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Belgique - Page 4

  • "Très-Saint Sacrement du Miracle" : Lettre ouverte à l’abbé Lobet, doyen de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule

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    Lettre ouverte à l’abbé Lobet, doyen de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule

    Monsieur l’abbé,

    J’apprends par la presse la décision des « responsables de l’Église belge » que vous annoncerez au terme de la conférence du père Godding ce 22 avril : ne plus « encourager », ni « favoriser », ni « permettre », si je comprends bien, la dévotion publique au Très-Saint Sacrement du Miracle. Mais, Monsieur l’abbé, il n’y a plus eu de dévotion publique à celui-ci depuis 60 ans ! La dernière procession en son honneur qui s’achevait, selon la tradition, par une eucharistie sur la Grand-Place de Bruxelles remonte à 1966.

    Vous faites sans doute allusion aux visites guidées privées que « la folle qui y croit encore », comme vous me nommiez gentiment sur les réseaux sociaux, conduit occasionnellement pour faire connaître l’histoire des vitraux de la cathédrale ? J’ai de fait été saisie par ces pages historiques que j’ai découvertes depuis une dizaine d’années grâce à Carlo Acutis, canonisé depuis lors, et que je médite et étudie depuis avec ardeur.

    Sans m’attarder sur les profanateurs de 1370, je me suis laissée touchée par le témoignage de ces générations venues se recueillir devant le Très-Saint Sacrement de Miracle exposé dans sa chapelle (musée actuel) et recevoir tant de grâces de conversions et de guérisons consignées dans les archives de la cathédrale.

    Foules d’humbles bruxellois anonymes et d’étrangers parfois convertis à son passage comme ce fut le cas pour celle qui allait devenir sainte Marie - Eisabeth Hesselblad et juste parmi les nations en 2004 pour avoir sauvé soixante juifs pendant la seconde guerre mondiale. Mais aussi princes et dignitaires en nombre (Charles-Quint et toute la famille des Habsbourg, le tsar devenu empereur Pierre-le-grand, le roi Louis XV, etc) qui se sont humblement agenouillés devant les trois petites hosties miraculeuses.

    Jubilés et processions, parfois immenses, ont longtemps témoigné d’une dévotion eucharistique sincère et profonde, sans connotation antisémite : ce n’était pas un ressentiment contre les profanateurs qui mettait les pèlerins en route mais la foi, la ferveur et l’amour de l’Eucharistie.

    Alors oui, puisque le catalogue encore actuel du musée de la cathédrale mentionne un reliquaire « contenant des restes des hosties qui auraient saigné en 1370 » il m’est arrivé de m’agenouiller devant lui lors des visites privées que je conduisais.  Ce geste de foi semble vous avoir déplu. Peu après, vous m’écriviez que ce reliquaire serait retiré « afin de décourager toute dévotion en cet endroit ». Alors qu’une voix divine, comme l’illustre un des grands vitraux de la nef, émanant du tabernacle en novembre 1436 invitait à venir prier fidèlement « en cet endroit ». Vos directives ne semblent pas à l’unisson avec le ciel…

    Oh, ces restes d’hosties miraculeuses ne sont apparemment plus que de la « poussière en quantité appréciable » comme l’écrit un rapport diocésain ainsi que de minuscules points blancs visibles dans le baume asséché (et non les éclats de peinture, cfr ce même rapport) qui a enrobé les hosties au XIXème siècle. Mais ils demeurent, selon la tradition de l’Église, dignes de vénération.

    Ceci dit, votre position par rapport au miracle eucharistique ne me surprend pas, puisque la pratique de l’adoration quotidienne à la cathédrale a été supprimée à votre arrivée. Mais votre gouvernement autoritaire m’étonne toujours sachant que vous plaidez ardemment pour une Église synodale, pour la libre-pensée et pour une culture du débat à la cathédrale.

    J’aurais souhaité contribuer à une réflexion équilibrée, notamment sur la lecture historique du récit. Avec un minimum d’examen des sources, il est difficile de le réduire à une simple légende. J’ai tenté, sans succès, de signaler certaines erreurs factuelles présentes dans les narratifs actuels, qui peuvent induire des interprétations injustes et des narratifs antisémites.

    Il est par exemple faux, comme vous le répétez de parler de « massacre » ou de « persécution » en 1370. Au moyen-âge, la peine du bûcher était appliquée à tout profanateur. Six personnes (et non la communauté juive comme le stipule erronément la plaque commémorative) ont été accusées de vol et de profanation d’hosties au terme d’un procès selon les règles de l’époque. Des chrétiens ont aussi été condamnés au bûcher à la même époque pour la même raison, ce qu’on omet souvent de préciser. 

    Certains auteurs parlent d’« expulsion » ou de « bannissement » des juifs du Brabant en 1370 ce qu’aucun document historique ne confirme, parait-il. Et parmi les tenants du discours antisémite, peu rappellent les statuts et protections particulières accordées aux juifs au moyen-âge par les papes, les princes et d’humbles citoyens. Ces silences, absences de contextualisation, amplifications ou simplifications trahissent la vérité de l’histoire et crée de fait un narratif antisémite.

    Par ailleurs, il est étonnant que les autorités qui mettent en doute la véracité du miracle du sang (malgré les nombreux témoins oculaires de la première heure) refusent de procéder à l’analyse scientifique de taches présentes dans le fond d’une boite de 1734 qui a contenu cinq autres hosties du miracle de 1370. Un médecin légiste français expert en ce domaine est disposé à procéder aux investigations nécessaires mais nos autorités s’y opposent. Une telle démarche pourrait contribuer à éclairer le débat plutôt qu’à l’enfermer. Pourquoi la craindre ? Et est-il propice de figer un texte sur une plaque commémorative sans attendre les résultats de cette inspection scientifique ?

    La « chapelle du miracle » dite aussi « chapelle expiatrice », deviendra le berceau d’œuvres qui ont débordé nos frontières : l’Association de l’Adoration Perpétuelle et des Eglise Pauvres (200.000 adhérents au début du XXème s), la congrégation des Religieuses de l’Eucharistie (près de 300 religieuses à la même époque) consacrées à l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement en esprit de réparation ainsi qu'à la collecte de fonds pour aider les églises pauvres. « Pour consoler l’amour blessé », selon sa devise. La chapelle détruite sera reconstruite à l’identique dans le quartier européen. C’est la chapelle pour l’Europe. Tant de fécondité ne peut surgir ni de la haine, ni d’une légende.

    Rien ni personne n’empêchera la grâce du miracle eucharistique de 1370 de poursuivre son oeuvre. Puisse t’elle inspirer un nouveau narratif apaisé et réconcilié de l’histoire avec nos frères juifs, les protestants et libres-penseurs également évoqués sur les vitraux, dans une démarche de dialogue (encouragée par le Grand-Rabbin Guigui dans l’édition pascale de LLB) et d’unité (si chère à Mgr Luc Terlinden) pour que le miracle eucharistique de Bruxelles, pierre d’achoppements pour tous, y compris pour les catholiques, ne soit plus objet de divisions mais de pardons et de communion.

    Enfin, puisse la cathédrale avoir un pasteur heureux en ses murs qui a à cœur d’y remettre en lumière sa grâce et ses trésors spirituels non seulement à travers ses vitraux mais dans sa chapelle du Très-Saint Sacrement réaffectée où seront dignement vénérés le reliquaire des trois petites hosties, les cinq hosties de 1370 toujours recherchées, ainsi que la relique (le plus grand fragment lit-on) de la sainte croix, l’épine de la passion de notre Seigneur, les multiples reliques de saints, la petite relique du sang de saint Jean-Paul II qui coula le jour de son attentat, et autres trésors spirituels.

    Prions la Vierge de la Délivrance de délivrer notre cathédrale de ce qui la défigure et permettre à toutes les nations présentes ou de passage à Bruxelles de venir se prosterner devant le Saint-Sacrement appelé à rayonner et régner depuis cette montagne du Seigneur, sur l’Europe et sur le monde entier !

    Véronique Hargot-Deltenre

    Auteur des livres : - Le Très-Saint Sacrement de Miracle -Miracles eucharistiques à Bruxelles 1370-2025 (Edition revue et augmentée) en ligne sur Bruxelles, 1370 - Les Miracles Eucharistiques en Belgique   www.miracles-eucharistiques.be

  • March for Life : 700 personnes ont participé à la Marche pour la Vie dans les rues de Bruxelles

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    CLARA Life – Promoting a culture of life

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE                                                                                           

    Bruxelles, 19 avril 2026

    700 PERSONNES RÉUNIES POUR UNE SOCIÉTÉ PLUS HUMAINE

    Ce dimanche 19 avril,  à l’appel de l’association CLARA Life, 700 personnes ont participé à la Marche pour la Vie dans les rues de Bruxelles. Dans une ambiance sereine et engagée, les manifestants ont voulu porter un message d’espérance et de solidarité : chaque vie mérite d’être accompagnée et soutenue, de sa conception à sa fin naturelle.

    La Gestation pour autrui, une violence faite aux femmes

    Protéger la vie, c’est aussi protéger la dignité des femmes, en particulier celle des plus vulnérables, souvent confrontées à de lourdes pressions économiques ou sociales. Aucune femme ne devrait non plus être amenée à vendre son corps ou son utérus pour accueillir un enfant qui lui sera retiré à la naissance

    Aujourd’hui, les appels à une abolition globale de la pratique de la GPA se multiplient et se font entendre jusque dans les instances internationales, notamment au sein des Nations Unies. Le rapport de l’ONU soutient que la GPA « se caractérise par de l’exploitation et de la violence à l’égard des femmes et des enfants, y compris les filles. Elle renforce les normes patriarcales en traitant le corps des femmes comme une marchandise et un objet, et en exposant les mères porteuses et les enfants à de graves violations des droits humains. »

    Soutenir les femmes, protéger la vie

    Depuis 1990, plus de 500 000 enfants n’ont jamais vu le jour en Belgique. Pourtant, alors que certaines voix réclament un allongement du délai légal de l’avortement à 18 semaines, aucune proposition concrète n’émerge pour soutenir les femmes enceintes en difficulté. CLARA Life rappelle qu’un véritable choix repose sur un accompagnement bienveillant et des alternatives réelles. « Une femme ne devrait jamais se sentir seule ou contrainte face à une grossesse imprévue. Ensemble, nous devons bâtir une société qui lui offre écoute, aide et solutions concrètes », a déclaré Wouter Suenens, président de CLARA Life.

    Accompagner les plus fragiles avec dignité

    En 2025, plus de 4 400 euthanasies ont été enregistrées en Belgique. CLARA Life appelle à une réflexion apaisée sur le développement des soins palliatifs et de l’accompagnement des personnes en fin de vie. La dignité ne réside pas dans l’isolement mais dans une prise en charge empreinte d’humanité et de respect. Aucun citoyen ne devrait se sentir de trop dans une société.

    Une mobilisation porteuse d’espérance

    « Nous voulons une société qui soutient, qui entoure, qui protège. Une société où chacun, quel que soit son parcours ou sa vulnérabilité, trouve un soutien et une présence bienveillante », a souligné la clôture de la Marche. Les participants ont rappelé l’importance de continuer ce dialogue avec bienveillance et conviction. L’événement s’est conclu par un appel à poursuivre cet engagement dans la vie quotidienne : « Chaque geste de solidarité compte. Chaque parole d’encouragement a du poids. Ensemble, nous pouvons faire grandir une culture du respect et du soutien. »

    La prochaine Marche pour la Vie aura lieu le dimanche 18 avril 2027 à Bruxelles.

  • Horion-Hozémont (Liège) : événement exceptionnel le 17 mai 2026

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    Sanctuaire de l'Enfant Jésus de Prague

    mar. 14 avr. 2026

    Pour la Neuvaine de Noël, que votre lumière brille devant l’Enfant Jésus de Prague !

    Nous vous invitons à un événement exceptionnel le 17 mai 2026

    Comme chaque année, nous comptons sur votre présence le 3ème dimanche de mai pour notre fête annuelle en l’honneur de l’Enfant Jésus de Prague.

    Cette année, le pèlerinage de 15h sera présidé par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège. Il installera solennellement la châsse de sainte Alénie au Sanctuaire. Sainte Alénie est une martyre du IVe siècle dont le corps a été retrouvé dans les catacombes romaines. Elle est le modèle des épouses chrétiennes et la protectrice des Mamans.

    Voici le programme

    Dimanche 17 mai 2026
    10h :
     Messe suivie de la procession
    12h30 :
     Pique-nique et/ou petite restauration
    14h :
     Présentation de sainte Alénie
    15h :
     Pèlerinage présidé par Mgr J.P. Delville, évêque de Liège

    - Bénédiction des enfants et remise de la médaille de l’Enfant Jésus
    - Confessions

    Durant toute la journée :
    Petite restauration :
     frites, sandwichs, tartes, boissons…
    À l’accueil des pèlerins :
     Vente d’objets de piété, inscriptions à la Confrérie…

    N’hésitez pas à nous contacter pour tous renseignements.

    Sanctuaire de l’Enfant Jésus de Prague
    Place du Doyenné
    4460 Horion-Hozémont (Belgique)
    Recteur :
     0032 (0)4 250 10 64
    Accueil des pèlerins (Sœurs Amantes de la Croix) :
    0032 (0)4 384 40 73 - 0032 (0)470 76 61 32

  • J-3 avant la Marche pour la Vie à Bruxelles (dimanche 19 avril à 14h)

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    jeu. 16 avril 2026
     
    Hello !
     

    J-3 avant la Marche pour la Vie à Bruxelles (dimanche 19 avril à 14h).

    Organiser la Marche demande beaucoup d’investissement, et nous espérons de tout cœur que vous soyez présent(e) également ! Nous devons être avec suffisamment de participants cette année (tous les ans mais cette édition en particulier: on doit être 500 personnes à 14h pile, ce qui est un réel effort puisqu’habituellement, beaucoup de participants arrivent en retard — lisez notre courriel du dimanche dernier pour plus d’informations). Alors, si vous ne pouvez venir, pourriez-vous transférer ce courriel à vos contacts qui pourraient participer ? 

    Un autre mot très concret : pour boucler la logistique (sécurité, sonorisation, matériel), nous avons encore besoin d’un dernier élan financier.

    Si vous souhaitez nous aider avec un geste simple et très concret, un don — même modeste — fait une réelle différence: BE02 7310 4206 5740 / CLARA Life

     Infos pratiques : https://www.clara-life.org/events/marchepourlavie2026/.

    3 actions que tu peux faire aujourd'hui

  • Bruxelles, dimanche 19 avril 2026 – Marche pour la Vie

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    Dimanche prochain, 19 avril, nous marchons à Bruxelles pour une idée essentielle : toute vie mérite protection et accompagnement — les enfants à naître, leurs mères, et les personnes âgées ou vulnérables qui ont besoin de soins, pas d’abandon.

    C’est un rendez-vous de courage, de solidarité et d'espérance : si nous ne sommes pas visibles, d’autres parleront à notre place.

    Rendez-vous : 14h00 (pas 14h10)
    Place Poelaert, Bruxelles
    Infos pratiques : https://www.clara-life.org/events/marchepourlavie2026/

    Le dimanche 19 avril 2026, l’association CLARA Life appelle à une mobilisation citoyenne à Bruxelles à l’occasion de la Marche pour la Vie, organisée au départ de la place Poelaert. L’événement entend remettre au centre du débat public l’accompagnement concret des femmes confrontées à une grossesse difficile, la protection de l’enfant à naître et le respect de la dignité de toute vie humaine, de la conception jusqu’à la fin naturelle.

    L’édition 2026 se tient dans un contexte marqué par des débats en Belgique sur l’avortement, notamment sa constitutionnalisation, l’allongement des délais et l’affaiblissement de certains garde-fous, sur l’encadrement de la gestation pour autrui, ainsi que sur l’extension de l’euthanasie aux personnes atteintes de démence (c’est-à-dire des personnes devenues incapables d’exprimer leur volonté). Pour les organisateurs, ces débats risquent d’éloigner l’attention des vraies urgences : offrir aux femmes enceintes en difficulté un soutien réel et garantir aux personnes souffrantes ou en fin de vie un accompagnement véritablement humain.

    À travers cette marche, CLARA Life souhaite rappeler qu’une société juste se mesure à l’attention qu’elle porte aux plus vulnérables. Plutôt que pour l’élargissement de dispositifs mettant fin à la vie des plus fragiles, l’association entend plaider pour une logique de protection, d’aide et de solidarité: une logique d’accompagnement plutôt que d’abandon. 

    CLARA Life veut mettre l’accent sur des solutions concrètes d’aide et de soutien, avec le mot d’ordre : défendre à la fois la femme et l’enfant, et refuser qu’on cherche à faire disparaître la souffrance en faisant disparaître le souffrant.

  • Le père Charles Delhez est mort

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    De RCF :

    L'Église dans la cité

    Qui êtes vous Charles Delhez ? (Rediffusion)

    Le Père Charles Delhez est une figure bien connue dans notre monde chrétien : prêtre jésuite, auteur, journaliste, curé de paroisse. faisons plus ample connaissance.

    D'Arnaud Dumouch :

    Le Père Charles Delhez, jésuite, avait été professeur de religion en université pour les candidats médecins et vétérinaires à Namur
     
    Il était un homme très ouvert et j'en tiens pour preuve ce débat qu'il avait accepté de faire avec moi, bien que je sois plutôt parmi les théologiens considérés comme traditionalistes. 
     
    Et voici ce débat en souvenir de lui 
     

    Le père Charles Delhez, Jésuite belge, a enseigné les sciences religieuses à l’Université de Namur et est actuellement curé de paroisse (Blocry, Belgique). Il montre que sa position a évolué sur le sacerdoce des femmes. Selon lui, le désir du peuple de Dieu, manifesté par les remontées du Synode en 2022, est un « signe des temps ». L’Esprit Saint donne au peuple de Dieu un Sensus fidei. Ne serait-ce pas en suivant cette intuition que l’Eglise rejoindra les humains actuels ? 
     
    Arnaud Dumouch, théologien belge, montre que c’est pour une raison précise liée à la complémentarité de la vocation des hommes et des femmes, que Jésus, constituant l’Eglise, n’a pas voulu ouvrir le sacerdoce ministériel aux femmes, ni ouvert la maternité aux hommes. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus en donne la raison en une phrase : « Oui j'ai trouvé ma place, dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Coeur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé ! » Il insiste sur la définition dogmatique de Jean-Paul II à propos de cette question.
     
    Arnaud Dumouch insiste aussi sur la définition dogmatique de Jean-Paul II à propos de cette question :
    Lettre apostolique « ordinatio sacerdotalis » :
    "Bien que la doctrine sur l'ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes ait été conservée par la Tradition constante et universelle de l'Eglise et qu'elle soit fermement enseignée par le Magistère dans les documents les plus récents, de nos jours, elle est toutefois considérée de différents côtés comme ouverte au débat, ou même on attribue une valeur purement disciplinaire à la position prise par l'Eglise de ne pas admettre les femmes à l'ordination sacerdotale. C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Eglise, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l'Eglise n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Eglise."
  • Le futur Léopold II et la présence chrétienne en Orient

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    De Paul Vaute sur "Le Passé belge" :

    Le futur Léopold II et la présence chrétienne en Orient

    Par Paul Vaute. Historien belge, journaliste honoraire, blogueur le avril 6, 2026

       Un séjour à Constantinople pendant près d’un mois en 1860, trois en Egypte, nominalement vassale des Ottomans, entre 1854 et 1864: de toute évidence, l’Orient proche a figuré parmi les destinations privilégiées de celui qui se préparait alors à être le Roi des Belges. En août 1862, à Londres où il s’était rendu pour l’Exposition universelle, le duc de Brabant, alors âgé de 27 ans, précisa dans ses notes personnelles l’objectif de ses nombreux voyages: chercher « des arguments en faveur de ma thèse chérie: le développement honnête de ma patrie par l’acquisition de provinces extérieures. Mon œuvre est civilisatrice, chrétienne et patriotique » .

       Les sources relatives à ces périples, notamment les journaux tenus par le jeune prince, ont été enrichies par la découverte de l’étonnant fonds des frères Goffinet, confidents de nos deux premiers Souverains, acquis en 1993 par la section du patrimoine de la Fondation Roi Baudouin et déposé aux Archives du Palais royal. Ces écrits, avec d’autres émanant de l’entourage, ont permis de mieux cerner l’approche léopoldienne d’un empire des sultans et des vizirs hautement complexe, « homme malade » selon l’expression attribuée au tsar Nicolas Ier, avec sa mosaïque de religions au sein desquelles le maintien d’une présence chrétienne fait à nos yeux figure de défi permanent.

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  • 689 adultes seront baptisés en Belgique pour Pâques de cette année

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    En Belgique, pour Pâques 2026 (vigile pascale du 4 avril), l’Église catholique recense 689 adultes candidats au baptême (appelés catéchumènes). Ces personnes recevront le sacrement lors de la nuit de Pâques dans les différents diocèses du pays.

    Contexte et évolution

    • Ce chiffre représente une hausse d’environ 30 % par rapport à 2025 (534 catéchumènes).
    • Il s’agit d’un triplement par rapport à 2016 (229 catéchumènes), confirmant une tendance de forte croissance continue observée ces dernières années.
    • Les diocèses les plus concernés sont notamment Malines-Bruxelles (environ 248, dont 200 à Bruxelles pour l’appel décisif) et Tournai (177). D’autres diocèses comme Liège (79) ou Namur (56) contribuent également.

    Ce phénomène intervient dans un contexte de sécularisation avancée en Belgique, où l’Église catholique note une augmentation inattendue des demandes de baptême d’adultes (souvent des jeunes ou des personnes ayant vécu des épreuves personnelles). Les chiffres restent modestes en valeur absolue par rapport à la population belge, mais ils marquent un record récent.

    Note : Ces données proviennent principalement des communiqués de la Conférence épiscopale de Belgique publiés en février 2026 et sont reprises par plusieurs médias catholiques et généralistes. Elles concernent spécifiquement les baptêmes d’adultes (et parfois adolescents) célébrés à Pâques ; aucun chiffre national actualisé post-Pâques n’est encore disponible au moment de cette réponse.

    L’Église catholique en Belgique n’a pas publié d’enquête détaillée et chiffrée sur les motivations exactes des catéchumènes (comme en France), mais les communiqués officiels, les témoignages de responsables diocésains et les analyses de médias catholiques ou généralistes convergent sur plusieurs facteurs explicatifs de cette hausse continue.

    Quête de sens et recherche spirituelle dans un monde perçu comme instable

    De nombreux adultes (souvent jeunes, 18-25 ou 26-40 ans) expriment un besoin d’ancrage spirituel et d’intériorité face à l’accélération du quotidien, à la société de consommation et à un sentiment d’insatisfaction ou de « vide ». Le baptême devient un choix personnel et mûri, plutôt qu’un rite social hérité.

    Épreuves de vie comme déclencheur

    Une part importante des parcours commence après une épreuve personnelle : maladie, deuil, difficultés familiales, « vie cabossée » ou accumulation de crises (post-Covid notamment). Ces événements poussent à une recherche existentielle et à une forme de spiritualité. Des analyses soulignent que cela crée un « sentiment de manque » que la foi vient combler.

    Influence des réseaux sociaux et des médias

    Environ 70 % des nouveaux baptisés déclarent avoir nourri leur foi via les réseaux sociaux (influenceurs catholiques, témoignages en ligne). La parole religieuse y est plus « décomplexée ». On note aussi une hausse des ventes de Bibles et des recherches d’horaires de messes en ligne (via des sites comme egliseinfo.be).

    Moins de baptêmes d’enfants → plus de choix différé

    Les parents baptisent de moins en moins leurs bébés pour laisser la liberté de choix à leurs enfants plus tard. Cela explique mécaniquement une partie de l’augmentation des demandes adultes : une génération qui n’a pas reçu le sacrement enfantin le demande ensuite par conviction personnelle.

    Visibilité accrue du religieux et émulation

    • La présence d’un islam fervent rendrait la parole religieuse plus acceptable et « décomplexée », surtout chez les jeunes (effet d’émulation ou de réaction).
    • L’immigration chrétienne (notamment d’Afrique ou d’Europe de l’Est) redynamise certaines paroisses et rend le catholicisme plus visible.
    • Des stars ou personnalités affichant leur foi, ainsi qu’un regain de pratiquants dans les villes, contribuent à normaliser la démarche.

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  • "Opération Calice" : l’Église catholique s’est abstenue de toute ingérence dans les enquêtes judiciaires

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    De Peter Haegeman sur Cathobel :

    Opération Calice – L’Église catholique s’est abstenue de toute ingérence dans les enquêtes judiciaires

    Opération Calice – L’Église catholique s’est abstenue de toute ingérence dans les enquêtes judiciaires

    24/03/2026 - La Conférence des évêques de Belgique prend acte des conclusions de la commission d’enquête parlementaire relative à l’« Opération Calice ». Elle maintient qu’elle n’est en aucun cas intervenue de manière illégale dans les enquêtes judiciaires.

    L’Église a simplement tenté de se défendre de manière légitime dans le cadre des procédures en cours, par l’intermédiaire de ses avocats, ce qui est normal dans un État de droit. Dans le rapport de la commission d’enquête, il apparaît que c’est à présent qualifié de « tentatives d’influence ». La Conférence des évêques maintient sa position : il n’y a eu ni ingérence indue ni tentative d’influence de sa part. Les autorités judiciaires l’ont d’ailleurs confirmé à plusieurs reprises dans le cadre de cette commission, ainsi que lors d’une précédente commission parlementaire. Par ailleurs, la commission d’enquête conclut elle-même dans son rapport final qu’il n’existe aucune preuve d’ingérence illicite. La Conférence des évêques attend à présent de pouvoir prendre connaissance du rapport final dans son intégralité.

    Plus que jamais, les évêques réaffirment leur proximité avec les victimes d’abus sexuels. Leur souffrance demeure au cœur de leurs préoccupations. Ils soulignent leur engagement constant en faveur d’une politique de tolérance zéro, de la reconnaissance des faits et du soutien aux victimes. Ces dernières années, de nombreuses mesures concrètes ont été mises en place : points de contact et structures d’accompagnement, collaboration avec des instances indépendantes, formations pour les collaborateurs et indemnisation financière des victimes de faits prescrits par la Justice via la Fondation Dignity – pour un montant total d’environ 9 millions d’euros à ce jour. Dans ce cadre, une coordinatrice nationale a également été désignée l’an dernier ; elle a déjà élaboré un nouveau plan d’action concret qui est actuellement mis en œuvre au sein de la Fondation Dignity.

    « Chaque rencontre avec les victimes nous confronte à nouveau à leur douleur persistante. L’Église continue de se tenir sans relâche aux côtés des victimes et de lutter contre toute forme d’abus. Nous assumons pleinement notre responsabilité en la matière », déclare l’archevêque Luc Terlinden.

  • 30/4 - 2/5; Bioethics for Youth : formation bioéthique de l'IEB à destination des jeunes 

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    Une nouvelle formule cette année : 

    Un week-end à la campagne dans les alentours de Wavre (Grez-Doiceau), 

    en pension complète (logement et repas inclus)

    du jeudi soir 30 avril au samedi 2 mai 2026

    Aidez-nous à diffuser cette formation en partageant cette information aux jeunes de votre entourage en Belgique ! 

    MERCI pour votre implication ! 

    Infos et inscriptions

  • Belgique : la mort sur demande comme remède à la vieillesse et à la dépendance ?

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    +50% d’euthanasies en trois ans en Belgique : la mort sur demande comme remède à la vieillesse et à la dépendance ?

    Ce 20 mars, la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie en Belgique (CFCEE) a communiqué les chiffres relatifs aux euthanasies déclarées durant l'année 2025.

    Le nombre d'euthanasies officiellement pratiquées l'année dernière a ainsi atteint un nouveau record : 4486 euthanasies ont été déclarées à la Commission. Ce chiffre correspond à une hausse de 12,4 % par rapport à 2024, de 51 % en trois ans et même presque à un doublement en à peine cinq ans.

    L’euthanasie représente désormais 4 % des décès enregistrés en Belgique et cette tendance à la hausse pourrait s’accentuer si l’on en croit les motifs qui sont indiqués dans les formulaires d’enregistrement de l’euthanasie.

    Les polypathologies, deuxième type d’affection mentionné après le cancer, ont augmenté de 67 % en deux ans et représentent désormais près d’un tiers du total des euthanasies déclarées. Plus spécifiquement, la part d’euthanasies pour motif de polypathologies parmi les euthanasies pratiquées sur des personnes qui n’étaient pas en fin de vie a littéralement décuplé en cinq ans, passant de 5,9 % à 57,3 %.

    Ces pourcentages, en constante augmentation depuis la dépénalisation de cette pratique en Belgique, suscitent de profondes interrogations : la vieillesse serait-elle devenue une raison suffisante pour recourir à l’euthanasie ?

    La polypathologie : une catégorie floue qui s’apparente à la fatigue de vivre

    Dans son dernier rapport bisannuel publié en 2025, la Commission de contrôle soulignait cette hausse continue des euthanasies sur la base du critère de polypathologie et expliquait que « ce pourcentage continuera à augmenter, car la polypathologie est associée au processus de vieillissement que subissent les patients ».

    En effet, la polypathologie désigne, toujours selon la Commission, « une combinaison de la souffrance provoquée par plusieurs affections chroniques qui évoluent vers un stade final ». En pratique, ces affections peuvent notamment consister en une insuffisance cardiaque terminale, une hémiplégie due à un AVC, mais aussi des troubles cognitifs, la baisse de la vue ou de l'audition, la polyarthrite ou l'incontinence.

    Si certaines de ces affections mettent la vie en danger, celles-ci affectent principalement la qualité de vie, ce qui explique qu’en 2025, plus de la moitié des euthanasies de cette catégorie (57,3 %) a été pratiquée alors que le décès n’était pas attendu à brève échéance.

    La peur de la dépendance deviendrait-elle suffisante pour abréger la vie ?

    Pour comprendre ce qui justifie l’euthanasie sur la base de ces affections qui ne mettent pas directement la vie en jeu, il faut avoir à l’esprit la logique subjective suivie par la Commission de contrôle dans sa vérification de la légalité des euthanasies, selon laquelle ce que dit le patient de sa souffrance fait loi.

    Dans le cas des polypathologies, l’évolution chronique des affections s’étend sur plusieurs années et peut être à l’origine d’une souffrance psychologique importante, selon la Commission. En se basant sur les recherches scientifiques de Marianne Dees, la Commission rapporte que « le sentiment de désespoir, la dépendance aux soins, la peur d'une dégradation supplémentaire et celle de souffrances physiques accrues sont des facteurs déterminants dans la demande d'euthanasie ».

    Dans ce contexte, on comprend aussi que dans 86 % de l’ensemble des euthanasies déclarées, des souffrances physiques et psychiques étaient mentionnées simultanément.

    Ce constat souligne en réalité le besoin vital d’un meilleur accompagnement de la vieillesse et de la fin de vie en général afin que la lassitude de vivre et la peur de la dépendance ne deviennent pas des raisons suffisantes pour abréger la vie d’une personne.

  • “En Belgique, ce n’est pas un gros problème de fracasser une statue du Sacré-Coeur de Jésus.” Polémique autour d’une séquence filmée de la radio flamande publique Studio Brussel.

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    De Jacques Galloy sur Eglise Info :

    “En Belgique, ce n’est pas un gros problème de fracasser une statue du Sacré-Coeur de Jésus.” Polémique autour d’une séquence filmée de la radio flamande publique Studio Brussel.

    Une vive polémique a éclaté en Flandre suite à une séquence filmée de Studio Brussel (VRT) montrant des animateurs détruisant avec un marteau des statues du Sacré-Coeur de Jésus et de la Vierge Marie. Malheureuse coïncidence, la vidéo polémique a été publiée le jour de la sortie du film « Sacré-Coeur » en Flandres. La controverse s’est intensifiée du fait que les auteurs ont admis en interview qu’ils n’auraient pas agi de la sorte avec des symboles issus de l’islam ou du judaïsme.

    Jésus x Bleu Monday

    La session de brisage des statues s’inscrit dans le cadre du « Blue Monday ». Le lundi 19 janvier dernier est considéré par certains comme le jour le plus déprimant de l’année. À cette occasion, les animateurs vedettes de la VRT (radio télévision publique flamande) Eva De Roo, Dries Lenaerts et Sam De Bruyn ont animé une émission en direct sur la radio filmée Studio Brussel, allant jusqu’à détruire deux statues représentant Jésus (et le Sacré-Coeur) et la Vierge Marie. Le but de l’émission est de consoler les auditeurs déprimés par le “Blue Monday” en fracassant des objets dans une “rage room”. “Il y avait par hasard une vieille statue de Jésus”, racontent les animateurs.

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