Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Rentrée : quand Mgr Aupetit s'adresse aux chefs d'établissements de l'enseignement catholique

    IMPRIMER

    Du site de l'archidiocèse de Paris :

    Homélie de Mgr Michel Aupetit - Messe à la chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse (Paris 7e) lors de la rencontre des chefs d’établissement catholique

    Jeudi 27 août 2020

    - 21e Semaine du Temps Ordinaire
    - 1 Co 1,1-9 ; Ps 144,2-7 ; Mt 24,42-51

    Cet évangile nous renvoie la question de savoir quel serviteur nous sommes ? Aurons-nous la joie d’entendre le Seigneur nous dire : « Entre, bon serviteur, dans la joie de ton maître ». Il y a une autre phrase que je redoute depuis quelque temps surtout : « À qui l’on a beaucoup confié, il sera beaucoup demandé » (Lc 12,48). Plus on a de responsabilité, plus on se doit d’être serviteur.

    Nous recevons tous une charge, une mission du fait même de notre baptême qui nous a donné cette grâce inouïe de devenir fils et filles de Dieu. C’est de cette grâce dont parle saint Paul dans la première lecture : « Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus. Vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la Parole et de la connaissance de Dieu » (1 Co1,4-5).

    Les créatures rendent grâce à Dieu du fait même qu’elles existent. Les enfants, eux, rendent grâce à Dieu pour cet héritage qu’ils ont reçu comme fils : la Vie même de Dieu et l’amour de son Cœur.

    Qu’en faisons-nous ? Comment partageons-nous ce trésor ? Comme tous les enfants dont nous avons la charge, nous avons à grandir dans ce que nous sommes, à déployer toutes les potentialités qui nous ont été données. Il s’agit de grandir dans la vie en intégrant de plus en plus la Vie de Dieu en nous et en y déployant l’Amour qui nous a été confié.

    Vous avez en outre la responsabilité de faire grandir ces dons de Dieu dans ceux qui vous sont confiés. Faire grandir, vous le savez, vient du latin augeo qui nous a donné le mot « autorité ». Il y a déjà bien longtemps le pape Gélase distinguait le pouvoir (potestas) qui écrase et l’autorité (auctoritas) qui fait grandir. Pour vous, il s’agit bien d’autorité.

    Mais faire grandir quoi ? Les connaissances ? Le programme scolaire ? Sans doute.

    L’humanité ? Certainement. Mais justement, la plénitude de l’humanité est réalisée dans la stature du Christ. Comment grandir sans le connaître ? Faire connaître le Christ, ce n’est pas inculquer de force. Faire connaître le Christ, c’est permettre une rencontre.

    Con-naître, c’est naître avec. Quelque chose en nous naît d’une rencontre. Cette rencontre avec le Christ est certainement la chance la plus extraordinaire qui puisse être donnée à un humain pour qu’il grandisse dans sa dimension divine, cette image de Dieu déposée en lui depuis son émergence comme l’affirme le livre de la Genèse.

    Vous avez là une tâche magnifique qui consiste selon les mots même de Montaigne à permettre « une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine ».

    + Michel Aupetit, archevêque de Paris.

  • Retour sur les jeunes pakistanaises enlevées et converties de force à l'islam

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    Informer pour sauver les jeunes pakistanaises enlevées et converties de force

    L’antenne française d’Aide à l’Église en détresse (AED) sensibilise au sort de Maira Shabbaz, une jeune Pakistanaise de 14 ans enlevée en avril puis convertie à l’islam et apparemment prostituée par son ravisseur, serait parvenue à s’échapper.

    Entretien réalisé par Marie Duhamel - Cité du Vatican

    Chaque année, environ un millier de jeunes filles chrétiennes, mais aussi sikhs et hindous, sont enlevées puis converties à l’islam et mariées de force, selon la commission Justice et Paix de la conférence épiscopale pakistanaise. À Paris, l’AED sensibilise au sort de ces mineures âgées de six à quatorze ans, afin qu’elles ne disparaissent pas dans l’oubli.

    Journaliste à l’Aide à l’Église en détresse, Thomas Oswald suit en particulier le parcours de Maira Shabbaz.

    Cette jeune chrétienne de quatorze ans a été enlevée en avril par des hommes armés, dans la rue et devant des témoins, alors qu’elle se rendait à son travail à Faisalabad dans la province du Penjab, à l’est du pays. Elle aurait été ensuite convertie de force à l’Islam et contrainte de se «marier» à son ravisseur. Celui-ci lui avait fait signer des documents trompeurs, la menaçant de publier sur internet la vidéo de son viol si elle ne lui obéissait pas.

    Dans un premier temps, la justice saisie par sa famille a exigé sa libération, mais le jugement a été cassé début août. La Haute Cour de Lahore a estimé que Maira s’était volontairement convertie et mariée. Elle a alors été rendue à l’homme qui l’avait enlevée, avant de parvenir il y a quelques jours à s’enfuir. Elle vivrait actuellement dans un lieu tenu secret avec sa mère et ses frères et sœurs. Pour éviter que son ravisseur la retrouver, elle ne souhaite apparemment pas voir de médecins après avoir pourtant subi de lourds sévices.

    Thomas Oswald revient sur les conditions de captivité de Maira, mais aussi des centaines d’autres jeunes pakistanaises enlevées comme elle chaque année.

    Entretien avec Thomas Oswald, journaliste à l’Aide à l’Église en détresse,

    Lire la suite

  • La pratique des mères porteuses devant la Cour européenne des droits de l'homme

    IMPRIMER

    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    La pratique des mères porteuses devant la Cour européenne des droits de l'homme

    03/09/2020

    La gestation pour autrui (GPA) pose de nombreuses et délicates questions sur le plan juridique, en particulier sur le plan du lien de filiation avec le père biologique ou la mère d'intention.

    La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a eu l'occasion de se prononcer à plusieurs reprises, ces dernières années, au sujet de la pratique de la GPA, du point de vue de son articulation avec les droits fondamentaux, en particulier le droit au respect de la vie privée et familiale.

    L'Institut Européen de Bioéthique vous propose une synthèse de la jurisprudence de la CEDH publiée à ce jour sur cette question : 

    Cour européenne des droits de l'homme & Gestation pour autrui

  • Kenya : les évêques demandent la fermeture des centres pratiquant l'avortement

    IMPRIMER

    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/KENYA - Appel des Evêques en direction du gouvernement pour obtenir la fermeture des centres pratiquant l'avortement

    3 septembre 2020 
     
    Nairobi (Agence Fides) – « Nous ne pouvons pas affirmer que Dieu est au milieu de nous lorsqu’en réalité nous permettons à certaines personnes, qui pourraient avoir tué leur conscience, de légiférer en permettant la mise à mort de nos enfants encore à naître » affirment les Evêques du Kenya qui ont demandé au gouvernement de fermer toutes les cliniques et unités sanitaires procurant des avortements et administrant des contraceptifs à des mineurs et à des adolescents.

    La demande a été présentée dans une déclaration lue par l’Archevêque de Kisumu et Président de la Conférence épiscopale du Kenya (KCCB), S.Exc. Mgr Philip Anyolo, en date du 29 août, au cours de l’ordination épiscopale du nouvel Evêque de Kitui, S.Exc. Mgr Joseph Mwongela.

    Dans le document parvenu à l’Agence Fides, les Evêques qualifient l’avortement de mal et expriment leur préoccupation concernant le Reproductive Health Bill dont l’intention primaire – ont-ils souligné – est d’introduire l’avortement de manière masquée.

    « Il est extrêmement préoccupant qu’un pays qui croit en la sacralité de la vie humaine et de la dignité humaine permette à certaines entités de propager des idéologies qui dégradent cette même dignité au nom de la liberté de choix » affirment-ils.

    Les Evêques ont en outre exhorté les parents à se souvenir de leur responsabilité primaire s’agissant de l’éducation de leurs enfants à de bonnes mœurs et de bonnes habitudes, en passant suffisamment de temps avec eux.

    « Etre parents est le plus gros investissement que chaque père et mère peut faire et requiert habileté, engagement, dévouement et patience. En tant que devoir moral, les familles doivent prendre pleinement la responsabilité de l’éducation de leurs enfants en termes de vertus et de moralité, en particulier en ce qui concerne l’éducation sexuelle » rappellent les Evêques qui ont fait appel aux parents afin qu’ils enseignent à leurs enfants la doctrine correcte, condamnant l’agenda agressif monté contre la famille qui est propagé comme « idéologie du genre » laquelle est contraire à l’enseignement de Jésus-Christ. (L.M.) (Agence Fides 03/09/2020)

  • Comment le pape s'est converti à l'écologie...

    IMPRIMER

    D'Anne Kurian-Montabone sur zenit.org :

    Le pape raconte sa « conversion écologique »

    La sagesse du « bien-vivre », en harmonie avec la nature

    La quinzaine de personnalités françaises engagées dans l’écologie qui ont été reçues par le pape François ce 3 septembre 2020, au Vatican, ont été particulièrement touchées par le témoignage personnel de leur hôte : le pape a en effet raconté sa propre « conversation écologique », dans un discours improvisé.

    Un moment « extrêmement émouvant », où le pape s’est livré avec « beaucoup d’humilité et de profondeur » : l’une des participantes, Valérie Cabanes, juriste internationaliste plaidant pour la reconnaissance du crime d’écocide et des droits de la Nature, a salué ainsi le témoignage du pape. Un sentiment partagé par les autres membres du groupe, qui ont donné une conférence de presse après la rencontre.

    Le pape s’est souvenu de son ignorance des enjeux écologiques en 2007, lors de la Conférence des évêques latino-américains au Brésil, à Aparecida : « Je disais : ‘Mais ces Brésiliens, ils nous fatiguent avec cette Amazonie ! Quel rapport entre l’Amazonie et l’évangélisation ?’. Cela, c’était moi en 2007. Et puis, en 2015, Laudato si’ est sortie. J’ai fait un chemin de conversion, de compréhension du problème écologique. Auparavant, je ne comprenais rien ! »

    Et de raconter les coulisses de son encyclique verte, Laudato si’ : « Lorsque je suis allé à Strasbourg, à l’Union européenne, le président Hollande a envoyé, pour me recevoir, la ministre de l’environnement, Ségolène Royal. Nous avons parlé… Et Madame Ségolène Royal m’a dit ceci : ‘Est-il vrai que vous écrivez quelque chose sur l’écologie ? – c’était vrai ! (en français dans le discours, ndt) – S’il vous plaît, publiez-le avant la rencontre de Paris !’. J’ai appelé l’équipe qui travaillait dessus… et j’ai dit : ‘Il faut que cela sorte avant la rencontre de Paris. – Mais pourquoi ? – Pour faire pression’. »

    « D’Apararecida à Laudato si’, pour moi, cela a été un chemin intérieur », a affirmé le pape : « De l’incompréhension totale, à Aparecida en 2007, à l’encyclique. J’aime donner ce témoignage. Nous devons travailler pour que nous fassions tous ce chemin de conversion écologique. »

    Bien vivre ou farniente

    Le pape François a aussi évoqué sa rencontre décisive avec des indigènes, un an et demi avant le synode sur l’Amazonie (octobre 2019) : « Lorsque je suis allé en Amazonie, j’y ai vu beaucoup de monde. Je suis allé à Puerto Maldonado, dans l’Amazonie péruvienne. J’ai parlé avec les gens, avec de nombreuses cultures indigènes différentes. Et j’ai déjeuné avec 14 de leurs chefs, tous avec des plumes, habillés en vêtements traditionnels. Ils parlaient un langage de sagesse et d’intelligence très élevé !… Et j’ai compris qu’il fallait éliminer l’image des indigènes comme nous les voyons uniquement, avec des flèches. »

    « J’ai découvert, à leurs côtés, a-t-il confié, la sagesse des peuples indigènes, notamment la sagesse du ‘bien vivre’, comme ils l’appellent. Le ‘bien vivre’, ce n’est pas la dolce vita, non, le doux farniente, non. Bien vivre, c’est vivre en harmonie avec la création. Et cette sagesse du bien vivre, nous l’avons perdue. Les peuples autochtones nous offrent cette porte ouverte. »