Les leaders religieux de Côte-d’Ivoire, chrétiens et musulmans, en condamnant la destruction de deux mosquées en date du 25 février à Yopougon, exhortent tout un chacun à ne pas transformer la crise politique que vit actuellement le pays en « une crise religieuse ».
Dans une déclaration envoyée à l’Agence Fides, le Forum des Confessions religieuses de Côte-d’Ivoire, constate la triste condition dans laquelle a sombré le pays : « A l’ouest du pays, la situation peut nous amener à l’embrasement. Au centre, elle demeure toujours préoccupante. Ici au sud, on assiste chaque jour à un défilé de personnes de tous âges, fuyant les affres de la situation que nous connaissons, à la recherche d’un hypothétique abri qui serait plus sûr ».
« Les derniers évènements que nous vivons nous amènent encore une fois à attirer votre attention sur les tournures que certaines personnes veulent faire prendre à ce conflit purement politique. Voilà pourquoi nous condamnons avec force les différentes attaques contre les lieux de cultes. Nous voulons rappeler que les lieux de culte sont des lieux saints et sacrés et à l’instar des Ambassades, des Institutions qui bénéficient du statut d’extraterritorialité, les Eglises, les Mosquées, les Temples, sont des lieux inviolables ». Les lieux de culte sont en outre devenus des refuges pour la population qui fuit les violences.
Selon une note envoyée à Fides, S.Exc. Mgr Ambrose Madtha, Nonce apostolique en Côte-d’Ivoire, en compagnie de l’Evêque coadjuteur du Diocèse de Yopougon, S.Exc. Mgr Salomon Lezoutié et de cinq autres chefs religieux, s’est rendu dans les mosquées afin de démontrer sa participation et sa sympathie envers les frères musulmans, condamnant de tels actes scandaleux. Les responsables de l’Eglise catholique ont adressé un appel fort à la population afin qu’elle respect les lieux sacrés de toute foi religieuse et ont adressé une prière à Dieu afin qu’Il inspire les leaders politiques afin qu’ils résolvent la crise ivoirienne, de nature strictement politique et non pas religieuse. (L.M.) (Agence Fides 05/03/2011)

Papotages œcuméniques à la Cathédrale de Liège, pour le carême 2011. Ne pensez pas qu’il s’agisse d’un parcours spirituel pour contempler le mystère de la Croix ou reconnaître, comme le demande Benoît XVI, notre fragilité pour accueillir, à travers une sincère révision de vie, la grâce rénovatrice du sacrement de pénitence. Non, les échanges auront, une fois de plus, pour objet l’éternelle question nombriliste ressassée à souhait depuis le concile Vatican II : « A quoi bon l’Église ? » avec l’une des figures liégeoises des années 1970, le chanoine Karl Gatzweiller et le pasteur Yves Jonas (« l’invention de l’Église », dimanche 27 mars à 14h30), le pope orthodoxe belge Christophe d’Aloïsio et Michel Van Aerde, ancien provincial des dominicains de Toulouse, (« L’Église : une histoire mouvementée », dimanche 3 avril à 14h30) et enfin Myriam Tonus, théologienne chroniqueuse face à l’abbé Jean-Pierre Delville, Président de l’Institut de recherche Religions, spiritualités, cultures, sociétés (UCL) (Où va l’ Église ? dimanche 10 avril à 14h30).