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  • USA : renforcement du droit à l'objection de conscience pour les personnels soignants

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    DONALD TRUMP RENFORCE LE DROIT À L’OBJECTION DE CONSCIENCE POUR TOUS LES PERSONNELS SOIGNANTS

    « Aujourd'hui même, nous mettons en place de nouvelles protections du droit à la conscience pour les médecins, les pharmaciens, les infirmières, les enseignants, les étudiants et les institutions caritatives confessionnelles », a déclaré jeudi le président américain à la Maison-Blanche devant un auditoire multiconfessionnel. L’objectif est de protéger tous les professionnels de santé lorsque, « pour des raisons morales ou religieuses », ils ne souhaitent pas participer à des procédures comme l’avortement, la stérilisation ou l’euthanasie. Pour Roger Severino, responsable au sein du Ministère de la Santé américain de l’application de cette nouvelle règlementation, cela permettra « de faire en sorte que les gens n'aient pas à abandonner leurs croyances religieuses pour participer aux soins de santé ». Cette règlementation sur l’objection de conscience était une priorité pour le gouvernement et un « élément-clé de la base politique de Trump ».

    Les lois actuelles garantissent déjà ce droit à l’objection de conscience. Pourtant le Ministère de la santé américain a indiqué que, rien qu’en 2018, « plus de 1 300 plaintes alléguant une discrimination dans un établissement de soins de santé en raison de croyances religieuses ou de problèmes de conscience » ont été reçues, un chiffre en forte augmentation. Ce règlement vient donc en complément des législations existantes, afin de garantir leur application effective. « Nous donnons vie à ces lois grâce à cette règlementation, a déclaré Roger Severino, celle-ci garantit que les protections du Congrès ne sont pas de vains mots ».

    La nouvelle règlementation détaille sur plus de 400 pages les exigences : « les hôpitaux, les universités, les cliniques et les autres établissements qui reçoivent des fonds de programmes fédéraux comme Medicare et Medicaid » doivent garantir « le respect des quelques 25 lois fédérales protégeant la conscience et les droits religieux ». La sanction maximale déjà prévue par ces lois peut aller jusqu’à la suppression des financements fédéraux pour les établissements qui ne respecteraient pas le droit à l’objection de conscience des salariés.

    La règlementation prendra effet 60 jours après sa publication au Registre National.

    Pour aller plus loin :

  • Les déshérités ou l'urgence de transmettre : l'essai intéressant et stimulant de François-Xavier Bellamy

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    De Vianney sur le site "Des hauts et débats" :

    Note de lecture : Les Déshérités, de François-Xavier Bellamy

    Les-desherites

    Comme professeur de lycée, je suis intéressé depuis longtemps par les débats liés à l’école et aux questions pédagogiques. J’ai publié plusieurs articles sur le sujet, ici même, notamment sur la question du niveau des élèves (lien), des valeurs transmises à l’école (lien), du lien entre école et démocratie (lien) où je commentais notamment un texte de Laurent Lafforgue, de propositions pour l’école (lien) ou encore  des réformes de l’université (lien).

    J’ai donc lu avec intérêt le court essai de François-Xavier Bellamy, agrégé de philosophie (et désormais connu du grand public puisqu’il est tête de liste LR aux élections européennes) publié en 2014 : Les Déshérités  ou l’urgence de transmettre. Le titre étant une référence assez évidente aux Héritiers (1964) de Bourdieu et Passeron (ou plutôt : contre Bourdieu et Passeron), il m’a interpellé. Très honnêtement, venant d’un esprit qui s’affirme conservateur, je m’attendais à une énième plainte un peu réactionnaire sur l’école qui ne transmet plus rien, la perte des valeurs, et les jeunes qui ne respectent plus leurs aînés et gnagnagna.

    « Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe, méprisent l’autorité et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. » Socrate , d’après Platon

    En fait, l’essai s’est révélé intéressant et stimulant, même s’il a à mon avis de grandes faiblesses sur lesquelles je reviendrai. On peut diviser l’ouvrage en deux grandes parties : dans une première, Bellamy revient sur l’héritage intellectuel de trois penseurs (Descartes, Rousseau, Bourdieu) qu’il accuse d’être à l’origine d’une vaste crise de la transmission. La deuxième partie est un vibrant plaidoyer pour la culture et la transmission de la culture. Terminons en disant que l’ouvrage est clair, court mais relativement dense (surtout la première partie) et très bien écrit.

    Lire la suite sur le site "Des hauts et débats"

  • Les patrons d'Ignatius Press suggèrent à Rome de répondre à la lettre ouverte accusant le pape François d'hérésie

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    De "Lifesitenews" en traduction française sur le site "Benoît et moi" :

    Lettre ouverte aux évêques: il faut une réponse

    Une prise de position d'un très proche de Benoît XVI, un de ses anciens élèves à Ratisbonne, le Père Fessio SJ, fondateur d'Ignatius Press, son éditeur aux USA (2/5/2019) 

    >>> La lettre ouverte aux évêques d'un groupe d'intellectuels ICI.

    Joseph Fessio (*) et le directeur des éditions Ignatius exposent toutes les raisons qui plaident pour une réponse rapide du Saint-Siège.

    LES PATRONS D'IGNATIUS PRESS SUGGÈRENT À ROME DE RÉPONDRE À LA LETTRE OUVERTE ACCUSANT FRANÇOIS D'HÉRÉSIE (source : www.lifesitenews.com)

    Le 30 avril, le P. Joseph Fessio (*) et Mark Bromley, d'Ignatius Press, ont mis en ligne une brève vidéo qui exprime leur opinion sur l'importance de la «Lettre ouverte aux évêques de l'Église catholique». Une vingtaine d'éminents prêtres et érudits ont publié une lettre ouverte accusant le pape François d'être «coupable du crime d'hérésie». Ils ont demandé que les évêques de l'Église catholique, à qui s'adresse la lettre ouverte, «prennent les mesures nécessaires pour faire face à la grave situation» envers un pape qui commet ce crime.

    «C'est un document important», dit Fessio à propos du document, publié dans plusieurs langues: «Je pense que quelque chose doit être dit à ce sujet. Il sera temps de réfléchir plus tard».

    Le PDG d'Ignatius Press, Mark Brumley, dit que sa première réaction a été que la lettre était «quelque chose que quelqu'un d'une certaine importance au Saint-Siège devrait aborder».
    «En la lisant, je n'étais pas tout à fait persuadé que nous avions une hérésie formelle ou même que les déclarations [citées] du Saint-Père étaient matériellement hérétiques... Mais à cause des arguments du document et des personnes qui le présentent, je pense que c'est quelque chose qui devrait être pris au sérieux».
    Parmi les signataires figurent le professeur John Rist, philosophe de renommée mondiale, le P. Aidan Nichols, OP, théologien, le P. Thomas Crean, OP, et le Dr Peter Kwasniewski, philosophe [et le Père Hunwicke, ndt]. Depuis la publication de la lettre, 12 autres signataires distingués ont ajouté leur nom, portant le nombre total de signataires à 31 au moment de la rédaction du présent article.

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  • Pour le maintien des cours de religion dans l’enseignement officiel

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    Plaidoyer pour le maintien des cours de religion dans l’enseignement officiel

    A l’approche des élections, et en période de campagne, les représentants des cultes reconnus en Belgique prennent la parole. Dans un argumentaire adressé aux parlementaires, ils plaident pour le maintien d’un  intégré dans l’horaire obligatoire des  élèves de  l’enseignement  officiel. 

    Les signataires de cette lettre adressée aux responsables politiques s’appuient sur les chiffres précis compilés par les établissements: « entre 80 et 90 % des parents  des élèves de l’enseignement officiel ne demandent pas cette dispense [de cours de religion] et inscrivent explicitement leur enfant à un cours de religion ou de morale. » C’est dire l’importance de cette heure consacrée à l’éducation religieuse à l’école. Ce cours doit permettre d’ « accompagner les élèves dans leur recherche de sens en les ouvrant à la dimension religieuse vis-à-vis de laquelle il permet à chacun d’apprendre à se situer personnellement« . On sait que cet enjeu est capital au vu des questions d’actualité.

    Dans leur argumentaire, les représentants des cultes reconnus insistent sur la place de ces « lieux de questionnement, de recherche et de découvertes » que sont les cours de religion. Cet enseignement de qualité est fourni par un professeur de religion formé pour cela, et donc agréé par le décret «Titres  et  Fonctions ». Les signataires évoquent encore l’argument constitutionnel. L’article 24 de la Constitution a été complété par une note explicative du Gouvernement auprès du Sénat (en 1988). Selon la lecture des représentants des cultes en Belgique, « décider de rendre le cours de religion/morale optionnel, ou  le sortir de la grille-horaire, ferait qu’il ne concernerait plus TOUS les élèves soumis à l’obligation scolaire, et cette décision serait donc en contradiction avec la Constitution. »

    La lettre disponible en intégralité ci-dessous est signé par le Cardinal De Kesel et Mgr Harpigny pour le culte catholique, ainsi que le pasteur Fuite pour et le docteur G. Lorein pour le culte protestant et évangélique, le métropolite Athénagoras pour le culte orthodoxe, Philippe Markiewicz et le grand rabbin A. Guigui pour le culte israélite ainsi que Salah Echallaoui pour l’exécutif des musulmans de Belgique.

    Mémorandum adressé aux parlementaires 020519 Argumentaire Cours de religion

  • «Se sentir chrétien» : une conscience sourde beaucoup plus largement répandue qu’on ne le croit

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    De Jean-Marie Guénois sur le site "Smart Reading Press" :

    BEAUX RESTES ET PETITS RESTES DU CHRISTIANISME

    L’incendie de Notre-Dame de Paris a ravagé l’un des «beaux restes» du catholicisme français. Pour partie seulement. Ce qui est pierre est resté debout. Fragilisé, mais fier. Droit et tenant sa position. Ce qui semblait protecteur, le toit, s’est curieusement enfumé. Sans doute une parabole pour le troisième millénaire. Dire au monde que l’unique protection vient de Dieu. En tout temps. En tout lieu. Les flammes dantesques crachées des voûtes de l’un des plus beaux temples dédiés au Christ et à Marie l’ont rappelé au cœur humain. Avec stupeur.

    L’élan de générosité qui a suivi a surtout illustré que ce «beau reste» n’était pas seulement architectural, mais spirituel. Ce Lundi saint 2019, toute une société s’est levée d’un bond. En France, dans le monde, «les gens» se sont émus. Ce qui indique que «l’appartenance» chrétienne n’est pas d’abord sur le déclin, mais «en attente». La torche de feu de la grande Notre-Dame a réveillé des cœurs, mais elle a révélé, par sa lumière, l’immense jachère des âmes.


    «Se sentir chrétien» est une conscience sourde beaucoup plus largement répandue qu’on ne le croit.


    En France, ces champs s’étendent à perte de vue. Beaucoup de ces «gens» furent ensemencés par le baptême. Puis voués à l’abandon, sans eaux, desséchés, étouffés par les ronces. Des «gens» pourtant prêts à donner le denier. D’un cœur d’enfant, sans réfléchir, «pour Notre-Dame !» Dans cette geste sociale inattendue, il n’y avait pas que de la sauvegarde d’un patrimoine. L’artiste – hyper sensible – Luchini a instinctivement senti le sens du vent. Il a lancé : «métaphysique !»

    Peut-être faut-il alors réaliser que le «petit reste» chrétien – souvent donné comme lot de consolation à l’Église, avec en prime l’espérance des «minorités actives» – n’est pas le tout. Certes, ce «petit reste» est réel, bien que comptablement déprimant pour l’Église. Elle y voit le «petit troupeau» – David et Goliath, peuple en exil, poignée d’apôtres – qui a souvent permis le miracle d’une transmission au long cours quand tout semblait éteint.

    Mais il est également permis de voir ce «petit reste» comme une trace fine, cachée, subtile, vacillante de christianisme. Elle subsiste dans le cœur des gens apparemment les plus éloignés de l’Église. Or c’est bien ce «petit reste» qui est devenu braise ardente devant le spectacle des images de Notre-Dame en proie aux flammes. Un «petit reste» qui finit par donner, là aussi, de «beaux restes» à un christianisme qui est loin d’être mort.

    Après l’incendie de Notre-Dame, une passionnante enquête de l’institut américain Pew Research dans les pays européens démontre cette impressionnante différence qui subsiste entre les croyants pratiquants et ceux qui destinent leur argent à l’Église quand la collecte de l’impôt leur donne ce choix. Les écarts peuvent aller de 1 à 8 ! 10 % de pratiquants pour 80 % de donateurs pour l’Église.

    Cette quête étatique, organisée, intéressée, n’est évidemment pas celle des piécettes de la messe du dimanche matin. Elle est même loin d’être liturgique. Mais elle prouve que «se sentir chrétien» est une conscience sourde beaucoup plus largement répandue qu’on ne le croit. Quand sonnent des heures de vérité – décès, drames, catastrophes –, cette identité des profondeurs est capable de se réveiller d’un seul coup.

    Jean-Marie Guénois

  • 33% des luthériens et 25% des catholiques d'Allemagne ne croient plus en Dieu

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    Du site "Evangéliques point info" :

    Allemagne : Un tiers des membres de la principale union d’Eglise protestante ne croit pas en Dieu

    Seuls 67% des protestants membres de l’Église évangélique en Allemagne (Evangelische Kirche in Deutschland (EKD), luthéro-réformée) croient en Dieu, selon un récent sondage du magazine Der Spiegel, une information repérée par le site Evangelical Focus le 1er mai. En 2005, 79% des sondés affirmaient alors croire en Dieu.

    Une tendance à la baisse qu’on retrouve également au sein de l’Eglise catholique, bien les chiffres soient plus élevés : ils sont 75% à croire en Dieu contre 85% en 2005.

    Seuls 58% des protestants de l’EKD et 61% des catholiques croient en la résurrection de Jésus-Christ.

  • Marche pour la Vie à Ottawa : des évêques aux côtés d'un signataire de la lettre accusant le pape

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    De François Gloutnay sur le site canadien "Présence Information religieuse" :

    Marche nationale pour la vie à Ottawa

    Des évêques canadiens s'afficheront avec des anti-François

    Le principal organisateur québécois de la Marche nationale pour la vie, qui se tiendra à Ottawa le jeudi 9 mai et à laquelle les évêques convient les catholiques de tout le Canada, vient d'accuser le pape François d'hérésie.

    Président de Campagne Québec-Vie (CQV), Georges Buscemi est l'un des dix-neuf catholiques - et le seul Canadien - à avoir apposé son nom au bas d'une lettre ouverte, initialement publiée en anglais par le blogue conservateur LifeSiteNews.

    Cette lettre demande aux évêques et cardinaux d'«accuser le pape François du délit canonique d'hérésie», de «prendre les mesures nécessaires pour réagir à la situation grave d'un pape hérétique» et d'«exhorter publiquement le pape François à abjurer les hérésies qu'il a professées».

    Paroles et gestes dommageables

    Les auteurs de la lettre estiment qu'ils ont été constraints de recourir à ces demandes de «dernier recours» devant «l'accumulation des dommages causés par les paroles et les actions du pape François depuis plusieurs années».

    Des déclarations publiques du pape sont ensuite présentées et analysées. Elle montrent à l'évidence, écrivent les auteurs, que le pape est coupable du délit d'hérésie. On s'en prend particulièrement aux propositions de l'exhortation apostolique Amoris laetitia (La joie de l'amour) sur l'accueil pastoral envers les divorcés remariés.

    Dans la longue liste des «actions publiques du pape François qui indiquent un rejet des vérités de la foi», les rédacteurs rappellent que le cardinal américain Blase Cupich «a soutenu les propositions selon lesquelles les personnes vivant dans des relations adultères et les homosexuels sexuellement actifs pourraient recevoir l'Eucharistie en toute bonne conscience dans certaines circonstances».

    Plutôt que de châtier ce prélat, «le pape François l'a nommé archevêque de Chicago en 2014, l'a nommé cardinal en 2016 et l'a nommé membre de la Congrégation pour les évêques et de la Congrégation pour l'éducation catholique», déplorent les auteurs de la lettre.

    Ils dénoncent aussi le fait que lors de la messe d'ouverture du recent synode sur la jeunesse, «le pape François portait une férule en forme de bâton de sorcier, un objet utilisé dans les rituels sataniques» et qu'il portait «une croix arc-en-ciel déformée, l'arc-en-ciel étant un symbole populaire du mouvement homosexuel».

    La lettre de vingt pages, signée notamment par des théologiens et des universitaires d'Europe et des États-Unis, a été acheminée aux évêques du monde entier durant la semaine après Pâques. Le blogue LifeSiteNews l'a rendue publique le mardi 30 avril 2019.

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