Les communautés anglicanes (anglicanorum coeti) qui font retour pour l’instant à l’Eglise catholique ne le feront pas au rabais, comme le montre cette information publiée aujourd’hui sur le site de “La Vie”:
“ Le secrétaire général de la Conférence des évêques australiens a confirmé hier que, selon la règle établie par le Vatican il y a deux ans, dans le document prévoyant les dispositions de retour à Rome des anglicans qui le souhaitent, les prêtres et évêques de la Traditionnal Anglican Communion (400.000 fidèles dans le monde), sur le point de se réconcilier avec Rome, seront dans l'Eglise catholique "de simples laïcs". Y compris le premier d'entre eux, le primat de cette communion anglicane, Mgr John Hepworth. Ancien prêtre catholique, Mgr Hepworth est également marié, divorcé et remarié; il est probable que c'est cette situation matrimoniale délicate qui est à l'origine de la décision romaine de le réduire à l'état laïc, et non, comme certains le pensent, parce qu'il a récemment accusé trois prêtres catholiques australiens de l'avoir violé alors qu'il était séminariste catholique”. (Photo: John Hepworth)
Logique: si l’on quitte la “Communion” anglicane ou “épiscopalienne”, ce n’est pas pour retomber dans ses errements doctrinaux et disciplinaires, quels qu’ils soient.
Si la formulation latine du Pater et de l’Ave Maria n’a pas changé, la traduction des deux prières les plus familières aux catholiques s’est « babélisée » depuis le concile Vatican II. Dans les assemblées de prières les tutoiements et vouvoiements s’entremêlent, que le Règne du Père adveniat se traduit « vienne » pour les uns, « arrive » pour les autres, le pain quotidianus est quotidien ici ou de ce jour là-bas, sans parler du fameux contresens « et ne nos inducas in tentationem » (ne nous soumets pas à la tentation, ou pire, ne nous y induis pas) traduction latine issue d’une transposition grecque malhabile d’un hébraïsme originel, que l’on corrigeait autrefois en disant : « ne nous laissez pas succomber », formule à laquelle d’aucuns se tiennent toujours.
Interview du Supérieur général, Mgr Fellay, sur le site DICI :
Un « post » récent l’a bien montré sur ce blog (