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Actualité - Page 1343

  • Le pape des médias a encore frappé

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    Benoît XVI parlait du « concile des médias » masquant Vatican II. En va-t-il de même, en partie du moins, pour la « Francescomania » qui construit le mythe révolutionnaire du pape actuel ? Lu sur le blog du chanoine de Beukelaer (JPSC) :

    « Dieu n’est pas un magicien avec une baguette magique »: Ci-dessous l’article paru ce jour en p.8 du quotidien bruxellois « le Soir » en p.8, sous la plume d’Elodie Blogie.  Fort bon article, mais qui me fait sourire. Ce que le pape François a énoncé – sans doute dans un langage plus accessible que ses prédécesseurs – n’est en rien une nouveauté. Déjà Pie XII enseignait dans son Encyclique « Divino afflante Spiritu » (1944) que la Bible n’était pas un livre de science, mais un récit inspiré pour nourrir notre foi. Comment se fait-il donc que, aujourd’hui encore,  tant de personnes (et de journalistes) imaginent un enseignement « révolutionnaire » quand le Pape dit cela?    

    « Quand nous lisons le récit de la Création dans la Genèse, nous risquons de prendre Dieu pour un magicien, brandissant sa baguette magique. Mais ce n’est pas ainsi.  » Voilà ce qu’a déclaré le pape François lundi lors d’une assemblée plénière de l’Académie pontificale des sciences. Intervenu alors qu’il présidait l’inauguration solennelle d’un buste de Benoît XVI devant les membres de l’Académie, il s’est exprimé sur la question sensible de la création. «  Dieu n’est pas un démiurge mais le Créateur qui confère le don de l’être à tous les éléments, a-t-il encore poursuivi. Le Big Bang, auquel on attribue aujourd’hui l’origine du monde, ne contredit pas l’intervention créatrice de Dieu, mais il l’exige. L’évolution de la nature n’est pas en contradiction avec la notion de Création ; elle suppose la création des êtres qui évoluent en elle.  »

    Ces déclarations semblent à première vue étonnantes. En réalité, depuis Vatican II, l’Eglise catholique récuse ce que l’on appelle le concordisme, c’est-à-dire l’idée de faire coïncider théories scientifiques et textes religieux. Le créationnisme n’est donc plus à l’ordre du jour depuis longtemps. En 1996, Jean-Paul II avait ainsi approuvé la théorie de l’évolution, sans ambiguïté.

    Quels rapports dès lors entre sciences et foi ? Deux positions existent. D’une part, comme le préconisait Georges Lemaître, le scientifique belge précisément à l’origine de la théorie du Big Bang, il s’agit de distinguer clairement deux domaines qui ont leur autonomie. Le chanoine belge, professeur à l’UCL, a d’ailleurs été président de l’Académie Pontificale des Sciences jusqu’à sa mort.

    Une seconde position consiste à mettre en garde contre toute confusion, mais en invitant tout de même à jeter des ponts «  par une lecture philosophique des contenus scientifiques », nous explique un théologien. Ainsi, s’il n’est pas question de remettre en cause les théories scientifiques, le théologien peut se poser la question du sens.

    Pour Stijn Van den Bossche, théologien, la non-opposition entre création et Big Bang, difficilement compréhensible pour le novice, n’a donc rien de novateur : «  La notion de création est une notion strictement théologique qui considère le monde comme un don, qui donne un sens au passage du rien au tout. La théorie de l’évolution ne contredit pas la doctrine catholique sur la création du monde.  »

    Rien d’absolument novateur donc dans le discours de François. «  Parce que c’est François, on pense à chaque fois qu’il révolutionne l’Eglise », souffle un expert. Un seul point interpelle : l’apparent lien de nécessité (« exige ») entre la réalité du Big Bang et l’intervention créatrice. Deux réalités qui ne devraient pas être mises au même niveau, selon un professeur de l’UCL. «  Georges Lemaître n’aurait pas approuvé…  »

     Ref.  Dieu n’est pas un magicien avec une baguette magique – « le Soir » p.8

  • Liturgie : une interview de l’abbé Claude Barthe

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    Sur  le site de« Correspondance européenne » :

    2013.11.28_abbe_Barthe_s.jpgLe 3e pèlerinage Summorum Pontificum s’est déroulé à Rome du 23 au 26 octobre derniers,  et la messe  Pontificale célébrée par le cardinal Raymond Burke, préfet de la Signature Apostolique, dans la Basilique Saint-Pierre, en présence de plus de 300 prêtres et 2 000 pèlerins venus du monde entier, en a été l’événement le plus important. Correspondance européenne a interviewé l’abbé Claude Barthe, aumônier du pèlerinage.

     « - Quel est le but du pèlerinage Summorum Pontificum et que se propose-t-il ?

    Ce pèlerinage a pour but de conduire au Tombeau de saint Pierre des prêtres diocésains ou membres de communautés traditionnelles, des religieux, des séminaristes de toutes provenances, des fidèles, qui pratiquent paisiblement dans le monde la liturgie traditionnelle grâce au Motu Proprio Summorum Pontificum. Des communautés, des groupes divers sont représentées, mais chaque clerc ou laïc qui y participe le fait à titre personnel. Cela permet plus de liberté et de souplesse, et cela permet aussi, je tiens à le souligner, que des fidèles et prêtres appartenant à la Fraternité Saint-Pie-X puissent être présents paisiblement. J’ajoute que, de même que toute messe est célébrée pro vivis et pro defunctis, dans un pèlerinage comme celui-là la prière pour les défunts importe : nous faisons mémoire de ceux qui nous ont précédé en œuvrant pour la renaissance de la liturgie traditionnelle.

    Pas plus qu’en France le Pèlerinage annuel à Chartres de la liturgie traditionnelle, ce Pèlerinage à Rome n’est une « manifestation ». C’est un acte de piété, un moment de prière et d’imploration. Mais parmi d’autres initiatives (je pense aux congrès Summorum Pontificum organisés par le P. Vincenzo M. Nuaraà des messes à la Basilique Saint-Pierre, à des pèlerinages comme ceux d’Una Voce), dans une Église visible, ce pèlerinage manifeste visiblement, l’existence et la présence de la messe traditionnelle, toujours jeune et vivante, à Rome même, auprès de Pierre.

     - Après la renonciation de Benoît XVI et avec l’élection du pape François peut-on parler d’une importance historique du Summorum Pontificum et de son actualité?

    Il est fort possible que Summorum Pontificum du pape Benoît XVI apparaisse un jour comme le principal acte de son pontificat, celui qui en qualifiera et synthétisera toute la portée. Toutes choses égales, il a la valeur réelle et symbolique d’Humanæ vitæ, qui montrait que, malgré les grandes secousses consécutives au Concile, l’Église gardait un cap identique du point de vue moral. Summorum Pontificum, d’une autre manière, a montré que l’Eglise romaine n’avait nullement abandonné son antique liturgie. « Deux documents pontificaux ont eu un impact sur ma vie, a écrit Mgr Gullickson, nonce en Urkraine : le premier est Humanæ vitæ, publié par Paul VI ; l’autre est Summorum Pontificum, de Benoît XVI ».

    Ces deux axes, celui de la morale et celui de la liturgie pourraient bien être décisifs dans les évolutions contrastées qui s’amorcent sous nos yeux. D’autant qu’on peut constater que ces documents ont de fait correspondu à deux milieux de réception qui se recoupent assez largement : un milieu de familles, généralement nombreuses et pratiquantes, observant fidèlement la morale conjugale, et un milieu cultivant une liturgie traditionnelle ou très classique. Milieux qui forment un catholicisme jeune, vivant, qui semble, certes, numériquement minoritaire, mais qui pèse considérablement dans un corps ecclésial qui s’exténue de plus en plus. C’est patent dans le domaine des vocations.

    On peut d’ailleurs observer qu’après Benoît XVI la liturgie traditionnelle continue sa remontée : de nombreux fidèles tout simples, des prêtres, des séminaristes, des religieux découvrent aujourd’hui encore sa richesse spirituelle et liturgique, l’exceptionnelle pédagogie de la foi qu’elle représente et le ferment missionnaire qu’elle porte. L’acte de Benoît XVI a consolidé juridiquement – c’est son immense mérite – un mouvement préexistant, qui continue et va continuer.

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  • Moscou, 30 octobre : commémoration des victimes de la "terreur rouge" et des répressions

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    Lu sur orthodoxie.com :

    Le 30 octobre a lieu la commémoration des victimes de la « terreur rouge » et des répressions au « Polygone de Boutovo » à Moscou

    La manifestation « Voix de la mémoire » se déroule au « Polygone de Boutovo » à Moscou, le 30 octobre, jour de la mémoire des victimes de la « terreur rouge » et des répressions. Un office de requiem est d’abord célébré en l’église des Néomartyrs et Confesseurs de Russie, située sur le « polygone ». La manifestation se déroule ensuite sur le territoire des inhumations. C’est là que sont lus les noms de ceux qui ont péri à Boutovo, ces noms étant conformes aux « listes des fusillés » établies par le NKVD le jour de l’exécution des peines, tandis que les photographies des victimes sont projetées sur un écran. Ceux qui le souhaitent peuvent déposer des fleurs ou allumer des cierges sur les monticules des fosses funéraires. Prennent part à la manifestation les parents des victimes, les représentants des communautés religieuses de Moscou, les organismes publics, des artistes et hommes de science. L’ancien « polygone » du NKVD à Boutovo est connu comme l’un des lieux d’exécutions massives et d’inhumation des victimes des répressions entre 1930 et 1950. Pendant la seule période « de la grande terreur », du mois d’août 1937 jusqu’à octobre 1938, 20.765 personnes ont été fusillées, principalement des habitants de Moscou et de sa banlieue. Ces victimes étaient de 70 nationalités, de toutes les religions et couches sociales, mais leur majorité était constituée d’ouvriers et paysans orthodoxes russes. Le « polygone » de Boutovo est unique en Russie par le nombre de saints canonisés, dont les reliques reposent au même endroit. Actuellement, les noms d’un grand nombre de prêtres et personnes proches de l’Église ont été établis, lesquels ont été fusillés et dont la plupart ont été canonisés. Le métropolite de Saint-Pétersbourg Séraphim a été le premier canonisé par l’Église orthodoxe russe en 1997, et il est le premier saint de la synaxe des Néomartyrs de Boutovo. En 2004 a été posée la première pierre de l’église dédiée aux néomartyrs et confesseurs de Russie. Sa construction a été achevée au printemps de 2007. À la cérémonie de dédicace de l’église prirent part les défunts patriarche Alexis II et le primat de l’Église orthodoxe russe à l’étranger, le métropolite Laur. En 2002, à l’initiative des paroissiens de l’église des Néomartyrs et Confesseurs de Russie à Boutovo, le centre mémorial « Boutovo » a été créé pour coordonner les efforts des organisations gouvernementales, religieuses et autres, afin de créer un complexe mémorial sur ce site.

  • Vente de confessionnaux. L'évêque de Saint-Brieuc réagit

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    La confession tombe en désuétude et les confessionnaux ne sont plus utilisés estime la Ville de Dinan (Bretagne) qui décide de les vendre. Heureuse surprise : l’évêque réagit.

    Lu sur le site du journal « France-Ouest » :

    « La ville de Dinan a décidé de mettre en vente ses confessionnaux. Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, s'est dit « surpris et choqué ».

    Hier, nous annoncions que la ville de Dinan mettait en vente les confessionnaux de sa basilique. Par un communiqué, Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, s'est dit « surpris et choqué par cette annonce » et « proteste vigoureusement contre cette vente ».

    L'évêque explique que « le confessionnal n'est pas un meuble ordinaire. Il est le lieu de la célébration d'un sacrement et il ne peut trouver en aucun cas un autre usage. Par ailleurs, cette vente est illégale puisque ce bien communal est protégé de manière permanente par son affectation légale et exclusive au culte. Cela veut dire très clairement que la commune de Dinan ne peut pas vendre ces confessionnaux ».

    Après avoir demandé au maire de Dinan que la vente soit arrêtée, les annonces ont été supprimées du site d'enchères. »

     Ref. Vente de confessionnaux. L'évêque de Saint-Brieuc réagit

     JPSC

  • Sédation palliative : le docteur Wim Distelmans veut les voir enregistrées comme les euthanasies

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Que la « sédation palliative » soit une sorte d’euthanasie déguisée, une pratique de « zone grise » où l’intention de tuer est parfois le moteur des décisions prises alors qu’en d’autres occurrences elle vise à soulager des souffrances quitte à abréger un peu la vie, je l’écris ici depuis 2007 (voir ici par exemple). C’était une époque où l’euthanasie était en baisse aux Pays-Bas – elle a fortement progressé depuis – mais où la sédation palliative était déjà de plus en plus fréquente. L’administration poussée de calmants couplée avec l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation peut clairement avoir un objectif euthanasique – nombre de médecins avouaient déjà alors la choisi pour hâter la mort – alors même qu’elle peut être utilisée de manière parfaitement éthique alors que celle-ci est imminente.

    Zone grise, donc, qui a banalisé les gestes médicaux qui provoquent ou qui hâtent la mort : peut-être avons-nous atteint le moment où le lobby de l’euthanasie entend capitaliser sur l’anesthésie des consciences en montrant que la mort est donnée plus souvent qu’on ne le croit.

    C’est en tout cas ce que laisse à penser la dernière initiative du Dr Wim Distelmans en Belgique. Ce spécialiste des soins palliatifs, qui a participé à nombre d’euthanasies très controversées dans le pays, vient de suggérer que les sédations palliatives soient déclarées selon le schéma des euthanasies pour éviter les ratés.

    « On ne peut pas donner aux médecins un chèque en blanc pour hâter la fin de vie sans que le patient n’ait son mot à dire. Sinon nous régresserons vers l’Allemagne nazie », a-t-il déclaré selon le quotidien belge De Morgen.

    Distelmans assure que « une sédation sur dix présente un raté » : oubli de prévenir la famille, administration de sédatifs en quantité insuffisante de telle sorte que le patient se réveilles, « éternisation du processus de mort ».

    L’idée serait de laisser le patient choisir lorsque c’est le cas : « Beaucoup de malades seront d’accord pour passer à l’euthanasie. » Ou bien, lorsque le patient ne s’est pas exprimé, que le médecin puisse prendre une décision d’« urgence » afin d’« abréger les souffrances », pourvu que les proches du malade soient d’accord. Une décision dont ils se méfient, « faute de cadre légal » – et Distelmans approuve ce refus d’agir sans l’accord exprès du patient.

    En faisant enregistrer toutes les sédations palliatives, estime Distelmans, on forcerait les médecins à penser plus souvent à renseigner leurs patients sur l’option euthanasique.

    On comprend que le but est d’utiliser le recours fréquent à la sédation palliative, présentée dans certains cas comme un pis-aller, pour faciliter le recours à l’euthanasie elle-même.

  • Soeur Cristina vers les périphéries

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    5497-sister-soeur-cristina-pochette-premier-album.jpgLu sur le site « aleteia » :

    Pour le premier single de son premier album, elle a osé réinterpréter 'Like a Virgin‘, le tube de Madonna !  Sœur Cristina, phénomène sur les réseaux sociaux depuis sa participation (et sa victoire) à l'édition italienne de ‘The Voice’, fait l’objet de vives critiques dans certains médias catholiques, en particulier italiens, depuis la sortie de son premier single.


    ‘’C'est l’opération commerciale la plus audacieuse dans le panorama musical récent, mais elle nous paraît opportuniste (au niveau discographique s’entend)", estime dans un éditorial l'Agence du Service d’information religieuse (SIR). “De là naissent tout naturellement des doutes quant à l'instrumentalisation de cette religieuse à la voix d’ange, au-delà de sa victoire à la télévision ”, juge sévèrement le SIR. Pour sa part, la revue Famiglia Cristiana, largement diffusée auprès du lectorat catholique en Italie, s’étonne et avertit sœur  Cristina d’être prudente et de ne pas “devenir un personnage ” ou une diva. “Tant qu’elle restera fidèle à elle-même et à sa vocation, elle peut être crédible, même en chantant un tel texte ”, a commenté Don Claudio Burgio, directeur de la chorale du Duomo de Milan, interviewé par la ‘Revista católica’. “L’important, mais on le verra au cours des prochaines années, sera de voir si elle saura surmonter la célébrité et rester fidèle à sa mission.”

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  • Bulletin de l'I.E.B. (28/10) : congélation "sociale" d’ovules pour des femmes célibataires

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    header_fr.jpgSommaire

  • La religion catholique, un formidable marteau pour taper sur la tête des enfants

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    artoff8347.jpgLe supplément "Culture" de la Libre présente aujourd'hui, sur deux pleines pages, le film allemand "Chemin de croix" ("Kreuzweg") avec ce titre: "La religion catholique est un formidable marteau pour taper sur la tête des enfants". Dans l'article les scénaristes  - qui ont obtenu l'Ours d'argent à Berlin - précisent qu'ils veulent dénoncer les intégrismes à travers le portrait d'une famille catholique (appartenant à une mouvance du type de celle de Mgr Lefèbvre) mais ils font remarquer que "ce qui est intéressant avec ce groupe de catholiques en particulier, c'est que ce qu'ils vous disent n'est pas très différent de ce que dit l'Eglise catholique majoritaire"

    C'est donc bien le catholicisme qui est visé à travers ce film dont l'angle d'attaque ne manque pas d'habileté...

    Voir la critique de ce film (qui mérite apparemment bien moins de bienveillance que celle manifestée par Hubert Heyrendt dans la Libre Culture) : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/chemin-de-croix.html

  • Cardinal De Paolis : les équivoques de la pastorale et de la miséricorde

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    Propos du Cardinal Velasio De Paolis extraits du livre dit des cinq cardinaux   "Demeurer dans la vérité du Christ, Mariage et communion dans l'Eglise catholique", un ensemble de textes rassemblés par Robert Dodaro, éd. Artège, 2014. à l’occasion du synode extraordinaire sur la famille :

    LES ÉQUIVOQUES DE LA PASTORALE.

    On oppose souvent la pastorale et la doctrine, morale ou dogmatique. Cette dernière serait abstraite, loin de la vie concrète ou de la spiritualité, et elle proposerait un idéal de vie chrétienne inaccessible aux fidèles. La pastorale s'opposerait au droit, parce que la loi étant universelle, elle règlerait la vie en général, tandis que la pastorale devrait s'adapter aux cas concrets.
    Il s'agit là d'une vision erronée de la pastorale, laquelle est un art, l'art avec lequel l'Eglise s'édifie elle-même comme peuple de Dieu dans la vie quotidienne. C'est un art qui se fonde sur la dogmatique, la morale, la spiritualité et le droit, pour faire agir avec prudence dans les cas concrets. Il n'est pas de pastorale sans accord avec les vérités de l'Eglise et avec sa morale. Une pastorale en opposition avec les vérités crues et vécues par L'Eglise se transforme facilement en arbitraire nocif à la vie chrétienne elle-même.
    A propos des lois, on ne peut omettre la distinction entre les lois de Dieu et les lois du législateur humain. Si, dans certains cas, ces dernières peuvent faire l'objet d'une dispense et ne pas obliger, on ne peut en dire autant des lois de Dieu, positives ou naturelles, qui n'admettent pas d'exception. De plus, si les actes prohibés sont intrinsèquement mauvais, ils ne peuvent être légitimés en aucun cas. Ainsi, un acte sexuel avec une personne qui n'est pas le conjoint n'est jamais admissible et ne peut jamais et sous aucun prétexte être déclaré licite. (…)

    LES ÉQUIVOQUES DE LA MISÉRICORDE.

    Jésus est le visage de l'amour de Dieu: il est amour quand il pardonne, guérit, cultive l'amitié, mais aussi quand il fait des reproches, reprend et condamne. La condamnation aussi relève de l'amour. La miséricorde est un aspect de l'amour, surtout l'amour qui pardonne. Dieu pardonne toujours, parce qu'il veut notre salut à tous. Mais Dieu ne peut nous pardonner si nous quittons obstinément la route du salut. En ce cas, l'amour de Dieu se manifeste dans le reproche et dans la correction, qui sont aussi des actes de miséricorde, mais non d'une "miséricorde" mal comprise, qui serait l'impossible légitimation de ce qui est mal, qui porterait à la mort ou la confirmerait.
    Souvent la miséricorde est présentée comme opposée à la loi, et même à la loi divine. Cette vision est inacceptable. Le commandement de Dieu est une manifestation de l'amour avec lequel Il nous indique la route à emprunter pour ne pas nous perdre sur le chemin de la vie. Opposer la miséricorde de Dieu à sa loi, c'est créer une contradiction inacceptable. Souvent et à juste titre, on dit que nous ne sommes pas appelés à condamner les personnes; de fait, le jugement appartient à Dieu. Mais une chose est de condamner et une autre d'évaluer moralement une situation, pour distinguer ce qui est bien et ce qui est mal, en examinant si elle répond au projet de Dieu sur l'homme. 
    Cette évaluation est nécessaire. Face aux différentes situations de la vie, comme celle des divorcés remariés, on peut et on doit dire que nous ne devons pas condamner, mais aider; toutefois, nous ne pouvons pas nous borner à ne pas condamner. Nous sommes appelés à évaluer cette situation à la lumière de la foi et du projet de Dieu et du bien de la famille, des personnes concernées et surtout de la loi de Dieu et de son dessein d'amour. Autrement nous risquons de ne plus savoir apprécier la loi de Dieu et même de la considérer comme un mal. Parfois, on en viendrait presque à dire que, s'il n'y avait pas la loi de l'indissolubilité du mariage, nous nous en porterions mieux. Aberration qui met en lumière les signes de déformation de notre façon de penser et de raisonner. (…) »

     C’est sur le site « Benoît et moi », ici : Les équivoques de la pastorale, et celles de la miséricorde, par le cardinal De Paolis

    JPSC

  • Comment la Communauté Saint-Martin a pris sa place dans de nombreux diocèses français

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    La Croix consacre plusieurs articles à la Communauté Saint-Martin qui est installée dans une quinzaine de diocèses français. Quand seront-ils accueillis chez nous ? Ce ne sont pourtant pas les besoins qui manquent dans de nombreuses paroisses où le manque de prêtres se fait cruellement sentir alors que, de leur côté, les communautés religieuses deviennent de plus en plus rares même dans des villes importantes...

    Présent dans une quinzaine de diocèses, comme à Soissons, ce corps mobile de prêtres et de diacres offre un recours aux évêques confrontés à une pénurie de moyens.

    Dans le quartier de Saint-Crépin, à Soissons, Don Vincent, 47 ans, revêtu de sa soutane, désigne les barres d’immeubles où s’entasse une population pauvre et âgée. « Après-guerre, c’était encore un bidonville », dit-il en se référant au P. Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde, qui fit ses premières armes dans les paroisses ouvrières de l’Aisne. Le prêtre évoque aussi un taux de suicide élevé. Un peu plus loin, une vieille dame promène seule un petit chien. Don Vincent s’arrête, esquisse une caresse. « Il ne mord pas les curés au moins ? » La conversation s’engage. Un peu plus loin, un sexagénaire couvert de tatouages, occupé à balayer son balcon, interpelle le prêtre. « Je ne pratique pas mais je suis croyant… Je fais un signe de croix tous les matins. »« Venez nous voir, nous ne sommes pas loin ! », lui répond Don Vincent en désignant l’église Saint-Crépin, de l’autre côté de l’avenue.

    À Soissons, où ils sont arrivés en 2011 sur appel de l’évêque, ceux qui les connaissent les nomment les « Don ». Au nombre de quatre, ils vivent en communauté dans le presbytère, face à la cathédrale. Ils appartiennent à la communauté Saint-Martin, un corps mobile de prêtres et de diacres à la disposition des évêques. Signes distinctifs : ils portent la soutane, affectionnent la liturgie grégorienne en latin – célébrée selon le missel de Paul VI – et se donnent entre eux du « Don », au lieu de « Père ». L’empreinte des premières années italiennes de leur communauté, fondée en 1976 par un prêtre français, l’abbé Jean-François Guérin.

    Lire la suite sur le site de La Croix

    Lire aussi :

  • L'Evangile du mariage selon Philippe Barbarin

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    (Zenit.org) "L'Evangile du mariage", par le cardinal Barbarin

    (Inauguration de l'Année académique de l'Institut Jean-Paul II)

    "Il s’agit de donner écho et de rendre audible, dans le contexte social et médiatique dans lequel nous vivons aujourd’hui, un message sur le mariage. Livrer une parole de vérité, comme un fondement anthropologique majeur qui demeurera toujours, malgré les méandres de l’histoire, les modes ou les initiatives des gouvernements", explique le cardinal Barbarin.

    Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et participant du récent synode sur la famille, a inauguré l'Année académique de l'Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, ce 28 octobre 2014, à l'Université pontificale du Latran. Il a expliqué la signification de l'expression "Evangile du mariage" aussi à la lumière des manifestations de 2012 et 2013. "Les trois axiomes (...) - pas de famille sans enfants, pas d’enfants sans parents et pas de parents sans alliance - offrent un beau résumé de notre foi. Ils découlent de la première ligne du Credo : nous croyons en un Dieu qui est Père, créateur et qui garde toujours la création entière dans sa main (c’est le sens exact de Pantocrator, imparfaitement traduit par « tout-puissant »). Ses enfants ne risquent donc pas de se trouver abandonnés, mais surtout, ils sont invités à entrer dans le déploiement de cette famille puisqu’ils ont été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu", explique l'archevêque de Lyon.

    Il rappelle aussi ce "principe simple qui est, pour moi, un élément essentiel de toute la catéchèse biblique et sacramentelle : dans la Bible, tout est nuptial". "N’est-il pas aisé, demande-t-il, de montrer que « l’Evangile du mariage » est la clé de compréhension du dessein divin ? Tout nous parle de mariage, depuis le moment de l’Incarnation."

    Au seuil de l'Année de la vie consacrée, il souligne aussi que "l'on devrait expliquer que toutes les vocations se comprennent  à partir de l’Alliance et qu’elles se vivent toutes dans la logique de l’Alliance, les unes pour le vivre, les autres pour en témoigner", car "à leur manière, les vocations religieuses  et le célibat consacré témoignent aussi de la grandeur du mariage".

    Il rappelle cette confidence du pape François: "Lors du Consistoire de février 2014, François nous a raconté l’histoire du choix du thème des synodes de cette année et de l’an prochain : « J’y ai vu la main de Dieu », a-t-il affirmé. "

    Il évoque aussi la confiance dans l'intercession de sainte Thérèse de Lisieux qui a promis de "passer son Ciel à faire du bien sur la terre". Et il exhorte à s'engager aussi de façon décisive dans la prière.

    Voici le texte intégral de cette réflexion passionnante qui "nous sera une référence tout au long de l'année", a déclaré le Recteur de l'Institut, Mgr Livio Melina.

    A.B.

    Conférence du card. Barbarin :

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  • Nigeria : le sort que le Boko Haram réserve aux adolescentes prises en otages

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    Nigeria : les femmes enlevées par Boko Haram forcées de commettre des attentats (source)

    Les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria sont utilisées "en première ligne" lors des combats menés par le groupe terroriste, dénonce ce lundi l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW).

    Que deviennent les femmes et jeunes filles enlevées par le groupe terroriste Boko Haram ? Human Rights Watch répon en partie à cette question dans son dernier rapport. Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria sont utilisées « en première ligne lors des combats menés par le groupe islamiste ». L’ONG, qui compile plusieurs dizaines de témoignages d’ex-otages, fait état des nombreuses séquelles physiques et psychologiques dont souffrent celles qui sont libérées. 

    Selon Human Rights Watch, ce rapport intervient au moment où trente adolescents, garçons et filles, dont les plus jeunes ont 11 ans, ont été enlevés, ce weekend, dans l’Etat de Borno, épicentre de l’insurrection islamiste, dans le Nord-Est. La semaine précédente, soixante autres filles et jeunes femmes ont été enlevées à Wagga et Gwarta, deux autres villes du sud de cet Etat. Ces deux enlèvements ont jeté de nouveaux doutes sur l’accord de cessez-le-feu que les autorités nigérianes ont annoncé avoir conclu, mi-octobre, avec Boko Haram, et qui prévoyait notamment la libération des 219 lycéennes enlevées à Chibok en avril et toujours aux mains des islamistes.Dans le rapport de HRW, une jeune fille de 19 ans retenue trois mois en otage par Boko Haram l’année dernière dit avoir été forcée de participer à des attaques islamistes. « On m’a demandé de porter les munitions et de m’allonger dans l’herbe pendant qu’ils se battaient. Ils venaient s’approvisionner en munitions, au cours de la journée, alors que les combats se poursuivaient », a-t-elle raconté. « Quand les forces de sécurité sont arrivées sur place et qu’elles se sont mises à nous tirer dessus, je suis tombée par terre, de peur. Les insurgés m’ont alors trainée sur le sol, en s’enfuyant vers le camp »". L’ex-otage raconte aussi reçu l’ordre d’égorger un des membres d’une milice privée capturé par Boko Haram, à l’aide d’un couteau. « Je tremblais, horrifiée, et je n’ai pas pu le faire. La femme du chef du camp a alors pris le couteau et elle l’a tué », ajoute-t-elle. D’après l’ONG, une série d’attentats-suicides ont été menés par des femmes, parfois très jeunes, plus tôt cette année, et certains s’étaient demandé si ces femmes pouvaient être des otages de Boko Haram. Rien ne permet cependant de prouver, pour l’instant, que les femmes-martyrs étaient des otages et non des combattantes volontaires.D’ailleurs en juillet, une petite fille de 10 ans avait aussi été arrêtée dans l’Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, avec une ceinture d’explosifs autour de la taille.