Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise - Page 1243

  • Irak-Syrie : un appel à la solidarité lancé aux Belges

    IMPRIMER

    Lu sur lalibre.be (Christophe Lamfalussy)

    Irak-Syrie : un appel lancé aux Belges

    Atterrés par la frilosité du gouvernement et de l’opinion publique belges, des députés et des associations de solidarité avec les chrétiens d’Orient ont lancé vendredi à Bruxelles l’opération “Un toit pour une famille déplacée”. Le but est de fournir un abri aux familles syriennes et irakiennes qui s’entassent dans le Kurdistan irakien, chassées par l’Etat islamique (EI). Ils sont près de 1,8 million et vivent toujours dans des conditions précaires (écoles, immeubles en construction, tentes) malgré l’approche de l’hiver.

    Lors de la conférence de presse, vendredi matin, seuls deux médias étaient présents, signe du désintérêt pour la catastrophe qui se déroule au Moyen-Orient. La guerre en Syrie a déplacé 3,8 millions de personnes en dehors du pays.

    “Il y a eu beaucoup d’émotion en juin, puis elle est retombée”, relève Christian Cannuyer, président de Solidarité Orient. Cette association belge s’est alliée au Comité de soutien aux chrétiens d’Orient (CSCO) et aux députés CDH Georges Dallemagne et Vanessa Matz pour lancer l’opération.

    Elle consiste à récolter de l’argent en Belgique et à le transférer aux quatre évêques d’Erbil (un pour chaque rite) pour financer la location de maisons dans le Kurdistan irakien. Le boom pétrolier a en effet entraîné la construction de nombreuses maisons, inoccupées à cause de la guerre. Les religieux ont négocié des prix de location très bas (150 euros par mois et par famille) pour pouvoir héberger les réfugiés. Sept cents familles ont déjà été abritées grâce à ce système, préféré aux grands camps qui présentent d’énormes problèmes logistiques. L’opération est centralisée par les évêques mais bénéficie à toutes les minorités, soulignent les organisateurs, puisque l’offensive de l’Etat islamique a chassé chiites, yézidis, chrétiens et même sunnites.

    “Jeudi, il y avait zéro degré à Erbil. Nous voulons donner aux réfugiés du courage. L’Occident ne peut pas fermer les yeux” , insiste Yusuf Benhur Ergen, un Belge syriaque actif au sein du CSCO.

    Georges Dallemagne garantit la traçabilité de cette opération puisque l’argent sera versé directement via un compte libanais aux évêques d’Erbil tandis que Vanessa Matz annonce une campagne de sensibilisation à Liège avec un concert de la chanteuse libanaise Ghada Shbeir et la projection du film “Des hommes et des dieux” ainsi que des débats. 

    Les dons peuvent être versés au compte BE85 001743905406 de l’ASBL Solidarité Orient avec la mention “Fam. réfugiée”

  • « Léonard, démission »

    IMPRIMER

    Christian Laporte va sans doute perdre  bientôt sa tête de turc préférée, alors, dans « La Libre » de ce matin il profite de l’occasion, car le temps perdu ne se rattrape pas. Titre de son article : « Mgr Léonard ne souhaite pas subir un nouvel affront » (du pape François)…

    « En cette fin d’année 2014, l’archevêque de Malines-Bruxelles met le turbo pour achever son tour des doyennés de l’archidiocèse. Ainsi après dix jours dans celui d’Asse, Mgr Léonard met le cap sur celui de Lasne du 12 au 17 décembre et en janvier 2015, il bouclera la boucle du 8 au 13 à Waterloo. Ainsi se terminera une longue tournée entamée après son installation début 2010.

    Fatigue physique et morale ?

    Tous ceux qui l’ont rencontré récemment confirment qu’André-Joseph Léonard remplit certes encore avec beaucoup d’enthousiasme sa fonction - surtout dans ses visites sur le terrain - mais le prélat apparaît souvent fatigué.

    Une lassitude certes physique : il atteindra le 6 mai 2015 le cap des 75 ans, date aussi à laquelle il devra officiellement remettre sa démission au pape François. Généralement, les (arch)evêques dans le cas envoient leur lettre mais gardent secrètement l’espoir que le Pape les prolongera un peu. C’est ce qui s’était passé pour le cardinal Danneels qui a soufflé ses 75 bougies en 2008 mais qui fut prolongé pendant près de deux ans.

    "Personne n’est indispensable"

    De manière surprenante, Mgr Léonard a profité du micro tendu par le magazine "Telefacts" (VTM) pour annoncer qu’il entend accéder le plus vite possible à la retraite. Même s’il n’exclut pas d’être prolongé, il se dit indifférent au choix qui sera fait. Comme le journaliste se fit insistant, l’archevêque a laissé entendre qu’il n’"espérait pas être prolongé", arguant que "sur cette terre, personne n’est indispensable" !

    Comme on l’a connu plus offensif, on peut conjecturer que celui-ci redoute que le Vatican ne le prolonge pas. Ce qui, à ses yeux, serait incontestablement une seconde gifle du pape François. C’est un secret de polichinelle que le primat de Belgique, tout en feignant l’indifférence, n’a jamais totalement digéré que lors de son premier consistoire, le Pape actuel ne l’ait pas fait cardinal. Afin de sortir par les grandes portes de ses cathédrales, Mgr Léonard prévient en quelque sorte le choc.

    Il faut dire qu’entre lui et le Pape argentin, le courant n’est jamais passé, ce dernier voulant lentement mais sûrement changer l’Eglise en lui rouvrant de nouveau les fenêtres au monde.

    Pour y parvenir et notamment pour réussir le fameux synode sur la famille qui se clôturera en octobre 2015, il s’agit aussi d’élargir le camp des réformateurs. Et qu’à ce moment la Belgique catholique ait à sa tête un archevêque proche de sa mouvance serait un atout supplémentaire pour le Pape. D’où l’idée qui circule dans les cénacles bien informés que le successeur de Mgr Léonard pourrait être très vite désigné.

    Sans exclure une surprise, le nom de l’évêque d’Anvers Johan Bonny, auteur d’un texte audacieux avant le synode - que l’archevêque n’a guère applaudi… - est souvent cité mais on évoque aussi celui de l’évêque de Liège, Jean-Pierre Delville, ou encore ceux des évêques de Bruxelles et de Bruges, Jean Kockerols et Jef De Kesel… » .

    Ref. Mgr Léonard ne souhaite pas subir un nouvel affront

    JPSC

  • Divorcés-remariés: après Benoît XVI, François s'exprime à son tour

    IMPRIMER

    Après la récente publication du point de vue de Benoît XVI dans ses « opera omnia » (voir Belgicatho ici :Le pape émérite Benoît XVI prend la parole sur l’interdiction de communier imposée aux divorcés remariés) c’est le pape François qui s’exprime via un journal argentin, à sa manière toujours un peu fluide. Lu sur le site de « La Vie », sous la plume de Marie-Lucile Kubacki :

    "Dans une interview récente, le pape affirme que la solution concernant les divorcés-remariés est "l'intégration" dans la vie de l'Eglise et non pas "la communion seule". Comme Benoît XVI, il affirme également l'importance de la foi des époux au moment de l'échange des consentements.

    Dans une interview accordée au quotidien La Nacion (en anglais), le pape François, interrogé sur la question des divorcés remariés a confirmé sa volonté d'une ouverture pastorale et d'une meilleure « intégration » dans l'Eglise sans pour autant trancher sur la question de la communion : « Dans mon discours final, j'ai dit une chose intéressante. J'ai dit que nous n'avions touché à aucun élément de la doctrine de l'Eglise concernant le mariage. Dans le cas des divorcés-remariés, nous avons soulevé la question : que faire avec eux ? Quelle porte pouvons-nous leur permettre d'ouvrir ? C'était une préoccupation pastorale : allons-nous leur permettre d'aller communier ? La communion seule n'est pas la solution. La solution c'est l'intégration », a affirmé le pape.

    Ainsi, le pape ne ferme pas la porte à la communion mais il ne donne pas non plus son feu vert. Par cette formule ouverte, il montre son souhait d'élargir le débat à une réflexion sur l'intégration dans l'Eglise qui ne se limite pas à l'alternative : « communier ou pas ». Les divorcés remariés « n'ont pas été excommuniés, poursuit le pape. Mais ils ne peuvent pas être parrains ou marraines de baptisés, ils ne peuvent pas faire de lectures à la messe, ils ne peuvent pas distribuer la communion, ils ne peuvent pas enseigner le catéchisme, soient sept choses environ qu'ils ne peuvent faire, j'ai la liste. Alors, voyons ! Si je vous montre cette liste, vous aurez l'impression qu'ils ont été excommuniés ! Alors ouvrons un peu plus les portes. Pourquoi ne peuvent-ils être ni parrain ni marraine ? « Non, non, non, quel témoignage donneraient-ils à leur filleul ? ». Le témoignage d'un homme et d'une femme disant : « mon cher, j'ai fait une erreur, j'ai eu tort, mais je crois que Dieu m'aime, je veux Le suivre, je n'ai pas été vaincu par le péché, je veux avancer ». Y a-t-il quoi que ce soit de plus chrétien que cela ? Et si l'un de ces escrocs politiques, de ces gens corrompus, est choisi pour être parrain, allons-nous l'accepter ? Quelle sorte de témoignage donneront-ils à leur filleul ? Celui de la corruption ? Les choses doivent changer, nos échelles de valeurs doivent être revues. »

    Ref. François veut ouvrir une porte pour les divorcés remariés, mais laquelle ?

    JPSC

  • La béatification du roi Baudouin pourrait-elle revenir à l'ordre du jour ?

    IMPRIMER

    Lu sur L'Avenir.net :

    Avec la mort de Fabiola, la béatification de Baudouin pourrait revenir à la surface. Cette question avait été mise de côté tant que vivrait Fabiola.

    L’église catholique Belge est dans l’émotion. Il faut dire que la reine Fabiola était très active au sein des différentes communautés, notamment charismatiques, mais aussi auprès des foyers de l’Arche.

    Dans tout le diocèse de Namur une intention particulière a été prononcée pour le repos de l’âme de la reine Fabiola. «De nombreux prêtres à travers tout le pays ont parlé ce dimanche de la reine Fabiola, comme de celle qui montre le chemin»,explique Tommy Scholtes, le représentant de la conférence épiscopale.

    Avec la mort de Fabiola, la béatification de Baudouin pourrait revenir à la surface. Cette question avait été mise de côté après la mort de Baudouin, et tant que vivrait Fabiola. «Une béatification vient toujours, et d’abord, d’un culte populaire au sein d’une population. Il faut voir si la ferveur de l’époque est toujours là. Ce n’est en tout cas pas aux évêques de prendre ce genre d’initiative», précise le père Scholtes.

    Une béatification délicate

    Une béatification est la déclaration, par décret pontifical, qu’une personne de foi chrétienne a pratiqué les vertus naturelles et chrétiennes de façon exemplaire, ou même héroïque. La vénération publique de celui ou celle qui est alors appelé bienheureux ou bienheureuse est par la suite autorisée, localement ou universellement.

    L’heure est-elle venue pour le roi Baudouin d’être porté ainsi aux nues? Cette béatification pourrait se révéler très délicate par rapport à l’équilibre fragile de notre société belge du XXIe siècle. L’impossibilité de régner du roi, refusant de signer la loi sur l’avortement, laisse encore bien des traces. Elle avait plongé le pays dans de grandes difficultés. «Et cela a fragilisé la monarchie», reconnaît Tommy Scholtes.

    Quoi qu’il en soit, Fabiola aura mis ses pas dans ceux de Baudouin jusqu’au bout.«Elle aura mis en œuvre ce que Mgr Danneels lui avait dit le jour des funérailles du roi: Madame, vous êtes chargée de garder la mémoire vivante de votre époux», témoigne Tommy Scholtes qui a guidé les pas de Fabiola plus d’une fois au Vatican lorsqu’il y était conseiller ecclésiastique de l’ambassade de Belgique auprès du Saint-Siège.

    Fabiola, enfin, était détentrice des fameux «carnets du roi», les notes personnelles de Baudouin. Le moment est-il venu d’en connaître le détail? «Elle était très préoccupée de savoir à qui reviendraient ces notes car leur contenu est important, et sensible», appuie Tommy Scholtes.

  • Irak : les chrétiens processionnent avec Marie

    IMPRIMER

    Ce samedi 6 décembre 2014, après l'illumination d'un camp de réfugiés, de nombreux chrétiens d'Erbil, au Kurdistan irakien, ont prié la Vierge Marie lors d'une procession aux flambeaux dans la ville. La prière est conduite par le Patriarche chaldéen Louis Raphaël Ier Sako et le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon venu avec une délégation de son diocèse à l'approche de la fête de l'Immaculée Conception chère au coeur des Lyonnais.

  • Rome et Constantinople : les limites d’un dialogue

    IMPRIMER

    pape_patriarche (1).jpgPaul VI eût beau baiser les pieds d’Athénagoras ou Bartholomée, le 30 novembre dernier,  la calotte de François, la réalité de l’histoire limite la portée de ces gestes plus ou moins spectaculaires.Une réflexion de Gérard Leclerc sur le site de « France-Catholique :

    « La rencontre entre François et Bartholomée ne pouvait se dérouler que dans le climat le plus fraternel. Une solide tradition s’est établie depuis un demi siècle entre Rome et Constantinople, depuis les mémorables retrouvailles entre Paul VI et Athénagoras à Jérusalem, alors que se tenait le concile Vatican II. Depuis lors, les deux sièges historiques de la chrétienté n’ont cessé de multiplier les liens. C’est probablement l’acquis le moins contestable du dialogue œcuménique. Pour autant, la dureté de l’histoire n’a pas permis que la communion renforcée développe ses conséquences plus largement à l’échelle du monde. Simplement, dans le strict contexte de la Turquie, chaque visite papale met en évidence la fragilité de l’hôte réfugié au Phanar, cette humble enclave où se perpétue la mémoire d’un passé grandiose, mais interrompu par l’avènement de l’islam. Aujourd’hui, le contexte est même dramatique, avec les événements de Syrie et d’Irak et leurs terribles conséquences, dénoncées, avec quelle énergie, par le pape François.

    Mais il y a aussi une autre question, interne à l’Orthodoxie, qui s’interpose pour empêcher un développement plus large de la cause de l’unité chrétienne : c’est celle de la Russie. Et sur ce terrain, force est de constater aussi qu’il est difficile d’abstraire la dimension religieuse du contexte géopolitique. La Russie de Poutine aspire à recouvrir une influence internationale à partir de son aire historique traditionnelle, et la puissance du patriarcat de Moscou est nécessairement en relation directe avec le destin du peuple russe, d’autant que sa culture est intimement marquée par la spiritualité orthodoxe. Il faut avoir lu Dostoïevski et Soljenitsyne pour le comprendre. La primauté d’honneur de Constantinople n’est pas équivalente à la primauté effective du siège de Pierre. Et le patriarche de Moscou n’est pas près à se rallier inconditionnellement à Bartholomée. Pour Rome, il y a donc forcément un problème spécifique avec l’orthodoxie russe. L’obstacle, encore une fois, de nature politico-religieuse, est très loin d’avoir été sérieusement entamé, en dépit de rencontres partielles et de gestes significatifs. Une visite de François à Moscou n’est toujours pas d’actualité. Le patriarche Alexis s’était rendu à Notre-Dame de Paris. Son successeur le patriarche Cyrille n’est pas encore annoncé à Saint-Pierre de Rome. »

  • Les mises en garde du Pape François sont sans effet sur une politicienne lesbienne

    IMPRIMER

    Lu sur le site C-Fam  (Center for Family & Human Rights) :

    « NEW YORK, 5 décembre (C-Fam) Le Pape François a clairement mis en garde les députés européens la semaine dernière, leur expliquant qu’ils avaient perdu la confiance des citoyens en passant des législations « insensibles » ou « néfastes », qui serait à l’origine de l’image d’une « grand-mère, plus guère fertile », qui engendre des « styles de vies plutôt égoïstes ». Pour lui, ils devraient se garder de faire des usages impropres du concept des droits de l’homme.

    Un député a qualifié ses propos d’ « avertissement à point nommé ». Un autre déclarait que sa « sagesse s’adressait à tout le monde ». Pour sa part Ulrike Lunacek, auteur d’une résolution sur les droits homosexuels qui a suscité une forte opposition citoyenne, a offert au Pape une écharpe aux couleurs arc-en-ciel en lui disant : « cela aurait été bien si vous aviez défendu le mariage homosexuel et l’usage des contraceptifs ».

    Et d’ajouter : « Mais je n’ai pas entendu cela, et c’était un peu décevant ».

    Dans son discours au Parlement européen, le Pape a abordé un grand nombre de problèmes, dont par exemple les brutalités que subissent les Chrétiens, l’indifférence envers les vies considérées comme inutiles, et l’isolement des personnes « seules ». Il a également proposé une recette de guérison.

    Protégez la dignité humaine, a-t-il conseillé. La famille, où père et mère élèvent les enfants, est l’ « élément le plus précieux de toute société, et donne une « direction aux nouvelles générations ».

    Ulrike Lunacek est co-présidente de l’Intergroupe du Parlement européen pour les droits LGBT.

    Lire la suite

  • Le nouveau Secrétariat pour l’Economie institué par le pape François n’a pas découvert de caisses noires au Vatican

    IMPRIMER

    Ce qu’on a pu entendre ce matin encore sur les ondes a fait opportunément l’objet de la clarification suivante apportée par le Père Lombardi :

    "ROME, 5 décembre 2014 (Zenit.org) - Il n'y a pas « de fonds illégaux, illicites ou mal administrés » dans les finances du Vatican, affirme le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, dans une déclaration publiée ce 5 décembre 2014.

    Le P. Lombardi clarifie les propos du cardinal australien George Pell, préfet du Secrétariat pour l'économie, publiés dans le journal britannique Catholic Herald : « le Saint-Siège peut sans problème régler ses factures... parce que quelques centaines de millions d'euros ont été mis de côté dans des comptes de secteurs particuliers et n'apparaissaient pas sur le bilan annuel », expliquait le cardinal.

    Radio Vatican note que ces propos « ont donné lieu à toutes sortes d’interprétations, principalement sur la provenance des sommes découvertes ». Mais le P. Lombardi est formel : il ne s'agit pas « de fonds illégaux, illicites ou mal administrés ».

    Il rappelle qu'« il a été expliqué précédemment et publiquement par la Préfecture des affaires économiques, que les bilans du Saint-Siège et de l’État de la Cité du Vatican, dont on rendait compte chaque année au Conseil des quinze cardinaux, ne comprenaient en aucune façon l’ensemble de toutes les nombreuses administrations qui dirigent le Vatican, mais seulement les institutions principales de la Curie et de l’État ».   

    Le Secrétariat pour l’économie a appris l’existence de ces fonds « lors du processus d’étude et de révision des administrations vaticanes en cours, afin d’en avoir une connaissance globale plus juste en vue de la rationalisation de la gestion », précise-t-il.

    Le P. Lombardi estime que « c'est précisément le signe et le fruit de la coopération constructive entre les différentes institutions vaticanes ».

    Comme c'est la tradition chaque année, la Préfecture des affaires économiques du Siège apostolique (APSA) a présenté son rapport sur le bilan consolidé du Saint-Siège et le bilan du Gouvernorat de l'État de la Cité du Vatican pour 2013, lors de la réunion du Conseil de l'économie, le 5 juillet 2014.

    Le bilan montrait que le budget 2013 du Saint-Siège était dans le rouge de plus de 24 millions d'euro, le budget du gouvernorat de la Cité du Vatican étant au contraire positif de plus de 22 millions d'euro."

    JPSC

  • Pape François : l'avenir de l'humanité passe par la famille

    IMPRIMER

    Permettre aux femmes de concilier emploi et famille

    Appel du pape au Festival italien de la famille

    De Zenit.org (Anne Kurian)

    « L'avenir de l’humanité passe par la famille », affirme le pape François qui plaide pour que « la femme ne soit pas forcée pour des raisons économiques à assumer un travail trop dur et des horaires trop lourds » en plus de ses responsabilités au sein de son foyer.

    « Les engagements de la femme, à tous les niveaux de la vie familiale, constituent aussi une contribution incomparable à la vie et à l'avenir de la société », affirme-t-il.

    Le pape a fait parvenir un message aux participants du Festival de la famille organisé à Riva del Garda (Trente) du 1er au 6 décembre 2014 sur le thème : "L’écosystème vie et travail. Travail de la femme et natalité, bien-être et croissance économique".

    La rencontre a pour objectif d'offrir des pistes d'action pour que la famille soit « davantage protagoniste dans le contexte social, culturel et politique » de l'Italie.

    Le pape souligne la « position irremplaçable et fondamentale de la famille dans la société civile et dans la communauté ecclésiale » : « l'avenir de l’humanité passe par la famille ».

    Il exhorte à chercher des réponses concrètes pour « articuler les devoirs de la famille et de la société, en particulier dans les rapports entre vie professionnelle et vie familiale » : il s'agit de « pratiquer la solidarité et la subsidiarité, c'est à dire une synergie entre public et privé, entre entreprises et familles ».

    Le pape préconise en particulier de se pencher sur le travail des femmes : « beaucoup expriment le besoin d'être mieux reconnues dans leur droits, dans la valeur des missions qu'elles remplissent dans les divers secteurs de la vie sociale et professionnelle, dans leurs aspirations au sein de la famille et de la société ».

    « Certaines sont lassées et même écrasées par la lourdeur des engagements et des devoirs, sans trouver suffisamment d'aide et de compréhension », ajoute-t-il, appelant à « agir pour que la femme ne soit pas forcée pour des raisons économiques à assumer un travail trop dur et des horaires trop lourds », en plus de « toutes ses responsabilités de maîtresse de maison et d’éducatrice des enfants ».

    « Mais surtout il faut considérer que les engagements de la femme, à tous les niveaux de la vie familiale, constituent aussi une contribution incomparable à la vie et à l'avenir de la société », souligne le pape.

    Il encourage également à étudier « le statut juridique et social des familles en général et de l'aide qui doit être offerte à ceux qui sont désavantagés sur le plan matériel et moral ».

    Le pape plaide pour que les familles bénéficient « d'une aide appropriée de la part de l’État et des entreprises pour la mise au monde et l'éducation de leurs enfants », faisant observer que « l'évolution démographique préoccupante exige une stratégie extraordinaire et courageuse en faveur des familles », ce qui aidera à « une relance économique du pays ».

    Enfin, il exprime sa préoccupation pour le chômage des jeunes : « le manque de travail démoralise la personne, qui se sent inutile à ses propres yeux, et appauvrit la société, qui est privée de l’apport de forces efficaces et pleines de bonne volonté ».

    Si la famille a des droits, elle a aussi des devoirs envers la société, devoirs qui consistent à « offrir sa collaboration au service de la communauté », conclut le pape en donnant sa bénédiction apostolique, pour « soutenir tout projet en faveur de l’institution familiale, cellule vitale de la société ».

  • Communauté de l’Emmanuel : une trouvaille pour attirer les vocations religieuses ?

    IMPRIMER

    Le clip « say yes »

     

  • Djihadisme : vaincre le mal par le bien

    IMPRIMER

    Un éditorial d’Aymeric Pourbaix dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » de cette semaine : plaidoyer pour sortir de l’analphabétisme chrétien. Comme dit justement un proverbe chinois : « le poisson périt toujours par la tête »…

    «Occupez-vous des jeunes, ou ils s’occuperont de vous ! » Jamais l’adage de Don Bosco n’a semblé autant d’actualité qu’en ces temps où la France regarde avec stupeur ses propres fils transformés en djihadistes barbares. Y compris ceux qui, comme Maxime Hauchard, 22 ans, ont été au catéchisme. Né de parents chrétiens, mais non pratiquants, il avait fait sa première communion et sa profession de foi, avant de se convertir à l’islam, pour ressembler aux superhéros hollywoodiens.

     Mais face au défi du djihadisme, la stupéfaction ne peut être le dernier mot. Psychiatres et spécialistes de la lutte contre les sectes sont convoqués, afin de « déradicaliser » ces jeunes Français. Fort bien. Mais la radicalisation est-elle une maladie, un « virus », et si oui, quelle partie de l’homme concerne-t-elle : son intel­ligence, sa psychologie, son âme ? Faut-il des cellules de décontamination, une thérapie, des groupes de partage comme les Alcooliques anonymes ? Autant d’interrogations qui reflètent le désarroi moderne, symptôme de notre difficulté de nommer correctement le mal… et donc d’y répondre.

    Le mal, c’est aussi le manque d’idéal de notre propre société occidentale.

    Le mal, en l’espèce, ne consiste pas seulement en la fausseté de l’idéal recherché par ces jeunes – le paradis d’Allah. Le mal, c’est aussi le manque d’idéal de notre propre société occidentale. À Strasbourg, le pape François a d’ailleurs remis les pendules à l’heure « C’est l’oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence ».

    On ne détruit bien que ce qu’on remplace. Notre société, faute de nommer Dieu et de lui donner la première place, se prive en définitive de la seule véritable réponse à la hauteur de l’enjeu. De nos jours, disait Gustave Thibon, « il faut mettre Dieu tout entier dans la balance pour pencher du côté du bien. » Il est tout aussi nécessaire, dans un contexte de pluralisme religieux, d’affirmer clairement de quel Dieu il s’agit.

    Ce qui suppose un enseignement solide des vérités de la foi , pour sortir d’un certain « analphabétisme » chrétien, selon l’expression de Benoît XVI. C’est-à-dire d’une attitude extérieure et sentimentale, qui n’implique pas une adhésion ferme à ces vérités enseignées par l’Église. Attitude que l’on perçoit, par exemple, dans des documentaires ou films récents qui présentent la vie religieuse en omettant de mentionner sa source : la vie en Dieu.

    Dans une lettre célèbre, saint François Xavier, patron des missions, exprimait son désir de parcourir les universités d’Europe, et d’abord celle de Paris, pour « hurler partout d’une manière folle » : « Hélas, quel nombre énorme d’âmes, exclu du ciel par votre faute, s’engouffre dans l’enfer ! ». Par ces paroles de feu, le jésuite voulait susciter des apôtres parmi des étudiants qui avaient, disait-il, plus de « doctrine que de charité » missionnaire. Aujourd’hui, il semble que les deux soient devenues aussi nécessaires l’une que l’autre.

    Ref. Djihadisme : vaincre le mal par le bien

    JPSC

  • La descente aux enfers de l’occident chrétien : irréversible ?

    IMPRIMER

    Sur le chemin de l’enfer, Dante vit soudain une porte sur laquelle étaient écrits ces mots tracés d’une sombre couleur : « vous qui entrez, laissez toute espérance » ( La divine comédie, livre un, dantenf07-02-01 (1).jpgchant troisième, vendredi-saint, 8 avril 1300). Lu sur le « metablog », cette réflexion post-synodale :

    « La popularité du pape François, y compris auprès de publics éloignés de l’Église, est un phénomène massif et constant. Un pape qui fait l’objet de plusieurs couvertures de journaux à portée mondiale ; un pape qui suscite l’intérêt de personnalités éloignées de l’Église; etc. Certains hurleraient, d’autres s’en réjouiraient. Mais ce n’est pas la question. Et je crains que les discussions sur le pontificat bergoglien n’oublient certaines choses, à commencer par l’état précaire du catholicisme dans un pays comme la France, qui se vérifie dans tout l’occident sécularisé (de Los Angeles à Berlin ou de Stockholm à Barcelone). On raisonne encore comme si les jeunes de France et de Navarre étaient en contact permanent avec l’Église, comme si celle-ci continuait à drainer massivement les jeunes par ses aumôneries et son catéchisme… Nous ne sommes plus dans les années 1950, on en conviendra. Mais nous ne sommes plus non plus dans les années 1980: cela, on tend à l’oublier, tant chez les catholiques dits traditionnels que chez ceux qui ne le sont pas.

    Permettez-moi une petite séquence rétro. Je ne vais pas vous parler de l’état de l’Église avant le concile, ou même de celui des dernières années pacelliennes ou même du bref intermède roncallien, mais bien de la situation des années 1980. Au cours de ces années, un nombre non négligeable d’enfants allaient au catéchisme et suivaient un parcours sacramentel complet, allant du baptême à la confirmation. Évidemment, ils allaient au catéchisme qui avait, pour ainsi dire, pignon sur rue, au point de susciter la curiosité de leurs collègues. Certes, les jeunes n’allaient pas à la messe tridentine, pas plus qu’ils ne suivaient un catéchisme sous forme de questions-réponses (le manuel Pierres vivantes existait) ; mais dans ces années 1980, le catholicisme existait encore dans l’espace public. Le catéchisme des enfants était un phénomène social. Malgré

    Lire la suite