Vierge Marie, se convertit. Dès lors, sa vie changea radicalement : il devint prêtre et fonda une congrégation.

    20/1/2026

    Une conversion : un homme entre dans une église. Français d'origine juive, il se moque de tous ceux qui croient en la Vierge Marie et en l'Église catholique. Il entre dans cette église et en ressort catholique. Un éclair, un instant qui change sa vie à jamais. Ces quelques lignes pourraient résumer, de manière concise et sans fioritures, l'histoire d'Alphonse Marie Ratisbonne (1814-1884), qui, ce fameux 20 janvier 1842, en entrant dans l'église romaine de Sant'Andrea delle Fratte, changea radicalement sa vie. À jamais. Il rencontra la Vierge Marie. Jusque-là, une histoire que nous connaissons tous un peu. Mais ce jour-là ne fut pas qu'une simple conversion. Quelque chose de plus radical se produisit : le début d'un cheminement spirituel qui le mena à la prêtrise et même à la fondation d'une congrégation. Les fruits de cette apparition furent donc abondants. Mais revenons sur les étapes de ce voyage qui a commencé précisément dans l'église romaine de Sant'Andrea delle Fratte le 20 janvier 1842.

    Il faut se rappeler qu'au moment de l'apparition, Alphonse était fiancé (et sur le point de se marier) à une jeune fille nommée Flore. Elle était juive, cela va de soi. Et c'est à elle qu'il pensa peu après l'apparition de la Vierge. Il commençait à comprendre que le Seigneur l'appelait à autre chose. Flore était déterminée à ne pas suivre le jeune converti : elle ne voulait pas renoncer à sa foi juive. Ainsi, les deux se trouvèrent contraints de rompre leurs fiançailles. C'est à ce moment qu'Alphonse commença une vie de prière plus intense. Le 12 avril 1842, il écrivit ces mots au curé de Notre-Dame des Victoires à Paris : « Les lettres de ma famille m'ont rendu toute liberté ; je consacre cette liberté à Dieu et la lui offre désormais de toute ma vie pour servir l'Église et mes frères sous la protection de Marie. » Le 20 juin 1842, il entra au noviciat jésuite de Toulouse. Son cheminement spirituel se radicalisa progressivement, le menant à son ordination sacerdotale le 24 septembre 1848. Le nom qu'il choisit, en plus de celui d'Alphonse, fut Marie. Le père Alphonse Marie Ratisbonne était né.

    Le père Alphonse Marie passa une dizaine d'années dans la Compagnie de Jésus. Mais avant de prononcer ses vœux perpétuels, il était en proie à un dilemme : devait-il poursuivre sa mission au sein de la Compagnie de Jésus ou chercher à servir le peuple d'Israël d'une manière qui lui restait encore floue ? C'est alors qu'Alponse eut une révélation. Son frère Théodore, lui aussi converti au catholicisme par le baptême en 1827, quinze ans avant la conversion de son frère, avait fondé la Congrégation des Religieuses de Notre-Dame de Sion. Alphonse commença alors à songer à fonder une branche masculine. C'est ainsi que, le 30 décembre 1852 (près de onze ans après l'apparition de Sant'Andrea delle Fratte), il quitta les Jésuites pour mieux discerner la volonté de Dieu.

    Entre-temps, la société sacerdotale « Saint-Pierre » avait été fondée, germe de la Société des Prêtres Missionnaires de Notre-Dame de Sion, approuvée par l’archevêque de Paris en 1855. Mais la capitale française ne suffisait pas à Alphonse : son ambition était plus vaste. Il pensait à la Terre sainte. Cette destination tant désirée : là où Jésus-Christ était né, mort et ressuscité. Et le Seigneur n’attendit pas sa réponse. Toujours en 1855, le père Jules Level, recteur de l’église Saint-Louis-des-Français à Rome, devait se rendre en Terre sainte avec son frère Nestor. Cependant, ce dernier mourut subitement le 4 janvier 1855. C’est alors qu’Alphonse partit à sa place. Le 13 septembre 1855, Alphonse écrivait : « Toute ma vie, j’ai ressenti une irrésistible attirance pour Jérusalem ; mais à partir de ce moment, je me suis senti à jamais cloué, prisonnier, comme enchaîné. » Ainsi en fut-il : dès lors, Alphonse associa son nom à la Terre Sainte. Il convient de rappeler que son œuvre missionnaire s'inscrivait pleinement dans la continuité de celle de son frère aîné, Théodore. En 1856, les premières Sœurs de Notre-Dame de Sion arrivèrent en Terre Sainte. D'où la nécessité de construire le couvent « Ecce Homo » dans la Vieille Ville de Jérusalem. À cette occasion, des fouilles furent entreprises, qui mirent au jour de nombreuses reliques précieuses, datant d'avant et d'après Jésus-Christ. Parallèlement au couvent, un projet de plusieurs écoles pour enfants fut également mis en œuvre : en 1881, près de 200 enfants étaient inscrits à Ecce Homo. Un autre pensionnat fut également fondé, celui d'Ein Karem : en 1883, il accueillait une centaine d'enfants.

    Ce n'est toutefois qu'après la mort de Théodore et d'Alphonse que la société sacerdotale approuvée par l'archevêque de Paris en 1855 devint une véritable congrégation. En 1893, elle prit le nom de Congrégation des Prêtres Missionnaires de Notre-Dame de Sion, puis, après la Seconde Guerre mondiale, celui de Congrégation des Religieuses de Notre-Dame de Sion. Aujourd'hui, elle est présente au Brésil, en Israël et en France.

    La Vierge Mariefille de Sion : la Vierge apparue à Ratisbonne et qui le convertit au christianisme. Sion, un nom qui s’est « présenté » à Ratisbonne non seulement comme une apparition, mais aussi comme un projet de vie.

  • Saint Sébastien (20 janvier)

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    Saint Sébastien

    Vie et Martyre de Saint Sébastien

    Si de nombreux textes sur la vie de Saint Sébastien fleurissent au cours du Moyen Age, Jacques de Voragine (1228 – 1298), pour sa Légende Dorée, a essentiellement puisé ses sources dans la Passio Santi Sebastiani Martyris, texte  longtemps attribué à Saint Ambroise de Milan (340 – 397).

    Saint Sébastien naît à Narbonne vers 260 d’un père  gallo-romain et d’une mère citoyenne de Milan, tous deux chrétiens. Il s’engage dans l’armée et, apprécié par les co-empereurs Maximien (244 – 310) et Dioclétien (244 – 311), il est nommé commandant de la première cohorte de la garde prétorienne. Il profitait ainsi de son prestige de centurion primipile pour affermir dans leur foi ses coreligionnaires chrétiens condamnés au martyr. Il intervint de même lorsque les frères jumeaux Marcellin et Marc, cédant aux supplications de leurs parents, épouses et enfants, allaient sacrifier aux idoles et renier ainsi leur foi chrétienne. Impressionnés par les paroles du Saint, ils allèrent alors joyeusement au supplice, et leurs parents se convertirent aussitôt, ainsi que leur gardien Nicostrate dont l’épouse Zoé, muette venait d’être guérie par l’intercession du Saint.

    Averti de ce miracle, le préfet de Rome Chromace, très malade, fit venir à son chevet Saint Sébastien et guéri, se convertit aussitôt, ainsi que son fils Tiburce et toute leur maison, à la vraie foi.

    Le préfet Fabien fit exécuter immédiatement tous ces nouveaux convertis, baptisés par le prêtre Polycarpe, et dénonça à Dioclétien comme chrétien Saint Sébastien, le propre chef de sa garde. L’empereur, furieux par ce qu’il considérait comme une trahison, le fit attacher à un poteau et percer de flèches par ses propres soldats.

    Bien que criblé de traits, au point de ressembler à un hérisson, il n’en mourut point, et une pieuse veuve chrétienne – la future Sainte Irène de Rome – le soigna et le guérit de ses multiples blessures.

    A peine rétabli, Saint Sébastien se rendit au Palais et reprocha aux deux empereurs l’injustice et la dureté de leur persécution envers les chrétiens. Il fut immédiatement arrêté, battu à mort puis son corps fut jeté dans l’égout principal de Rome, le Cloaca Maxima. Mais Sainte Lucine, avertie par une vision du Saint, retrouva son corps et le déposa dans les catacombes de la Via Appia. Sur celles-ci, restaurées par le Pape Saint Damase (300 – 384), l’empereur Constantin (274 – 337) fit ériger une basilique, d’abord dédiée aux Saints Pierre et Paul, puis à Saint Sébastien. Mais devant les menaces d’invasions sarrasines, ses reliques furent transférées à Saint Pierre aux Liens.

    Dans la mythologie grecque la peste est représentée par des flèches tirées par le dieu Apollon, si bien que par analogie à son supplice, la sagittation, dont il réchappa, Saint Sébastien deviendra le saint thaumaturge imploré pour se protéger des épidémies de peste très fréquentes au Moyen Age. De nombreuses églises obtinrent des fragments de ses reliques, mais la translation la plus importante fut celle obtenue par l’abbé Hilduin de Saint Denis pour l’abbaye Saint Médard de Soisson mais ces reliques disparurent pendant la destruction de l’église à la Révolution Française.

    Saint Sébastien est fêté le 20 janvier et son attribut est une flèche lorsqu’il n’est pas représenté percé par celles-ci. Il est le Saint Patron de nombreuses villes d’Europe et comme saint militaire, celui des fantassins et des confréries archères.

  • Il y a vingt-cinq ans : la mort de Gustave Thibon

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    Du blog du Mesnil Marie :

    2021 - 19 janvier - 2026
    25ème anniversaire du rappel à Dieu de Gustave Thibon

    1) nouvelle publication : la vidéo "il était une foi" >>>

    http://leblogdumesnil.unblog.fr/2026/01/18/2026-9-gustave-thibon-il-etait-une-foi/

    2) La liste de toutes nos publications concernant Gustave Thibon >>>

    http://leblogdumesnil.unblog.fr/2023/01/18/2023-14-retrospectives-des-publications-de-ce-blogue-relatives-a-gustave-thibon-2008-2023/

  • Omnis terra adoret te, Deus... (Introit pour le 2ème dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus

    Omnis terra adoret te, Deus,
    et psallat tibi;
    psalmum dicat nomini tuo, Altissime..

    Que toute la terre vous adore, Dieu,

    et psalmodie pour vous:
    qu’elle dise un psaume à l’honneur de votre nom, Très-Haut.
    Ps.  1

    Iubilate Deo omnis terra,
    psalmum dicite nomini eius :
    date gloriam laudi eius.

    Jubilez pour Dieu, toute de la terre,
    dites un psaume à l’honneur de son nom:
    rendez gloire à sa louange !

  • Voici l'Agneau de Dieu (2e dimanche du Temps Ordinaire)

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    06-Retable_de_l-Agneau_mystique_-10-.jpg

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,29-34. 
    Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
    c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. 
    Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. » 
    Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui. 
    Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint. '
    Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. » 

    Voici l’Agneau de Dieu (source)

    Homélie du fr. Thierry-Dominique HUMBRECHT o.p., 2dimanche du T.O., année A

     « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Jean le Baptiste l’a dit, en une phrase il a tout dit du message chrétien.

    C’est aussi à notre temps qu’il l’annonce, et notre temps risque de passer à tabac aussi bien celui dont il est question que son porte-parole. Pensez donc : le porte-parole, un prophète qui pointe l’unique Dieu, de préférence aux autres, et qui, en outre, ose dénoncer les unions illégitimes, royales ou non ; cet homme-là n’a pas le droit de diffuser son intransigeance, il mérite la mort, la mort médiatique ou physique, ce qui revient au même. Davantage, est devenu inacceptable l’objet de son message, aujourd’hui comme hier, un Dieu qui s’incarne parce qu’il a des choses à réparer en nous et d’autres à exiger. La religion embourgeoisée en prend un coup, celle qui ne dérange ni l’ordre public ni les familles, où l’on ne touche à rien pour que tout aille bien.

    Pourtant, c’est à cette manifestation qu’il nous faut revenir, comme un résumé de notre foi : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Essayons d’en mesurer la portée, sur Dieu, sur nous, sur notre société. 

    « L’Agneau de Dieu » : nous sommes habitués aux images évangéliques, trop peut-être, elles perdent de leur force. Qui d’entre nous a déjà porté un agneau dans ses bras, un vrai, vivant, cru ? Peut-être personne, ou alors il y a un demi-siècle. Les agneaux nous font sourire, ils sont aussi bêtes que leurs parents, heureusement ils ont un côté mignon. Leur innocence attendrit.

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  • Saint Antoine, maître de vie spirituelle (17 janvier)

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    m094704_00-007466_p.jpgHistoire de saint Antoine (Source)

    Antoine, né vers 251 en Haute Egypte, avait dix-huit ans lorsque moururent ses parents, chrétiens à la fortune considérable, qui lui laissaient le soin d'élever sa petite sœur. Observant et pratiquant, il fut un jour vivement frappé par cette invitation de Jésus : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel : viens et suis-moi ! » (Mat, XIX 21). Il obéit, mais fit toutefois une réserve des ressources nécessaires à sa sœur. Bientôt il fut impressionné par une autre parole du Sauveur : « Ne vous mettez pas en peine du lendemain. » (Mat, VI 34). Il se débarrassa de sa réserve, confia sa sœur à une communauté de vierges, et se retira dans une solitude voisine de Qéman, entre Memphis et Arsinoé ; conduit par un vieil ascète, Antoine partagea son temps entre la prière et le travail. Cette demi-retraite ne lui suffit pas longtemps ; quand sa réputation lui amena trop des visiteurs, il se réfugia dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne où, de temps à autre, un ami lui apportait des provisions. Là commencèrent ses tribulations : le démon lui livrait de furieuses attaques. Un matin l'ami charitable le trouva étendu inanimé sur le sol ; il le rapporta au village où, le croyant mort, on prépara ses funérailles. Antoine reprit ses sens et demanda à être ramené immédiatement dans sa grotte.

    Les assauts du démon continuèrent. Antoine chercha une retraite encore plus profonde, au delà du Nil. Vingt ans, il vécut enfermé dans un château ruiné, toujours aux prises avec Satan.

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  • "Tout le monde te cherche" (Evangile du 14 janvier)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39.

    En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
    Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. 
    Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. 
    Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. 
    La ville entière se pressait à la porte. 
    Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. 
    Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. 
    Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. 
    Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » 
    Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » 
    Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. 

    « Allons ailleurs ! » (homélie du Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.) (source)

    Une activité harassante, au service des malades et des possédés, puis une longue prière en solitude. C’est le rythme du Fils de Dieu. C’est ainsi qu’il vit intensément son union avec le Père qui l’envoie et sa solidarité avec les hommes qu’il vient sauver. Authentiquement homme lorsqu’il est seul devant Dieu ; réelle­ment Fils de Dieu lorsqu’il est perdu dans la foule des hommes : « En tout point semblable à ses frères, et en même temps accrédité auprès de Dieu » (Hb 2,17).

    C’est le même Jésus de Nazareth qui se retire, très tôt le matin, dans un lieu désert, pour éveiller l’aurore, pour accueillir, tourné vers Dieu, la lumière du nouveau jour, et qui élargit chaque jour le champ de sa mission et de son témoignage : « Allons ailleurs, pour que là aussi j’annonce le message ! »

    C’est parce qu’il se livre totalement au Père, dans sa prière silencieuse, que Jésus se laisse prendre par tous ceux et toutes celles qui le réclament. C’est parce qu’il vit dans le Père qu’il peut, sans lassitude, s’en aller ailleurs chaque jour.

    Dans la mesure où grandit notre union de vie avec le Christ vivant, il remodèle notre vie et notre cœur selon cette double communion qui était pour lui l’expression spontanée de son être de médiateur : la communion avec le Père et la communion avec les frères et les sœurs.

    Chaque jour il nous montre le Père et nous manifeste son Nom, et à sa suite nous entrons dans une vraie prière filiale, les mains ouvertes et le cœur libre. Chaque jour aussi il nous éveille à l’universel, à son propre souci du salut des hommes.

    Dans la paix de Dieu, dans la rumeur du monde : notre solitude, comme celle du Christ, est « solitude sonore », toute en écho du silence de Dieu, toute en résonance du monde à sauver. Et c’est le même Esprit qui nous fait à tout instant retomber en prière et qui ranime la flamme des charismes de notre confirmation, nous donnant de grandir comme fils et filles de l’Eglise.

    Léger, secret, discret est l’appel de l’Esprit, qui nous identifie au Christ orant et missionnaire. C’est la voix d’un silence ténu, comme celle qu’entendit Elie à l’Horeb, avant que Dieu le renvoie à l’histoire des hommes, à l’histoire du salut, au travail de rédemption.

    « Allons ailleurs », dit Jésus. « Allons ailleurs » : c’est ce que chacun entend chaque jour au creux de sa foi au Christ. Non pas ailleurs tout seul, par le chemin du rêve, car cet ailleurs-là est souvent, un leurre et une tentation ; mais ailleurs avec Jésus, partout où Jésus va pour sauver : c’est l’ailleurs de la mission universelle, que l’on rejoint sur place par une vie toute livrée à l’Amour, « rien que pour aujourd’hui ».

  • Le pape Léon XIV proclame l'année jubilaire franciscaine avec obtention de l'indulgence plénière

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    D'Almudena Martínez-Bordiú (ACI Prensa) sur CNA :

    Le pape Léon XIV proclame l'année jubilaire franciscaine

    12 janvier 2026

    Le pape Léon XIV a proclamé une « Année spéciale de saint François » pour commémorer le 800e anniversaire de la mort du saint. Durant cette période de grâce, qui s'étendra jusqu'en janvier 2027, les fidèles auront la possibilité d'obtenir une indulgence plénière.

    Cette Année jubilaire franciscaine, considérée comme un don pour toute l'Église et une occasion de véritable renouveau spirituel, a été inaugurée le 10 janvier par un décret émis par la Pénitencerie apostolique du Saint-Siège.

    Jusqu'au 10 janvier de l'année prochaine, les fidèles peuvent obtenir cette grâce dans les conditions habituelles — confession sacramentelle, communion et prière aux intentions du pape — en effectuant un pèlerinage dans n'importe quelle église conventuelle franciscaine ou lieu de culte dédié à saint François, partout dans le monde.

    De plus, les personnes âgées, les malades et ceux qui, pour des raisons sérieuses, ne peuvent quitter leur domicile, peuvent obtenir l'indulgence plénière en participant spirituellement aux célébrations du jubilé et en offrant à Dieu leurs prières, leurs peines ou leurs souffrances.

    Dans un monde où « le virtuel prend le pas sur le réel, où les désaccords et la violence sociale font partie du quotidien, et où la paix devient chaque jour plus précaire et plus lointaine, cette Année de Saint François nous incite tous, chacun selon ses possibilités, à imiter le pauvre d’Assise, à nous modeler autant que possible sur le modèle du Christ », stipule le décret.

    Pour l’Ordre des Frères Mineurs, cette période est aussi l’occasion pour les fidèles de devenir « des modèles de sainteté de vie et des témoins constants de la paix ».

    À l’occasion de cet anniversaire, le pape Léon XIV a adressé une lettre aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine dans laquelle il soulignait qu’« en cette époque, marquée par tant de guerres apparemment sans fin, par des divisions internes et sociales qui engendrent méfiance et peur, il continue de parler. Non pas parce qu’il propose des solutions techniques, mais parce que sa vie nous oriente vers la source authentique de la paix. »

    À cet égard, il a souligné que saint François nous rappelle que « la paix avec Dieu, la paix entre les hommes et la paix avec la création sont des dimensions indissociables d’un seul appel à la réconciliation universelle ».

    Cet article a été initialement publié par ACI Prensa, partenaire hispanophone de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA.

    Almudena Martínez-Bordiú est correspondante à Rome d'ACI Prensa et d'EWTN.

  • À Bruxelles, le cardinal Parolin appelle l’Europe à retrouver l'audace chrétienne

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    D'Augustine Asta sur Vatican News :

    Le Cardinal Parolin dans la cathédrale de Bruxelles le 11 janvier. Le Cardinal Parolin dans la cathédrale de Bruxelles le 11 janvier.
    À Bruxelles, le cardinal Parolin appelle l’Europe à retrouver l'audace chrétienne
    À l’occasion des 800 ans de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège et légat pontifical, a présidé dimanche 11 janvier la messe en la fête du baptême du Seigneur. Devant les autorités religieuses et civiles, il a inscrit l’histoire de cet édifice dans une réflexion plus large sur la mission de l’Église et l’avenir spirituel de l’Europe, marquée selon lui par la fragilité, les fractures et la perte de repères.

    Dans une cathédrale chargée de huit siècles d’histoire, où ont pris place des centaines de fidèles, en premier lieu le couple royal de Belgique, le cardinal Parolin a d’emblée rappelé que la foi chrétienne ne se développe pas en dehors du temps, mais «au cœur de l’histoire, dans des lieux concrets et à travers des communautés réelles». Bien avant la construction gothique du XIIIᵉ siècle, une première chapelle dédiée à saint Michel, puis une église romane, avaient déjà marqué l’enracinement du christianisme sur la colline bruxelloise. Cette lente maturation illustre, selon le légat pontifical, la nature même de l’Église: «une réalité qui ne naît pas d’un geste isolé, mais d’une fidélité transmise de génération en génération, dans laquelle chacun reçoit, garde et transmet ce qui lui est confié». «Huit siècles d’histoire ont vu cette cathédrale accompagner la vie chrétienne de la ville et du pays», a-t-il souligné, évoquant une foi capable d’habiter les questions de son temps, non sans discernement ni conversion. 

    Saint Michel et sainte Gudule, figures d’une Église en équilibre

    Les premières fondations de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, saints patrons de la cathédrale belge, remontent en effet à 1226, lorsque Henri II, duc de Brabant, décida de construire une église à son emplacement actuel, situé au carrefour des routes menant vers la France et vers l'Allemagne. Les saints patrons de la cathédrale incarnent, aux yeux du cardinal, une vocation toujours actuelle. Saint Michel rappelle la «vigilance et le discernement», tandis que sainte Gudule témoigne de la «fidélité quotidienne». Ensemble, a-t-il poursuivi, ils dessinent le visage d’une Église appelée à conjuguer vérité et service, fermeté et douceur.

    Le Secrétaire d’État du Saint-Siège, a estimé que cette «histoire aussi longue ne referme pas les yeux sur le passé, mais les ouvre sur l'avenir», invitant à regarder au-delà des murs de la cathédrale, vers Bruxelles et sa dimension européenne.

    Bruxelles et l’Europe à l’épreuve des fractures

    Située au cœur des institutions européennes, Bruxelles symbolise pour le cardinal Parolin une ville née de la «rencontre et de la capacité à concilier les différences». Mais l’Europe ,a-t-il noté à l’inverse, traverse aujourd’hui, selon lui, «une période de fragilité profonde, faite de peurs et de fractures non seulement politiques et sociales, mais aussi intérieures et culturelles».

    Dans ce contexte, le christianisme  «n'offre pas de solutions techniques, mais propose des valeurs, des valeurs humaines essentielles» a-t-il rappelé. Le christianisme, a-t-il poursuivi, «rappelle que la dignité de la personne précède tout calcul, que la justice grandit en incluant et non en séparant, que la paix naît de la reconnaissance de l'autre et non de l'équilibre des peurs». Citant l’appel lancé par saint Jean-Paul II à Compostelle en 1982, le cardinal a aussi invité l’Europe à «ne pas avoir peur de s’ouvrir au Christ» pour sortir de l’incertitude et de la crainte.

    Une Église appelée à ne pas devenir insignifiante

    Évoquant les figures de Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi, artisans de la réconciliation européenne après la guerre, le cardinal Parolin a souligné l’importance de reconstruire non seulement des structures, mais aussi la confiance. Un défi qui concerne également l’Église aujourd’hui. Pour lui, le danger principal n’est pas d’être numériquement minoritaire, mais de devenir insignifiante. «Ce n’est pas la faiblesse numérique qui fragilise le témoignage chrétien, mais la perte de l’audace évangélique», a-t-il averti, rappelant que l’Église est appelée à rester sel, lumière et levain dans l’histoire.

    “L'Église ne se place pas au-dessus de l'histoire et ne se confond pas avec elle, mais elle la traverse comme une présence qui accompagne, discerne et sert. La tradition chrétienne l'a exprimé avec des images simples et fortes. Elle est une maison parce que Dieu y habite. Elle est un corps parce que le Christ continue à vivre et à agir. Elle est un peuple parce que personne ne croit tout seul. Comme le rappelait les Pères. L’Église est sainte par le don qu'elle reçoit et fragile par les limites de ceux qui la composent.”

    Le baptême du Christ, style de la présence chrétienne

    S’appuyant sur les lectures de la fête du baptême du Seigneur, le cardinal a médité sur le Christ qui choisit d’entrer dans les eaux du Jourdain pour partager la condition humaine. Un geste d’abaissement et de proximité qui révèle un style: celui d’une justice marquée par la douceur et d’une présence qui «passe en faisant le bien». Ce style, a-t-il rappelé, concerne directement les baptisés. «Ce n’est pas nous qui édifions l’Église: nous sommes les pierres que le Seigneur utilise», a-t-il insisté.

    “L’Église grandit lorsque les différences deviennent une richesse et que l'amour est le lien qui les maintiennent unies. Dans ce cheminement, notre regard se pose sur Marie que le Concile Vatican deux contemple dans le mystère du Christ et de l'Église. En elle, l'Église apprend que la fécondité ne naît pas de la force des structures, mais de la disponibilité à l'action de Dieu, non pas de la visibilité immédiate, mais de la fidélité patiente.”

    Une prière pour Bruxelles, la Belgique et l’Europe

    Pour finir, le cardinal Parolin a confié à l’intercession de Marie l’Église, la ville de Bruxelles, la Belgique, l’Europe et la communauté des nations. Il a exprimé le souhait que la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule demeure «une maison ouverte et un espace de communion», capable de former des consciences à la justice, à la responsabilité et à l’espérance.

  • Saint Hilaire, défenseur de la foi et premier docteur de l'Eglise latine

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    saint_hilaire_poitiers_m.jpgBenoît XVI a consacré son enseignement à cette grande figure du 4e siècle lors de l'audience générale du 10 octobre 2007 :

    Chers frères et sœurs,

    Aujourd'hui, je voudrais parler d'un grand Père de l'Eglise d'Occident, saint Hilaire de Poitiers, l'une des grandes figures d'Evêques qui ont marqué le IV siècle. Au cours de la confrontation avec les ariens, qui considéraient le Fils de Dieu Jésus comme une créature, certes éminente, mais toutefois uniquement comme une créature, Hilaire a consacré toute sa vie à la défense de la foi dans la divinité de Jésus Christ, Fils de Dieu et Dieu comme le Père, qui l'a engendré de toute éternité.

    Nous ne disposons pas d'informations certaines sur la plus grande partie de la vie d'Hilaire. Les sources antiques disent qu'il naquit à Poitiers, probablement vers l'année 310. Issu d'une famille aisée, il reçut une solide formation littéraire, bien évidente dans ses écrits. Il ne semble pas qu'il ait grandi dans un milieu chrétien. Lui-même nous parle d'un chemin de recherche de la vérité, qui le conduisit peu à peu à la reconnaissance de Dieu créateur et du Dieu incarné, mort pour nous donner la vie éternelle. Baptisé vers 345, il fut élu Evêque de sa ville natale autour de 353-354. Au cours des années suivantes, Hilaire écrivit sa première œuvre, le Commentaire à l'Evangile de Matthieu. Il s'agit du plus ancien commentaire en langue latine qui nous soit parvenu de cet Evangile. En 356, Hilaire assiste comme Evêque au Synode de Béziers, dans le sud de la France, le "synode des faux Apôtres", comme il l'appelle lui-même, car la réunion fut dominée par des Evêques philo-ariens, qui niaient la divinité de Jésus Christ. Ces "faux apôtres" demandèrent à l'empereur Constance la condamnation à l'exil de l'Evêque de Poitiers. Hilaire fut ainsi obligé de quitter la Gaule au cours de l'été 356.

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