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Actualité - Page 1590

  • Un abbé tradi en phase avec le pape François

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    IMG_4221b.jpgSur le metablog de l’abbé Guillaume de Tanouärn (Institut du Bon Pasteur) . Extraits :

    (…) Que signifie cette élection ? Les cardinaux avaient le choix entre des théologiens d’envergure (Scola de Milan, le favori de Benoît XVI), des administrateurs efficaces (Ouellet de Québec), des pasteurs (Maradiaga du Honduras, qui était un challenger possible). Ils ont choisi une sorte de saint, levé tous les jours à 4 H 30 et qui reçoit ses prêtres entre 6 H et 8 H après une heure d’oraison quotidienne. La simplicité de Bergoglio n’est pas seulement un calcul, mais l’expression d’une âme ardente, qui s’est totalement donnée à sa tâche. Le vecteur de ce don, ce sont les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola, dont on retrouve l’esprit souvent dans les improvisations qu’il livre à la foule. Ainsi vendredi 15 mars, à la Domus Sanctae Marthae, au cours de la messe toute simple qu’il a célébrée de bon matin avec quelques cardinaux, il a improvisé une homélie. Il y a cité saint Ignace qui, dans les règles du discernement, conseille « au temps de la désolation, de ne faire aucun changement, mais de demeurer ferme et constant dans ses résolutions et dans la détermination où l’on était au temps de la consolation”. Sans quoi –  a-t-il ajouté  –si l’on cède et si l’on s’éloigne, « lorsque le Seigneur se rend à nouveau visible, il risque de ne plus nous trouver ». 

    Etonnantes paroles sur la constance nécessaire chez les ministres du Christ ! On ne peut pas dire qu’avec de telles formules (je cite celle-là parce qu’elle a été très peu reprise à ma connaissance), on aille faire la Révolution dans l’Eglise.

    Il est clair pourtant que la politique dite restaurationniste, menée par Benoît XVI a subi un coup d’arrêt brutal.

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  • Retour sur la semaine sainte 2013 à Liège

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    Lu dans « La Libre-Gazette de Liège » du mercredi  3 avril:

    semaine ste 2013 Liège511.jpg Voir aussi ici: Le chemin de Croix a traversé le centre de Liège Et là :Ouvrez les portes des églises !

  • Pape François : Interview du Prélat de l’Opus Dei

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    ordopusdei.jpgNous avons reçu du vicariat régional de l’Opus Dei en Belgique le texte d’une interview accordée par Mgr Xavier Echevarria, Prélat de l’Opus Dei (photo), à José Beltrán, du journal « La Razón », en Espagne, publiée le dimanche 24 mars. Extraits :

    - Dans le communiqué que vous avez publié il y a quelques jours, vous avez souligné l’appel du Pape François à évangéliser. Comment cette invitation du Saint-Père se traduit-elle dans le cas du charisme concret de l’Opus Dei ? Quels sont les défis dans ce sens ?

    La devise du cardinal Bergoglio a été « miserando et eligendo ». Elle vient d’un texte de saint Bède le Vénérable, que nous lisons chaque année dans la liturgie des heures. Il s’agit d’un commentaire à l’appel de Matthieu. Jésus avait de la pitié, de la miséricorde, et en même temps il appelait ses disciples pour qu’ils le suivent. La vocation contient une marque d’amour : elle naît du cœur divin plein de miséricorde. Saint Bède commente que Jésus a regardé « plus avec le regard intérieur de son cœur qu’avec ses yeux corporels ».

    Saint Josémaria, avec le message reçu de Dieu, a rappelé que nous sommes tous appelés à la sainteté, et il commentait souvent : « Que je voie avec tes yeux, mon Christ, Jésus de mon âme ». Je pense que l’urgence d’évangéliser —qui est toujours actuelle dans l’Église— se traduit en une invitation à regarder les gens, tous, avec une vision apostolique, avec miséricorde et avec affection, avec le désir de les aider à recevoir le grand don de la connaissance et de l’amour du Christ.

    L’esprit de l’Opus Dei pousse les fidèles de la Prélature —prêtres et laïcs— à prendre conscience que dans la vie ordinaire, dans le monde professionnel, dans la famille, dans les relations sociales, nous devons nous efforcer pour découvrir que les autres ont besoin de nous, non parce que nous sommes meilleurs, mais parce que nous sommes des frères. Comme saint Josémaria l’a dit, précisément pendant une catéchèse à Buenos Aires, « lorsque vous travaillez et aidez votre ami, votre collègue, votre voisin, de façon qu’il ne le remarque pas, vous êtes en train de le guérir, vous êtes le Christ qui guérit, vous êtes le Christ qui partage l’existence sans faire mine de dégoût avec ceux qui ont besoin de la santé, comme il peut nous arriver à nous-mêmes n’importe quel jour ».

    Tout cela signifie aussi porter et aimer la croix, dont la Pape François a parlé aussi dans sa première homélie. Et, comme le disait le cardinal Bergoglio dans l’homélie de sa dernière messe chrismale, il faut « avoir de la patience envers les gens » pour enseigner, pour expliquer, pour écouter, en comptant toujours sur la grâce de l’Esprit Saint.

    - Comment le fait de savoir que le Pape émérite Benoît XVI est près de lui peut-il aider le Pape François ?

    Je pense que le Pape ressentira surtout la force et la compagnie spirituelle de son prédécesseur. Et qu’il pourra s’appuyer souvent sur le magistère de Benoît XVI, si riche et si actuel. L’affection que nous avons tous dans l’Église envers lui devient plus grande, parce que nous savons qu’il prie pour nous dans sa messe et dans son oraison, et qu’il soutient notre union inconditionnelle au Pape François. En ce sens, je pense qu’il est important de respecter la volonté de Benoît XVI de disparaître aux yeux du monde, pour qu’il soit clair qu’il n’y a qu’un seul Pape, et que l’on ne désoriente pas des gens qui ont peut-être une formation chrétienne moindre ou peu de culture théologique. Le Souverain Pontife est maintenant le Pape François, à qui le Pontife antérieur a promis une vénération et une obéissance joyeuses et totales.

    - Est-ce que vous connaissez le Pape actuel ?

    « Je l’ai rencontré à plusieurs reprises ici, à Rome (par exemple, à l’occasion des assemblées du Synode des évêques) et à Buenos Aires. C’est une personne affectueuse, un prêtre austère et souriant en même temps. Proche des malades et de ceux qui sont dans le besoin aussi bien matériel que spirituel. Il possède une forte personnalité. Il sait avec la clarté des fils de Dieu ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Il est bien connu de tous qu’il demande toujours des prières pour lui-même et qu’il prie beaucoup pour les autres. En une occasion il est venu au siège de l’Opus Dei il y a déjà quelques années, pour visiter la tombe de saint Josémaria, qui se trouve dans l’église Prélatice de Sainte Marie de la Paix. Le cardinal Bergoglio est resté agenouillé environ 45 minutes. Sa capacité de prier —sans être pressé— est un exemple pour tous, parce que dans la prière le chrétien trouve aussi la lumière et le réconfort du Seigneur ».

     Toute l’interview ici : http://fr.be.opusdei.org/art.php?p=52958

  • Benoît XVI : le sacré et le saint

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    De Stefa_D2X0140cover.jpgno Fontana (La nuova Bussola), ce commentaire traduit sur le site web de notre consoeur « Benoît et moi » :

    « La douloureuse décision de Benoît XVI de quitter le pontificat a immédiatement été interprétée de différentes façons. Parmi celles-ci également la version dé-sacralisante: la papauté allait devenir une charge comme tous les autres, laïcisée, dans le temps, et dans un but fonctionnel. Le pape «un des nôtres». La Nuova Bussola a tout de suite mis en garde contre ces interprétations qui sont toutefois assez fréquentes, même dans l'Église, et surtout à la base, à travers les hebdomadaires diocésains.

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  • Basilique de Bonne-Espérance : reprise des célébrations en grégorien

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     BONNE-ESPÉRANCE(Estinnes, à Vellereille-les-Brayeux)

    La saison pastorale reprend à la Basilique

    Célébrations mariales, messes chantées en grégorien, accueil de chorales… voilà les grands axes de la saison 2013. Elle débute par l’Annonciation, célébrée ce lundi 8 avril à 18h30.

    En raison de la semaine sainte, la solennité de l’Annonciation du Seigneur à la Vierge Marie sera célébrée le lundi 8 avril. A Bonne-Espérance, lieu de pèlerinage marial depuis le XIVe siècle, c’est également la fête patronale de l’abbaye. L’Eucharistie de 18h30 sera présidée par l’abbé Philippe Pêtre, doyen principal de la région pastorale de Mouscron-Comines, et aumônier des Anciens du Collège de Bonne-Espérance.

    L’Assomption de la Vierge Marie, célébrée le jeudi 15 août, est l’autre grand rendez-vous marial de l’année. La messe, précédée du chapelet à 16h40, sera présidée à 17h par l’abbé José Bouchez, doyen principal de la région du Centre-Soignies.

    Ces deux célébrations mariales seront animées liturgiquement par la chorale paroissiale de Jumet Gohyssart.

    La messe dominicale reprend aussi : elle sera célébrée à la  Basilique du 14 avril au 15 octobre à 17h, avec chaque fois la prière du chapelet à 16h40. 

    Comme l’an dernier, la messe du premier dimanche du mois sera chantée en grégorien. 

    En juillet et août, les chorales qui veulent venir passer une après-midi d’été à Bonne-Espérance sont invitées à chanter la messe de 17h.

    Plus d’infos sur la saison ici

  • Pape ou évêque de Rome ?

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    François, Evêque de Rome

    Le titre d’évêque de Rome correspond à la plus antique et traditionnelle théologie sacramentelle, souvent oubliée de nos jours.

    A l’origine, le collège des Cardinaux était composé de diacres et de prêtres du diocèse de Rome, plus les évêques des diocèses suburbicaires, à savoir les diocèses qui entourent la ville de Rome. Ils élisaient leur évêque, l’évêque de Rome. C’est la raison pour laquelle encore aujourd’hui, bien qu’en pratique tous les cardinaux du récent conclave étaient évêques, ils sont toujours divisés en trois « ordres » : les cardinaux « diacres », les cardinaux « prêtres » et les cardinaux « évêques ».

    C’est en tant que premier des cardinaux « diacres » que le Cardinal Tauran devait annoncer la nouvelle de l’élection, parce que l’annonce d’une bonne nouvelle, dans la liturgie, est une mission du diacre. C’est en tant que premier des cardinaux « prêtres » que le Cardinal Danneels se trouvait en première ligne à la chapelle Sixtine, juste après les patriarches et cardinaux évêques,  et proche du Pape après l’élection. C’est en tant que premier des cardinaux « évêques » que le Cardinal Re présidait le Conclave.

    Contrairement à ce que l’on croit souvent, les cardinaux n’élisent donc pas le Pape qui, parce que Pape, deviendrait aussi l’évêque de Rome ; ils élisent l’évêque de Rome qui, en tant qu’évêque de Rome, devient le Successeur de Pierre et donc Pape. De ce point de vue, l’insistance sur « évêque de Rome » est juste théologiquement et le situe dans la succession apostolique de Pierre. D’où la formule qu’il avait utilisée pour la messe du 19 mars : « inauguration du ministère pétrinien de l’évêque de Rome ».

    On notera encore que le Pape François a choisi le Dimanche de la Miséricorde pour prendre possession de sa cathédrale, Saint Jean de Latran.

  • Le pape tel qu'il est

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    Sandro Magister nous invite à comprendre le pape à la lumière de ce que nous savons de lui avant qu'il ne s'asseye sur le siège de Pierre. Cela peut aider notamment à comprendre pourquoi le pape ne chante pas, pourquoi il ne s'exprime qu'en italien, pourquoi il semble vouloir faire tout lui-même, etc.

    Peu de surprises. François est comme ça

    Les premiers actes du nouveau pape réexaminés à la lumière de son autobiographie. Les motifs de son silence en ce qui concerne les questions qui opposent le plus l'Église aux puissances profanes: naissance, mort, famille, liberté religieuse

    ROME, le 3 avril 2013 – Sauf en Argentine, très peu de textes de Jorge Mario Bergoglio avaient été publiés avant qu’il ne soit élu pape.

    Mais actuellement les traductions de ses écrits, de ses discours, de ses interviews, se multiplient rapidement. Et ils aident à rendre moins surprenants les gestes du pape François.

    Voici donc quelques-unes de ces "surprises", petites ou grandes, qui cependant n’apparaissent plus comme telles lorsqu’on les examine à la lumière de son autobiographie, qui a été publiée en 2010 en Argentine sous forme d’un livre-interview réalisé par Sergio Rubin et Francesca Ambrogetti, intitulé "El Jesuita", et qui est maintenant également en vente dans d’autres pays, au nombre desquels l'Italie.

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  • Au nom du fils : quand on en remet une couche...

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    Un ami dont la vigilance n'est jamais prise en défaut nous fait part de la promotion par RTL du film de Vincent Lannoo qui exploite le filon de la pédophilie ecclésiastique sur l'air de "quand il n'y en a plus, il y en a encore" :

    RTL TVI en a fait l'annonce « urbi et orbi », ce dimanche de Pâques, au JT de 19h :

    « Présentation du film "Au nom du fils" de Vincent Lannoo qui sort mercredi »

    http://www.rtl.be/videos/video/438598.aspx

    En voici une présentation 'édifiante' lors du FIFF 2012 :

    http://cineuropa.org/nw.aspx?t=newsdetail&l=fr&did=226824

    « Au nom de la mère, du fils, et du malsain esprit »
    avec entre autre venin : « Il est question d’Église, il sera donc question de pédophilie. » 
    Si le réalisateur en est Vincent Lannoo, et le producteur Lionel Jadot, le financement en est assuré par le CCA (Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie Bruxelles).

    Or , c'est cette même Fédération Wallonie Bruxelles qui a interdit à Child Focus en 2012 d'aider les centaines de mineurs, victimes d'abus sexuels en Wallonie et à Bruxelles, à oser se faire connaître et à oser porter plainte. Ces gens prouvent donc qu'ils se moquent du problème des abus sexuels sur mineurs dans la société belge, mais ne visent qu'à salir l'Église, par tous les moyens.

    Et RTL semble bien décidée à collaborer à tout prix pour éviter que ne se propage en Belgique la vague de sympathie pour l'Église, initiée par le Pape François.

  • Vous avez dit "islamophobe" ?

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    Une opinion parue dans la Libre durant le Semaine Sainte mérite que l'on s'y arrête; elle est de la plume de Alain Destexhe(député MR) et nous paraît fort à propos :

    Alain Destexhe: "Islamophobes?"

    L'antiracisme est aujourd'hui devenu une escroquerie intellectuelle et financière. Elle vise à nous convaincre que notre société est fondamentalement raciste et xénophobe.

    Selon un titre de "La Libre" de ce mardi (26/3/2013), "les Européens (sont) toujours islamophobes". Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous découvrions, stupéfaits, l’horreur de la Shoah. La Solution finale fut un traumatisme tel que les démocrates européens se firent la promesse de ne plus jamais vivre pareille tragédie. Des mouvements antiracistes émergèrent et imposèrent au fil du temps une ligne rouge invisible : le politiquement correct.

    Ces trente dernières années, concomitamment à l’explosion de nos flux migratoires, celui-ci n’a cessé de censurer tout débat sur des sujets de société pourtant fondamentaux : la neutralité, l’immigration, l’intégration, la sécurité. Le combat antiraciste, créé pour servir de garde-fou contre la résurgence de l’extrême-droite, devenait soudain le porte-drapeau d’une idéologie vouant à l’excommunication quiconque tenterait de remettre en cause la fuite en avant initiée par la gauche dans les domaines précités.

    L’antiracisme est aujourd’hui devenu une escroquerie intellectuelle et financière. Elle vise à nous convaincre que notre société est fondamentalement raciste et xénophobe. Il faut être vigilants, sinon la bête nauséabonde, l’hydre du fascisme serait prête à resurgir. Drapée d’une légitimité établie grâce au soutien de la gauche (avec des objectifs électoralistes évidents), son idéologie est petit à petit devenue la doctrine officielle de nos institutions.

    L’antiracisme s’est également mué en un business totalement subventionnné. Les organisations qui s’en font une spécialité ont comme caractéristique de ne compter quasiment aucun militant bénévole mais d’être animées par des permanents salariés qui ne vivent que de la générosité publique. Ils utilisent ces fonds pour convaincre ceux qui les financent, les contribuables, que ces derniers sont bourrés de préjugés, des salauds potentiels plus ou moins (in) conscients de cet état, tout en véhiculant leur propre idéologie (dans laquelle se retrouvent, pêle-mêle, la régularisation des sans-papiers, les accommodements raisonnables ainsi qu’une promotion du multiculturalisme, du relativisme culturel, de relents de tiers-mondisme ainsi que la promotion d’une société fondée sur le communautarisme).

    Les partis du centre ou de droite n’osent pas remettre en cause ces subventions inutiles. Le traumatisme de la Shoah évoqué plus haut les convainc inconsciemment qu’ils doivent, eux aussi, absolument apparaître à la pointe de l’antiracisme. D’autant plus que les "gardiens du politiquement correct" les soupçonnent en permanence d’avoir des arrières-pensées troubles et de flirter avec le racisme (alors que la pureté des intentions est consubstantielle à la gauche). De soi-disant rapports objectifs, largement relayés par les médias, cherchent régulièrement à nous culpabiliser en nous démontrant à quel point nous serions fondamentalement et ouvertement racistes et xénophobes.

    Des concepts aux objectifs politiques dissimulés finissent aussi par émerger. Tel est le cas de l’"islamophobie", qui tend à mettre sur le même pied le racisme et la critique d’une religion, remettant ainsi en cause le droit au blasphème. En France, on citera, parmi ces publications récentes, le dernier rapport sur "L’inquiétante montée de l’intolérance" de la Commission nationale consultative des droits de l’homme; en Belgique celui d’une nouvelle organisation Muslim Rights qui s’inscrit dans la même ligne que le "think tank" communautariste "Vigilance musulmane" et, en Europe, celui de la fédération européenne des organisations antiracistes. Des pseudo-enquêtes sont censées donner un vernis "scientifique" aux thèses de ces associations antiracistes.

    De nombreux auteurs, à commencer par la spécialiste française de l’immigration Michèle Tribalat, ont pourtant démontré les approximations, les erreurs méthodologiques ainsi que le recours à des questions racistes (punissables par la loi) pour tenter de nous convaincre du bien-fondé de leurs thèses. Rien n’y fait : presque tous les médias, y compris "Le Figaro", reprennent tels quels ces rapports sans aucune analyse critique; la seule exception étant à ma connaissance le journal en ligne Atlantico.fr.

    Le problème principal n’est pas la résurgence du racisme. Au contraire, notre pays est particulièrement tolérant et accueillant. Beaucoup d’éléments convergents le prouvent. Il n’empêche qu’il devient fondamental de lancer un débat public sur l’importance de cette "mouvance" antiraciste, l’idéologie qu’elle véhicule ainsi que le coût qu’elle engendre pour la collectivité. L’affaire du MRAX, que j’ai été le premier a dénoncer voilà plus de trois ans, n’est jamais, me semble-t-il, que l’arbre qui cache une forêt bien touffue...

  • Quand Natasha St-Pier chante Thérèse de Lisieux

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    130326151116682_72_000_apx_470_.jpgC’est dans un registre pour le moins surprenant que l’on découvre la chanteuse canadienne Natasha St-Pier, bien connue en France pour ses tubes (Tu trouverasMourir demain, Bonne nouvelle…).

    Son nouvel album Vivre d’amour (sortie le 22 avril) reprend les poèmes de Thérèse de Lisieux, la carmélite française née à Alençon et morte en 1897 d’une tuberculose à l’âge de 24 ans.

    C’est le chanteur Grégoire qui a composé les mélodies de l’album. Natasha St-Pier n’est pas seule sur ce projet audacieux : Anggun, Elisa Tovati, Michaël Lonsdale, Mgr Di Falco, les Petits Chanteurs à la Croix de Bois…

    Vivre d’amour, le premier single, est interprété par Natasha St-Pier et Anggun. C’est pour mieux s’imprégner de la vie de Thérèse, que Natasha St-Pier a passé une journée ce mardi à Lisieux, deuxième ville de pèlerinage en France après Lourdes.

    En savoir plus

    Thérèse - Vivre d'amour
    Thérèse - Jeter des fleurs

    Voici un projet singulier et surtout véhiculant un message fort d'amour . À l'origine, Grégoire qui découvre les poèmes de Sainte Thérèse de Lisieux , un coup de coeur unique . Comme une déclinaison à l'infini de ce que symbolise l'amour , Thérèse est également un projet singulier de par sa dimension collective .
    L'album sortira le 22 avril prochain, porté par Natasha St-Pier qui incarne à merveille Thérèse.
  • La divine surprise de Christian Laporte

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    Le chroniqueur « religieux » de La Libre ne se sent plus de joie : « On n’en finit pas de noter les changements, certes symboliques pour ne pas dire cosmétiques, du nouveau pape. Et d’aucuns dans les sphères dirigeantes ecclésiales, en ce compris l’archevêque Léonard, de vouloir atténuer un brin les exaltations des fidèles; mais force est de reconnaître que François fait souffler un vent frais sur l’Eglise et cela s’est répercuté sur les célébrations de la Semaine sainte qui ont pris une dimension nouvelle, même pour ceux qui ne sont pas à Rome ces jours-ci. »

    Glasnost par-ci : celle d’un pape « fustigeant sans mettre de gants, "une Eglise autoréférentielle", prise dans "un narcissisme théologique" et plaidant  pour "des réformes capables de transformer l’Eglise mondaine qui vit en elle-même, d’elle-même et pour elle-même" en Eglise évangélisatrice.

    Humilité par-là : d’un François « critiquant « "les prêtres tristes" qui, face à la sécularisation massive, sont devenus "des collectionneurs d’antiquités" sans compter « l’apothéose pascale » où  semble se profiler un changement plus radical que les évêques et cardinaux du monde entier ont récemment rappelé avec force.

    Avec la panacée des réformes de structures pour conclure : « Et si François parachevait le concile Vatican II en instaurant cette vraie collégialité tant attendue par le "peuple de Dieu" ? Avec, à la clé, une désacralisation du rôle du Pape. Vœu pieux ? Pas sûr. Cette semaine, l’influente revue jésuite "Civiltà Cattolica" a publié un papier sur "le ministère pétrinien" allant vraiment dans ce sens ».

    Tout le dithyrambe ici : Le Pape du "peuple de Dieu"

    Comme l’a justement remarqué Benoît XVI, voici un mois à peine,  le concile virtuel des médias a occulté le concile réel. Un pape virtuel va-t-il maintenant se substituer au pape réel ?

  • De Mozart à Carlos Gardel (*) : question de style ?

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    Est-ce que cela recommence, comme au bon vieux temps des années conciliaires ?  Dans son homélie du vendredi-saint, le prédicateur officiel de la cour pontificale, le bien nommé Père Cantalamessa, s’empresse de ressortir un dique d'archive bien connu :  

     «  Nous devons faire en sorte que l’Eglise ne ressemble jamais à ce château compliqué et encombré décrit par Kafka, et que le message puisse sortir d’elle libre et joyeux comme lorsqu’il a commencé sa course. Nous savons quels sont les empêchements qui peuvent retenir le messager: les murs diviseurs, à commencer par ceux qui séparent les différentes églises chrétiennes entre elles, l’excès de bureaucratie, les restes d’apparats, lois et controverses passées, devenus désormais de simples détritus.  [ en italien, "i residui di cerimoniali", les restes des cérémoniaux].Il faut le courage d’abattre tout cela, et de ramener l’édifice à la simplicité et à la linéarité des origines. C’est la mission que reçut un jour un homme qui priait devant le crucifix de Saint Damien : « Va, François, et répare ma maison ».

    Et si on commençait alors par abolir l’esprit courtisan ?

    Carlota, la collaboratrice de notre consoeur du site « Benoît et moi »,  partage ici  la  perplexité de ceux qui s’efforcent de comprendre le nouveau pape et de l’accueillir sereinement (extraits) :

    « Je suis actuellement témoin de l’expression de beaucoup d’opinions contraires par rapport au nouveau pape François. Mais je crois que même en Argentine, il ne laissait personne indifférent. J’ai lu un article d’un curé de bidonville de Buenos Ayres parlant de son ex-évêque et qui disait : ou les gens le détestent ou ils l’adorent.

    Il est évident que chez les catholiques « non adultes » pour employer le langage de l’adversaire, il y a un énorme désarroi par rapport à l’élection du cardinal Jorge Bergoglio. J’ai même vu le rédacteur d’un blog hispanophone qui est tenu par un honnête homme dans le meilleur sens du terme, qui a pris l’attitude (que je respecte) très espagnole (catholique) de l’auto-flagellation morale : Si Benoît XVI (l’auteur de l’article l’aime beaucoup) est parti c’est que nous n’avons pas pendant son pontificat assez prié pour lui, c’est de notre faute, notre très grande faute…

    Il est évident que le Pape François n’a pas le même langage simple et lumineux que Benoît XVI, ni le même caractère et tempérament, et c’est tout à fait normal, ce sont deux hommes différents. Quelle surprise ! Par ailleurs la sur-représentation qui est faite de François pas les médias n’aide pas, pour ceux qui ont une sensibilité plus traditionnelle, à rester très sereins. Mais pourquoi attacher tant d’importance à ce que serait François avant de le voir agir, alors même que nous avons tant critiqué la présentation qui était faite de son prédécesseur par les médias ? Les journaux seraient-ils devenus objectifs et équilibrés au changement de pontificat ? Un miracle à faire enregistrer au Vatican !

    Je comprends néanmoins l’inquiétude de certains car leur reviennent à la mémoire toutes les injustices qu’ils ont subies à la grande époque des furieux (certains encore bien vivants) de l’esprit dit conciliaire (un esprit qui faisait bien mal écho à l’étymologie commune d’entente et conciliation) qui voulaient faire commencer l’Église aux années 1960, critiquant au mieux, effaçant au pire tout le reste (une attitude qui correspond bien aux habitudes des régimes totalitaires que certains avaient pour modèle en la personne idéalisée d’un certain Ernesto dit le Che pour sa façon très argentine de s’exprimer!). C’est comme si l’on avait voulu créer un homme nouveau de rien. Alors de penser que ce Pape François pourrait les priver, les catholiques de sensibilité plutôt d’avant le Concile, de tout ce que Benoît a tenté d’apporter, peut entraîner une angoisse qui exclut un minimum de rationalité pour n’être plus que sensations. Il ne faut pas, je crois céder, à cela. Il faut se rappeler combien notre bien aimé Pape désormais émérite nous a dit et redit, martelé même, mais avec une pointe de diamant et pas un marteau piqueur, la double nature de l’homme sans laquelle il n’est pas homme, la raison et la foi, le cœur et l’esprit….

    La suite ici : Le pape François et une chanson de Gardel

    A priori, nous pensons que ces craintes sont excessives et qu’une clarification pédagogique du fond dissipera, tôt ou tard, les premiers malentendus qui pointent. Le plus vite sera le mieux.

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    (*) Carlos Gardel, chanteur, compositeur de tango naturalisé argentin (1890 ?-1935)