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  • Le discours du pape à Abou Dhabi

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    logo-emirats-arabes-abu-dhabi-800x425.pngEmirats arabes unis: le discours de la paix à Abou Dhabi (traduction officielle) (source)

    « Le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre »

    « La fraternité humaine exige de nous, représentants des religions, le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre », déclare le pape François dans son discours d’Abou Dhabi lors du sommet des religions pour la paix ce lundi 4 février 2019.

    Voici la traduction officielle en français du discours du pape François devant les participants de ce congrès, de différentes religions. Nous allons compléter plus tard les ajouts signalés notamment par (…).

    Discours du pape François

    Al Salamò Alaikum! La paix soit avec vous!

    Je remercie de tout cœur Son Altesse le Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan et le Docteur Ahmad Al-Tayyib, Grand Imam d’Al-Azhar, pour leurs paroles. Je suis reconnaissant au Conseil des Anciens pour la rencontre que nous venons d’avoir, près de la Mosquée du Cheikh Zayed.

    Je salue cordialement les Autorités civiles et religieuses et le Corps diplomatique. Permettez-moi aussi un remerciement sincère pour l’accueil chaleureux que tous m’ont réservé, ainsi qu’à notre délégation.

    Je remercie aussi toutes les personnes qui ont contribué à rendre possible ce voyage et qui ont travaillé avec dévouement, enthousiasme et professionnalisme pour cet événement: les organisateurs, le personnel du Protocole, celui de la sécurité et tous ceux qui de diverses manières ont donné leur contribution «dans les coulisses». Un merci spécial à Monsieur Mohamed Abdel-Salam, ancien conseiller du Grand Imam.

    De votre patrie je me tourne vers tous les pays de cette Péninsule, auxquels je désire adresser mon plus cordial salut, avec amitié et estime.

    Avec un esprit reconnaissant au Seigneur, en ce huitième centenaire de la rencontre entre Saint François d’Assise et le sultan al-Malik al-Kamil, j’ai accueilli l’opportunité de venir ici comme croyant assoiffé de paix, comme frère qui cherche la paix avec les frères. Vouloir la paix, promouvoir la paix, être instruments de paix: nous sommes ici pour cela.

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  • "Les vrais ennemis du pape sont les courtisans" : quand le cardinal Müller met les points sur les i

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    De la Nuova Bussola Quotidiana en traduction française sur le site "Benoît-et-moi" :

    Formidable interview du cardinal Müller

    L'ex-préfet de la CDF s'entretient longuement avec Riccardo Cascioli, et il met les points sur les i sans langue de bois sur de nombreux sujets: abus sexuels, lobby gay, complot contre le Pape, différence entre opinions du Pape et Magistère, cléricalisme, francs-maçons, musulmans, relativisme doctrinal, oecuménisme... (4/2/2019)

    MÜLLER: "LES VRAIS ENNEMIS DU PAPE SONT LES COURTISANS"

    www.lanuovabq.it (3 février 2019) :

    «Parler d'abus de mineurs par des prêtres en ignorant que plus de 80% sont des actes homosexuels signifie ne pas vouloir résoudre le problème», «le problème le plus grave de l'Eglise aujourd'hui est la tendance au compromis avec le monde, le renoncement à proclamer la vérité toute entière». 

    Le cardinal Gerhard Müller parle d'un ton mesuré, toujours à la recherche des mots justes en italien, mais ses jugements sont clairs et sans ambiguïté. En dépit de sa silhouette imposante, il a des manières très débonnaires; et malgré une formation théologique plus que solide (il s'occupe entre autres de l'oeuvre complète du Cardinal Joseph Ratzinger-Benoît XVI), il a la capacité d'être très clair. Il m'accueille très cordialement dans son appartement à deux pas de la Basilique Saint-Pierre, qu'il a conservé même après avoir reçu le congé du Pape François lequel, de manière un peu brutale, n'a pas renouvelé en juillet 2017 sa charge de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais cette année, ses interventions, face à la confusion croissante qu'il y a dans l'Église, ont toujours eu le cachet du "gardien de l'Orthodoxie", sorte de shadow-préfet de l'ex-Saint Office.

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    Cardinal Müller, dans vingt jours, il y aura le sommet au Vatican sur les abus sexuels, un scandale qui brouille l'image de l'Eglise, mais qui provoque aussi de nombreuses tensions....

    Je crois qu'avant tout, cette question doit être comprise dans sa dimension réelle. Aussi grave que cela puisse être, il est injuste de généraliser, car les abus concernent un nombre très limité de prêtres. Et je voudrais remercier tous les évêques, prêtres, diacres et autres collaborateurs de l'Église catholique pour la manière dont ils se consacrent à la mission confiée par Jésus et dont ils vivent selon les critères de notre spiritualité chrétienne. Il est juste que l'opinion publique se rende compte de ce bon travail et des sacrifices que nos bons pasteurs font pour de nombreux hommes qui cherchent la vérité de leur vie, qui cherchent la vérité de Dieu en Jésus Christ. En second lieu, nous devons reconnaître qu'il s'agit d'un phénomène qui a atteint son pic dans les années 70 et 80 du siècle dernier, notamment comme effet de la révolution sexuelle. En outre, on peut se demander pourquoi l'opinion publique est incitée à ne parler que de cela et non de tous les abus et crimes contre les enfants et les adolescents qui existent dans le monde: non seulement les abus sexuels, qui dans la plupart des cas sont hors de l'Église, mais aussi d'autres crimes comme l'avortement, ou la possibilité que beaucoup se voient refuser de vivre avec leur propre père, mère, frère et sœur. Et ainsi de suite.

    C'est vrai. Mais l'Église s'est trouvée confrontée à un phénomène inquiétant et, comme le montre le cas de l'ex-cardinal McCarrick, il est encore difficile de juger le passé.

    Clairement, pour l'Église, il est terrible que des prêtres soient impliqués, des hommes qui, au lieu d'avoir une vie exemplaire, abusent de leur mission. Représentants de Jésus-Christ le bon pasteur, agissant comme des loups: c'est une perversion de leur mission. 

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  • Ces chrétiens qui résistèrent à Hitler

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    De Franck Abed sur son site :

    Ces chrétiens qui ont résisté à Hitler par Dominique Lormier

    FRANCK ABED CHRETIEN

    Historien et écrivain, Dominique Lormier est l’auteur d’une centaine de livres (documents historiques, biographies, littérature). Chevalier de la Légion d’Honneur et membre de l’Institut Jean Moulin, il retrace à travers vingt-sept portraits choisis, d’hommes et de femmes catholiques, protestants et orthodoxes, une histoire de la résistance chrétienne face à Hitler.

    Trop souvent, certains stigmatisent l’attitude des chrétiens en général, et de l’Eglise Catholique en particulier pour leur passivité ou complaisance supposées à l’égard du régime hitlérien. Lormier tord le coup à ces légendes noires en étant factuel et sans jamais tomber dans le parti pris idéologique. Il est important de ne jamais céder à l’anachronisme quand nous souhaitons comprendre le passé.

    D’emblée, précisons que « lors de l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en janvier 1933, l’Allemagne compte 40 millions de protestants et 20 millions de catholiques ». Le nouveau chef d’Etat du Reich perçoit très vite l’importance de se concilier les chrétiens pour atteindre ses objectifs politiques : « en mettant en avant sa lutte contre le communisme, Hitler tente de séduire de nombreux chrétiens, afin de faire oublier que le nazisme est composé, en grande partie, d’athées convaincus et de néo-païens ouvertement racistes, antisémites et antichrétiens, comme Martin Bormann, Reinhard Heydrich, Alfred Rosenberg et Heinrich Himmler ».

    Comme chacun sait, l’Eglise Catholique romaine avec Mit brennender Sorge rédigée pour le Pape Pie XI en 1937 par Eugenio Pacelli, futur Pie XII,  dénonce le non-respect du concordat du 20 juillet 1933, critique l’idéologie nationale-socialiste, condamne le racisme, le culte de l’Etat, du chef et le paganisme. Lormier écrit que « l’incompatibilité du nazisme avec le catholicisme est au coeur de cette encyclique ».

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  • Un diagnostic sévère concernant l'Eglise de Belgique

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    De l'abbé Barthe sur Res Novae (cliquer sur le texte pour l'agrandir) :

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  • Quand la théorie du genre et l'écriture inclusive s'emparent du CNRS

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    De Marcel Kuntz, chercheur, sur le site du Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    Théorie du genre et écriture inclusive ont pris le pouvoir au CNRS: le cri d'alarme d'un chercheur

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Chercheur en biotechnologie au CNRS, Marcel Kuntz juge que la théorie du genre tient désormais le haut du pavé au sein du prestigieux établissement. Or quand une théorie aussi fragile impose une «ligne officielle» qu'il est prudent de respecter si l'on veut la paix, il y a de quoi être inquiet pour l'esprit critique, souligne le scientifique.

    Marcel Kuntz est biotechnologiste végétal et directeur de recherche au Laboratoire de physiologie cellulaire végétale du CNRS à Grenoble.

    Le 26 octobre 2017, l'Académie française a adopté à l'unanimité une déclaration contre l'écriture dite «inclusive», qui explique que «la multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu'elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité» et que «la langue française se trouve désormais en péril mortel».

    Une circulaire du Premier ministre avait aussi banni l'usage administratif de l'écriture inclusive, en tout cas de la «graphie» dénoncée par l'Académie française, en rappelant que «le masculin est une forme neutre qu'il convient d'utiliser pour les termes susceptibles de s'appliquer aussi bien aux femmes qu'aux hommes», tout en demandant de recourir à des formules telles que «le candidat ou la candidate» ce qui permettrait «de ne marquer de préférence de genre».

    On peut s'étonner de trouver dans des documents officiels de la recherche publique, du CNRS par exemple, des monstruosités grammaticales.

    Dans un tel contexte, on peut s'étonner de trouver aujourd'hui dans des documents officiels de la recherche publique, du CNRS par exemple, des monstruosités grammaticales telles que «technicien.ne.s, ingénieur.e.s et chercheur.e.s». Essayons d'en analyser les raisons.

    L'objectif affiché de l'écriture inclusive est d'imposer une égalité des «représentations» entre les femmes et les hommes. En réalité, il s'agit d'un champ de bataille idéologique, où resurgit la dialectique marxiste des rapports exploiteurs/exploités, oppresseurs/opprimés, revisitée par l'idéologie postmoderne - où la société est vue comme une juxtaposition de communautés, la plupart rangées en catégories victimaires (dont les femmes).

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  • Daesch aurait déterminé des musulmans à se convertir au christianisme

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    Du site de Valeurs Actuelles :

    Syrie : Daech a poussé des musulmans vers la chrétienté

    Religion. En Syrie, des musulmans se convertissent à la foi chrétienne après avoir vécu l’enfer à cause de l’Etat islamique. 

    « Si l’Etat islamique représente l’islam, je ne veux plus être musulman. Leur Dieu n’est pas mon Dieu. » Ces mots forts sont ceux de Farhad Jasim, 23 ans, qui fréquente désormais l’Eglise des Brethren, raconte la chaîne NBC News. En Syrie, la vie sous Daech a conduit des musulmans comme ce jeune homme vers la foi chrétienne, selon ce média américain.

    Dans la ville stratégique de Kobané, à la frontière avec la Turquie, les djihadistes sont partis depuis quatre ans. Mais leur présence a laissé de profondes traces. « Leur violence et leur interprétation extrême de l’islam a interrogé certains sur leur foi », écrit la journaliste. Conséquence : une église a ouvert ses portes, le premier lieu de culte chrétien dans la ville depuis des décennies. Pourtant, « les conversions sont très rares et tabous en Syrie »,poursuit NBC News. Car l’abandon de la foi musulmane est souvent synonyme de rejet par les familles et les communautés. 

    « Notre arme est la prière »

    « Même sous le régime syrien avant la révolution, il était strictement interdit de passer de l’islam au christianisme ou l’inverse », raconte Omar*, administrateur de l’église protestante, à la chaîne de télévision américaine. Il ajoute que se convertir à une autre religion, sous Daech, était inimaginable. « L’Etat islamique vous aurait tout de suite tué ».

    Omar affirme que « la plupart des frères ici se sont convertis ou viennent à l’église à la suite de ce que Daech a fait contre eux et leur famille. Personne n’est obligé de se convertir. Notre arme est la prière, la diffusion de l’esprit d’amour, de fraternité et de tolérance. »

    4,6% de chrétiens

    Seulement 4,6% des Syriens sont de confession chrétienne, selon les chiffres de l’Aide à l’Église en détresse. Cette organisation caritative catholique a calculé que 700 000 chrétiens ont fui la Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011. Cet exode massif a réduit de moitié leur proportion dans la population.

    *Le prénom a été changé, pour des raisons de sécurité.