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  • Fêter Dieu avec Benoît XVI

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    MESSE ET PROCESSION EUCHARISTIQUE
     EN LA SOLENNITÉ DU CORPUS DOMINI

    HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

    Parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran
    Jeudi 26 mai 2005

     

    Chers frères dans l'épiscopat et le sacerdoce,
    chers frères et soeurs,

    En la fête du Corpus Domini, l'Eglise revit le mystère du Jeudi Saint à la lumière de la Résurrection. Le Jeudi Saint également, a lieu une procession eucharistique, au cours de laquelle l'Eglise répète l'exode de Jésus du Cénacle au mont des Oliviers. En Israël, on célébrait la nuit de Pâques à la maison, dans l'intimité de la famille; on rappelait ainsi le souvenir de la première Pâque, en Egypte - la nuit où le sang de l'agneau pascal, aspergé sur l'architrave et sur les chambranles des maisons, protégeait contre l'exterminateur. Jésus, au cours de cette nuit, sort et se remet aux mains du traître, de l'exterminateur, et c'est précisément ainsi qu'il vainc la nuit, qu'il vainc les ténèbres du mal. Ce n'est qu'ainsi que le don de l'Eucharistie, instituée au Cénacle, trouve son accomplissement:  Jésus donne réellement son corps et son sang. En franchissant le seuil de la mort, il devient Pain vivant, véritable manne, nourriture inépuisable pour les siècles des siècles. La chair devient pain de vie.

    Lors de la procession du Jeudi Saint, l'Eglise accompagne Jésus au mont des Oliviers:  l'Eglise orante éprouve le vif désir de veiller avec Jésus, de ne pas le laisser seul dans la nuit du monde, dans la nuit de la trahison, dans la nuit de l'indifférence d'un grand nombre de personnes. En la fête du Corpus Domini, nous reprenons cette procession, mais dans la joie de la Résurrection. Le Seigneur est ressuscité et il nous précède. Dans les récits de la Résurrection, on trouve un trait commun et essentiel; les anges disent:  le Seigneur "vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez" (Mt 28, 7). En considérant cela de plus près, nous pouvons dire que cette action de "précéder" de Jésus implique une double direction. La première est - comme nous l'avons entendu - la Galilée. En Israël, la Galilée était considéré comme la porte vers le monde des païens. Et, de fait, c'est précisément en Galilée, sur le mont, que les disciples voient Jésus, le Seigneur, qui leur dit:  "Allez... de toutes les nations faites des disciples" (Mt 28, 19). L'autre direction de l'action de "précéder" de la part du Ressuscité, apparaît dans l'Evangile de saint Jean, dans les paroles de Jésus à Madeleine:  "Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père" (Jn 20, 17). Jésus nous précède auprès du Père, monte à la hauteur de Dieu et nous invite à le suivre. Ces deux directions du chemin du Ressuscité ne sont pas en contradiction, mais indiquent ensemble la voie de la "sequela" du Christ. Le véritable objectif de notre chemin est la communion avec Dieu - Dieu lui-même est la maison aux nombreuses demeures (cf. Jn 14, 2sq). Mais nous ne pouvons monter dans cette demeure qu'en allant "vers la Galilée" - en allant sur les routes du monde, en apportant l'Evangile à toutes les nations, en apportant le don de son amour aux hommes de tous les temps. C'est pourquoi le chemin des apôtres s'est étendu jusqu'aux "extrémités de la terre" (cf. Ac 1, 6sq); ainsi, saint Pierre et saint Paul sont allés jusqu'à Rome, une ville qui était alors le centre du monde connu, véritable "caput mundi".

    La procession du Jeudi Saint accompagne Jésus dans sa solitude, vers la "via crucis". La procession du Corpus Domini, en revanche, répond de manière symbolique au mandat du Ressuscité:  je vous précède en Galilée. Allez jusqu'aux extrémités de la terre, apportez l'Evangile au monde. Bien sûr, l'Eucharistie est, pour la foi, un mystère d'intimité. Le Seigneur a institué le Sacrement du Cénacle, entouré de sa nouvelle famille, des douze apôtres, préfiguration et anticipation de l'Eglise de tous les temps. C'est pourquoi, dans la liturgie de l'Eglise antique, la distribution de la sainte communion était introduite par les paroles suivantes:  Sancta sanctis - le don saint est destiné à ceux qui sont rendus saints. On répondait de cette façon à l'avertissement de saint Paul aux Corinthiens:  "Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe" (1 Co 11, 28). Toutefois, de cette intimité, qui est un don très personnel du Seigneur, la force du sacrement de l'Eucharistie va au-delà des murs de notre Eglise. Dans ce Sacrement, le Seigneur est toujours en marche vers le monde. Cet aspect universel de la présence eucharistique apparaît dans la procession de notre fête. Nous portons le Christ, présent dans la figure du pain, dans les rues de notre ville. Nous confions ces rues, ces maisons - notre vie quotidienne - à sa bonté. Que nos rues soient les routes de Jésus! Que nos maisons soient des maisons pour lui et avec lui! Que notre vie de tous les jours soit empreinte de sa présence. Avec ce geste, nous plaçons sous son regard les souffrances des malades, la solitude des jeunes et des personnes âgées, les tentations, les peurs - toute notre vie. La procession souhaite être une grande bénédiction publique pour notre ville:  le Christ est, en personne, la bénédiction divine pour le monde - que le rayonnement de sa bénédiction s'étende sur nous tous!

    Dans la procession du Corpus Domini, nous accompagnons le Ressuscité sur son chemin vers le monde entier - comme nous l'avons dit. Et précisément en accomplissant cela, nous répondons également à son mandat:  "Prenez, mangez... Buvez-en tous" (Mt 26, 26sq). On ne peut pas "manger" le Ressuscité, présent dans la figure du pain, comme un simple morceau de pain. Manger ce pain signifie communier, signifie entrer dans la communion avec la personne du Seigneur vivant. Cette communion, cet acte de "manger", est réellement une rencontre entre deux personnes, une façon de se laisser pénétrer par la vie de Celui qui est le Seigneur, de Celui qui est mon Créateur et mon Rédempteur. Le but de cette communion, de cet acte de manger, est l'assimilation de ma vie à la sienne, ma transformation et ma conformation à Celui qui est Amour vivant. C'est pourquoi cette communion implique l'adoration, implique la volonté de suivre le Christ, de  suivre  Celui  qui  nous précède. Adoration et procession font donc partie d'un unique geste de communion; elles répondent à son mandat:  "Prenez et mangez".

    Notre procession se termine devant la Basilique Sainte-Marie-Majeure, par la rencontre avec la Madone, appelée par le cher Pape Jean-Paul II "Femme  eucharistique". Marie, la Mère du Christ, nous enseigne véritablement ce que signifie entrer en communion avec le Christ:  Marie a offert sa propre chair, son propre sang à Jésus et elle est devenue la tente vivante du Verbe, se laissant pénétrer dans le corps et l'esprit par sa présence. Nous la prions, Elle notre sainte Mère, pour qu'elle nous aide à ouvrir toujours davantage tout notre être à la présence du Christ; pour qu'elle nous aide à le suivre fidèlement, jour après jour, sur les routes de notre vie. Amen!

    Un an plus tard, le 15 juin 2006, Benoît XVI a résumé ses pensées d'amour pour l'Église et l'humanité dans une prière spéciale :

    « En la solennité du Saint-Sacrement, nous nous concentrons avant tout sur le symbole du pain. Il nous rappelle aussi le pèlerinage d'Israël pendant les quarante années passées dans le désert. L'hostie est notre manne, dont le Seigneur nous nourrit – c'est véritablement le pain du ciel, par lequel il se donne lui-même. Dans la procession, nous suivons ce symbole, et ainsi nous le suivons lui. »

    Et nous le prions : Guide-nous sur les chemins de notre histoire ! Montre à l'Église et à ses pasteurs, sans cesse, la voie juste ! Regarde l'humanité souffrante, errant sans cesse, tourmentée par tant de questions ; regarde la faim physique et spirituelle qui la ronge ! Donne aux hommes le pain pour le corps et l'âme ! Donne-leur du travail ! Donne-leur la lumière ! Donne-toi à eux ! Purifie-nous et sanctifie-nous ! Fais-nous comprendre que c'est seulement par la participation à ta Passion, par le « oui » à la Croix, au renoncement, à la purification que tu nous imposes, que nos vies peuvent mûrir et atteindre leur plénitude. Rassemble-nous des quatre coins du monde. Une seule Église, une seule humanité déchirée ! Accorde-nous ton salut ! Amen !

  • Le Corps du Christ selon les paroles des saints

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    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    Le Corps du Christ selon les paroles des saints

    D'innombrables saints, d'Augustin à Thérèse de l'Enfant-Jésus, ont écrit sur le mystère de l'Eucharistie, que l'Église commémore aujourd'hui. Mais on se souvient peu de sainte Julienne de Cornillon, mystique belge qui a pourtant joué un rôle important dans l'institution de la Fête-Dieu.

    4/06/2026

    « Prenez et mangez-en tous ; ceci est mon corps, livré pour vous. » Même ceux qui n’ont assisté qu’une seule fois à la messe ne peuvent rester insensibles à cette phrase, si importante pour tout chrétien qui vit les sacrements. Dans ce petit morceau blanc et pur réside toute l’existence du Fils de l’Homme, qui parle et nourrit encore l’humanité. Aujourd’hui, nous le célébrons, ce Corps donné à toute l’humanité. Et tout cela pourrait même inspirer la crainte, à la seule pensée d’un tel mystère : un mystère trop grand pour chacun de nous. Pourtant, le Seigneur est simple, aimant, doux et, surtout, miséricordieux : se nourrir de lui, c’est le suivre. Ainsi, il nous offre la possibilité de participer à cette Cène où l’Eucharistie a été instituée. Et c’est précisément à la Cène, commémorée chaque Jeudi Saint, que nous devons nous référer pour comprendre le sens de cette solennité. C’est pour cette raison que la solennité du Très Saint Corps et Sang du Christ est célébrée un jeudi, précisément le jeudi qui suit une autre solennité, la Sainte Trinité, célébrée le dimanche après la Pentecôte (dans des pays comme l’Italie, où le jeudi de la Fête-Dieu n’est plus un jour férié dans le calendrier civil, les célébrations sont généralement déplacées au deuxième dimanche après la Pentecôte).

    Concernant l'Eucharistie, nombreux sont les saints qui ont écrit des paroles marquantes de l'histoire de l'Église. Il est difficile de les départager, tant ils sont innombrables à avoir abordé ce thème essentiel dans leurs méditations. Peut-être vaut-il mieux commencer par les Docteurs de l'Église. Le premier qui me vient à l'esprit est saint Thomas d'Aquin, toujours considéré comme le « saint de l'Eucharistie », celui qui, selon la tradition, a dédié cinq hymnes eucharistiques à la liturgie de la Fête-Dieu. Thomas d'Aquin écrivait : « De même que la nourriture corporelle est indispensable à la vie, on ne peut vivre sans elle, la nourriture spirituelle est indispensable à la vie spirituelle, sans laquelle celle-ci ne peut se maintenir. » Et puis, il y a saint Augustin. Ses paroles sont véritablement fascinantes. Il décrit ainsi le pain de vie éternelle : « Unité, vérité, piété, charité. Un seul pain : qui est ce pain unique ? Bien que nombreux, nous formons un seul corps. Souvenez-vous que le pain n'est pas fait d'un seul grain de blé, mais de plusieurs. » En quelques mots forts et concis, l'évêque d'Hippone offre au lecteur fidèle un magnifique résumé de l'Eucharistie. D'un point de vue littéraire, il fait preuve d'une grande finesse dans le choix de ses mots. Il emploie le terme « pain » et l'associe à un grain de blé , ou plutôt à des grains de blé : l'unité de l'Église se trouve dans ce pain. Mais tournons-nous maintenant vers un autre saint et docteur de l'Église, saint Albert le Grand, qui écrit au sujet du Saint-Sacrement : « Il nous transforme en Corps du Christ, de sorte que nous sommes os de ses os, chair de sa chair, membres de ses membres. » Là encore, en d'autres termes, nous retrouvons l'unité de l'Église exprimée.

    Saint François d'Assise et l'Eucharistie. L'association est parfaite , lui, « l'alter Christus ». Celui qui, devant l'Hostie consacrée, s'écria : « Que toute l'humanité tremble, que l'univers entier tremble, et que le ciel exulte, quand sur l'autel, dans la main du prêtre, le Christ, le Fils du Dieu vivant, est rendu présent. Ô admirable hauteur et stupéfiante condescendance ! Ô sublime humilité ! Ô humble sublimité, que le Seigneur de l'univers, Dieu et Fils de Dieu, s'abaisse à ce point à se cacher, pour notre salut, sous la maigre apparence du pain ! Contemplez, frères, l'humilité de Dieu, et ouvrez-lui vos cœurs. » Une prière qui devient une invitation pour tous les fidèles. Parmi les figures féminines, l'une des nombreuses était la carmélite sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui, dans ses écrits, a porté avec force le souvenir indélébile de sa première communion : « Ce jour-là, ce n'était plus un regard, mais une fusion : ils n'étaient plus deux, Thérèse avait disparu comme une goutte d'eau dans l'océan. » Comme toujours, sainte Thérèse était poétique et profonde.

    Une autre femme, pourtant, dont on se souvient rarement, mérite une attention particulière, et plus encore aujourd'hui, en ce jour où nous célébrons l'Eucharistie. Il s'agit de sainte Julienne de Cornillon (vers 1192-1258), mystique augustinienne belge dont les visions ont joué un rôle déterminant dans l'établissement de la solennité de la Fête-Dieu. Dès l'âge de seize ans, Julienne commença à avoir des visions mystiques particulières. Dans l'une d'elles, elle vit une pleine lune traversée d'une bande sombre. Le Seigneur lui fit comprendre que la lune symbolisait l'Église sur terre, tandis que la bande sombre représentait l'absence d'une fête spécifique pour célébrer l'Eucharistie. Cette vision marqua le cheminement spirituel de la sainte, se répétant à maintes reprises, et devint pour Julienne une véritable mission à vivre et à poursuivre avec ténacité. Après quelques péripéties, grâce à la « complicité » de deux autres femmes, les bienheureuses Ève de Saint-Martin et Isabelle, plusieurs prêtres et théologiens (ainsi que quelques laïcs) s'impliquèrent dans l'entreprise. Ils contribuèrent à promouvoir la dévotion au Saint-Sacrement et obtinrent finalement l'instituement d'une fête en son honneur. Au départ, cette initiative ne fut pas bien accueillie, jugée trop révolutionnaire. Mais le Seigneur connaissait les temps et la voie à suivre : ainsi, en 1246, l'évêque de Liège, Robert de Thourotte, institua la solennité de la Fête-Dieu dans son diocèse. La nouvelle se répandit rapidement : la fête fut ensuite adoptée par d'autres diocèses à travers l'Europe. Une autre étape dans l'institution de cette solennité fut la bulle du pape Urbain IV, Transiturus de hoc mundo, par laquelle, en 1264, un an après le miracle eucharistique de Bolsena, la solennité de la Fête-Dieu fut instituée comme solennité de précepte pour l'Église universelle.

  • A Liège : la célébration de la Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026

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    Liège Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026 (source)

    La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ, célèbre la présence de Jésus à nos côtés, dans notre quotidien. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Il nous donne vie.

    Abonnez-vous ici à nos lettres d’information.

    Le jeudi de la Fête-Dieu en une minute :

    Programme complet de la Fête-Dieu à Liège

    Jeudi 4 juin – Journée de la Fête-Dieu

    9h30  Laudes par la communauté des bénédictines à la basilique Saint-Martin.

    10h00-18h00  Journée d’adoration à Saint-Martin;  De 10h à 12h puis de 14h à 17h à l’église du Saint-Sacrement et de 15h00 à 17h00 à la cathédrale.

    19h00  780ème Eucharistie solennelle de la Fête-Dieu, Basilique Saint-Martin, présidée par le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, en présence de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, Mgr Franco Coppola, nonce apostolique pour la Belgique et le Gd Duché de Luxembourg et Mgr Ihor Rantsia, évêque de l’Eparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris pour les Ukrainiens catholiques de France, Suisse et Benelux. D’autres invités de marque seront  également présents, voyez la page de l’évènement.

    20h15 Procession solennelle des peuples du monde « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps, Mt 28 » de Saint-Martin à la cathédrale Saint-Paul, arrêts à Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, Opéra, Vinâve d’ile, Cathédrale.

    21h00-24h00 NightFever & 1.000 bougies pour la paix, Cathédrale Saint-Paul.

    Toute la nuit : nuit d’adoration à la cathédrale.

    Vendredi 5 juin

    9h Eucharistie à la cathédrale Saint-Paul, et introduction à la journée d’adoration.

    10h-17h Journée d’adoration, Cathédrale Saint-Paul, animée par le Mouvement Eucharistique Liégeois (MEL).

    12-14h : Adoration du Saint-Sacrement à l’Eglise du Saint-Sacrement.

    Samedi 6 juin

    9-17h : Journée d’adoration en divers endroits du diocèse et dans les sanctuaires du jubilé.

    9h30-12h00 : Colloque sur le Sang du Christ, quelle est la signification du sang dans la Fête du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) ? Sanctuaire de sainte Julienne, avec Mgr Delville, et 4 autres intervenants.

    11h-13h : Service au restaurant « Kamiano » d’un repas complet pour les sans-abri. Les personnes intéressées à venir servir le repas peuvent s’annoncer par mail: liege@santegidio.be – Maison Kamiano, rue Jonruelle 8 à Liège

    15h  Sainte Messe en latin à Tancrémont suivie de la Procession de la Fête-Dieu au sanctuaire du Vieux Bon Dieu de Tancrémont. Route de Tancrémont 718, 4860 Theux  (forme extraordinaire)

    18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu célébrée (en latin) par Mgr Delville, évêque de Liège au Saint-Sacrement. A 19h30 : bénédiction du Saint-Sacrement et vénération de la relique de Sainte Julienne de Cornillon en l’église du Saint-Sacrement.

    Dimanche 7 juin

    Journée de la Fête du Corps et du Sang du Christ partout en Belgique, trouvez vos horaires de messes sur www.egliseinfo.be, le GPS des clochers.

    A la fin des messes dans les Unités Pastorales : diverses processions et bénédictions sur les parvis des églises, prière spéciale pour confier la ville ou la commune.

    9-17h : Messe de la Fête-Dieu et journée d’adoration au Sanctuaire de Sainte-Julienne du Mont-Cornillon avec les sœurs clarisses et le béguinage.

    10h : Eucharistie de la Fête-Dieu, à la cathédrale de Liège

    Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon

    8h00 : messe du dimanche de la Fête-Dieu
    9h00-17h00 : adoration eucharistique, avec les sœurs clarisses
    12h00 : Banquet de la Fête-Dieu
    14h00-17h00 : Fête des Familles et des enfants

    Sanctuaire Notre-Dame de Banneux
    10h30 Messe internationale 
    14h00 Procession du Saint Sacrement dans le Sanctuaire suivie du Salut et la Bénédiction des malades,
    16h00 Messe en français

  • Les litanies du Saint-Sacrement

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    Litanies du Saint Sacrement

    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
    Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.

    Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

    Pain vivant qui êtes descendu du ciel, ayez pitié de nous.
    Dieu caché et Sauveur, ayez pitié de nous.
    Froment des élus, ayez pitié de nous.
    Vin céleste qui faites germer dans les cœurs la fleur de la virginité, ayez pitié de nous.
    Pain qui faites les délices des rois, ayez pitié de nous.
    Sacrifice perpétuel, ayez pitié de nous.
    Oblation pure, ayez pitié de nous.
    Agneau sans tache, ayez pitié de nous.
    Table où nous est donnée la sainteté même, ayez pitié de nous.
    Nourriture des anges, ayez pitié de nous.
    Manne dont la force et la vertu sont tout intérieures, ayez pitié de nous.
    Abrégé des merveilles du Tout-Puissant, ayez pitié de nous.
    Pain au-dessus de tout substance, ayez pitié de nous.
    Verbe fait chair, ayez pitié de nous.
    Dieu avec nous, ayez pitié de nous.
    Hostie sainte et adorable, ayez pitié de nous.
    Calice de bénédiction, ayez pitié de nous.
    Mystère de foi, ayez pitié de nous.
    Sacrement sublime et vénérable, ayez pitié de nous.
    Sacrifice le plus saint, ayez pitié de nous.
    Sacrifice vraiment expiatoire pour les vivants et pour les morts, ayez pitié de nous.
    Céleste remède contre les atteintes du péché, ayez pitié de nous.
    Miracle étonnant et le plus grand des prodiges, ayez pitié de nous.
    Souvenir sacré de la passion du Seigneur, ayez pitié de nous.
    Don précieux qui surpassez la plénitude de tous les dons, ayez pitié de nous.
    Témoignage le plus touchant de l’amour de notre Dieu, ayez pitié de nous.
    Torrent de la munificence divine, ayez pitié de nous.
    Mystère le plus relevé et le plus auguste, ayez pitié de nous.
    Gage de notre immortalité, ayez pitié de nous.
    Sacrement redoutable à l’enfer, et qui vivifiez nos âmes, ayez pitié de nous.
    Pain devenu la propre chair du Verbe incarné, ayez pitié de nous.
    Sacrifice non sanglant, ayez pitié de nous.
    Aliment de vie présenté par la Vie même, ayez pitié de nous.
    Banquet délicieux dont les anges sont les ministres, ayez pitié de nous.
    Sacrement d’amour, ayez pitié de nous.
    Lien de charité, ayez pitié de nous.
    Oblation d’un Dieu qui s’offre lui-même comme victime, ayez pitié de nous.
    Douceur spirituelle goûtée dans sa propre source, ayez pitié de nous.
    Réfection des âmes saintes, ayez pitié de nous.
    Viatique de ceux qui meurent dans le Seigneur, ayez pitié de nous.
    Gage assuré de notre gloire future, ayez pitié de nous.

    Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.
    Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.

    Du malheur de recevoir indignement votre Corps et votre Sang adorables, délivrez-nous, Seigneur.
    De la concupiscence de la chair, délivrez-nous, Seigneur.
    De la concupiscence des yeux, délivrez-nous, Seigneur.
    De l’orgueil de la vie, délivrez-nous, Seigneur.
    De toute occasion de vous offenser, délivrez-nous, Seigneur.
    Par le désir ardent que vous avez eu de célébrer la dernière Pâque avec vos apôtres, délivrez-nous, Seigneur.
    Par la profonde humilité qui vous a fait laver les pieds de vos disciples, délivrez-nous, Seigneur.
    Par l’immense charité qui vous a porté à instituer ce divin Sacrement, délivrez-nous, Seigneur.
    Par les cinq plaies douloureuses qu’a reçues votre corps sacré pour l’amour de nous, délivrez-nous, Seigneur.

    Tout pécheurs que nous sommes, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez accroître et conserver en nous la foi, le respect et la dévotion envers ce Sacrement admirable, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez-nous conduire, par la confession humble et sincère de nos péchés, à l’usage fréquent de la sainte Eucharistie, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez-nous préserver de toute hérésie, de toute infidélité et de tout aveuglement intérieur, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez-nous faire recueillir les fruits célestes qu’opère, dans les âmes bien disposées, ce Sacrement qui renferme en lui la sainteté même, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez enfin nous soutenir et nous fortifier aux approches de la mort, par la vertu efficace de ce Viatique céleste, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Fils éternel du vrai Dieu, nous vous en prions, écoutez-nous.

    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.

    V/ Vous leur avez donné le pain du ciel,
    R/ Qui renferme toutes sortes de délices.

    Prions : Ô Dieu, qui nous avez laissé un souvenir continuel de votre passion dans le Sacrement admirable de l’Eucharistie, faites-nous la grâce de révérer de telle sorte les mystères sacrés de votre corps et de votre sang, que nous ressentions sans cesse en nous le fruit de votre rédemption. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.

    Ainsi soit-il.

    Source : site-catholique.fr

  • Soyons fiers de la Fête-Dieu

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    Du Frère Edouard Divry sur le site des Dominicains de Toulouse (archive 2016) :

    Soyons «fiers» de la Fête-Dieu

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    En cette solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus, la séquence chantée, Lauda Sion, va droit au but en affirmant que «c’est un dogme pour les chrétiens, que le pain se change en son Corps, que le vin devient son sang» au cours de la messe. Qu’est-ce qu’un dogme? C’est avant tout un cadeau du ciel. C’est une vérité révélée et résumée en peu de mots pour nourrir notre intelligence et stimuler l’adhésion de notre volonté. C’est un bien de notre foi. C’est la joie de notre espérance. C’est ce sur quoi s’appuie l’élan de notre charité. Si nous aimons le Père, nous «gardons ses commandements» (1 Jn 5, 3), si nous aimons le Fils nous tenons et préservons les dogmes de la foi, la «règle de doctrine» (cf. Rm 6, 17), si nous aimons le Saint-Esprit notre charité meut notre foi (cf. Ga 5, 6) «en actes et en vérité» (1 Jn 3, 18). Alors en cette Fête-Dieu, reconnaissons ensemble :

    -* sans l’eucharistie, notre liturgie serait fade
    -* sans l’eucharistie, nos assemblées tourneraient en rond, en gesticulations
    -* sans le Saint-Sacrement, notre prière deviendrait vite du nombrilisme
    -* sans le Saint-Sacrement, notre âme souffrirait d’asthénie
    -* sans la Fraction du Pain, nos relations s’étioleraient
    -* sans la Fraction du Pain, notre charité resterait comme enchâssée en nous
    -* sans le Corps et le Sang du Christ, la Révélation serait comme incomplète
    -* sans le Corps et le Sang du Christ, il n’y aurait pas de remède prophylactique, le remède d’immortalité (pharmakon athanasias).

    Au contraire l’Esprit Saint agissant en nos assemblées: Veni, Sancte Spiritus, veni! Veni Sanctificator!

    -* avec l’eucharistie, notre liturgie fait descendre le Ciel sur la Terre
    -* avec l’eucharistie, nos assemblées sont des réunions de fête des Premiers-Nés du Royaume (cf. He 12, 22-23)
    -* avec le Saint-Sacrement, nos prières, nos adorations, nous soulèvent vers le Seigneur
    -* avec le Saint-Sacrement, nos âmes reprennent force et même nos corps
    -* avec la Fractio Panis, notre charité se déploie du plus proche vers le plus lointain
    -* avec la Fractio Panis, nos relations s’étendent au rivage extrême de la Mission universelle
    -* avec le Corps et le Sang du Christ, l’Église prospère et s’agrandit
    -* avec le Corps et le Sang du Christ, l’Una Sancta garde l’unité en sauvegardant les différences légitimes
    -* avec le Corps et le Sang du Christ, la Catholica conserve la foi et la Tradition.

    Successeur des Apôtres, le Bienheureux Paul VI, alors que le Concile manifestait ses premiers fruits d’unité retrouvée, déclarait:

    «Si vous comprenez le grand problème du remembrement des chrétiens dans l’unité voulue par le Christ, si vous saisissez son importance et sa maturation historique, vous sentirez monter du fond de votre âme, précis et merveilleux, le témoignage de cette unité catholique qui vous dira intérieurement: je suis déjà dans l’unité voulue par le Christ, je suis déjà dans son bercail, parce que je suis catholique, parce que je suis avec Pierre. C’est un grand bonheur, une grande consolation; catholiques, sachez l’apprécier. Fidèles, ayez conscience de cette position privilégiée, due certainement non au mérite de quiconque, mais à la bonté de Dieu, qui vous a appelés à ce bonheur[[mercredi 22 janvier 1964 : Documents pontificaux de Paul VI, t. 2, Saint-Maurice, édit. St-Augustin, 1968, p. 72-73]]»

    Aujourd’hui, Hodie, soyons particulièrement fiers d’être catholiques et gardons jalousement le Mysterium fidei, le grand Mystère de la Foi, célébré à chaque messe et conservé dans le Tabernacle de nos églises, «ici et dans tout l’univers». Demandons au Seigneur de bénir particulièrement tous ceux qui, en ce grand jour du Dimanche de la Fête-Dieu, témoigneront publiquement de notre foi eucharistique par des processions et des adorations eucharistiques. Dans l’évangile de la multiplication des pains (cf. Lc 9, 12-15), les apôtres peu confiants poussent Jésus à renvoyer les foules; tout à l’inverse, Jésus les garde auprès de lui; à notre tour, demeurons auprès de Jésus-Eucharistie.

  • Les pièces grégoriennes de la Fête-Dieu

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    Du site d'Una Voce :

    Fête du Très Saint Sacrement (Fête-Dieu) : Fontgombault (1981) et En-Calcat (1964)

  • Le pape encourage à perpétuer les processions du Saint-Sacrement à l'occasion de la Fête-Dieu

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    Au terme de l'audience générale de ce mercredi 3 juin, le pape a ajouté :

    "Cette semaine, nous célébrons la solennité du Saint-Sacrement, ou, selon la formulation latine plus courante, la solennité de la  Fête-Dieu. Dans l’Eucharistie, nous contemplons Jésus, le pain rompu et donné pour chacun de nous. Les processions avec le Saint-Sacrement qui ont lieu dans les rues de nombreuses villes témoignent de la piété eucharistique populaire ; à cet égard, je vous encourage à perpétuer cette belle manifestation de témoignage public de la foi."

    "Que la participation aux processions eucharistiques – notamment celle des familles, des enfants et des jeunes – soit un courageux témoignage de foi et un rappel pour tous que Dieu est présent parmi son peuple et l'accompagne dans sa vie quotidienne."

  • Liturgie : l'importance des rites et des symboles selon Léon XIV

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    LÉON XIV

    AUDIENCE GÉNÉRALE

    Place Saint-Pierre
    Mercredi 3 juin 2026

    Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II III. La Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium 3. Le rite, le signe, le symbole

    Chers frères et sœurs,

    en poursuivant notre catéchèse sur la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium (SC), nous souhaitons nous arrêter un instant pour réfléchir sur certains éléments constitutifs de la liturgie sacrée, tels que le rite, le signe et le symbole.

    Le Concile Vatican II, s’inspirant du précieux travail du Mouvement liturgique, nous a aidés à redécouvrir une vérité très vive dans la conscience de l’Église primitive et dans l’enseignement des Pères. Les rites de la liturgie chrétienne ne sont pas un revêtement extérieur du mystère sacramentel, un ensemble de cérémonies arbitraires, mais ils sont la médiation ecclésiale par laquelle nous parvient le don divin. C’est précisément pour cette raison que le Concile invite à comprendre le Mysterium fidei qui se réalise dans la liturgie à travers les rites et les prières (cf. SC, 48).

    Le rite donne forme à l’action liturgique et, à travers elle, à notre vie, suscitant en nous une sensibilité spirituelle qui nous rend capables de goûter la présence de Dieu par Jésus-Christ. Naturellement, cela se produit si nous ne restons pas des spectateurs étrangers ou muets (cf. ibid.) face à la liturgie, mais si nous y participons de tout notre être – corps, esprit et cœur –, en obéissance au commandement du Seigneur. À travers le rite sacré, nous sommes ainsi formés à l’écoute de la Parole de Dieu, à l’action de grâce et à l’adoration, au partage fraternel et à la communion ecclésiale. Nous découvrons que nous sommes une assemblée aux multiples visages, réunie par la même foi.

    Le rite nous plonge dans une séquence bien définie de gestes et de prières, qui peut parfois contrarier notre tendance individuelle à la spontanéité. Sa logique, cependant, n’est pas d’enfermer la liberté dans des schémas. Au contraire, par la sobriété solennelle de ses rythmes, le rite interrompt les activités frénétiques nous ramenant à l’essentiel. Nous découvrons ainsi une autre dimension de l’agir, qui n’est pas guidée par des calculs de rendement, et une autre expérience du temps et de l’espace. Dans le rite, nous faisons l’expérience d’une logique de gratuité, nous trouvons une pause qui régénère le cœur, nous reconnaissons que nous sommes précédés de la grâce divine, nous apprenons à vivre dans un rythme habité par l’Esprit Saint.

    La grammaire du rite est tissée des signes et des symboles propres à la liturgie. En elle, comme l’affirme le Concile, « la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière propre à chacun d’eux » (SC, 7). Le Catéchisme de l’Église Catholique approfondit la valeur de ces signes, en rappelant que « leur signification s’enracine dans l’œuvre de la création et dans la culture humaine, se précise dans les événements de l’Ancienne Alliance et se révèle pleinement dans la personne et l’œuvre du Christ » (n° 1145). Emblématique est le signe de l’eau : depuis les origines de la création jusqu’au déluge, depuis la traversée de la mer Rouge jusqu’au Jourdain, jusqu’à l’eau qui jaillit du côté du Christ et devient signe sacramentel de l’immersion dans sa mort et résurrection.

    “Signe” et “symbole” sont des termes souvent utilisés comme synonymes. En réalité, un signe est symbolique lorsqu’il est capable de renvoyer non seulement à une idée, mais à tout un système de significations et de valeurs. Ainsi, par exemple, lorsque nous sommes aspergés avec l’eau bénite, cela ravive en nous la conscience du don reçu lors du baptême et notre adhésion à la vie nouvelle en Christ. Deuxièmement, les symboles ont essentiellement un caractère pratique, étant avant tout des actions : les plus simples et courantes, comme s’agenouiller et se donner la paix, ou les plus exigeantes, comme les actes constitutifs de chaque sacrement. Surtout, les symboles ont une dimension singulière, performative et transformatrice, tant envers les éléments matériels qui les composent qu’envers ceux qui entrent en contact avec eux, générant un sentiment d’appartenance, touchant le cœur et l’esprit, suscitant d’authentiques relations ecclésiales.

    Dans la Lettre apostolique Desiderio desideravi, le pape François, faisant sienne une affirmation de Romano Guardini, identifiait « la première tâche du travail de formation liturgique : l’homme doit retrouver sa capacité symbolique » (n° 44). Nous avons besoin de nous laisser éduquer par les rites de la liturgie, en soignant avec délicatesse et sans arbitraire la beauté de nos célébrations et en nous engageant dans une authentique mystagogie. L’expérience d’une liturgie vivante et pieuse, accompagnée d’une catéchèse mystagogique appropriée, est la meilleure ressource pour réveiller en chacun cette ouverture à la rencontre avec Dieu qui, dans la logique de l’Incarnation, ne peut avoir lieu qu’en impliquant tout l’homme : esprit, âme et corps (cf. 1Th 5, 23).