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Spiritualité

  • Saint Ignace, le récit d'un pèlerin

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    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    Saint Ignace, le récit d'un pèlerin

    « Jusqu’à l’âge de vingt-six ans, il était un homme voué aux vanités du monde », ainsi commence l’autobiographie du fondateur des Jésuites, qui parle de lui à la troisième personne. Un ouvrage également connu sous le titre de « Conte du pèlerin » , un titre qui englobe toute la vie du saint : un pèlerinage vers le Ciel.

    31 juillet 2026

    Une histoire, une vie, des mots agencés en phrases qui resteront à jamais gravées dans l'histoire de l'Église. Il s'agit de l'autobiographie de saint Ignace de Loyola (1491-1556), écrite durant ses dernières années terrestres : le récit de sa vie aventureuse, recueilli par le père Gonçalves da Câmara, jésuite influent qui fut confesseur et précepteur de Dom Sebastião Ier, seizième roi du Portugal et de l'Algarve. Dans cet ouvrage, le saint parle toujours de lui à la troisième personne, se définissant simplement comme « le pèlerin ». Et ce terme, « pèlerin », est particulièrement significatif. Il permet en effet de résumer toute l'existence du saint espagnol : un pèlerinage vers le Ciel, vers l'union parfaite avec Dieu. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette autobiographie est également connue sous le titre de « Récit d'un pèlerin ».

    « Jusqu’à l’âge de vingt-six ans, il était un homme adonné aux vanités du monde ; et surtout, il prenait plaisir à l’exercice des armes, animé d’un grand et vain désir de s’attirer les honneurs », ainsi commence cette histoire fascinante. Et si le mot pèlerin englobe, comme mentionné, l’existence spirituelle du saint, l’expression « homme adonné aux vanités du monde » parvient plutôt à personnifier Ignace avant sa conversion. Une conversion qui s’est opérée après un événement désormais célèbre. Nous sommes en mai 1521, lors de la défense de la forteresse de Pampelune contre les troupes françaises : un boulet de canon blesse grièvement Ignace. Le guerrier tombe, touché à la jambe. Il tombe comme un homme adonné aux vanités du monde pour se relever, plus tard, comme un pèlerin . C’est durant cette période de convalescence – comme le relate son autobiographie – que le guerrier Ignace découvre « une Vita Christi et un livre de vies de saints en langue vernaculaire. À force de tourner les pages, il est captivé par les récits. Mais lorsqu’il cesse de lire, il s’arrête parfois pour méditer sur ce qu’il a lu, parfois il retombe dans ses pensées profanes habituelles. Un flux dialectique de l’âme toujours présent. Toujours en quête de la rencontre avec le Seigneur, Ignace comprend que les pensées terrestres laissent l’âme vide, tandis que les pensées divines apportent une paix durable. « Ce fut sa première réflexion sur les choses de Dieu », une illumination qui le pousse à tourner définitivement le dos au passé et à entreprendre un voyage, non plus comme chevalier du roi, mais comme soldat du Christ.

    En 1522, Ignace quitta la maison paternelle . Une étape cruciale de son nouveau voyage fut le sanctuaire de Montserrat : c'est là qu'il déposa son épée devant l'autel de la Vierge Marie. Il se dirigea ensuite vers la ville de Manresa, où il prévoyait de séjourner quelques jours. Au lieu de cela, il y demeura près d'un an : une période de profond rapprochement avec les choses de Dieu. Mais un autre tournant marqua sa vie : « Tandis qu'il était assis là, les yeux de son esprit commencèrent à s'ouvrir ; non qu'il ait eu une vision, mais il comprit et apprit beaucoup de choses, tant spirituelles, religieuses que littéraires ; et ce, avec une telle illumination que tout lui semblait nouveau. » Tout cela se déroula sur les rives du Cardoner. De ce travail intérieur intense et profond naquit le noyau des célèbres Exercices spirituels , un recueil pratique destiné à aider l'homme à purifier son cœur et à « chercher et trouver la volonté divine dans l'organisation de sa propre vie ». Enfin, en 1523, il parvint à Jérusalem à pied, en mendiant. Mais Ignace nota dans son autobiographie qu'il devrait plus tard quitter cette terre : pour lui, « c'était la volonté de Dieu qu'il ne demeure pas dans ces lieux saints ». De retour en Europe, il comprit qu'il devait consacrer son temps à l'étude, à l'intellect, sa nouvelle « arme » pour aider le monde : son nouveau combat. À trente-trois ans, à Barcelone, il commença à étudier la grammaire latine. Il poursuivit ensuite ses études aux universités d'Alcalá, de Salamanque, et enfin de Paris. C'est dans cette dernière ville française qu'entre 1528 et 1535, il acheva ses études de philosophie et de théologie, obtenant le titre de Magister.

    Un autre événement majeur de sa vie et de l'Église universelle fut sa rencontre avec certains de ses condisciples (dont les futurs saints François Xavier et Pierre Favre). Fascinés par la vie droite et intransigeante d'Ignace et conquis par l'expérience des Exercices spirituels , ils décidèrent de s'unir par un vœu. Le 15 août 1534, dans la petite église Saint-Denis à Montmartre, naquit officiellement le premier noyau de ce qui allait devenir la Compagnie de Jésus, l'institution religieuse qui lierait à jamais son nom à celui du saint espagnol. Le premier rêve de la Compagnie était Jérusalem, destination qui les mena d'abord à Venise, puis à Rome : « Ses neuf compagnons arrivèrent à Venise au début de 1537. Ils se dispersèrent aussitôt pour servir dans les différents hôpitaux. Après deux ou trois mois, ils se rendirent tous à Rome pour recevoir la bénédiction du pape avant de partir pour Jérusalem. » Ce rêve, celui de prêcher en Terre sainte, ne se réalisa jamais. La Compagnie obtint l'approbation officielle du Siège de Pierre en 1540.

    Même lorsqu'il célébrait la messe, il avait de nombreuses visions ; et au moment où il composait les Constitutions, elles étaient particulièrement fréquentes. À ce moment-là, il pouvait l'affirmer avec plus de certitude, car chaque jour il notait ce qu'il ressentait au fond de son âme, et il conservait encore ces notes. (...) Tantôt il voyait Dieu le Père, tantôt les trois Personnes de la Trinité, tantôt la Vierge Marie qui intercédait ou approuvait. Ces mots, toujours présents dans son autobiographie, définissent le profil spirituel de saint Ignace de Loyola, un homme qui a légué à l'Église l'une des plus importantes méthodes de discernement spirituel de tous les temps : les Exercices spirituels . Ce soldat mourut le 31 juillet 1556. Son combat, assurément, n'était plus sur le champ de bataille, mais dans la foi. La fin d'une existence qui fait écho aux paroles de saint Paul : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi. »

  • Choisir et désirer ce qui nous conduit à ce pourquoi nous existons...

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    En ce 31 juillet, fête de saint Ignace, c'est l'occasion de rappeler le "principe et fondement" inaugurant les fameux "exercices spirituels" proposés par le fondateur de la Compagnie de Jésus :

    L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme. Et les autres choses qui sont sur la terre sont créées à cause de l'homme et pour l'aider dans la poursuite de la fin que Dieu lui a marquée en le créant. D'où il suit qu'il doit en faire usage autant qu'elles le conduisent vers sa fin, et qu'il doit s'en dégager autant qu'elles l'en détournent. Pour cela, il est nécessaire de nous rendre indifférents à l'égard de tous les objets créés, en tout ce qui est laissé au choix de notre libre arbitre et ne lui est pas défendu; en sorte que, de notre côté, nous ne voulions pas plus la santé que la maladie, les richesses que la pauvreté, l'honneur que le mépris, une longue vie qu'une vie courte, et ainsi de tout le reste; désirant et choisissant uniquement ce qui nous conduit plus sûrement à la fin pour laquelle nous sommes créés.

  • 31 juillet : saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

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    Sur Radio Vatican :

    Jour de fête pour la communauté jésuite aujourd’hui, en ce jour où l’Eglise fait mémoire de Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de la Compagnie de Jésus, une fête que le pape François a décidé de passer avec ses frères jésuites.

    Il a célébré ce matin une messe privée en l’église du Gesù, église-mère de la compagnie, située en plein cœur de Rome, entouré d'environ 800 personnes, dont quelque 250 prêtres.

    Du site des jésuites du Quebec et de Haïti :

    Vie d'Ignace de Loyola

    I. Entre les murs d'un château

    En 1491, au château de Loyola en Espagne, naît un enfant qu'on prénomme Inigo. Quelque trente ans plus tard, au début de ses études à Paris, Inigo changera son nom en celui d'Ignacio (Ignace, en français).

    En 1506-1507, Inigo, encore adolescent, se rend à Arévalo et devient page à la cour espagnole. Le jeune noble de Loyola s'initie alors à la vie de cour et au métier des armes.

    En 1521, engagé dans la défense de la forteresse de Pampelune, Inigo est blessé. Un boulet de canon lui brise la jambe droite et endommage sérieusement l'autre jambe.

    Premier bouleversement

    Celui qui, hier encore, rêvait d'exploits militaires et de vie chevaleresque se retrouve blessé, cloué à un lit, incapable de se déplacer seul. Un boulet de canon a soudainement bouleversé sa vie.

    Opéré une première fois à Pampelune, Inigo est ramené à Loyola. On doit se rendre à l'évidence, des os mal repris ou déplacés forment une saillie qui rend la jambe difforme. Parce qu'il veut retrouver son élégante démarche d'autrefois, par deux fois et à froid Inigo accepte de se faire briser la jambe et scier les os qui dépassent. Commence une longue convalescence Ignace souffre physiquement et moralement; il s'ennuie.

    Pour tuer le temps et se redonner un peu de courage, il aimerait bien lire quelques romans de chevalerie. Dans tout le château, malheureusement, on ne lui trouvera que deux livres: l'un portant sur la vie des saints et l'autre sur la vie de Jésus. Faute de mieux, le malade entreprend la lecture de ces ouvrages.

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  • Saint Ignace de Loyola (31 juillet)

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    Voir ICI

    En ce jour de la fête de saint Ignace, nous vous proposons cette prière qu'il a composée:

    Prends, Seigneur et reçois, 
    toute ma liberté, 
    ma mémoire, 
    mon intelligence 
    et toute ma volonté; 
    Tout ce que j'ai et possède, 
    c'est Toi qui me l'as donné: 
    A Toi, Seigneur, je le rends Tout est à Toi, 
    disposes-en 
    selon Ton entière volonté.
    Donne-moi, 
    ton amour et ta grâce :
    c'est assez pour moi. 

    Commentaire de Benoît XVI :

    Cette dernière partie justement me semble très importante: comprendre que le vrai trésor de notre vie est d'être dans l'amour du Seigneur et ne jamais perdre cet amour. Alors, nous sommes véritablement riches. Un homme qui a trouvé un grand amour se sent véritablement riche et sait que cela est la véritable perle, que cela est le trésor de sa vie et non toutes les autres choses qu'il peut posséder. Nous avons trouvé, mieux encore, nous avons été trouvés par l'amour du Seigneur et plus nous nous laissons toucher par son amour dans la vie sacramentelle, dans la vie de prière, dans la vie du travail, du temps libre, plus nous pouvons comprendre que oui, j'ai trouvé la perle véritable, tout le reste ne compte pas, tout le reste n'est important que dans la mesure où l'amour du Seigneur m'attribue ces choses. Je ne suis riche, je ne suis réellement riche et élevé que si je suis dans cet amour. Trouver ici le centre de la vie, la richesse. Puis laissons-nous guider, laissons la Providence décider ce qu'elle fera de nous.

    source

  • Saint Ignace de Loyola (31 juillet) ou l'art de choisir sa vie

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    Du Père Dominique Salin sur le site "Notre histoire avec Marie" :

    SAINT IGNACE DE LOYOLA, OU L’ART DE CHOISIR SA VIE

    Saint Ignace de Loyola, ou l’art de choisir sa vie
    Inigo (1491-1556), qui deviendra saint Ignace de Loyola, changea radicalement de vie à la suite de la lecture de la vie de grands saints. Noble chevalier espagnol, il se dépouilla de sa fortune avant d’entreprendre sur le chemin de Jérusalem une mission qui sera celle d’une vie : « aider les âmes ». Proche ami de François-Xavier qu’il rencontra lors de ses études à Paris, il fonda avec lui et quelques autres la Compagnie de Jésus.
    Père Dominique Salin, sj Professeur de théologie spirituelle au Centre Sèvres (Paris)
    Père Dominique Salin, sj Professeur de théologie spirituelle au Centre Sèvres (Paris)

    Neuf mois pour une nouvelle vie. Inigo est né en 1491, à Azpeitia (actuelle province de Guipúzcoa), dans une famille de la noblesse basque espagnole, peu avant que Christophe Colomb n’aborde aux Antilles. Il reçoit une éducation conforme à son rang, celle d’un chevalier. À 26 ans, il est haut fonctionnaire auprès du vice-roi de Navarre. C’est un homme de cour et un politicien au service de l’unité espagnole en train de se construire, non un militaire, contrairement à la légende souvent entretenue par les jésuites eux-mêmes. Rien n’annonce chez lui le mystique fondateur d’un ordre religieux d’un genre totalement nouveau. Il a 30 ans lorsque ses rêves de gloire sont brisés par un boulet de canon. Les Navarrais de France ont assiégé Pampelune pour récupérer la Navarre espagnole (c’est l’époque de la lutte entre François Ier et Charles Quint). La partie est perdue. Le chevalier de Loyola refuse de se rendre. Un boulet lui broie le genou. Le voilà condamné à neuf mois de convalescence au manoir familial. Neuf mois, le temps d’une nouvelle naissance. Neuf mois suffiront pour transformer l’hidalgo bouillant et calculateur en un « fol en Christ », pèlerin mendiant son pain et prédicant spirituel sur les routes d’Espagne. Neuf mois pour choisir une nouvelle vie.   

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  • Le pèlerinage à saint Olaf : les racines chrétiennes de la Norvège de retour sous les projecteurs

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    De Bénédicte Cedergren sur le NCR :

    Le pèlerinage à St. Olaf : les racines chrétiennes de la Norvège de retour sous les projecteurs

    De la star de la Coupe du monde Erling Haaland à l'auteure lauréate du prix Nobel (et possible future sainte) Sigrid Undset, l'héritage chrétien de la Norvège bénéficie d'une attention renouvelée alors que des pèlerins entreprennent un voyage sur les traces de saint Oaf, le roi qui a christianisé une nation.

    Plus tôt cette année, le père dominicain Gregory Pine a conduit un groupe de 15 pèlerins de différents pays et horizons sur l'ancien chemin de pèlerinage à Trondheim.
    Plus tôt cette année, le père dominicain Gregory Pine a conduit un groupe de 15 pèlerins de différents pays et horizons sur l'ancien chemin de pèlerinage à Trondheim. (photo : Photo de courtoisie)

    Grâce à une performance historique en Coupe du monde, l'équipe nationale de football norvégienne a attiré l'attention du monde entier sur la nation scandinave — et, peut-être providentiellement, sur l'un de ses saints les plus importants.

    Les athlètes de haut niveau du monde entier utilisent souvent leurs gains pour s'offrir des objets de luxe. Erling Haaland, meilleur buteur de l'équipe norvégienne et lauréat de plusieurs Souliers d'or, a fait exception à la règle en achetant un rare manuscrit du XVIe siècle relatant l'histoire des rois vikings de Norvège et en en faisant don à la bibliothèque de sa ville natale.

    Écrite en vieux norrois en Islande, la Heimskringla, recueil du XIe siècle, se compose de plusieurs sagas. Au cœur de ce recueil se trouve l'Óláfs ​​saga helga, « La Saga de saint Olaf », qui relate la vie, le règne de quinze ans, la conversion et le martyre du roi norvégien, ancien guerrier viking.

    La saga — qui à elle seule occupe près d'un tiers de l'ouvrage entier — raconte comment, depuis son siège royal à Nidaros (l'actuelle Trondheim), le roi Olaf a consolidé son pouvoir et fait progresser la christianisation de la Norvège. 

    Haaland n'est pas le seul à raviver l'intérêt pour l'héritage de saint Olaf avec l'acquisition puis le don de la Heimskringla . L'annonce récente de la cause de canonisation de l'auteure norvégienne Sigrid Undset a également suscité un regain d'intérêt. Par exemple, dans sa trilogie médiévale acclamée, Kristin Lavransdatter , l'héroïne fictive Kristin entreprend un pèlerinage au sanctuaire de saint Olaf à Trondheim pour faire pénitence. Ce voyage s'inspire de la tradition réelle consistant à parcourir des centaines de kilomètres à pied pour prier sur la tombe du saint roi.

    Annonçant l'ouverture de la cause de canonisation d'Undset à Selja , l'évêque Fredrik Hansen d'Oslo a salué son héritage littéraire, déclarant : « À travers ses nombreux livres, elle a façonné d'innombrables croyants, les a inspirés à vivre en Christ et a témoigné de nos saints médiévaux. »

    Grâce à cette attention mondiale accrue, le pèlerinage de St. Olaf à Trondheim semble connaître un regain de popularité. 

    Regan Quigley, originaire de Pennsylvanie et qui a récemment effectué elle-même le pèlerinage, a confié avoir été très touchée par la vie et le zèle de St. Olaf et s'est demandée : « Pourquoi la Norvège ? Pourquoi maintenant ? Que se passe-t-il ? » 

    « Si je devais deviner, je dirais que c’est parce que le Seigneur connaît les besoins de son peuple et du monde », a-t-elle déclaré au Register. « Il sait aussi où se trouve la beauté, où se présentent les occasions d’être béni, et il veut y attirer les gens pour qu’ils reçoivent ces bénédictions. »

    Renouveau de la foi en Scandinavie

    Les reliques de saint Olaf, qui vécut entre 995 et 1030 environ, reposeraient dans la cathédrale médiévale de Nidaros, devenue l'un des lieux de pèlerinage les plus importants d'Europe du Nord.

    Depuis 2002, l'association nationale norvégienne de jeunesse catholique, Norges Unge Katolikker (NUK), a contribué à faire revivre l'ancienne tradition de pèlerinage à la cathédrale de Nidaros — un voyage qui attire désormais une nouvelle génération de pèlerins venant de l'extérieur des frontières de la Norvège.

    Plus tôt cette année, le père dominicain Gregory Pine a conduit un groupe de 15 pèlerins de différents pays et horizons sur l'ancien chemin de pèlerinage à Trondheim.

    Gabriele Silva, 32 ans, originaire de Rio de Janeiro, a déclaré au Register qu'après avoir vécu en Suède pendant près de deux ans, où il a redécouvert la foi dont il s'était éloigné, il est devenu de plus en plus conscient de ce qu'il a décrit comme « le renouveau de la foi en Scandinavie ».

    « Et cela m’a inspiré », a-t-il expliqué, « car j’ai ressenti une foi si forte que je savais que je m’engageais sur quelque chose de bon. »

    L'invitation à marcher jusqu'à Trondheim était une expérience totalement nouvelle pour lui, et pourtant enthousiasmante. « Je ne connaissais pas grand-chose de St. Olaf, mais j'étais au courant de ce qui se passait dans la région, et j'ai trouvé formidable d'y participer. »

    Ce sentiment de participer à quelque chose de plus grand était partagé par les autres pèlerins.

    Considérant ce pèlerinage comme faisant partie d'un « renouveau du christianisme en Scandinavie » plus large, Mary O'Brien, 26 ans, originaire d'Irlande, a déclaré au Register qu'elle était également inspirée par l'opportunité « d'y participer, même à ma toute petite échelle ».

    Bien qu'elle ait déjà effectué plusieurs pèlerinages en Europe, elle se sentait « vraiment attirée par le pèlerinage de St. Olaf simplement parce qu'il était un peu moins connu », séduite par le fait qu'il serait plus isolé, moins fréquenté et plus propice au silence et à la prière.

    Partant de Berkåk, à une semaine de marche de la cathédrale de Nidaros, les pèlerins se sont lancés dans un voyage magnifique mais physiquement exigeant, chaque journée étant rythmée par le silence du matin, la messe quotidienne et l'adoration, et des moments de prière dans les églises luthériennes (les églises catholiques sont plus difficiles à trouver sur le chemin de pèlerinage) et partout où un lieu approprié pouvait être trouvé.

    « Le fait que le Christ apparaisse partout où nous étions réunis », a déclaré O'Brien, « qu'il vienne demeurer parmi nous où que nous nous trouvions, était quelque chose de vraiment exceptionnel. » 

    Messe de St. Olaf
    La messe célébrée sur le rivage faisait partie du pèlerinage. (Photo : Photo de courtoisie)

    Pour certains pèlerins, le voyage à Nidaros était l'accomplissement d'un désir nourri depuis des années.

    La sœur dominicaine Maria Joseph, originaire des États-Unis, était parmi eux. Se remémorant sa fascination d'enfance pour la Norvège — née des Jeux olympiques de 1994 à Lillehammer, pays natal de Sigrid Undset —, elle a déclaré au Register : « Le Seigneur a en quelque sorte semé ce désir dans mon cœur. » 

    Pour elle, l'histoire de l'Église dans le pays donnait une dimension encore plus profonde au pèlerinage. Elle apprit qu'après la Réforme de 1537, le catholicisme fut interdit en Norvège et que le culte public catholique y fut proscrit pendant des siècles – une répression qui mit également fin à l'ancien chemin de pèlerinage de Saint-Olaf vers Nidaros.

    « L’Église a vraiment dû se reconstruire de fond en comble », a-t-elle fait remarquer. « Je pense que, d’une certaine manière, les cent dernières années de travail et de reconstruction de l’Église commencent à porter leurs fruits. »

    Alors que la plupart des 15 pèlerins n'avaient entendu parler de saint Olaf que comme « ce grand roi qui a christianisé la Scandinavie païenne », le groupe a passé le pèlerinage à « lire des aspects de sa vie et à en apprendre davantage sur lui au fur et à mesure [de leur] marche », a déclaré O'Brien. 

    « Je n'avais aucune idée de ce qui allait advenir de ce pèlerinage : marcher pour un saint que je ne connaissais pas, dans un pays où je n'étais jamais allé, avec un groupe d'une quinzaine de personnes, que je n'avais presque jamais rencontrées », a déclaré Quigley, l'un des organisateurs du pèlerinage, au Register. 

    « J’avais l’impression, et j’avais raison au final, que c’est en allant là-bas et en parcourant le chemin de St. Olaf jusqu’à Trondheim, en rencontrant en chemin des gens qui le connaissaient mieux que moi, que je parviendrais à le connaître le mieux. » 

    érents aspects de l'histoire de St. Olaf ont trouvé un écho auprès des participants.

    « J’admire le sens de l’unité qu’il a insufflé », a commenté Silva. « À cette époque, il existait de nombreuses tribus et jarls [chefs et dirigeants régionaux] distincts, constamment en guerre les uns contre les autres. »

    Saint Olaf, a-t-il souligné, « demeure une figure partagée par l’Église luthérienne et l’Église catholique, et de ce fait, il semble toujours unir les Norvégiens. J’ai le sentiment que les chrétiens se rassemblent pour aider un pays très laïc à relever les défis que pose la laïcité. »

    Le pèlerinage s'est conclu par une rencontre avec l'évêque Erik Varden, évêque de Trondheim, dont le travail pastoral et la présence en ligne ont suscité un plus grand intérêt pour le pays, a déclaré O'Brien.

    Messe de St. Olaf
    L'évêque Erik Varden a célébré une messe pour les pèlerins. (Photo : Photo de courtoisie)

    Sœur Maria Joseph a souligné que l'un des moments forts du voyage « a été l'accueil par l'évêque Varden à la fin du pèlerinage », qui a célébré « une messe votive de saint Olaf à l'autel de saint Olaf dans la cathédrale catholique et nous a bénis avec une relique du saint ».

    « Avec le recul, je me rends compte que nous arrivions en Norvège à un moment où le christianisme y prenait de l'ampleur », a déclaré Quigley, une réalité confirmée par l'évêque : « C'est encore un pays très laïc, mais il n'est pas dépourvu de notions chrétiennes ni de mouvement chrétien. Le Seigneur est présent. Le calme règne, mais des choses se passent. »

    « L’idée que le catholicisme ait été si longtemps persécuté en Norvège », a expliqué O’Brien, « en raison de son interdiction et de l’interdiction du pèlerinage lui-même pendant de nombreuses années, l’idée que ce soit quelque chose qui n’était pas possible auparavant, rend sa renaissance d’autant plus attrayante. »

    Ce que St. Olaf a à dire aujourd'hui

    « En tant que jeunes catholiques », a déclaré Sander Floriaan Groenewoud, 30 ans, originaire des Pays-Bas, « nous voulons prendre notre foi au sérieux et nous voulons revenir aux sources », une tendance qu'il observe à travers l'Europe.

    « Lorsque je vais aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Belgique, je remarque que la plupart des jeunes catholiques redécouvrent l’amour de leur héritage, l’amour de leur pays », a-t-il confié, soulignant un sentiment de patriotisme qui, selon lui, s’est perdu chez les générations précédentes.

    De ce point de vue, ajouta-t-il, l'attrait de saint Olaf est facile à comprendre. Après tout, poursuivit-il, « c'est un roi viking, ce qui, j'imagine, séduit beaucoup les jeunes catholiques qui veulent se battre, non pas physiquement, mais avec ferveur pour Dieu. » 

    Sœur Maria Joseph, qui enseigne en sixième, a expliqué qu'elle « avait certainement tissé des liens d'amitié avec lui » et a fait écho à l'attrait de l'identité viking de saint Olaf. « Je pense que si je disais à mes élèves qu'il y a un saint qui était viking, ils trouveraient ça vraiment génial. »

    « L’idée qu’il puisse y avoir de l’espoir pour quelqu’un qui a été impliqué dans ce que nous considérons comme les choses les plus perfides, qu’il puisse être un saint, je trouve cela séduisant », a souligné la sœur dominicaine, notant que les saints royaux sont plus souvent connus pour leurs actes de charité, leurs aumônes et leur service aux pauvres.

    « Je suis sûr qu'Olaf a fait ça après sa conversion, mais ce n'est pas ce qui vient immédiatement à l'esprit quand on pense à lui. L'image de lui avec sa hache, c'est ça que les gens retiennent en premier. »

    À l'approche du millénaire de sa mort en l'an 1030, la sœur dominicaine a confié qu'elle croyait que saint Olaf « apparaît comme une figure importante pour notre époque ». Réfléchissant à ce que son héritage pourrait nous apporter aujourd'hui, elle a demandé :

    « Y a-t-il chez lui quelque chose qui puisse nous parler de la christianisation de la culture, de l'adoption d'une mentalité plus chrétienne dans notre façon de vivre – voire dans notre vie politique ? »

  • Les évêques américains appellent à la prière et à l'action à l'échelle nationale face à la hausse du taux d'avortement.

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    De sur OSV News :

    Les évêques américains appellent à la prière et à l'action à l'échelle nationale face à la hausse du taux d'avortement.

    WASHINGTON (OSV News) — Les évêques catholiques américains préparent un appel national à la prière et à l'action, dont la date de lancement officielle est fixée au 18 août, afin de mobiliser les catholiques pour lutter contre la hausse du taux d'avortement et la disponibilité accrue d'un médicament abortif.

    « Chaque avortement entraîne la mort d'un enfant et des dommages pour la mère. Aujourd'hui, avec un accès plus facile aux pilules abortives, le taux d'avortement augmente tragiquement, de même que les risques sanitaires », ont déclaré conjointement l'archevêque Paul S. Coakley d'Oklahoma City, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis , et l'évêque Daniel E. Thomas de Toledo, président du Comité des activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.

    Selon une estimation de l'Institut Guttmacher, un organisme de recherche travaillant pour l'industrie de l'avortement, 1,12 million d'avortements ont eu lieu en 2025, soit une augmentation de 21 % par rapport à 2020. L'Institut Guttmacher a précisé que 2020 était « la dernière année pour laquelle des estimations nationales complètes ont été disponibles » avant l'arrêt Dobbs v. Jackson Women's Health Organization de la Cour suprême des États-Unis en 2022. Cet arrêt a cassé l'arrêt Roe v. Wade de 1973 et la jurisprudence qui en découle, confiant de nouveau la question de l'avortement au pouvoir législatif.

    Guttmacher a constaté que les chiffres de 2025 étaient globalement inchangés par rapport à l'année précédente, mais a suggéré que le nombre total d'avortements pourrait être sous-estimé, car certaines personnes se procurent des pilules abortives à l'avance ou par d'autres moyens que les cliniques d'avortement américaines.

    Aux États-Unis, le taux d'avortement a atteint son niveau le plus bas en 2017, avec un chiffre estimé à un peu plus de 862 000 cas, avant de recommencer à augmenter sous la première administration Trump, qui a également approuvé le premier générique de la mifépristone, communément appelée « pilule abortive », en 2019. Cette pilule est fréquemment utilisée en association avec le misoprostol pour les interruptions précoces de grossesse, bien que cette même association soit également utilisée dans certains protocoles de prise en charge des fausses couches, récemment recommandés par l'American College of Obstetricians and Gynecologists.

    Selon des estimations récentes, plus de six avortements sur dix pratiqués aux États-Unis le sont par une combinaison de mifépristone et de misoprostol.

    Une politique fédérale autorisant la distribution de mifépristone par voie postale a été initialement mise en place par l'administration Biden suite à l'arrêt Dobbs. Cette politique a été maintenue par la seconde administration Trump , qui a approuvé un second générique de la mifépristone en 2025, au grand dam des groupes pro-vie. 

    Sous l'administration Trump, le ministère de la Justice a également cherché à bloquer les contestations étatiques de cette politique, dans l'attente d'une évaluation de sécurité promise par la FDA (Food and Drug Administration). Cependant, l'état d'avancement et le calendrier de cette évaluation restent flous . 

    L’archevêque Coakley et l’évêque Thomas ont déclaré que la FDA « a permis le développement d’une industrie nationale de l’avortement par correspondance en autorisant la prescription de pilules abortives lors de consultations de télémédecine et leur vente dans les pharmacies de quartier et en ligne, contournant ainsi les lois des États qui protègent la vie dans l’utérus. » 

    « Cela expose les femmes à un risque accru d’avortement seules à domicile, sans aucun suivi médical », ont-ils déclaré. « Cela crée également des opportunités supplémentaires d’exploitation par des partenaires violents ou des trafiquants d’êtres humains. »

    Les évêques ont déclaré que depuis le lancement officiel de la campagne jusqu'à la fin du mois d'octobre, lorsque l'Église aux États-Unis célèbre le Mois du respect de la vie, « le Comité des activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis invite les catholiques à se joindre à un effort concerté de prière et d'action pour stopper la diffusion des pilules abortives ».

    Ils ont exhorté les catholiques à solliciter « l’intercession de saint Joseph, défenseur de la vie » et à envoyer des messages aux pharmacies et aux entreprises pharmaceutiques impliquées.

    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) se prépare à mobiliser les catholiques de tous les États-Unis en leur fournissant les ressources nécessaires pour le lancement de la campagne le 18 août.

    « Nous mettons en place une plateforme en ligne simple permettant aux utilisateurs d'envoyer un message unique, diffusé à de multiples entités, telles que des pharmacies physiques et en ligne, des distributeurs et des entreprises pharmaceutiques », a déclaré Kat Talalas, directrice adjointe de la communication pro-vie au Secrétariat des activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), à OSV News. « Nous élaborons également des ressources pédagogiques sur la pilule abortive, qui permettront d'expliquer la différence entre les soins liés à une fausse couche et l'interruption de grossesse par avortement. »

    L'Église catholique enseigne que toute vie humaine est sacrée de la conception à la mort naturelle et, de ce fait, s'oppose à l'avortement. Suite à l'arrêt Dobbs, les autorités ecclésiastiques américaines ont réaffirmé l'attachement de l'Église à la mère et à l'enfant et ont appelé à renforcer le soutien aux personnes vulnérables face à l'avortement en raison de la pauvreté ou d'autres facteurs.

    Peter Jesserer Smith est le rédacteur en chef des actualités et des reportages nationaux d'OSV News. L'équipe d'OSV News a contribué à cet article.

    PRIERE A SAINT JOSEPH

    Saint Joseph bien-aimé :

    À la demande d'un ange,

    Vous avez accueilli Marie chez vous avec amour.

    En tant qu'humble serviteur de Dieu,

    Vous avez guidé la Sainte Famille

    sur la route de Bethléem,

    Vous avez accueilli Jésus comme votre fils

    à l'abri d'une mangeoire,

    et vous avez fui loin de votre patrie pour

    la sécurité de la mère et de l'enfant.

    Nous louons Dieu parce que vous,

    - étant son fidèle protecteur -,

    vous n'avez jamais hésité à vous sacrifier

    pour ceux qui étaient confiés à vous.

    Puisse votre exemple nous inspirer.

    et aussi accueillir, chérir et protéger

    le plus précieux des cadeaux, la vie

    que Dieu nous donne.

    Aidez-nous à nous engager fidèlement

    pour servir et défendre la vie humaine

    — surtout là où elle est

    vulnérable ou menacée.

    Accordez-nous la grâce de faire la volonté de

    Dieu en toutes choses.

    Amen.

    Pour en savoir plus sur la manière de participer à la campagne d’action de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), veuillez consulter : https://lp.constantcontactpages.com/sl/iLd6hbl

  • Pierre au Verbe d'Or (30 juillet)

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    Fêté aujourd'hui : saint Pierre Chrysologue que Dom Guéranger, dans son Année Liturgique, présente ainsi :

    "Pierre, surnommé Chrysologue, pour l'or de son éloquence, naquit à Forum Cornelii, dans l'Emilie, de parents honnêtes. Dès l'enfance, tournant son esprit vers la religion,il s'attacha à l'Evêque de cette ville,Cornelius, romain, qui le forma rapidement à la science et à la sainteté de la vie, et l'ordonna Diacre. Peu après, l'Archevêque de  Ravenne étant mort,  comme les habitants de cette ville envoyèrent, selon l'usage, à Rome, le successeur qu'ils avaient élu solliciter  du  saint Pape Sixte III la confirmation de cette élection, Cornélius se joignit aux députés de Ravenne, et emmena avec lui  son  diacre. Cependant l'Apôtre saint Pierre  et le Martyr saint Apollinaire apparurent en songe au Pontife romain, ayant au milieu d'eux un jeune lévite, et lui ordonnant de ne pas placer un autre que lui sur le siège archiépiscopal de Ravenne. Le Pontife n'eut pas plus tôt vu Pierre, qu'il reconnut en lui l'élu du Seigneur. Rejetant donc celui qu'on lui présentait, il promut, l'an de Jésus-Christ 433, le jeune lévite au gouvernement de cette Eglise métropolitaine. Les députés de Ravenne, offensés d'abord, ayant appris la vision, se soumirent sans peine à la volonté divine et acceptèrent avec le plus grand respect le nouvel Archevêque.

    Lire la suite

  • "Un monde extrêmement vieux et fatigué..." (Pierre Chrysologue, 30 juillet)

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    La citation du jour

    Pierre Chrysologue

    Pour nous, le monde est extrêmement vieux et fatigué. Il a perdu ses forces; il perd ses facultés; les souffrances l’accablent; il crie sa défaillance; il porte tous les symptômes de sa fin… Nous sommes à la remorque d’un monde qui s’enfuit; nous oublions les temps à venir. Nous sommes avides d’actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà. Nous n’accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient… Convertissons-nous; n’ayons pas peur de ce que le temps se fait court. Son temps à Lui, l’Auteur du temps, ne peut pas être rétréci…

    Saint Pierre Chrysologue, Sermon 167 – De la conversion (chemindamourverslepere.com)

  • Sainte Marthe

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    Sainte Marthe (source)

    sermon de saint Augustin (CIII sur l'évangile selon saint Luc)

    Marthe et Marie étaient deux soeurs, proches non seulement par la chair mais aussi par la foi ; toutes deux s'étaient attachées au Seigneur, toutes deux servaient d'un même coeur le Seigneur présent dans la chair. Marthe l'accueillit comme on a coutume d'accueillir les voyageurs. Mais elle était la servante qui accueille son Seigneur, la malade son Sauveur, la créature son Créateur. Elle accueillit celui dont elle allait nourrir le corps afin d'être elle-même nourrie par l'Esprit. En effet, le Sei­gneur a voulu prendre la nature de l'esclave et, dans cette nature d'esclave, recevoir des esclaves sa nourriture, non par nécessité, mais par bonté. Car ce fut de la bonté, que de se laisser nourrir. Oui il avait un corps, qui le faisait avoir faim et soif.

    Ainsi donc, le Seigneur fut accueilli comme un hôte, lui qui « est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu, mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. » Il adopte des esclaves pour en faire des frères, il rachète des captifs pour en faire ses cohéritiers. Mais que personne par­mi vous n'aille dire : « Heureux, ceux qui ont eu le bonheur d'ac­­cueil­lir le Christ dans leur propre maison ! » Ne vous plai­gnez pas, ne protestez pas parce que vous êtes nés à une épo­que où vous ne voyez pas le Seigneur dans sa condition char­nelle : il ne vous a pas privés de cet honneur. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, dit-il, c'est à moi que vous l'avez fait. »

    D'ailleurs, Marthe, toi qui es bénie pour ton service bien­fai­sant, permets-moi de te le dire : la récompense que tu cher­ches pour ton travail, c'est le repos. Maintenant tu es prise par toutes les activités de ton service, tu cherches à nourrir des corps mor­tels, aussi saints qu'ils soient. Lorsque tu seras venue à la patrie, trou­veras-tu un voyageur a qui offrir l'hospitalité ? un affamé à qui rompre le pain ? un assoiffé a qui donner à boire ? un mala­de à visiter ? un plaideur à réconcilier ? un mort à ensevelir ?

    Dans la patrie, il n'y aura plus tout cela. Alors, qu'y aura-t-il ? Ce que Marie a choisi. Là nous serons nourris, nous n'aurons plus à nourrir les autres. Aussi ce que Marie a choisi trouvera là sa plénitude et sa perfection : de cette table abondante de la parole du Seigneur, elle ne recueillait alors que les miettes. Voulez-vous savoir ce qu'il y aura là-bas ? Le Seigneur le dit lui-même, en parlant de ses serviteurs : « Vraiment, je vous le dis, il les fera mettre à table, et circulera pour les servir. »

    Saint Augustin

  • Sainte Marthe (29 juillet) : une belle homélie de Mgr Léonard

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    C'est ici, dans ce podcast d'une messe célébrée à Beauraing (au début de son épiscopat) que nous transmet aimablement un ami. L'homélie commence un peu avant la 18ème minute (17,50') :

  • Homélie pour la fête de sainte Marthe (29 juillet)

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    ParSA08.JPGDu Père Joseph-Marie Verlinde fsJ sur homelies.fr :

    Marie ne manque pas d’audace : elle reproche ouvertement à Jésus de ne pas être venu plus tôt au chevet de son frère : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Ne formule-t-elle pas à haute voix, ce que tous nous avons pensé un jour ou l’autre devant les événements déconcertants de nos vies ou du monde ? « Si Dieu existait, il n’y aurait pas d’enfants qui meurent de faim ; s’il y avait un Dieu, il n’y aurait pas de raz de marée tuant des milliers de personnes en quelques instants ». Comment concilier la souffrance et la mort avec l’idée d’un Dieu bienveillant ? Serait-il donc impuissant ? Mais alors il n’est pas Dieu. Pire encore : s’il est Tout-Puissant et qu’il n’intervient pas, serait-ce donc qu’il se désintéresse de nous ? A quoi bon dès lors nous tourner vers lui ?

    Depuis que l’homme s’est délibérément coupé de Dieu par le péché, ces reproches ne font que ressurgir à chaque époque. Mais ce faisant, nous oublions un peu vite notre part de responsabilité dans la diffusion du mal dans l’univers : que resterait-il de notre liberté si Dieu se contentait d’annuler les conséquences de nos actions négatives ? Mais notre propos n’est pas de tenter de « justifier » Dieu face au mal, puisque son propre Fils ne s’engage pas dans cette voie.

    La conversation aurait pu en rester là, Marthe tournant les talons après avoir mis Jésus devant sa responsabilité devant la mort de son frère. Elle complète tout au contraire son intervention par une affirmation pleine d’espérance : « Je sais que maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas ». Telle est l’attitude que le Seigneur attend de nous : nous ne parviendrons pas à comprendre le mystère du mal à la lumière naturelle de notre raison enténébrée par le péché ; ce n’est qu’à la lumière de la foi que nous pouvons pressentir le projet de Dieu sur notre pauvre humanité égarée. Or la foi consiste précisément à reconnaître en Jésus l’Envoyé de Dieu en qui nous est offert le salut, celui qui ouvre devant nous le chemin qui nous donne à nouveau accès à la vérité et à la vie dont nous nous sommes délibérément éloignés par le péché.

    Se mettant au niveau de son interlocutrice, Jésus commence par l’aider à formuler son espérance conformément au « catéchisme de la synagogue » : « Ton frère ressuscitera ». Marthe approuve et renchérit : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection ». Elle renvoie à un lointain avenir la victoire définitive de la vie sur la mort pour le moment encore triomphante.

    Reprenant l’initiative, Jésus lui annonce solennellement qu’il est en personne, ici et maintenant, l’accomplissement de cette espérance : « Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

    Cette dernière question est bien sûr posée à chacun de nous : croyons-nous que par la foi en Jésus, nous participons dès à présent à sa vie de Ressuscité, et que dès lors la mort n’a sur nous plus aucune emprise ? Certes, un jour prochain nous fermerons définitivement les yeux de ce côté-ci du voile ; mais pour les ouvrir instantanément sur l’autre monde, où nous vivrons de la vie même de Dieu. Telle est notre espérance, qui s’enracine dans cette belle confession de foi :

    « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ».

    Père Joseph-Marie