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Spiritualité - Page 3

  • 13 juillet 1917 : comment la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain

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    De Tom Hoopes (archive du 11 juillet 2017) sur Aleteia.org :

    Fatima : comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église

    11/07/17 - mise à jour du 12/07/22

    Le message, délivré par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 a suscité de nombreuses conversions mais a aussi conduit certains à rejeter la foi.

    C’est un 13 juillet que la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima est survenue. Nous sommes en 1917. Le message qu’elle a délivré ce jour-là a inspiré à certains un parcours de conversion mais a provoqué chez d’autres une forte répulsion face à la foi. Certains ont pu y perdre la raison, d’autres s’y sont ralliés contre leur même raison. Ce jour-là, en effet, la Sainte Vierge fit un récit effrayant aux trois pastoureaux de Fatima, en les ouvrant à cette occasion à une vision de l’enfer, et en les mettant sévèrement en garde contre le risque d’une nouvelle guerre mondiale et d’une nouvelle ère des martyrs. Mais surtout, le message du 13 juillet 1917, la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain.

    L’enfer replacé au centre de la conscience catholique

    La petite Lucie Dos Santos n’était âgée que de 10 ans lorsque Notre-Dame de Fatima lui est apparue pour la première fois, revenant chaque mois à partir du 13 mai 1917. La petite bergère était accompagnée de ses cousins François et Jacinthe, respectivement âgés de 8 et 7 ans, que le pape François a canonisés en mai 2017. Mais en juillet, au lieu de ne les inciter qu’à la récitation du Rosaire et à leur montrer le Ciel  — comme elle l’avait fait lors des deux premières apparitions  — elle leur a révélé un terrible signe.

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    Lire aussi : VENDREDI 13 JUILLET 1917 :
    La révélation du grand Secret

  • 13 juillet 1917 : la Vierge enseigne deux prières aux petits voyants de Fatima

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia.org :

    Les deux prières que la Vierge a enseignées aux enfants de Fatima le 13 juillet 1917

     

    12/07/21

    Lors de sa troisième apparition à Fatima, le 13 juillet 1917, la Vierge Marie transmet aux jeunes bergers deux prières : la prière de dizaine et la prière du sacrifice.

    L’apparition du 13 juillet demeure la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima. C’est en effet ce jour-là que la « dame en blanc » offre à Francisco, Jacinta et Lucia une effrayante vision de l’enfer et confie un secret aux enfants. Un secret dont la première partie ne sera dévoilée qu’en 1942, et la troisième en 2000.

    Comme à chaque apparition, elle s’adresse à Lucia. Les premières paroles du 13 juillet 1917 sont celles-ci : « Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule pourra vous secourir. »

    La prière de dizaine

    Quelques instants plus tard, la Vierge précise :

    « Quand vous récitez le chapelet, dites après chaque mystère :

    Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, sauvez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »

    L’utilisation publique de cette prière dite « de dizaine » a été approuvée en 1930 et est devenue une étape commune (bien qu’optionnelle) du chapelet. Elle est récitée après chaque Gloire à Dieu à la fin de chaque dizaine.

    La prière du sacrifice

    Avant cela, la Vierge Marie donne aux enfants une terrible vision de l’enfer : « Nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu nous voyions les démons et les âmes (des damnés). Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée », racontera Lucia.

    Pendant ce temps, la Vierge dit aux enfants qu’ils devaient offrir tous leurs sacrifices personnels à Dieu, en s’ouvrant ainsi à Jésus :

    « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice :

    Ô Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

    Lire aussi : Fatima : comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église

  • Saint Henri II (13 juillet)

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    Du site Hozanna.org :

    Saint Henri II : vie, règne et prières

    Saint Henri II

    Saint Henri, duc de Bavièreroi de Germanie et empereur du saint empire romain germanique, était avant tout un homme très pieux et profondément dévoué au Seigneur. Il a gouverné son royaume avec sagessejustice et bonté. Henri était aimé par son peuple pour cela. Son couple était admirable. Il fût canonisé en 1146 et sa femme, sainte Cunégonde, fût canonisée peu après lui, en 1200. Saint Henri est célébré le 13 juillet.

    Biographie de saint Henri

    Saint Henri est né le 6 mai 973 à Ratisbonne. Il est le fils du duc de Bavière, Henri II le Querelleur. Il reçut, dès sa plus tendre enfance, une solide éducation religieuse. Il fût même éduqué par les chanoines de Hildesheim et par l’évêque bénédictin de Ratisbonne, saint Wolfgang. Il succède à son père, à l’âge de 22 ans, et devient donc duc de Bavière, en 995. Il rencontre peu de temps après la future sainte Cunégonde, la fille du comte de Luxembourg, Siegfried, et l’épouse. Leur mariage demeura sans enfant. Malgré cela, un amour et une fidélité profonde les unissaient. Ils restèrent mariés jusqu’à leur mort. Saint Henri gouverna son duché, pendant sept ans, avec dévouementsagesse et loyauté. Lorsque son cousin, l’empereur du Saint Empire romain germaniqueOthon IIImourut en 1002, c’est Henri qui fût désigné par les seigneurs de l’empire pour lui succéder. Il fût alorscouronné le 7 juin 1002 à Mayence. Le duc de Bavière, Henri III devint alors Henri II, roi de Germanie. Il devint roi d’Italie en 1004 lorsque son frère, Bruno, renonça à ce titre pour se retirer dans les ordres (il devint évêque d’Augusta). En 1014, le pape Benoît VIII le sacra alors, à Rome, officiellement empereur du Saint Empire romain germanique. 

    Saint Henri, avec le soutien de sainte Cunégonde, consacra sa vie aux devoirs de sa charge impériale. En parallèle, il s’intéressait beaucoup à la vie de l’Église et à ses réformes. Il participait aux synodes et aux élections des évêques, en faisant en sorte qu’ils soient intègres. Il se faisait régulièrement conseiller par des religieux dans ses décisions, notamment par l’abbé Odilon de Cluny. Saint Henri lutta fermement contre la simonie (l’acquisition des charges religieuses contre rémunération) et pour redonner au célibat des prêtres une place centrale dans leur sacerdoce. Il fonda également de nombreux monastères, mais aussi le diocèse de Bamberg et sa cathédrale, où il fût enterré, avec son épouse. C’est saint Henri qui imposa que le Credo soit récité à chaque messe dominicale. Il était aussi, bien entendu, très préoccupé par les affaires politiques, s’efforçant de gouverner avec justesse et de rétablir la paix dans son empire.

    Sa santé commença à décliner en 1024. Il se retira alors trois mois à Bamberg afin de s’y reposer. Malheureusement, son retour à ses obligations impériales l’acheva. Saint Henri rendit son âme à Dieu le 13 juillet 1024. C’est le pape Eugène III qui le canonisa le 12 mars 1146. Saint Henri est le saint patron des laïcs oblats de saint Benoît.

    Prier avec saint Henri II

    Prière à saint Henri pour être juste bon, à son image

    “Ô Dieu, qui avez pris saint Henri, ému par la générosité de votre grâce, à la contemplation des choses éternelles, des soucis du gouvernement temporel, accordez-nous par vos prières de marcher vers vous avec simplicité de cœur au milieu des vicissitudes de ce monde.

    Empereur, Saint Henri, plus haut patron allemand et patriarche européen reconnu, gentilhomme aux vertus brillantes, chevalier miséricordieux, je vous demande de prendre soin de moi, de mes ennemis, aidez-moi à leur pardonner tout comme vous avez pardonné la trahison de vos sujets.

    Nourris mon cœur de tout le bien qu’il y a en toi, protège moi avec ton bouclier miraculeux que vous avez fait dans vos merveilleuses expéditions ; sois l’empereur de mes décisions à prendre désormais. Dieu, qui en ce jour avez fait passer le bienheureux Henri, votre confesseur, d’un trône terrestre au royaume éternel, faites, nous vous en supplions, comme il a triomphé par ta grâce des séductions du siècle. Dédaignons aussi les vaines attractions du monde pour nous présenter à vous avec un cœur pur.

    Glorieux saint Henri, serviteur de Dieu, toi qui as su suivre le chemin du Maître, intercède pour nous tous, pour nos besoins matériels et spirituels, afin que nous puissions atteindre la main droite du père ; pour que des milliers de personnes affamées et assoiffées de justice puissent vivre dans la dignité. Par notre Seigneur Jésus-Christ, ton fils qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit et qui est Dieu pour toujours et à jamais. Amen.”

    Prière pour être humble de cœur avec saint Henri

    “Seigneur, tu as comblé saint Henri de ta grâce pour qu'il sache gouverner son empire et tu l'as élevé à la gloire du ciel ; accorde-nous par ton intercession, au milieu des changements de ce monde, de tendre vers toi dans la simplicité du cœur. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Amen.”

  • Lorsque j’ai crié vers le Seigneur, Il a exaucé ma voix (Introït du 15e dimanche du T.O.)

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    Lorsque j’ai crié vers le Seigneur, Il a exaucé ma voix ; Il m’a délivré de tous ceux qui s’approchent pour me perdre. Lui qui est avant tous les siècles et qui subsistera éternellement, les a humiliés. Jette tes pensées dans le Seigneur et Lui-même te nourrira. Ps. Exauce, ô Dieu, ma prière, et ne méprise pas ma supplication. Écoute-moi et exauce-moi.

  • Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux (12 juillet)

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    Du site "Notre histoire avec Marie" :

    LOUIS ET ZÉLIE MARTIN, LA SAINTETÉ EN COUPLE ET EN FAMILLE

    © Sanctuaire d'Alençon

    © Sanctuaire d'Alençon

    Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin, parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, n’ont élevé leurs filles que « pour le ciel ». Pendant leur vie, ils désiraient déjà devenir des saints, comme Zélie l’écrit dans une de ses lettres : « Je veux devenir une sainte, ce ne sera pas facile, il y a bien à bûcher et le bois est dur comme une pierre. Il eût mieux fallu m’y prendre plus tôt, pendant que c’était moins difficile, mais enfin mieux vaut tard que jamais. »
    Père Jean-Marie Simar Recteur du sanctuaire Louis et Zélie d’Alençon et membre de la communauté missionnaire « Famille de Marie »
    Père Jean-Marie Simar Recteur du sanctuaire Louis et Zélie d’Alençon et membre de la communauté missionnaire « Famille de Marie »

    Sources documentaires

    Marie-Zélie Guérin a grandi en Normandie. C’est la fille d’un gendarme. La vie religieuse l’attire ; elle aimerait se dévouer au service des malades et des pauvres. Or, quand elle demande son admission chez les Filles de la Charité d’Alençon, la supérieure lui rétorque sans l’ombre d’un doute que ce ne sont pas les desseins de Dieu. La jeune fille présente alors la requête suivante au Bon Dieu : « J’entrerai dans l’état du mariage pour accomplir votre Volonté sainte. Alors je vous en prie, donnez-moi beaucoup d’enfants et qu’ils vous soient tous consacrés. »

    Zélie qui est très jolie et talentueuse apprend à confectionner les fameuses dentelles d’Alençon (Orne). Elle n’a que 22 ans quand elle ouvre sa propre boutique et livre ses ouvrages jusqu’à Paris pour répondre à la demande. Quatre ans plus tard, elle croise sur un pont un jeune homme dont la noblesse des traits la frappe.  

    Zélie perçoit intérieurement une voix : « C’est celui-là que j’ai préparé pour toi. » Cet étranger est horloger, né à Bordeaux, fils d’un officier profondément croyant ; il a 35 ans, aime la nature et la littérature. À l’âge de 22 ans, son amour extraordinaire pour Dieu l’avait amené lui aussi à pousser la porte d’un monastère - et ce n’est qu’en raison de ses carences en latin qu’il n’avait pas été admis chez les chanoines de saint Augustin au Grand-Saint-Bernard. Il s’appelle Louis-Joseph Martin. Depuis huit ans il mène une vie presque monacale dans son magasin d’horlogerie et de bijouterie à Alençon. Il est tellement comblé par sa vie intérieure qu’il n’a jamais pensé à se marier jusqu’à ce qu’intervienne la Providence. Louis et Zélie font connaissance. Trois mois plus tard leurs dispositions de cœur sont telles qu’ils peuvent échanger devant Dieu leur consentement, ce qui a lieu le 13 juillet 1858 en l’église Notre-Dame d’Alençon. 

    S’unir de plus en plus profondément à la volonté de Dieu

    Bien que tous deux aient toujours aspiré à la vie religieuse, ils parviennent avec l’aide de leur confesseur à une profonde compréhension du mariage chrétien. Ils peuvent désormais exprimer leur abandon à Dieu en lui donnant des enfants. En dix ans, Zélie a la joie d’avoir huit grossesses. Cependant, elle a aussi la douleur de voir quatre de « ses petits anges » mourir dans ses bras. C’est l’occasion pour elle de s’unir de plus en plus profondément à la volonté de Dieu, de tout recevoir sans douter le moins du monde de sa bonté et sans rien désirer d’autre que de conduire à Dieu ses enfants chéris. Au décès d’Hélène, âgée de 5 ans, la maman écrit dans une lettre : « Quand Louis est rentré et qu’il a vu sa pauvre petite fille morte, il s’est mis à sangloter en s’écriant : « Ma petite Hélène, ma petite Hélène ! » Puis nous l’avons offerte ensemble au Bon Dieu. »  

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  • La Parole va-t-elle rester entassée dans nos greniers et y pourrir ? (homélie pour le 15ème dimanche du temps ordinaire)

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    Homélie de l'abbé Christophe Cossement (sur son blog) :

    Les aventures de la Parole à semer

    homélie du 15e dimanche A, (archive 12 juillet 2020)

    Quand Jésus raconte cette parabole du semeur, il y a déjà quelques temps que les apôtres l’accompagnent, et ils ont eu l’occasion de constater la diversité des réponses à Jésus. Ils ont vu certains l’accueillir inconditionnellement dans leur vie, au point de changer de façon de penser et de comportement. Ils ont éprouvé avec peine le refus sur lequel Jésus a butté plus d’une fois. Mais aussi toute la gamme des accueils enthousiastes qui se sont terminés en abandon ou en indifférence. Et aujourd’hui nous nous posons les mêmes questions que les apôtres et nous nous demandons : que faut-il pour que nos enfants, nos petits-enfants, nos amis, nos collègues accueillent aussi l’Évangile dans leur vie ?

    Dans cette parabole, Jésus nous fait connaître le cœur humain et ses réactions quand la Vérité en personne vient à lui. Il décrit des attitudes néfastes à la Parole qui sont de toujours, mais qui sont grandement amplifiées par la culture contemporaine. Aujourd’hui, le diable a facile d’enlever la Parole dès qu’elle semée, avant même qu’elle ne touche un cœur. Dans la culture du zapping, on est encouragé à être « l’homme d’un moment » (Mt 13,21), qui ne trouve pas utile de persévérer dans la difficulté, encore moins dans la persécution. Et que dire de la séduction des gadgets technologiques, des voyages fascinants, des loisirs toujours plus divers et palpitants, qui forcément accaparent notre cœur et étouffent la Parole.

    Ce n’est pas étonnant que l’Église connaisse de grandes difficultés au milieu d’une telle culture qui produit tant de terres impropres à la Parole. Il y a un défi spécial pour elle à prémunir ses enfants de toutes ces tendances qui étoufferont à coup sûr le bon grain semé. Souvent nous n’en sommes pas conscients. Nous parlons peu du combat pour garder la foi. Et c’est sûrement pour notre temps que Jésus a dit : « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la Terre ? » (Lc 18,8).

    Néanmoins, nous devons encore nous laisser interpeller nous-mêmes. Car bien qu’il soit difficile à la Parole de s’enraciner durablement dans les cœurs, encore faut-il qu’elle soit semée ! Et là, on peut dire que notre Église a bien péché. Il n’y a pas si longtemps que parler d’évangéliser était vu comme une insulte. Sûrement, ça serait du prosélytisme, et il faudra cesser ces pratiques, dans un esprit d’ouverture… Avec tout ça, la Parole reste entassée dans nos greniers, et elle pourrit là, bien gardée à l’abri de toute critique. Ce n’est pas cela que le Seigneur veut.

    Ô Christ, donne-nous l’élan d’être disciples missionnaires ! Permets-nous de dire sans honte notre amour pour toi ! Permets-nous d’être quelque peu incorrects, donne-nous des occasions d’interpeller ceux que nous croisons et de leur dire : est-ce vraiment parce que tu as réfléchi que tu estimes que Dieu ne doit pas être cherché ni aimé ? Crois-tu que, parce que tout le monde est indifférent, tu as raison de l’être aussi ? Si Dieu existe et qu’il t’aime, prendras-tu le risque de bouder son amour sans lui répondre ? Est-ce vraiment raisonnable de faire passer le Seigneur après tant de choses ?

    Ce n’est pas facile de parler ainsi car nous sommes dans une culture libérale individualiste, où la grande question pour chacun ce sont mes petites affaires. Mais c’est vraiment une triste perspective, celle d’essayer de tirer son épingle du jeu jusqu’à ce que la mort un jour nous emporte. Alors que nous sommes tant aimés, alors qu’un cœur divin attend notre réponse !

    Ô Christ, guéris nos cœurs ! Nous te le demandons avec confiance, car le Père a dit par le prophète Isaïe : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. » (Is 55,11)

  • Benoît, père des moines d'Occident (11 juillet)

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    fondazione-agraria-celebrazioni-120-events-images-san-benedetto.pngLors de l'audience générale du mercredi 9 avril 2008, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à l'évocation du père des moines d'Occident : saint Benoît de Nursie :

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais parler aujourd'hui de saint Benoît, fondateur du monachisme occidental, et aussi Patron de mon pontificat. Je commence par une parole de saint Grégoire le Grand, qui écrit à propos de saint Benoît:  "L'homme de Dieu qui brilla sur cette terre par de si nombreux miracles, ne brilla pas moins par l'éloquence avec laquelle il sut exposer sa doctrine" (Dial. II, 36). Telles sont les paroles que ce grand Pape écrivit en l'an 592; le saint moine était mort à peine 50 ans auparavant et il était encore vivant dans la mémoire des personnes et en particulier dans le florissant Ordre religieux qu'il avait fondé. Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. La source la plus importante à propos de la vie de ce saint est le deuxième livre des Dialogues de saint Grégoire le Grand. Il ne s'agit pas d'une biographie au sens classique. Selon les idées de son temps, il voulut illustrer à travers l'exemple d'un homme concret - précisément saint Benoît - l'ascension au sommet de la contemplation, qui peut être réalisée par celui qui s'abandonne à Dieu. Il nous donne donc un modèle  de  la  vie  humaine  comme ascension vers le sommet de la perfection. Saint Grégoire le Grand raconte également dans ce livre des Dialogues de nombreux miracles accomplis par le saint, et ici aussi il ne veut pas raconter simplement quelque chose d'étrange, mais démontrer comment Dieu, en admonestant, en aidant et aussi en punissant, intervient dans les situations concrètes de la vie de l'homme. Il veut démontrer que Dieu n'est pas une hypothèse lointaine placée à l'origine du monde, mais qu'il est présent dans la vie de l'homme, de tout homme.

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  • 11 juillet : fête de saint Benoît

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    250px-HeisterbachDialogusDetail.jpgLa fête de saint Benoît, célébrée le 11 juillet, est celle de la translation de ses reliques. Le corps de saint Benoît reposa d’abord au Mont Cassin qui, après le passage des Lombards, resta vide de moines. En 672, l’abbé de Fleury, Mummolus, envoya au Mont Cassin une troupe de moines, sous la conduite d’Aigulphe, pour récupérer les reliques de saint Benoît. Petronax ayant restauré le Mont Cassin, le pape Zacharie, en 750, demanda la restitution du corps de saint Benoît dont l’abbé de Fleury ne rendit qu’une part, entre 755 et 757.

    La fête de saint Benoît ne devrait pas être pour nous un simple fait d'une histoire fort ancienne, tant l’esprit de saint Benoît est toujours présent et à l'œuvre dans l'Eglise. La Règle qu'il nous a laissée et dont on a pu dire qu'elle nous donnait un reflet particulièrement pur de l'Evangile, comme le témoignage de sa vie sont pleinement actuels non seulement pour ses fils et ses filles, les moines et les moniales, mais aussi pour tous les fidèles. C'est, pour chacun d'entre nous une invitation à la prière, à la médiation des textes saints et à la charité fraternelle.

    Prologue de la règle de St Benoît

    «… Avant tout, demande à Dieu par une très instante prière qu'il mène à bonne fin tout bien que tu entreprends. Ainsi, celui qui a déjà daigné nous admettre au nombre de ses enfants n'aura pas sujet, un jour, de s'affliger de notre mauvaise conduite. Car, en tout temps, il faut avoir un tel soin d'employer à son service les biens qu'il a mis en nous, que non seulement il n'ait pas lieu, comme un père offensé, de priver ses fils de leur héritage, mais encore qu'il ne soit pas obligé, comme un maître redoutable et irrité de nos méfaits, de nous livrer à la punition éternelle, tels de très mauvais serviteurs qui n'auraient pas voulu le suivre pour entrer dans la gloire. Levons-nous donc enfin, l'Écriture nous y invite : l'heure est venue, dit-elle, de sortir de notre sommeil. Ouvrons les yeux à la lumière qui divinise. Ayons les oreilles attentives à l'avertissement que Dieu nous adresse chaque jour : Si vous entendez aujourd'hui sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, et ailleurs : Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises. Et que dit-il ? Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Courez, pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous saisissent.

    Le Seigneur, cherchant son ouvrier dans la multitude du peuple à laquelle il fait entendre ces appels, dit encore : Quel est celui qui désire la vie et souhaite voir des jours heureux ? Que si, à cette demande, tu lui réponds : « C'est moi », Dieu te réplique: Si tu veux jouir de la vie véritable et éternelle, garde ta langue du mal et tes lèvres de toute parole trompeuse ; détourne-toi du mal et fais le bien; recherche la paix et poursuis-la. Et lorsque vous agirez de la sorte, mes yeux veilleront sur vous et mes oreilles seront attentives à vos prières, et avant méme que vous ne m'invoquiez, je vous dirai : Me voici. Quoi de plus doux, frères très chers, que cette voix du Seigneur qui nous invite ; Voyez comme le Seigneur lui-même, dans sa bonté, nous montre le chemin de la vie. Ceignons donc nos reins par la foi et la pratique des bonnes œuvres; sous la conduite de l'Évangile, avançons dans ses chemins, afin de mériter de voir un jour Celui qui nous a appelés dans son royaume. Si nous voulons habiter dans le tabernacle de ce royaume, sachons qu'on n'y parvient que si l'on y court par les bonnes actions.

    Comme il y a un zèle amer, mauvais, qui sépare de Dieu et conduit en enfer, de même il y a un bon zèle qui éloigne des vices, et conduit à Dieu et à la vie éternelle. C'est ce zèle que les moines doivent pratiquer avec une ardente charité, c'est-à-dire : Ils s'honoreront mutuellement de leurs prévenances. Ils supporteront très patiemment les infirmités d'autrui, tant celles du corps que celles de l'esprit. Ils s'obéiront à l'envi les uns aux autres. Nul ne recherchera ce qu'il juge utile pour soi, mais bien plutôt ce qui l'est pour autrui. Ils se rendront chastement les devoirs de la charité fraternelle. Ils auront pour Dieu une crainte inspirée par l'amour : ils auront pour leur abbé un amour humble et sincère. Ils ne préféreront absolument rien au Christ, qui veut nous conduire tous ensemble à la vie éternelle.

     Réf : Saint Benoît

  • "Suscepimus, Deus, misericórdiam tuam in médio templi tui" (Introït du 14e dimanche du TO)

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    Introitus Introït
    Ps. 47, 10-11  
    SUSCÉPIMUS, Deus, misericórdiam tuam in médio templi tui: secúndum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terrae: iustítia plena est déxtera tua. Ps. ibid., 2 Magnus Dóminus, et laudábilis nimis: in civitáte Dei nostri, in monte sancto eius. ℣. Glória Patri. Nous avons reçu, ô Dieu, Ta miséricorde au milieu de Ton temple : comme Ton nom, ô Dieu, Ta louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre, Ta droite est pleine de justice. Ps. Le Seigneur est grand et très digne de louange : dans la cité de notre Dieu, sur Sa sainte montagne.
  • Venez vous tous qui m'aimez, et sachez que je suis doux et humble de coeur (14e dimanche du T.O.)

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    Homélie du Frère Jean-Philippe REVEL (Paroisse Saint-Jean-de-Malte - Aix-en-Provence) pour le quatorzième dimanche du temps ordinaire – A

    Frères et sœurs, dans un grand nombre de psaumes ou de textes de l'Ancien Testament, on nous parle des luttes et des victoires d'Israël. Les victoires de Dieu sont les victoires de son peuple et réciproquement. C'est un refrain qui revient ainsi très souvent dans la Bible, et nous venons de l'entendre dans le psaume que nous avons chanté : "Je suis émerveillé par la puissance de ta gloire, et je me répète les prodiges que tu as accomplis". Voilà une réflexion typique de ces luttes d'Israël contre ses ennemis et des victoires que Dieu lui donne de remporter.

    Quelquefois, cela tourne à la violence, comme nous le chantons tous les dimanches sans peut-être bien nous en rendre compte : "Partout sur la terre s'entassent leurs cadavres, il leur a fracassé la tête". D'autres fois, cela tourne plutôt à l'exultation cosmique : "Que gronde la mer et tout ce qui vit en elle, que les arbres battent des mains, que les fleuves se réjouissent et que les forêts dansent de joie". C'est l'ambiance habituelle de ces psaumes et de tous ces textes.

    Aujourd'hui, le texte du prophète Zacharie va nous précipiter dans une tout autre perspective : "Exulte de joie, fille de Sion, car ton roi est vainqueur (c'est classique), tressaille d'allégresse car il vient vers toi juste, vainqueur, humble, porté non pas sur un char de triomphe, non pas même sur un cheval caparaçonné, mais porté par un âne, le petit d'une ânesse". Ce roi vient justement pour détruire les chars de guerre, pour casser les arc et briser les lances. Voici donc qu'il appelle tous les peuples à la paix, voici donc que la victoire n'est plus une victoire triomphale, ou plutôt c'est un autre triomphe, c'est le triomphe de la douceur et de la paix.

    L'évangile va faire retentir ce même thème : "Je te bénis Père d'avoir caché cela aux sages et aux savants et de l'avoir révélé aux tout-petits". A qui Dieu a-t-il révélé cela ? Aux savants, aux spécialistes, aux théologiens, non. Le mystère de Dieu, seuls peuvent y pénétrer le Père qui connaît le Fils et le Fils qui connaît le Père, ce n'est pas un mystère de déploiement de force et de splendeur, c'est un mystère d'humilité. Dieu vient à nous, et c'est ce que Jésus a fait le jour des Rameaux, monté sur un ânon, le petit d'une ânesse. La victoire du Christ, celle qu'il apporte sur la croix n'est pas une victoire militaire, ce n'est même pas une victoire de prestige, c'est une victoire beaucoup plus profonde. C'est cela que saint Paul veut dire quand il parle de "l'ordre de la chair", c'est-à-dire de ce qui se voit, des apparences, et l'ordre de l'esprit, c'est-à-dire de ce qui est caché au fond du cœur et précisément, il faut être petit, pauvre, humble, monté sur un ânon pour pénétrer dans ce mystère de la vraie puissance de Dieu, de la vraie victoire de Dieu.

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  • Vénérer le Coeur Immaculé de Marie le premier samedi du mois

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    coeur_immacule_Marie.jpgAujourd'hui, premier samedi du mois, on se tourne vers le Coeur Immaculé de Marie. Voici la notice proposée par Evangile au Quotidien (evangelizo.org) :

             La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Cœur de Jésus.

             Au cours du XIXe siècle, sa sainteté Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Cœur. Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à son Cœur immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire. (cliquer sur "lire la suite")

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  • Le Cardinal Tagle préside la première liturgie de béatification sur le sol vietnamien

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    De Marie-Lucile Kubacki sur le site de l'Agence Fides :

    « Si vous choisissez Jésus, vous serez bienheureux ». Le Cardinal Tagle préside la première liturgie de béatification sur le sol vietnamien

    2 juillet 2026    
     

    photo Giáo dục & Thời đại

    Tac Say (Agence Fides) – Des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés le 2 juillet 2026 au Centre de pèlerinage de Tac Say, dans la province de Ca Mau, diocèse de Can Tho, pour la messe de béatification du père François Xavier Truong Buu Diep, présidée par le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-Préfet du Dicastère pour l’Évangélisation et envoyé pontifical au nom du Pape Léon XIV. Le quotidien vietnamien Giáo dục & Thời đại (Éducation & Temps), organe officiel du ministère de l’Éducation et de la Formation, a consacré un vaste reportage à cette célébration, devenant ainsi l’un des premiers médias nationaux à couvrir l’événement de manière détaillée.

    Selon le journal, des pèlerins venus de tout le Vietnam et de l’étranger sont arrivés à Tac Say tout au long de la nuit ; certains ont dormi sous les abris des stations-service faute de logement, d’autres ont bravé les difficultés liées à leur âge avancé afin de « voir de leurs propres yeux » une béatification célébrée pour la première fois sur le sol vietnamien. La même source souligne que cet événement, préparé avec le soutien des autorités locales et grâce à une forte mobilisation pastorale, a été vécu comme «une grande joie pour l’Église catholique au Vietnam et une bénédiction pour tous», dans la continuité de la mémoire populaire du père Truong Buu Diep, prêtre proche des pauvres qui a donné sa vie pour protéger son troupeau.

    Au début de son homélie, le Cardinal Tagle a décrit le nouveau bienheureux comme « une bénédiction de Dieu pour toute l’Église et pour l’humanité », soulignant que « grâce à lui, l’Église au Vietnam est elle aussi bénie ». Se référant aux Béatitudes, il a posé une question que, selon lui, de nombreux chrétiens peuvent porter dans leur cœur : « Comment un martyr comme le père François Xavier Truong Buu Diep, qui a été brutalement maltraité et tué, peut-il être considéré comme “bienheureux” ? N’est-il pas plus logique d’appeler un martyr “misérable” et “malheureux” plutôt que bienheureux ? ». Pour y répondre, il est revenu sur les paroles de Jésus dans Matthieu 5 : « Heureux ceux qui font œuvre de paix… Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice… Heureux êtes-vous lorsqu’on vous insultera et qu’on vous persécutera… », et il a conclu : « Ceux qui sont persécutés à cause de la justice et du nom de Jésus sont heureux car, bien qu’ils soient rejetés par le monde, ils seront récompensés dans le Royaume de Dieu. La persécution à cause de Jésus est la clé du bonheur. »
    À ce propos, le Cardinal a souligné que la persécution ne devient une béatitude que si elle découle de l’appartenance au Christ : « Une personne ne peut accepter la persécution au nom de Jésus que si elle appartient à Jésus, et non au monde, si elle aime Jésus plus que le monde. » À la lumière de l’Évangile de Jean proclamé lors de la liturgie, il a rappelé que Jésus « nous a choisis parce que nous lui appartenons et non au mal, parce que nous gardons sa parole et non les mensonges répandus par le monde, et parce que nous sommes unis à lui même lorsque c’est dangereux et pas seulement lorsque cela nous arrange ». Un véritable disciple, a-t-il dit, « aime profondément Jésus, reste avec Lui et participe à sa persécution ». Ainsi, le bienheureux François Xavier Truong Buu Diep apparaît comme « celui qui invite chacun de nous à répondre à l’appel de Jésus, à choisir Jésus, à s’accrocher aux paroles de Jésus et à proclamer le nom de Jésus dans la vie quotidienne ». Le cardinal a ensuite traduit cet appel en questions concrètes pour les croyants d’aujourd’hui : « Que choisirons-nous : devenir riches par la corruption ou rester pauvres mais honnêtes ? Accumuler des biens dont nous n’avons pas besoin ou les partager avec les pauvres et les nécessiteux ? Rechercher notre propre sécurité et notre confort ou embrasser la souffrance des autres ? Si vous choisissez Jésus, vous serez bienheureux. Bienheureux êtes-vous, à l’instar du bienheureux François Xavier Truong Buu Diep ».

    Dans la deuxième partie de son homélie, il a clarifié la notion de martyre en rappelant sa signification authentiquement chrétienne, loin de toute fascination pour la souffrance ou d’une forme d’héroïsme mondain, et ancrée au contraire dans le témoignage rendu au Christ. « Nous associons souvent le martyre à la souffrance et à la mort », a-t-il fait remarquer, « mais tout comme la béatitude pour la justice et pour le nom de Jésus, le martyre (marturia) signifie rendre témoignage à Jésus ». Le martyr, a-t-il expliqué, « proclame la vérité sur Jésus à travers ses paroles, ses actes et ses relations », et sa disposition à mourir « pour la vérité de Jésus confère une plus grande crédibilité à son témoignage ». Cela fait du martyr « un missionnaire par excellence ». Se référant à la deuxième lecture tirée de la Première lettre de Pierre — « Soyez toujours prêts à répondre à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect » —, il a présenté le martyr comme un témoin doux, joyeux et courageux qui « maintient allumée la lumière de Jésus même lorsque ceux qui rejettent Jésus tentent de l’éteindre ».

    Le bienheureux François Xavier Truong Buu Diep, a-t-il ajouté, « n’a jamais hésité à manifester la charité et la justice de Jésus envers les pauvres, l’amour de Jésus qui embrasse tout le monde, même les non-chrétiens, et la fidélité de Jésus, le Bon Pasteur, qui ne laisse pas son troupeau seul face aux loups, aux voleurs et aux pillards ».
    Appliquée au contexte actuel, cette conception du martyre devient un discernement entre vérité et mensonge, simplicité et mode, humilité et orgueil. « Le bienheureux François Xavier nous invite tous à ne pas renier Jésus, mais à être des témoins ou des martyrs de sa vérité », a déclaré le Cardinal Tagle. « Je vous pose donc la question : que choisirons-nous ? Diffuser des fausses informations ou l’enseignement de Jésus ? Nous comporter et nous habiller selon la dernière mode ou selon la charité et la simplicité de Jésus ? Être fiers de nos succès mondains ou être fiers de Jésus ? ». Un véritable martyr, a-t-il insisté, « aide un monde désorienté à découvrir la vérité de Jésus. Le monde a besoin de véritables martyrs et de porteurs de vérité. N’allons pas grossir les rangs déjà grandissants des messagers du mensonge, de la haine, de la division et de la violence ».

    Enfin, la troisième réflexion du Cardinal a mis en lumière l’espérance comme force intérieure qui soutient les martyrs dans leur union avec le Christ. Citant à nouveau la Première épître de Pierre, le Cardinal Tagle a rappelé aux fidèles que Jésus « a été mis à mort dans la chair, mais rendu vivant dans l’Esprit » et que sa mission « ne s’est pas achevée avec la souffrance et la mort, mais avec sa résurrection et sa glorification ». « Jésus est vraiment ressuscité », a-t-il proclamé. « Jésus règne désormais dans le Royaume de Dieu. Jésus, assis à la droite du Père, intercède pour nous. La foi dans le Seigneur ressuscité donne de l’espérance aux disciples et aux martyrs ». Il a évoqué le malfaiteur repentant qui supplia Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton royaume », recevant la promesse : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis », tout comme saint Étienne qui, alors qu’il était lapidé, vit « les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu ». « Le monde peut nous oublier », a déclaré le Cardinal, « mais Jésus ressuscité se souviendra de nous pour toujours dans son Royaume, dès aujourd’hui ».

    Dans cette perspective, le Pro-Préfet du Dicastère missionnaire a évoqué la grâce intérieure qui a sans doute soutenu le nouveau bienheureux : « Nous pouvons affirmer avec certitude que le bienheureux François Xavier a dû avoir une vision de Jésus, son Roi éternel, qui le voyait, se souvenait de lui et l’accueillait ». L’espérance en Christ rend les martyrs fermes mais doux face à leurs persécuteurs. Une fois encore, le Cardinal a invité les fidèles à faire des choix concrets : « Que choisirons-nous : mettre notre confiance dans les richesses terrestres ou dans les richesses éternelles du Royaume de Jésus ? Nous en remettre à la renommée, au nombre d’abonnés et aux « likes » sur les réseaux sociaux, ou à la promesse de Jésus d’être avec nous ? Compter sur les armes de la guerre ou sur le don de la paix de Jésus ? ». Revenant en conclusion sur les Béatitudes — « Heureux ceux qui font œuvre de paix… Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice » —, le Cardinal Tagle a confié l’Église à la Bienheureuse Vierge Marie, « Mère de la paix », et a invoqué le bienheureux François Xavier Truong Buu Diep comme un homme dont la vie de charité, de proximité avec les pauvres et de courage pastoral a culminé dans un martyre vécu non pas en quête de gloire, mais dans la fidélité au Christ et dans la protection de son troupeau. Pour l’Église au Vietnam et pour l’Église universelle, a-t-il suggéré, le nouveau Bienheureux offre une image du martyre qui n’est pas mondaine : non pas le culte de l’héroïsme individuel, mais un témoignage humble et crédible du Christ, enraciné dans l’amour, la vérité et l’espérance. C’est pourquoi la figure du bienheureux François Xavier Truong Buu Diep apparaît comme un maître silencieux mais exigeant pour les missionnaires et les disciples d’aujourd’hui, au Vietnam et dans le monde entier. (Agence Fides 2/7/2026)