Sur le site de l'Agence angolaise de presse, nous découvrons cette nouvelle atrocité lors de laquelle cinq chrétiens ont été tués par des hommes armés dans le Nord du Nigéria.
Persécutions antichrétiennes - Page 139
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Cinq nouvelles victimes chrétiennes au Nigeria
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L'église évangélique d'Alep détruite à l'explosif
Fides.org (italien) annonce que l'église évangélique située dans la vieille ville d'Alep a été détruite à l'explosif par des terroristes.
http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=40281&lan=ita
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Quand des hindouistes agressent, violent et tuent de jeunes chrétiennes
Bhubaneswar (Agence Fides) – Horreur et indignation règnent au sein de la communauté chrétienne d’Orissa. Deux jeunes chrétiennes de 13 ans ont en effet été violées et l’une d’entre elle tuée. Les deux agressions de groupe ont eu lieu séparément dans le district de Kandhamal voici deux semaines environ mais n’ont été portées à la connaissance de l’Agence Fides que maintenant. Les épisodes ont eu lieu au cours du festival de Dussehara, festivité hindoue qui célèbre la victoire du dieu Rama sur le mal. Selon des sources et des témoignages locaux, les agresseurs sont de jeunes hindouistes, peut-être liés à des groupes extrémistes qui prennent pour cible les jeunes chrétiennes en ce que plus vulnérables. Le district de Kandhamal est connu pour les massacres antichrétiens qui y ont eu lieu en 2008. A ce jour, remarque pour Fides John Dayal, militant chrétien et collaborateur de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale de l’Inde, « la panique règne dans les villages chrétiens ainsi qu’un sentiment de dégoût parmi les militants, surtout en ce qui concerne l’attitude peu collaborative de la police ».
Dayal, qui a rencontré les familles des deux victimes, indique à Fides que la première était une élève de VII° (équivalent à la 5ème en France NDT) du village de Dadamaha. Elle s’était rendue au village voisin de Simanbadi pour assister à un yatra (pièce de théâtre NDT). Dans la nuit du 25 au 26 octobre, elle a été agressée par un groupe de jeunes qui l’a violée. La jeune fille a tenté de donner l’alarme mais elle a été ligotée à un arbre et étranglée. Son corps a été retrouvé au bord de la route le lendemain.
La seconde victime, elle aussi âgée de 13 ans, vivait avec ses parents à Bhubaneswar. Le 27 octobre, elle était allée voir les célébrations du Dussehara qui attirent une grande foule. Sur le chemin du retour, elle a été enlevée par six hommes, conduite dans un bois et violée à diverses reprises. Elle a été abandonnée sur place évanouie et retrouvée le lendemain matin. Malgré des plaintes circonstanciées, « la police locale n’a pas bougé. Elle s’est même montrée désobligeante et a entravé l’action des familles » indique Dayal. La jeune fille a été conduite devant la Commission d’Etat pour les droits de l’enfance qui l’a interrogée mais il a été donné peu de poids à ses paroles. La victime, encore en état de choc, a été soumise à un examen médical seulement le 3 novembre soit une semaine après son expérience traumatisante. Ce qui est particulièrement frappant, conclut Dayal, « est le silence des moyens de communication de masse et des autorités à propos de tels cas de violence graves contre les minorités sans défense ». (PA) (Agence Fides 07/11/2012) -
Un journaliste victime du nazisme bientôt sur les autels
Odoardo Focherini, journaliste victime du nazisme, bientôt bienheureux
ZENIT.org; traduction d'Océane Le Gall
Un homme de 37 ans, père de sept enfants, mari exemplaire, fervent catholique, qui a sauvé 105 juifs de la déportation nazie : le journaliste italien, Odoardo Focherini, est mort en héros et en martyr dans le camp nazi d’Hersbruck en Bavière orientale, le 27 décembre 1944. Ce journaliste italien sera béatifié à Carpi, sa terre natale, le 15 juin 2013.
L’évêque de Carpi, Mgr Francesco Cavina, en a fait à l’annonce à l’ouverture de la rencontre du groupe de travail chargé de faire connaître l’image du serviteur de Dieu au-delà des frontières de l’Eglise locale, précisant que la cérémonie sera présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.
Odoardo Focherini est l’un des 37 catholiques dont le Saint-Siège, sur autorisation du pape et par décret, a reconnu le martyre, en mai dernier, ouvrant ainsi la voie à sa béatification (cf. Zenit du 14 mai 2012).
« L’annonce de cette béatification est une grande joie pour moi et pour toute la communauté diocésaine de Carpi, mais pas seulement pour nous », a déclaré Mgr Cavina qui voit dans le futur bienheureux « un signe indiscutable de la fécondité de l’Eglise locale ».
« Sa capacité à aimer le Seigneur et à se mettre au service de nos frères est pour nous un fort rappel à ne pas laisser notre foi se dessécher », a-t-il dit.
Mgr Carpina a mis l’accent sur le témoignage de vie cohérent, l’intégrité, la beauté, l’héroïcité de cet homme, rappelant que cette célébration de la béatification d’Odoardo Focherini constituera « un don et une responsabilité » au cours de laquelle le Seigneur « demandera des compte » sur « comment tous ont su le faire fructifier ».
L’évêque de Carpina souhaite que ces réunions de travail aideront à « trouver les initiatives les plus opportunes et significatives » pour faire connaître le plus possible la belle image de ce chrétien, père, mari, professionnel, qui s’est impliqué dans les réalités sociales et ecclésiales, en allant chercher à fond les racines de son choix de donner la vie.
Odoardo Focherini, a-t-il rappelé, est une « parfaite imitation du Christ qui a su mettre en pratique l’Evangile ».
Parmi les membres de cette rencontre de travail, à noter la présence entre autres de : don Luca Baraldi, coordinateur du groupe de travail, le rabbin Beniamino Goldstein de la communauté juive de Modena et Reggio Emilia; Francesco Manicardi, petit-fils d’Odoardo, qui représentait la famille Focherini ; don Fortunato Turrini, au nom du diocèse de Trente; les maires Michela Noletti de Rumo et Angelo Dalpez de Pejo, des lieux chers à Odoardo Focherini et à son épouse Maria Marchesi ; Mgr Ermenegildo Manicardi, membre de la Commission théologique durant la phase diocésaine du procès.
Le comité accueillait aussi parmi ses membres le postulateur de sa cause, le père Giovangiuseppe Califano et l’historien Ulderico Parente, ainsi que les représentants du quotidien catholique italien Avvenire, où Odoardo Focherini avait travaillé comme journaliste et administrateur. (ZENIT.org)
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Les derniers progrès de la christianophobie
L'Observatoire de la Christianophobie veille quotidiennement et nous tient au courant de ces agressions incessantes qui prennent pour cible notre culture chrétienne :
- Texas : signes chrétiens interdits dans un bureau de vote
- Un médecin chrétien indien égorgé par un Pakistanais à Abu Dhabi
- « La publicité la plus blasphématoire de la semaine »…
- Sept arméniens chrétiens enlevés en Syrie
... cependant, il faut rester prudent sur le chapitre des informations et des mauvaises nouvelles, comme le fait remarquer l'abbé Guillaume de Tanoüarn :J’ai fait un mauvais rêve tantôt : je m’étais attardé à la sortie d’une paroisse traditionaliste de la ville, une vieille dame expliquait à quelques jeunes gens que le cardinal avait «interdit à ses prêtres de confesser». C’était bien la marque de cet homme détestable, etc etc. Je lui répondais qu’elle était peut-être mal renseignée, que l’on confessait dans les églises toutes proches, mais elle me disqualifia aussitôt d’un très définitif: «Je crois que vous êtes un provocateur». J’avais raison sur le fond et sur la forme, mais elle gagnait la manche.
Mauvais rêve toujours: sur son blog, un ami s’indignait de ce que la ville d’Amiens débaptisât son marché de Noël. Il voyait dans ce changement une «nouvelle technique de prosélytisme par manipulation syntaxique et sémantique». Et peu importe que l’info soit fausse et que la ville d’Amiens démentisse par voie de presse! L’ami blogueur tenait un bon exemple de «laïcité agressive», il n’allait tout de même pas le gâcher en reconnaissant sa méprise.
Et j’ai bien l’impression de faire souvent ce type de rêve imbécile, où des gens intelligents ayant de bonnes idées en viennent à raconter n’importe quoi – parce que cela correspond à leur désir, et à celui de leur auditoire, ou encore à la crainte de tous. Les Italiens disent «Se non è vero... è bene trovato», et parfois même «Non è vero, ma è bello che tu me lo dica».
Et je voudrais bien me réveiller. -
Iran : arrestations de chrétiens et condamnations pénales
source : http://fidepost.com/ 1er novembre 2012
La libération du pasteur Youcef Nadarkhani, condamné à mort pour avoir quitté l’islam, le 8 septembre 2012, sous la pression internationale, n’a été qu’une parenthèse dans la politique menée par les autorités iraniennes à l’encontre des chrétiens. Depuis la fin septembre, ce sont des dizaines de fidèles et pasteurs qui ont été arrêtés. Ils rejoignent la vingtaine de chrétiens en prison depuis plusieurs mois. A ce triste bilan, s’ajoute la condamnation de trois ministres du culte et de l’épouse de l’un d’entre eux, détenus depuis décembre 2011, à un an de prison chacun. Ils devraient être libérés dans près de deux mois.
Ce ne sont pas moins de 40 chrétiens, anciennement musulmans, qui ont été arrêtés fin septembre à Shiraz et Cavarz, dans le sud du pays, selon Adyan, un média public, rapporte Farsi Christian News Network, un réseau d’information sur les chrétiens d’Iran. L’opération a été dirigée par le ministère des Informations religieuses, qui est lié aux Renseignements. Cette rafle coïncide avec le procès de cinq chrétiens qui a débuté le 15 octobre. Ils avaient été illégalement arrêtés le 8 février 2012 pendant un culte et depuis privés de leurs droits judiciaires.
Tout le mois d’octobre, les interpellations et placements en détention se sont poursuivis. Le 12, sept autres chrétiens, des fidèles du mouvement « Eglise d’Iran », ont été enfermés à la prison de Shiraz après une descente de la police pendant un service religieux dans la demeure de l’un d’eux. Exactement une semaine plus tard, deux autres chrétiens de la même dénomination ont été arrêtés. Au début du mois, des centaines de chrétiens auraient été interpellés. Cette répression accrue se situe dans un contexte de développement du christianisme, particulièrement à Shiraz. Les autorités tenteraient même de désolidariser les chrétiens par le biais d’accusations injustifiées quant à la doctrine théologique de certains qui les priverait de la qualification de chrétiens. Ils sont enfermés à la « Pelak 100 », une propriété de l’armée équipée de huit salles pour les interrogatoires.Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, Foi, International, Islam, Persécutions antichrétiennes, Politique -
Egypte : mauvais temps pour les Coptes
AFRIQUE/EGYPTE - Persécutions et discriminations contre l'Eglise copte
Le Caire (Agence Fides) - Alors que l'Eglise copte égyptienne s'apprête à élire son nouveau Pape, Kamil Seddiq, le Secrétaire du Millet Council (Al-Maglis al-Milli), l'organe chargé des affaires administratives de l'Eglise, lance l'alarme à propos des violences et des discriminations qui affectent ses fidèles.« La Bible est brûlée et la police n'intervient pas. Il est temps que le Président Morsy démontre qu'il est le Président de tous les égyptiens par des actes et non pas seulement au travers des paroles » a affirmé Seddiq, selon ce qu'indique le quotidien Al Masry Al Youm. Selon Seddiq, après la révolution du 25 janvier 2011, les discriminations et les violences sectes contre les coptes ont augmenté tant dans le domaine de l'éducation que dans les moyens de communication de masse. Des incidents sectaires sporadiques ont été signalés au mois d'octobre à Alexandrie, à Dahshur et à Rafah. Dimanche 28 octobre, cinq coptes ont été blessés dans le cadre de violents affrontements interconfessionnels dans les environs d'une église au sud du Caire, affrontements ayant éclaté lorsqu'un certain nombre d'extrémistes musulmans a cherché d'empêcher les coptes de se rendre à la Messe.
« Nous devons faire face à l'intransigeance des autorités chaque fois que nous voulons construire une église » a ajouté Seddiq espérant que « le nouveau Pape établisse de bonnes relations avec l'Etat ».
Le nouveau Pape, qui succédera à Shenuda III, mort en mars, sera tiré au sort le 4 novembre parmi trois noms choisis le 29 octobre au travers du vote de 2.400 prêtres, membres de prestige de la communauté et laïcs. (L.M.) (Agence Fides 30/10/2012) -
La liberté religieuse dans le monde mise à mal
Nous lisons dans Ouest France sous la plume de J.E. Hutin :
« La liberté religieuse dans le monde »
La liberté religieuse est l'une des plus fragiles. En s'adressant à la conscience, elle crée une distance entre la personne et son environnement social, économique, politique. Il n'est donc pas étonnant que les pays dictatoriaux l'aient en horreur et la combattent, tout comme les fanatismes persuadés de détenir seuls la vérité. Elle a donc d'innombrables adversaires. Alors que les révolutions arabes laissaient entrevoir un avenir plus propice aux libertés et donc à la liberté religieuse, c'est un durcissement qui s'est produit en 2011, rapporte AED (1). Chrétiens, musulmans, bouddhistes et autres courants spirituels ont payé un lourd tribut. Les chrétiens - deux milliards - sont les plus touchés par ces violences et ces discriminations. Les pays de type dictature, comme l'Arabie Saoudite ou la Chine, craignant les contestations populaires, ont intensifié la répression : contre les chrétiens et les chiites en Arabie Saoudite, contre toutes les religions et spiritualités en Chine. Là, arrestations arbitraires et tortures se sont multipliées contre les chrétiens, les musulmans ouïghours et les bouddhistes tibétains, nombreux à s'immoler ! Dans les pays des révolutions arabes, la liberté religieuse ne sort pas victorieuse.
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Syrie : un prêtre orthodoxe massacré dans des conditions horribles
ASIE/SYRIE - le prêtre orthodoxe enlevé à Damas retrouvé mort
Damas (Agence Fides) - Le cadavre du Père Fadi Jamil Haddad, prêtre grec orthodoxe, Curé de Saint Elie à Qatana, a été retrouvé aujourd'hui dans le quartier de Jaramana, dans le nord de Damas, non loin du lieu où il avait été enlevé le 19 octobre par un groupe armé non identifié (voir Fides 24/10/2012). La confirmation arrive à Fides par l'intermédiaire d'un confrère grec orthodoxe du Père Haddad, qui désire conserver l'anonymat : « Son corps était horriblement supplicié : il a été scalpé et ses yeux arrachés » raconte-t-il en larmes. « C'est un acte de pur terrorisme. Le Père Haddad est un martyr de notre Eglise ».
A propos de la responsabilité de cet acte terrible est en cours un jeu de ping-pong entre les forces de l'opposition - qui accusent les milices proches du régime - et les autorités gouvernementales - qui accusent les bandes armées de la galaxie de la rébellion armée. Selon des sources de Fides, les ravisseurs avaient demandé à la famille du prêtre et à son Eglise une rançon de 50 millions de sterling syriennes (plus de 550.000 EURuros). Il a cependant été impossible de trouver la somme et de satisfaire à cette demande exorbitante. Une source de Fides stigmatise « la terrible pratique, en cours depuis des mois dans le cadre de cette sale guerre, d'enlever et de tuer des civils innocents ».
Parmi les différentes communautés chrétiennes présentes en Syrie, la communauté grecque orthodoxe est la plus nombreuse avec 500.000 fidèles environ. Elle se trouve principalement concentrée dans l'ouest du pays et à Damas. (PA) (Agence Fides 25/10/2012)Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, International, Persécutions antichrétiennes, Politique -
Le témoignage de chrétiens qui ont fui la Syrie
L'AIDE À L'EGLISE EN DÉTRESSE A MIS EN LIGNE CE
témoignage d’une famille chrétienne de Damas qui a fui le pays
« Il nous reste la foi ».Pour une raison qu’ils qualifient de « miraculeuse », Fadi, Myriam et Teresa*, un couple de Syriens chrétiens et leurpetite fille, ont obtenu leur visa pour l’Europe. Ils attendent aujourd’hui la reconnaissance de leur statut de réfugiés. Anciens résidents de Bab Touma, le principal quartier chrétien de Damas qui vient d’être touché par un attentat sanglant pour la première fois depuis le début de la guerre, ils évoquent douloureusement ce qu’ils viennent de quitter : un pays en guerre certes, mais aussi parents et amis. Nous les avons interrogés quelques heures avant l’attentat du 21 octobre qui a fait 13 morts et des dizaines de blessés dans leur quartier.Comment se déroulait le quotidien avant votre départ ?Fadi : La vie a évidemment beaucoup changé à Bab Touma. Avant, il y avait du monde dans les rues jusqu’à minuit. Aujourd’hui, vers 20h, il n’y a plus un chat. Chacun se terre chez soi. La moitié des restaurants sont fermés, il n’y a plus d’activité. Nous avons souvent des problèmes d’alimentation de pain. Devant les boulangeries, les gens font la queue dès 6h du matin. Une fois, nous n’avons pas eu de pain pendant trois jours. Bab Touma est un quartier protégé par les soldats de l’armée. En revanche, les quartiers voisins sont bombardés. Dès qu’une bombe explosait, c’était toute notre maison qui tremblait.Mais la vie civile suit son cours ?
Myriam : A Bab Touma, une partie des écoles sont encore ouvertes, mais les parents y amènent de moins en moins les enfants. A Damas, de manière plus générale, la plupart des institutions sont maintenant fermées. Les hommes armés font pression pour que la vie civile s’arrête. A Jaraman, un quartier voisin, une de mes amies est allée inscrire sa fille à l’école, en septembre. Une voiture piégée a explosé à côté de la mère et la fille et les a tuées toutes les deux.Lien permanent Catégories : Actualité, International, Islam, Persécutions antichrétiennes, Témoignages -
Des chrétiens du Laos victimes des animistes
Savannakhet (Agence Fides) – Un certain nombre de fonctionnaires civils laotiens de la province de Savannakhet menacent de détruire les maisons de chrétiens dans le village de Seekaew s’ils refusent d’accomplir les rites religieux animistes. Selon des informations provenant de sources locales de l’Agence Fides, les autorités locales de la province entendent décourager de toutes les manières les citoyens chrétiens de professer leur foi et de pratiquer librement leur culte.
Ainsi que l’indique à Fides l’ONG Human Rights Watch for Lao Religious Freedom (HRWLRF), plus de 50 fidèles chrétiens (de 13 familles) du village de Seekaew ont été fermement invités par les anciens du village à se soumettre à des rites animistes traditionnels et à boire « l’eau sacrée » selon le rituel d’une medium. Par la participation à ces rites, les chrétiens auraient été reconnus comme « animistes » et professant les religions traditionnelles. Après de nombreuses tentatives, les chrétiens se sont refusés d’accomplir les rites en question et, selon les responsables locaux, ils ont donc perdu le droit de résider dans le village. Quelques jours plus tard, les autorités civiles du district de Pinh, dans lequel se trouve le village, ont menacé les chrétiens de séquestrer et démolir leurs maisons s’ils ne cessent pas d’observer la foi chrétienne. Ensuite, cependant, le chef du Bureau des Affaires religieuses du district de Pinh a déclaré publiquement sur place que les résidents sont libres de choisir leur religion, christianisme compris.
Dans le village voisin d’Allowmai, également, un certain nombre de représentants locaux des autorités cherchent actuellement à contraindre les chrétiens à participer à des rites traditionnels animistes et à les faire abandonner la foi chrétienne. Les fonctionnaires de police ont déclaré que si les chrétiens n’abjurent pas leur foi, la détention des trois responsables chrétiens Bountert, Adang et Onkaew, arrêtés ces dernières semaines (voir Fides 29/09/2012), sera prolongée. Le même discours vaut par ailleurs à Kengsaiyai, autre village du même district. Dans ce cas, il a été demandé à 31 familles chrétiennes environ (soit 155 personnes) et à plus de 70 familles de non chrétiens de pratiquer un rituel de l’ancien « culte des esprits » sous peine de perdre le droit de résider dans le village.
Des sources de Fides commentent : « Au cours de l’Année de la Foi, la petite communauté chrétienne au Laos est appelée à résister et à conserver courageusement sa foi, même parmi les vexations et les persécutions ». Au Laos, les chrétiens représentent en tout 2,9% de la population (6,5 millions d’habitants) sachant que 2% sont protestants et 0,9% catholiques. (PA) (Agence Fides 22/10/2012)
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La détresse des chrétiens de Syrie
ASIE/SYRIE - Déclarations de l'Archevêque maronite de Damas : Questions, peurs et prières des chrétiens de Syrie après le massacre de Bab Touma
Damas (Agence Fides) - L'attentat perpétré Dimanche 21 octobre dans le quartier de Bab-Touma, à la veille de la mission de paix qui portera en Syrie les Cardinaux et les Evêques délégués du Synode des Evêques, renouvelle chez les chrétiens syriens les angoisses et les questions que seuls « les jours qui viennent pourraient éclaircir et donner une réponse ». Mais, pour l'heure, « beaucoup ont déjà pris la route de l'exode. D'autres préparent un hâtif départ éventuel ». Et une Eglise sans fidèles est destinée à devenir « un témoin muet ». C'est ainsi que l'Archevêque maronite de Damas, S.B. Samir Nassar, raconte à chaud, dans une note envoyée à l'Agence Fides, les premières réactions enregistrées parmi les chrétiens de la capitale syrienne après qu'une voiture piégée ait explosé dans la zone chrétienne de la Vieille Ville faisant 13 victimes et des dizaines de blessés.
L'Archevêque décrit les scènes de panique dont il a été témoin, avec les parents qui courent, angoissés, cherchant « leurs petits dans les écoles du quartier » alors que les sirènes des ambulances accentuent la gravité du temps apocalyptique. « Les quelques fidèles - raconte l'Archevêque - parsemés dans l'église se sont mis à genoux pour prier le chapelet, implorant Notre-Dame de la Paix avant d'assister à la Messe avec 20 minutes de retard... J'ai dit la Grand Messe de Dimanche à 18h00 pour 23 personnes seulement, priant pour les victimes de ce matin et pour les musulmans qui, en Syrie, fêtent AlAdha (Eid Elkebir) le 26 octobre dans le deuil et le silence ».
Le quartier de Bab-Touma est un lieu-symbole également pour le martyrologue de la Chrétienté syrienne. Ici - rappelle l'Archevêque - dans ces mêmes ruelles, que Saint Paul a dû parcourir au temps de sa conversion et du baptême reçu d'Ananie, « 11.000 martyrs ont arrosé de leur sang chaque centimètre carré en 1860 ». Maintenant - se demande S.B. Nassar - « cet attentat un dimanche à l'entrée du quartier chrétien porte-t-il un message quelconque et si oui lequel ? ». « Est-ce la violence gratuite qui frappe à la porte pour faire peur aux derniers Chrétiens déjà affaiblis ? ».
Face à la terreur et à la violence - conclut l'Archevêque maronite - « le message chrétien devient avant tout celui de la Croix salvatrice, de l'amour et du pardon » et les chrétiens de Damas et de Syrie ont besoin de l'amitié et de la prière de tous afin de pouvoir supporter une condition marquée par une « solitude chaotique et amère ». (GV) (Agence Fides 22/10/2012)
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