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Islam - Page 93

  • En Egypte, l'espoir et la vigilance des chrétiens

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    Le processus islamiste est arrêté en Egypte: un signe positif pour tout le moyen orient et en particulier les minorités chrétiennes historiques qui doivent cesser de prendre la route de l’exil vers l’occident.  Ce qu’en dit Natalia Trouiller ce matin, sur le site de l’hebdomadaire “La Vie”. JPS.


    “Une Egypte plus sûre pour la minorité chrétienne ? C'est en tout cas ce que semble entrevoir la minorité copte, suite aux événements qui ont provoqué la déposition du président issu des Frères musulmans Mohammed Morsi. Différents responsables coptes catholiques ne cachent pas leur satisfaction. C'est le cas du père Rafic Greiche, porte-parole de l'Eglise catholique égyptienne, qui réfute dans AsiaNews l'appellation de "coup d'Etat" de l'armée, arguant que le président par intérim Adly Mansour est un "technicien" appelé à former un gouvernement transitoire d'union nationale, et non le pantin des militaires.


    Bien qu'une église catholique ait été attaquée hier dans le gouvernorat de Minya (Haute-Egypte), le patriarche d'Alexandrie des coptes catholiques, Sa Béatitude Ibrahim Isaac Sidrak, confie à l'agence Fides que "différents signaux montrent que nous sommes sur la bonne voie. Les erreurs de la fois précédente ne seront pas répétées, lorsque, dans l’euphorie de la fin politique de Moubarak, tout le reste fut perdu de vue et beaucoup de choses furent laissées dans le flou. Cette fois, les prochaines étapes ont été bien préparées. Aujourd’hui, le nouveau Président provisoire, Adly Mansour, prête serment et l’ordre démocratique sera progressivement pleinement rétabli. Nous ne pouvons pas dire de ne pas nourrir de craintes. La situation économique est préoccupante et rend tout un chacun plus exposé au risque d’être manipulé par les sirènes de la propagande. Les partisans de Morsi sentent qu’ils ont perdu et sur cela peuvent venir se greffer des sentiments de vengeance. Nous devons les convaincre qu’il existe une place également pour eux dans le pays, que personne ne les rejette, mais qu’ils doivent être et se comporter en Egyptiens, comme des compatriotes de tous les autres Egyptiens et ne pas viser à instaurer un despotisme religieux".


    Signe de l'attention portée par les coptes à une bonne harmonie nationale, les responsables coptes orthodoxes et catholiques, parmi lesquels le pape copte-orthodoxe Tawadros II, ont joint leur voix à celles du nouveau président et du cheikh d'Al-Azhar, plus haute autorité sunnite, pour veiller à ce que les Frères musulmans et leurs partisans ne soient pas victimes de vengeance. "Il faut éviter une chasse aux sorcières contre les islamistes", a ainsi martelé le père Rafic Greiche.”


    Ici: En Egypte, l'espoir et la vigilance des chrétiens

  • France, Turquie : comparaison n’est pas raison

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    Le printemps français et le printemps turc, même combat ? Annie Laurent, dans le n° juillet-août 2013 du mensuel « La Nef » montre que les comparaisons ont un caractère superficiel. Extraits :

    "La Turquie vient de connaître des turbulences inattendues dans ce pays présenté un peu partout comme un modèle à cause de sa stabilité politique et de son essor économique, succès attribués aux islamistes du Parti de la Justice et du Développement (AKP), qui détiennent le pouvoir à Ankara depuis 2002 (…).

    Bien que paisible et motivée par une revendication écologique (protéger les arbres menacés), la contestation a tout de suite été réprimée durement par la police, ce qui a entraîné sa politisation et son extension dans quelque 60 autres villes, en particulier Ankara et Smyrne. Tous les mécontents ont alors uni leurs voix, réclamant la démission d’Erdogan (…) Le mouvement s’est poursuivi dans une ambiance de « kermesse libertaire » (Le Figaro du 7 juin 2013) du côté des manifestants jusqu’à ce que, le 15 juin, la police leur donne l’assaut définitif. Le lendemain, Erdogan, s’exprimant devant 300 000 partisans de l’AKP rassemblés à Istamboul pour l’acclamer, pouvait savourer sa victoire. Le bilan de ces deux semaines de fronde est d’au moins quatre morts, des centaines de blessés et d’arrestations.

    Ces événements ont rappelé ceux qui ont agité la France au cours des derniers mois. Comme François Hollande envers les opposants à la loi Taubira, Recep Tayyip Erdogan a traité les manifestants turcs par le mépris et l’arrogance, certes avec ses mots à lui, les qualifiant de marginaux, vandales, agents d’un complot international. Comme le président français, le premier ministre turc considère que la légitimité des urnes le dispense d’écouter l’inquiétude d’une partie de son peuple (…)"

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  • Indonésie : la liberté religieuse de nouveau bafouée

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    Radio Vatican

    Des centaines d'extrémistes islamistes ont lancé une série de deux jours de protestations contre la construction de l'église catholique de Saint Stanislas Kostka à Kranggan, sous-district de Bekasi Regency, dans la province de Java-Ouest. Dans une situation très similaire à celle des fidèles de l'Eglise Yasmin – engagés dans une rude bataille avec les autorités de Bogor – les catholiques Kranggan sont susceptibles de voir leurs efforts réduits à néant, le processus d'obtention des permis a commencé en 2003 et toutes les obligations légales, y compris le funeste Imb ont été remplies. Toutefois, selon les manifestants, un édifice chrétien dans une région à majorité musulmane ne servirait qu’à «nourrir» l'affrontement interreligieux et mettrait en danger la coexistence pacifique entre les différentes religions. Lors des manifestations un peu plus tôt cette semaine, les extrémistes ont lancé un appel aux autorités en leur demandant de geler l’octroi de l’Imb (Izin Mendirikan Bangunan).

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  • Pakistan : la situation inconfortable des chrétiens du Punjab

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    (Fides) Lahore – Tension interreligieuse à Rahim Yar Khan, petite ville du Punjab. Un épisode de conflit entre des chrétiens et des musulmans a provoqué des protestations de masse de la part des chrétiens et pourrait déboucher sur un recours à la violence ouverte à l’encontre de ceux-ci, notamment parce que certains voudraient le transformer en cas de blasphème. Ainsi que le raconte à l’Agence Fides le Père Gulshan Barkat, OMI, missionnaire pakistanais, « la situation demeure tendue et incertaine » dans le quartier de Bheel Nagar de Rahim Yar Khan, dénommé par les chrétiens Nazareth Colony, où vivent 250 familles chrétiennes, 70 hindoues et 200 familles musulmanes.

    Le 21 juin dernier, Sam, un enfant catholique de 8 ans, a été accusé par un musulman d’avoir insulté sa fille. Or des membres de la famille du musulman en question font partie du groupe extrémiste Sipah-e-Sahaba, interdit par le gouvernement pour terrorisme.

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  • Ubi est Deus eorum (psaume 113) ?

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    Endormi pendant quelques siècles, l’Islam connaît aujourd’hui un « revival » étonnant, qui trouble l’ordre de nombreuses sociétés dans le monde. Le bulletin de l’ « aide à l’Eglise en détresse » a épinglé deux types de réaction face à ce phénomène : en Syrie, celle des puissances mondiales ou régionales qui se disputent le contrôle du moyen orient et, dans leur propre pays, celle des amis des pauvres Centrafricains, qui n’intéressent personne.

    Marc Fromager ( AED France ) : « Syrie, ça suffit »

    Depuis deux ans, la Syrie est exposée à la vindicte internationale et nous sommes priés d’assister silencieusement à l’anéantissement d’un des plus anciens pays au monde. Le dossier étant complexe et l’unanimité imposée, il est vrai que les voix discordantes étaient forcément mal vues. Or aujourd’hui, avec la décision américaine d’armer les rebelles et le suivisme européen et notamment français en la matière, le temps est venu de mettre fin à cette mascarade.

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  • Bangladesh : un séminaire et deux villages chrétiens vattaqués par des islamistes

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    Lu sur Eglises d'Asie :

    Attaque d’un séminaire catholique et de deux villages chrétiens par les islamistes

    Après avoir vandalisé deux villages de catholiques aborigènes, un groupe d’extrémistes musulmans a attaqué un séminaire du diocèse de Dinajpur, blessant le recteur et des étudiants.

    Jeudi 6 juin dans l’après-midi, un groupe d’émeutiers islamistes a forcé les portes du séminaire interdiocésain Jisu Dhyana Niloy à Bulakipur, situé dans la partie nord du pays, et blessé le recteur ainsi que plusieurs étudiants.

    Il était trois heures de l’après-midi lorsque les assaillants, au nombre d’une soixantaine, se sont déversés dans l’enceinte du séminaire, vandalisant le matériel et cherchant le recteur qu’ils ont trouvé dans sa chambre où il se reposait. Il semblerait, selon les témoignages, qu’ils aient frappé à sa porte et que ce dernier leur ait ouvert sans savoir ce qu’il se passait. Alors qu’il était passé à tabac avec une grande violence, une partie des agresseurs se sont alors attaqués avec la même brutalité aux jeunes présents dans le bâtiment.

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  • Aller sans crainte à la rencontre de l'Islam, si...

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    Grégoire III souhaite que les chrétiens d’Europe « s’enracinent dans la foi pour aller vers l’islam »

    Source : "L'Oeuvre d'Orient" / 04/06/2013

    Lors de sa dernière journée dans la cité phocéenne, le Patriarche Grégoire III a lancé un appel pour que l’Europe s’enracine aussi dans sa foi car dit-il « si l’Europe est chrétienne elle pourra rencontrer sans crainte l’Islam". 

    Sa Béatitude GREGOIRE III, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem a achevé sa visite pastorale à Marseille en ouvrant la série des conférences et des entretiens du Parvis du Coeur organisé par l’Institut Catholique de la Méditerranée dans le cadre des manifestations de l’année « Marseille capitale de la Culture ». Cette dernière journée aura été aussi consacrée d’une part à la mairie de Marseille, où le sénateur-maire, Jean-Claude Gaudin a reçu Gregorios III avec son conseil municipal et ses principaux adjoints. Visite qui a permis au patriarche de prendre toute la mesure des particularismes de Marseille-Porte de l’Orient. Et de l’autre à un déjeuner avec Monsieur Farid Salem, directeur délégué de la CMA-CGM qui avait réuni autour de Sa Béatitude, au siège de la CMA-CGM, ses principaux collaborateurs.

    Face à une assistance nombreuse et tout particulièrement attentive, Gregorios III a évoqué le quotidien des Chrétiens d’Orient « fils et fille de la Résurrection en marche vers la Résurrection » en déclarant « tant qu’il y aura un Christ ressuscité n’ayons pas peur ! »

    Evoquant le nécessaire enracinement dans « notre foi de Chrétien », dans « notre identité de Chrétien », le Patriarche a lancé un appel pour que l’Europe s’enracine aussi dans sa foi car dit-il « si l’Europe est chrétienne elle pourra rencontrer sans crainte l’Islam. Si elle n’est pas une Europe chrétienne fière de sa foi elle ne pourra faire face et la nature a horreur du vide. Elle rencontrera alors la face la plus hideuse de l’Islam ».

    Gregorios III a alors rappelé que l’Orient chrétien vit depuis plus de 1.400 ans avec l’Islam. Que de cette expérience, des liens tissés par la centaine d’instituts de formation, d’éducation ou de santé dépendant de l’Eglise grecque-melkite catholique des liens réels pour un dialogue de terrain réel et durable ont été tissés. Dialogue à la base du savoir vivre ensemble.

    http://www.oeuvre-orient.fr/2013/06/04/gregoire-iii-souhaite-que-les-chretiens-deurope-senracinent-dans-la-foi-pour-alelr-vers-lislam/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=gregoire-iii-souhaite-que-les-chretiens-deurope-senracinent-dans-la-foi-pour-alelr-vers-lislam

  • Inde (Cachemire) : les chrétiens sommés de s'en aller

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    Sur Eglises d'Asie : 

    De nouvelles accusations et menaces ont été lancées par les extrémistes islamiques à l’encontre des missionnaires chrétiens de l’Etat du Jammu-et-Cachemire, situé dans l’extrême nord de l’Inde.

    Le Conseil Uni du Djihad (United Jihad Council (UJC), une organisation rassemblant différents groupes islamiques armés du Cachemire (1), a déclaré lundi 30 avril que « les missionnaires chrétiens travaillant dans la Vallée avaient pour but caché d’exploiter les pauvres et les déshérités en leur offrant de l’argent, afin de les convertir au christianisme ».

    Qualifiant ce comportement d’« inacceptable », le porte-parole de l’UJC, Syed Sadaqat Hussain, a poursuivi en expliquant que « l’islam était une religion de paix et d’harmonie qui protégeait les minorités, mais qu’elle ne pouvait tolérer l’existence d’activités anti-musulmanes».

    La déclaration se concluait en ordonnant à tous les missionnaires chrétiens de quitter immédiatement le Jammu-et-Cachemire, sous peine de « devoir en subir les graves et inévitables conséquences». L’UJC appellait ensuite les organisations islamiques à prendre le relais de l’aide humanitaire et caritative dispensée habituellement par les chrétiens aux populations en difficulté.

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  • Le dialogue islamo-chrétien

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    La Communauté de l'Emmanuel invite ce vendredi soir à une conférence-débat sur un thème vraiment d’actualité, 

    « Vivre Dieu, rencontrer l’autre ». 

    « Chrétiens et musulmans, un appel de Dieu à vivre en frères ? »

    Par Bruno Vermeire, Philosophe et spécialiste du dialogue christiano-musulman.

    vendredi 26 avril à 20h15 au presbytère de St Jacques, place St Jacques, 8, 4000 Liège-Centre.

    Nous conseillons, à ce sujet, la lecture de : Edouard Marie-Gallez, Le malentendu Islamo-chrétien (éd. Salvator). Michel Gitton en rend compte sur France Catholique :

    Le P. Edouard-Marie Gallez n’aborde pas le sujet - ô combien difficile - des relations entre l’Islam et le monde chrétien sans avoir derrière lui de nombreux travaux sur le Coran et divers aspects de l’Islam, ainsi qu’une connaissance des chrétientés orientales et de leur sources écrites. Son principal ouvrage, Le Messie et son prophète (Editions de Paris 2005), en avait surpris plus d’un par l’audace de certaines de ses conclusions qui allaient jusqu’à remettre en cause l’image traditionnelle d’un Mahomet ignorant tout du christianisme et recevant une révélation totalement nouvelle.

    Aujourd’hui il nous invite à sortir du malaise qui est celui de trop de catholiques français, victimes d’une mauvaise conscience lancinante venant des souvenirs de la colonisation, et d’adopter une approche saine à l’égard de l’Islam. Au moment où les musulmans les plus durs trouvent des alliés inattendus dans les mouvements laïcistes pour éradiquer toute influence du christianisme sur la société, il importe que les chrétiens redressent la tête et se rendent compte que ce sont eux qui ont trop souvent ouvert la voie à un Islam qui n’avait plus grand-chose de religieux.

    La mystique du dialogue, inaugurée par celui dont la figure emblématique continue de dominer les relations islamo-chrétiennes, Louis Massignon (1883-1962), amène les catholiques à renoncer non seulement à tout effort pour partager leur foi avec leurs frères musulmans, mais à accueillir sans réaction les fables sur lesquelles est fondé la doctrine de l’Islam. Pour ne faire nulle peine à nos interlocuteurs, nous n’aurions pas le droit de dire que l’histoire a été constamment manipulée pour laisser croire à une génération spontanée, alors que les indices se multiplient qui prouvent que le premier noyau de la communauté du « Prophète » est issue d’un christianisme sans doute déviant, mais représentatif d’un courant messianique attesté par ailleurs.

    Au faux dialogue qui ne débouche que sur un affaiblissement du christianisme, le P. Edouard Marie oppose un « dialogue de salut » où les chrétiens n’ont pas peur d’aborder les questions fondamentales, qui sont celles que pose l’Islam sur le salut, et sur la récompense finale, sur le rôle du Messie et sur son retour à la fin des temps.

    A lire et à faire lire.

    NB : Lire également les réactions sur France Catholique en-dessous du compte-rendu de Michel Gitton.

  • Maroc : la peine de mort recommandée pour les apostats

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    Selon Natalia Trouiller (Matinale de La Vie) :

    Maroc: le conseil des oulémas soutient la peine de mort pour apostasie

    Selon le quotidien Akhbar al-Youm, le Conseil des oulémas présidé par le roi Mohammed VI, Commandeur des Croyants, a rendu son avis à la demande de la Délégation ministérielle des droits de l'homme, "dans le cadre de la préparation du rapport périodique relatif aux droits civiques et politiques". Cet avis (fatwa) consiste à recommander l'usage de la peine de mort en cas d'apostasie de l'islam. Au Fait Maroc relate: "Tout à commencé lorsque la DIDH a adressé un courrier au ministère des Habous et des Affaires islamiques, qui l’avait fait suivre au CSO, pour se prononcer sur un certain nombre de points. L’objectif étant d’élaborer la réponse qui devra être intégrée dans le rapport pour les travaux du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui se tiendront en Suisse.  C’est donc dans ce cadre que le Conseil Supérieurs des Oulémas a émis sa fatwa qui dit que concernant les non musulmans mais croyants dans un monothéisme reconnu, l’islam n’a rien prévu pour les contraindre à changer de religion.  Il en va autrement cependant pour les musulmans : le CSO a en effet rappelé que 'l’islam ne permet en aucun cas à ces personnes (nées de parents musulmans, ou uniquement de père musulman), de quitter leur religion ou de renoncer au pacte social qui les lie'. Pour le CSO, il s'agit là d'un acte d’apostasie et de déloyauté qui expose son auteur à des peines spéciales".

    Mais... : http://www.yabiladi.com/articles/details/16802/liberte-conscience-maroc-presence-imam.html

  • Mgr Pontier, nouveau président de la Conférence des Evêques de France: encore un effet “Paco” ?

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    39279_georges-pontier-marseille_440x260.jpgExit Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris. Place à l’archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier (photo), un “homme de dialogue, imprégné par le christianisme social”. L’ombre portée de Paco (diminutif affectueux pour désigner le pape François) planerait-elle sur la C.E.F. ?

    Lu  sur le blog de l’hebdomadaire “La Vie”, sous la plume det Marie-Lucile Kubacki et Jean Mercier (extraits):

    Les évêques de France, réunis pour leur traditionnelle assemblée plénière, viennent d'élire leur nouveau président, l'archevêque de Marseille Georges Pontier, un homme de dialogue, imprégné par le christianisme social. Il succède à André Vingt-Trois, l'archevêque de Paris.

     (…) En élisant Georges Pontier, évêque de Marseille, pour devenir leur Président, les évêques de France ont choisi une personnalité chaleureuse et sociale, dans la pure veine du christianisme social, ouverte au dialogue avec les autres religions, notamment l'Islam. « C'est un homme évangélique et lumineux, qui vit l'évangile de manière personnelle, confie François Vayne, journaliste à Lourdes pendant près de 30 ans, bon connaisseur du diocèse de Marseille. Un témoin du Christ cohérent, qui aime travailler en équipe. Un prêtre transparent et irréprochable, loin de toute forme de carriérisme ou de cynisme. Son élection est une bonne nouvelle pour le dialogue interreligieux. » Longtemps investi dans la présidence du Cefal (Comité épiscopal France-Amérique latine), Georges Pontier est aussi très sensible aux questions de mondialisation, à celles des étrangers.

    Tout l’article ici: Georges Pontier : la fibre sociale du nouveau président des évêques de France

    Notons, en passant, que dans son Trombinoscope des évêques, la revue Golias donnait la note maximale (5 mitres) à Mgr Pontier et expliquait "qu'il devrait devenir un jour président, bien que trop marqué à gauche au goût de plusieurs de ses confrères"…

  • Egypte : les dhimmis se rebiffent

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    Pour  « La Libre », Vincent Braun a interrogé Christine Chaillot (extraits) :

    Après les violences interconfessionnelles meurtrières du week-end dernier, nous avons questionné Christine Chaillot, spécialiste de chrétientés orientales et auteur du livre "Les coptes d’Egypte" (L’Œuvre éditions, 2011). Avec une population estimée entre 6 et 10 millions d’individus, c’est la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Discriminés à tous les étages de la société, les coptes sont régulièrement la cible de violences.

    Les troubles entre musulmans et chrétiens coptes sont-ils directement liés à l’islamisation du pouvoir égyptien ?

    Il est certain qu’avec un gouvernement et un parlement très majoritairement dominés par les islamistes (Frères musulmans et salafistes), certains salafistes et d’autres groupes radicaux se sentent confortés dans leur idéologie religieuse.(…), tout ce qui n’est pas musulman est impur et doit être éliminé. Il y a un jeu entre le pouvoir politique, gouvernemental, et le peuple qu’on manipule avec ce discours : vous devez être de bons musulmans et voter pour les islamistes. Le plus compliqué, ce sont les mentalités présentes dans une population égyptienne très islamisée.

    A chaque fois, il semble qu’il ne faille pas grand-chose pour déclencher ces troubles.

     (…) Dans la réalité égyptienne, le moindre fait divers peut provoquer un incendie interconfessionnel. Et prendre des proportions qui dépassent la logique occidentale. Ces faits divers ont souvent lieu dans des quartiers très populaires où certains chefs religieux musulmans radicaux incitent à la violence et à la haine envers les chrétiens (…).

    Si on considère que les non-musulmans comme étant impurs, comment voulez-vous qu’on parle de citoyenneté ? En Egypte, on est dans une logique de plus en plus musulmane, islamisée, et de moins en moins dans une logique occidentalisée, où sont inscrits les concepts de droits de l’homme et de citoyenneté. La nouvelle constitution égyptienne inclut une majorité d’éléments islamisants qui vont permettre d’islamiser davantage la société. Elle reflète cette Egypte de plus en plus islamisée. La minorité qui veut la démocratie, des musulmans et des chrétiens, continue de manifester depuis l’arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi pour que la révolution démocratique prenne le dessus.

    Les obsèques de dimanche ont vu s’exprimer cette contestation du pouvoir islamiste. On y a vu des slogans anti-Morsi.

    Ces slogans anti-Morsi étaient justifiés par le fait que les coptes considèrent qu’ils ne sont pas bien protégés par la police, ce qui était déjà le cas sous Moubarak. Et la nouvelle constitution garantit seulement une liberté de culte. Mais dans un Etat qui se réfère à la charia, on peut vite glisser vers le concept de dhimmitude (protection des peuples soumis par les pouvoirs musulmans d’antan). Mais est-il possible, au XXIe siècle, qu’un pays musulman en revienne à un système de soumission (d’une partie de sa population). Le problème à résoudre, en Egypte, est de savoir comment changer ces mentalités pleines de haine ? Comment faire une éducation aux droits de l’homme et à la citoyenneté (deux concepts importés) dans une société déjà très islamisée ?

    Tout l’article ici : Coptes d'Egypte: "Le moindre fait divers peut provoquer un incendie interconfessionnel"

    Les chrétiens représentent dix pourcents de la population égyptienne : cette importante minorité historique est l’héritière des autochtones qui n’ont pas apostasié leur foi sous le coup des invasions musulmanes. Elle mérite un statut approprié garanti sur le plan international, au même titre d’ailleurs que toutes les minorités confessionnelles du monde islamique. Un beau sujet de préoccupation pour tous ceux qui font profession de dialogue interreligieux et de promotion des droits de l’homme