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  • La 'barbarie du déchiquetage' des poussins peut être montrée, critiquée et criminalisée, mais pas celle du 'déchiquetage' des bébés à naître

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    De Thomas Maria Renz, évêque auxiliaire, diocèse de Rottenburg-Stuttgart :

    source : kath.net/news

    14 septembre 2021

    « La 'barbarie du déchiquetage' des poussins peut être montrée, critiquée et criminalisée, mais pas l'autre, celle de 'déchiqueter' les bébés à naître. Comme c'est irrationnel ! » Contribution de l'évêque auxiliaire Thomas Maria Renz

    Stuttgart (kath.net/pl) Cet appel radio m'a récemment incité à m'asseoir et à prêter attention au volant d'une voiture. Un cerf circulait sur une section de l'autoroute, le modérateur a donc demandé aux conducteurs de conduire particulièrement prudemment dans cette zone. Avant-hier, j'ai été pris dans un embouteillage à Rottenburg près du Neckar, car juste devant moi, trois jeunes cygnes à plumes grises, peu impressionnés par les gens autour d'eux, voulaient traverser la rue à un rythme tranquille. Et tous les conducteurs ont naturellement fait preuve de patience. Il est extrêmement étonnant à quel point les gens deviennent attentifs et prudents dans la rue dès que des animaux s'y déplacent. Plus ils sont petits, vulnérables et sans défense, plus les gens sont sensibles et attentifs à eux : lors des migrations de crapauds, de familles de canards,

    La vue du faible en danger réveille l'instinct protecteur de beaucoup et plus les animaux menacés sont petits, plus l'effet de pitié est grand. En 2020, plus de 40 millions de poussins mâles ont été déchiquetés ou gazés en Allemagne parce qu'ils n'étaient pas économiquement rentables. Pendant longtemps, cela n'a pas seulement été une épine dans le pied des militants des droits des animaux. En 2019, le Tribunal administratif fédéral a jugé que les questions de bien-être animal l'emportaient sur les intérêts économiques et a déclaré que la « barbarie du déchiquetage » (FAZ) n'était autorisée que pour une période transitoire ; Selon le ministre fédéral de l'Agriculture, cela devrait enfin être terminé en 2022.

    Cependant, il est complètement fou et irrationnel que des photos de poussins déchiquetés ou gazés puissent être publiées sans plus attendre, mais pas des photos d'embryons humains déchiquetés ou démembrés après un avortement par aspiration. Alors que l'une est délibérément destinée à avoir un effet dissuasif, l'autre contredit le politiquement correct commun et est absolument désapprouvée, bien que les deux photos ne montrent rien d'autre que la réalité nue et sans fioritures. Une réalité peut être montrée, l'autre non, bien que les deux fois nous ayons affaire à des créatures impuissantes, minuscules et sans défense. Une « barbarie du déchiquetage » peut être montrée, critiquée et criminalisée, mais pas l'autre. Et encore plus fou et irrationnel pour moi c'est qu'une grande partie de la population est visiblement prête

    C'est là que l'endoctrinement idéologique de plusieurs décennies selon lequel l'avortement n'est qu'une affaire de femmes et que la décision à ce sujet doit être subordonnée au droit de la femme à l'autodétermination déploie son plein effet. Le fait que le droit de l'un à l'autodétermination s'achève au plus tard lorsque le droit d'exister de l'autre ne semble pas pouvoir conquérir la majorité dans notre société aujourd'hui. Une idéologie aussi inhumaine, selon laquelle même le Parlement européen a récemment classé la majorité des « avortements comme un droit de l'homme », se reflète malheureusement aussi dans la plupart des programmes des partis qui seront probablement représentés au prochain Bundestag.

    Alors que le SPD, le FDP, le GRÜNEN et le LINKE réclament plus ou moins sans vergogne l'abolition des §§ 218 et 219 StGB et veulent faire de l'avortement un soin médical de base tout à fait normal comme l'appendicectomie et ainsi les dépénaliser (« le nécessaire professionnel la formation car elle doit faire partie des études de médecine »), le programme électoral de la CDU/CSU est tout bonnement muet sur ce sujet important. Seule l'AfD parle dans son programme électoral d'une « culture d'accueil pour les enfants » et que « les enfants à naître ont droit à la vie ». Au moins sur ce point, l'AfD semble avoir repris la position précédente des partis de l'Union, qui ne vaut pas une ligne dans son manifeste électoral de 139 pages. Ironiquement la CDU/CSU,

    Pour les bébés à naître, selon les coalitions et les alliances gouvernementales qui se dessinent après l'élection fédérale, le pire est à craindre. Mais qui pourrait en toute bonne conscience le décrire comme un progrès dans l'humanité, dans l'humanité, quand le ventre de sa mère devient l'endroit le plus insalubre et dangereux pour les plus faibles et les plus vulnérables de notre propre espèce ? Le rejet strict de l'infanticide prénatal fait partie de l'ADN chrétien depuis l'origine et n'est donc pas négociable. Déjà dans la Didache (doctrine des douze apôtres), l'un des premiers témoignages écrits sur la vie des chrétiens dès le 1er siècle, il est dit : « Il ne faut pas tuer l'enfant en avortant ou tuer le nouveau-né ».

    Ce oui inconditionnel au droit à la vie de toute personne, y compris les handicapés et les malades, est incontesté pour les chrétiens depuis 2000 ans. Mais parce qu'aujourd'hui ce n'est plus une évidence même au sein des églises qui se réfèrent à Jésus-Christ et en même temps semble dispensable pour les partis qui ont encore le "C" dans leur nom, un fort est nécessaire au moins une fois par an engagement envers le droit à la vie de l'enfant à naître. Quiconque peut prendre le temps, qui a le courage et qui veut faire quelque chose d'innovant pour une culture de la vie aura l'occasion de le faire samedi à Berlin. Pendant la « Marche pour la vie », les croyants en Christ peuvent voter avec leurs pieds ce qu'ils défendent,

    Une autre possibilité de ne pas simplement accepter tacitement l'injustice du cent mille infanticide dans l'utérus, qui crie au ciel, est la pétition "Pas d'avortement jusqu'à la naissance" au prochain Bundestag allemand, auquel seulement 35 000 personnes ont adhéré actuellement (www.1000plus .net) . Dans un pays de 83 millions d'habitants, au moins 100 000 devraient être trouvés et motivés pour soutenir une telle pétition : au moins un adulte par enfant avorté par an dans notre pays ! Il est temps que les chrétiens montrent le drapeau que la protection de la vie humaine ne doit pas être une option et que chacun a le droit à la vie à chaque étape de sa vie. Dans un monde éclairé, le conte des vieilles femmes doit enfin être rangé, un avortement ne concerne pas la vie humaine, mais seulement un « tissu de grossesse » ou un « tas de cellules » qui est brièvement retiré. Pourquoi ne serait-il pas possible chez l'homme ce qui va de soi chez l'animal : que la vue du plus faible en danger éveille l'instinct protecteur de beaucoup et que l'effet de pitié soit d'autant plus grand que les créatures menacées sont petites ?

    Évêque auxiliaire Thomas Maria Renz
    Diocèse Rottenburg-Stuttgart

  • Mémoire de Monseigneur Henryk Hoser

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - "Le missionnaire, un point de lumière dans l'Église universelle"  : mémoire de Monseigneur Henryk Hoser - Agenzia Fides

    VATICAN - "Le missionnaire, un point de lumière dans l'Église universelle" : mémoire de Monseigneur Henryk Hoser

    13 septembre 2021  

    Cité du Vatican (Agence Fides) - "Tout missionnaire exprime la valeur de la solidarité envers les autres, mais s'il n'y avait pas la solidarité des autres, de tous, envers les missionnaires. Ces derniers ne seraient que le terminal d'eux-mêmes et non un point de lumière de l'Eglise universelle, là où ils offrent leur témoignage, dans des situations souvent difficiles quand elles ne sont pas hostiles". C'est ce qu'a exprimé Son Excellence Mgr Henryk Hoser dans une interview accordée à l'Agence Fides à la veille de son ordination épiscopale. Henryk Hoser, SAC, nommé Secrétaire adjoint de la Congrégation et Président des Œuvres Pontificales Missionnaires le 22 janvier 2005.

    Né à Varsovie (Pologne) le 27 novembre 1942, Mgr Henryk Hoser a été président des Œuvres Pontificales Missionnaires de 2005 au 24 mai 2008, date à laquelle Benoît XVI l'a nommé Archevêque de Varsovie-Prague. Il est mort le 13 août 2021, il y a un mois, à l'âge de 78 ans, à l'hôpital du ministère de l'Intérieur à Varsovie. Au cours des mois précédents, il avait été infecté par le coronavirus dont il se remettait, lorsque d'autres complications sont survenues.

    Henryk Hoser est diplômé en médecine de l'Académie de médecine de Varsovie. En 1969, il rejoint la Société de l'Apostolat Catholique (Pallottines). Le 16 juin 1974, il a été ordonné prêtre, puis s'est préparé au travail missionnaire au Rwanda, où il est resté de 1975 à 1995. Une longue et intense période au cours de laquelle il a exercé diverses ministères dans le domaine pastoral, il a fondé le Centre médico-social et le Centre de formation familiale. Il a été secrétaire de la Commission épiscopale de la santé, puis également de la Commission épiscopale de la famille, président de l'Association des centres médicaux associés de Kigali (BUFMAR), responsable d'un centre de suivi épidémiologique du sida et de programmes d'assistance psycho-médicale et sociale aux malades. Pendant 10 ans, il a également été supérieur régional des Pallottines. Au nom de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, il a effectué des visites apostoliques dans les grands séminaires des territoires de la Mission.

    Le 22 janvier 2005, le Saint-Père Jean-Paul II l'a nommé Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples et Président des Œuvres Pontificales Missionnaires, l'élevant en même temps à la dignité d'archevêque. Carte. Crescenzio Sepe, Préfet du Dicastère Missionnaire, a présidé son ordination épiscopale le 19 mars 2005, dans la chapelle du Collège Pontifical Urbain. Les Évêques co-consécrateurs étaient Son Excellence Stanislao Dziwisz, secrétaire spécial du Saint-Père, et Son Excellence Mgr Taddeo Ntihinyurwa, Archevêque de Kigali (Rwanda).

    Le Pape Benoît XVI l'a nommé Archevêque de Varsovie-Prague le 24 mai 2008. En février 2017, le pape François l'a envoyé à Medjugorje en tant qu'"envoyé spécial du Saint-Siège". En décembre suivant, il est devenu Évêque émérite de Varsovie-Prague et, le 31 mai 2018, le pape l'a nommé visiteur apostolique à caractère spécial pour la paroisse de Medjugorje, pour une durée indéterminée et ad nutum Sanctae Sedis.

    Dans une interview à la veille de son ordination épiscopale (voir Fides 18/3/2005), Mgr Hoser a décrit comme suit son expérience missionnaire de 21 ans. "Mon histoire n'est certainement pas différente de celle de tous les autres missionnaires. Pour moi, comme pour tous les missionnaires, il n'y a pas de moment particulier où l'on apprend à être missionnaire. Vous ressentez cette vocation qui change la vie, vous ressentez l'appel du Seigneur, mais vous comprenez ensuite que vous devenez missionnaire avec le temps Ceci arrive par des découvertes successives, à travers les défaites et les succès, par des relations personnelles avec les personnes dans les lieux de mission et plus encore en s'immergeant sans a priori dans leur vie et leurs problèmes ainsi que dans leurs histoires individuelles et collectives. Être missionnaire signifie faire partie de la culture des personnes avec lesquelles vous entrez en contact. En utilisant non seulement leur langue, mais leur langage. Ce qu'on appelle l'inculturation d'un missionnaire est en fait sa capacité à vivre les cultures des peuples qu'il rencontre sur son chemin d'évangélisation".

    L'Archevêque Giovanni Pietro Dal Toso, actuel président des Œuvres Pontificales Missionnaires, et donc successeur de Monseigneur Hoser dans cette fonction, a déclaré à Fides : " Je n'ai pas eu l'occasion de connaître personnellement Monseigneur Hoser, mais je sais qu'il était un grand missionnaire, et pour cette raison il a pu remplir son rôle de président des Œuvres Pontificales Missionnaires avec un grand engagement".

    Dinh Anh Nhue Nguyen, OFMConv, Secrétaire général de l'Union Pontificale Missionnaire (UPM) et Directeur de l'Agence Fides, a déclaré : "Nous, ici, de l'UPM et en particulier de FIDES, nous souvenons de l'Archevêque Hoser avec une grande gratitude pour son service apostolique et nous nous unissons tous dans la prière pour lui, surtout aujourd'hui, en ce troisième anniversaire de sa mort. Bien que je ne l'aie pas rencontré en personne, je peux dire qu'une trace de son zèle missionnaire et de sa dévotion mariale reste ici à jamais. En effet, je pense à lui chaque fois que j'entre dans la chapelle des OPMs, dédiée à St John Henry Newman (parce qu'il a vécu dans cette partie du bâtiment lorsqu'il étudiait la théologie à Rome), qui a été restaurée pendant la présidence de l’Évêque Hoser et devant laquelle se trouve encore la plaque commémorant le fait et la visite œcuménique de l'archevêque anglican, le Dr Rowan Williams, le 24/11/2006. Nous remercions le Seigneur de l'avoir à la tête des OPM". (S.L.) (Agence Fides 13/9/2021)

  • Chine : "pucer" les écoliers pour mieux les surveiller

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    Du site du Point.fr :

    Chine : des élèves de primaire surveillés grâce à une puce électronique

    Ce nouveau dispositif, mis en place dans une école de la ville de Zhuhai, permet de renforcer la sécurité des élèves, explique « Courrier international ».

    C’est un système de surveillance qui pourrait bien devenir la norme dans les établissements scolaires chinois. Comme le rapporte le journal Zhuhai Tequ Bao, dans un article repéré par Courrier international, une école primaire de la ville de Zhuhai, dans le sud-est de la Chine, a mis en place un système de puce électronique intégrée dans le col de chemise des élèves afin de surveiller leurs faits et gestes. Cette innovation permet notamment aux élèves d’accéder à leur classe sans avoir à scanner leur carte ou leur visage, avec un système de reconnaissance faciale.

    Selon Yan Wengui, le directeur de l’école ce nouveau sytème de surveillance paraissait nécessaire tout simplement parce qu’il avait détecté avant sa mise en place « certaines failles de la gestion scolaire », explique-t-il au journal local. Cette puce électronique permet notamment de collecter des informations concernant la trajectoire des élèves ou le temps qu’ils passent dans les différentes zones de l’établissement scolaire.

    Un dispositif qui renforce la sécurité des enfants

    Ces données sont ensuite transférées sur une plateforme d’information qui est à disposition de la direction de l’école, des professeurs mais aussi des parents d’élèves. Une manœuvre qui permet, selon Yan Wengui, de renforcer la sécurité des enfants. En effet, en cas de repérage d’une zone dangereuse ou d’un trajet inhabituel, le système envoie directement une alerte aux parents, aux enseignants et à la direction de l’école pour les avertir d’une situation à risques.

  • Le catholicisme : en perte de vitesse ?

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    De rfi  (Romain Auzouy) :

    Le catholicisme est-il en perte de vitesse ?

    13/09/2021
    Isabelle de Gaulmyn, rédactrice chef du journal la Croix, auteure ne nombreux livres, entre autres, « Les cathos n’ont pas dit leur dernier mot » éditions Bayard

    Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université  Paris Est-Créteil, auteur de nombreux livres, entre autres,  « Le catholicisme a-t-il encore de l’avenir en France » septembre 2021

    Père Cédric Burgun, prêtre du diocèse de Metz, vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l’institut catholique Paris,  auteur du livre « Prêtres, envers et malgré tout » éditions du Cerf

    Pour écouter, cliquer sur ce lien : https://aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/magazines/r260/debat_du_jour_20210913.mp3?dl=1

  • Renonciation et empêchement total d’un pape : de nouvelles normes ?

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    De Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso (traduction de Diakonos.be) :

    Pape émérite, pape empêché. Où en est la rédaction des nouvelles normes ?

    (s.m.)

    Cet été, un article érudit paru dans une revue spécialisée italienne a relancé la rumeur d’une possible démission du pape François. Il laissait entrevoir de nouvelles normes canoniques concernant tant la renonciation d’un pape que son incapacité totale.

    L’auteur de l’article, Geraldina Boni, professeur ordinaire de droit canon et de droit ecclésiastique à l’Université de Bologne, est également conseillère du Conseil pontifical pour les textes législatifs, et il n’en fallait pas plus pour laisser entendre qu’au Vatican, on serait en train de préparer, à la demande du pape régnant, des normes susceptibles de fournir un cadre juridique à une renonciation prochaine.

    Mais il n’en est rien. D’après les informations de Settimo Cielo, rien ne bouge au Vatican et personne, encore moins le Pape, ne s’avance dans une telle direction.

    Cette initiative a pris naissance hors des murailles léonines à l’initiative d’un réseau international de chercheurs gravitant autour du professeur Boni, des chaires de droit canon et de droit ecclésiastique de l’Université de Bologne, comme il y a un millénaire de cela, quand le célèbre Gratien y enseignait et qu’a commencé à prendre forme l’architecture juridique de l’Église catholique.

    Le chantier auquel tous ces chercheurs se sont attelé est en fait une plateforme virtuelle multilingue, accessible à tous, sur laquelle ils sont en train d’élaborer petit à petit de nouvelles normes pour combler les lacunes du droit canon actuel sur deux points cruciaux : la renonciation et l’empêchement total d’un pape.

    Quand ces chercheurs estimeront avoir mis au point un projet adéquat, ils l’offriront au « législateur suprême », c’est-à-dire au Pape François, qui décidera ce qu’il convient d’en faire.

    Jusqu’à présent, personne n’avait parlé en détail de ce chantier, de la manière dont il fonctionne et de ce qu’il est en train de construire. Le professeur Boni le fait à présent dans cet article qu’elle a rédigé pour Settimo Cielo.

    À elle la parole.

    *

    Deux vides juridiques à combler

    de Geraldina Boni
    (traduction française revue par l’auteur)

    On se souvient des affaires récentes qui ont secoué la papauté et qui ont abouti, après la renonciation de Benoît XVI, à la mise en place d’une cohabitation inédite entre le pontife romain régnant et un pape « émérite ». Par ailleurs, il est de plus en plus évident qu’une situation dans laquelle un pape affaibli par le grand âge ou des problèmes de santé puisse rester en vie grâce à la médecine ou la technologie tout en n’étant plus en mesure d’assumer le « munus petrinum » est appelée à se reproduire.

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  • La Croix glorieuse (14 septembre)

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    Croce gloriosa - Paolo Curtaz

    L'homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ pour la fête de la Croix glorieuse :

    Homélie (Archive 2005) (homelies.fr)

    Les reliques de la vraie croix auraient été retrouvées par Sainte Hélène (249-329), mère de l’empereur Constantin, lors d’un pèlerinage en Palestine, qu’elle aurait entrepris en 326. Voici comment Saint Ambroise rapporte sa découverte : « Elle commença par visiter les lieux saints ; l’Esprit lui souffla de chercher le bois de la croix. Elle s’approcha du Golgotha et dit : “Voici le lieu du combat ; où est la victoire ? Je cherche l’étendard du salut et ne le vois pas”. Elle creuse donc le sol, en rejette au loin les décombres. Voici qu’elle trouve pêle-mêle trois gibets sur lesquels la ruine s’était abattue et que l’ennemi avait cachés. Mais le triomphe du Christ peut-il rester dans l’oubli ? Troublée, Hélène hésite, elle hésite comme une femme. Mue par l’Esprit Saint, elle se rappelle alors que deux larrons furent crucifiés avec le Seigneur. Elle cherche donc la croix du milieu. Mais, peut-être, dans la chute, ont-elles été confondues et interverties ? Elle revient à la lecture de l’Evangile et voit que la croix du milieu portait l’inscription : “Jésus de Nazareth, Roi des Juifs”. Par là fut terminée la démonstration de la vérité et, grâce au titre, fut reconnue la croix du salut ». La Sainte impératrice aurait par la même occasion retrouvé les clous par lesquels Notre-Seigneur avait été attaché. Sainte Hélène fit construire une basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre ; elle fit également ériger celles du Mont des Oliviers et de Bethléem.

    Pour le trentième anniversaire de son avènement, le 13 septembre 335, l’empereur Constantin invita à Jérusalem les Pères, pour y célébrer la dédicace de la Basilique du Saint Sépulcre. Le lendemain, le dimanche 14, l’évêque de Jérusalem montra pour la première fois la Sainte Croix aux fidèles. Sur l’ordre de Constantin, une célébration annuelle fut décrétée au 14 septembre, portant le nom d’« Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix » en raison de son rite principal, qui consistait dans l’ostension solennelle d’une relique de la vraie croix. Le bois de la croix découverte sur le Golgotha fut partagé en trois parts, conservées à Jérusalem, Constantinople et Rome.

    Ce bref rappel ne prétend pas garantir l’historicité des faits rapportés dans leurs détails, mais se veut un témoignage de la dévotion que le peuple de Dieu a toujours porté à l’instrument de supplice de son Seigneur et Sauveur. La fête de la Croix glorieuse nous invite en effet à revenir à cette réalité : Dieu a aimé le monde, jusqu’au sacrifice de son Fils. Dans sa Lettre encyclique sur la miséricorde divine, Jean-Paul II soulignait : « Dans la passion et la mort du Christ, c'est-à-dire dans le fait que le Père n’a pas épargné son Fils, mais “l’a fait péché pour nous”, s’exprime la justice absolue ; car le Christ subit la passion et la croix à cause des péchés de l’humanité. Il y a vraiment là une surabondance de justice, puisque les péchés de l’homme se trouvent “compensés” par le sacrifice de l’Homme-Dieu. Toutefois cette justice divine révélée dans la croix du Christ est à la mesure de Dieu, parce qu’elle naît de l’amour et s’accomplit dans l’amour, en portant des fruits de salut. Croire dans le Fils crucifié signifie donc croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde » (n°7).

    L’« exaltation » de la Sainte Croix n’est pas sans rappeler l’évangile de ce jour : Jésus sur la croix est « élevé » de terre comme le serpent de bronze au désert, « afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». La croix nous confronte simultanément à l’horreur du péché qui conduit à la mort, et à la démesure de l’amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour nous, lui « qui n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais qui s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix » (1ère lect.).

    Avant de prier l’Angélus depuis Castelgandolfo, ce 11 septembre, Benoît XVI rappelait que « dans l’Année consacrée à l’Eucharistie, la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix prend une signification particulière : elle nous invite à méditer sur le lien profond et indissoluble qui unit la Célébration Eucharistique et le Mystère de la Croix. Chaque Messe en effet rend actuel le sacrifice rédempteur du Christ ». L’Eucharistie nous rappelle quotidiennement que notre salut jaillit de ce mystérieux échange, dans lequel le Fils de Dieu épouse la mort des coupables que nous sommes, pour nous donner gratuitement part à sa vie divine. Aussi était-il juste et bon que celui qui par son sacrifice a réconcilié le ciel et la terre, fût « élevé au dessus de tout et reçoive le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux et que toute langue proclame : “Jésus Christ est le Seigneur”, pour la gloire de Dieu le Père ».

    « Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, nous te rendons gloire et nous t’offrons notre action de grâce toujours et en tout lieu, car tu as attaché au bois de la croix le salut du genre humain, pour que la vie surgisse à nouveau d’un arbre qui donnait la mort, et que l’ennemi, victorieux par le bois, fût lui-même vaincu sur le bois, par Jésus-Christ, notre Seigneur. Aussi nous te supplions humblement : que cette communion au mémorial du Sacrifice rédempteur nous purifie de nos fautes et nous donne part à la gloire de la résurrection de celui qui nous a fait revivre par le bois de sa croix. »

    Père Joseph-Marie

  • Saint Albert de Jérusalem (14 septembre)

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    Du site du carmel en France :

    Albert de Jérusalem

    Albert de Jérusalem

    AIbert naquit vers le milieu du XIIe siècle à Castrum Gualterii, qui était alors dans le diocèse de Parme, de la famille Avogadro ou bien, plus probablement des comtes de Sabbioneta. Entré chez les Chanoines Réguliers de Santa Croce di Mortara (province de Pavie), il fut élu prieur en 1180. Quatre ans après, il fut nommé évêque de Bobbio et l’année suivante il fut transféré au diocèse de Verceil qu’il dirigea pendant vingt ans. En 1191, il réunit un synode diocésain, important pour les décrets disciplinaires qu’il promulgua, et il promut la culture dans sa cathédrale en stipulant que trois maîtres du Chapitre, un théologien, un grammairien et un copiste enseigneraient gratuitement.

    Albert fut très actif dans le domaine politique : il agit comme médiateur entre le pape Clément III et Frédéric Barberousse, dont le successeur Henri VI prit sous sa protection les biens ecclésiastiques de Verceil et fit d’Albert un prince d’Empire.

    En outre, il fut chargé par le pape Innocent III de missions de paix entre les villes de Milan et de Pavie (1194), de Parme et de Plaisance (1199). En 1194, il dicta des statuts pour les chanoines de Biella. Plus importante encore fut son intervention dans la question des Humiliés, un groupe spontané de religieux qui s’était développé dans l’Italie méridionale et qui désirait trouver sa place dans l’Église. Innocent III créa une Commission composée d’Albert et d’abbés cisterciens qui fut chargée d’examiner le problème. D’après les indications fournies par les Humiliés eux-mêmes, élaborées par la commission et revues par un groupe de cardinaux puis par le pape lui-même, une règle fut rédigée puis approuvée en 1201.

    A la suite de la renonciation de Soffred, cardinal de Sainte-Praxède et légat en Palestine, Albert fut désigné par les chanoi­nes du Saint-Sépulcre comme patriarche latin de Jérusalem. Ce choix s’explique par le fait que les chanoines étaient pour la plupart français et italiens, c’est-à-dire qu’ils connaissaient les prélats européens. L’élection, approuvée par le roi de Jérusalem, Amaury de Lusignan et par Pierre, patriarche d’Antioche, fut confirmée par Innocent III qui, en 1205, conféra le pallium d’archevêque à Albert et le nomma légat pontifical en Terre Sainte pour quatre ans, en lui donnant la faculté de recueillir des subsides pour la Croisade.

    S’étant embarqué sur un bateau génois, Albert arriva à destination dans les premiers mois de 1206 et établit son siège à Saint-Jean d’Acre. Même si cette ville avait déjà son propre évêque, il n’était pas possible de s’installer à Jérusalem qui était, depuis 1187, aux mains des musulmans.

    Sa principale préoccupation fut de sauvegarder la concorde entre les chefs croisés. Le 3 octobre 1210, il couronna roi de Jérusalem Jean de Brienne qui avait épousé Marie de Montferrat, héritière du royaume et à la mort de Marie survenue en 1213, il réussit à maintenir les princes croisés unis autour de Jean de Brienne. Il intervint auprès de Boémond IV, comte de Tripoli, pour qu’il libérât Pierre, patriarche d’Antioche, qu’il retenait prison­nier. Il opéra un échange de prisonniers avec le sultan d’Égypte et envoya des légats au sultan de Damas pour faire la paix en Terre Sainte. Son action politique et religieuse fut soutenue par Innocent III qui en approuvait la qualité et attribuait à son travail le fait que la Terre Sainte, à ce moment-là, ne tomba pas complètement sous la domination musulmane.

    Le 19 Avril 1213, le Pape invita Albert à participer au Concile qui devait avoir lieu en 1215 à Rome et dans lequel on discuterait du problème de la Croisade. Toutefois, le patriarche de Jérusalem ne put y être présent : le 14 Septembre 1214, tandis qu’à Saint-Jean d’Acre il participait à une procession, il fut poignardé par le maître de l’Hôpital du Saint-Esprit qu’il avait déposé pour cau­se d’indignité.

    Albert est vénéré comme un saint. Sa fête commença à être célébrée par les Carmes en 1504 et fut fixée au 8 Avril. Abandonnée en 1574, elle fut reprise en 1609. Actuellement on la commémore le 17 Septembre.

  • Saint Cyprien de Carthage (14 septembre)

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    De BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 6 juin 2007 (source) : 

    Saint Cyprien

    Chers frères et sœurs,

    Dans la série de nos catéchèses sur les grandes personnalités de l'Eglise antique, nous arrivons aujourd'hui à un éminent Evêque du III siècle, saint Cyprien, qui "fut le premier Evêque en Afrique à recevoir la couronne du martyre". Sa réputation est également liée - comme l'atteste le diacre Pontius, qui fut le premier à écrire sa vie - à la production littéraire et à l'activité pastorale des treize années qui s'écoulèrent entre sa conversion et le martyre (cf. Vie 19, 1; 1, 1). Né à Carthage dans une riche famille païenne, après une jeunesse dissipée, Cyprien se convertit au christianisme à l'âge de 35 ans. Il raconte lui-même son itinéraire spirituel:  "Alors que je gisais encore comme dans une nuit obscure", écrit-il quelques mois après son baptême, "il m'apparaissait extrêmement difficile et pénible d'accomplir ce que la miséricorde de Dieu me proposait... J'étais lié aux très nombreuses erreurs de ma vie passée et je ne croyais pas pouvoir m'en libérer, tant je secondais mes vices et j'encourageais mes mauvais penchants... Mais ensuite, avec l'aide de l'eau régénératrice, la misère de ma vie précédente fut lavée; une lumière souveraine se diffusa dans mon cœur; une seconde naissance me transforma en un être entièrement nouveau. De manière merveilleuse, chaque doute commença alors à se dissiper... Je comprenais clairement que ce qui vivait auparavant en moi, dans l'esclavage des vices de la chair, était terrestre, et que ce que l'Esprit Saint avait désormais engendré en moi était, en revanche, divin et céleste" (A Donat, 3-4).

    Immédiatement après sa conversion, Cyprien - non sans être envié et en dépit des résistances - fut élu à la charge sacerdotale et à la dignité d'Evêque. Au cours de la brève période de son épiscopat, il affronta les deux premières persécutions ratifiées par un édit impérial, celle de Dèce (250) et celle de Valérien (257-258). Après la persécution particulièrement cruelle de Dèce, l'Evêque dut s'engager vaillamment pour rétablir la discipline dans la communauté chrétienne. En effet, de nombreux fidèles avaient abjuré, ou bien n'avaient pas adopté une attitude correcte face à l'épreuve. Il s'agissait des lapsi - c'est-à-dire de ceux qui étaient "tombés" -, qui désiraient ardemment revenir au sein de la communauté. Le débat sur leur réadmission finit par diviser les chrétiens de Carthage en laxistes et en rigoristes. Il faut ajouter à ces difficultés une grave épidémie de peste, qui ravagea l'Afrique et qui fit naître des interrogations théologiques angoissantes, tant au sein de la communauté, que dans la confrontation avec les païens. Il faut rappeler, enfin, la controverse entre Cyprien et l'Evêque de Rome, Etienne, à propos de la validité du baptême administré aux païens par des chrétiens hérétiques.

    Dans ces circonstances réellement difficiles, Cyprien révéla de grands talents pour gouverner:  il fut sévère, mais non inflexible avec les lapsi, leur accordant la possibilité du pardon après une pénitence exemplaire; il fut ferme envers Rome pour défendre les saines traditions de l'Eglise africaine; il se démontra très humain et empli de l'esprit évangélique le plus authentique en exhortant les chrétiens à apporter une aide fraternelle aux païens durant la peste; il sut garder une juste mesure en rappelant aux fidèles - qui craignaient trop de perdre la vie et leurs biens terrestres - que pour eux la véritable vie et les véritables biens ne sont pas ceux de ce monde; il fut inébranlable dans sa lutte contre les mœurs corrompus et les péchés qui dévastaient la vie morale, en particulier l'avarice. "Il passait ainsi ses journées", raconte alors le diacre Pontius, "lorsque voilà que - sur ordre du proconsul - le chef de la police arriva à l'improviste dans sa villa" (Vie 15, 1). Le jour même, le saint Evêque fut arrêté et, après un bref interrogatoire, il affronta avec courage le martyre entouré de son peuple.

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  • La messe de clôture du 52ème Congrès eucharistique international à Budapest

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