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  • Nicaragua : fermeture de la Nonciature

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    De Settimana News :

    Nicaragua : fermeture de la nonciature

    19 mars 2023

    Après avoir expulsé le nonce il y a un an, le régime nicaraguayen dirigé par Ortega a suspendu la semaine dernière ses relations diplomatiques avec le Saint-Siège - sans rien préciser à ce sujet. À la suite de cette décision, le Vatican a retiré le chargé d'affaires Mgr Diouf, qui était resté au Nicaragua pour s'occuper des affaires courantes. Depuis un an, la représentation diplomatique du Saint-Siège avait été confiée à l'ambassade d'Italie, comme il est d'usage dans les relations internationales dans des cas similaires.

    La suspension des relations diplomatiques est la dernière étape en date d'une tension croissante entre M. Ortega et l'Église catholique. Elle fait suite aux propos du pape François qui, dans une interview, a qualifié le gouvernement qui dirige le Nicaragua de dictature.

    Lors d'une brève cérémonie d'adieu, l'ambassadeur d'Allemagne au Nicaragua a déclaré que "les représentants diplomatiques de l'Union européenne au Nicaragua défendront toujours, avec l'Église catholique, les valeurs chrétiennes de liberté, de tolérance et de dignité humaine".

    Entre-temps, on est sans nouvelles de Mgr Alvarez qui, après sa condamnation à 26 ans de prison, se trouve dans la prison politique de La Modelo. Le groupe d'opposition Unité Nationale a demandé au régime Ortega des "preuves que Mgr Alvarez est toujours en vie".

    L'inquiétude pour l'évêque de Matgalpa s'est accrue après la déclaration dans laquelle Ortega a qualifié Mgr Alvarez d'"homme dérangé qui doit être soigné".

  • Des vagues d'attaques forcent les autochtones catholiques à fuir dans le centre du Nigeria

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    D'acistampa :

    Des vagues d'attaques forcent les autochtones catholiques à fuir dans le centre du Nigeria

    18 mars 2023

    L'élection présidentielle controversée du 25 février fait toujours la une des journaux au Nigeria. Pendant ce temps, les récents raids terroristes à Benue, un État majoritairement catholique du centre-nord du Nigeria, ne sont guère mentionnés.

    Selon Mike Uba, président du comté de Guma, adjacent à la capitale de l'État, Makurdi, six comtés de l'État de la ceinture moyenne ont subi des attaques meurtrières de la part de militants peuls depuis les élections. Les comtés concernés sont situés aux frontières nord et sud de l'État.

    L'une des attaques les plus récentes, le 7 mars, a coûté la vie à au moins 20 habitants du village de Tse Jor après qu'une quarantaine d'assaillants armés de machettes sont arrivés à moto et ont battu des hommes, des femmes et des enfants sans défense pendant au moins deux heures. Helen Tikyaa. Une travailleuse humanitaire employée par le diocèse catholique de Makurdi a déclaré à CNA. Tikyaa a déclaré qu'elle s'était rendue au village pendant l'attaque, mais qu'elle n'avait pas osé entrer avant que les tueurs ne soient partis.

    Les femmes et les enfants de Tse Jor et des villages environnants continuent d'affluer vers les camps de personnes déplacées à Naka, à 20 miles à l'ouest de Makurdi, a déclaré Tikyaa.

    Paul Hemba, le conseiller en sécurité du gouverneur de Benue, a déclaré à CNA que les tueurs avaient probablement évité d'utiliser des fusils lors de ce raid pour ne pas alerter l'armée, qui a une base à environ sept miles au sud de Tse Jor.

    Le père Remigius Ihyula, un prêtre qui administre l'aide à Makurdi, a déclaré que l'attaque de la communauté de Tse Jor a pris les citoyens et les autorités au dépourvu.

    "C'était la première fois que la communauté était témoin d'une telle violence depuis le début des tueries en 2001, et les attaquants sont venus sans avertissement", a déclaré Ihyula à CNA dans un message texte. "Le motif ne peut être que le terrorisme et le désir d'infliger des souffrances et de disperser les populations pour occuper des zones désertes.

    Les attaques ont continué à 62 miles à l'est de Tse Jor le 7 mars, selon le père William Shom, pasteur d'une église à Yelewata, dans le comté de Guma. Une attaque de terroristes peuls, arrivés en grand nombre à Yelewata ce soir-là, a fait sept morts. Les terroristes ont également brûlé 27 maisons, a déclaré Shom dans un message texte envoyé à CNA.

    "Avec l'attaque de Tse Jor le 7 mars, il y a maintenant huit villages près de Naka qui ont été dépeuplés et occupés par des tribus musulmanes, dont les milices constituent les groupes d'extermination", a déclaré Tikyaa à CNA. "De nombreux enfants présentent des signes de malnutrition. Le gouvernement de l'État ne livre des rations qu'une fois par mois, et lorsque la nourriture vient à manquer, les habitants des camps tentent de gagner de l'argent en travaillant ou en mendiant dans les rues de Naka", rapporte encore CNA.

  • Allemagne : la déchristianisation touche aussi l'Eglise protestante

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    Du site du journal La Croix (Delphine Nerbollier, correspondante à Berlin (Allemagne):

    Allemagne : pourquoi l’Église protestante perd aussi des fidèles 

    Alors que l’Église catholique allemande vient d’achever le Chemin synodal engagé pour tenter de répondre à la crise des abus sexuels et enrayer son déclin, les « sorties d’Église » touchent aussi depuis longtemps l’Église protestante outre-Rhin, et s’accélèrent ces dernières années. Aux raisons internes s’ajoute la vague de fond de la sécularisation du pays.

    16/03/2023

    L’Église protestante en Allemagne n’échappe pas à la crise qui touche l’Église catholique et qui l’a poussée à lancer son Chemin synodal. Les 20 Églises régionales luthériennes, réformées et unies du pays, regroupées sous le toit de l’EKD (Evangelische Kirche in Deutschland), n’en finissent pas de perdre des membres.

    Les derniers chiffres de 2022 en marquent une nouvelle fois l’ampleur. Avec 19,1 millions de membres, l’EKD ne représente plus que 22,7 % de la population : un niveau historiquement bas. Elle a perdu un demi-million de fidèles en 2022, entre les 365 000 décès et les 380 000 sorties volontaires – un chiffre en hausse de 35,7 % par rapport à l’année précédente. Et les 165 000 baptêmes ne compensent pas la chute.

    Qualifiée de « déprimante » par Annette Kurschus, la présidente de l’EKD, la situation n’a toutefois rien de nouveau. « Pendant des décennies, les sorties d’Église ont été plus élevées dans l’Église protestante que chez les catholiques, avec deux exceptions, en 2010, lors des révélations de scandales sexuels dans l’Église catholique, et en 2021 lors des scandales dans le diocèse de Cologne », rappelle Detlef Pollack, sociologue des religions à l’université de Münster.

    Des scandales sexuels aussi dans l’Église protestante

    « Nous nous trouvons toutefois désormais dans une situation différente. Le rythme des départs de l’Église catholique rejoint celui des protestants », ajoute-t-il. Durant les vingt dernières années, l’EKD a perdu 4 millions de membres, contre 3,5 millions pour l’Église catholique.

    L’une des raisons principales de cette régulière vague de départs chez les protestants est « leur relation plus distante que les catholiques avec leur communauté religieuse, constate Petra-Angela Ahrens, de l’Institut de sciences sociales de l’EKD. Cela s’explique par une socialisation religieuse primaire moins forte. Chez les protestants, on parle depuis longtemps d’un phénomène d’éloignement vis-à-vis de l’Église ».

    À cela s’ajoutent des problèmes internes, avec notamment la révélation de scandales sexuels dans la foulée de ceux frappant l’Église catholique. Si leur ampleur est nettement moindre – 842 cas connus depuis 1949 –, ces affaires ont fragilisé les instances dirigeantes, critiquées pour leur manque de réaction. En 2018, 41 % des personnes ayant quitté l’Église protestante disaient avoir été motivées, entre autres, par ces scandales (69 % pour les catholiques).

    Quant à l’impôt religieux, que doit verser tout membre de l’Église, il joue lui aussi un rôle dans ces décisions, bien qu’il reste secondaire et intervient généralement à la fin d’un long processus d’éloignement. « Lorsque l’indifférence par rapport à l’Église et l’absence de lien avec la vie communautaire s’imposent, la participation financière n’a souvent plus de sens », constate Petra-Angela Ahrens.

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  • Selon Mgr Gallagher, l’accord Chine-Vatican n’est « pas le meilleur possible »

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    L’accord Chine-Vatican n’est « pas le meilleur possible » selon Mgr Gallagher

    18/03/2023

    Dans une interview, Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États de la secrétairerie d’État, est revenu sur l’accord Chine-Vatican sur la nomination des évêques, signé en 2018 pour deux ans et renouvelé en 2020 et 2022. Selon lui, il résulte de près de 30 ans de négociations, « sur trois pontificats ». Mgr Gallagher a reconnu que « le moment n’était pas vraiment propice à la signature de l’accord, pour diverses raisons », mais qu’il allait « toujours être difficile » et que le Saint-Siège a malgré tout décidé d’aller de l’avant.

    Des bannières accrochées par une famille chrétienne d’Anyang, au nord de la province chinoise, en 2015 à l’occasion du Nouvel an chinois.

    Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États de la secrétairerie d’État du Saint-Siège, a déclaré que l’accord Chine-Vatican sur la nomination des évêques dans le pays communiste n’est « pas le meilleur accord possible » à cause de l’autre partie. Dans une interview accordée à Colm Flynn, journaliste de la chaîne de télévision américaine EWTN, il a reconnu que l’accord avec Pékin pouvait être amélioré, en précisant que des négociations sont en cours dans cet objectif.

    L’accord Chine-Vatican a été signé pour la première fois en 2018 pour une durée provisoire de deux ans, avant d’être renouvelé à deux reprises en 2020 et 2022, à chaque fois pour deux ans. L’accord résulte d’une période de négociation d’une trentaine d’années et d’un « long processus qui s’est étalé sur trois pontificats ». « La majeure partie de l’accord avait déjà été convenue et acceptée par le Saint-Siège et les par autorités chinoises à l’époque du pape Benoît XVI », a-t-il ajouté.

    Le Vatican et la Chine ont interrompu leurs liens diplomatiques en 1949 quand les communistes ont pris le pouvoir. Depuis, la nomination des évêques catholiques est devenue une cause de tensions entre les deux. Les troubles se sont intensifiés quand le Parti communiste chinois a créé, en 1957, l’Association patriotique des catholiques chinois, une organisation nationale soumise à la juridiction du gouvernement chinois et chargée de contrôler l’Église catholique en Chine.

    Le Vatican reste déterminé à poursuivre le dialogue

    L’association a commencé en nommant des évêques sans l’accord du Vatican. Les membres du clergé qui ont refusé de suivre les règles et les ordres de l’État ont continué d’être intimidés et harcelés, voire victimes de disparitions forcées ou de détention à domicile. Plusieurs millions de catholiques ont refusé de rejoindre l’Église « patriotique » ou « officielle » en restant fidèles au pape, malgré différents niveaux de persécution d’État. Ils ont fini par être connus comme l’Église « souterraine ».

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