Source : ZENIT.org
Les problèmes posés aux minorités religieuses et aux convertis au christianisme en Turquie sont évoqués dans une réflexion de l’agence vaticane Fides. Les minorités souhaitent une nouvelle Constitution plus tolérante à leur égard.
Fides rapporte qu’il y a des décennies, il existait des zones du pays dans lesquelles les minorités telles que les chrétiens ou les juifs étaient majoritaires. L'Empire ottoman - écrit le journal turc « Begun » - avait été en mesure de conserver l'équilibre entre les groupes religieux bien que les musulmans aient constitué la communauté majoritaire, ce qui rendait possible une autonomie culturelle et religieuse pour tous les groupes. Mais la République de Turquie, à partir de 1923, a modifié radicalement cette approche, créant « une hiérarchie basée sur la politique ethnique de la centralisation ». Du fait de cette idéologie, les minorités ont connu de nombreux problèmes dans le pays et, comme chacun sait, nombre sont ceux qui ont quitté le pays, demeurant dans des conditions de marginalisation.
C’est du moins ce que titraient hier plusieurs canaux d'information au sujet du nouveau gouvernement italien, pour relever ensuite que le fondateur de la Communauté Sant’Egidio, Andrea Riccardi (photo), avait été choisi comme ministre à la coopération internationale et à l’intégration par le nouveau président du Conseil des ministres italien Mario Monti, un autre catholique. Par cette nomination, commente l’Agence Apic, cette organisation d’origine italienne entre officiellement sur la scène politique de la péninsule, ce à quoi elle avait rechigné durant plusieurs années.