Le latin et le chant grégorien sont inculturés au Congo, comme ailleurs en Afrique:
JPSC
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Le latin et le chant grégorien sont inculturés au Congo, comme ailleurs en Afrique:
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Lu sur le site web « aleteia » :
« Alors que le secrétaire d'État du Saint-Siège était en visite pour quelques jours en Russie, l'hypothèse d'un voyage du pape François au pays des tsars a été discutée, suscitant des réactions partagées. À l'issue de cette visite, le métropolite Hilarion appelle, néanmoins, à "agir conjointement" avec l'Église catholique.
Le métropolite Hilarion, président du département pour les relations extérieures du patriarcat de Moscou, a accordé un entretien au quotidien des évêques italiens Avvenire, le 25 août 2017. Au lendemain du retour de Russie du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, le « numéro 2 » de l’Église orthodoxe russe appelle à agir conjointement avec l’Église catholique pour défendre les valeurs chrétiennes traditionnelles.
« Pour nos Églises, déclare-t-il, le moment est venu d’agir de manière conjointe pour défendre les idéaux des Évangiles » en matière de vie sociale, familiale et privée. Une telle défense commune des valeurs chrétiennes traditionnelles « nous oblige à développer la coopération bilatérale au sein des organisations internationales », telles que l’Onu, le Conseil de l’Europe, l’Unesco.
Et le métropolite Hilarion de souligner la position commune qu’affichent déjà les deux Églises à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur la question des discriminations contre les chrétiens en Europe.
Il est toutefois « trop tôt », estime-t-il, pour envisager une nouvelle rencontre entre le patriarche orthodoxe Cyrille 1er et le pape François à Moscou. La rencontre de l’année dernière à la Havane (Cuba) a, selon lui, indiqué les perspectives à suivre pour le développement des relations entre les deux Églises dans le futur. Il faut maintenant « les mettre en œuvre ». « Pour réaliser cet objectif, a-t-il jugé, cela exige bien plus qu’une année ».
Le Cardinal Parolin, secrétaire d’Etat du pape, a été accueilli poliment et prudemment. En termes diplomatiques, le journal « La Croix » parle d’un « succès d’estime ».
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De Xavier Le Normand sur le site aleteia.org :
Medjugorje : « Les sept premières apparitions pourraient être reconnues », selon Mgr Hoser
L’envoyé spécial du pape François au sanctuaire de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine), Mgr Henry Hoser, a déclaré qu’il était "possible que les sept premières apparitions de Medjugorje soient reconnues", selon des propos rapportés par le site Total Croatia News, le 19 août 2017. Les apparitions de Medjugorje auraient débuté en 1981 et se poursuivraient depuis.
« Tout suggère que les apparitions seront reconnues, peut-être dès cette année », a ainsi affirmé Mgr Hoser. « Il est difficile de prendre une autre décision, car il est impossible pour les six visionnaires de mentir pendant 36 ans », a-t-il ajouté. Le dossier a été transmis à la Secrétairerie d’État pour étude, a indiqué l’envoyé du Pape.
Cette reconnaissance, a modéré l’évêque polonais, pourrait cependant porter seulement sur les sept premières apparitions, « comme suggéré par la commission Ruini ». Cette dernière avait été instituée par Benoît XVI (2005-2013) en 2010.
Les apparitions de la Vierge, la « Gospa », à six enfants de Medjugorje auraient débuté en 1981 et certains voyants recevraient encore des visions. Si les différents évêques locaux n’ont pas reconnu la surnaturalité de ces événements, le Saint-Siège ne s’est jamais prononcé officiellement.
Le 11 février dernier, le pape François avait nommé Mgr Hoser comme envoyé spécial dans la petite ville de Bosnie-Herzégovine. Celui-ci était chargé d’étudier la situation pastorale du sanctuaire. Le Bureau de presse du Saint-Siège avait alors expliqué que la mission de Mgr Hoser n’avait pas pour but de se prononcer sur le caractère surnaturel ou non des apparitions.
Du Bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique :
Explosion du nombre de traitements de procréation médicale en Belgique : Nouvelle Fiche Didactique
23/08/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA
Au cours des dernières années, on constate une augmentation considérable du nombre de traitements de l'infertilité en Belgique. Le nombre de cycles de traitement par FIV / ICSI a plus que doublé entre 2004 et 2014, passant de 14.652 à 33.370 durant cette période. On a de plus enregistré une augmentation inexpliquée de presque 20% du nombre des traitements chez les moins de 36 ans.
La Belgique est-elle plus sujette à l’infertilité ou plus prompte à lancer des traitements lourds et coûteux ? Assiste-t-on à une surconsommation dans le domaine de la médecine reproductive ?
Dans, l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology notamment, en mai 2017, des scientifiques s’alarment du recours beaucoup trop fréquent à la FIV / ICSI.
Le Collège de médecins « Médecine de la reproduction » — l'organe responsable de l'organisation de l'évaluation externe de la médecine reproductive — s’inquiétait déjà en 2011 du recours banalisé à la PMA. En serait-on donc arrivé à abuser de ces techniques ? S’il y a bien l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé qui est chargée de contrôler la pratique de la PMA, en réalité, ce contrôle semble plutôt faible.
Suite : Fiche didactique détaillant les techniques, le cadre légal mais aussi les questions éthiques.
Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :
Et qui seraient donc demi-frères-sœurs sans le savoir…
Un groupe de mères célibataires aurait donné l’alerte : deux donneurs de sperme néerlandais ont fait des dons dans plusieurs cliniques des Pays-Bas. Un des deux donneurs serait le père biologique de 102 enfants alors que la limite légale prévue dans ce cas est de 25 enfants par donneur. En effet, la loi impose à tout donneur qui se présente dans une clinique de faire une déclaration selon laquelle il affirme sur l’honneur n’avoir pas déjà fait de don dans une autre institution. Dans le cas présent, le donneur a collaboré avec 11 cliniques sans qu’aucun contrôle ni registre n’établisse sa mauvaise foi.
L'association néerlandaise de gynécologues (NVOG) et l'association pour l'embryologie clinique (KLEM) ont fait part de leurs préoccupations et plaident pour un registre central pour contrôler tous les donneurs de sperme ou d'ovules.
Alors que l’incitation au don de sperme (dédommagement du « don » à hauteur de 75 euros) et l’augmentation du nombre de PMA sont des pratiques connues en Belgique, un tel registre n’a jamais été mis en place depuis 30 ans (début de la PMA) dans notre pays. Le risque existe donc aussi chez nous puisqu’aucune coordination n’est assurée entre les différents centres de procréation médicalement assistée. C’est pourtant ce que demande l’association d'adultes conçus d’un don de sperme anonyme, Donnorkind.be
Source : Journal du Médecin
D'Anne Kurian sur zenit.org :
La réforme liturgique est « irréversible », affirme le pape François
Dans la liturgie, « Dieu nous aime comme nous sommes, ici et maintenant », a déclaré le pape François devant les quelque 800 participants à la 68e Semaine liturgique nationale italienne, qu’il a reçus au Vatican le 24 août 2017. La réforme liturgique du Concile Vatican II « est irréversible », a-t-il affirmé.
L’audience a eu lieu dans la salle Paul VI du Vatican, à l’occasion des 70 ans de fondation du Centre d’action liturgique italien. En matière de liturgie ces 70 dernières années, a estimé le pape, l’Eglise a vu des événements « substantiels et non pas superficiels ». Des événements comme le Concile Vatican II et la réforme liturgique, qui « n’ont pas éclos à l’improviste » mais ont été « longuement préparés », a-t-il assuré en soulignant que Pie X déjà en son temps avait institué une commission pour la réforme générale de la liturgie.
Vatican II et sa Constitution sur la sacrée liturgie Sacrosanctum Concilium (SC) ont répondu « à des besoins réels et à l’espérance concrète d’un renouveau », a poursuivi le pape François : « on désirait une liturgie vivante… il s’agissait d’exprimer de manière renouvelée la vitalité éternelle de l’Eglise en prière. »
« Après ce magistère, après ce long chemin, nous pouvons affirmer avec certitude et avec autorité magistérielle que la réforme liturgique est irréversible », a-t-il déclaré.
Pour le pape argentin, l’application pratique de la « direction » donnée par le Concile « est encore en acte, parce qu’il ne suffit pas de réformer les livres liturgiques pour renouveler la mentalité ». Le processus « demande du temps, une réception fidèle, une obéissance pratique, une mise en pratique célébrative sage, d’abord de la part des ministres ordonnés… mais aussi de tous ceux qui participent à la liturgie. En vérité, nous le savons, l’éducation liturgique… est un défi à affronter sans cesse ».
« Aujourd’hui, a-t-il assuré, il faut encore travailler dans cette direction, en particulier en redécouvrant les raisons des décisions réalisées avec la réforme liturgique, en dépassant les lectures sans fondement et superficielles, les réceptions partielles et les pratiques qui la défigurent ». Il ne s’agit pas tant, a précisé le pape, « de repenser la réforme en révisant les choix, que de connaître mieux les raisons qui les sous-tendent … d’en intérioriser les principes inspirateurs et d’observer la discipline qui la régule ».
Vie et non pas idée à comprendre
« La liturgie est vie et non pas une idée à comprendre », a encore souligné le pape : « Elle conduit en effet à vivre une expérience initiatique, c’est-à-dire transformatrice, de la façon de penser et de se comporter, et non pas à enrichir son bagage d’idées sur Dieu. »
Ainsi « il y a une belle différence entre dire que Dieu existe et sentir que Dieu nous aime, comme nous sommes, ici et maintenant. Dans la prière liturgique, nous faisons l’expérience de la communion signifiée non pas par une pensée abstraite mais par une action qui a pour agents Dieu et nous, le Christ et l’Eglise ».
Par sa nature, a expliqué par ailleurs le pape François, la liturgie est « populaire et non cléricale », elle est « une action pour le peuple, mais aussi du peuple », « l’action que Dieu accomplit en faveur de son peuple, mais aussi l’action du peuple qui écoute Dieu qui parle et réagit en le louant, en l’invoquant, en accueillant la source inépuisable de vie et de miséricorde qui coule à flot des signes saints ».
« L’Eglise en prière rassemble tous ceux qui ont le cœur à l’écoute de l’Evangile, sans écarter personne », elle convoque « petits et grands, riches et pauvres, enfants et anciens, en bonne santé et malades, justes et pécheurs… La liturgie est inclusive et non pas exclusive, porteuse de communion avec tous sans cependant homologuer ».
Clémence Houdaille, sur le site du journal La Croix, a interrogé le Père Laurent Stalla-Bourdillon, Directeur du Service pastoral d’études politiques :
La sécurité des migrants doit-elle l’emporter sur la sécurité nationale ?
« Le principe de la centralité de la personne humaine (…) nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale » écrit le pape François dans son message pour la prochaine journée mondiale du migrant et du réfugié (lire « La Croix » d’hier). Un principe qui ne remet toutefois pas en cause le devoir des États de protéger leurs ressortissants.
Si l’on perd de vue la centralité de la personne humaine, on perd notre humanité
En écrivant que la sécurité des personnes passe avant la sécurité nationale, le pape ne dénie pas aux États le droit de se protéger. Mais insister sur la centralité de la personne humaine permet de déminer un argument sécuritaire qui servirait de prétexte pour refuser l’accueil des migrants. Si l’on perd de vue la centralité de la personne humaine, on perd notre humanité.
Il existe différents niveaux de défis à relever, sur le plan migratoire, mais aussi sécuritaire. C’est une question d’arbitrage, et il ne faudrait pas lire le propos du pape comme une invitation à faire voler en éclats la question de la responsabilité nationale. Le Catéchisme de l’Église catholique précise bien les choses : après avoir dit que « les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine » et que « les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent », le paragraphe 2241 ajoute que « les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption ».
Le message du pape, rendu public au lendemain de l’attentat de Barcelone, a été signé le 15 août. L’actualité des derniers jours a sans doute eu un effet grossissant dans la manière de le lire, mais celui-ci est écrit dans un contexte beaucoup plus large. François a conscience que son pontificat se déroule à un moment de l’histoire où la pression démographique et migratoire est réelle, indépendamment de la question de la guerre en Syrie et des déplacements de population qui y sont liés. Ce phénomène, qui relève pour lui des « signes des temps », échappe à une simple gestion ponctuelle et doit être perçu avec plus de profondeur. Benoît XVI lui-même était déjà assez sévère vis-à-vis des organismes internationaux à propos de la façon dont ils gèrent les migrants.
François insiste sur la nécessité de préparer les communautés locales aux processus d’intégration. Il y a effectivement là un énorme déficit. Il est illusoire de penser que ces questions n’auront d’incidence que chez le voisin. La question sera d’ailleurs débattue lors du prochain pèlerinage des élus chrétiens à Lourdes, qui se déroulera du 12 au 15 octobre autour du thème : « Solidarité contrainte, solidarité voulue ».
Lire également :
Nicolas Senèze, sur le site du journal La Croix, s'entretient avec le Frère René Stockman,supérieur général des Frères de la Charité de Gand
« Les Frères de la Charité ne peuvent accepter l’euthanasie dans leurs institutions »
L’association qui gère les hôpitaux psychiatriques des Frères de la Charité en Belgique a accepté de pratiquer des euthanasies. Soutenu par le pape, le supérieur général de la congrégation se dit prêt à se séparer de ses œuvres qui ne mettraient plus le respect de la vie au cœur de leur action.
La Croix : Les Frères de la Charité ont-ils accepté de pratiquer des euthanasies dans leurs centres psychiatriques ?
Frère René Stockman : Nos institutions en Belgique ne sont pas gérées directement par la congrégation mais par une association dont le conseil d’administration est aujourd’hui composé de onze laïcs et trois religieux. C’est ce conseil qui a adopté un texte sur la possibilité de pratiquer des euthanasies dans nos centres psychiatriques.
Que reprochez-vous à ce texte ?
Fr R. S. : Quatre points sont litigieux. D’abord, de ne plus faire du respect de la vie un absolu, mais une « valeur fondamentale », mise au même niveau que l’autonomie des malades et la relation thérapeutique. Il précise en outre que si un malade est dans une situation sans perspective, il peut demander l’euthanasie : or, dire que nous ne sommes plus en mesure d’aider un patient relève de la mauvaise psychiatrie ! Par ailleurs, il fait de l’euthanasie un acte médical, ce qui n’est pas dans la loi, celle-ci se bornant seulement à exempter le médecin de poursuites. Enfin, il permet que l’euthanasie soit pratiquée au sein de nos institutions, ce que je ne peux pas accepter comme responsable de la congrégation.
À lire aussi : Le Vatican menace d'exclusion un ordre belge autorisant l'euthanasie
Vos centres, qui accueillent une grande partie des malades psychiatriques en Flandres, ne peuvent donc accueillir leurs demandes d’euthanasie ?
Fr R. S. : Si un malade fait une telle demande, prévue par la loi belge, nous sommes prêts à l’écouter. Nous pouvons entamer avec lui et sa famille un parcours dans l’espoir qu’il change d’avis. Nous pouvons accueillir sa demande, mais pas pratiquer l’euthanasie dans nos institutions : c’est en complète opposition avec le principe de respect absolu de la vie qui nous guide. On doit certes respecter l’autonomie du malade, mais celle-ci n’est jamais absolue. D’autant plus dans le domaine psychiatrique !
Les tweets piratés de l’entourage de celui qui est devenu, entretemps, le huitième président de la république française suscitent l’inquiétude d’Antoine Pasquier, sur le site web de « Famille Chrétienne »:
"Wikileaks a publié au cœur de l’été les mails de plusieurs cadres d’En marche !, piratés la veille de la présidentielle. Ils montrent la manière dont Emmanuel Macron a bâti le volet sociétal de son projet.
On en sait un peu plus sur la manière dont Emmanuel Macron a élaboré, durant sa campagne électorale, ses propositions en matière familiale et sociétale. Le 31 juillet, l’organisation Wikileaks, fondée par Julian Assange, a mis en ligne la totalité des mails dérobés à plusieurs responsables d’En marche !, le 5 mai dernier, quelques heures avant le premier tour de la présidentielle. Parmi les 150 000 fichiers répertoriés, plusieurs concernent la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Au cœur des échanges, un nom revient régulièrement : celui d’Anne-Marie Leroyer. Cette enseignante à l’École de droit de la Sorbonne fut l’ancien rapporteur de la mission Filiation, origines, parentalité – plus connue sous le nom de rapport Théry. Ce document avait défrayé la chronique en 2014 en préconisant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger, un an seulement après l’adoption de la loi Taubira.
Les premiers échanges entre Anne-Marie Leroyer et l’entourage d’Emmanuel Macron datent du 8 novembre 2016. C’est Sarah Dormont, maître de conférences en droit privé à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), qui met en relation Anne-Marie Leroyer et Quentin Lafay, la « plume » d’Emmanuel Macron. La commande est simple : la juriste doit réaliser trois courtes notes « pédagogiques » sur la GPA, la PMA et le changement de sexe à l’intention du candidat. « Nous avons demandé à Anne-Marie non pas de défendre une position, mais de présenter objectivement la situation », précise Quentin Lafay, dans un message à plusieurs membres d’En marche !. Mais, dans ses notes, Anne-Marie Leroyer ne peut s’empêcher de donner son avis : « c’est ce que je dirais si j’étais [Emmanuel Macron] pour atteindre l’électorat anti-Fillon sur ces questions, sans perdre les plus modérés », écrit-elle.
Au Congo, La « Lucha » (la lutte pour le changement) et d’autres mouvements citoyens sont en pointe dans le combat pour l’alternance en RDC. Hubert Leclerq interroge ici Marcel Héritier Kapitene pour Lalibreafrique.be :
« Poursuivre vers la voie des élections, c’est aller dans le sens de Kabila !" Marcel-Héritier Kapitene, une des figures du mouvement citoyen congolais Lucha, ne mâche pas ses mots. Vendredi dernier, le jeune chercheur du Nord-Kivu était à Paris avec d’autres responsables des mouvements citoyens ou de la société civile pour signer le Manifeste du citoyen congolais. Un texte qui constate la volonté du pouvoir en place à Kinshasa de tout faire pour ne pas organiser les prochaines élections, de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir et qui en appelle à la mobilisation citoyenne la plus large possible pour contraindre Joseph Kabila à quitter le pouvoir.
"Si on devait aller aux élections aujourd’hui, avec Kabila qui contrôle tout, il peut présenter n’importe qui, il gagnera les élections", poursuit le membre de Lucha.
Mais les mouvements citoyens seuls n’ont pas les assises suffisantes, aujourd’hui, pour mobiliser la masse populaire comme pourraient le faire certains partis politiques. Vous êtes donc obligés de vous entendre ?
Aujourd’hui, avec certains partis de l’opposition et des partenaires de la société civile classique, notamment le réseau associatif et religieux, nous avons une cause commune : l’alternance. Mais il faut aussi proposer une alternative et une alternative crédibles à même de conduire le pays vers une stabilité institutionnelle acceptable par tous. Une alternance qui se ferait en interne n’aurait pas de sens. Le Congo ne veut plus des kabilistes ou d’une réplique du Kabilisme. Dans les années 90, au Zaïre, le peuple était fatigué de Mobutu. On savait ce qu’on ne voulait plus et on a accepté certaines alliances pour en finir avec ce régime mais on n’a pas préparé la suite et on s’est retrouvé avec d’autres Mobutu, les Kabila. Aujourd’hui, on sait qu’on ne veut plus du système Kabila et qu’on ne veut plus des institutions qu’il a mises en place pour le servir. On veut un vrai système démocratique, avec des échéances et des engagements clairs que le peuple puisse contrôler. On ne veut pas accompagner la naissance d’un nouveau Kabila qui aurait à son tour des organes comme la Ceni, la cour constitutionnelle, le CSAC ou le CNSA qui lui seraient inféodés.