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Spiritualité - Page 2

  • Celui-ci est mon fils bien-aimé

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    la Transfiguration par fra Angelico, San Marco, Florence

    Commentaire pour le 2e dimanche de carême proposé par l'Evangile au Quotidien

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
    Opera Omnia, p. 41 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 292) :

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  • Le martyre de saint Polycarpe (23 février)

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    im4075 (1).jpgDu site Patristique.org :

    Récit du martyre de saint Polycarpe

    Nous sommes à Smyrne en l’an 156. La persécution, sous les Antonins, était modérée et venait moins d’une politique systématique que des dénonciations de païens, qui répandaient force calomnies sur les cultes nouveaux. Les autorités, sans être dupes, mettaient à mort les chrétiens arrêtés ; à leurs yeux, ils commettaient au moins un crime de lèse-majesté en ne sacrifiant pas aux dieux, c’est-à-dire en ne reconnaissant pas la souveraineté absolue des Césars.

    Le martyre de Polycarpe émane ainsi de pressions populaires, et des autorités locales, mues par un esprit de démagogie et la volonté de faire un exemple. Ce supplice représente cependant un cas relativement isolé à cette période.

    Polycarpe, qui nous a laissé une épître (peut-être deux) aux Philippiens, était, dit-on, un disciple de saint Jean. Évêque de Smyrne, il avait fréquenté Ignace d’Antioche et Irénée de Lyon. À une telle école, le martyr ne se contente pas d’être un témoin du Christ, il veut être son imitateur, jusqu’à revivre lui-même les souffrances et la mort de son Maître qui le mettront en communion étroite avec son corps. Entre l’Évangile et la passion de Polycarpe, les coïncidences affluent, de noms, de lieux, de circonstances, mais plus profondément retentissent les grands mots évangéliques de la Passion, les « il faut », les « je suis », les métaphore du « pain » que dore le feu du supplice.

    C’est le plus ancien récit de martyre qui nous soit parvenu. Il fut diffusé dans toute la chrétienté et servit de modèle à d’autres « imitateurs du Christ ».

    Récit du martyre de Polycarpe

    L’Église de Dieu qui réside à Smyrne à l’Église de Dieu qui est à Philomélion et à toutes les communautés que l’Église sainte et universelle a partout établies. Que Dieu notre Père et notre Seigneur Jésus-Christ vous remplissent de miséricorde, de paix et d’amour !

    Frères, c’est pour vous que nous rédigeons les actes des martyrs et du bienheureux Polycarpe, dont le supplice sembla achever la persécution en la frappant de son sceau.

    En presque tous les événements qui précédèrent sa mort, le Seigneur nous montre un martyre tout entier évangélique. Polycarpe a attendu d’être livre, comme le Seigneur, afin qu’imitant son exemple, nous regardions moins notre intérêt que celui de notre prochain. L’amour, quand il est vrai et fort, n’incline pas à se sauver seul, il aspire au salut de tous les frères.

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  • Saint Polycarpe, évêque et martyr (23 février)

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    Saint Polycarpe, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 123.

    Saint Polycarpe, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 123.

    Polycarpe, a été disciple des apôtres à Smyrne entre le Ier et le IIe siècle. Élu évêque sur les instances de saint Jean l'Évangéliste, il se rendit à Rome pour conférer avec le pape Anicet au sujet de questions concernant la datation de la fête  de Pâques. De retour à Smyrne, il fut conduit au cirque pour y abjurer en présence du gouverneur Stabius Quadratus. Il refusa et périt sur le bûcher en 155, à quatre-vingt six ans.

    Son nom vient du grec, et signifie "qui donne de nombreux fruits."

    Saint Polycarpe, évêque et martyr († 155)
     
    Polycarpe, né vers 69 ou 89, fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne, aujourd'hui Izmir en Turquie.

    Polycarpe est mort martyr pour la foi, brûlé vif vers 155.

    Né à Smyrne de parents chrétiens, Polycarpe est un disciple de l'apôtre Jean qui d'après la tradition, vers la fin de sa vie s'était établi à Éphèse après avoir été exilé sur l'île de Patmos, puis libéré après la mort de Domitien. Nommé évêque de Smyrne au tournant du siècle (vers 100), Polycarpe remplit les fonctions de son ministère durant une cinquantaine d'années. En 154 il se rend à Rome pour discuter avec l'évêque de Rome, Anicet, de la date de Pâques.

    http://www.introibo.fr/IMG/jpg/0126polycarpe2.jpg

    Polycarpe combat de nombreuses sectes qu'il juge hérétiques, en particulier certains gnostiques et notamment Marcion qui rejette l'Ancien Testament, ne garde qu’une sélection des nouveaux écrits et ne croit pas que Jésus est le Messie attendu des Juifs. Exclu de l’église de Rome en 144, Marcion se lance dans des campagnes missionnaires, fonde de nombreuses églises où l’on pratique une morale très austère, comportant la renonciation à la sexualité et à la vie de famille, tout en se préparant au martyre. Marcion, ayant été à la rencontre de saint Polycarpe lui dit :

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  • L'archevêque Fulton Sheen : un prophète pour notre temps ?

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    De Joseph Pronechen  sur le National Catholic Register :

    Fulton Sheen a-t-il prophétisé sur ces temps ?

    "La seule façon de sortir de cette crise est spirituelle. ... Le moment est plus proche que vous ne le pensez".

    Pope John Paul II embracing Archbishop Fulton Sheen at St. Patrick’s Cathedral in New York City, October 2, 1979.
    Le pape Jean-Paul II embrasse l'archevêque Fulton Sheen à la cathédrale Saint-Patrick de New York, le 2 octobre 1979. (photo : Fondation Sheen)

    20 septembre 2019

    L'archevêque Fulton Sheen a-t-il prophétisé sur cette époque ?

    Dans une conférence prononcée il y a 72 ans, Mgr Fulton Sheen est apparu aussi visionnaire que les prophètes d'autrefois.

    "Nous sommes à la fin de la chrétienté". a déclaré l'archevêque Fulton Sheen lors d'une conférence en 1947. Précisant qu'il ne parlait pas du christianisme ou de l'Église, il a ajouté : "La chrétienté est la vie économique, politique et sociale inspirée par les principes chrétiens. Elle est en train de disparaître - nous l'avons vue mourir. Regardez les symptômes : l'éclatement de la famille, le divorce, l'avortement, l'immoralité, la malhonnêteté générale".

    Prophétique à l'époque, il était déjà visionnaire et annonciateur lors de l'émission de radio du 26 janvier 1947.

    "Comment se fait-il que si peu de gens se rendent compte de la gravité de la crise actuelle ? demandait-il il y a 72 ans. Puis il a donné la réponse : "En partie parce que les hommes ne veulent pas croire que leur époque est mauvaise, en partie parce que cela implique trop d'auto-accusation, et principalement parce qu'ils n'ont pas de critères extérieurs à eux-mêmes pour mesurer leur époque... Seuls ceux qui vivent dans la foi savent vraiment ce qui se passe dans le monde. Les grandes masses sans foi sont inconscientes des processus destructeurs en cours".

    Il s'agit certainement d'un aperçu des suspects habituels - les gros titres et les histoires d'aujourd'hui. Pour illustrer son propos, Mgr Sheen a souligné que "le jour même de la destruction de Sodome, les Écritures décrivent le soleil comme brillant ; le royaume de Balthasar s'est achevé dans l'obscurité ; les gens ont vu Noé se préparer au déluge 120 ans avant qu'il n'arrive, mais les hommes n'ont pas voulu croire". Au milieu d'une apparente prospérité, d'une unité mondiale, le décret aux anges est publié, mais les masses poursuivent leur routine sordide. Comme l'a dit notre Seigneur : Car, comme dans les jours qui précédèrent le déluge, ils mangeaient et buvaient, se mariaient et se donnaient en mariage, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, et qu'ils ne s'en aperçurent point, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous, ainsi en sera-t-il à l'avènement du Fils de l'homme". (Matthieu 24:38-39)

    Sheen se demande si nous sommes même conscients des signes des temps, car "les dogmes fondamentaux du monde moderne se dissolvent sous nos yeux". Ils ont été remplacés par les hypothèses suivantes : 1) l'homme n'a pas d'autre fonction dans la vie que de produire et d'acquérir des richesses ; 2) l'homme est naturellement bon et n'a pas besoin d'un Dieu pour lui donner des droits, ni d'un Rédempteur pour le sauver de la culpabilité, car le progrès est automatique grâce à la science, à l'éducation et à l'évolution, qui feront un jour de l'homme une sorte de dieu ; 3) l'homme est un être humain, et (3) l'idée que la raison n'est pas de découvrir "le sens et le but de la vie, à savoir le salut de l'âme, mais simplement de concevoir de nouvelles avancées techniques pour faire de cette terre une cité de l'homme qui remplacera la cité de Dieu". "

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  • 22 février : la Chaire de saint Pierre sur laquelle est édifiée la foi de l'Eglise

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    St Peter's - Cathedra Petri

    C'est aujourd'hui la fête de la Chaire de saint Pierre, l'occasion de prier pour le pape et d'implorer le ciel pour qu'il ne faillisse pas dans sa mission de conduire les âmes dans la voie du salut. Le 22 février 2006, le pape Benoît XVI rappelait le sens de cette fête.

    Le sens de la Fête de la Chaire de Saint Pierre : Texte intégral de la catéchèse de Benoît XVI

    BENOÎT XVI, Audience Générale du 22 février 2006

    « La Chaire de Pierre, don du Christ à son Église »

    Chers frères et sœurs ! 

    La liturgie latine célèbre aujourd'hui la Fête de la Chaire de Saint-Pierre. Il s'agit d'une tradition très ancienne, attestée à Rome dès le IVe siècle, par laquelle on rend grâce à Dieu pour la mission confiée à l'Apôtre Pierre et à ses successeurs.

    La « chaire », en latin « cathedra », est littéralement le siège fixe de l'Évêque, placé dans l'église mère d'un diocèse, qui pour cette raison est appelée « cathédrale », et elle est le symbole de l'autorité de l'Évêque et, en particulier, de son « magistère », c'est-à-dire de l'enseignement évangélique que, en tant que Successeur des Apôtres, il est appelé à garder et à transmettre à la communauté Chrétienne.
    Lorsque l'Évêque prend possession de l'Église particulière qui lui a été confiée, il s'assoit sur la chaire en portant la mitre et en tenant la crosse.

    De ce siège, il guidera, en tant que maître et pasteur, le chemin des fidèles dans la Foi, dans l'Espérance et dans la Charité.

    Quelle fut donc la « chaire » de Saint Pierre ? Choisi par Le Christ comme « roc » sur lequel édifier l'Église (cf. Mt 16, 18), il commença son ministère à Jérusalem, après l'Ascension du Seigneur et la Pentecôte.

    Le premier « siège » de l'Église fut le Cénacle, et il est probable que dans cette salle, où Marie, la Mère de Jésus, pria elle aussi avec les disciples, une place spéciale ait été réservée à Simon Pierre.

    Par la suite, le Siège de Pierre devint Antioche, ville située sur le fleuve Oronte, en Syrie, aujourd'hui en Turquie, et à cette époque troisième grande ville de l'empire romain après Rome et Alexandrie d'Égypte.

    Pierre fut le premier Évêque de cette ville, évangélisée par Barnabé et Paul, où « pour la première fois les disciples reçurent le nom de Chrétiens » (Ac 11, 26), où est donc né le nom de Chrétiens pour nous, si bien que le Martyrologe romain, avant la réforme du calendrier, prévoyait également une célébration spécifique de la Chaire de Pierre à Antioche.

    De là, la Providence conduisit Pierre à Rome. Nous avons donc le chemin de Jérusalem, Église naissante, à Antioche, premier centre de l'Église rassemblée par les païens et encore unie également avec l'Église provenant des Juifs.

    Ensuite, Pierre se rendit à Rome, centre de l'Empire symbole de l'« Orbis » - l'« Urbs » qui exprime l'« Orbis », la terre -, où il conclut par le martyre sa course au service de l'Évangile. C'est pourquoi au siège de Rome, qui avait reçu le plus grand honneur, échut également la tâche confiée par Le Christ à Pierre d'être au service de toutes les Églises particulières pour l'édification et l'unité du Peuple de Dieu tout entier.

    Après ces migrations de Saint Pierre, le siège de Rome fut ainsi reconnu comme celui du Successeur de Pierre, et la « chaire » de son Évêque représenta celle de l'Apôtre chargé par le Christ de paître tout son troupeau.

    C'est ce qu'attestent les plus anciens Pères de l'Église, comme par exemple Saint Irénée, Évêque de Lyon, mais qui était originaire d'Asie mineure, qui dans son traité Contre les hérésies, décrit l'Eglise de Rome comme la « plus grande et la plus ancienne, connue de tous;... fondée et constituée à Rome par les deux très glorieux Apôtres Pierre et Paul »; et il ajoute: « Avec cette Église, en raison de son éminente supériorité, doit s'accorder l'Église universelle, c'est-à-dire les fidèles qui sont partout » (III, 3 2-3).

    Tertullien, quant à Lui, affirme un peu plus tard : « Que cette Église de Rome est bienheureuse! Ce furent les Apôtres eux-mêmes qui lui donnèrent, en versant leur sang, la doctrine dans sa totalité » (De la prescription des hérétiques, n. 36). La chaire de l'Évêque de Rome représente donc non seulement son service à la communauté romaine, mais aussi sa mission de guide du Peuple de Dieu tout entier.

    Célébrer la « Chaire » de Pierre, comme nous le faisons aujourd'hui, signifie donc attribuer à celle-ci une profonde signification spirituelle et y reconnaître un signe privilégié de l'amour de Dieu, Pasteur bon et éternel, qui veut rassembler toute son Église et la guider sur la voie du salut.

    Parmi les nombreux témoignages des Pères, j'ai plaisir à rapporter celui de Saint Jérôme, tiré de l'une de ses lettres, adressée à l'Évêque de Rome, qui est particulièrement intéressante, car elle fait une référence explicite à la « chaire » de Pierre, en la présentant comme havre sûr de vérité et de Paix.
    Jérôme écrit ce qui suit : « J'ai décidé de consulter la Chaire de Pierre, où l'on trouve la Foi que la parole d'un Apôtre a exaltée ; je viens à présent demander une nourriture pour mon âme, là où je reçus autrefois le vêtement du Christ.

    Je ne crois en aucun autre primat que celui du Christ ; c'est pourquoi je me mets en communion avec ta béatitude, c'est-à-dire avec la chaire de Pierre. Je sais que l'Église est édifiée sur cette pierre » (Les lettres I, 15, 1-2).

    Chers frères et sœurs, dans l'abside de la Basilique Saint-Pierre, comme vous le savez, se trouve le monument de la Chaire de l'Apôtre, œuvre de maturité du Bernin, réalisée sous la forme d'un grand trône de bronze, soutenu par les statues de quatre docteurs de l'Église, deux d'Occident, saint Augustin et saint Ambroise, et deux d'Orient, saint Jean Chrysostome et saint Athanase.

    Je vous invite à vous arrêter devant cette œuvre suggestive, qu'il est aujourd'hui possible d'admirer décorée par de nombreux cierges, et à prier en particulier pour le ministère que Dieu m'a confié.

    En levant le regard vers le vitrail d'albâtre qui s'ouvre précisément au-dessus de la Chaire, invoquez L'Esprit Saint, afin qu'il soutienne toujours par sa lumière et par sa force mon service quotidien à toute l'Église. Je vous remercie de tout cœur de cela, ainsi que de votre pieuse attention.

  • Saint Pierre Damien (21 février)

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    Le mercredi 9 septembre 2009, lors de l'audience générale, le pape Benoît XVI consacrait sa catéchèse à saint Pierre Damien que l'on fête aujourd'hui :

    Chers frères et sœurs,

    Au cours des catéchèses de ces mercredis, je traite certaines grandes figures de la vie de l'Eglise depuis ses origines. Je voudrais m'arrêter aujourd'hui sur l'une des personnalités les plus significatives du xi siècle, saint Pierre Damien, moine, amant de la solitude et dans le même temps, intrépide homme d'Eglise, engagé personnellement dans l'œuvre de réforme commencée par les Papes de l'époque. Il est né à Ravenne en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s'engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l'adopta comme son enfant. C'est précisément pour cela qu'il sera appelé par la suite Pierre de Damien, Pierre Damien. Il suivit une formation d'abord à Faenza, puis à Parme où, à l'âge de 25 ans déjà, nous le trouvons engagé dans l'enseignement. A côté d'une bonne compétence dans le domaine du droit, il acquit une grande habileté et un raffinement dans l'art de composer - l'ars scribendi - et, grâce à sa connaissance des grands classiques latins, il devint l'"un des meilleurs latinistes de son époque, l'un des plus grands écrivains du Moyen Age latin" (J. Leclercq, Pierre Damien, ermite et homme d'Eglise, Rome, 1960, p. 172).

    Il se distingua dans les genres littéraires les plus divers:  des lettres aux sermons, des hagiographies aux prières, des poèmes aux épigrammes. Sa sensibilité pour la beauté le conduisait à la contemplation poétique du monde. Pierre Damien concevait l'univers comme une "parabole" inépuisable et une étendue de symboles, à partir de laquelle il interprétait la vie intérieure et la réalité divine et surnaturelle. Dans cette perspective, aux alentours de l'an 1034, la contemplation de l'absolu de Dieu le poussa à se détacher progressivement du monde et de ses réalités éphémères, pour se retirer dans le monastère de Fonte Avellana, fondé quelques décennies plus tôt seulement, mais déjà célèbre en raison de son austérité. Pour édifier les moines, il écrivit la Vie du fondateur, saint Romuald de Ravenne, et s'engagea dans le même temps à en approfondir la spiritualité, en exposant son idéal de monachisme érémitique.

    Il faut immédiatement souligner un détail:  l'ermitage de Fonte Avellana était consacré à la Sainte Croix, et la Croix sera le mystère chrétien qui, plus que tout autre, fascinera Pierre Damien. "Celui qui n'aime pas la croix du Christ n'aime pas le Christ", affirme-t-il (Sermo, XVIII 11, p. 117) et il se qualifie comme:  "Petrus crucis Christi servorum famulus - Pierre serviteur des serviteurs de la croix du Christ" (Ep 9, 1). Pierre Damien adresse à la croix de très belles prières, dans lesquelles il révèle une vision de ce mystère aux dimensions cosmiques, car il embrasse toute l'histoire du salut:  "O bienheureuse Croix - s'exclame-t-il - la foi des patriarches, les prophéties des prophètes, le sénat des apôtres chargé de juger, l'armée victorieuse des martyrs et les foules de tous les saints te vénèrent, te prêchent et t'honorent" (Sermo, XVIII 14, p. 304). Chers frères et sœurs, que l'exemple de saint Pierre Damien nous pousse nous aussi à regarder toujours la Croix comme l'acte suprême d'amour de Dieu à l'égard de l'homme, qui nous a donné le salut.

    Pour le déroulement de la vie érémitique, ce grand moine rédige une Règle, dans laquelle il souligne profondément la "rigueur de l'ermitage":  dans le silence du cloître, le moine est appelé à passer une longue vie de prière, diurne et nocturne, avec des jeûnes prolongés et austères; il doit s'exercer à une généreuse charité fraternelle et à une obéissance au prieur toujours prête et disponible. Dans l'étude et la méditation quotidienne, Pierre Damien découvre les significations mystiques de la Parole de Dieu, trouvant dans celle-ci une nourriture pour sa vie spirituelle. C'est dans ce sens qu'il qualifie la cellule de l'ermitage de "parloir où Dieu converse avec les hommes". La vie érémitique est pour lui le sommet de la vie chrétienne, elle se trouve "au sommet des états de vie", car le moine, désormais libre des liens du monde et de son propre moi, reçoit "les arrhes de l'Esprit Saint et son âme s'unit heureuse à l'Epoux céleste" (Ep 18, 17; cf. Ep 28, 43sq). Cela apparaît important également pour nous aujourd'hui, même si nous ne sommes pas des moines:  savoir faire le silence en nous pour écouter la voix de Dieu, chercher, pour ainsi dire un "parloir" où Dieu parle avec nous:  apprendre la Parole de Dieu dans la prière et dans la méditation est le chemin de la vie.

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  • Jacinta et Francisco Marto, voyants de Fatima (20 février)

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    Résultat de recherche d'images pour "jacinta marto"

    D'Evangile au Quotidien :

    Saints Jacinta et Francisco Marto
    Voyants de Fatima

    Jacinta de Jesus Marto, la plus jeune des visionnaires des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en 1917, avec son frère Francisco Marto et leur cousine Lúcia dos Santos, est née le 11 mars 1910 à Aljustrel au Portugal. Elle est la  fille légitime de Manuel Pedro Marto et d’Olímpia de Jésus. Le 19 mars, elle reçoit le sacrement du baptême à l’église paroissiale de Fatima.

    De  caractère joyeux et insouciant, elle aime à danser - ce qu'elle fait avec grâce - et ce jusque dans la prison de Vila Nova de Ourém ! Très marquée par la vision de l'enfer (montré lors des apparitions de  Fatima), elle s'attache spécialement à prier et à se sacrifier pour la conversion des pécheurs. Elle redit souvent la prière enseignée par Notre Dame et elle invite son frère et sa cousine à prier « pour sauver les âmes de l'enfer ».

    Le 13 octobre 1917, un ecclésiastique lui demande de prier pour le Saint-Père. Elle lui demande qui est le Saint-Père, et dès lors, à chaque prière ou sacrifice, elle ajoute « …et pour le Saint-Père ». Après chaque chapelet, elle ajoute trois Ave pour lui. Elle aurait tant aimé le voir ! « Beaucoup de personnes viennent ici, dit-elle, mais jamais le Saint-Père ». À deux reprises, elle aura une vision du pape Benoît XV, priant et souffrant.

    Elle tremble devant la perspective de la deuxième guerre mondiale « pire encore que la première » (apparition du 13 juillet 1917) qui arrivera si l'on n'écoute pas les  demandes de la Vierge, et dont les horreurs lui paraissent présentes. « Tant de gens qui vont mourir. Et presque tous vont en enfer ! Beaucoup de maisons seront détruites et beaucoup de prêtres tués ».

    Ainsi offre-t-elle généreusement ses sacrifices : repas donnés aux brebis, puis aux pauvres - support des visiteurs qui la questionnent - mauvais  traitements, moqueries - maladie et séparation des siens. Elle dit aussi : « J'aime tellement le Cœur Immaculé de Marie. C'est le Cœur de notre petite maman du Ciel ! » Et elle chante sur des airs à elle : « Doux cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, sauvez les âmes de l'enfer ».

    Elle regrette de ne pouvoir communier à ces intentions. Devant partir à l'hôpital, elle fait ses dernières recommandations à Lucie, inspirées des messages de la Vierge, et elle annonce qu'elle ira dans deux  hôpitaux, non pas pour guérir mais « pour souffrir davantage » et qu'elle mourra « toute seule ».

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  • Consoler Dieu et Marie, le charisme de Saint François Marto

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    De Ermes Dovico sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Consoler Dieu et Marie, le charisme de Saint François Marto

    20-02-2023

    Au cœur du message de Fatima se trouve la nécessité de réparer les péchés qui offensent Dieu et de consoler le Cœur Immaculé de Marie. Une nécessité que saint François Marto a ressentie avec une urgence particulière, indiquant de manière prophétique le chemin du Ciel.

    San Francesco Marto

    Saint François Marto

    L'une des caractéristiques fondamentales des apparitions de Fatima est que le péché exige réparation. Cette grande vérité trouve d'ailleurs son point culminant dans l'offrande gratuite de Jésus, l'Agneau innocent, qui a réparé nos péchés par sa douloureuse Passion et renouvelle cette offrande, de manière non sanglante, dans chaque Sainte Messe célébrée sur terre. Une grande vérité, qui a toujours été enseignée par l'Église et qui est pourtant de plus en plus oubliée, même au sein de l'Église elle-même.

    Il est donc clair que tout le message de Fatima s'impose comme une grande prophétie pour les temps que nous vivons, dans lesquels le péché, au lieu d'être réparé, devient même une source d'orgueil. Déjà Benoît XVI, le 13 mai 2010, à l'occasion du 10e anniversaire de la béatification de Jacinta et Francisco Marto, avait déclaré : " Il se ferait des illusions s'il pensait que la mission prophétique de Fatima est terminée ". Et le 25 janvier dernier, dans le message donné par la voyante Marija de Medjugorje, la Vierge - nous avertissant que notre avenir est "à la croisée des chemins" et dépend essentiellement de qui nous choisissons entre Dieu et Satan - a confirmé l'actualité absolue de ce qu'elle a transmis aux petits bergers : "Priez avec moi - a-t-elle dit - pour que s'accomplisse ce que j'ai commencé à Fatima et ici".

    En parlant de réparation, nous voulons nous pencher tout particulièrement sur l'exemple du petit François, qui est mort à l'âge de 11 ans. Nous célébrons aujourd'hui sa mémoire liturgique, qui est liée à celle de sa sœur Jacinthe (née au Ciel le 20 février), comme l'a établi saint Jean-Paul II au moment de leur béatification. Les trois enfants bergers ont répondu de manière extraordinaire aux demandes de la Vierge, mais dans chacun d'eux - comme il est normal - il y a des traits qui ressortent plus que d'autres, mais dans une piété qui embrasse toute l'essence de la vie spirituelle, à savoir l'amour de Dieu et du prochain.

    Grâce aux Mémoires de Sœur Lucie, nous savons que François était le plus contemplatif des trois. Il voyait mais n'entendait pas parler la Vierge (et avant elle, l'Ange du Portugal) ; mais cet apparent désavantage était précisément compensé par son esprit de contemplation. Depuis le 13 mai 1917 - date à laquelle la Sainte Vierge, par le célèbre geste de ses mains, leur communiqua pour la première fois le mystère trinitaire et donc la lumière de Dieu dans laquelle les petits bergers se voyaient parfaitement reflétés - François avait saisi la tristesse du Seigneur pour les péchés des hommes. Dès lors, le premier ressort de sa charité était clair : consoler Dieu. Il n'était pas rare que Jacinthe et Lucie le perdent de vue, car il se retirait dans quelque endroit caché ou solitaire pour prier le chapelet et méditer. Et si sa cousine l'invitait à jouer, en disant qu'ensuite ils prieraient tous les trois ensemble, il répondait : "Je prierai aussi après. Ne te souviens-tu pas que la Vierge a dit que je devais prier beaucoup de chapelets ?". Un fait qui confirme combien François prenait au sérieux ce que la Mère du Ciel lui demandait.

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  • « Léon Bloy : La parole comme sacrement », première conférence de Carême de Notre-Dame de Paris du cycle 2024

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    De KTO Télévision sur youtube :

  • "Celui qui fait l’œuvre du Christ doit toujours demeurer avec le Christ"

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    st dominic adoring the crucifixion.jpgAujourd'hui, on fête sainte Bernadette Soubirous mais aussi le bienheureux fra Angelico, l'artiste peut-être le plus touchant du Quattrocento. Son oeuvre est un des sommets de l'art où l'artiste nous fait participer à la profondeur de sa méditation.

    Source : http://arts.fluctuat.net/fra-angelico.html

    Prêtre avant d’être peintre, Fra Angelico (de son vrai nom Guido di Pietro) est né en Toscane et entre très jeune dans l’ordre des « Dominicains observants », dont la règle, édictée par saint Dominique, est la pauvreté absolue et l’ascétisme. Il ne sera appelé « Beato Angelico » (Bienheureux Angelico) qu’après sa mort, par Giorgio Vasari, le biographe des peintres de la Renaissance, auteur des Vite.

    Fra Angelico apprend la peinture à Florence, à l’époque où le style « gothique international », mêlant influences du Nord et du Sud de l’Europe, domine. L’art occidental connaît alors un tournant, notamment grâce au peintre Giotto, avec l’adoption des règles de la perspective et d’un certain réalisme des représentations. De nombreux éléments de la peinture médiévale sont cependant encore vivaces dans l’œuvre de Fra Angelico : didactisme, révélation par la lumière qui inonde les êtres et les choses, couleurs exacerbées, thèmes mystiques.

    En 1436, Fra Angelico s’installe dans le nouveau couvent de San Marco à Florence. Placé ainsi dans le centre artistique le plus important d’Europe, Fra Angelico porte à la perfection son art grâce au mécénat des puissants Médicis, qui lui demandent de décorer le monastère. Cet ensemble, ainsi que le Retable de San Marco, aujourd’hui dispersé, est l’œuvre majeure de l’artiste.

    Ayant acquis une renommée internationale, Fra Angelico est appelé à Rome par le pape Eugène IV, pour peindre la chapelle du Saint-Sacrement de la basilique Saint-Pierre. Salué par les plus grands, mais refusant les honneurs en raison de son vœu de pauvreté, Fra Angelico meurt à Rome en 1455, à l’âge de 68 ans. Le peintre a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1984 et proclamé saint patron des artistes.

  • "Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant" (Bernadette Soubirous)

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    Bernadette3.jpgC'est aujourd'hui la fête de sainte Bernadette Soubirous (1844-1879), elle qui déclarait : "C'est parce que j'étais la plus pauvre et la plus ignorante que la Sainte Vierge m'a choisie ".

    "Cette date à été choisie car c’est un 18 février que la Vierge Marie lui dit : « Je ne vous promets de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre. » Bernadette avait 14 ans lorsqu’elle vit pour la première fois la Vierge. Fille aînée d’une famille de meunier que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette SOUBIROUS est accueillie en janvier 1858 à l’Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879 à 35 ans.

    Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs, se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette." catholique.org

  • Sainte Bernadette Soubirous (18.2); "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l'autre."

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    bernadette.jpg

    Sainte Bernadette Soubirous[1]
    Décret de la S. Congrégation des Rites[2] sur l'héroïcité de ses vertus

    source : missel.free

    Le 18 novembre 1923 eut lieu dans la salle ducale au Palais du Vatican la cérémonie de lecture solennelle du Décret sur l'héroïcité des verus de la Vénérable Bernadette Soubirous. Cette Cause « intéresse l'univers catholique tout entier » à cause des rapports qui la rattachent au grand fait de Lourdes, et dans une lettre à ses diocésains Mgr. Chatelus, évêque de Nevers, déclare qu'elle est « particulièrement chère au Pape [ancien pélerin de Lourdes], qui en possède tous les détails et en désire le succès ».

    Sur cette question : « Est-il bien établi, dans le cas et pour l'effet dont il s'agit, que les vertus théologales de Foi, d'Espérance et de Charité envers Dieu et le prochain, ainsi que les vertus cardinales de Prudence, de Justice, de Force et de Tempérance et leurs annexes, ont été pratiquées à un degré héroïque ? »

    Lire la suite