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Islam - Page 89

  • Pourquoi on brûle des églises en Egypte

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    Du Figaro via Riposte Séfarade :

    Pourquoi brûle-t-on des églises en Égypte?

    En «représailles» à l’action de l’armée pour les déloger par la force de leurs sit-in au centre du Caire, les Frères musulmans s’en sont pris aux chrétiens d’Égypte, une communauté remontant au Ier siècle et à saint Marc. L’islam n’est arrivé sur les bords du Nil qu’à la fin du VIIe siècle, à la faveur des invasions arabes. Jusqu’au Moyen Âge, les coptes restèrent majoritaires en Égypte. Mais, notamment pour ne pas payer l’impôt réservé aux dhimmis (gens du Livre, protégés mais ne jouissant pas de l’égalité juridique), de nombreux chrétiens se convertirent et c’est ainsi que l’islam devint la religion majoritaire en Égypte. En brûlant des églises, des librairies et des couvents chrétiens à travers l’ensemble du pays, les Frères musulmans ont montré leur vrai visage. Un fanatique a même assassiné dans la rue une petite fille de dix ans, qui revenait du catéchisme, une bible sous le bras. Le scénario est toujours le même avec les islamistes dans le monde arabo-musulman. Quand ils sont confrontés à une force qui les dépasse, ils se vengent contre la minorité chrétienne, même si cette dernière n’est en rien responsable de leurs vicissitudes. On a vu le cas en Irak, en Palestine, au Pakistan, au Nigeria, etc.

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  • Lire les évènements d'Egypte avec Benoît XVI pour guide

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    C'est ce que propose Sandro Magister :

    Au Caire le discours de Ratisbonne retrouve son actualité

    Jamais aucun pape avant Benoît XVI n'avait fait preuve d'autant de clarté et de courage dans la mise en évidence des racines de la violence dans l'islam. Après non plus. Deux lectures indispensables pour décrypter la crise égyptienne 

    ROME, le 20 août 2013 – En l’espace de quelques jours, c’est par dizaines que des églises, des couvents, des logements de chrétiens ont été pris d’assaut ou incendiés en Égypte. Une tragédie dans la tragédie, après le coup d’état qui a plongé le pays du Nil dans une guerre civile qui a fait des centaines, si ce n’est des milliers, de victimes.

    Toutefois "L'Osservatore Romano" du 18 août, qui a mentionné les nombreux appels à la cessation des violences, n’est pas parvenu à en citer un seul qui provienne du monde musulman.

    Ce silence public des guides spirituels musulmans n’est pas surprenant. Il accompagne presque tous les actes de violence politique auxquels participent des musulmans, dans une région du globe ou une autre.

    C’est un silence qui ne s’explique pas uniquement par des calculs d’opportunité ou par la crainte de mesures de rétorsion. Ni par le seul fait qu’aujourd’hui, en Égypte, le principal conflit oppose deux factions musulmanes qui sont l’une comme l’autre bien décidées à mettre en œuvre par la force les préceptes de l'islam : parce que non seulement les Frères Musulmans du président déposé Mohamed Morsi conçoivent la lutte politique comme un jihad, comme une guerre sainte, mais c’est également le cas de leur adversaire Abdel Fattah Al Sisi, le général qui a été mis à la tête des forces armées par ce même Morsi qui le considérait comme le plus fidèle de tous les islamistes.

    Pour retrouver la racine ultime du silence des guides spirituels musulmans face à l’explosion de la violence d’inspiration musulmane, il suffit de faire quelque chose de simple. Il suffit de relire les premiers paragraphes du discours prononcé par Benoît XVI le 12 septembre 2006 dans le grand amphithéâtre de l'université de Ratisbonne.

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  • Rimsha et Asia : rien de nouveau sous le soleil pakistanais

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    C'est ce qu'on peut conclure à la lecture de ceci, sur RFI

    Affaire Rimsha Masih : l'imam qui l'accusait à tort de blasphème acquitté

    Au Pakistan, l’histoire de Rimsha, une jeune chrétienne accusée à tort d’avoir brûlé un Coran avait bénéficié l’an dernier d’un retentissement international. Cette affaire connaît en ce dimanche 18 août 2013 son épilogue. L’imam qui l’avait mise en cause –avant de se retrouver lui-même incriminé –vient en effet d’être acquitté par la justice pakistanaise.

    L’imam Khalid Chishtiest est libre. L’homme à l’origine de l’affaire Rimsha Masih a été acquitté ce week-end par un tribunal d’Islamabad. Face à la cour, la majorité des témoins sont en effet revenus sur leurs déclarations.

    L’an dernier, ce religieux avait été mis en cause pour avoir lui-même incendié des pages du Coran afin de faire accuser la jeune chrétienne. Originaire d’un bidonville de la capitale pakistanaise, Rimsha, 14 ans à l’époque, avait passé trois semaines en prison avant d’être libérée. Menacés dans leur propre pays, la jeune fille intellectuellement déficiente et sa famille vivent désormais au Canada où elles ont trouvé asile.

    ... quant à Asia Bibi :

    Symbole de la loi sur le blasphème, la chrétienne Asia Bibi est en prison depuis 2009. Entre-temps, elle a été condamnée à la peine de mort. Au départ de l’affaire, des voisines lui avaient reproché d’avoir manqué de respect au prophète Mahomet.

  • Egypte : vous avez dit "heurts interconfessionnels" ? Dites "pogroms" !

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    Sur le blog "Nystagmus" : "Heurts interconfessionnels", mode d'emploi, un billet d'humeur des plus opportuns dont voici un extrait significatif :

    (...) j'avoue que les termes de "représailles" et de "heurts interconfessionnels" décrivant dans la presse ce qui se passe aujourd'hui pour les coptes au pays des Pharaons commence à me chauffer un peu la cochlée. "Représailles", ça veut dire quoi? Ça veut dire : tu m'as pris un oeil, je t'en prends un. Tu as fait quelque chose de répréhensible, je te rends la pareille.

    "Heurts interconfessionnels", ou son avatar "violences interreligieuses", ça évoque quoi? Ça évoque deux milices de religion différente, pareillement armées, jouant dramatiquement à qui pisse le plus loin sans qu'on puisse vraiment dire qui a commencé ni qui a raison. Ça sous-entend que chacune des deux communautés a fait du mal à l'autre. Le pékin lambda, quand il entend parler de "heurts interconfessionnels", éteint sa télé en se disant que, décidément, les religions elles font rien qu'à se battre tout le temps, et que tout le monde l'a un peu cherché. Fermez le ban.

    Oui mais non. Ce qui se passe aujourd'hui en Egypte, ce ne sont pas des "représailles", ce ne sont pas des "heurts interconfessionnels", ce sont des pogroms - et je salue, une fois n'est pas coutume, Rue 89 de l'avoir dit tel quel... bien qu'entre guillemets. Entre 25 (estimation basse par l'ONG Initiative égyptienne pour les droits de la personne) et plus probablement une soixantaine (liste visible sur le Blog Copte) d'églises attaquées, brûlées dans tout le pays. Le pape des coptes, Tawadros II, menacé de mort, bien qu'il ait supplié ses ouailles de ne pas répondre à la violence - ce qu'elles ont fait.

    Des dizaines de commerces appartenant à des coptes saccagés, leurs propriétaires battus. Des écoles chrétiennes détruites. Des enfants tués.

    L'Egypte n'a pas le monopole de la pudeur journalistique. Partout où des gens se font tuer pour nulle autre raison que d'être chrétiens, le refrain du virus des "violences interreligieuses" revient. Au Pakistan. Au Nigeria. Si les chrétiens ne sont pas les seules victimes de cette étrange épidémie (les Rohingyas musulmans de Birmanie peuvent en témoigner, eux qui se font atomiser par des bouddhistes), ils sont très largement représentés.

    La vérité est qu'aujourd'hui, en Egypte, les chrétiens se font éliminer de façon ouvertement planifiée par les islamistes, même si certains musulmans ont le courage de leur porter secours.

    Ce n'est pas le dire qui est criminel, c'est de le taire.

  • Egypte : la minorité copte est prise pour cible

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    La RTBF ne fait pas l'impasse sur la situation des Coptes d'Egypte :

    Crise égyptienne: terreur de la minorité copte, prise pour cible

    Les chrétiens d'Egypte ont payé cher les violences de mercredi. Ils ont été pris pour cible. Une dizaine d'églises coptes ont été incendiées dans le pays. Des commerçants coptes ont été battus. Les chrétiens d'Egypte, qui forment a peu près 10% de la population, ont rejoint très tôt les rangs des opposants au président islamiste, Mohammed Morsi.

    La semaine dernière, des graffitis menaçants avaient sali les murs des églises égyptiennes, promettant le feu, promettant l'enfer aux chrétiens.

    Ce feu a dévoré mercredi des églises au centre de l'Egypte, provoquant la terreur de la minorité copte.

    Il y a un an, cette minorité avait été choquée par l'arrivée au pouvoir des islamistes. Puis épouvantée par la tournure des événements. Les coptes en avaient donc naturellement appelé à l'armée pour déposer Mohamed Morsi.

    Cette armée pourtant, six mois après la chute d'Hosni Moubarak, avait elle-même envoyé ses chars pour réprimer une manifestation de chrétiens, écrasant 26 personnes. Un drame pour une communauté qui déjà, à l'époque de l'ancien régime, avait été victime des violences islamistes, mais aussi de l'appareil sécuritaire qui avait parfois orchestré ou manipulé ces violences, pour justifier le maintien de la répression.

    Aujourd'hui, une fois encore, les coptes se retrouvent donc les premières victimes d'un bras de fer qui fait d'eux les éternelles cibles, prises entre le marteau et l'enclume.

    C. Guibal

    voir également : 

    http://www.afriquinfos.com/articles/2013/8/16/eglises-coptes-incendiees-egypte-228821.asp

    http://www.lalibre.be/actu/international/les-chretiens-d-egypte-pris-pour-cible-520cd91a3570fb19a88e3857

    http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/28701747

  • Sept églises et un collège catholique attaqués en Egypte

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    Nous lisons ICI :

    ... des informations qui viennent d’être publiées sur le site américain Weaselzippers.us, affirment que ce sont sept églises coptes qui ont été attaquées de ce jour, certaines incendiées dont la cathédrale copte de Sohag : elle avait été protégée hier par une chaîne de musulmans contre toute attaque venant des Frères Musulmans, mais le cordon n’ayant pas été poursuivi ce matin, la cathédrale a été la proie des flammes. Une autre église a été incendiée à Suez ainsi que le collège Catholic Franciscan… 

  • L'Eglise copte égyptienne sous la menace

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    De Radio Vatican :

    Menaces contre l'Eglise copte orthodoxe égyptienne

    En Egypte, les menaces se multiplient à l’encontre de l’Eglise copte orthodoxe. Les partisans des Frères musulmans les accusent de jouer le jeu de l’armée qui a destitué le président Morsi. Selon l’agence vaticane Fides, le nom du patriarche Tawadros II figure sur une liste de personnes à assassiner, retrouvée mercredi dans une mosquée du Caire. Début juillet, le patriarche a été contraint de suspendre, pour des raisons de sécurité, les catéchèses publiques qu’il donnait chaque semaine. 

    A Assiout, ces jours derniers, 10 000 militants islamistes ont défilé en pleine nuit dans les rues du quartier chrétien, scandant des slogans hostiles aux chrétiens et recouvrant les murs d’insultes comme « Tawadros est un chien ». Des croix ont été peintes en rouge sur les magasins appartenant à des coptes. Selon l’agence de presse AP, le sud de l’Egypte est le théâtre d’une campagne de haine antichrétienne visant à convaincre la population que la minorité copte est en partie responsable de la destitution du président Morsi. Les églises ont supprimé les offices de l’après-midi et des familles chrétiennes aisées ont choisi de quitter la région. 

    D’autres attaques antichrétiennes ont été signalées à Minya, au sud du Caire tandis que des menaces ont été taguées sur les murs de la cathédrale Saint-Marc du Caire. On peut y lire que l’Egypte restera musulmane. Mercredi, seize organisations de défense des droits de l’homme ont demandé aux autorités de renforcer la protection des chrétiens qui vivent dans la terreur. Cela fait longtemps que la minorité chrétienne est discriminée en Egypte ; mais aujourd’hui elle est victime d’une véritable persécution. Ce climat de violences n’a pas empêché Tawadros II d’envoyer un message de félicitations aux musulmans d’Egypte et du monde entier à l’occasion de la fin du Ramadan.

  • Syrie : les deux évêques enlevés seraient détenus en Turquie mais on est sans nouvelles du père Dall'Oglio

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    Lu sur Orthodoxie.com :

    Selon une information reprise par Sedmitza (sources: InSerbiaAl Alam), les deux évêques enlevés en Syrie seraient détenus en Turquie par des groupes associés au Conseil national syrien (opposition à Istanbul) et aux Frères musulmans.

    http://www.orthodoxie.com/actualites/les-deux-eveques-enleves-en-syrie-seraient-detenus-en-turquie/#sthash.DMq2Ox1l.dpuf

    Quant aux jésuites, selon l'Osservatore Romano

    «Une inquiétude profonde»: tel est le sentiment exprimé par les jésuites du Moyen-Orient à propos des conditions difficiles dans lesquelles se trouvent plusieurs confrères concernés par la guerre en Syrie. Dans un communiqué, qui a été publié par l’agence Fides, il est fait référence au sort du père Paolo Dall’Oglio, le jésuite qui a disparu ces jours derniers dans le nord de la Syrie et dont on est encore sans nouvelle, du père Frans van der Lugt et des personnes qui vivent avec lui dans la résidence des jésuites de Boustan Diwan, située dans le centre de la ville de Homs où plusieurs milliers de personnes sont restées bloquées à cause des opérations militaires. Dans le  communiqué, signé par le provincial Victor Assouad, sont en outre exprimés des sentiments de gratitude pour tous ceux qui ont manifesté leur soutien, leur proximité et leur aide. Le provincial remercie en particulier toutes les personnes  qui se préoccupent pour le sort du père Dall’Oglio et également  «toutes les instances et les autorités qui se mobilisent pour sa recherche», en souhaitant que «l’on mette rapidement fin à cette épreuve» et que «père Paolo puisse retrouver ses proches au plus vite». Le père Assouad lance en outre un appel afin que soient mises en œuvre des interventions pour garantir la sécurité des jésuites  qui vivent dans la résidence de Boustan Diwan et de toutes les autres personnes qui sont accueillies ou qui vivent dans la zone. Le provinciale demande qu’aucun effort ne soit épargné pour protéger leur vie.

  • Egypte : multiplication des attaques contre les chrétiens

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    Sur le blog copte

    Égypte : Les coptes pris dans la toumente

    Égypte : Les coptes pris dans la toumente

    Depuis le coup de force de l’armée qui a chassé du pouvoir Mohamed Morsi, les attaques contre la communauté chrétienne se multiplient. Car certains extrémistes musulmans désignent les coptes comme responsables de la chute de l’ex-président. Des vendeurs de mangues ...

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    Des Pro-Morsi encerclent des églises dans le Sud de l’Égypte et y plantent le drapeau d’Al-Qaïda

    Des Pro-Morsi encerclent des églises dans le Sud de l’Égypte et y plantent le drapeau d’Al-Qaïda

    Des centaines de partisans du président déchu Mohamed Morsi se sont rassemblés samedi soir devant l’église Saint Georges à Sohag, une ville de 140 000 habitants au sud d’Assiout, et dont l’évêque Anba Pakhoum en est responsable. 19 heures, heure ...

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    Des partisans de Morsi détruisent une église copte au village de Rida à Menya

    Des partisans de Morsi détruisent une église copte au village de Rida à Menya

    Des dizaines de partisans du président destitué Mohamed Morsi ont attaqué une église au village Rida à Menya et ont détruit sa façade. Ils ont lancé des pierres contre les maisons des coptes et ouvert le feu en leur direction, ...

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    Voir également : L'avenir incertain des coptes (sur le site de l'Oeuvre d'Orient)
  • Fin du ramadan : un message du pape François

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    MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS AUX MUSULMANS PARTOUT DANS LE MONDE POUR LA FIN DU RAMADAN ('ID AL-FITR)

    Aux musulmans partout dans le monde

    C’est pour moi un grand plaisir de vous saluer alors que vous célébrez ‘Id al- Fitr’ concluant ainsi le mois de Ramadan, consacré principalement au jeûne, à la prière et à l’aumône.

    Il est désormais de tradition qu’en cette occasion le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux vous adresse un Message de vœux, accompagné d’un thème en vue d’une réflexion commune. Cette année, la première de mon Pontificat, j’ai décidé de signer moi-même ce Message traditionnel et de vous l’envoyer, chers amis, comme expression d’estime et d’amitié envers tous les musulmans, spécialement envers leurs chefs religieux.

    Comme vous le savez, lorsque les cardinaux m’ont élu Évêque de Rome et Pasteur universel de l’Eglise catholique, j’ai choisi le nom de « François », un saint très célèbre qui a si profondément aimé Dieu et chaque être humain au point d’être appelé le «Frère universel». Il a aimé, aidé et servi les nécessiteux, les malades et les pauvres ; en outre il a eu un grand souci de la sauvegarde de la création.

    Je suis conscient que les dimensions de la famille et de la société sont particulièrement importantes pour les musulmans pendant cette période, et il vaut la peine de noter qu’il y a des parallèles avec la foi et la pratique chrétiennes dans chacun de ces domaines.

    Cette année, le thème sur lequel je voudrais réfléchir avec vous et également avec tous ceux qui liront ce message, c’est un thème qui concerne à la fois musulmans et chrétiens : il s’agit de la promotion du respect mutuel à travers l'éducation.(*)

    Le thème de cette année entend souligner l’importance de l’éducation en fonction de la manière où nous nous comprenons les uns les autres sur la base du respect mutuel. «Respect» signifie une attitude de gentillesse envers les personnes  pour lesquelles nous avons de la considération et de l’estime. «Mutuel» exprime un processus qui, loin d’être à sens unique, implique un partage des deux côtés.

    Ce que nous sommes appelés à respecter dans chaque personne, c’est tout d’abord sa vie, son intégrité physique, sa dignité avec les droits qui en découlent, sa réputation, son patrimoine, son identité ethnique et culturelle, ses idées et ses choix politiques. C’est pourquoi nous sommes appelés à penser, à parler et à écrire de manière respectueuse de l’autre, non seulement en sa présence, mais toujours et partout, en évitant la critique injustifiée ou diffamatoire. À cette fin, la famille, l’école, l’enseignement religieux et toutes les formes de communications médiatiques jouent un rôle déterminant.

    Pour en venir maintenant au respect mutuel dans les relations interreligieuses, notamment entre chrétiens et musulmans, ce que nous sommes appelés à respecter c’est la religion de l’autre, ses enseignements, ses symboles et ses valeurs. C’est pour cela que l’on réservera un respect particulier aux chefs religieux et aux lieux de culte. Quelles-sont douloureuses ces attaques perpétrées contre l’un ou l’autre de ceux-ci!

    Il est clair que, quand nous montrons du respect pour la religion de l’autre ou lorsque nous lui offrons nos vœux à l’occasion d’une fête religieuse, nous cherchons simplement à partager sa joie sans qu’il s’agisse pour autant de faire référence au contenu de ses convictions religieuses.

    En ce qui concerne l’éducation des jeunes musulmans et chrétiens, nous devons encourager nos jeunes à penser et à parler de manière respectueuse des autres religions et de ceux qui les pratiquent en évitant de ridiculiser ou de dénigrer leurs convictions et leurs rites.

    Nous savons tous que le respect mutuel est fondamental dans toute relation humaine, spécialement entre ceux qui professent une croyance religieuse. C’est n’est qu’ainsi que peut croître une amitié durable et sincère.

    Recevant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, le 22 mars 2013, j’ai affirmé : « On ne peut vivre des liens véritables avec Dieu en ignorant les autres. Pour cela, il est important d’intensifier le dialogue entre les différentes religions, je pense surtout au dialogue avec l’islam, et j’ai beaucoup apprécié la présence, durant la messe du début de mon ministère, de nombreuses autorités civiles et religieuses du monde islamique ». Par ces mots, j’ai voulu souligner encore une fois la grande importance du dialogue et de la coopération entre croyants, en particulier entre chrétiens et musulmans, ainsi que la nécessite de renforcer cette coopération.

    C’est avec ces sentiments que je réitère l’espoir que tous les chrétiens et les musulmans soient de véritables promoteurs du respect mutuel et de l’amitié, en particulier à travers l’éducation.

    Je vous adresse, enfin, mes vœux priants pour que vos vies puissent glorifier le Très-Haut et apporter la joie autour de vous.

    Bonne fête à vous tous ! 

    Du Vatican, le 10 juillet 2013

    FRANÇOIS

    (les gras et les soulignés sont de belgicatho)

  • Wallonie, année 2060

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    Une anticipation de notre ami Jean-Pierre Snyers :

    Wallonie, année 2060 

    Tout va très bien à bord du navire ! La Belgique n'existe plus depuis belle lurette et la monarchie non plus. Grâce à une coalition « rouge-verte », le taux de chômage avoisine les 40 % et la criminalité juvénile est en net recul. Celle-ci n'est plus que de 35 %, alors que du temps de Caïn et Abel elle était de 50 %. Dans les familles, tout va très bien aussi. Le divorce a pratiquement disparu, vu qu'on ne se marie plus. Seuls les homosexuels passent encore devant le Bourgmestre et adoptent beaucoup d'enfants. Quant à la  drogue, elle est depuis longtemps légalisée. Par contre, le tabac est interdit. L'Islam est devenue la première religion du pays et les églises ont été transformées en mosquées ou en discothèques. Dans nos prisons, les opposants au régime sont légion. L'âge de la majorité sexuelle ayant été rabaissée au berceau, les pédophiles n'y sont plus et il y a de la place pour les ringards. Dans les écoles, les profs ont des gilets pare-balles. C'est un peu chaud l'été, mais à la longue, on s'y fait. A l'étranger, même topo. Comme que le Vatican a été racheté par l'Arabie Saoudite, le pape Jean-Paul IV habite le sous-sol d'un HLM où il célèbre la Messe en complet veston. Vous voyez, pas de quoi se tracasser pour l'avenir. Que du bonheur en prévision ! Et dire qu'il y a des cinglés pour regretter le « bon vieux temps ! »...

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.com