Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Spiritualité

  • Fête-Dieu : le grand retour des processions

    IMPRIMER

    Bien que non exhaustif, cet article de Clément Laloyaux sur cathobel met en évidence le retour à une célébration fervente de la Fête-Dieu à travers le pays (on aurait pu y ajouter des processions qui se sont déroulées ailleurs, notamment à Tancrémont ou à Verviers) :

    Fête-Dieu : de Liège à Bruxelles, les processions ont rassemblé des milliers de fidèles (photos)

    Fête-Dieu : de Liège à Bruxelles, les processions ont rassemblé des milliers de fidèles (photos)
    Animée par des cors de chasse, la procession s'étire dans les rues de Liège. © Dominique Servais/via Diocèse de Liège

    8 juin 2026

    À Madrid, plus d'un million de fidèles ont accompagné le pape Léon XIV lors de la procession de la Fête-Dieu. En Belgique aussi, la solennité du Corps et du Sang du Christ a donné lieu à de nombreux rassemblements. De la Cité ardente, où cette fête est née au XIIIe siècle, jusqu'aux rues d'Ixelles et les villages ardennais, retour sur quelques processions marquantes chez nous.

    Née à Liège en 1246 sous l'impulsion de sainte Julienne de Cornillon, la Fête-Dieu est aujourd'hui célébrée partout dans le monde. Désignée de diverses façons - "Fête du Saint-Sacrement", "Corpus Domini" ou encore "Corpus Christi" - elle porte dans l'Eglise le nom officiel de "Solennité du corps et du sang du Christ". Quel que soit le nom retenu, cette fête rappelle la présence réelle de Jésus Christ dans le sacrement de l'Eucharistie, à travers le pain et le vin consacrés.

    Si la plupart des paroisses et communautés la célèbrent le dimanche suivant la Trinité, les Liégeois restent fidèles à la date historique du jeudi. Cette année encore, processions, bénédictions et temps de prière ont rassemblé des milliers de fidèles à travers le pays.

    Liège : un millier de fidèles pour la 780e Fête-Dieu

    Berceau historique de la Fête-Dieu depuis 1246, Liège a vécu une édition particulièrement solennelle. Pour cette 780e célébration, la ville accueillait le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

    La basilique Saint-Martin affichait complet pour la messe présidée par le cardinal italien. Dans son homélie, celui-ci a rappelé que "l'Eucharistie est la source et le sommet de toute vie chrétienne dans le Christ". À ses côtés se trouvaient notamment Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, le nonce apostolique Mgr Franco Coppola ainsi que Mgr Ihor Rantsya, récemment élu évêque de l'Éparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris.

    Le nonce apostolique Mgr Franco Coppola porte le Saint-Sacrement sous le dais, lors de la procession de la Fête-Dieu. © Dominique Servais/ via Diocèse de Liège

    Après la célébration, la traditionnelle procession des peuples du monde s'est élancée dans les rues de la ville au son des cors de chasse des sonneurs du Bien-Aller. Malgré une météo incertaine, environ un millier de personnes ont participé à la procession.

    La journée s'est achevée par une veillée NightFever à la cathédrale Saint-Paul, illuminée par un millier de bougies pour la paix.

    ▶️ En revoir en vidéo : la messe de la 780e Fête-Dieu et la procession dans les rues de Liège

    À Ixelles, une procession à la dimension interculturelle

    En Belgique, vu que le jeudi n’est plus un jour férié, la Fête-Dieu est solennisée le dimanche qui suit. C'est donc ce dimanche 7 juin qu'ont eu lieu la majorité des processions, comme celle organisée par l'UP Sainte-Croix à Ixelles.

    Partie de l'église des Carmes, avenue de la Toison d'Or, la procession a rejoint l'église Sainte-Croix, à proximité de la place Flagey.

    "Sous un magnifique soleil, la Fête-Dieu a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans les rues d'Ixelles" relate Jean-Louis Hanff, qui y a pris part. "De l'église des Carmes à Flagey, la procession du Saint-Sacrement a illustré une réelle communion et une remarquable dimension interculturelle, portée par des fidèles de tous horizons et de magnifiques chants, notamment africains. Un beau moment de recueillement, de joie et de rencontre au cœur de Bruxelles."

    A Banneux : le Saint-Sacrement porté au milieu des épreuves et des espoirs

    Au sanctuaire Notre-Dame de Banneux, la procession du Saint-Sacrement s'est déroulée sous un soleil radieux dans les allées verdoyantes du site marial.

    Pour les organisateurs, cette démarche ne consistait pas seulement à honorer l'Eucharistie, mais aussi à confier au Seigneur "toutes les pauvretés, les peines et les espoirs" des pèlerins qui viennent chercher ici la source de la Vie. "Que cette présence lumineuse du Christ ravive notre foi et que, guidés par la Vierge des Pauvres, nous devenions à notre tour des porteurs de sa paix et de sa consolation."

    © sanctuaire de Banneux / Facebook

    Sanctuaire sainte-Julienne de Cornillon : une pièce de théâtre a retracé la naissance de la Fête-Dieu

    Réunis ce dimanche 7 juin, sur les lieux où tout a commencé, les fidèles ont pris part au matin à une procession du Saint-Sacrement sur l'esplanade du sanctuaire. Fleurie et joyeuse, celle-ci s'est accompagnée de la récitation de la prière composée par saint Thomas d'Aquin lors de l'institution de la Fête-Dieu en 1264 :

    « Seigneur Jésus-Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d'un si grand amour les mystères de Ton corps et de Ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de Ta rédemption. Toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. Amen. »

    © Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon
     

    Après un repas partagé sous forme de banquet, le groupe théâtral de Cornillon a présenté une pièce retraçant la vie de sainte Julienne et l'étonnante histoire de la création de la Fête-Dieu. Une représentation symboliquement forte, puisque donnée, comme le rappelle, sur l'emplacement-même où cette aventure spirituelle naquit au XIIIe siècle.

    Paroisse Sainte-Catherine : une procession remarquée au cœur de Bruxelles

    Dans le centre de Bruxelles, la paroisse Sainte-Catherine a également célébré la Fête du Corps et du Sang du Christ ce dimanche, par une belle et grande procession chantante.

    Les images diffusées sur Facebook montrent une participation importante de fidèles accompagnant le Saint-Sacrement dans la rue, avant d'entrer dans cette église emblématique de la capitale.

    En Ardenne, deux processions en fanfare

    À La Roche-en-Ardenne, les célébrations se sont étalées sur tout le week-end. Une première procession a parcouru les rues de Hives samedi soir, avant qu'une seconde ne prenne le relais dimanche matin dans les rues de La Roche. Les deux cortèges ont marché en musique, accompagnés par une fanfare.

    Pour l'occasion, les habitants étaient invités à décorer leurs fenêtres et à fleurir le parcours.

    © Chrétiens des deux Ourthes / Facebook

    Namur : messe et procession présidées par Mgr Lejeusne

    Retrouvez ici le compte-rendu de cette journée en compagnie de l'évêque de Namur.

    © diocèse de Namur
  • Liège (église du Saint-Sacrement), 14 juin : concert Bach Inspiration VIII (direction : Patrick Wilwerth)

    IMPRIMER

    Le dimanche 14 juin, à 16h, soyez les bienvenus en l'église du Saint-Sacrement (132 bd d’Avroy, Liège) pour assister au concert Bach Inspiration VIII.

    Le choeur de chambre Praeludium, l'ensemble Ellipse, les hautboïstes Damien Bernard et Armand Rahier sous la direction de Patrick Wilwerth (orgue), interpréteront des oeuvres de Johann-Sebastian Bach et d'autres compositeurs contemporains de ce génie ou qui se sont inspirés de son oeuvre.

    Info/réservations : patrickwilwerth@icloud.com 

  • Le pape exhorte les jeunes Espagnols à se marier et à fonder une famille

    IMPRIMER
    L’expression « N’ayez pas peur » est entrée dans l’histoire de l’Église avec Saint Jean-Paul II, qui l’avait lancée lors de sa messe d’inauguration du pontificat en 1978. Près d’un demi-siècle plus tard, le pape Léon XIV a repris ce thème devant des centaines de milliers de jeunes réunis à Madrid

    Devant une foule immense rassemblée place de Lima à Madrid, le pape Léon XIV a adressé samedi soir un message particulièrement remarqué à la jeunesse espagnole. Alors que l’Espagne connaît l’un des taux de natalité les plus faibles d’Europe et une crise démographique persistante, le Saint-Père a encouragé les jeunes à ne pas renoncer aux grandes vocations de la vie chrétienne. (Tribune Chrétienne)

    VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    EN ESPAGNE

    (6-12 JUIN 2026)

    VEILLÉE DE PRIÉRE AVEC LES JEUNES

    DISCOURS DU SAINT-PÈRE

    Place de Lima (Madrid)
    Samedi 6 juin 2026

     

    (1) Nous savons que saint Augustin est très important pour vous, mais quels autres saints et quelles autres figures de référence vous ont aidé dans votre croissance personnelle en tant que chrétien ?

    (2) J’aimerais maintenant vous interroger sur vos années comme missionnaire au Pérou. Quel souvenir ou quelle expérience de ces années gardez-vous comme un trésor ?
     

    Eh bien, tout d’abord : bonjour à vous tous ! Merci d’être ici et merci de partager votre foi avec tout Madrid et toute l’Espagne. Pour répondre à la première question concernant certains saints qui ont été pour moi des modèles durant mon enfance et ma jeunesse, mais aussi en tant qu’évêque et en tant que Pape… On a déjà mentionné saint Augustin — et nous savons tous que saint Augustin est une figure très importante pour toute l’Église —, mais j’ai également pensé à l’un des Pères de l’Église orientale qui s’appelait saint Jean Chrysostome, son nom signifie “bouche d’or”, un titre que ce Père de l’Église a mérité parce qu’il avait une très belle éloquence. Avant son baptême, qui eut lieu en 368 après J.-C., il étudiait la philosophie. Il se consacra ensuite à l’exégèse des Saintes Écritures, en compagnie d’autres jeunes d’Antioche, sa ville natale. Après une expérience d’ermite, il se mit au service de l’Église comme prêtre et ensuite comme évêque. Et j’en profite pour vous dire à tous : n’ayez jamais peur d’envisager un appel à la vie sacerdotale, à la vie religieuse ou à d’autres services au sein de l’Église ! Car Jean Chrysostome, qui portait dans son cœur cet amour pour la Parole de Dieu, après être devenu prêtre puis évêque, a donné un témoignage extraordinaire, surtout par la cohérence de sa vie. S’il prêchait, c’était parce qu’il vivait ce message. Personnellement, j’ai été particulièrement impressionné par ses catéchèses, ses sermons, ses homélies et ses écrits, qui allient l’amour de la vérité et la droiture de sa vie. Mais il faisait aussi preuve d’un grand courage. Il n’avait pas peur de parler devant l’Empereur, de dire des choses en faveur de la justice et non pas seulement pour plaire à autrui. C’était un homme de parole.

    Un autre saint auquel j’ai pensé est saint Thomas de Villanueva, un augustin, qui fut appelé à devenir, aussi, pasteur de l’Église. Il était espagnol. Il étudia à l’université d’Alcalá et, par sa sagesse il gagna l’estime de l’empereur Charles Quint. Il fut ensuite nommé évêque de Valence et il entreprit un intense travail de réforme de l’Église, surtout du clergé, exhortant ses frères à la persévérance dans la prière, la vie de chasteté et l’obéissance. En raison de sa charité ardente, il est encore connu aujourd’hui comme “l’évêque des pauvres”. C’est cette charité qui m’a soutenu dans les moments d’épreuve et dans les moments de service.

    Un autre compagnon de route est saint Toribio de Mogrovejo, lui aussi espagnol. Au XVIe siècle, il fut missionnaire au Pérou, où il se consacra avec un grand zèle à l’évangélisation, en étudiant les langues locales. Saint Toribio sut allier une vie intense de prière à un engagement en faveur de la justice, en particulier face aux abus et à la corruption de son époque. C’est pourquoi il est pour moi un modèle de dévouement envers le peuple, en particulier les plus pauvres, au nom du Christ.

    En contemplant la vie de ces saints, comme saint Augustin, je me suis dit : s’ils en ont été capables, pourquoi pas moi ? (cf. Confessions, VIII, 27). C’est une question que je vous confie volontiers, en vous invitant à choisir de bons exemples de vie qui soient attrayants tant pour vous que pour les autres.

    Quant aux années passées au Pérou, en tant que missionnaire et ensuite comme évêque, je me souviens surtout du témoignage de foi des gens, marqués par de nombreuses difficultés, mais pleins d’espoir. C’est précisément la rencontre avec les souffrances comme avec les joies du peuple qui m’a fait grandir sur le chemin à la suite de Jésus. Tout en l’annonçant, j’étais moi aussi transformé par l’Évangile, transformé par la vie et la foi de ces peuples, souvent matériellement très pauvres, mais riches en foi. Et en faisant l’expérience de cette foi dans la parole du Seigneur, j’ai vu comment la Parole de Dieu peut transformer le conflit en paix. Elle peut être une source de réconciliation, de paix et de justice.

     

    (3) Selon vous, comment pourrions-nous reconnaître la voix de Dieu parmi tant d’autres voix ?

    (4) Comment pouvons-nous, nous qui sommes en chemin, accompagner les autres dans leur cheminement vers la découverte de la beauté de la foi ?
     

    Tout d’abord, nous pouvons parler de la manière d’écouter cette voix de Dieu, comment discerner si c’est vraiment Dieu qui nous parle ou autre chose, une autre tentation, une autre difficulté.

    Pour reconnaître la voix de Dieu, le silence peut avant tout nous aider, je pense qu’il est très important que chacun d’entre nous s’efforce de développer sa capacité à rester en silence. Souvent, nous avons nos écouteurs, nous écoutons de la musique, nous nous laissons distraire et nous ne savons pas rester en silence. Je crois que c’est souvent précisément dans cette expérience du silence que Dieu peut nous parler ou que nous pouvons discerner la voix de Dieu. Lorsque nous recherchons le silence, nous décidons de ce que nous ne voulons pas entendre et des bruits qui ne doivent pas nous distraire. En nous libérant du vacarme de mille voix, nous reconnaissons que certaines trompent nos désirs, d’autres nous achètent sans nous nourrir, d’autres encore parlent par intérêt. Dans le silence, nous comprenons que les idéologies passent, tandis que la vérité demeure. Je voudrais également souligner ici l’importance de la recherche de la vérité, car de nombreuses voix et de nombreuses informations sur les réseaux sociaux nous trompent et nous racontent des mensonges. Recherchez toujours la vérité ! Dieu est la vérité ! Si cela vous éloigne de Dieu, ce n’est pas la vérité ! Ne l’oubliez pas !

    Deuxièmement, soyez certains que Dieu connaît bien ta voix, votre voix : Il vous écoute et vous répondra. Ne craignez pas d’exprimer ce que vous ressentez dans votre cœur. Il y a un psaume qui dit : « Lui qui forma l’oreille, Il n’entendrait pas » (Ps 94, 9). Notre dialogue intérieur se transforme en prière, en louange et en supplication lorsqu’il est confié à Celui seul qui peut l’entendre. La prière est une voix libre précisément parce qu’elle ne s’exprime pas pour rendre des comptes, pour prouver que nous sommes prêts ou pour nous donner de l’importance. Lorsque nous nous faisons nous-mêmes prière, le Seigneur nous répond par son Verbe, qui s’est fait homme pour nous, en affirmant qu’Il nous aime de tout son être.

    Troisièmement, pour reconnaître la voix de Dieu, il faut écouter la Parole. La Parole de Dieu est vivante parce qu’elle est le Christ, dont la voix continue de résonner dans l’Église qui est son Corps. Il accomplit toutes les Écritures, cet ancien et ce nouveau Testament donnés aux hommes comme promesse de salut. L’adoration eucharistique aussi, que nous vivons ensemble ce soir, est précisément le lieu idéal pour garder le silence, libérer notre cœur et “être” nous-mêmes devant le Seigneur, en dialoguant avec Lui, de sorte qu’Il s’exprime avec éloquence dans son amour devenu nourriture pour toute l’humanité.

    En outre, chers jeunes, pour accompagner les autres à découvrir la beauté de notre foi, rappelez-vous qu’aucun de nous n’est né maître, et que devant le Seigneur, nous sommes tous des disciples. Partagez donc votre cheminement spirituel, témoignez-en par la cohérence de votre vie : la volonté de suivre Jésus vous renouvellera constamment, surtout dans les moments de lassitude. À cet égard, il est important de comprendre que personne n’est seul à croire en Jésus. Regardez combien vous êtes nombreux ici ! Et de la même manière, au sein de la communauté, dans les groupes de jeunes, au sein de la famille, nous pouvons tous découvrir la beauté de notre foi. Car en partageant votre cheminement spirituel la volonté de suivre Jésus vous renouvellera sans cesse. Il marche à notre rythme et éclaire notre chemin. À l’exemple du Maître : c’est ainsi que je vous invite à agir, en tant que pasteurs, éducateurs et comme des amis. Si vous priez avec amour, les jeunes apprécieront l’importance de la prière. Si vous brûlez de foi, vous transmettrez son feu vivant. Cherchez tous dans vos cœurs ce feu de l’amour de Dieu ! Car c’est là que se trouve la présence de Jésus, et la présence proche de Jésus se fait sentir même dans les moments où nous tombons, car Jésus ne nous abandonne pas. C’est aussi lorsque nous devenons une main tendue, une étreinte fraternelle, lorsque nous cherchons des occasions de servir les autres et lorsque nous cherchons comment toucher la vie de l’autre à travers ses blessures, sa tristesse, ses difficultés. C’est là que la foi en Jésus-Christ prend vie, et c’est là que Jésus nous aidera à nous soutenir mutuellement sur le chemin.

     

    (5) Comment pouvons-nous, jeunes chrétiens engagés, vivre au sein de cette société ?

    (6) Quelle est la mission concrète que vous nous confiez, à nous, les jeunes de l’Église ?
     

    Eh bien, félicitations pour ton mariage, Fernando ! J’ai vu ici d’autres couples qui vont se marier : félicitations et que Dieu vous bénisse ! Car, si j’ai dit tout à l’heure « n’ayez pas peur d’envisager une vocation », le mariage est lui aussi une vocation. N’ayez pas peur du mariage et de fonder une famille !

    Au cours des siècles d’histoire de l’Église, nous, chrétiens, avons vécu dans toutes sortes de sociétés, traversant les changements des cultures que nous avons partagées et contribué à façonner. Il y a un texte ancien, qui s’appelle la Lettre à Diognète, qui nous offre à ce sujet une belle intuition : « Les chrétiens sont au monde ce que l’âme est au corps » (VI). Telle est notre manière de vivre : les disciples de Jésus sont toujours contemporains, mais jamais prisonniers du temps qui passe. Nous sommes libres en Christ ! Et le Christ nous a libérés par son amour. Grâce à cet amour, nous sommes toujours libres face à toute contrainte et à toute tromperie. Nous sommes libres des modes, car nous sommes disciples de la vérité ; nous sommes ouverts à l’avenir, car nous savons que la mort ne nous attend pas. Au contraire, le sens de l’histoire culmine dans la communion éternelle de vie que Dieu prépare pour tous. Dans cette perspective, vous surtout, les jeunes, êtes appelés à donner une nouvelle orientation à la société, en devenant les protagonistes du changement à partir de vos liens quotidiens, de ce que vous vivez en famille, à l’université et au travail. En vous voyant, chers jeunes, pleins de cet enthousiasme motivé par la foi, je me réjouis de penser à votre capacité à témoigner du Christ dans le monde, y compris dans la réalité numérique, pour communiquer les valeurs et la beauté de l’Évangile (cf. Christus vivit, n. 105 ; Salutation lors du Jubilé des missionnaires numériques, 29 juillet 2025).

    Je vous invite donc tous à être ensemble le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5, 13). Pour vivre ainsi, il faut avant tout comprendre la société actuelle, en vivant avec sagesse, afin de pouvoir ensuite la transformer en tant que témoins de l’Évangile. Le jeune chrétien, en effet, rayonne tant dans la joie que dans l’épreuve, donnant du goût à la réalité parce qu’il l’habite comme une personne qui savoure la vie en son for intérieur, sans attendre que la richesse, le plaisir ou le pouvoir lui en donnent la saveur. Telle est notre liberté, qui trouve sa source dans la foi, capable de donner lumière et saveur à toute société, à toute expérience humaine. En revanche, quand la vie n’a plus de goût, c’est comme si elle nous était arrachée : nous ne la sentons plus comme la nôtre. Face au vide de l’indifférence et du conformisme, face à la violence de la guerre et du mensonge, soyez vous-mêmes l’étincelle d’une humanité nouvelle.

    C’est pourquoi je voudrais vous confier à tous une mission : soyez humains. Oui, soyez humains ! : des hommes et des femmes de chair et d’os. Pas des apparences mais des visages fiables. Des personnes qui recherchent la justice parce qu’elles en ont faim, comme du pain quotidien. Des personnes qui désirent une vie honnête et droite, parce qu’elles font volontiers aux autres ce qu’elles voudraient que les autres leur fassent. Soyez humains comme l’est le Christ, l’homme parfait, le Ressuscité qui partage avec nous l’histoire en tout temps. En cultivant cet engagement, regardez les Apôtres, les premiers chrétiens, habitants d’un monde païen. À leur exemple, soyez des missionnaires de l’Évangile face aux pauvretés matérielles et spirituelles de notre temps, sachant bien que notre foi est un style de vie qui s’accomplit dans la charité (cf. Ga 5, 6). Telle est, chers jeunes, la vertu qui change l’histoire plus que toute autre. Vous pouvez changer le cours de l’histoire ! Faites-le avec amour ! Merci beaucoup.

  • En Espagne, le pape propose une feuille de route pour un avenir d'espoir, affranchi des clivages idéologiques

    IMPRIMER

    D'Elise Ann Allen sur Crux :

    En Espagne, le pape propose une feuille de route pour un avenir d'espoir, affranchi des clivages idéologiques.

    8 juin 2026

    MADRID – Le pape Léon XIV, lors de sa deuxième journée en Espagne, a évoqué les riches traditions religieuses du pays et les expressions de piété populaire comme une voie, notamment pour les jeunes, pour sortir des divisions idéologiques polarisées qui paralysent une grande partie de la société mondiale.

    Dans un discours adressé aux acteurs de la culture, de l'art, de l'économie et du sport, il a évoqué la voie à suivre et a souligné la nécessité de former des réseaux fondés sur le respect, le dialogue, la collaboration et l'altruisme.

    Dimanche également, 1,2 million de personnes étaient présentes pour sa messe et sa procession sur la Plaza de Cibeles à Madrid, où le pape a déclaré que la tâche présente et future de l'Espagne est de « veiller à ce que la religiosité qui a façonné et défini ce pays pendant des siècles ne soit pas un musée du passé à visiter, mais une école de foi où s'inspirer encore aujourd'hui ».

    « Il faut que ce soit une école, a-t-il dit, qui nous apprenne à nous agenouiller devant Dieu et devant notre prochain, car nul ne peut s’agenouiller devant le Seigneur et mépriser son frère. »

    Il a souligné la nécessité de dépasser l'égoïsme et d'« être présents dans les réalités et les défis de la société, sans se dérober, mais en s'engageant personnellement dans la construction du bien commun ».

    Le pape Léon XIV effectue actuellement une visite de sept jours en Espagne, avec des arrêts prévus à Madrid, Barcelone et aux îles Canaries.

    La messe de dimanche marquait la solennité de la Fête-Dieu et était suivie d'une procession eucharistique, menée par le Pape, qui marchait sur les tapis de fleurs traditionnels, finement conçus et délicatement préparés pour l'occasion.

    Sa visite intervient alors que l'Espagne, autrefois l'un des plus grands pays d'évangélisation au monde et berceau de certains des saints mystiques les plus célèbres, connaît une sécularisation rapide et que l'Europe, plus largement, est confrontée à une instabilité géopolitique.

    À LIRE AUSSI : En Espagne, le pape oriente l’Europe vers un avenir de foi et de solidarité face aux bouleversements mondiaux.

    Pourtant, malgré une forte baisse du pourcentage de catholiques pratiquants ces dernières années et la tournée de concerts en cours du célèbre chanteur portoricain Bad Bunny à Madrid, cela n'a pas empêché les gens d'affluer aux événements papaux, notamment la messe de dimanche et une veillée de jeunes samedi qui a attiré quelque 600 000 personnes.

    C’est cet instinct catholique que le pape Léon a cherché à exploiter durant ses deux premiers jours à Madrid, et qu’il a mis en avant lors de la messe de la Fête-Dieu dimanche.

    Une ode à la mémoire

    Dans son homélie, le pape a souligné que la dévotion eucharistique est « profondément enracinée dans la foi et l’histoire de votre peuple ».

    Il a évoqué les profondes racines catholiques de l'Espagne, affirmant que les processions de la Fête-Dieu étaient depuis longtemps bien plus qu'une simple « célébration parmi d'autres » au calendrier, mais qu'elles avaient façonné pendant des siècles la piété, l'art et la culture de l'Espagne.

    Les processions, a-t-il déclaré, démontrent que Jésus « n'est pas confiné à l'église, mais qu'il vient à notre rencontre », et elles témoignent de la présence de Dieu dans la vie quotidienne.

    Il a souligné l'importance pour les Espagnols de se souvenir de leurs racines catholiques, affirmant que la fête du Corpus Christi et les processions colorées qui y sont associées devraient être plus qu'une simple « nostalgie mélancolique ».

    « Il s’agit plutôt d’une invitation dans le moment présent, dans notre vie quotidienne, dans nos relations, dans la société et dans la construction de l’avenir », a-t-il déclaré.

    Léon a exhorté les fidèles à revenir à Jésus « avec un amour sincère » et à nouer une relation avec lui, afin de « s’engager sur les chemins de la vie et de l’histoire, apportant au peuple ce fleuve d’eau vive, un fleuve d’amour, de paix, de justice et de joie. »

    « Abreuvons-nous à nouveau à cette source eucharistique, qui ne nous enferme pas dans une dévotion privée, mais nous envoie réconforter nos frères et sœurs, nos familles, les pauvres, les souffrants et ceux qui ont perdu espoir », a-t-il déclaré.

    Cette dévotion, a-t-il déclaré, « nous transforme et fait de nous des acteurs de la transformation de l'histoire, un signe d'espoir pour ceux que nous rencontrons. »

    Un message qui inspire

    Parmi les 1,2 million de personnes présentes à la messe et à la procession du pape dimanche, se trouvaient Ramona et José Antonio Reyes Fernández, accompagnés de leurs fils Pedro et Diego, qui avaient fait leur première communion il y a seulement deux semaines et qui attendaient avec impatience l'arrivée du pape Léon pour lui offrir un lion en peluche.

    S'adressant à Crux Now , Ramona a déclaré que la famille était « incroyablement excitée de voir le pape », qualifiant la visite papale d'« opportunité unique » pour l'Espagne, tandis que son fils Diego ajoutait qu'ils voulaient « écouter ses paroles ».

    La famille, qui avait assisté samedi à la veillée de prière du pape avec les jeunes, un moment d'émotion partagé par beaucoup, a déclaré que le message du pape était essentiel pour l'Espagne et l'Europe. Ramona a ajouté qu'ils avaient écouté le pontife samedi et qu'ils avaient « été touchés de l'entendre parler d'humanité ».

    « Lever les yeux, en fin de compte, signifie regarder vers le haut et sur les côtés, détourner le regard de nos téléphones et de nos ordinateurs. Nous croyons que son message doit atteindre tout le monde, et nous sommes là pour l’écouter et, dès demain, continuer à le diffuser », a-t-elle déclaré.

    Commentant la montée rapide de la laïcité en Europe et dans tout l'Occident, Ramona a déclaré qu'être chrétien et catholique pratiquant « n'a rien d'étrange ; nous ne sommes pas des extraterrestres ».

    « Je crois que ce que [le pape Léon] transmet à cette culture sécularisée, c'est l'Évangile. L'Évangile, c'est l'amour : l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Et c'est précisément ce dont ce monde sécularisé a besoin : plus d'amour pour notre prochain », a-t-elle déclaré.

    Cet amour, a-t-elle déclaré, doit commencer, comme l'a dit le pape Léon XIV, dans la communauté, « en famille, au travail, à l'école, maintenant, avec les personnes qui nous entourent et que nous ne connaissons même pas. L'amour pour tous. »

    De même, Chiara, une Péruvienne qui vit en Espagne depuis 18 ans, a déclaré à Crux Now que « la présence du pape est une expérience émouvante », mais c'est particulièrement vrai pour les Péruviens, car le pape Léon lui-même possède la nationalité péruvienne, ayant œuvré pendant plus de 20 ans au Pérou comme missionnaire.

    Chiara, qui assistait à la procession avec sa mère Maria, a exprimé sa conviction que le voyage papal – le premier en 15 ans – était « un moment historique pour l’Espagne qui permet à tous les peuples d’être unis, tous ensemble, unis au final, grâce au pape.

    « Je pense que cela portera beaucoup de fruits à l'avenir, ce qui signifie que davantage de personnes pourront suivre Dieu et être avec le pape », a-t-elle déclaré, exprimant sa conviction que la présence du pape peut changer le cours du pays.

    « Les grands événements qui marquent un voyage papal, a-t-elle déclaré, permettent à de nombreuses personnes, peut-être moins ferventes ou moins impliquées, de venir le rencontrer. De plus, le pape a délivré des messages que je considère comme très importants, notamment sur l'unité, tant pour notre pays que pour l'Espagne. »

    Elle a exprimé sa conviction que le message du pape porte ses fruits et que « les jeunes, qui en ont besoin et recherchent un sens à leur vie, ainsi que les adultes, peuvent s'unir et que le message de Dieu peut nous atteindre par son intermédiaire. »

    Une voie à suivre

    Pour de nombreux observateurs, l'un des aspects les plus marquants du voyage du pape en Espagne jusqu'à présent a été non seulement l'immensité des foules présentes, mais aussi la capacité de ces mêmes foules à se taire et à se recueillir en prière au milieu d'un monde trépidant et plein de distractions.

    C’est cette disposition à l’écoute que le pape Léon XIV met en avant lors de sa visite, en utilisant un événement sur le thème « Construire des réseaux avec le monde de la culture, de l’art, de l’économie et du sport » à la Movistar Arena de Madrid dimanche soir pour proposer un plan permettant à l’Europe de se libérer des divisions polarisées et d’entrer dans un avenir fondé sur le respect mutuel et la solidarité.

    Dans son discours prononcé lors de cet événement, qui comprenait une intervention de l'acteur et chanteur espagnol Antonio Banderas et des prestations d'autres artistes espagnols de renom, le pape a interrogé les participants sur l'héritage qu'ils laissent à l'avenir « et, par extension, sur le type de communauté que nous sommes en train de construire ? »

    « Notre société possède certes une capacité extraordinaire à produire, à innover et à communiquer ; cependant, il semble que nous ayons encore besoin d’apprendre à préserver l’âme de ce qu’elle engendre », a-t-il déclaré.

    L’Église, a-t-il déclaré, est consciente de ses succès et de ses erreurs passées, mais elle « aspire à rester en dialogue avec le monde contemporain » afin de contribuer à bâtir un avenir meilleur.

    Cet avenir, a déclaré Léon, doit être orienté « vers une vie digne et le bien commun ».

    Interrogeant les participants sur ce que signifie être véritablement humain, il les a exhortés à réfléchir à « ce que nous semons aujourd’hui, ce qui prospère et ce qui dépérit silencieusement dans notre société ; quelles valeurs préservons-nous et lesquelles laissons-nous mourir ? »

    « Ce sont des questions profondes et nécessaires qu’on ne peut ignorer », a-t-il déclaré, et il a souligné la nécessité de construire des réseaux de dialogue entre les individus et les institutions, fondés sur la dignité humaine.

    Cela implique, a-t-il déclaré, que « l’université ne doit ni ignorer le monde du travail ni renoncer à la vérité ; que l’entreprise ne doit pas considérer l’employé comme un simple facteur parmi d’autres dans l’équation de ses intérêts ».

    « Cela exige également que l’art ne soit pas seulement accessible aux élites et que le sport ne soit pas réduit à un spectacle ou transformé en simple commerce ; et que le progrès technologique prenne en compte les personnes âgées, les pauvres et ceux qui n’ont pas voix au chapitre », a déclaré Léon.

    Les chrétiens, a-t-il déclaré, doivent tout fonder sur la dignité humaine inaliénable, « dont le respect est la base du dialogue ».

    Construire des réseaux, c'est aussi créer de la beauté ensemble, et cela exige un service désintéressé, en particulier envers les plus démunis.

    À cet égard, il a souligné que ce sont principalement les personnes et les institutions religieuses qui ont construit et géré des hôpitaux, des écoles et des initiatives de solidarité à travers le monde, et qui continuent d'être à l'avant-garde de la défense de la dignité humaine.

    « C’est pourquoi nous ferions bien de nous demander honnêtement si le monde – et l’Europe en particulier – aurait forgé son identité sans cette influence spirituelle qui a imprégné son histoire », a-t-il déclaré, rappelant les racines profondément chrétiennes de l’Europe laïque.

    Cette question, a-t-il déclaré, est une invitation faite à la société européenne à réfléchir à la question de savoir si l'éternité « peut encore être conciliée avec la vie quotidienne ».

    « Est-il sérieusement possible de croire que l’Europe – que nous aimons profondément – ​​serait la même sans l’influence de la foi ? », a-t-il demandé, plaidant ainsi pour que le continent renoue avec ses valeurs chrétiennes fondatrices.

    Le pontife a souligné la nécessité de prendre soin des pauvres et des exclus, déclarant : « Nous ne pouvons ignorer le fait que la condition des pauvres est un cri qui, dans l'histoire de l'humanité, remet constamment en question nos vies, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques, et l'Église. »

    « Celui qui peut montrer à l’humanité comment restaurer la dignité et l’équilibre, c’est le Christ et l’Église en tant qu’« experts en humanité », a-t-il déclaré, ajoutant que « les structures économiques et institutionnelles ne sont justes que dans la mesure où elles servent le développement intégral de la personne et favorisent la participation responsable de tous ».

    À LIRE AUSSI : Léon XIV : Tirer parti de « l’expertise de l’Église en matière d’humanité »

    Dans son discours lors de cet événement, Antonio Banderas a évoqué sa propre foi et déploré la tendance sociétale à la violence et à l'exclusion, affirmant que l'alliance entre la société civile et l'Église est nécessaire pour relever les défis modernes.

    Constatant que Jésus-Christ est la figure la plus représentée dans l'art, il a déclaré que l'art « doit continuer d'être le miroir qui reflète les vies qui passent à côté d'un voisin blessé » et qu'il doit également être un lieu où les « croyances vides qui ont oublié l'amour » sont dénoncées.

    L’art, a déclaré Banderas, doit être « la voix ou l’avertissement des sociétés qui se sont habituées à l’injustice. L’art doit être une alternative à la violence. À toutes les formes de violence. »

    Appelant à un renforcement des liens entre l'Église et la société civile, il a déclaré que ce rapport « n'est pas seulement opportun : il est nécessaire ».

  • Antonio Banderas confesse au pape : « Je suis victime d’un sortilège divin »

    IMPRIMER

    De Victoria Cardiel sur aciprensa :

    Antonio Banderas confesse au pape : « Je suis victime d’un sortilège divin. »

    Antonio Banderas et le pape Léon XIVAntonio Banderas a livré un témoignage poignant lors de la rencontre du pape Léon XIV avec des représentants du monde de la culture, des arts, de l'économie et du sport à la Movistar Arena de Madrid, le deuxième jour de son voyage apostolique en Espagne. | ​​Crédit : Daniel Ibáñez/EWTN News.

    La rencontre a réuni d'éminentes personnalités de la culture espagnole de renommée internationale, comme l'acteur Antonio Banderas ; le monde du sport était représenté par la légendaire joueuse de badminton Carolina Marín, triple championne du monde ; et le monde universitaire par José María Coello de Portugal, vice-recteur chargé de la planification, de la coordination et des relations institutionnelles de l'Université Complutense de Madrid. À leurs côtés, des représentants des syndicats et des organisations patronales ont fait part de leurs préoccupations et de leurs défis au Pape, dans l'optique de construire ensemble une société tournée vers le bien commun, capable de surmonter la fragmentation et la polarisation.

    Leur présence était, en soi, la preuve que, même dans une société fragmentée, la rencontre est possible. 

    Un événement historique qui répondait à la devise de la première visite papale en Espagne depuis 15 ans, « Levez les yeux », et à l’appel de Léon XIV à construire des réseaux entre différents acteurs sociaux, démontrant qu’au-delà des divergences légitimes, il existe une ferme volonté de bâtir des alliances solides et transversales pour relever les défis de l’avenir.

    L'un des moments forts fut le discours d'Antonio Banderas, dans lequel il récita un texte sur l'union entre la foi et la culture. « Je confesse être sous l'emprise de Dieu », déclara-t-il en regardant le pape droit dans les yeux.

    L'acteur, qui avait dirigé la veille la troupe de la comédie musicale Godspell lors d'une représentation spéciale donnée pendant la veillée de prière avec des jeunes sur la Plaza de Lima, a également évoqué la religiosité populaire de sa ville natale, Malaga, et les processions de la Semaine sainte qui ont marqué son enfance.

    Dans son discours, elle a souligné la capacité de l'art à soulever des questions profondes : « Dans un monde parfois trop simplifié, l'art nous aide à retrouver la profondeur et l'âme que les intelligences artificielles nous volent. »

    Auparavant, l’archevêque de Madrid, le cardinal José Cobo, avait présenté le pape Léon XIV comme un modèle dans la lutte contre l’extrémisme. Dans cette optique, le pape a tenu à souligner que l’Église, depuis ses origines, s’est rangée du côté de la culture et de l’art, favorisant la rencontre des sensibilités diverses dans une quête commune de transcendance.

    Le « désir » de l’Église de rester en dialogue avec le monde contemporain

    « L’Église, consciente de ses succès comme de ses erreurs à travers l’histoire, aspire à rester en dialogue avec le monde contemporain », a-t-il déclaré.

    Dans son discours, Léon XIV a exhorté le monde d'aujourd'hui à ne pas négliger « l'expérience séculaire de l'Église », qui propose sans cesse « des voies vers une vie digne et le bien commun ». À cet égard, il a invoqué saint Paul VI qui, devant les Nations Unies, a rappelé à tous que, quelles que soient les opinions que l'on porte sur le pape, sa mission est bien connue.

    Le pape a également cité son encyclique Magnificat Humanitas , publiée le 25 mai 2025, pour revenir à la question centrale : « Que signifie être pleinement humain ? » À cette question, il a offert une réponse claire : « L’Église, avec humilité mais aussi avec fermeté, partage ce qu’elle a découvert dans l’expérience de la foi : que Jésus-Christ répond aux grandes questions sur la vie humaine et son accomplissement, en ce monde et jusqu’à son aboutissement dans l’éternité. »

    Pour répondre à ces questions, le pape a proposé un dialogue social, qu’il a comparé à l’art du tissage de filets, fondé sur la rencontre, l’écoute, le dialogue et le respect. Cette approche n’est pas nouvelle lors de ce voyage en Espagne. Elle figurait déjà sur ses armoiries épiscopales et s’est confirmée depuis son élection à la papauté – un terme qui signifie « bâtisseur de ponts » – : un pont, d’abord avec Dieu, puis avec les hommes, les sociétés et les cultures.

    Concrètement, il a expliqué que « tisser des réseaux » implique que « l’université ne tourne pas le dos au monde du travail ni ne renonce à la vérité ; que l’activité commerciale ne considère pas l’employé comme un simple facteur dans l’équation de ses intérêts ; que l’art n’a pas pour seul but les élites ; que le sport n’est pas réduit à un spectacle ni transformé en un simple commerce ; que le progrès technologique prenne en compte les personnes âgées, les pauvres et ceux qui n’ont pas voix au chapitre. »

    Dans ce contexte, le Pape, mathématicien de formation, a évoqué avec admiration les grands classiques de la littérature espagnole, citant Lope de Vega, sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix et Calderón de la Barca. Il a également rappelé la sérénité de la prose de saint Thomas d'Aquin, dont nous avons hérité les magnifiques hymnes de la Fête-Dieu, solennité que l'Église célèbre aujourd'hui.

    Pour le pape, tisser des réseaux signifie aussi « servir avec désintéressement », comme l’ont fait des hommes et des femmes à travers les siècles, animés par la foi, en fondant des hôpitaux, des écoles et des œuvres caritatives. C’est pourquoi il a invité chacun à se demander sincèrement si l’Europe aurait forgé son identité « sans l’empreinte spirituelle qui a imprégné son histoire ».

    « Il ne s’agit pas d’une provocation, mais d’une invitation à réfléchir à la possibilité de concilier l’éternité, qui a fait irruption dans le temps et l’espace par l’incarnation de Jésus-Christ, avec le quotidien », a-t-il souligné. Il a ajouté : « Est-il vraiment possible de croire que l’Europe – que nous aimons tant – serait elle-même sans l’empreinte de la foi ? Pourquoi craindre que l’éternité n’imprègne la vie de tous les jours ? »

    Enfin, le Pape a affirmé que le Christ redonne au bien commun toute sa place centrale en tant qu’arbitre qui « apaise la cupidité des uns et nourrit l’espérance des autres, tout en aspirant à les sauver tous ».

  • L'homélie du Pape lors de la célébration de la Fête-Dieu à Madrid

    IMPRIMER

    VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    EN ESPAGNE

    (6-12 JUIN 2026)

    MESSE, PROCESSION ET BÉNÉDICTION EUCHARISTIQUE
    EN LA SOLENNITÉ DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

    HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

    Plaza de Cibeles (Madrid)
    Dimanche 7 juin 2026

    Éminences et Excellences,

    chers prêtres, religieux, religieuses,
    Majestés,
    frères et sœurs,

    le cœur débordant de joie, en ce début de voyage en Espagne, je préside cette célébration en ce jour de la solennité du Corpus Christi.

    Nous sommes réunis autour de l’Eucharistie, don de la présence vivante du Christ parmi nous. C’est lui qui a voulu nous offrir sa vie pour nous faire entrer dans la communion du Père et faire de nous ses enfants. Il est ici, comme le Pain vivant descendu du ciel, qui nous nourrit de la vie même de Dieu, d’un amour plus fort que la mort.

    Ce mémorial du Seigneur présent dans le Pain eucharistique est au cœur de votre foi et de l’histoire de votre peuple. Ici à Madrid, mais aussi dans tant d’autres lieux d’Espagne, le Corpus Christi n’est pas une fête de plus dans le calendrier liturgique, mais un retour aux racines de la foi pour renouveler l’amour et la fidélité à Dieu. Les processions solennelles de ce jour ont façonné pendant des siècles la piété, l’art, la musique, l’architecture et la vie du peuple espagnol. Encore aujourd’hui, elles expriment et manifestent le sentiment spirituel de ce pays à travers la beauté et l’élégance des tapis de fleurs, des autels dans les rues, du soin apporté aux ostensoirs et à leur exposition, ainsi que des chants et des ornements. Il ne s’agit pas d'une manifestation extérieure, d’une survivance folklorique ou d’une simple parure esthétique : il s'agit ici de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et continue de passer au milieu de nous, qui se fait pain pour notre faim de vie et visite les recoins de notre cœur et de notre histoire, même les plus sombres.

    Ainsi, si le Christ se donne en nourriture lors de la célébration eucharistique, la procession dit qu’Il ne reste pas enfermé dans le temple, mais qu’Il sort à notre rencontre. Jésus marche dans les rues, traverse les places, visite nos quartiers, habite les lieux de notre vie quotidienne. Il est le Dieu proche qui marche avec son peuple, le Seigneur de l’histoire, la consolation des faibles, la lumière pour les familles, l’espérance pour les malades, la paix pour ceux qui souffrent. Le Christ qui passe dans les rues dans l’ostensoir est le même qui s’identifie aux pauvres, aux opprimés, à ceux qui sont seuls et sans défense. Ce n’est pas un hasard si ici, en Espagne, l’Église a uni pendant des années la solennité du Corpus Christi à la Journée de la Charité.

    Il ne s’agit pas seulement de sortir l’ostensoir, mais de sortir nous-mêmes de l’égoïsme, de l’indifférence, d’une foi confortable et privée, pour répondre à son invitation à la conversion, changer notre regard, accueillir sa présence qui nous transforme et fait de nous des bâtisseurs d’un monde nouveau.

    C’est pourquoi la mémoire historique des processions du Corps et du Sang du Christ ne se laisse pas emprisonner dans la nostalgie ; elle devient, au contraire, une invitation aujourd’hui, pour notre vie personnelle, pour nos relations, pour la société, pour la construction de l’avenir. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre l’invitation à “se souvenir” que nous avons entendue dans la première lecture : « Souviens-toi de tout le chemin que le Seigneur, ton Dieu, t’a fait parcourir ces quarante années dans le désert » ; souviens-toi de comment, quand tu avais faim, il t’a nourri de la manne. Il s’agit de “se souvenir” précisément pour ne pas oublier qui est le Seigneur et pour ne pas succomber à la tentation de se fier à d’autres idoles et de se nourrir d’un pain qui ne rassasie pas.

    Voici donc une exhortation pour l’Espagne d’aujourd’hui et de demain : que la religiosité qui anime ce pays depuis des siècles ne soit pas un musée du passé, mais une école de foi où on peut encore s’abreuver. Une école qui nous enseigne à nous agenouiller devant Dieu et devant notre prochain, car personne ne peut s’agenouiller devant le Seigneur et mépriser son prochain ; une école qui nous enseigne la gratuité de l’amour qui se fait don, afin qu’il circule parmi nous et brise les chaînes de tout égoïsme ; une école où nous apprenons que Dieu est une présence réelle et que nous sommes nous aussi appelés à être présents dans les situations et les défis de la société, à ne pas fuir et à nous engager personnellement dans la construction du bien commun.

    Frères et sœurs, je souhaite rappeler ici saint Manuel González, l’évêque des tabernacles abandonnés. Sa vie nous rappelle que l’Eucharistie ne doit pas être honorée uniquement lors des grandes célébrations ou de manière occasionnelle, mais aussi dans la fidélité silencieuse de celui qui accompagne le Seigneur par une amitié humble et discrète qui se nourrit jour après jour. Je voudrais également rappeler les vers poétiques de saint Jean de la Croix : « Je connais bien moi la source qui jaillit et coule, bien que de nuit » (Chant de l’âme qui se réjouit de connaître Dieu par la foi). Dans la prison conventuelle de Tolède, où il était incarcéré dans des conditions extrêmement dures, précisément aux alentours de la fête du Corps et du Sang du Christ en 1578, il reconnaît, depuis la nuit de cette prison, la présence cachée du Seigneur d'où jaillit une lumière qui ne connaît pas de crépuscule et d’où coule une vie qui ne s’épuise pas. Jésus Eucharistie est « cette source éternelle qui est cachée », source qui coule et étanche la soif sans éblouir, sans s'imposer par une puissance extérieure, sans se présenter de manière spectaculaire (cf. ibid.).

    Revenons à Lui par un amour sincère. Ouvrons-nous à la rencontre avec Lui, laissons-Le désaltérer les aridités de notre cœur, pour ensuite sortir sur les chemins de la vie et de l’histoire et porter parmi les gens ce courant d’eau fraîche, ce courant d’amour, de paix, de justice et de joie. Buvons à nouveau à cette source eucharistique, qui ne nous enferme pas dans une dévotion privée, mais nous envoie arroser nos frères, les familles, les pauvres, ceux qui souffrent, ceux qui ont perdu espoir. La grâce eucharistique nous transforme, et fait aussi de nous des acteurs de la transformation de l’histoire et un signe d’espérance pour ceux que nous rencontrons.

    Que le Seigneur Jésus présent dans l’Eucharistie fasse de vous le pain rompu, donné et offert, afin qu’une vie pleine jaillisse pour vous, pour vos familles et pour votre pays.

  • Centenaire du monument du Sacré-Coeur de Dison-Andrimont 1926 - 2026

    IMPRIMER

    Capture d'écran 2026-05-19 144250.png

  • La vie de saint Norbert : Comment Jésus peut faire d’une pierre un enfant d’Abraham (6 juin)

    IMPRIMER

    La vie de saint Norbert : Comment Jésus peut faire d’une pierre un enfant d’Abraham (1080-1134) (44 mn) (6 juin) Sujets traités : Une conversion d’origine divine. L’urgence du salut.

  • De quoi l'archevêque Fulton Sheen sera-t-il le saint patron ?

    IMPRIMER

    De

    L'archevêque Fulton Sheen sera le saint patron… de quoi ?

    L'héritage tout entier du vénérable Sheen était animé par une seule mission : amener des âmes au Christ.

    L'archevêque américain Fulton J. Sheen est photographié en train de prêcher (photo non datée). (Photo CNS)
    Lors d'un récent discours devant l'Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires, le pape Léon XIV a donné ce qui est peut-être l'indication la plus claire à ce jour de ce que sera l'héritage du vénérable archevêque Fulton Sheen dans l'Église catholique : saint patron des missionnaires.

    Le Saint-Père a salué la foi et les émissions de Sheen, qui ont « touché des millions de personnes par l’espérance de l’Évangile », y compris le pape Léon XIV lui-même. Il a souligné le rôle de Sheen dans l’apport d’une aide spirituelle et matérielle à l’Église dans les régions les plus pauvres du monde.

    En citant Sheen comme un exemple pour les « directeurs nationaux et diocésains des Œuvres pontificales missionnaires du monde entier », le pape Léon XIV laissait entendre que Sheen deviendrait le saint patron des missions et du travail missionnaire.

    Ayant passé des années à étudier de près la vie de Sheen, je suis convaincu qu'il n'y a rien de plus approprié. Tout son héritage — de sa vie de prière intense et de sa rigueur intellectuelle à son évangélisation récompensée par un Emmy et à ses actions caritatives à travers le monde — était animé par une seule mission : amener des âmes au Christ.

    Cette mission a joué un rôle déterminant dans la production littéraire prolifique de Sheen, dont 66 ouvrages qui restent populaires aujourd'hui. Sheen était réputé pour sa profonde compréhension théologique. Il connaissait Jésus personnellement et savait transmettre ces réflexions avec habileté et clarté aux lecteurs. Certains de ses livres, notamment La Vie du Christ et Un trésor dans l'argile , continuent de se vendre à des chiffres records.

    Sheen a également été un pionnier de la radio et de la télévision modernes dans les années 1930, 40 et 50.

    Son émission primée aux Emmy Awards,  « Life Is Worth Living » , a attiré des audiences record, venues écouter son message d'espoir. Il s'exprimait avec éloquence et son intégrité donnait du poids à ses paroles.

    De plus, son humour autodérisoire témoignait d'une humilité dont les personnalités médiatiques d'aujourd'hui feraient bien de s'inspirer. Nombre d'entre elles seraient fascinées de voir comment l'archevêque captivait des millions d'Américains chaque semaine, armé d'un simple tableau noir et d'une craie.

    L'engagement héroïque de Sheen envers la prière et sa relation personnelle avec le Seigneur ont inspiré ceux qui le connaissaient. Le jour de son ordination, Sheen promit de faire une heure sainte eucharistique quotidienne et continue. Il tint cette promesse jusqu'à sa mort, comme il se doit devant le Saint-Sacrement. Au cours de ces 22 000 heures saintes, Sheen témoigna de la profondeur de son engagement envers le Seigneur dans le Saint-Sacrement. Il exhorta ses pairs à s'engager eux aussi dans cette adoration quotidienne du Seigneur, nous rappelant à tous que nous avons toujours le temps. Nombreux sont ceux qui ont été inspirés à suivre son exemple.

    Sheen a également rapproché les catholiques de la Vierge Marie, à qui il a confié sa vocation et qu'il appelait affectueusement « Belle Dame vêtue de bleu ».

    De plus, Sheen a démontré avec force l'importance d'une solide formation pour rechercher la vérité divine et la partager avec autrui. Passionné par l'apprentissage, il a obtenu de nombreux diplômes, dont un doctorat en philosophie de l'Université catholique de Louvain, en Belgique.

    Il fut également professeur et consacra des décennies à l'enseignement de la théologie et de la philosophie à l'Université catholique d'Amérique à Washington. Il se distingua par la rigueur de ses cours et par sa volonté d'inciter ses étudiants à approfondir leurs connaissances. Les érudits catholiques d'aujourd'hui gagneraient à suivre l'exemple de Sheen.

    Enfin, l'engagement de Sheen au sein de la Société de la Mission pontificale – malgré son succès médiatique international et ses relations prestigieuses – a démontré son amour pour tous les enfants de Dieu et son dévouement total à Dieu plutôt qu'à la gloire personnelle.

    Sheen a fait remarquer que les pasteurs sont responsables d'une paroisse et les évêques d'un diocèse. Pourtant, en tant que directeur de la Propagation de la Foi, Sheen avait le privilège de servir et d'évangéliser le monde entier. Il a embrassé cette responsabilité avec enthousiasme et a consacré des années à collecter des fonds, tant matériels que spirituels, pour les missions à travers le monde.

    L'érudition remarquable de Sheen, ses écrits, sa dévotion à la Vierge Marie, son engagement dans l'évangélisation et son rôle de chef missionnaire révèlent un homme qui a consacré sa vie entière à un seul but : mettre tous les talents que Dieu lui avait donnés au service de l'évangélisation. Tout ce que Sheen entreprenait était pour lui une occasion de gagner des âmes au Christ.

    La vie et l'héritage de Sheen rendent donc les éloges récemment adressés au pape Léon particulièrement significatifs.

    Je me joins à notre Saint-Père pour prier afin que ceux qui servent aujourd'hui dans les missions soient inspirés par l'exemple du bientôt bienheureux Fulton Sheen, dont la vie demeure un puissant témoignage de l'appel missionnaire de l'Église.

  • Magnifique succès de la célébration de la Fête-Dieu à Liège

    IMPRIMER

    Peut être une image de une personne ou plus, foule et texte

    De la page facebook des organisateurs :

    "Nous venons de vivre une magnifique Fête-Dieu ici à Liège. Jésus est vivant. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés qui deviennent son Corps et Son Sang, pour vivifier et unifier l’Eglise.

    Il est intéressant de relever qu’il y avait de très nombreux jeunes parmi les 600 participants à la procession, et ensuite aux plus de 1.000 bougies pour la paix, merci Seigneur <img class="xz74otr x15mokao x1ga7v0g x16uus16 xbiv7yw" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t7c/1/16/1f64f_1f3fc.png" alt="

  • C'est le premier vendredi du mois

    IMPRIMER

    a96d8a5b252b480dcbe03cbd524aa188_w600.jpgParmi les dévotions tombées en désuétude depuis la réforme conciliaire, il y a celle qui consiste à consacrer le premier vendredi du mois au Coeur sacré de Jésus.

    En 1688, au cours d'une apparition à Sainte Marguerite-Marie, Notre-Seigneur Jésus-Christ daigna lui adresser ces paroles : « Je te promets, dans l'excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments ».

    Georges Rouault, le Sacré Coeur

    Lire la suite

  • Saint Boniface : un grand évêque martyr

    IMPRIMER

    225px-St_Boniface_-_Baptising-Martyrdom_-_Sacramentary_of_Fulda_-_11Century.jpgLors de l'audience générale du 11 mars 2009, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse hebdomadaire à saint Boniface. En voici le texte intégral (ZENIT.org)

    Chers frères et sœurs,

    Nous nous arrêtons aujourd'hui sur un grand missionnaire du VIIIe siècle, qui a diffusé le catéchisme en Europe centrale, et dans ma patrie également : saint Boniface, passé à l'histoire comme l'« apôtre des Germains ». Nous possédons beaucoup d'informations sur sa vie grâce la diligence de ses biographes : il naquit dans une famille anglo-saxonne dans le Wessex autour de 675 et fut baptisé avec le nom de Winfrid. Il entra très jeune au monastère, attiré par l'idéal monastique. Possédant de remarquables capacités intellectuelles, il semblait destiné à une carrière tranquille et brillante d'érudit : il devint enseignant de grammaire latine, écrivit plusieurs traités, composa plusieurs poésies en latin. Ordonné prêtre à l'âge de trente ans environ, il se sentit appelé par l'apostolat auprès des païens du continent. La Grande Bretagne, sa terre, évangélisée à peine cent ans plus tôt par les Bénédictins guidés par saint Augustin, faisait preuve d'une foi si solide et d'une charité si ardente qu'elle envoya des missionnaires en Europe centrale pour y annoncer l'Evangile. En 716, Winfrid, avec quelques compagnons, se rendit en Frise (aujourd'hui la Hollande), mais il buta sur l'opposition du chef local et la tentative d'évangélisation échoua. Rentré dans sa patrie, il ne perdit pas courage, et deux ans plus tard il se rendit à Rome pour s'entretenir avec le pape Grégoire II et en recevoir des directives. Le pape, selon le récit d'un biographe, l'accueillit « avec le visage souriant et le regard empli de douceur », et dans les jours qui suivirent il tint avec lui « des conversations importantes » (Willibald, Vita S. Bonifatii, ed. Levison, pp. 13-14) et enfin, après lui avoir imposé le nouveau nom de Boniface, il lui confia avec des lettres officielles la mission de prêcher l'Evangile parmi les peuples de Germanie. 

    illustration : une miniature illustre le double baptême de Boniface

    Lire la suite