L'agence Belga nous informe d'une hausse importante des débaptisations en Flandre où elle atteint des taux records à Anvers "où le chiffre est passé de 139 en 2009... à 2.136 en 2010".
Sans approfondir ici la question de fond, à savoir que le caractère sacramentel reçu au baptême ne peut être biffé de la sorte, il faut bien constater que le mal fait à l'Eglise par les prêtres pédophiles est tangible et que le nombre d'apostasies en témoigne. La Flandre semble avoir été plus touchée que le reste du pays par les affaires d'abus sexuels.
Il est paradoxal que les médias imputent au style du nouvel archevêque la responsabilité de ce phénomène alors que le scandale provoqué par les aveux de Mgr Vangheluwe a profondément ébranlé l'opinion publique.
Le nationalisme flamand s'accomode sans doute mal de la présence d'un archevêque issu du sud du pays mais les dérives progressistes en Flandre ont également produit leurs fruits aux saveurs discutables. Par ailleurs, le christianisme très sociologique de la Flandre est fragilisé par le climat matérialiste et consumériste d'une région enivrée par ses succès économiques. Ces tendances se traduisent également par le délitement de la famille et par un très faible taux de natalité qui entraîne un vieillissement inquiétant de sa population.
Les militants de la laïcité ne manquent évidemment pas d'exploiter cette situation en stimulant les candidats à l'apostasie à effectuer les démarches pour demander leur "débaptisation". Les chiffres augmenteront sans doute encore avec les campagnes médiatiques cathophobes récurrentes: de nombreuses personnes désarçonnées oscillant entre indifférence, frustration et indignation, sont autant de futurs apostats en puissance...
Il faudra du temps, beaucoup de temps, et encore davantage de foi, pour effacer les traces des scandales qui ont éclaté ces derniers temps et pour rendre à l'Eglise tout son dynamisme évangélisateur.
"N'hésitons pas à demander à Dieu les choses même les plus difficiles, telles que la conversion de grands pécheurs, de peuples entiers. Demandons-les lui, même d'autant plus qu'elles sont plus difficiles, avec la foi que Dieu nous aime passionnément et que plus un don est grand plus celui qui aime passionnément aime à le faire ; mais demandons avec foi, avec insistance, constance, avec amour, avec bonne volonté. Et soyons sûrs que si nous demandons ainsi et avec assez de constance, nous serons exaucés, en recevant la grâce demandée ou une meilleure. Demandons donc hardiment à notre Seigneur les choses les plus impossibles à obtenir, quand elles sont pour sa gloire, et soyons sûrs que son Cœur nous les accordera d'autant plus qu'elles semblent humainement plus impossibles : car donner l'impossible à ce qu'il aime est doux à son Cœur, et combien ne nous aime-t-il pas ?" 
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