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Islam - Page 92

  • Niger : l'Eglise catholique face à la montée de l'islamisme

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    Lu sur Le Salon Beige :

    L’Église catholique au Niger craint la montée de l'islamisme

    "L’hostilité rampante contre la petite minorité chrétienne du Niger – un pays multiethnique très pauvre de près de 16 millions d’habitants, enclavé au cœur de l’Afrique occidentale – est récente. « C’est le fait de groupes islamistes qui se sont développés ces dernières années, pas de la majorité musulmane traditionnelle, à l’islam plutôt tolérant », confie Roberto Simona, responsable pour la Suisse romande et italienne de l’Aide à l’Église en détresse (AED) (...)

    Les premières communautés catholiques dans ce pays peuplé à 98 % de musulmans ont été créées par des fidèles venant des pays limitrophes. Mais ces chrétiens – 22 000 catholiques aujourd’hui –, bien qu’installés parfois depuis plusieurs générations, sont encore souvent considérés comme des étrangers (...)

    Le 14 septembre dernier, des fanatiques musulmans ont ainsi incendié l’église catholique de Zinder, sous le prétexte du lancement sur Internet du film L’innocence des musulmans, un pamphlet anti-islamique produit aux États-Unis. Les manifestants ont défoncé la porte de l’église, qu’ils ont complètement saccagée. Les livres liturgiques ont été brûlés, les objets cultuels de valeur emportés ou détériorés, le tabernacle profané, la statue de la Vierge brisée…

    À Maradi (sud), et dans d’autres chefs-lieux, les communautés chrétiennes vivent dans la peur. « C’est une situation nouvelle, témoigne un prêtre qui a été victime d’une agression. Il y a un an, on vivait ici encore dans la tolérance réciproque. Il arrive ainsi que, pendant la messe, l’église soit attaquée à coups de pierres ou que la célébration soit interrompue à cause de fanatiques qui, à l’aide de haut-parleurs, lisent le Coran sur la place de l’église. C’est une haine contre les chrétiens qui ne s’explique pas. Lors d’une rencontre exceptionnelle avec un converti, ce dernier m’a affirmé qu’il avait haï parce qu’on lui avait dit de haïr ! »"

  • Magdi Allam quitte l'Eglise catholique

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    C’est ce que signale Natalia Trouiller dans une “matinale” parue ce jour sur le site de l’hebdomadaire “La Vie”

    “ Sa conversion avait été un événement public: en 2008, lors de la veillée pascale, le journaliste égyptien Magdi Allam avait été baptisé par Benoît XVI. Cinq ans après, c'est tout aussi publiquement que le journaliste de 60 ans tourne le dos à la religion catholique. S'il dit "continuer de croire en Jésus et être fier de s'identifier au christianisme comme à la culture qui mène plus que tout autre l'homme à Dieu", Magdi Allam regrette dans un billet paru dans le journal italien Il Giornale hier la "naïveté" de l'Eglise catholique face à l'islam et la "folie suicidaire" du dialogue interreligieux. Très critique envers l'islam depuis avant sa conversion, Magdi Allam avait contraint le directeur de la salle de presse du Vatican à prendre ses distances avec ses dires dès 2008: "L'enregistrement d'un nouveau croyant dans l'Église ne signifie pas s'approprier ses idées et positions. Allam a le droit d'exprimer des opinions personnelles sans qu'elles soient en aucune manière l'expression officielle des positions du Pape ou du Saint-Siège ”.

    Ici: Magdi Allam quitte l'Eglise catholique

    Identité et dialogue: un mariage difficile. Benoît XVI a écrit sur ce sujet, comme sur tant d’autres, des réflexions claires et incisives qui mériteraient d’être  relues et méditées. Sauf erreur, on les a rassemblées dans un petit ouvrage intitulé “Foi, vérité, tolérance ». Très loin de l’humanisme à l’eau de rose conciliaire. 

  • La théologie politique chrétienne interpellée par l'islam

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    Au Collège des Bernardins, dans le cadre du Séminaire de dialogue méditerranéen sur la modernité et le religieux dirigé par Jacques Huntzinger, ancien Ambassadeur de France, la séance du 18 mars 2013 avait pour thème Théologies et action commune chez les chrétiens et les musulmans.

    Abdou Filali-Ansary a présenté son analyse sur la réforme de l'islam et Antoine Fleyfel sur la théologie politique contextuelle libanaise. Denis Sureau était chargé de présenter la théologie politique chrétienne. Il remarquait notamment dans son introduction :

    Il m'arrive fréquemment d'entendre des propos de ce genre :

    « L'islam est intrinsèquement totalitaire dans la mesure où il n'a pas appris à séparer la politique et la religion.

    Sa vision de la société orientée tout entière vers le culte de Dieu est incompatible avec la démocratie.

    Sa communauté des croyants qui transcende les appartenances nationales est une menace pour les États. »

    En entendant ce type de discours, surtout lorsqu'il est tenu par des frères chrétiens, je me sens assez mal à l'aise. Je n'ai pas la compétence nécessaire pour juger si ces accusations sont reprochées à juste titre ou non à l'islam. J'ignore si l'islam « mélange » la religion et la politique, comme les journalistes l'affirment habituellement.

    Mais de mon point de vue, qui est celui d'un catholique, je constate qu'il suffit aux adversaires de l’Église de remplacer le mot islam par celui de christianisme, pour obtenir une sentence de condamnation assez comparable.

    Que faut-il en penser ?

    Dans cet exposé, je m'applique à montrer :

    • Premièrement qu'une saine théologie politique chrétienne ne saurait séparer la politique et la religion.
    • Deuxièmement, que Dieu est le bien commun de la société.
    • Troisièmement, que la communauté des croyants qui s'appelle l’Église, doit être distinguée du pouvoir politique."

    Le texte complet de cette conférence  : Theologie-politique-chretienne.pdf

  • Royaume-Uni : le prince Charles va-t-il se convertir à l'Islam ?

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    Nous lisons sur le site musulman Saphir.news.com :

    Le prince Charles bientôt converti à l'islam ?

    Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, et son épouse Camilla Parker Bowles sont actuellement en visite au Moyen-Orient. 

    L'occasion pour Camilla de parler de l'intérêt que porte son mari pour l'islam, rapporte des magazines people britanniques. Le prince, qui a commencé à apprendre l'arabe, désirerait se familiariser avec le Coran, aurait déclaré son épouse. 

    Selon la presse, cette déclaration a surtout pour but d'attirer l'attention sur elle et son couple au détriment de Kate Middleton, dont la grossesse fait les belles heures des paparazzis. Cette dernière, très attachée au christianisme, n'aurait d'ailleurs pas apprécié et considérerait que Camilla veut encore embarrasser la famille royale. 

    Il faut dire que ses propos alimentent une nouvelle fois la rumeur autour d'une probable conversion du prince héritier à l'islam alors que son statut ne l'y autorise pas car la famille royale dirige l'Eglise anglicane. Toutefois, son intérêt pour l'islam perdure visiblement

    Après une visite en Jordanie puis au Qatar, le couple est arrivé, vendredi 15 mars, en Arabie Saoudite, non sans controverse, deux jours après l'exécution de sept jeunes hommes condamnés à mort

    Dans le royaume saoudien, le prince Charles a pu s'entretenir avec le prince héritier saoudien, Salman ben Abdel Aziz, ainsi qu'avec le prince Al-Walid ben Talal. Il a également eu, dimanche 17 mars, un entretien à Jeddah, à l'ouest du pays au siège de l'Organisation de coopération islamique (OCI)

    Le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, a évoqué avec le prince Charles « les programmes et les activités de l'OCI en faveur du développement agricole, de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la désertification », selon un communiqué de l'organisation. 

    Quant à Camilla, la duchesse de Cornouailles, elle a pu aller à la rencontre des 30 femmes entrées récemment au Parlement saoudien

    Leur tournée au Golfe s'achèvera au sultanat d'Oman. 
  • Le pogrom des chrétiens de Lahore

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    Source : EDA - MEP

    Incendie du ghetto chrétien de Lahore : la police accusée d’avoir « laissé faire »

    Après l’invalidation lundi 11 mars par la Cour Suprême du Pakistan du rapport de la police du Pendjab sur l’incendie du quartier chrétien de Lahore par les islamistes, c’est au tour du Sénat et du Parlement de critiquer « les graves manquements » des forces de l’ordre dans l’affaire de Badami Bagh, tandis que chrétiens et musulmans s’unissent aux ONG pour demander l’abrogation de la loi anti-blasphème à l’origine du drame.

    Partout dans le pays, les manifestations de soutien aux chrétiens de Lahore se multiplient. Lundi 11 mars toutes les écoles tenues par les Eglises (catholiques comme protestantes) étaient fermées en signe de protestation. Les manifestations qui ont commencé le soir même de l’émeute, se poursuivent encore aujourd’hui dans presque toutes les villes importantes du Pakistan. Signe d’une indignation générale, elles réunissent côte à côte militants des droits de l’homme, responsables chrétiens et religieux musulmans, dans une même demande de « protection des minorités ».

    Trois jours après les faits, le bilan de l’attaque du ghetto chrétien le 9 mars dernier par une foule d’islamistes, a été revu à la hausse : près de 400 familles sans abri, des centaines de blessés, plus de 200 maisons brûlées, tous les véhicules incendiés, sans compter une vingtaine de boutiques, deux églises avec une chapelle et une école attenantes dont tout le matériel a disparu dans les flammes.On sait maintenant qu’il y a eu deux attaques successives de la Joseph Colony, l’un des quartiers chrétiens de Lahore situé à Badami Bagh. La police locale affirmait que l’émeute avait été déclenchée par les propos blasphématoires d’un chrétien du quartier, Sawan Masih, agent d’entretien, âgé d’une trentaine d’années. Dans la soirée de mercredi (ou mardi selon les sources), il se serait disputé avec un certain Shahid Imran, un barbier musulman, alors qu’ils étaient ivres tous les deux, et aurait tenu des propos « offensants » au sujet du prophète Mahomet, conduisant Shahid Imran à porter plainte contre lui au titre de l’article 295 C (loi anti-blasphème) (1).

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  • Cauchemar pour les chrétiens de Lahore

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    De Daniel Hamiche

    Un quartier chrétien mis à feu et à sang par des musulmans à Lahore

    L’épouvante ce matin dans un quartier chrétien de Lahore, la Joseph Colony… Une foule importante de musulman pakistanais l’a attaqué, pillant les habitations en incendiant une centaine et laissant au mois trente-cinq blessés sur le carreau. À l’origine de cette nouvelle poussée de haine furieuse, une altercation non éclaircie hier après-midi entre un jeune chrétien Sawan Masih, 26 ans, et un coiffeur musulman Imran Shahid dans l’échoppe duquel il était entré pour se faire couper les cheveux. Pour Sawan Masih le coiffeur aurait refusé de le servir au motif qu’il était chrétien et aurait proféré des exécrations contre le christianisme. Pour le coiffeur, le jeune homme était ivre et aurait blasphémé le nom de Mahomet… Il a sitôt couru au poste de police le plus proche pour dénoncer le chrétien comme blasphémateur. Sawan Masih a été arrêté peu après : il risque la prison à vie… Mais ce n’est pas suffisant pour l’imam du quartier qui appelle lui à l’assassinat du jeune chrétien.

    Source : Asia News

    Voir aussi : http://www.lalibre.be/actu/international/

  • Des jeunes venus de Belgique se battent en Syrie aux côtés d'islamistes radicaux

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    Nous lisons sur "SudPresse" :

    Quelques dizaines de jeunes Flamands se battent en Syrie aux côtés des musulmans radicaux

    Des centaines de jeunes Européens se battent en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad. Ils combattent souvent aux côtés des musulmans radicaux. Parmi eux, quelque dizaines de Flamands seraient recensés. L’agence européenne Eurojust, qui collabore avec les autorités judiciaires de tous les pays de l’UE dans le cadre, notamment, de la lutte contre le terrorisme, a été informée qu’un nombre croissant de jeunes faisaient l’aller-retour entre l’Europe et la Syrie.

    C’est ce qu’a indiqué la présidente d’Eurojust, Michèle Coninsx, lors d’une interview à la radio VRT. Parmi eux, quelque dizaines de Flamands seraient recensés. Mme Coninsx estime que cette hausse de jeunes combattants est «préoccupante». Pour Eurojust, cette hausse est préoccupante car des jeunes entrent en contact avec des mouvements radicaux souvent liés à Al-Qaïda et représentent un danger à leur retour en Europe. Les jeunes Flamands présents en Syrie seraient principalement originaires d’Anvers, de Malines et de Vilvorde.

    Voir également : http://www.lesoir.be/205017/article/actualite/belgique/2013-03-09/70-ressortissants-belges-se-battent-en-syrie

  • Tanzanie et Zanzibar : les chrétiens soumis à une pression croissante

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    Lu sur le site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :


    Suite à l’assassinat d’un prêtre à Zanzibar, l’évêque Mgr Augustin Shao met en garde contre l’escalade de la violence 

     

    Les groupements islamistes attisent la haine – les chrétiens vivent dans la peur

    ACN, Königstein - Suite à l’assassinat d’un prêtre catholique à Zanzibar le 17 février, Mgr Augustin Ndeliakyama Shao, évêque de Zanzibar, a mis en garde contre l’essor de la violence pour des motifs religieux sur cet archipel partiellement autonome et faisant partie de la Tanzanie. Dans un entretien accordé à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse », l’évêque de Zanzibar a souligné : « L’idéologie propagée à Zanzibar par quelques rares islamistes stipule que la majorité islamique ne doit tolérer aucune autre religion. »

     

    Le gouvernement doit agir


    Selon Mgr Shao, les tensions auraient augmenté peu à peu au cours des derniers mois sur cette île d’Afrique de l’Ouest. Des prêtres et des évêques ont subi des menaces. « Nous sommes devenus des cibles pour ces fondamentalistes. À Noël, un prêtre avait déjà été blessé par le tir d’une arme à poing, et maintenant, un autre de mes prêtres vient d’être abattu. Un cheik qui avait appelé à la modération a été victime d’un attentat à l’acide, il est actuellement hospitalisé », poursuit Mgr Shao. Le 20 février, lors des obsèques du Père Évariste Mushi, le prêtre assassiné, la population a largement témoigné de sa sympathie. Des messes ont été dites pour le défunt dans tous les diocèses du pays, et on y a prié pour la paix. Mgr Shao a exhorté le gouvernement tanzanien à agir fermement : « Le gouvernement doit assurer la sécurité de la population, en particulier celle des minorités. Trop longtemps, il s’est tu et a admis la diffusion de la propagande et de la haine contre les croyants d’une autre religion. Nous espérons que la communauté internationale pressera les gouvernements de Zanzibar et de Tanzanie à stopper la violence. »

     

    L’A.E.D. encourage le dialogue

    Le Père Andrzej Halemba, responsable auprès de « L’Aide à l’Église en détresse », évoque également une évolution préoccupante à Zanzibar, dont la majeure partie de la population est de croyance musulmane. En 2012, plusieurs églises chrétiennes de différentes confessions avaient été incendiées. Manifestement, les violences avaient été déclenchées par l’arrestation de membres d’un groupement extrémiste souhaitant instaurer à Zanzibar un État islamique ainsi que la charia. Le Père Halemba poursuit :« L’évolution nous préoccupe beaucoup. Il est indéniable que nous sommes ici en présence de l’œuvre de forces extrêmes qui veulent déstabiliser le pays de manière ciblée. Voilà pourquoi ‘L’Aide à l’Église en détresse’ encourage d’autant plus le dialogue entre les chrétiens et les musulmans. Les évêques de Tanzanie veulent assurer une coexistence pacifique. »

  • Une enquête chez les Frères Musulmans

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    Il y a trois jours, la RTBF a diffusé un documentaire consacré aux Frères Musulmans :

    Voir la video : http://www.rtbf.be/video/detail_la-confrerie-enquete-chez-les-freres-musulmans?id=1801333

    Présentation : 

    La Confrérie des Frères Musulmans a été fondé en Egypte en 1928 avec comme objectif une renaissance islamique et une lutte contre l'influence occidentale. Elle a rapidement essaimé ses idées dans les pays du Moyen-Orient. Longtemps traqués par le régime, les Frères Musulmans se taillent désormais une place de choix dans le paysage politique post-Moubarak et ont accédé au pouvoir. Mais les Frères Musulmans qui récoltent aujourd'hui les fruits de la révolution pour la démocratie, en seront-ils les fossoyeurs ? Ou prônent-ils, comme ils le prétendent eux-mêmes, un « islam modéré », en phase avec la modernité, et compatible avec la démocratie ? En même temps qu'il nous raconte l'histoire du mouvement, c'est à ces deux questions essentielles que le film se propose de répondre, à travers des interviews de personnalités politiques du monde arabe, d'historiens, de témoins et d'archives souvent inédites. Un fim de Michaël Prazan, écrivain et réalisateur auteur notamment d'une trilogie documentaire sur l'Histoire du terrorisme diffusé sur notre antenne l'an dernier. 
    Une production KUIV Productions avec la participation de la RTBF 

  • Un chrétien arménien martyrisé en Syrie

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    ASIE/SYRIE - Chrétien arménien martyrisé alors que les violences et les enlèvements se poursuivent

    Alep (Agence Fides) – Un fidèle de la communauté arménienne apostolique a été tué à bout portant par des terroristes en proie à la fureur religieuse. Yohannes A. (l’Agence Fides préfère ne pas diffuser le nom de la victime pour préserver la sécurité de sa famille NDR), selon la communauté arménienne locale, est « un martyr du conflit syrien en ce que tué in odium fidei ». L’homme se trouvait dans un convoi se dirigeant vers Alep. Le minibus à bord duquel il se trouvait a été arrêté sur le parcours par un groupe de miliciens islamistes qui a demandé leur carte d’identité aux voyageurs. Ayant remarqué que le nom de Yohannes s’achevait en « ian », ils l’ont identifié comme arménien. Il l’ont donc arrêté et fouillé, découvrant qu’il portait une grande croix autour du cou. A ce moment-là, l’un des terroristes a ouvert le feu sur la croix, déchiquetant la poitrine de l’homme. Selon une source de Fides au sein de la communauté arménienne, « les terroristes étaient exaltés, hors d’eux-mêmes, comme s’ils avaient fait usage de drogue ».
    Les modalités mises en œuvres dans le cadre de ces barrages routiers disséminés sur les routes de Syrie sont communes aux différentes bandes. Les autobus sont arrêtés aux barrages et les voyageurs dérobés ou sélectionnés en vue d’enlèvements ciblés, comme cela a été le cas des deux prêtres Michel Kayyal (arménien catholique) et Maher Mahfouz (grec orthodoxe) enlevés le 9 février et se trouvant encore entre les mains de leurs ravisseurs.
    Un autre épisode signalé à Fides concerne un groupe de chrétiens qui se rendait de Qamishli à Beyrouth afin de fuir la dramatique situation locale. Le bus sur lequel ils voyageaient a été frappé de plein fouet par une roquette qui a tué deux personnes : un homme dénommé Boutros et une femmes de 22 ans dénommée Naraya, qui aurait dû se marier prochainement. Les bandits ont tout volé. Le groupe a préféré revenir sur ses pas, à Qamishli, plutôt que d’affronter un voyage présentant un risque mortel. (PA) (Agence Fides 20/02/2013)

  • Pakistan : un islamiste abat un chrétien de sang froid

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    ASIE/PAKISTAN - Un chrétien tué de sang froid par un musulman suite à une discussion sur des thèmes religieux

    Lahore (Agence Fides) – Roshan Masih, un chrétien de 45 ans, a été tué à coups de fusil par un musulman à Lahore, chef-lieu de la province du Punjab, après une discussion portant sur des questions religieuses. Comme cela a été indiqué à l’Agence Fides, l’épisode a eu lieu le 16 février dernier et a provoqué trouble et amertume au sein de la communauté chrétienne locale. Il s’agit d’un homicide de sang froid lié très probablement au fait que Roshan Masih a été considéré comme « blasphémateur » à cause des arguments qu’il a déployé pour défendre la foi chrétienne.
    Roshan Masih était un chrétien converti de l’hindouisme. Il avait établi sa résidence à Lahore voici quelques 20 ans après être devenu chrétien. Quelques jours avant d’être assassiné, il avait eu une discussion sur des thèmes religieux avec le musulman Sohail Akhtar. Ce dernier a attendu le moment propice et, le 16 février, armé d’un fusil, voyant Roshan assis devant le magasin d’un autre chrétien, Sadiq Masih, il a ouvert le feu à l’improviste, le tuant sur le coup.
    Ce cas a été signalé par l’ONG Legal Evangelical Association Development (LEAD) qui a porté plainte (First Information Report), accusant Sohail Akhtar de meurtre avec préméditation. Le meurtrier a été arrêté et se trouve en garde à vue, la police devant mener l’enquête avant de transmettre éventuellement le cas à l’autorité judiciaire.
    « Il s’agit véritablement d’une tragédie. Un innocent a été tué pour avoir défendu sa foi, après un litige banal. Cet épisode est emblématique de la condition des chrétiens au Pakistan. Les autorités doivent garantir les droits fondamentaux des minorités chrétiennes » a commenté pour Fides Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat appartenant à l’ONG LEAD, organisation engagée dans la défense et la promotion des minorités religieuses dans le pays. (PA) (Agence Fides 20/02/2013)

  • A propos de l'Islam et de son fondateur : un article surprenant sur Libé

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    Enfin un article qui ose rompre avec la langue de bois de l'islamiquement correct et donner la parole à une historienne qui retrace les origines de l'Islam sans débiter servilement la vulgate habituelle : mahomet-le-prophete-posthume 

    (Via "le bloc-notes d'un journaliste chrétien")

    Qui est le fondateur de l’islam ? Comment vivait-il dans l’Arabie occidentale du VIIe siècle ? L’historienne Jacqueline Chabbi rassemble les rares pièces du puzzle de l’édification de sa légende.

    Par BERNADETTE SAUVAGET
    Au Mali, les guerriers jihadistes d’Al-Qaeda ont détruit mosquées et mausolées, symboles du soufisme. Pour imposer par la terreur leur vision de l’islam et de son fondateur. Cette lecture fondamentaliste s’impose de plus en plus. La figure de Mahomet, elle, alimente la controverse en faisant monter la tension entre l’Occident et le monde musulman. Depuis l’affaire des caricatures de Mahomet, publiées en septembre 2005 dans un journal danois, jusqu’au film l’Innocence des musulmans, diffusé cet automne sur Internet, les polémiques se succèdent. Pourtant, comme l’explique Jacqueline Chabbi, l’une des meilleures spécialistes françaises des origines de l’islam, cette «sacralisation» du prophète a une histoire, malheureusement trop méconnue.