De la Sélection du Jour (Philippe Oswald) :
MIGRANTS : UN TRAFIC PEU RISQUÉ ET TRÈS RÉMUNÉRATEUR
« La traite des humains générerait à l'échelle mondiale un profit de près de 32 milliards de dollars par an » selon Pierre Henry, directeur général de l'association Terre d'asile, interviewé le 8 août sur France Info (en lien ci-dessous). Peu de ces trafiquants sont arrêtés comme l’ont été dernièrement sept d’entre eux, à l’origine d’un vaste trafic d’êtres humains en France et en Espagne. Rien qu’en France, ils auraient fait entrer clandestinement 350 migrants africains.
Ces trafiquants de chair humaine sont assurés d’une excellente rentabilité : si le passage a coûté 10 000 euros, le migrant clandestin aura à rembourser 40 000 euros, en s’acquittant de sa dette à travers un certain nombre d'activités, de travail, de mendicité organisée, de prostitution. L’exploitation sexuelle est, avec le travail forcé, une des formes de l’esclavage de toujours (l'ONU estime que 84% des victimes de traite dans le monde sont des femmes). S’y ajoute cette autre forme d’esclavage, contemporaine celle-là, qu’est le prélèvement d’organes… Au regard de l’horreur des faits, le risque encouru sur le sol européen est très faible. Certes, le Code pénal français prévoit des peines de prison allant de 5 à 20 ans en cas de crime en bande organisée, mais pratiquement, les sanctions prononcées n’excèdent guère 3 ans de prison…rarement effectués.
Alors que les Européens sont accusés de manquer de générosité dans l’accueil des migrants et que la polémique s’installe sur l’alliance de fait entre les passeurs et les ONG qui affrètent des navires pour les secourir en mer, un constat s’impose : les critiques épargnent généralement les riches pays musulmans qui, tels les monarchies pétrolières du Golfe, sont totalement fermés à l’immigration « humanitaire ». Quant aux pays musulmans qui n’ont pas les moyens d’empêcher le passage de migrants sur leur sol, comme la Libye en proie à la guerre intestine, ils contribuent largement à leur exploitation dans des conditions effroyables, et à leur maltraitance incluant tortures et meurtres (« En Libye, nous les Blacks, on est des objets (…) Jamais je n'aurais imaginé que des musulmans puissent faire ça à d'autres musulmans » a confié au Nouvel Obs un des migrants secourus en mer par l’Ocean Viking affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières). Dans d’autres régions du globe, par exemple en Amérique latine, les régimes responsables de l’exode massif de leur population comme le socialisme collectiviste de Maduro au Venezuela (plus de deux millions de Vénézuéliens ont fui le pays depuis 2015 selon les Nations-Unies), sont eux aussi moins ciblés par nos médias que les pays qui mettent en place des mesures pour empêcher l’afflux de migrants sur leur sol, en particulier l’Amérique de Trump.


La Foi prise au mot s'intéresse ici aux pratiques de dévotion. Ce mot un peu savant cache des activités bien connues : ce sont ces petits gestes tout simples que vous réalisez peut-être quotidiennement : dire un chapelet, embrasser une relique, allumer un cierge devant une statue, faire un voeu à la Sainte-Vierge ou encore porter un scapulaire. Pendant longtemps encouragées par l'Église, on les trouvait il y a quelques années démodées et, pour tout dire, un peu superstitieuses. Mais voici qu´elles reviennent en force. Pourquoi ce retour en grâce ? Que faut-il en penser ? Sont-elles obligatoires pour être chrétien ? Voici les questions que Régis Burnet pose à ses deux invités, Don Paul Denizot, recteur du sanctuaire de Montligeon, et le père Gilles Drouin, directeur de l'Institut supérieur de liturgie de l'Institut catholique de Paris, et auteur de Liturgie de pèlerinage et piété populaire (Salvator).
A-t-on suffisamment d´informations fiables pour contenter ceux qui ne jurent que par les données historiques, et suffisamment d´audace pour braver le politiquement correct, et se risquer à affronter les opinions des croyants ? La foi prise au mot vous propose un dialogue exceptionnel entre deux auteurs, qui ont écrit une Vie de Jésus. 150 ans après la fameuse vie de Jésus d´Ernest Renan qui fit tellement scandale, mais que tout le monde a lu, pourquoi ont-ils pris la plume pour tenter de raconter la biographie du fondateur du christianisme ? Quel est leur rapport à l´histoire ? Qu´ont-ils fait du regard des croyants ? Quelles difficultés ont-ils rencontrées, mais aussi quelles belles surprises les ont attendus dans cette quête ? Telles sont les questions que nous vous proposons d´évoquer avec les deux invités de Régis Burnet : Daniel Marguerat, exégète et bibliste, professeur émérite de théologie protestante de l'université de Lausanne, et Jean-Christian Petitfils, écrivain et historien.


