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  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du 14 mars 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du 4e dimanche de carême (« Laetare »)

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Laetare, Jerusalem »; Kyriale de la messe XVII (XIVe s.); Credo III (XVIIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    https://youtu.be/4wzNBFFOjsk

    Laetare.jpgA l’instar des églises byzantines qui, le IVe dimanche de Carême, célèbrent une fête en l’honneur du saint Bois de la Croix, la liturgie romaine dédie ce dimanche, appelé jadis in vigesima, à la célébration des gloires de l’étendard triomphal de la rédemption. Une partie considérable du Bois de la sainte Croix est gardée depuis le temps de sainte Hélène dans la basilique in aedibus sessoriis : d’où le choix de la station romaine de ce jour à la basilique romaine Sainte-Croix de Jérusalem.

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  • Parce que c'est aujourd'hui Satan qui mène le bal !

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    De Pascal Dasseleer sur son blog tout neuf que nous vous recommandons chaleureusement en lui souhaitant tout le courage nécessaire pour la maintenance de cette nouvelle tribune :

    De Charybde en Scylla

    Pourquoi courir de Charybde en Scylla ? Parce que le « monde » va de pis en pis. Ce qui demeure de la civilisation chrétienne occidentale, née à partir du VIème siècle sur les décombres du monde antique, est en train de mourir sous nos yeux. Cet écroulement n’est pas neuf : il a été initié il y a déjà plusieurs siècles. Mais, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il connaît une accélération peu commune pour s’imposer aujourd’hui avec une évidence qui n’est plus contestable. Je ne suis ni prophète, ni devin ; et je ne tire ni les cartes, ni ne possède aucune boule de cristal : cet effondrement pourrait donc encore durer un certain temps, mais il semble acquis que nous marchions à pas lents et décidés vers le gouffre. L’éclipse de l’intelligence et la profonde irrationalité qui en découle, le mensonge, la confusion des esprits, la dépravation des mœurs, le mépris de la vie humaine et le meurtre légal, le cynisme, l’hypocrisie et l’arrogance des gouvernants, les démissions, la veulerie et la lâcheté de ceux qui ont le pouvoir de réagir atteignent aujourd’hui des sommets. D’aucuns diront qu’il en fut toujours ainsi et il est en effet certain que, depuis sa chute, le monde n’a rien eu et n’aura jamais rien d’un paradis. Mais l’histoire humaine a connu des périodes de croissance et d’épanouissement et d’autres de décadence avérée. Il semble que notre époque compte plutôt au rang des secondes. C’est aujourd’hui Satan qui mène le bal !

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  • Les évêques des Pays-Bas: "Nous rejetons l'avortement, l'euthanasie, le suicide assisté et le sacrifice d'embryons pour la recherche scientifique"

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    De Vatican News :

    Pays-Bas: mobilisation pro-vie des évêques avant les législatives

    Jour d’élections législatives mercredi 17 mars aux Pays-Bas. En vue du scrutin, la conférence épiscopale hollandaise a publié une longue note dans laquelle elle exhorte les catholiques à faire entendre leur voix, car voter «n'est pas seulement un droit, mais aussi un devoir par lequel vous faites savoir aux responsables politiques dans quelle société vous voulez vivre».

    Dans le contexte actuel, guidés «par la foi, l'espérance et la charité», les fidèles sont exhortés à regarder vers l'avenir, vers un retour à la «normalité». Mais les évêques hollandais soulèvent un point: la «normalité» à laquelle il faut revenir ne doit pas être l'«ancienne normalité», celle d'avant la crise, dans laquelle «il y avait de l'injustice, de la violence et de la dégradation de l'environnement»; mais bien plutôt «une nouvelle normalité qui sait valoriser le soin, la solidarité et l'équité» dans l'ensemble de la société.

    Choisir la vie, respecter la liberté religieuse

    En premier lieu, l'Église catholique néerlandaise rappelle donc l'importance de «choisir la vie»: «Nous sommes convaincus de la dignité de tout être humain, écrivent les évêques. Il est donc important de voir comment les hommes politiques pensent sur ce point et sur les valeurs, droits et devoirs qui en découlent».

    «Nous rejetons l'avortement, l'euthanasie, le suicide assisté et le sacrifice d'embryons pour la recherche scientifique», ajoutent les évêques, «le respect de l'inviolabilité de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, quel que soit son état, est de première importance». D'où l'appel à «la promotion et la protection d'une culture de la vie», ainsi qu'au «respect de la liberté d'expression et de religion».

    Pour une société ouverte aux vulnérables

    En substance, l'Église catholique néerlandaise exhorte à construire «une société ouverte», à l’image de l’encyclique Fratelli Tutti, «une société dans laquelle les gens sont ouverts à leurs semblables, même s'ils sont différents, vulnérables, réfugiés ou migrants».

    À cet égard, les évêques affirment «qu’il est bon que le gouvernement utilise des critères généreux pour l'admission des réfugiés et des migrants, en régulant le système migratoire selon sa responsabilité spécifique pour le bien commun». La véritable rencontre entre les peuples, en effet, «n'exclut personne», mais offre à chacun «la possibilité de se développer librement et de participer à la construction de la société».

    En ce sens, «les parents ont le droit d'élever leurs enfants selon leurs convictions et, par conséquent, la liberté d'éducation doit être protégée», de même que la «liberté religieuse», afin que «les croyants puissent vivre leur foi sans entraves et la célébrer ouvertement, et pas seulement à la maison».

    Principe de bien commun et responsabilité

    Les évêques ont ensuite appelé au «principe du bien commun», afin de contrer la «mentalité de marché» profondément enracinée, qui «subordonne les personnes aux intérêts personnels de quelques-uns».

    Lors des prochaines élections, les catholiques hollandais sont donc exhortés à «regarder au-delà de la pure politique de parti», afin de «choisir des candidats qui seront capables de considérer les valeurs fondamentales comme la base de leur programme électoral». Enfin, rappelant que «la politique est l'une des plus hautes formes de charité», les évêques néerlandais remercient tous ceux qui sont prêts à «assumer la responsabilité» de diriger le pays et prient pour qu'ils aient «sagesse, intuition et persévérance».

    Un exécutif fragilisé en route vers la réélection

    Les élections législatives du 17 mars interviennent à un moment critique pour les Pays-Bas: outre la pandémie de Covid-19 qui a provoqué 1,14 million d'infections et près de 16 000 décès à ce jour, le pays est sans gouvernement depuis deux mois.

    À la mi-janvier, en effet, l'exécutif a démissionné en raison d'un scandale concernant les primes aux familles en difficulté: plus de 10 000 familles ont été accusées à tort de fraude fiscale et contraintes de restituer la subvention, alors qu'elles y avaient effectivement droit.

    Malgré cela, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, du VVD (Parti populaire pour la liberté et la démocratie), est en tête dans les sondages et semble se diriger vers un quatrième mandat.

  • Le Christ, nouvel Adam (Dimanche de la Laetare)

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    Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI, pape de 2005 à 2013] 
    Sermons de carême 1981 (trad. Au commencement, Fayard 1986, p. 84 rev.) (source : EAQ)

    « Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle »

          « Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus : lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix ! C'est pourquoi Dieu l'a exalté et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Ph 2,5-9)... Ce texte extraordinairement riche fait clairement allusion à la première chute... Jésus Christ revient sur les pas d'Adam. Contrairement à Adam, il est vraiment « comme Dieu » (cf Gn 3,5). Mais être comme Dieu, être égal à Dieu, c'est « être Fils » et donc totalement relation : « Le Fils ne peut rien faire de lui-même » (Jn 5,19). C'est pourquoi celui qui est véritablement égal à Dieu ne se cramponne pas à son autonomie, au caractère illimité de son pouvoir et de son vouloir. Parce qu'il parcourt le chemin inverse, il devient le tout-dépendant, il devient le serviteur. Parce qu'il ne prend pas le chemin de la puissance, mais celui de l'amour, il peut descendre jusqu'au mensonge d'Adam, jusqu'à la mort, et là, ériger la vérité, donner la vie.

    Ainsi, le Christ devient le nouvel Adam par qui la vie humaine prend un nouveau départ... La croix, lieu de son obéissance, devient ainsi le vrai arbre de vie. Le Christ devient l'image opposée au serpent, ainsi que le dit Jean dans son évangile. De cet arbre ne vient pas la parole de tentation, mais la parole de l'amour sauveur, la parole de l'obéissance, par laquelle Dieu lui-même s'est fait obéissant, et nous offre ainsi son obéissance comme champ de la liberté. La croix est l'arbre de vie à nouveau accessible. Dans sa Passion, le Christ, pour ainsi dire, a écarté le glaive fulgurant (Gn 3,24), a traversé le feu et a dressé la croix comme véritable axe du monde, sur lequel se relève le monde. C'est pourquoi l'eucharistie, comme présence de la croix, est l'arbre de vie qui reste toujours au milieu de nous et nous invite à recevoir les fruits de la vie véritable.

  • Des mesures inappropriées à la Basilique Saint-Pierre de Rome

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    Pope Francis celebrates Mass for the Solemnity of Pentecost at the Altar of the Chair inside St. Peter's Basilica, on May 31, 2020.

    Du cardinal Burke (en traduction française sur le blog de Jeanne Smits) :

    Le 12 mars 2021, la Première Section (Affaires générales) de la Secrétairerie d’État du Pape François a publié un document contenant certaines dispositions relatives à la célébration de la Sainte Messe dans la Basilique papale Saint-Pierre au Vatican. Le document est adressé au Commissaire Extraordinaire de la Fabrique de Saint Pierre (Commissario Straordinario della Fabbrica di San Pietro), à l’institut canonique chargé du soin de la Basilique papale, aux Chanoines du Chapitre du Vatican (Canonici del Capitolo Vaticano), et au Service des célébrations liturgiques de la Basilique (Servizio Celebrazioni liturgiche della Basilica). Tant la forme que le contenu du document soulèvent à juste titre les préoccupations les plus profondes des fidèles et, surtout, des prêtres. Ces préoccupations relèvent non seulement à la Basilique papale Saint-Pierre, mais aussi de l’Église universelle, dans la mesure où la Basilique papale Saint-Pierre est, d’une manière particulière, le foyer spirituel de tous les catholiques et, en tant que tel, se doit d’être un modèle de discipline liturgique pour les Églises particulières.
     
    En ce qui concerne la forme du document, plusieurs préoccupations se font jour.
     
    1.  Il s’agit d’un document non signé de la Première Section de la Secrétairerie d’État, sans numéro de protocole, et qui légifère sur l’aspect le plus sacré de la vie de l’Église, la célébration de la Sainte Messe. Il porte le sceau de la Première Section avec des initiales. Bien que le document semble être authentique, c’est-à-dire non falsifié, il ne peut être tenu pour un document contenant une législation valide pour la Sainte Liturgie.
     
    2.  La Secrétairerie d’État n’est pas compétente pour la discipline liturgique de l’Église et, en particulier, pour la discipline liturgique à la Basilique Saint-Pierre au Vatican. A juste titre, on se demande par quelle autorité la Secrétairerie d’Etat a émis des directives qui sont contraires à la discipline de l’Eglise universelle. On peut également se demander quel processus a été suivi pour arriver à la publication d’un document d’une telle anomalie.
     
    3.  Étant donné l’incompétence de la Secrétairerie d’État en la matière, les fidèles ont le droit de savoir quelle autorité compétente a donné mandat à la Secrétairerie d’État de légiférer en matière de Sainte Liturgie, c’est-à-dire d’émettre des directives concernant la célébration de la Sainte Messe dans la Basilique papale Saint-Pierre.
     
    4.  La basilique pontificale Saint-Pierre au Vatican a désormais un cardinal archiprêtre, mais le document en question ne lui est pas officiellement communiqué. Il n’est pas non plus fait référence à sa responsabilité en matière de discipline liturgique dans la basilique qui lui est confiée.
     
    Le contenu du document est également source de profondes inquiétudes.

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