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  • Où en est la cause de béatification du Père Triest, le "saint Vincent belge" ?

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    Pierre Joseph Triest

    Pierre Joseph Triest, qui était prêtre dans la période mouvementée après la Révolution française, s’est développé comme un inspirateur innovateur de l’aide aux indigents et aux malades à Gand en Belgique. Confronté à des situations de grande urgence, il a constamment cherché à apporter des réponses appropriées, en collaboration avec la Commission des Hospices Civils dont il était membre.

    Durant plus de 30 ans, Pierre Joseph Triest sera le moteur de cette commission et il ouvrira un nouveau champ de présence pour l’Église dans la société : la prise en charge des pauvres et des malades, tout à fait dans la ligne du message évangélique. Il ne l’a pas fait tout seul : il a cherché des hommes et des femmes qui voulaient partager son charisme de la charité et qui sont à l’origine des quatre congrégations qu’il a fondées : les Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, les Frères de la Charité, les Frères de Saint Jean de Dieu et les Sœurs de l’Enfance de Jésus.

    Aujourd’hui encore, sa spiritualité marque les nombreux endroits où ses Sœurs et ses Frères sont présents, qui continuent ce charisme de la charité avec beaucoup de collaborateurs.

    Du Frère Stockman, promoteur de la cause :

    Ce qui devrait nous mouvoir à aimer Dieu le plus, c’est qu’Il a institué pour nous la très sainte Eucharistie.”
    P. J. Triest

    NOUVELLES DE LA CAUSE

    La Pentecôte 2020 était notre objectif pour terminer la positio. Et avec le confinement dû à la pandémie de corona, nous avons déjà reçu la bonne nouvelle à Pâques que la positio était terminée et prête à être imprimée.

    Le 4 juin, notre postulateur, le Dr Waldery Hilgeman, a apporté le premier exemplaire relié, dont un autre exemplaire a été simultanément soumis à la Congrégation pour la cause des Saints. C’était difficile, avec tout le matériel qui avait été collecté (vous vous souvenez de la fermeture du processus diocésain quand pas moins de 22 000 pages de documents étaient alignées dans des boîtes dans la cathédrale Saint-Bavon) de respecter les 500 pages imposées pour la positio. Mais ça a marché.

    Que signifie cette positio ? Après une large introduction générale décrivant les grandes lignes de la vie du Père Triest et aussi la chronologie de sa vie, nous procédons immédiatement à une description de la manière extraordinaire dont il a vécues ses vertus. Depuis cette description est décrite la renommée de sainteté, à la fois pendant sa vie et après. Cette section se termine par un bref résumé des exaucements récemment enregistrés. On peut dire que c’est vraiment le cœur de la positio, car sur cette base il faudra juger si le Père Triest « mérite » effectivement d’être béatifié et canonisé.

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  • L'archevêque de Ratisbonne salue en Benoît XVI "le théologien du siècle"

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    Traduit sur le site "Benoît et moi" :

    Discours de Mgr Rudolf Voderholzers, archevêque de Ratisbonne, lors du voyage du pape émérite en Bavière 

    www.bistum-regensburg.de

    22 juin 2020

    Le dernier jour de la courte visite du pape émérite Benoît XVI a commencé avec une surprise, qui, en définitive, n’en était pas une. Benoît avait décidé de passer, avant son départ en avion, encore une fois dans la Luzengasse et d’y rencontrer son frère une toute dernière fois. Ainsi, la boucle s’est bouclée. La première rencontre comme la dernière ont eu lieu au chevet de son frère, malade et affaibli par l’âge.

    A l’aéroport, nous attendaient le Ministre-Président [de Bavière] Markus Söder ainsi que le Ministre d’Etat Florian Hermann, déjà présent pour saluer Benoît à son arrivée. Beaucoup de médias étaient là également.

    Le Ministre-Président a parlé d’un grand honneur pour la Bavière et d’une grande joie.

    Benoît a très chaleureusement exprimé sa gratitude pour l’accueil qui lui fut réservé et pour la marque d’estime que constituait la présence du Ministre-Président.

    Pour terminer, je lui ai, encore une fois, souhaité la bénédiction de Dieu pour son voyage et lui ai promis que nous veillerions bien sur son frère.

    Avec cet adieu s’achevait une visite, chargée d’émotion, imprévue et organisée très vite, au pied levé, ­– un défi pour tous ceux qui y ont pris part –, mais qui s’est en fin de compte magnifiquement déroulée.

    Je peux vous dire que je suis, naturellement, bien soulagé et heureux que cette rencontre, – un souhait qui tenait au cœur des deux frères –, ait été pour tous les deux réconfortante et visiblement aussi revigorante.

    Benoît XVI, pape émérite depuis 2013, a passé cinq jours à Ratisbonne : un homme rend visite à son frère, très malade et très âgé, parce qu’il s’inquiète de ne plus le revoir sur cette terre.

    Il a visité sa patrie, la tombe de ses parents, sa maison à laquelle l’attache le désir de toute une vie et où il aurait aimé vivre ses dernières années. Il a visité aussi l’Institut « Papst Benedikt », où l’on étudie, dans toutes ses dimensions, son œuvre théologique et où se prépare l’édition de ses œuvres complètes. Nous avons prié devant le reliquaire de saint Wolfgang dans la cathédrale. Les choses se sont arrangées de telle façon que cette visite imprévue a coïncidé avec le début de la « semaine de Wolfgang », la semaine de fête diocésaine préparatoire aux ordinations.

    Il devait s’agir d’une visite purement privée, sans protocole officiel ou diplomatique. Ce qui, naturellement, est quasi impossible pour un personnage public.

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  • Faut-il détruire l'Occident ?

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    De Kamel Daoud , écrivain et journaliste algérien, dans une tribune publiée sur le Monde du 23 juin (via la revue de presse de l'Homme Nouveau)

    Faut-il détruire l’Occident ? Le mettre à feu et à sang pour mieux le reconstruire ou mieux le piétiner dans ses ruines ? Cette géographie, qui participe autant de l’histoire que des imaginaires, partage les avis et divise les ardeurs des anti-tout qui y habitent. Entre ceux qui y craignent la fin du monde et ceux qui la veulent, ceux qui la fabriquent et ceux qui la redoutent. Collapsologues, écologistes messianiques, antiracistes radicaux, populistes, tiers-mondistes nostalgiques et populistes du victimaire, ardents de la « souche » et racialistes inversés : ils sont foule et la foule fait désormais effet d’armées. (…)

    L’Occident étant coupable par définition selon certains, on se retrouve non dans la revendication du changement mais, peu à peu, dans celle de la destruction, la restauration d’une barbarie de revanche. Les raisons ? Elles sont diverses. La colère longtemps tue, la culpabilité chez les élites occidentales « de souche », la fin d’un sursis obscur donné aux démocraties traditionnelles, les populismes rageurs et les réseaux sociaux. (…) De fait, il y a comme une convergence des luttes pour la meilleure fin d’un monde : victimaires, antiracistes, mais aussi masochistes intellectuels et sceptiques professionnels, suprémacistes et défaitistes esthètes.

    Le vœu de changer l’Occident se retrouve contaminé, profondément, par celui de le voir mourir dans la souffrance. Et, dans l’élan, on gomme cette conséquence suicidaire que par sa mort on se tuera soi-même, on tuera le rêve d’y vivre ou d’y aller par chaloupes ou par avions, on tue le seul espace où il est justement possible de crier sa colère. D’ailleurs, le fait même de défendre l’Occident comme espace de liberté, certes incomplète et imparfaite, est jugé blasphématoire dans cette nouvelle lutte des classes et des races. Il est interdit de dire que l’Occident est aussi le lieu vers où l’on fuit quand on veut échapper à l’injustice de son pays d’origine, à la dictature, à la guerre, à la faim, ou simplement à l’ennui. Il est de bon ton de dire que l’Occident est coupable de tout pour mieux définir sa propre innocence absolue. L’Occident sera alors crucifié pour notre salut à tous en quelque sorte, confondu, dans le même corps blanc, dans une trinité horizontale, avec les deux autres voleurs à la gauche et à la droite de ce Christ géant. Erreurs et illusions coûteuses. L’Occident est à la fois coupable et innocent. Or, tuer un coupable ne brise pas la chaîne de la douleur. Elle fait échanger les robes des victimes et des bourreaux. (…)

    Ces procès anti-Occident à la soviétique, si faciles et si confortables, à peine coûteux quand on ne vit pas dans la dictature qu’on a fuie, menés par les intellectuels du Sud en exil confortable en Occident ou par des fourvoyés locaux sont une impasse, une parade ou une lâcheté. Ils n’ont ni courage, ni sincérité, ni utilité. Il n’est même plus besoin de relire les insanités d’un journaliste qui a fui son pays du Maghreb il y a vingt ans, se contentant de dénoncer la dictature « locale » sans y mettre les pieds, tout en passant son temps à fustiger les démocraties qui l’ont accueilli. La règle de ce confort est qu’il est plus facile de déboulonner la statue d’un tyran, au Nord, sous les smartphones, que de déboulonner un vrai tyran vivant au « Sud ». Et il n’est pas même utile de répondre à ceux qui, lorsque vous tenez ces propos pourtant réalistes, vous accusent de servilité intellectuelle.

  • Les juristes catholiques portugais se mobilisent contre l’euthanasie

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    De Vatican News :

    Au Portugal, les juristes catholiques se mobilisent contre l’euthanasie

    Malgré la crise du coronavirus, l’agenda politique en faveur de l’euthanasie se poursuit. L’Association portugaise des juristes catholiques s’oppose à la reprise du débat parlementaire visant à légaliser cette pratique qui attente à la vie humaine.

    «Lorsque la vie d'une personne est marquée par la maladie et la souffrance, la réponse de la société et de l'État à cette personne ne peut être de confirmer son désespoir en contribuant à sa mort ; cette réponse doit être celle de celui qui, mû par un amour fraternel, ne ménage aucun effort pour éliminer ou alléger cette souffrance.» C'est ainsi que l'Association des juristes catholiques (AJC) s'est exprimée dans une note diffusée par l'agence Ecclesia, dans laquelle elle s'oppose au retour au travail parlementaire pour légaliser l'euthanasie, considérant qu'il est «déplorable» que cela se produise en pleine pandémie.

    «La légalisation de l'euthanasie, indique le communiqué, va à l'encontre de deux fondements du système juridique : celui de l'inviolabilité de la vie humaine, consacré par la Constitution, et celui pour lequel toutes les vies humaines sans exception sont dignes de protection».

    La pandémie de coronavirus a rappelé à tous la valeur de la vie

    Elle «contient une profonde contradiction» pour les juristes catholiques, et est encore plus «déplorable» face aux leçons que l'on peut tirer de la pandémie de Covid-19. L'expérience du coronavirus, en effet, «nous a rappelé précisément la valeur suprême de la vie humaine dans toutes ses phases et la mission des travailleurs de la santé». La pratique de l'euthanasie, au contraire, «fausse jusqu'au bout la tâche des professionnels de la santé», dont la mission «a toujours été, et doit continuer à être, de servir et de protéger la vie humaine».

    «La privation des libertés fondamentales, la paralysie du pays et des dommages économiques et sociaux incalculables» ont été consentis par la population portugaise, dans le cadre de la pandémie de coronavirus, «pour protéger des vies humaines». «Seul un objectif aussi important pourrait nous y conduire et lui seul donne un sens à tant de sacrifices.» Et après un tel combat, la légalisation de l'euthanasie constitue une terrible contradiction.

    L'association est donc favorable à l'organisation d'un référendum sur cette question, car elle estime que «cela correspondrait au minimum de vérité démocratique», étant donné que les grands partis n'ont pas inclus la légalisation de l'euthanasie dans leur programme électoral, et que leurs groupes parlementaires sont divisés en ce sens.

  • Chine : un trafic d'organes "halal" ?

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    CHINE : TRAFIC D'ORGANES "HALAL"

    23 juin 2020

    « Le commerce des organes des prisonniers ouïghours » enfermés dans des camps en Chine fait régulièrement l’objet d’annonces. Cette minorité ethnique, de confession musulmane, est victime de nombreuses discriminations. Les hôpitaux chinois vendraient à de riches patients du Golfe en attente de greffe, les organes prélevés de force sur ces prisonniers. Présentés comme « hallal », puisque les Ouïghours ne consomment ni porc ni alcool, ils seraient vendus à un prix pouvant monter jusqu’à un demi-million de dollars.

    Des rescapés de ces camps de détention témoignent avoir été régulièrement soumis à examens médicaux dont des prélèvements sanguins et des échographies d’organes. Selon le reporter « quelque 25 000 Ouïghours de 25 à 35 ans seraient tués chaque année pour leurs organes ». Pour éviter que les preuves de ce trafic subsistent, les autorités feraient disparaître les cadavres en les brûlant dans des crematoriums sous haute surveillance.

    Plusieurs arguments semblent accréditer ces affirmations. A commencer par les délais d’attente en Chine pour obtenir un greffe qui sont en moyenne de 12 jours, contre 3,6 ans aux États-Unis alors que « le fichier chinois des donneurs d’organes ne compte qu’environ 373 000 personnes, contre 145 millions aux États-Unis ». Par ailleurs, en Chine « certains patients greffés peuvent même connaître la date exacte de la transplantation, comme si la date de décès du donneur était connue à l’avance… »

    Pour aller plus loin :

    Sources: Vice, Justine Reix (19/06/2020) - Valeurs Actuelles (20/06/2020)
  • Un militant des Black Lives Matter appelle à la destruction des images et statues de Jésus et Marie représentés comme des "blancs"

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    De Calvin Freiburger sur LifeSiteNews :

    Un militant de Black Lives Matter appelle à la destruction des images et des statues de Jésus et Marie "blancs"

    L'activiste de Black Lives Matter a déclaré que les statues, les peintures murales et les vitraux représentant Jésus et Notre-Dame comme des "blancs" devraient être retirés car ils sont des formes de "suprématie blanche".

    23 juin 2020

    Alors que les protestations contre le prétendu "racisme systémique" continuent de se répandre aux États-Unis et se sont étendues au déboulonnage des statues de personnages historiques américains, les militants de gauche tournent maintenant leur attention vers les prétendues implications raciales de l'imagerie religieuse et appellent à la destruction des images et des statues d'un Jésus "blanc" et de Marie sa mère.

    Shaun King, une des principales voix du mouvement Black Lives Matter (BLM), plus connu pour avoir déclaré être à moitié noir bien que les deux parents sur son certificat de naissance soient inscrits comme étant blancs, a déclaré lundi que les statues, les peintures murales et les vitraux représentant Jésus comme étant blanc devraient être enlevés parce qu'ils sont "des formes de suprématie blanche", censés être des "outils d'oppression" et de "propagande raciste" : Oui, je pense que les statues de l'Européen blanc qu'ils prétendent être Jésus devraient également disparaître. Elles constituent une forme de suprématie blanche. Elles l'ont toujours été. Dans la Bible, quand la famille de Jésus voulait se cacher et se fondre dans la masse, devinez où ils sont allés ? En ÉGYPTE ! Pas au Danemark. Démolissez-les. Toutes les peintures murales et les vitraux représentant Jésus blanc, et sa mère européenne, et de leurs amis blancs devraient également disparaître. Ils sont une forme grossière de suprématie blanche. Créés comme des outils d'oppression. C'est de la propagande raciste. Ils devraient tous descendre."

    La couleur de la peau et les caractéristiques physiques exactes du Christ font l'objet - au-delà de l'hypothèse de bon sens selon laquelle elles correspondraient à la population du Moyen-Orient dans laquelle il est né - de fréquents débats entre les historiens et les biblistes, ainsi qu'avec des militants comme King qui tirent une signification raciale ou politique de la façon dont il est représenté.

    Cependant, tout au long de l'histoire, Jésus a généralement été représenté en accord avec la race majoritaire de la culture qui a produit une œuvre d'art donnée, et pas entièrement pour des raisons de préjugés culturels. Le fédéraliste Jonah Gottschalk note que "lorsque le christianisme s'est répandu en Europe, en Afrique et en Asie, les églises indépendantes ont créé des images de Jésus dont l'apparence et la tenue étaient familières aux membres de la communauté. Cela inclut 1500 ans de représentations éthiopiennes d'un Jésus noir".

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