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Pour l'avortement, on n'en fera décidément jamais assez ; en témoigne ce nouveau projet de loi de la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, ainsi que le rapporte cette synthèse de presse de gènéthique.org :
Belgique : un projet de loi pour allonger le délai autorisé pour avorter et réduire le délai de réflexion
8 juin 2026
En Belgique, la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a préparé un projet de loi afin de porter le délai légal autorisé pour avorter de 12 à 14 semaines. Le délai de réflexion serait quant à lui réduit de 6 à 2 jours. Le texte prévoit également qu’en cas de viol, le délai légal soit de 18 semaines. « Ces femmes ne seront pas tenues de porter plainte auprès de la police au préalable, mais un psychologue, un travailleur social ou un gynécologue devra déterminer si la grossesse résulte effectivement d’un viol. »
Modifier la loi belge sur l’avortement fait partie de l’accord de gouvernement. La proposition de la ministre vise à « contenter tous les partenaires de la majorité ». Toutefois, certains partis réclament que le délai légal soit de 18 semaines quelles que soient les circonstances de la grossesse et que le délai de réflexion soit complètement supprimé. Les deux mesures avaient été préconisées par la commission nationale d’évaluation de l’application de la loi sur l’interruption de grossesse (cf. Belgique : l’avortement bientôt autorisé jusqu’à 18 semaines de grossesse ?).
« Il s’agit de trouver un équilibre entre la protection de la femme et la protection de l’enfant à naître », essaie de défendre Annelies Verlinden. « Et pour les femmes qui ont été violées, nous savons d’après des études qu’elles ont besoin de plus de temps pour prendre des décisions en raison de leur traumatisme. »
La proposition de loi doit encore être débattue au Parlement.
Sources de la synthèse de presse : RTL info, Louis Vandendriessche (06/06/2026) ; Le Spécialiste, Belga (06/06/2026) ; Sud info avec Belga (06/06/2026)
Bien que non exhaustif, cet article de Clément Laloyaux sur cathobel met en évidence le retour à une célébration fervente de la Fête-Dieu à travers le pays (on aurait pu y ajouter des processions qui se sont déroulées ailleurs, notamment à Tancrémont ou à Verviers) :
Fête-Dieu : de Liège à Bruxelles, les processions ont rassemblé des milliers de fidèles (photos)
À Madrid, plus d'un million de fidèles ont accompagné le pape Léon XIV lors de la procession de la Fête-Dieu. En Belgique aussi, la solennité du Corps et du Sang du Christ a donné lieu à de nombreux rassemblements. De la Cité ardente, où cette fête est née au XIIIe siècle, jusqu'aux rues d'Ixelles et les villages ardennais, retour sur quelques processions marquantes chez nous.
Née à Liège en 1246 sous l'impulsion de sainte Julienne de Cornillon, la Fête-Dieu est aujourd'hui célébrée partout dans le monde. Désignée de diverses façons - "Fête du Saint-Sacrement", "Corpus Domini" ou encore "Corpus Christi" - elle porte dans l'Eglise le nom officiel de "Solennité du corps et du sang du Christ". Quel que soit le nom retenu, cette fête rappelle la présence réelle de Jésus Christ dans le sacrement de l'Eucharistie, à travers le pain et le vin consacrés.
Si la plupart des paroisses et communautés la célèbrent le dimanche suivant la Trinité, les Liégeois restent fidèles à la date historique du jeudi. Cette année encore, processions, bénédictions et temps de prière ont rassemblé des milliers de fidèles à travers le pays.
Liège : un millier de fidèles pour la 780e Fête-Dieu
Berceau historique de la Fête-Dieu depuis 1246, Liège a vécu une édition particulièrement solennelle. Pour cette 780e célébration, la ville accueillait le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.
La basilique Saint-Martin affichait complet pour la messe présidée par le cardinal italien. Dans son homélie, celui-ci a rappelé que "l'Eucharistie est la source et le sommet de toute vie chrétienne dans le Christ". À ses côtés se trouvaient notamment Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, le nonce apostolique Mgr Franco Coppola ainsi que Mgr Ihor Rantsya, récemment élu évêque de l'Éparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris.
Après la célébration, la traditionnelle procession des peuples du monde s'est élancée dans les rues de la ville au son des cors de chasse des sonneurs du Bien-Aller. Malgré une météo incertaine, environ un millier de personnes ont participé à la procession.
La journée s'est achevée par une veillée NightFever à la cathédrale Saint-Paul, illuminée par un millier de bougies pour la paix.
▶️ Revoir en vidéo : la messe de la 780e Fête-Dieu et la procession dans les rues de Liège
À Ixelles, une procession à la dimension interculturelle
En Belgique, vu que le jeudi n’est plus un jour férié, la Fête-Dieu est solennisée le dimanche qui suit. C'est donc ce dimanche 7 juin qu'ont eu lieu la majorité des processions, comme celle organisée par l'UP Sainte-Croix à Ixelles.
Partie de l'église des Carmes, avenue de la Toison d'Or, la procession a rejoint l'église Sainte-Croix, à proximité de la place Flagey.
"Sous un magnifique soleil, la Fête-Dieu a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans les rues d'Ixelles" relate Jean-Louis Hanff, qui y a pris part. "De l'église des Carmes à Flagey, la procession du Saint-Sacrement a illustré une réelle communion et une remarquable dimension interculturelle, portée par des fidèles de tous horizons et de magnifiques chants, notamment africains. Un beau moment de recueillement, de joie et de rencontre au cœur de Bruxelles."
Il nous revient régulièrement que, malgré les positions claires du magistère, les équipes de base se permettent d'assister les personnes qui se font euthanasier en leur accordant les derniers sacrements et des funérailles à l'église. Que faut-il en penser ?
La position du Magistère est pourtant claire et constante. L’Église catholique condamne l’euthanasie (et le suicide assisté) comme un acte intrinsèquement mauvais : « l’euthanasie volontaire, quels qu’en soient les formes et les motifs, constitue un meurtre. Elle est gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 2324 ; voir aussi Evangelium vitae, Déclaration sur l’euthanasie de 1980 et la lettre Samaritanus bonus de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 2020).
C’est un homicide, contraire au 5e commandement, et un rejet de la souveraineté de Dieu sur la vie et la mort. L’Église promeut les soins palliatifs, l’accompagnement des malades et le refus de l’acharnement thérapeutique, mais jamais la mort provoquée.
Sacrements et disposition requise
Les derniers sacrements (Pénitence, Onction des malades, Viaticum/Eucharistie) exigent une disposition intérieure : repentance des péchés graves, désir de conversion et communion avec l’Église. Le canon 1007 du Code de droit canonique précise que « l’onction des malades ne sera pas donnée à ceux qui persévèrent avec obstination dans un péché grave manifeste ».
Samaritanus bonus (2020) est très explicite : une personne qui a une ferme intention de recourir à l’euthanasie ne peut recevoir validement l’absolution, l’Onction ni le Viaticum, car cela contredit la conversion requise. Les sacrements sont des signes de guérison et d’espérance, incompatibles avec un choix délibéré de mettre fin à sa vie. Le prêtre doit accompagner, dialoguer, prier et inviter au changement, mais sans donner les sacrements si l’intention persiste.
Funérailles
Le canon 1184 prévoit que les funérailles ecclésiastiques soient refusées aux pécheurs manifestes (dont ceux dont l’acte public contredit gravement la foi) s’il n’y a pas de signes de repentir, pour éviter le scandale des fidèles. L’euthanasie, acte public et délibéré dans de nombreux contextes légaux, entre dans cette catégorie, contrairement au suicide souvent présumé commis sous l’effet de troubles psychiques (où la pleine responsabilité est atténuée, CCC 2282-2283). Des directives épiscopales (ex. au Canada) confirment que la messe de funérailles n’est généralement pas appropriée, même si d’autres prières ou sépultures en cimetière catholique peuvent l’être.
Pourquoi des pratiques locales divergentes ?
C’est une tension classique entre doctrine (Magistère universel) et pastorale (application concrète) :
Miséricorde et cas individuels : Les prêtres et équipes pastorales se croient souvent habilitées à invoquer l’impossibilité de juger le for intérieur, la souffrance, la pression familiale/sociétale, ou une possible repentance de dernière minute (même implicite). Dans l’urgence, face à un mourant, beaucoup préfèrent ce qu'ils considèrent « pécher par miséricorde » plutôt que par ce qui leur semble être de la rigidité.
Pressions culturelles et sécularisation : Dans des pays comme la France, la Belgique, le Canada ou les Pays-Bas où l’euthanasie est légale et socialement acceptée (même parmi une partie des catholiques), il y a une tentation d’« adaptation » pastorale pour ne pas « perdre » les familles ou paraître inhumaine. La peur du scandale inverse (rejet perçu comme dur) joue un rôle. Des prêtres ou aumôniers hospitaliers peuvent s'autoriser à agir avec une certaine autonomie locale.
Ambiguïté et formation insuffisante : Tous les clercs ne sont pas également formés ou courageux face à la doctrine. Certains interprètent largement la « miséricorde » (post-Vatican II) ou minimisent la gravité objective de l’acte. Des évêques ou conférences épiscopales émettent des directives claires, mais l’application varie (ex. directives canadiennes strictes vs. pratiques plus laxistes ailleurs).
Réalité humaine : Les « équipes de base » (aumôniers, laïcs engagés) sont en première ligne, confrontées à la souffrance concrète, et peuvent se croire autorisées à prioriser l’accompagnement humain sur la cohérence doctrinale stricte.
Cette divergence n’est pas nouvelle (on la voit sur d’autres sujets moraux). Elle reflète une crise plus large de l’autorité doctrinale dans l’Église contemporaine : relativisme pastoral, influence du monde, et parfois une lecture sélective de Vatican II. Le Magistère reste normatif ; les abus locaux ne l’invalident pas, mais ils créent de la confusion et du scandale pour les fidèles qui souffrent fidèlement sans demander la mort.
L’Église appelle à un accompagnement vrai : présence, prière, palliatifs spirituels et corporels, et annonce sans ambiguïté de l’Évangile de la Vie. Les fidèles attachés à la doctrine peuvent légitimement s’interroger auprès de leurs pasteurs et évêques pour plus de clarté. La miséricorde authentique n’est pas l’approbation du mal, mais l’invitation à la conversion jusqu’au bout.
Le PS ne veut plus du Te Deum mais se presse aux iftars de rupture du jeûne (édito)
Au nom de la neutralité de l'État, le PS souhaite mettre fin à la participation officielle des autorités belges au Te Deum du 21 juillet. Pourquoi certains symboles religieux seraient-ils devenus incompatibles avec la neutralité publique tandis que d'autres continuent de bénéficier d'une large bienveillance politique ?
Neutralité sélective ? Le PS veut supprimer le Te Deum officiel de la Fête nationale tout en participant activement aux iftars musulmans. Un double standard étonnant.
Le Te Deum fait partie du cérémonial national belge depuis l'origine du Royaume. Bien au-delà de sa dimension religieuse, il constitue un rendez-vous institutionnel, culturel et historique auquel participent traditionnellement la famille royale, les autorités civiles et militaires, les ambassadeurs accrédités en Belgique ainsi que les représentants des différents niveaux de pouvoir. Il se pratique aussi dans énormément de communes du pays. Les élus locaux, les citoyens, croyants ou non y participent avec plaisir car le Te Deum est une cérémonie à la fois religieuse mais est une tradition liée à la fête nationale à laquelle beaucoup de Belges sont attachés.
Beaucoup de socialistes y participent sans le moindre souci à travers tout le pays à l’échelon local, tout comme Elio Di Rupo à l’échelon nationale lorsqu’il était Premier Ministre. Un député PS, inconnu du grand public, Christophe Lacroix, veut changer aujourd’hui les règles et supprimer cette tradition dans une proposition de loi déposé à la chambre : « Notre Royaume est un État laïque. Notre Constitution organise la séparation entre l'État et les religions. Ce principe implique que les autorités publiques doivent être neutres dans les relations qu'elles entretiennent avec les cultes ».
Le paradoxe est que de nombreux élus socialistes participent régulièrement à des iftars et à toutes des fêtes religieuses liées à la religion musulmane sans le moindre souci, se prenant en photo, en vidéo et poussant parfois au maximum le communautarisme. Des élus PS (surtout bruxellois) comme à Molenbeek-Saint-Jean ne verraient même parfois aucun souci avec le port du voile par des fonctionnaires dans l’administration.
Dès lors, une interrogation s'impose : pourquoi la présence à un Te Deum serait-elle contraire à la neutralité de l'État alors que la participation à un iftar ou le port du voile des fonctionnaires ne poserait aucun problème ?
C’est une curieuse conception de la neutralité que celle du PS à savoir vouloir effacer toutes les références chrétiennes tout en se pressant aux manifestations liées à d'autres religions. Une telle approche nourrit le sentiment d'un double standard qui fragilise la crédibilité du discours politique.
À travers cette remise en cause du Te Deum, c'est finalement une certaine conception de l'identité belge qui est visée. Comme si les traditions héritées de l'histoire nationale devaient être progressivement effacées de l'espace public pour satisfaire une vision idéologique de la neutralité. Nous n’avons dû déjà abandonner le nom de nos congés scolaires. Allons-nous devoir sous pression des socialistes abandonnés le Te Deum ? Cette idée reste pour l’instant minoritaire mais reflète bien la volonté d’effacement de nos traditions par les socialistes.
"Nous venons de vivre une magnifique Fête-Dieu ici à Liège. Jésus est vivant. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés qui deviennent son Corps et Son Sang, pour vivifier et unifier l’Eglise.
Il est intéressant de relever qu’il y avait de très nombreux jeunes parmi les 600 participants à la procession, et ensuite aux plus de 1.000 bougies pour la paix, merci Seigneur <img class="xz74otr x15mokao x1ga7v0g x16uus16 xbiv7yw" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t7c/1/16/1f64f_1f3fc.png" alt="
Liège Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026 (source)
La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ, célèbre la présence de Jésus à nos côtés, dans notre quotidien. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Il nous donne vie.
9h30 Laudespar la communauté des bénédictines à la basilique Saint-Martin.
10h00-18h00 Journée d’adorationà Saint-Martin; De 10h à 12h puis de 14h à 17h à l’église du Saint-Sacrement et de 15h00 à 17h00 à la cathédrale.
19h00780ème Eucharistie solennelle de la Fête-Dieu, Basilique Saint-Martin, présidée par le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, en présence de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, Mgr Franco Coppola, nonce apostolique pour la Belgique et le Gd Duché de Luxembourg et Mgr Ihor Rantsia, évêque de l’Eparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris pour les Ukrainiens catholiques de France, Suisse et Benelux. D’autres invités de marque seront également présents, voyez la page de l’évènement.
20h15 Procession solennelle des peuples du monde« Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps, Mt 28 » de Saint-Martin à la cathédrale Saint-Paul, arrêts à Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, Opéra, Vinâve d’ile, Cathédrale.
9h30-12h00 : Colloque sur le Sang du Christ, quelle est la signification du sang dans la Fête du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) ? Sanctuaire de sainte Julienne, avec Mgr Delville, et 4 autres intervenants.
11h-13h : Service au restaurant « Kamiano » d’un repas complet pour les sans-abri. Les personnes intéressées à venir servir le repas peuvent s’annoncer par mail: liege@santegidio.be – Maison Kamiano, rue Jonruelle 8 à Liège
15h Sainte Messe en latin à Tancrémont suivie de la Procession de la Fête-Dieu au sanctuaire du Vieux Bon Dieu de Tancrémont. Route de Tancrémont 718, 4860 Theux (forme extraordinaire)
18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieucélébrée (en latin) par Mgr Delville, évêque de Liège au Saint-Sacrement. A 19h30 : bénédiction du Saint-Sacrementet vénération de la relique de Sainte Julienne de Cornillon en l’église du Saint-Sacrement.
Dimanche 7 juin
Journée de la Fête du Corps et du Sang du Christ partout en Belgique, trouvez vos horaires de messes sur www.egliseinfo.be, le GPS des clochers.
A la fin des messes dans les Unités Pastorales : diverses processions et bénédictions sur les parvis des églises, prière spéciale pour confier la ville ou la commune.
Ce dimanche 7 juin, soixante jours après Pâques, l’Église célèbre la Fête Dieu. A Namur, la messe dominicale célébrée à l’église Saint-Loup et qui sera présidée pour l’occasion par Mgr Lejeusne se poursuivra sous forme de procession. Les fidèles sont bien sûr invités à s’y joindre. Plusieurs haltes sont prévues pour prier mais aussi méditer la Parole biblique.
La solennité du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ, dite Fête Dieu, est une fête liturgique très ancienne. Elle permet à chacun de s’imprégner de ce qu’est l’essence même de l’eucharistie, la présence de Jésus-Christ dans le pain et le vin consacrés
Le dimanche 7 juin, la messe célébrée, dès 10h, à l’église Saint-Loup s'arrêtera après la prière qui suit la communion. Elle se poursuivra, vers 11h30, par une procession dans les rues de Namur. L’évêque tenant l’ostensoir marchera sous un dais. L’ostensoir dans lequel une hostie consacrée sera proposée, à la vénération, aux fidèles rencontrés sur le chemin de la procession. L’évêque ne sera pas seul : les prêtres, diacres, les acolytes ainsi que le peuple de Dieu formeront cette procession.
Une procession durant laquelle plusieurs haltes sont prévues. Le premier arrêt se fera à la chapelle universitaire, rue Grafé. L’équipe chargée de l’animation du lieu prendra en charge le moment proposé aux participants : lecture de la Parole biblique, un moment de méditation avant de repartir vers la deuxième halte. Elle aura lieu, cette fois à la chapelle Notre-Dame du Rempart. Le troisième arrêt est lui prévu dans la cour du Séminaire ou encore devant la grille du bâtiment, en cas de pluie. La procession reprendra pour une ultime halte, à la cathédrale Saint-Aubain. L’entrée du bâtiment, pour des raisons de sécurité, étant interdite, c’est devant les grilles interdisant l’accès à l’édifice que le dernier temps de prière aura lieu, ainsi que la bénédiction finale avec le salut au Saint-Sacrement. Et pour chacun des arrêts, lecture de la parole biblique et méditation.
Un accompagnement musical est aussi prévu. Et pour le moins original. Le musicien sera installé, avec son piano, dans une remorque.
Depuis 2009, la Fête Dieu n’avait plus été organisée à Namur (c'est-à-dire depuis que Mgr Léonard avait quitté Namur pour devenir archevêque de Malines-Bruxelles ndB). L’arrivée d’un nouvel évêque et la volonté du Service de la Pastorale Liturgique et de la paroisse cathédrale Saint-Aubain ont fait le reste. La Fête Dieu sera aussi célébrée dans une paroisse proche du centre-ville, la paroisse Sainte-Julienne à Salzinnes. Le 7 juin est, pour les Salzinnois, le jour de la fête de la paroisse.
Une première historique : cinq laïcs institués ministres à Liège
En ce dimanche de la Sainte Trinité, la cathédrale Saint-Paul de Liège a accueilli près de 400 fidèles pour un moment historique : trois femmes et deux hommes du diocèse ont reçu un ministère institué des mains de Mgr Jean-Pierre Delville. Le diocèse de Liège devient ainsi le premier de Belgique à procéder à ces institutions.
Ce 31 mai 2026, le diocèse de Liège a franchi une étape majeure de son histoire. Pour la première fois, Mgr Jean-Pierre Delville a institué cinq fidèles baptisés comme ministres institués, conformément aux statuts diocésains du 17 septembre 2024 et dans la lignée des motu proprio Spiritus Domini et Antiquum Ministerium du pape François.
La coïncidence liturgique n'a pas échappé à l'évêque. Dans son homélie, Mgr Delville a rappelé que la fête de la Trinité avait été promue par Étienne, évêque de Liège, en l'an 920 : « Lui aussi fut un pionnier, en matière de liturgie et de doctrine. » Puis, s'adressant à l'assemblée, il a médité sur le mystère trinitaire : « Dieu-Trinité, c'est le mystère de Dieu qui se donne. C'est Dieu qui a trois visages, trois manières d'être, pour mieux se communiquer et se donner à nous. C'est Dieu qui se fait de plus en plus proche : Père, frère, Esprit. »
Trois personnes divines, trois ministères institués : le symbole est saisissant. Et c'est devant une cathédrale Saint-Paul comble, avec près de quatre cents fidèles, que l'évêque a appelé chacun des cinq candidats par son nom, les a bénis individuellement et leur a confié une mission concrète au service de l'Église de Liège.
S'adressant directement aux cinq candidats, Mgr Delville a posé les mots qui définissent la nature même des ministères institués : « Les ministères que vous recevez sont conférés aux laïcs et s'appellent ministères institués, pour les différencier des ministères ordonnés, que sont ceux du diacre, du prêtre et de l'évêque. Les ministères institués vous permettent d'exercer, en tant que laïcs, une mission au nom de l'Église. Vous êtes envoyés par l'Église. En même temps, vous vivez chacun une vocation personnelle, qui relève de votre foi et de votre spiritualité. »
L'évêque a également précisé la portée de cet engagement : « Vous vous engagez pour la vie, mais allez recevoir une mission précise limitée dans le temps, mission que je préciserai en fin de célébration au moment de l'envoi. » Cette distinction entre le ministère (conféré à vie) et la mission (limitée dans le temps, renouvelable) est au cœur du dispositif diocésain.
« C'est une joie pour moi de voir que le diocèse de Liège peut bénéficier de l'apport de ces ministères. Nous sommes le premier diocèse de Belgique qui procède à ces institutions. Nous sommes pionniers en la matière. Ces ministères contribuent à construire la communauté chrétienne et l'ancrer davantage dans la foi. »
Mgr Jean-Pierre Delville, homélie du 31 mai 2026
Trois ministères au service de l'Église de Liège
Les ministères institués sont des services stables et reconnus officiellement par l'Église, confiés à des fidèles baptisés (hommes et femmes) pour répondre aux besoins de la communauté ecclésiale. Comme l'a rappelé l'évêque dans son homélie : « Grâce à vous, nous découvrons la pluri-ministérialité de l'Église. Les ministres de la Parole de Dieu nous aident à lire et comprendre l'Écriture sainte. Les ministres de la prière communautaire nous aident à prier ensemble. Et les ministres de l'évangélisation annoncent l'Évangile jusqu'aux périphéries de la société. »
Trois ministères ont été retenus pour le diocèse de Liège. Le ministère de la Parole de Dieu (lectorat) vise à annoncer la Parole dans sa diversité, créer des groupes bibliques, promouvoir la lectio divina, former les catéchistes et animer des partages auprès de publics variés. Le ministère de la prière communautaire (acolytat) consiste à accompagner les fidèles dans leur vie de prière, animer des veillées et des temps d'adoration, porter la communion aux malades et présider certaines célébrations. Le ministère de l'évangélisation (catéchiste) appelle à aller à la rencontre des périphéries, accompagner le catéchuménat, coordonner la pastorale locale et être artisan d'une Église en sortie.
Comme l'a ajouté l'évêque, citant saint Paul : « Dans l'édification du Corps du Christ règne une diversité de membres et de fonctions. Unique est l'Esprit qui distribue des dons variés pour le bien de l'Église à la mesure de ses richesses et des exigences des services. » (cf. 1 Co 12, 11)
(...)
Pour aller plus loin
Les ministères institués sont des services conférés à vie, enracinés dans le sacrement du baptême. Le statut diocésain a été promulgué par Mgr Delville le 17 septembre 2024. La formation et le suivi des candidats sont assurés par Delphine Mirgaux (canoniste), que l'évêque a chaleureusement remerciée lors de la célébration.
De Jérôme BOURBON dans RIVAROL 3710 du 27 mai 2026 page 11 (via le Forum catholique) :
Les 85 ans de la mort d’Herman Wijns (15 mars 1931-26 mai 1941), le petit prêtre de Merksem
CE 26 MAI 2026, à 19h30, cela fait très exactement quatre-vingt-cinq ans qu’est mort en odeur de sainteté le petit Herman Wijns, un enfant flamand de dix ans d’une piété exceptionnelle, un apôtre de la Sainte Messe et du Sacerdoce. A une époque où triomphent l’erreur, le vice et toutes les laideurs, où l’apostasie est universelle, il est réconfortant de connaître— ou de se remémorer — la magnifique et brève vie du « petit prêtre de Merksem ». Car cette histoire ne date pas de plusieurs siècles mais se passe au XXe, pendant l’entre-deux-guerres et au début du deuxième conflit mondial. Herman aurait aujourd’hui quatre-vingt-quinze ans, ce qui est un âge avancé mais possible, le Bon Dieu a préféré le conduire dès 1941 dans son Royaume où il intercède pour tous ceux qui lui demandent des grâces, des faveurs, des bienfaits. Et ceux-là ne manquent pas, à en juger par le nombre des ex-voto — 1400 ! — sur sa tombe au cimetière de Merksem.
Herman Wijns naît le 15 mars 1931. C’est l’enfant unique de Josef Wijns et Johanna Dens, un couple flamand jeune et dynamique de familles profondément chrétiennes marié depuis cinq ans et qui, malgré son ardent désir, n’a pu avoir d’enfants plus tôt. Après la naissance d’Herman, à la suite d’une intervention chirurgicale de Madame Wijns, le médecin prévient que le couple n’aura plus jamais d’enfant. Herman restera donc leur fils unique. Sur l’avenue Breda à Merksem, un quartier d’Anvers, les Wijns sont propriétaires d’une grande boucherie et emploient sept commis. Las, en 1937, le malheur frappe la famille. Généreux, Josef Wijns s’est porté garant pour une connaissance qui voulait ouvrir un grand commerce. A cause de la crise, ce commerce fait faillite. Par désespoir et faiblesse humaine, l’homme se suicide. Ainsi, les difficultés retombent sur les épaules de M. Wijns. Il est rendu financièrement responsable. Puisqu’il n’a pas assez d’argent, il est obligé de vendre en catastrophe sa boucherie pour payer les dettes. Et c’est ainsi que le père Wijns se trouve pratiquement d’un jour à l’autre dans la rue avec son épouse et son enfant. Il est chômeur. La famille, autrefois aisée, se retrouve dans la misère. Herman ne se plaint pas. Pas même lorsqu’il est privé de pain à table et qu’il a faim. Cette épreuve familiale fait grandir sa vie spirituelle qui se développe et s’épanouit. Herman se retire chaque soir dans sa chambre pour prier longuement, intensément. Il récite trois chapelets tous les jours, se rend à la messe quotidiennement. Une fois, sa mère le découvre endormi, agenouillé devant son lit, le Rosaire dans une main, son livre de prières dans l’autre. A sa question : « Mais qu’est-ce que tu fais si longtemps devant ton lit ? », Herman répond, la main gauche sur la poitrine et la main droite levée, le petit doigt désignant le Ciel : « C’est une chose entre moi-même et là-haut, Maman. ». Sa Première communion, le 14 juin 1937, à six ans, est le plus beau jour de sa vie. Quand il entre, avec ses camarades dans la chapelle de son école catholique, l’Institut Saint Edouard, dont il est l’élève studieux, gai, serviable et courageux depuis l’âge de cinq ans, il se sent au Ciel. L’autel rayonne de lumière et est superbement décoré avec des roses et des hortensias blancs. Puis Herman deviendra Croisé eucharistique et sera heureux et fier d’en porter l’insigne. “PRÊTRE, SINON RIEN !”
A son père qui lui demande ce qu’il veut faire plus tard, Herman répond nettement : « Prêtre, Papa, sinon rien ; d’abord, servant de messe, puis, prêtre ! » Lorsque Herman est enfin admis au service de la messe, il s’acquittera de cette fonction avec un sérieux et une piété remarquables, ne reculant devant aucune difficulté, aucune souffrance. Il sert la messe de six heures du matin et doit se lever tous les jours à 5 heures 30. Un jour, à cause du froid, il a des engelures qui le font atrocement souffrir. Les douleurs très vives dureront deux mois. Malgré les recommandations de ses parents qui l’encouragent à rester à la maison, il prend à pied chaque matin le chemin de l’église. Car il ne veut ni ne peut renoncer « à sa messe et à sa communion ». Alors qu’il fait encore nuit, l’hiver, une lampe dans une main, son chapelet dans l’autre, il avance péniblement dans la neige. Il tombe plusieurs fois, son pied heurtant une pierre. Il se relève, grimace de douleur mais continue son chemin jusqu’à l’église. Il sert consciencieusement la messe, le célébrant ne remarque rien. Les vraies douleurs sont muettes. Jésus Eucharistie le réconforte. Contrairement à ce que pensent souvent les non-croyants, le chrétien ne demande pas dans la sainte communion l’oubli mais la force. La force d’accomplir son devoir d’état, de faire face aux difficultés et épreuves de la vie, la force d’obéir, de faire la volonté de Dieu. De prier avec ferveur. Or, ce n’est pas facile de prier, ce l’est encore moins de bien prier. C’est une grâce qu’il convient d’implorer tant il est vrai qu’il faut demander pour recevoir, chercher pour trouver, frapper pour que le Bon Dieu nous ouvre.