
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

a été créé par la Fondation Jérôme Lejeune pour informer les décideurs des enjeux de société en matière de bioéthique, permettre à tous de suivre, comprendre et analyser l’actualité bioéthique en France et dans le monde. Il décrypte les grands thèmes de l’actualité comme le clonage, la recherche sur l’embryon, l’avortement, l’assistance médicale à la procréation, l’euthanasie…
|
Gènéthique en quelques chiffres : |
"Depuis quelques mois, les catholiques de Belgique traversent une période de crise. Mais ne pourraient-ils pas en ressortir renouvelés ? Telle est la conviction de Mgr Albert Rouet, évêque de Poitiers."
Voici ce que nous pourrons trouver dans l'hebdomadaire "Dimanche" de cette semaine. Etait-il vraiment opportun de faire appel à cet évêque qui vient d'accéder à la retraite et dont les propos, frisant souvent la provocation, font les délices de Golias qui voit en lui l'évêque selon son coeur? Pour s'en rendre compte, on vous propose de découvrir cet entretien avec Mgr Rouet publié dans le Monde. C'est nous qui soulignons les passages qui, pour le moins, font débat et dont l'orientation diverge assez rudement de celle de Benoît XVI, de notre nouvel archevêque et de la nôtre...
Entretien avec Mgr Rouet (Le Monde) (3/4/2010)
"L'Eglise est menacée de devenir une sous-culture"
Archevêque de Poitiers, Mgr Albert Rouet est l'une des figures les plus libres de l'épiscopat français. Son ouvrage J'aimerais vous dire (Bayard, 2009) est un best-seller dans sa catégorie. Vendu à plus de 30 000 exemplaires, lauréat du Prix 2010 des lecteurs de La Procure, ce livre d'entretiens porte un regard assez critique sur l'Eglise catholique. A l'occasion de Pâques, Mgr Rouet livre ses réflexions sur l'actualité et son diagnostic sur son institution.
L'Eglise catholique est secouée depuis plusieurs mois par la révélation de scandales de pédophilie dans plusieurs pays européens. Cela vous a-t-il surpris ?
Je voudrais d'abord préciser une chose : pour qu'il y ait pédophilie, il faut deux conditions, une perversion profonde et un pouvoir. Cela signifie que tout système clos, idéalisé, sacralisé est un danger. Dès lors qu'une institution, y compris l'Eglise, s'érige en position de droit privé, s'estime en position de force, les dérives financières et sexuelles deviennent possibles. C'est ce que révèle cette crise, et cela nous oblige à revenir à l'Evangile ; la faiblesse du Christ est constitutive de la manière d'être de l'Eglise.
En France, l'Eglise n'a plus ce type de pouvoir ; cela explique qu'on est face à des fautes individuelles, graves et regrettables, mais que l'on ne connaît pas une systématisation de ces affaires.
Ces révélations surviennent après plusieurs crises, qui ont jalonné le pontificat de Benoît XVI. Qui malmène l'Eglise ?
Depuis quelque temps, l'Eglise est battue d'orages, externes et internes. On a un pape qui est plus théoricien qu'historien. Il est resté le professeur qui pense que quand un problème est bien posé, il est à moitié résolu. Mais dans la vie, ce n'est pas comme cela ; on se heurte à la complexité, à la résistance du réel. On le voit bien dans nos diocèses, on fait ce qu'on peut ! L'Eglise peine à se situer dans le monde tumultueux dans lequel elle se trouve aujourd'hui. C'est le coeur du problème.
Au-delà, deux choses me frappent dans la situation actuelle de l'Eglise. Aujourd'hui, on y constate un certain gel de la parole. Désormais, le moindre questionnement sur l'exégèse ou la morale est jugé blasphématoire. Questionner ne va plus de soi, et c'est dommage. Parallèlement, règne dans l'Eglise un climat de suspicion malsain. L'institution fait face à un centralisme romain, qui s'appuie sur tout un réseau de dénonciations. Certains courants passent leur temps à dénoncer les positions de tel ou tel évêque, à faire des dossiers contre l'un, à garder des fiches contre l'autre. Ces comportements s'intensifient avec Internet.
En outre, je note une évolution de l'Eglise parallèle à celle de notre société. Celle-ci veut plus de sécurité, plus de lois, celle-là plus d'identité, plus de décrets, plus de règlements. On se protège, on s'enferme, c'est le signe même d'un monde clos, c'est catastrophique !
En général, l'Eglise est un bon miroir de la société. Mais aujourd'hui, dans l'Eglise, les pressions identitaires sont particulièrement fortes. Tout un courant, qui ne réfléchit pas trop, a épousé une identité de revendication. Après la publication de caricatures dans la presse sur la pédophilie dans l'Eglise, j'ai eu des réactions dignes des intégristes islamistes sur les caricatures de Mahomet ! A vouloir paraître offensif, on se disqualifie.
Le président de la conférence épiscopale, Mgr André Vingt-Trois l'a redit à Lourdes le 26 mars : l'Eglise de France est marquée par la crise des vocations, la baisse de la transmission, la dilution de la présence chrétienne dans la société. Comment vivez-vous cette situation ?
J'essaie de prendre acte que nous sommes à la fin d'une époque. On est passés d'un christianisme d'habitude à un christianisme de conviction. Le christianisme s'était maintenu sur le fait qu'il s'était réservé le monopole de la gestion du sacré et des célébrations. Face aux nouvelles religions, à la sécularisation, les gens ne font plus appel à ce sacré.
Pour autant, peut-on dire que le papillon est "plus" ou "moins" que la chrysalide ? C'est autre chose. Donc, je ne raisonne pas en termes de dégénérescence ou d'abandon : nous sommes en train de muter. Il nous faut mesurer l'ampleur de cette mutation.
Prenez mon diocèse : il y a soixante-dix ans, il comptait 800 prêtres. Aujourd'hui il en a 200, mais il compte aussi 45 diacres et 10 000 personnes impliquées dans les 320 communautés locales que nous avons créées il y a quinze ans. C'est mieux. Il faut arrêter la pastorale de la SNCF. Il faut fermer des lignes et en ouvrir d'autres. Quand on s'adapte aux gens, à leur manière de vivre, à leurs horaires, la fréquentation augmente, y compris pour le catéchisme ! L'Eglise a cette capacité d'adaptation.
De quelle manière ?
Nous n'avons plus le personnel pour tenir un quadrillage de 36 000 paroisses. Soit l'on considère que c'est une misère dont il faut sortir à tout prix et alors on va resacraliser le prêtre ; soit on invente autre chose. La pauvreté de l'Eglise est une provocation à ouvrir de nouvelles portes. L'Eglise doit-elle s'appuyer sur ses clercs ou sur ses baptisés ? Pour ma part, je pense qu'il faut faire confiance aux laïques et arrêter de fonctionner sur la base d'un quadrillage médiéval. C'est une modification fondamentale. C'est un défi.
Ce défi suppose-t-il d'ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés ?
Non et oui ! Non, car imaginez que demain je puisse ordonner dix hommes mariés, j'en connais, ce n'est pas ça qui manque. Je ne pourrais pas les payer. Ils devraient donc travailler et ne seraient disponibles que les week-ends pour les sacrements. On reviendrait alors à une image cultuelle du prêtre. Ce serait une fausse modernité.
Par contre, si on change la manière d'exercer le ministère, si son positionnement dans la communauté est autre, alors oui, on peut envisager l'ordination d'hommes mariés. Le prêtre ne doit plus être le patron de sa paroisse ; il doit soutenir les baptisés pour qu'ils deviennent des adultes dans la foi, les former, les empêcher de se replier sur eux-mêmes.
C'est à lui de leur rappeler que l'on est chrétien pour les autres, pas pour soi ; alors il présidera l'eucharistie comme un geste de fraternité. Si les laïques restent des mineurs, l'Eglise n'est pas crédible. Elle doit parler d'adulte à adulte.
Vous jugez que la parole de l'Eglise n'est plus adaptée au monde. Pourquoi ?
Avec la sécularisation, une "bulle spirituelle" se développe dans laquelle les mots flottent; à commencer par le mot "spirituel" qui recouvre à peu près n'importe quelle marchandise. Il est donc important de donner aux chrétiens les moyens d'identifier et d'exprimer les éléments de leur foi. Il ne s'agit pas de répéter une doctrine officielle mais de leur permettre de dire librement leur propre adhésion.
C'est souvent notre manière de parler qui ne fonctionne pas. Il faut descendre de la montagne et descendre dans la plaine, humblement. Pour cela il faut un énorme travail de formation. Car la foi était devenue ce dont on ne parlait pas entre chrétiens.
Quelle est votre plus grande inquiétude pour l'Eglise ?
Le danger est réel. L'Eglise est menacée de devenir une sous-culture. Ma génération était attachée à l'inculturation, la plongée dans la société. Aujourd'hui, le risque est que les chrétiens se durcissent entre eux, tout simplement parce qu'ils ont l'impression d'être face à un monde d'incompréhension. Mais ce n'est pas en accusant la société de tous les maux qu'on éclaire les gens. Au contraire, il faut une immense miséricorde pour ce monde où des millions de gens meurent de faim. C'est à nous d'apprivoiser le monde et c'est à nous de nous rendre aimables.
A Java-Centre, des islamistes brûlent des églises chrétiennes en réclamant la peine de mort pour un chrétien accusé de blasphème
Mardi 8 février, une foule d’extrémistes musulmans en colère a attaqué trois églises chrétiennes, un orphelinat ainsi qu’un centre de soins tenus par des chrétiens à la suite d’une décision de justice rendue le matin-même par le tribunal de Temanggung, localité de Java-Centre. Il s’agit d’un bilan non exhaustif, les nouvelles parvenant depuis Java faisant état d’une situation qui n’est pas encore revenue au calme.
Un accord prévoyant le dédommagement d’ »au moins 26 victimes » d’abus sexuels commis dans des internats aux Pays-Bas par des membres de l’ordre des Salésiens de Don Bosco entre 1950 et 1971 a été conclu fin janvier. Ce chiffre de 26 paraît étrangement faible par rapport aux quelque 2000 signalements enregistrés durant l’année 2010 par la commission indépendante chargée d’enquêter sur les abus sexuels présumés commis par des membres du clergé catholique aux Pays-Bas.
Bruxelles, église de la Madeleine,
comme chaque deuxième vendredi du mois,
l’EUCHARISTIE sera célébrée pour la vie
par un prêtre de la communauté Saint Jean,
et précédée de l’adoration silencieuse, à 17h.
Congrégation Saint Jean « Couvent de la Madeleine,
225 avenue de Jette 1090 Jette Bruxelles.
...un collectif d'associations dénonce les "dérives eugéniques dont sont victimes les personnes trisomiques" et lance cet appel pour une meilleure information des femmes enceintes dans le cadre du dépistage prénatal.
"C'est de ta peur dont j'ai peur" (Shakespeare)
"Le poids du regard
Nous, parents de jeunes et d’adultes atteints de trisomie 21, nous nous battons, depuis leur naissance, pour que nos enfants soient éduqués, respectés, et impliqués dans la société. C’est pour cela que nous avons créé ou pris la responsabilité d’associations qui les représentent et les défendent.
Comme pour tout citoyen, les droits fondamentaux de ceux qui souffrent de trisomie 21 doivent être respectés. Nous apprécions les efforts qui ont été faits dans ce sens, notamment depuis la loi pour l’égalité des droits et des chances de 2005. Mais ils ne suffisent pas : aujourd’hui encore, et peut-être plus qu’hier, les personnes trisomiques souffrent du regard ambivalent que nos contemporains posent sur elles.
Il leur faut accepter leur handicap, et nous faisons tout pour cela, avec l’aide de leurs médecins, de leurs éducateurs et accompagnateurs spécialisés. Mais, nous souffrons, pour eux et avec eux, de constater combien leur bonheur de vivre est affecté par les préjugés dont ils font l’objet. Ils nous disent, clairement, que le plus dur pour eux n’est pas leur maladie, mais le rejet dont ils pâtissent, ouvertement ou subrepticement.
Nous rejetons toute tentative de réduire les personnes fragiles à leur fragilité. Leur handicap nous renvoie à notre capacité à atteindre l’autre au-delà de son apparence, de ses qualités, de sa grâce ou de sa disgrâce. Il nous oblige à rejoindre l’autre dans sa vérité...3

Bien que nous soyons encore plus mal lotis en Belgique francophone où deux quotidiens, un hebdomadaire et deux instituts de radio-télévision, se chauffant tous du même bois, font peser sur l'opinion la lourde chape d'un conformisme politiquement et culturellement correct, nous ne résistons pas au plaisir de reproduire ci-dessous un livre qui dénoncé la dictature des éditorialistes...
Et si l’une des raisons du succès d’Internet était qu’on arrive à y éviter les « éditocrates », cette camarilla qui encombre chaque jour que Dieu fait les pages des journaux, les antennes et les petits écrans ? Une ronde infernale qui explique d’ailleurs en grande partie la défaveur de la « grande presse » et la chute de ses tirages : pourquoi acheter un quotidien puisqu’on peut entendre gratuitement ses vedettes à la radio avant de les retrouver à la télévision, distillant toujours le même message, dans pratiquement les mêmes termes, en usant des mêmes amphigouris… et des mêmes ostracismes ? Une standardisation de l’information dans laquelle il est tentant de voir, en réalité, le triomphe de la désinformation.
Sous le titre Les éditocrates, l’universitaire Mona Chollet et les journalistes Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle et Mathias Reymond démontent de réjouissante façon le système dont les rouages les plus efficaces — et les plus omniprésents — sont Alain Duhamel, l’inamovible « cardinal des éditocrates », Bernard-Henri Lévy, Christophe Barbier, Jacques Attali, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Philippe Val et quelques autres, qui « se sont érigés en crème de l’aristocratie médiatique, en élite au sein de l’élite ».
Soumission absolue à l’air du temps
Une « élite soigneusement cadenassée » où l’on « n’entre que par cooptation, après avoir montré patte blanche. Car « on ne naît pas éditocrate. On le devient à force d’application, au prix de l’abandon de toute velléité de penser par soi-même et d’une soumission absolue à l’air du temps ».
Ecrivant dans les mêmes journaux, sévissant dans les mêmes média, publiés chez les mêmes éditeurs où, d’ailleurs, ils dirigent souvent une collection, ces nouveaux brahmanes ne se contentent pas de répercuter indéfiniment la doxa de la saison. Chacun d’eux dit aussi tout le bien qu’il pense des compères, et comment en irait-il autrement quand le « centriste » Alain Duhamel, chroniqueur à Libération, doit commenter les livres d’un Laurent Joffrin, directeur de ce quotidien anarcho-bancaire ? A l’inverse, il ferait beau voir que Christophe Barbier, directeur de L’Express, descendît en flammes le dernier opus de Jacques Attali, fleuron de cet hebdomadaire.
De BHL en Attali, l’imposture ex cathedra
Certes, on n’avait pas attendu Mathias Reymond pour savoir à quoi s’en tenir sur Attali, « l’insubmersible imposteur » confondant allégrement le Palais d’été de Pékin et le Palais d’hiver de Saint-Petersbourg (ce qui ne l’a pas empêché d’être invité sur France Inter « au moins vingt fois durant deux années, 2007 et 2008 » et « plus de quarante fois sur France 2 et France 3 entre janvier 2005 et fin décembre 2007 ») ni Sébastien Fontenelle pour dénoncer les approximations, les erreurs, l’insoutenable légèreté de « Bernard-Henri Lévy ou la vérité à distance ». Une vérité aussi sélective que fluctuante, déjà bien assaisonnée par Polémia.
Mais il faut savoir prendre son miel où il est et les charges sont féroces. Particulièrement sur BHL qui détecte partout le « virus du néo-antisémitisme » et qui, s’érigeant sans cesse en Clausewitz pour appeler à la destruction de la Serbie, de l’Irak ou de l’Iran soupçonnées d’agresser des populations civiles (où la fureur de l’ex-nouveau philosophe devant la réticence de Téhéran à faire exécuter l’icône Sakineh, accusée d’adultère et surtout de complicité dans l’assassinat d’un mari gênant), ne se considère plus que comme un pékin ignorant quand il s’agit de gloser sur les exploits de Tsahal : « N’étant pas un expert militaire, je m’abstiendrai de juger si les bombardements israéliens sur Gaza auraient pu être mieux ciblés, moins intenses », écrivait-il ainsi dans Le Point le 9 janvier 2009 à propos de la meurtrière opération « Plomb fondu » que, dans L’Express du 15 janvier 2009, l’ancien normalien Barbier pour sa part saluait en ces termes : « Israël a raison de mener cette guerre (…) Il le fait aussi pour notre tranquillité, ce qui est honteux de ne pas reconnaître . » (...)
Une maladie contagieuse
Soulignant ces « références incessantes à la Seconde Guerre mondiale », Mona Chollet, auteur du portrait de Val, estime que « l’épisode pourrait servir d’emblème à la façon dont la petites clique de maîtres à penser à laquelle il [Val] se flatte désormais d’appartenir foule aux pieds les enseignements de l’histoire, et les détourne, pour les mettre au service à la fois de ses privilèges et d’un verrouillage de l’ordre du monde », tout entier soumis au souverain Marché, grand ennemi du quatuor pourfendeur des éditocrates, auquel est beaucoup reproché, du reste à juste titre, le fait de « s’être coulé dans le moule d’une complète adhésion aux dogmes de l’époque ». (...)
Apogée de la bien-pensance, l’éditocratisme est décidément une maladie bien contagieuse puisque même ceux qui le dénoncent le plus fort en sont atteints…
Lire l'article entier de Claude Lorne sur Polemia
M. Chollet, O. Cyran, S. Fontenelle et M. Reymond : Les Editocrates : Ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi, La Découverte/Pocket, octobre 2009, 196 pages, 12,50 euros.
Invité par la régionale Mons-Borinage des Anciens de l'Université de Louvain, Mgr Harpigny a choisi d'aborder le thème "La mission de l'Eglise catholique dans la société actuelle".
"L'Eglise catholique va continuer demain, avec beaucoup moins de membres mais en demeurant en dialogue avec ceux qui ne partagent pas la même foi. Je suis optimiste car l'Evangile entraîne la joie" : c'est en ces termes que l'évêque de Tournai a conclu sa conférence à Frameries, le 4 février dernier.
Après le concile Vatican II, a exposé Mgr Harpigny, beaucoup de laïcs ont estimé que l'Evangile devait être présenté sous la forme de valeurs partagées par tous les membres de la société, croyants et incroyants. Une telle perception a conduit à l'ignorance du coeur de la foi catholique. Voulant s'inscrire dans la société, les catholiques n'ont plus perçu ce qu'ils avaient de spécifique puisqu'ils travaillaient au service de tous et avec tous. Or annoncer le Christ ne signifie pas mettre en lumière des valeurs partagées avec tous les êtres humains.
Mais, avec le temps, dit Mgr Harpigny, les catholiques se sont rendu compte que ce qu'ils annoncent est radicalement différent de ce qui est vécu au plan des valeurs. Quelle est la mission des laïcs catholiques ? Témoigner du Christ dans tous les domaines où ils ont un rôle, comme le mariage, la famille, l'activité professionnelle, les loisirs, la politique, la culture, etc.
Confrontés à une diminution radicale du nombre de prêtres et de religieux, les laïcs catholiques, dit l'évêque, ont perdu le sens profond du ministère ordonné et de la vie consacrée. Beaucoup d'efforts ont été faits pour maintenir en place toute la pastorale qui existait avant la crise des années 1960 : paroisses, liturgie, catéchèse, présence auprès des malades... Et pour y arriver, il a fallu remplacer progressivement les prêtres et les religieux par des laïcs. On a par ailleurs créé de nombreux conseils : conseils locaux de pastorale, conseils d'unité pastorale, équipes d'animation pastorale, sans compter des équipes spécifiques pour la liturgie, la catéchèse, l'entraide, etc.
Et les prêtres, désormais chargés d'un nombre croissant de paroisses, sont alors devenus des itinérants, allant d'une réunion à l'autre, mais sans pouvoir infléchir les orientations prises par d'autres, déplore Mgr Harpigny.
Dans une société multiconvictionnelle, sans Dieu, l'Eglise cherche son identité. Il ne s'agit pas de se replier dans le communautarisme, le ghetto, l'invisibilité, car l'essence même de notre religion est l'annonce du Christ. Les chrétiens doivent donc apporter leur témoignage personnel de membres d'une Eglise ouverte, respectueuse de la liberté religieuse et solidaire à l'égard des exclus.
L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, et l'ancienne ministre Christine Boutin ont fait part de leurs réserves mardi après l'annonce de la naissance de ce premier "bébé-médicament". Mgr André Vingt-trois a mis en garde sur LCI contre les dangers d'une "instrumentalisation d'un être humain au service des autres".
"Je salue la prouesse technique mais je lance un cri d'alarme car en réalité la question qui est posée ici c'est l'instrumentalisation de la personne conçue simplement pour rendre service, pour être utilisée", a déclaré sur LCI aussi Christine Boutin,présidente du Parti chrétien-démocrate. "En tant que tel il se posera toujours la question de savoir : 'est-ce que, véritablement, j'ai été voulu pour moi-même ?'" "Il y a une instrumentalisation, une sélection des embryons, ça me rappelle un certain nombre de philosophies eugéniques. On a franchi un pas excessivement grave", a ajouté Christine Boutin. "Il faut que le politique fasse attention parce que l'homme devient un objet de consommation et un matériau comme n'importe lequel".
"Avides d’information, les Français sont, en toute logique, vigilants et critiques à l’égard de leurs médias.
Leur confiance globale s’est quelque peu émoussée à l’égard de la presse écrite depuis l’an dernier : ils ne sont que 49% à penser que «les choses se sont passées comme le journal les raconte», contre 55% en 2010. Malgré un léger effritement, la radio demeure – c’est une constante depuis des années – le média jugé le plus fiable avec un taux de confiance à 57% (contre 60% il y a un an).
La télévision baisse aussi un peu avec 46% de taux de confiance contre 48% en 2010. On remarque une stabilité surprenante d’Internet à 35%. La généralisation de ce média plus vraiment nouveau ne s’accompagne pas d’une cote de fiabilité accrue, même si les plus jeunes sont 50% à lui faire confiance."