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Spiritualité

  • À la veille du voyage du pape Léon en Espagne, un spécialiste de Gaudí déclare : le célèbre architecte se considérait comme « collaborant » avec Dieu

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    De Fionn Shiner sur Crux :

    À la veille du voyage du pape Léon en Espagne, un spécialiste de Gaudí déclare : le célèbre architecte se considérait comme « collaborant » avec Dieu

    2 juin 2026

    À la veille de la visite du pape Léon XIV en Espagne, au cours de laquelle il inaugurera la tour de Jésus à la célèbre Sagrada Familia de Barcelone, un expert de l’œuvre du vénérable Antoni Gaudí a expliqué que le génie de l’architecte était animé par sa foi en Dieu.

    S'adressant à Crux Now, José Manuel Almuzara, qui est également architecte et préside depuis 1992 l'Association pour la béatification d'Antoni Gaudí, a expliqué à quel point la foi de Gaudí était indissociable de son œuvre.

    « Gaudí se considérait comme un collaborateur de la création de Dieu. Il a mis tous ses dons au service de Dieu et de ses clients, travaillant en collaboration pour faire ressortir le meilleur de chaque personne, avec humilité, miséricorde et sacrifice, et à travers des pratiques religieuses qui l’ont aidé à remporter les combats de la vie – la prière, la communion quotidienne, le rosaire, etc. », a déclaré M. Almuzara.

    Le pape inaugurera la Tour de Jésus le 10 juin, ce qu’Almuzara a qualifié d’« événement marquant ».

    Construction de la Torre de Jesucristo de la Sagrada Família

    « La visite du pape Léon XIV pour l’inauguration de la tour de Jésus-Christ est un événement majeur : elle marque l’achèvement de la plus haute tour du temple expiatoire de la Sagrada Família, et celle qui revêt la plus grande charge symbolique », a-t-il déclaré.

    Outre l’inauguration de la tour, le pape célébrera également une messe solennelle à l’occasion du centenaire de la mort de Gaudí.

    L’interview complète est disponible ci-dessous.

    Crux Now : Le pape Léon XIV inaugurera la tour de Jésus lors de sa visite à Barcelone. Qu’est-ce que cela signifie ?

    José Manuel Almuzara : La visite du pape Léon XIV pour l’inauguration de la tour de Jésus-Christ est un événement marquant : l’achèvement de la plus haute tour du temple expiatoire de la Sagrada Família, et celle qui revêt la plus grande charge symbolique. La croix, s’élevant au-dessus des douze apôtres, des quatre évangélistes et de la tour dédiée à Marie, sa Mère, notre Mère. Ce moment rappellera une phrase particulière de Jésus : « Et moi, quand je serai élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12, 32).

    Gaudí disait : « L’Église ne cesse jamais de construire, et c’est pourquoi son chef est le Pontifex — ce qui signifie celui qui construit des ponts — les temples sont les ponts pour atteindre la Gloire. »

    Le pape Léon XIV se rend en Espagne à une époque où la foi du pays est très différente de celle de l’époque de Gaudí. Quel rôle Gaudí peut-il jouer dans l’évangélisation de l’Espagne aujourd’hui ?

    Lors de la consécration de la Sagrada Família, le 7 novembre 2010, Benoît XVI a déclaré : « Gaudí, à travers son œuvre, nous montre que Dieu est la véritable mesure de l’homme. Que le secret de la véritable originalité réside, comme il le disait lui-même, dans le retour à l’origine, qui est Dieu. Lui-même, en ouvrant son esprit à Dieu, a su créer dans cette ville [Barcelone] un espace de beauté, de foi et d’espérance, qui conduit l’homme à la rencontre avec Celui qui est la Vérité et la Beauté même. »

    Benoît XVI a également déclaré que l’une des forces de Gaudí était « de surmonter le fossé entre la conscience humaine et la conscience chrétienne, entre l’existence dans ce monde temporel et l’ouverture à la vie éternelle, entre la beauté des choses et Dieu en tant que Beauté même ».

    Gaudí lui-même a exprimé ses sentiments en ces termes : « Un temple est la seule chose digne de représenter l’esprit d’un peuple, puisque la religion est ce qu’il y a de plus élevé chez l’homme. »

    Que signifiera l’achèvement de la Sagrada Família pour la ville de Barcelone ? Et pour l’Espagne ?

    L'achèvement des travaux architecturaux de la Sagrada Família (indépendamment de la finalisation des éléments décoratifs et symboliques de l'intérieur de la crypte, de la basilique et du cloître) marquera la réalisation d'un rêve né le 19 mars 1882, grâce à un peuple qui l'a rendu possible — et continue de le faire — et qui s'y reconnaît ; c'est sa manière d'être. C’est une œuvre qui repose entre les mains de Dieu et dans la volonté du peuple. L’architecte – et j’ajouterais chacun de ceux qui ont suivi Gaudí –, vivant avec le peuple et tourné vers Dieu, accomplit son œuvre. C’est la Providence, selon ses desseins, qui mène l’œuvre à son achèvement.

    L’achèvement de la Sagrada Família devrait nous aider à rendre gloire à la Très Sainte Trinité — à découvrir ce qui est essentiel en elle, au-delà des sculptures, des formes, de la lumière, de l’acoustique.

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  • L'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin est la promotion du sport

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    De Francesca Pollio Fenton sur EWTN News :

    Voici l'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin.

    « En temps de guerre et de polarisation extrême, le sport est l'une des rares choses qui nous rapprochent », a déclaré le pape dans une vidéo diffusée sur X le 2 juin.

    Voici l'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin.
    Le pape Léon XIV visite l'école pontificale Paul VI à Castel Gandolfo, en Italie, le 17 décembre 2025. | Crédit : Vatican Media
     
    2 juin 2026

    L'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin est la promotion du sport.

    « En temps de guerre et de polarisation extrême, le sport est l'une des rares choses qui nous rapprochent », a déclaré le pape dans une vidéo diffusée sur X le 2 juin.

    Il a ajouté : « Prions en ce mois de juin pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les nations, et qu'il puisse promouvoir des valeurs telles que le respect, la solidarité et l'épanouissement personnel. »

    Dans la vidéo intégrale diffusée sur le site web du Réseau mondial de prière du Pape, le pape Léon XIV récite une prière originale écrite spécialement pour l'intention de prière de ce mois-ci :

    Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

    Seigneur de la vie,
    nous te rendons grâce pour le don du sport,
    pour ceux qui glorifient Dieu par l’exercice de leur corps,
    pour les amitiés qui naissent sur le terrain
    et la joie de jouer en équipe.

    Tu nous enseignes que dans la vie, comme dans le jeu,
    personne ne se sauve tout seul.
    Nous avons besoin des autres pour grandir,
    apprendre le respect, dépasser nos limites
    et célébrer ensemble les victoires obtenues.

    Nous te prions pour que le sport soit toujours
    une école de fraternité et non de rivalité vide,
    un espace de rencontre et non d’exclusion,
    un chemin de paix et non de violence.

    Que ceux qui pratiquent, entraînent ou encouragent
    découvrent dans le sport un langage universel
    qui rapproche les cultures, unit les peuples
    et sème le respect, la solidarité et le dépassement de soi.

    Seigneur Jésus,
    que chaque sport devienne une parabole d’une vie vécue avec toi,
    dans l’effort joyeux,
    avec humilité dans la défaite
    et gratitude dans la victoire que tu nous offres dans ta résurrection.

    Que ton Esprit ne nous manque jamais,
    pour que nous soyons une seule équipe, unie à toi,
    au service de la communion et de la fraternité dans l’histoire.

    Amen.

    L’option « Priez avec le Pape » est accessible sur le site web du Réseau mondial de prière du Pape et sur ses plateformes numériques.

  • Neuvaine au Sacré-Cœur : demeurer dans l’amour du Christ avec « Dilexit nos »

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    De zenit.org :

    Neuvaine Sacré-Cœur

    Neuvaine au Sacré-Cœur : demeurer dans l’amour du Christ avec « Dilexit nos »

    Du 3 au 11 juin 2026, Regnum Christi propose une méditation quotidienne inspirée de l’encyclique du pape François pour préparer la fête du Sacré-Cœur de Jésus

    À l’approche de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, célébrée cette année le 12 juin, la famille spirituelle Regnum Christi propose une neuvaine en ligne intitulée « Demeurez dans mon amour » (Jn 15, 9). Pendant neuf jours, les participants sont invités à approfondir leur relation personnelle avec le Christ à travers une courte réflexion quotidienne inspirée de Dilexit nos, l’encyclique du pape François consacrée au Sacré-Cœur de Jésus.

    Cette démarche s’inscrit au cœur même de la spiritualité de Regnum Christi, qui puise sa source dans l’expérience de l’amour du Christ : « Notre spiritualité est centrée avant tout sur Jésus-Christ et naît de l’expérience de son amour » (Statuts de Regnum Christi, n. 12). Revenir au Cœur du Christ, c’est ainsi revenir à la source de toute vie chrétienne, spirituelle et apostolique.

    Une Église en marche vers le Cœur du Christ

    L’illustration réalisée par l’artiste Tommaso Sacchetti choisie pour cette édition 2026 représente l’Église en pèlerinage, avançant ensemble vers le Christ ressuscité. Au centre de l’image, Jésus montre les plaies de sa Passion et son Cœur ouvert, source de l’amour par lequel il a donné sa vie pour l’humanité et d’où jaillit la grâce qui soutient et guide son Église.

    Ses bras ouverts rappellent l’invitation évangélique : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28). Ils évoquent également l’appel de Jésus à « demeurer dans son amour », fil conducteur de toute la neuvaine.

    Autour de lui apparaissent les différentes composantes du Peuple de Dieu, signe de la diversité et de l’unité de l’Église. Regnum Christi y est représenté comme une famille spirituelle marchant aux côtés de tous les fidèles. La présence de la Vierge Marie, de saint Joseph et des saints rappelle que le chrétien n’avance jamais seul sur le chemin de la foi.

    Inspirée de l’image du Bon Pasteur, la composition invite chacun à se laisser conduire par le Seigneur vers « les verts pâturages » et « les eaux paisibles » du psaume 23, en apprenant de Celui qui est « doux et humble de cœur ».

    Neuvaine au Sacré-Cœur, Illustration de l’artiste Tommaso Sacchetti © Regnum Christi 

    Neuvaine au Sacré-Cœur, Illustration de l’artiste Tommaso Sacchetti © Regnum Christi

    Une réflexion quotidienne tirée de Dilexit nos

    Chaque jour, la neuvaine propose une prière et une brève méditation puisée dans Dilexit nos. À travers les enseignements du pape François, les fidèles sont invités à redécouvrir la profondeur du mystère du Cœur de Jésus, signe de l’amour personnel et concret de Dieu pour chaque homme.

    Cette préparation spirituelle peut être suivie sur téléphone portable et partagée facilement avec la famille, les amis ou les membres d’une communauté paroissiale.

    Sur les réseaux sociaux et WhatsApp

    Comme chaque année, Regnum Christi diffusera également les contenus quotidiens de la neuvaine sur ses réseaux sociaux. Les organisateurs invitent les participants à relayer les publications sur Facebook, Instagram afin d’élargir cette chaîne de prière.

    Il est également possible de recevoir chaque jour les méditations directement sur son téléphone en rejoignant la chaîne WhatsApp de Regnum Christi, permettant ainsi de vivre la neuvaine de manière simple et régulière.

    À travers cette initiative, Regnum Christi souhaite aider les fidèles à préparer la fête du Sacré-Cœur en redécouvrant, avec le pape François, que le cœur du christianisme est avant tout la rencontre avec l’amour du Christ, un amour qui appelle chacun à demeurer en lui et à en devenir témoin dans le monde.

    Neuvaine au Sacré-Cœur : demeurer dans l’amour du Christ avec « Dilexit nos » | ZENIT - Français

  • La procession de la Fête-Dieu refait son apparition à Namur

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    De cathobel :

    A Namur, une procession pour la Fête Dieu

    A Namur, une procession pour la Fête Dieu

    Ce dimanche 7 juin, soixante jours après Pâques, l’Église célèbre la Fête Dieu. A Namur, la messe dominicale célébrée à l’église Saint-Loup et qui sera présidée pour l’occasion par Mgr Lejeusne se poursuivra sous forme de procession. Les fidèles sont bien sûr invités à s’y joindre. Plusieurs haltes sont prévues pour prier mais aussi méditer la Parole biblique.

    La solennité du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ, dite Fête Dieu, est une fête liturgique très ancienne. Elle permet à chacun de s’imprégner de ce qu’est l’essence même de l’eucharistie, la présence de Jésus-Christ dans le pain et le vin consacrés

    Le dimanche 7 juin, la messe célébrée, dès 10h, à l’église Saint-Loup s'arrêtera après la prière qui suit la communion. Elle se poursuivra, vers 11h30, par une procession dans les rues de Namur. L’évêque tenant l’ostensoir marchera sous un dais. L’ostensoir dans lequel une hostie consacrée sera proposée, à la vénération, aux fidèles rencontrés sur le chemin de la procession. L’évêque ne sera pas seul : les prêtres, diacres, les acolytes ainsi que le peuple de Dieu formeront cette procession.

    Une procession durant laquelle plusieurs haltes sont prévues. Le premier arrêt se fera à la chapelle universitaire, rue Grafé. L’équipe chargée de l’animation du lieu prendra en charge le moment proposé aux participants : lecture de la Parole biblique, un moment de méditation avant de repartir vers la deuxième halte. Elle aura lieu, cette fois à la chapelle Notre-Dame du Rempart. Le troisième arrêt est lui prévu dans la cour du Séminaire ou encore devant la grille du bâtiment, en cas de pluie. La procession reprendra pour une ultime halte, à la cathédrale Saint-Aubain. L’entrée du bâtiment, pour des raisons de sécurité, étant interdite, c’est devant les grilles interdisant l’accès à l’édifice que le dernier temps de prière aura lieu, ainsi que la bénédiction finale avec le salut au Saint-Sacrement. Et pour chacun des arrêts, lecture de la parole biblique et méditation.

    Un accompagnement musical est aussi prévu. Et pour le moins original. Le musicien sera installé, avec son piano, dans une remorque.

    Depuis 2009, la Fête Dieu n’avait plus été organisée à Namur (c'est-à-dire depuis que Mgr Léonard avait quitté Namur pour devenir archevêque de Malines-Bruxelles ndB). L’arrivée d’un nouvel évêque et la volonté du Service de la Pastorale Liturgique et de la paroisse cathédrale Saint-Aubain ont fait le reste. La Fête Dieu sera aussi célébrée dans une paroisse proche du centre-ville, la paroisse Sainte-Julienne à Salzinnes. Le 7 juin est, pour les Salzinnois, le jour de la fête de la paroisse.

  • Les saints martyrs de l'Ouganda (Charles Lwanga et ses 21 compagnons) (3 juin)

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    De Nominis (cef.fr) :

    Saints Martyrs de l'Ouganda

    Charles Lwanga et ses 21 compagnons (+ 1886)

    Charles Lwanga, mort le 3 Juin 1886, laïc - Converti par les Pères Blancs, Charles Lwanga, serviteur du roi Mwanga d'Ouganda, fut baptisé en novembre 1885 et brûlé vif au mois de juin de l'année suivante, à Namuyongo, voir aussi saint Charles Lwanda

    martyrs de l'Ouganda

    Martyr du Groupe des 22 martyrs de l'Ouganda. 
    - le 2 février 2023, Anuarite et Bakanja, modèles de foi, courage et pardon (VaticanNews.), le Pape François a mentionné Anuarite et Bakanja, ainsi que saint Kizito et ses compagnons martyrs de l’Ouganda, les présentant comme modèles de foi, de courage, de persévérance et de pardon.
    Les martyrs (+1885, +1886, +1887) - les 22 martyrs de l'Ouganda. Martyrs de la persécution du roi Mwanga de 1885 à 1887 durant laquelle périrent une centaine de jeunes chrétiens, catholiques et anglicans. A cause de la prière et de la chasteté, ils périrent dans d'atroces supplices, dont celui du feu.
    Marchant à la mort Kizito (13 ans) demandait à son aîné, Charles Lwanga: «Donne-moi la main: j'aurai moins peur». Tous les deux ont été proclamés patrons de la jeunesse africaine.
    Un autre, arrivant au lieu du supplice, déclara : «C'est ici que nous verrons Jésus!».
    - Béatifiés par la brève de Benoît XV le 6 juin 1920 (en italien), canonisés par Paul VI, le 18 octobre 1964 à Rome.
    - Album de la canonisation des 22 martyrs de l'Ouganda le 18 octobre 1964 - site des Pères Blancs.
    - Lors de son voyage apostolique en Afrique, devant une foule immense, le Pape François a honoré les martyrs de l'Ouganda, 28 novembre 2015.

    Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons: les saints Mbaga Tuzindé, Bruno Serunkerma, Jacques Buzabaliawo, Kizito, Ambroise Kibuka, Mgagga, Gyavira, Achille Kiwanuka, Adolphe Ludigo Mkasa, Mukasa Kiriwawanvu, Anatole Kiriggwajjo; Luc Banabakintu, martyrs en Ouganda l'an 1886. Âgés entre quatorze et trente ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l'épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo. Avec eux sont commémorés neuf autres: les saints Joseph Mukasa Balikuddembe, Denis Sebuggwawo, André Kaggwa, Pontien Ngondwe, Athanase Bazzekuketta, Gonzague Gonza, Matthias Kalemba, Noé Mawaggali, Jean-Marie Muzei. qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.

    Martyrologe romain

  • La messe traditionnelle en latin est « l'antithèse absolue du monde d'aujourd'hui », déclare Édouard de Habsbourg

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    La messe traditionnelle en latin est « l'antithèse absolue du monde d'aujourd'hui », déclare Édouard de Habsbourg

    L'ancien ambassadeur de Hongrie auprès du Saint-Siège, qui a écrit une nouvelle brochure, se souvient de sa première rencontre déroutante avec l'ancien rite et explique comment, grâce à ce nouvel ouvrage, il entend aider les autres à l'aborder avec compréhension et paix.

    Édouard de Habsbourg
    Edouard de Habsbourg (photo : Edward Pentin photo)

    La messe traditionnelle en latin est devenue ces dernières années un objet de dévotion et de controverse, attirant un nombre croissant de jeunes fidèles malgré les restrictions imposées par Rome.

    Mais pour certains, la première rencontre avec ce rite ancien est marquée par la confusion avant de devenir une porte d'entrée vers une vie de prière plus profonde et un sens renouvelé du sacré. Combler ce fossé de compréhension est l'un des objectifs d'une nouvelle brochure, « À la découverte de la messe en latin : Guide pratique pour les curieux » , conçue comme un guide simple et pratique pour les néophytes en matière de liturgie.

    Discovering the Latin Mass - Sophia Institute Press

    | Presses de l'Institut Sophia

    Son auteur est l'archiduc Édouard de Habsbourg-Lorraine, descendant de la dynastie des Habsbourg et ancien ambassadeur de Hongrie auprès du Saint-Siège (2015-2025). Dans l'entretien accordé au Register le 27 mai, il explique plus en détail les raisons qui l'ont poussé à écrire ce livre, l'influence positive et significative du Vetus Ordo sur sa vie et sa foi, ainsi que sur celles de sa famille, et les raisons de sa popularité croissante auprès des jeunes. Il partage également son point de vue sur les raisons pour lesquelles la liturgie traditionnelle suscite autant de ferveur que d'opposition.

    Monsieur l'Ambassadeur Habsbourg, quels sont vos espoirs quant à l'ouvrage « À la découverte de la messe latine » , et qu'est-ce qui vous a incité à l'écrire ?

    J'ai écrit ce petit livre car, lorsque j'ai assisté à ma première messe traditionnelle en latin, je n'avais pas de brochure explicative pratique sous la main et j'étais complètement désemparée, voire même agacée. Personne ne m'avait préparée aux différences dans presque tous les aspects de la liturgie, et je n'ai donc pas pu l'apprécier pleinement au début. J'espère donc qu'avec ce petit livret en main, les fidèles aborderont leur première messe en latin mieux préparés et sans se braquer d'emblée.

    À qui s'adresse-t-il principalement, et peut-on apporter le livret à la messe pour mieux la suivre et y participer ?

    Ce livre ne s'adresse pas, en premier lieu, aux personnes qui assistent déjà à la messe traditionnelle en latin. Il est plutôt destiné à celles et ceux qui souhaitent l'essayer, soit parce qu'ils en ont entendu parler, soit par simple curiosité pour cette forme du rite romain. Il s'adresse également à celles et ceux que la messe en latin irrite et qui aimeraient voir certains de leurs préjugés dissipés.

    Oui, vous pouvez emporter ce livre à vos deux ou trois premières messes en latin. Il contient une section centrale où j'explique les différentes parties de la liturgie, avec quelques illustrations montrant, par exemple, que lorsque l'enfant de chœur se tient à droite et le prêtre au centre, on peut savoir à quelle partie de la messe nous sommes. Donc, oui, il est tout à fait idéal pour cela.

    Quel impact la messe tridentine a-t-elle eu sur votre propre vie, et quelle importance a-t-elle eu pour vous en tant que parent, notamment pour aider à former vos enfants dans la foi catholique ?

    Merci beaucoup pour cette question. L'impact le plus fort que la messe en latin ait eu sur moi, c'est sur mes enfants. Nous avons tous été élevés dans la foi catholique, allant régulièrement à la messe, récitant nos prières, faisant des pèlerinages, etc. Mais lorsque nous avons découvert la messe en latin il y a environ cinq ou six ans, toute la famille — même ceux qui ne nous rendaient visite que sporadiquement à Rome — a entamé un cheminement spirituel nouveau, approfondissant notre foi, notre relation avec le Christ et notre compréhension de la liturgie.

    Avant tout, j'ai constaté que la vie liturgique imprégnait notre quotidien. Par exemple, je remarque désormais une plus grande ferveur dans la prière quotidienne, la récitation du Rosaire, la pratique des neuvaines et de toutes ces pratiques, ce qui transforme notre vie. J'ai trouvé quelque chose qui a véritablement donné à toute notre famille un nouveau départ dans la foi.

    Pendant des siècles, la famille des Habsbourg a joué un rôle essentiel dans la préservation de l'ancienne liturgie , qui a eu un impact majeur sur la culture et la politique de ses territoires. Percevez-vous votre rôle comme similaire — aider les fidèles à connaître et à aimer la messe tridentine et ainsi contribuer à la préservation de la civilisation catholique européenne, d'autant plus qu'elle est aujourd'hui fortement menacée par la laïcité, l'islam et d'autres forces ?

    Il est, à mon avis, bien trop tôt pour prédire le rôle que jouera la redécouverte de la messe traditionnelle en latin en Europe. Le nombre de fidèles reste encore très faible, et l'immense majorité des catholiques assistent toujours à ce que l'on appelle le Novus Ordo – la messe d'aujourd'hui. Mais je me vois peut-être comme un ambassadeur de la messe traditionnelle en latin auprès de ceux qui n'en ont jamais entendu parler, qui aimeraient la découvrir, ou qui souhaiteraient dépasser leurs préjugés à l'égard de cette forme de rite.

    J'ai commencé à écrire ce livret presque aussitôt après avoir terminé mon mandat de diplomate auprès du Saint-Siège. En tant que diplomate, on doit rester assez discret sur ses préférences, surtout en matière liturgique. Désormais, je suis beaucoup plus libre de parler de ce qui me tient à cœur.

    On observe un regain d'intérêt marqué pour la messe tridentine, notamment chez les jeunes. Comment expliquez-vous cette popularité croissante, d'autant plus qu'elle survient malgré les efforts récents du Vatican pour la restreindre ?

    Vous avez tout à fait raison : les jeunes sont très attirés par la messe traditionnelle en latin. C’est un phénomène que l’on observe partout en Europe et dans le monde, notamment aux États-Unis, en Angleterre, en France, mais aussi en Autriche, en Allemagne et en Hongrie – partout. Vous vous demandez pourquoi. Bien sûr, je ne le sais pas avec certitude, mais j’imagine que c’est l’antithèse même du monde actuel.

    C'est un lieu empreint de recueillement et de silence, un silence absolu. C'est ce silence qui m'a le plus attiré, ainsi que ma famille. On y ressent une profonde ferveur. Je crois que si les jeunes d'aujourd'hui veulent être catholiques, c'est pour vivre une foi authentique et profonde. La messe traditionnelle en latin offre à la fois l'impression et la réalité d'un enracinement très profond. L'étrangeté de la langue latine, la solennité des gestes, tout cela témoigne du sérieux et du caractère sacré de l'événement. Je pense que c'est ce que recherchent les jeunes qui souhaitent bâtir leur vie sur des fondements solides.

    Pourquoi pensez-vous que la messe tridentine suscite des passions aussi vives, tant chez ceux qui souhaitent la préserver que chez ceux qui s'y opposent ?

    Pour commencer par l'opposition, je crois que la résistance acharnée à la messe traditionnelle en latin est due en grande partie à deux facteurs, dont le premier est probablement un préjugé qui remonte aux années 1950 et 1960. Plusieurs générations de prêtres – dont certains sont aujourd'hui évêques – ont grandi avec l'idée que cette messe appartient au passé, qu'il faut l'abandonner pour s'ouvrir à la liturgie contemporaine. On leur a appris qu'il ne fallait pas s'y attarder ni trop s'y complaire, qu'elle est quelque peu mécanique, manichéenne, un vestige d'un autre temps. Tout cela a pu amener certains à grandir avec la ferme conviction qu'il s'agit d'une pratique à dépasser, poussiéreuse et obsolète. Aussi, lorsque d'autres tentent aujourd'hui de la redécouvrir, ils réagissent avec véhémence. Je pense que c'est une explication possible.

    L'autre facteur, bien sûr — et je le trouve fort regrettable — est la manière dont certains catholiques nouvellement convertis, s'exprimant souvent devant leur webcam, se présentent comme défendant la tradition et la messe en latin. Parfois, ils se sentent obligés de parler de façon très agressive et bruyante pour montrer qu'ils sont « vraiment » catholiques. Cela contribue à donner l'image des traditionalistes comme un groupe de personnes rigides, moralisatrices et peu accueillantes.

    Je suis presque certain que nombre des mesures prises ces dernières années contre la messe en latin découlent de cette impression. Internet peut être un excellent moyen de parler de sa foi, mais le faire avec respect, charité et une compréhension des autres formes de vie catholique est sans doute bien plus utile.

    Malgré le regain d'intérêt, le nombre de fidèles reste relativement faible par rapport à l'ensemble de la population catholique. Considérez-vous ceux qui assistent à la messe tridentine comme le « reste », cette minorité créative dont parlait le cardinal Ratzinger, qui préservera l'ordre catholique et la tradition apostolique alors que tout semble décliner et s'effondrer ?

    Il est vrai que la messe en latin est suivie par un nombre relativement restreint de catholiques dans le monde. Je dis « relativement » car si l'on compare le nombre de ceux qui fréquentent la messe en latin avec celui des fidèles qui assistent régulièrement à la messe – et parfois même en semaine – dans de nombreux pays d'Europe occidentale, le nombre de fidèles de la messe en latin paraît soudain bien plus important qu'on ne le pense. Cependant, comparé au nombre total de personnes baptisées dans l'Église catholique, ce nombre reste très faible.

    Est-ce que je crois que cela constituera le rempart, le petit reste ? Je ne le pense pas. Je crois que les propos de Benoît XVI s'appliquent aussi bien à ceux qui assistent à la messe traditionnelle en latin qu'à ceux qui fréquentent les paroisses où la messe contemporaine est célébrée avec ferveur et respect, et où la vie catholique est vivante et florissante. Ensemble, ils forment le petit reste – et ces deux groupes connaissent une croissance exponentielle.

    Si l'on considère le nombre de personnes baptisées, confirmées ou revenues à l'Église catholique ces quatre ou cinq dernières années, on constate qu'il se passe quelque chose au sein de l'Église, quelque chose se passe dans tout le monde occidental, du moins à mon avis. Je suis plein d'espoir pour l'Église, de peur que nous ne devenions ce très petit reste dont parlait Benoît XVI.

  • La fête de Dieu est notre fête

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    SOLENNITÉ DE LA SAINTE TRINITÉ

    PAPE LÉON XIV

    ANGÉLUS

    Place Saint-Pierre, dimanche 31 mai 2026

    Chers frères et sœurs, bon dimanche !

    Le temps pascal s'est achevé la semaine dernière avec la solennité de la Pentecôte . Aujourd'hui, nous célébrons le Mystère du Dieu trinitaire, qui nous offre l'occasion de réfléchir au chemin parcouru. Nous commençons par la vie de Dieu qui nous a été donnée en Jésus-Christ. Cette vie est une communion de foi dynamique et inépuisable qui nous attire. En effet, l'Esprit Saint, qui unit le Père et le Fils, a été répandu dans nos cœurs. Ainsi, l'Église devient un sacrement de communion, un lieu de rencontre, d'amour et de vie où le ciel et la terre se rejoignent.

    L’Évangile d’aujourd’hui ( Jn 3, 16-18) nous présente Nicodème, un personnage important d’Israël, profondément attiré par Jésus. Désireux de mieux comprendre ce Maître mystérieux et de lui poser des questions, Nicodème alla le trouver de nuit, afin de ne pas être vu. Le Seigneur l’accueillit et prit au sérieux sa quête de réponses. Jésus surprit Nicodème en lui suggérant qu’il était possible, même pour un adulte, de renaître et l’amena à comprendre que la vie de Dieu pouvait transformer la sienne. Lorsque Jésus parla de l’Esprit Saint, les ténèbres intérieures de Nicodème furent éclairées par la vérité – cette même vérité qui résonne dans toute l’Église en ce jour de fête : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (v. 16). Et encore : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (v. 17).

    Chers frères et sœurs, dans le Mystère de Dieu – Père, Fils et Saint-Esprit – nous trouvons notre place, comme Nicodème en présence de Jésus. La vie de Dieu est merveilleuse et captivante ; elle apaise notre cœur, souvent agité, et nous permet de rencontrer nos frères et sœurs dans la joie de l’Esprit. La Trinité nous aide à aimer tous et toutes choses : nous découvrons que chaque créature est faite pour la communion, la relation et la rencontre. Par ailleurs, nous comprenons pourquoi la division, la polarisation et le mépris de la diversité engendrent destruction, tristesse et stérilité dans le monde.

    Nicodème était membre du Sanhédrin, le conseil des grands prêtres d'Israël. Lorsqu'il entendit des paroles méprisantes proférées contre Jésus au sein du Sanhédrin, il exhorta chacun à écouter avant de le condamner. Il avait reçu de Dieu, par le Christ lui-même, l'Esprit de communion, qui ouvre le cœur aux vérités nouvelles et au véritable renouveau. Celui qui ne reçoit pas cet Esprit vieillit vite, dans la tristesse, se sentant seul et sans joie. Aujourd'hui, chers frères et sœurs, c'est un jour de fête. La fête de Dieu est aussi la nôtre. C'est pourquoi saint Paul écrivit aux Corinthiens : « Réjouissez-vous, tendez à la perfection, encouragez-vous les uns les autres, vivez en paix ; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous » (cf. 2 Co 13, 11).

    Et maintenant, avec la prière de l’Angélus, nous nous tournons vers la Vierge Marie : comme son « oui » à la volonté divine, puisse notre « oui » à l’amour de la Très Sainte Trinité porter lui aussi du fruit.

  • Mois de juin, mois du Sacré Coeur

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    Mois de juin : mois du Sacré-Coeur

    Du Pape François :

    « Au mois de juin, la piété populaire nous fait prier avec plus de ferveur le Coeur Sacré de Jésus. Que ce Coeur miséricordieux vous enseigne à aimer sans rien demander en échange et qu’il vous soutienne dans les choix de la vie les plus difficiles. »

    Le pape a recommandé la prière au Coeur du Christ spécialement pour son ministère et pour tous les prêtres : « Priez-le aussi pour moi et pour mon ministère mais aussi pour tous les prêtres afin qu’il fortifie leur fidélité à l’appel du Seigneur. »

    « Je vous invite, pendant tout le mois de juin, à prier le Coeur de Jésus et à soutenir vos prêtres par votre proximité et votre affection de façon à ce que les prêtres soient l’image de ce Coeur plein d’amour miséricordieux. »

    Et en s’adressant aux jeunes, aux malades, et aux nouveaux mariés : « Puisez au Coeur de Jésus la nourriture et la boisson spirituelle de votre vie afin que, nourris du Christ vous soyez des personnes nouvelles, profondément transformées par cet amour divin. »

    « La fête du Sacré-Cœur nous rappelle que Dieu nous a aimés en premier : Lui nous attend toujours pour nous accueillir dans son cœur, dans son amour. »

    Pour le pape François, pape jésuite, « le cœur du Christ est le centre de la miséricorde » : il l’a rappelé aux prêtres à l’occasion de leur Jubilé de la miséricorde, le 2 juin 2016, à Sainte-Marie Majeure. Il leur a recommandé de lire l’encyclique de Pie XII « Haurietis Aquas » sur le Cœur du Christ. Il a souligné que « la miséricorde est une question de liberté », de cœur à cœur.

    L’encyclique de Pie XII a été publiée le 15 mai 1956. On peut la trouver en ligne en français dans la traduction du spécialiste du Cœur de Jésus qu’était le P. Edouard Glotin SJ en cliquant ici.

    « Chaque personne a besoin d'un "centre" à sa vie, d'une source de vérité et de bonté, à laquelle puiser dans l'approche de différentes situations et dans la fatigue quotidienne. Lorsqu'on se recueille en silence, chacun de nous a besoin de sentir non seulement le battement de son cœur, mais plus profondément, la pulsation d'une présence fiable, perceptible par les sens de la foi et cependant beaucoup plus réelle : la présence du Christ, cœur du monde. C'est pourquoi j'invite chacun à renouveler pendant le mois de juin sa dévotion au Cœur du Christ, en mettant également en valeur la prière traditionnelle d'offrande de la journée et gardant à l'esprit les intentions que je propose à toute l’Église. »

    Le pape a insisté, lors de son voyage en Equateur, le 9 juillet 2015, sur les fruits de la Consécration au Coeur du Christ – qui est un renouvellement de la grâce du baptême -, en disant: « Cela tournait dans ma tête et je priais. J’ai demandé à Dieu plusieurs fois dans la prière : « Qu’est-ce que ce peuple a de différent ? » Et ce matin, en priant, cela s’est imposé à moi : la consécration au Sacré-Cœur. Je pense que je dois vous le dire comme un message de Jésus. Toute cette richesse que vous avez, la richesse spirituelle de la piété, de la profondeur, viennent d’avoir eu le courage, en dépit de moments très difficiles, de consacrer la nation au Cœur du Christ, ce coeur divin et humain qui nous aime tant. (…) Et ensuite, quelques années après, la consécration au Cœur de Marie. N’oubliez pas que cette consécration est un jalon dans l’histoire du peuple de l’Équateur. Et à propos de cette consécration, je sens que cette grâce que vous avez, cette piété, cette chose qui vous rend différents, vous vient de là. »

  • Dimanche de la Sainte Trinité; la prière de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité

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    Masaccio - La Trinité (détail) (Florence - S. Maria Novella)

    Elévation à la Sainte Trinité - de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité

    PRIÈRE DE LA BIENHEUREUSE ÉLISABETH DE LA TRINITÉ 

    Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. 

    O mon Dieu, Trinité que j'adore,
    aidez-moi à m'oublier entièrement
    pour m'établir en vous, immobile et paisible
    comme si déjà mon âme était dans l'éternité!
    Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
    ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte
    plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
    Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
    votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
    que je ne vous y laisse jamais seul,
    mais que je sois là tout entière,
    tout éveillée en ma foi, tout adorante,
    toute livrée à votre action créatrice.

    O mon Christ aimé crucifié par amour,
    je voudrais être une épouse pour votre cœur;
    je voudrais vous couvrir de gloire,
    je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!
    Mais je sens mon impuissance et
    je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
    d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
    de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,
    afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.
    Venez en moi comme Adorateur,
    comme Réparateur et comme Sauveur.

    O Verbe éternel, parole de mon Dieu,
    je veux passer ma vie à Vous écouter,
    je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous;
    puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,
    toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
    demeurer sous votre grande lumière.
    O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
    plus sortir de votre rayonnement.

    O Feu consumant, Esprit d'amour,
    survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
    comme une incarnation du Verbe;
    que je Lui sois une humanité de surcroît,
    en laquelle il renouvelle tout son mystère.

    Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
    ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
    Vous avez mis toutes vos complaisances.

    O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
    Solitude infinie, Immensité où je me perds,
    je me livre à Vous comme une proie;
    ensevelissez-vous en moi,
    pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant
    d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

    Ainsi soit-il

  • Que soit bénie la sainte et indivisible Trinité (Introit du dimanche de la Sainte Trinité)

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    IN FESTO SANCTISSIMÆ TRINITATIS

    Ant. ad Introitum. Tob. 12, 6.
    Benedícta sit sancta Trínitas atque indivísa Unitas : confitébimur ei, quia fecit nobíscum misericórdiam suam.
    Bénie soit la sainte Trinité et son indivisible unité : glorifions-la, parce qu’elle a fait éclater sur nous sa miséricorde.

    Ps. 8, 2.
    Dómine, Dóminus noster, quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !
    Seigneur notre Maître, que votre nom est admirable dans toute la terre !

    V/. Glória Patri.

  • Homélie pour le Dimanche de la Sainte Trinité

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    Homélie pour le Dimanche de la Trinité

    par le Père Simon Noël osb (archive 2017) (source)

    Souvent nous devrions remercier le Seigneur dans notre prière de nous avoir faits chrétiens, de nous avoir donné la foi catholique, la connaissance de Dieu et de son mystère trinitaire. Oui, quel Dieu magnifique est le Dieu en lequel nous croyons : Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

    Dans la première lecture, Dieu se révèle comme un Dieu tendre et miséricordieux. Dieu avait dit, la première fois qu'il était apparu à Moïse, qu'il était Celui qui est. Cela veut dire que Dieu est le seul être qui existe par lui-même, qui soit éternel. Nous, nous existons parce que nous avons été créés, parce que nous avons été désirés par Dieu, parce que nous sommes aimés de Dieu. Dieu est non seulement l'être éternel, que nous devons adorer, mais il est aussi l'amour éternel, que nous devons aimer en retour et en qui nous devons avoir une totale confiance.

    C'est ce que saint Jean nous dit dans l'évangile : Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. A l'origine, Dieu avait créé l'homme pour qu'il soit heureux sur la terre et qu'ensuite il jouisse de Dieu dans l'éternité. Mais l'homme a désobéi et s'est détourné de l'amitié divine. Le péché est entré dans le monde et avec lui la souffrance et la mort. Mais Dieu n'a pas rejeté l'homme. Il a envoyé son Fils, comme Sauveur, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle.

    Beaucoup de gens croient que Dieu existe, mais Dieu reste tout de même un grand mystère. Pour nous, c'est Jésus qui nous a révélé le mystère de Dieu. Il nous a parlé de Dieu d'abord comme un Père, son propre Père à lui et aussi notre Père. Lui même s'est fait connaître comme étant le Fils. Puis il a promis la venue du Saint-Esprit. Ainsi Jésus nous a confirmé qu'il n'y a qu'un Dieu, mais que ce Dieu est Père, Fils, et Saint-Esprit. Une belle et vivante image du mystère divin est la rivière. Il y a d'abord la source, c'est la personne du Père. Ensuite la rivière qui naît perpétuellement de la source, c'est la personne du Fils. Enfin il y a le courant qui ne cesse de faire couler la rivière, c'est la personne de l'Esprit. Quant à l'eau, commune à la source, à la rivière et au courant, c'est l'unique nature ou substance divine, commune aux trois personnes. Un seul Dieu, trois personnes divines.

    Dans la deuxième lecture, saint Paul nous rappelle que la vie chrétienne doit être empreinte de joie, de paix et d'amour. La vie chrétienne est une vie qui se déroule au sein de la Trinité. C'est d'abord une vie dans la grâce du Seigneur Jésus-Christ. Parce qu'il est mort et ressuscité pour nous, le Christ nous a obtenu la grâce sanctifiante, et toutes les grâces actuelles dont nous avons besoin pour sauver notre âme et parvenir à la vie éternelle. La grâce sanctifiante fait de nous des enfants du Père, des membres du corps mystique de Jésus-Christ et des temples du Saint-Esprit.

    Ensuite Paul nous parle de l'amour du Père. Le Père est amour et cet amour demeure en nous par l'Esprit-Saint qui a été répandu dans nos cœurs. Le Père est à l'origine de tout ce que Dieu a fait pour nous et c'est par amour que Dieu a fait toutes choses. Le dessein éternel du Père est un dessein d'amour.

    Enfin, Paul nous souhaite la communion du Saint-Esprit. Par la communion eucharistique nous sommes remplis du Saint-Esprit, qui en Dieu est l'amour personnel du Père et du Fils. Cet amour nous met dans une communion intime avec les trois personnes de la Sainte Trinité. Il nous met aussi en communion les uns avec les autres et avec toute l’Église.

    Laissons-nous habiter par le mystère de la Sainte et indivisible Trinité. La Trinité au fond de notre cœur, c'est déjà le ciel sur la terre. Que la Vierge Marie, qui est la fille du Père, la mère du Fils et l'épouse du Saint-Esprit ne cesse de nous aider à grandir dans notre union aux trois personnes divines.
  • La prière de Jeanne à Domrémy (Péguy)

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    jeanne_d_arc.jpgAujourd'hui, nous célébrons la fête de Jeanne d'Arc qui appartient à l'Eglise universelle et non seulement à la France. Qui a mieux célébré Jeanne que Charles Péguy? C'est l'occasion, en ces temps de détresse où la grande pitié de l'Eglise nous accable et où le mal semble partout triompher de méditer cette prière de Jeanne à Domrémy (Le Mystère de la Charité de Jeanne d'Arc) :

    Ô mon Dieu si on voyait seulement le commencement de votre règne. Si on voyait seulement se lever le soleil de votre règne. Mais rien, jamais rien. Vous nous avez envoyé votre Fils, que vous aimiez tant, votre fils est venu, qui a tant souffert, et il est mort, et rien, jamais rien. Si on voyait poindre seulement le jour de votre règne. Et vous avez envoyé vos saints, vous les avez appelés chacun par leur nom, vos autres fils les saints, et vos filles les saintes, et vos saints sont venus, et vos saintes sont venues, et rien, jamais rien.

    Lire la suite