ROME, mardi 18 octobre 2011 (ZENIT.org) – Une commémoration des victimes de la rafle nazie perpétrée dans le ghetto juif de Rome, à 5h30 du matin le 16 octobre 1943, a eu lieu dimanche dernier, 16 octobre 2011.
« Une action barbare et inhumaine » qui a conduit à la déportation de plus de 1 000 personnes, hommes, femmes, enfants et vieillards, destinés à être éliminés avec tant d’autres en Europe.
Mais juste au moment où les nazis, aveuglés par la haine raciale, s’apprêtaient à appliquer leur « solution finale », juste au moment où le destin des juifs semblait désormais marqué, des milliers de héros inconnus ont mis leur vie en danger, celle de leurs conjoints, des leurs confrères et consœurs, pour sauver les persécutés.
Malgré les divisions marquées par les lois raciales et le risque de perdre la vie, églises, couvents, collèges et universités pontificales, ont ouvert leurs portes aux juifs pour les accueillir et les protéger. Des histoires émouvantes, poignantes, dont beaucoup n’apparaissent pas encore sur les pages des livres d’Histoire.
“Depuis mon adolescence, je n’ai pu me retenir de colère, le plus souvent, beaucoup trop souvent gardée au fond du cœur et non exprimée (à la fois sans doute par manque de courage mais aussi par timidité, par sentiment d’incompétence face à d’illustres « experts », politiques, moralistes ou juristes), je n’ai pu m’empêcher de ressentir jusqu’à la colère l’évidence de l’absurdité de prétendre espérer le respect de ces droits du seul fait de leur « proclamation », puis de leur abandon aux fragiles arbitraires et de gouvernants et d’opinions publiques incapables, pour le plus grand nombre, de dire tout simplement « pour quoi être homme »?
On peut ne pas être un fan de la phénoménologie personnaliste de Jean-Paul II, ni de son invocation, parfois obsessionnelle, des « droits de l’homme ». L’important est qu’une personne ne se résume pas à ses idées. La foi n’est pas une idéologie, pas plus que l’espérance et la charité. Je me souviens d’un reportage vidéo sur la visite de Jean-Paul II à Cuba en 1998. Il comportait une série de plans rapprochés fort indiscrets (le pape était déjà très affecté par la maladie) mais de ceux-ci transparaissaientt finalement, surtout, la simplicité et la profonde humanité de cet homme authentique et c’est sans doute à ce titre que Fidel Castro l’accueillait avec une attention que le vieux dictateur communiste n’aurait pas accordée aux puissants de ce monde. Aussi ne nous étonnons pas de l’information que rapporte aujourd’hui le « Forum Catholique » :
Un frère mariste togolais évoque le moment où il a abandonné l’animisme traditionnel :