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  • Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

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    François et les émirs 30424324-29057941.jpgLe pape François et le grand imam Al Tayeb ont apposé ensemble leur signature au bas d'une déclaration commune sur la fraternité universelle qui suscite quelques interrogations  politiquement -ou religieusement- "incorrectes" de Michel Janva sur le site web « salon beige » :

    Le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayeb ont signé hier à Abou Dhabi un Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune. Sans caractère magistériel, ce document plaide pour un certain nombre de principes, parmi lesquels la liberté de religion, dont on sait que les chrétiens ont à souffrir dans les pays musulmans :

    « La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas. »

    Nous sommes en droit tout de même de nous demander en quoi le pluralisme de religion est une volonté divine… et surtout comment les musulmans qui adhèrent à ce texte vont le mettre en oeuvre dans leurs pays où la conversion de musulmans au Christ est prohibée et punie.

    Autre paragraphe, qui devrait abolir l’état de dhimmitude subie par de nombreux chrétiens en paix musulmans :

    « Le concept de citoyenneté se base sur l’égalité des droits et des devoirs à l’ombre de laquelle tous jouissent de la justice. C’est pourquoi il est nécessaire de s’engager à établir dans nos sociétés le concept de la pleine citoyenneté et à renoncer à l’usage discriminatoire du terme minorités, qui porte avec lui les germes du sentiment d’isolement et de l’infériorité ; il prépare le terrain aux hostilités et à la discorde et prive certains citoyens des conquêtes et des droits religieux et civils, en les discriminant. »

    Concernant les Emirats Arabes Unis, si les musulmans sont majoritaires dans le pays, la population des Émirats est composée à 85 % d’étrangers. Un million d’entre eux sont catholiques : des Européens, mais surtout des Asiatiques originaires des Philippines, d’Inde ou du Sri Lanka, ou encore des Libanais. Pour la première fois, ils ont pu assister à une messe publique. Ils ont certes le droit de pratiquer mais de manière discrète. Mardi matin, ils étaient 135 000 réunis dans le stade Zayed Sports Center, sans compter ceux massés à l’extérieur et qui n’ont pas pu entrer, faute de place, mais pour lesquels des écrans géants avaient été installés pour qu’ils puissent suivre la messe. Le gouvernement des Émirats arabes unis leur avait octroyés une journée de congé pour qu’ils puissent assister à cette messe.

    Ref. Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

    JPSC

  • De retour des émirats, le pape évoque le scandale des religieuses abusées par des prêtres

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    De Cécile Chambraud sur le site du journal Le Monde :

    Le pape reconnaît des agressions sexuelles de religieuses par des prêtres

    François, qui s’est exprimé sur le sujet dans l’avion qui le ramenait des Emirats arabes unis, mardi, a indiqué que plusieurs clercs avaient été suspendus ou renvoyés.

    Le 1er février, le mensuel féminin du journal officiel du Vatican l’Osservatore romano, Donne Chiesa Mondo, publiait un article qui racontait que des religieuses avaient été et sont aujourd’hui encore l’objet d’agressions sexuelles de la part de prêtres.

    Lors de la conférence de presse tenue dans l’avion qui le ramenait des Emirats arabes unis vers Rome, mardi 5 février, l’existence de ce type de scandale dans l’Eglise catholique a pour la première fois été reconnue par le pape.

    « C’est vrai, c’est un problème, a déclaré François. Il y a eu des prêtres et aussi des évêques qui ont fait cela plus fortement dans certaines cultures que dans d’autres. » Il a ajouté que le Vatican travaillait « depuis longtemps » sur cette question mais qu’il ne pouvait pas garantir que cela ne se produisait plus car « ce n’est pas une chose qui se finit comme cela ».

    Interrogé pour savoir si le phénomène était généralisé, le souverain pontife a répondu : « Il y en a partout, mais dans quelques congrégations, nouvelles, et dans quelques régions, plus que d’autres. Nous sommes au travail. »

    « Gestes contraires à la chasteté »

    Le chef de l’Eglise catholique a indiqué que les institutions vaticanes avaient « suspendu » ou « renvoyé » plusieurs clercs pour cette raison et « dissous quelques congrégations féminines qui ont été très liées à cette corruption ». « Doit-on faire quelque chose de plus ? oui ! Avons-nous la volonté ? oui ! », a-t-il lancé.

    Le porte-parole du Vatican a précisé ultérieurement que le pape parlait, dans cet exemple précis, des Frères de Saint-Jean, congrégation fondée en France et dont les responsables avaient reconnu, en 2013, « les gestes contraires à la chasteté » de leur fondateur, le dominicain français Marie-Dominique Philippe, mort en 2006.

    François a insisté sur la volonté déployée en son temps par le pape Benoît XVI pour s’attaquer à cette plaie. Il a « eu le courage de dissoudre une congrégation féminine qui avait un certain niveau [dans ce problème] parce que s’était installé cet esclavage des femmes, esclavage jusqu’à l’esclavage sexuel, des femmes de la part des clercs et du fondateur », a-t-il affirmé.

     

    A propos du Père Marie-Dominique Philippe, voir : http://mdphilippe.over-blog.com/

  • Une grande première : la messe célébrée par le pape dans la péninsule arabique

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Emirats arabes unis : la première messe célébrée par un pape sur la péninsule arabique

    Le chrétien n’est armé que de sa foi et de son amour

    Le dernier rendez-vous de cette visite a été consacré aux chrétiens : le pape François a célébré une messe au stade « Zayed Sports City », avec quelque 180 000 baptisés d’une centaine de nationalités, mais aussi 4 000 musulmans.

    Il est arrivé aux alentours de 10h (7h à Rome) en voiture découverte, aux abords du stade, où il a été ovationné chaleureusement par des pèlerins qui scandaient « We love you ! » C’est dans le stade même, comble – 45 000 places -, que le pape a célébré la messe, sous un grand podium blanc.

    Dans son homélie, il s’est spécialement arrêté sur la Béatitude de la « douceur » : « Heureux les doux » (Mt 5, 5). « N’est pas heureux celui qui agresse ou écrase, mais celui qui garde le comportement de Jésus qui nous a sauvé : doux aussi devant ses accusateurs », a-t-il souligné. Et de donner aux chrétiens le conseil de saint François « sur la manière de se rendre auprès des Sarrasins et des non chrétiens » : « Ne faire ni procès ni disputes, être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu et confesser simplement qu’ils sont chrétiens » (Première Règle, XVI).

    « Ni procès, ni disputes, a insisté le pape, et cela vaut aussi pour les prêtres… le chrétien part armé seulement de sa foi humble et de son amour concret. »

    Prêts à faire du bien à quiconque

    Il a aussi appelé à « la sainteté du vivre-au-quotidien, qui n’a pas besoin de miracles et de signes extraordinaires » : « Les Béatitudes ne sont pas pour des super-hommes, mais pour qui affronte les défis et les épreuves de chaque jour. Celui qui les vit selon Jésus rend propre le monde. Il est comme un arbre qui, même en terre aride, absorbe chaque jour de l’air pollué et le restitue oxygéné. »

    Et le pape a exhorté : « Je vous souhaite d’être ainsi, bien enracinés en Jésus et prêts à faire du bien à quiconque vous est proche. Que vos communautés soient des oasis de paix. » Il s’agit de « tenir son cœur propre… pratiquer la douceur et la justice malgré tout… être miséricordieux avec tous… vivre l’affliction en étant unis à Dieu ».

    La célébration reflétait les couleurs et les langues des différents rites représentés : chaldéens, coptes, grecs-catholiques, grecs-melchites, latins, maronites, syro-catholiques, syro-malabars, syro-malankars… que le pape a salués avant de rejoindre l’aéroport pour rentrer à Rome.

  • La Déclaration sur la Fraternité signée à Abu Dhabi par le pape et le grand imam d'al-Azhar

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Signature d’une Déclaration d’Abu Dhabi sur la fraternité de la part du Pape et du grand imam d’al-Azhar

    Abu Dhabi (Agence Fides) – Un Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signée par le Pape François et le cheikh Ahmed al Tayyeb, grand imam d’al-Azhar, en tant qu’instrument visant à attester aux yeux du monde que « la foi porte le croyant à voir dans l’autre un frère à soutenir et à aimer » et que « de la foi en Dieu, qui a créé l’Univers, les créatures et tous les êtres vivants – égaux pour Sa Miséricorde – le croyant est appelé à exprimer cette fraternité humaine en sauvegardant la Création et tout l’Univers et en soutenant toute personne, en particulier les plus nécessiteuses et les plus pauvres ». Tel est l’événement imprévu qui a marqué la participation du Pape à la Conférence sur la fraternité humaine en cours à Abu Dhabi au cours de l’après-midi du 4 février dans le cadre de sa visite apostolique aux Emirats arabes unis.

    La signature de ladite déclaration a eu lieu au Founders Memorial, après les interventions tenues à la conférence par le Prince héritier, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, par Ahmed Al-Tayyib, grand imam d’al-Azhar, et par le Pape François. Les trois hommes sont entrés dans la salle de la conférence en se tenant par la main. Le grand imam d’al-Azhar, dans son intervention, a révélé que l’idée de signer ensemble un document sur la fraternité humaine et la paix était née autour d’une table à la Domus Sanctae Marthae, au Vatican, à l’occasion d’une visite de ce même cheikh Ahmed al Tayyeb au Pape François.

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  • Débusquer les enfants trisomiques à naître pour les éliminer

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    D'Alix Aulotte sur le site de l'Incorrect :

    INTRODUCTION DU DPNI DE LA TRISOMIE 21 : UN ÉVÉNEMENT SANS PRÉCÉDENT

    Le nouveau dépistage prénatal non invasif (DPNI) incluant la trisomie 21 est désormais remboursé par la Sécurité Sociale (en France, mais tout autant pratiqué et remboursé en Belgique). Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune, la politique eugéniste poursuit son chemin en France, pour laisser la voie libre à l’essor du marché du transhumanisme. 

    Pourriez-vous revenir sur les récentes évolutions législatives liées à l’introduction du diagnostic prénatal non invasif en France ? En quels termes précisément ces dispositions sont-elles entrées en vigueur ?

    Il est vrai que 96 % des enfants diagnostiqués trisomiques avant la naissance sont aujourd’hui éliminés, ceci étant possible jusqu’au terme de la grossesse en application de la loi Veil. Sauf indication contraire des parents ou défaillance de la machine à trier, tous les fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés. Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) porte à sa perfection la politique eugéniste déjà mise en place en visant à l’éradication complète des enfants porteurs de trisomie. Il est présenté comme plus fiable, plus précoce, plus confortable, plus économique. Une usine à gaz a été construite pour renforcer une politique qui n’est ni médicale, ni scientifique et encore moins philanthropique mais surtout lucrative pour les fabricants de tests.

    Ce nouveau dépistage, capable de rechercher le chromosome 21 surnuméraire dans l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel, est dorénavant proposé à toutes les femmes enceintes dont le niveau de risque a préalablement été évalué entre 1/50 et 1/1000 (et non plus 1/250) à l’issue du dépistage actuel par dosage des marqueurs sériques. Au système actuel qui prévoit un dépistage à 14 semaines et fiable dans 85 % des cas se rajoute donc une technique utilisable dès 10 semaines et fiable à 99 %. Il y aura même des femmes qui cumuleront trois tests : les marqueurs sériques, le DPNI si elles sont classées à risque entre 1/1000 et 1/50 et un second DPNI si le premier prélèvement est « ininterprétable ». Le DPNI devrait limiter le recours à l’amniocentèse qui restera toutefois nécessaire pour établir le diagnostic si le résultat du nouveau test est positif. L’avortement qui pourra être plus précoce est bien sûr présenté comme un progrès. Tout cela est remboursé par l’assurance maladie.

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  • Après un pape argentin, un pape philippin ?

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Res Novae : Après le Pape Bergoglio, le Pape Tagle ?

    Res Novae : Après le Pape Bergoglio, le Pape Tagle ?

    Cette analyse est extraite du numéro 4 de la lettre d'information, d'analyse et de prospective religieuse Res Novae, dirigée par l'abbé Claude Barthe (cf. présentation ici). Pour pouvoir lire cette lettre, il suffit de s'y abonner aux conditions indiquées ci-dessous. À la fin de la dernière assemblée du Synode des évêques, le cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, archevêque de Manille, s’est distingué sur l’une de ces vidéos qu’il affectionne et qui a fait le tour du monde. Il y fait des pas de danse pour signifier la pastorale missionnaire de l’Église qui s’avance vers les hommes, cependant qu’autour de lui des personnes de différentes régions du monde claquent des doigts sur le rythme qu’il donne.On ne saurait d’ailleurs être plus synodal que le cardinal Tagle. En 2014, il avait eu ces mots, lors d’une conférence de presse à la Sala Stampa du Saint-Siège : « Dans ce Synode, l’esprit de Vatican II s’est manifesté chez les Pères ». Et après la dernière assemblée, il délivrait aux jeunes ce message : « Le synode va continuer là où vous êtes dans le monde entier, dans vos maisons, vos paroisses, vos écoles ».

    Souriant et… énigmatique…

    Souriant et énigmatique, assez insaisissable, il se dévoile peu, comme s’il était « en réserve ». Sa pensée n’a peut-être pas une grande originalité. Cependant, pour les personnages les plus en vue du pontificat actuel, Luis Antonio G.Tagle est rêvé comme le nouveau Montini de ce nouveau Roncalli que représenterait le Pape François. Que serait en effet devenu Vatican II, ouvert par Angelo Roncalli, sans l’élection (difficile) de Giovanni Battista Montini, en 1962 ? À la mort de Jean XXIII, aucun texte n’avait été encore voté. Le vrai Concile a été dirigé par Paul VI, réformateur inquiet et décidé, tout en étant relativement « modéré » par rapport aux progressistes de type Rahner et autres du groupe Concilium. Le pape Montini est donc celui qui a mené à terme les intuitions roncalliennes dans ce qu’il pensait devoir être un merveilleux rajeunissement du visage de l’Église.Ce grand remue-ménage d’aujourd’hui, qui finalement ne bouge pas grand-chose mais crée un style ecclésial nouveau, une sorte d’hyper-Vatican II (les ouvertures morales d’Amoris lætitia), n’aura de conséquences durables que si le successeur de François a la capacité de réellement bâtir une nouvelle étape dans la transformation de l’Église.

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