Homélie de Sévérien de Gabala (+ vers 400) (source)
Homélie sur le lavement des pieds, publiée par A. wenger, dans Revue des Études byzantines, 1967, pp. 227-229.
Le monde visible proclame la bonté de Dieu, mais rien ne la proclame aussi clairement que la venue de Dieu parmi les hommes. Ainsi, celui qui était dans la condition de Dieu a pris la condition de serviteur. Il n'a pas rabaissé sa dignité, mais magnifié son amour pour les hommes. Et le mystère redoutable qui s'accomplit aujourd'hui nous fait voir les conséquences de cet abaissement. Mais de quel événement faisons-nous mémoire aujourd'hui? Le Sauveur a lavé les pieds de ses disciples. <>
Vraiment, en assumant tous les traits de notre humanité, le Maître de l'univers a revêtu la condition de serviteur, et il l'a fait d'une manière très caractéristique de l'action de Dieu dans l'Incarnation, lorsqu'il se leva de table (cf. Jn 13,4). Celui qui pourvoit à la subsistance de tous les êtres sous le ciel était assis à table parmi ses Apôtres, le Maître parmi les esclaves, la source de la sagesse parmi les ignorants, le Verbe parmi des hommes sans instruction, l'auteur de la sagesse parmi des illettrés. Celui qui donne à tous leur nourriture prenait sa nourriture à la même table que ses disciples, et celui qui procure la subsistance à l'univers recevait lui-même sa subsistance.
Et il ne se contenta pas de faire à ses serviteurs l'immense faveur de se mettre à table avec eux. Pierre, Matthieu et Philippe, hommes de cette terre, étaient à table avec lui: Michel, Gabriel et toute l'armée des anges se tenaient à ses côtés. Combien cela est admirable! Les anges se tenaient près de lui avec crainte, les disciples étaient à table avec lui dans la plus grande familiarité.
Et cette merveille ne lui suffit pas, mais, dit l'évangile, il se leva de table. Celui qui est drapé du manteau de la lumière (Ps 103,2) était revêtu d'un manteau; celui qui ceint le ciel de nuées se noua un linge à la ceinture; celui qui fait couler l'eau des lacs et des fleuves versa de l'eau dans un bassin. Lui, devant qui tout s'agenouille aux cieux, sur terre et dans l'abîme, lava, à genoux, les pieds de ses disciples.
Le Seigneur de l'univers lava les pieds de ses disciples. Il n'offensa pas sa dignité, mais montra son immense amour pour les hommes. Pourtant, quelque immense que fût cet amour, Pierre n'oublia pas la majesté du Seigneur. Aussi bien, l'homme que son ardeur portait toujours à croire, fut également prompt à reconnaître l'exacte vérité. Les autres disciples, non par indifférence mais par crainte, laissèrent le Seigneur leur laver les pieds, et ne trouvèrent rien à redire. Mais le respect empêcha Pierre de le laisser faire, et il dit: Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds! Tu ne me laveras pas les pieds; non, jamais! (Jn 13,8).
Pierre parla avec beaucoup de rudesse. Il jugeait bien, mais, ignorant la façon dont Dieu agit, c'est par esprit de foi qu'il refusa; puis il obéit de bon coeur. Vraiment, le fidèle chrétien doit se comporter ainsi; il ne doit pas s'obstiner dans ses décisions, mais céder à la volonté de Dieu. Car, si Pierre a exprimé son opinion d'une manière tout humaine, il s'est repenti par amour de Dieu.
Quand le Sauveur constata la résistance tenace de son âme, résistance plus forte que n'importe quelle enclume, il lui dit: Amen, je te le dis: Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi (Jn 13,8). Considère attentivement combien l'affaire était grave, et comment le Sauveur brisa la résistance de Pierre. Se montrant plus rude que lui, il le rabroua d'un ton cassant; il exclut Pierre de sa compagnie pour faire triompher la volonté de Dieu sur l'obstination humaine.
Dès lors, Pierre, l'homme bon et admirable, prompt à exprimer son opinion, fut également prompt à se repentir. Ayant senti la dureté des paroles qui lui étaient adressées, il se montra absolu dans son repentir, et dit: Pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête (Jn 13,9). Purifie-moi tout entier, lave-moi complètement, afin que je puisse dire aussi avec David: Lave-moi, je serai blanc plus que neige (Ps 50,9). Mais le Sauveur lui répondit: Celui qui vient de se baigner n'a besoin que de se laver les pieds (Jn 13,10).
Et pourquoi leur a-t-il lavé uniquement les pieds? C'est en raison des voyages que devaient faire les Apôtres. En lavant leurs pieds, non seulement il les a nettoyés, mais il a encore affermi les pas des saints. Cette belle ablution des pieds, Isaïe l'avait vue bien des siècles auparavant. Sachant qu'elle n'était pas une ablution humaine mais une divine purification, il avait proclamé d'une voix éclatante: Qu'ils sont beaux, les pieds des messagers de la bonne nouvelle, des messagers de paix (Is 52,7)! Le Sauveur a touché leurs pieds, faits de limon, pour les rendre forts, car ils devaient parcourir toute la terre qui est sous le ciel.
Prière
Dieu qu'il est juste d'aimer par-dessus tout, multiplie en nous les dons de ta grâce; dans la mort de ton Fils, tu nous fais espérer ce que nous croyons; accorde-nous, par sa résurrection, d'atteindre ce que nous espérons. Par Jésus Christ.
Au rythme de l'année liturgique - Page 235
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Le lavement des pieds ou quand Dieu s'abaisse
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A la Dernière Cène, Jésus institue l’Eucharistie et l’Ordre
LA SEMAINE SAINTE ET
LA FÊTE DE PÂQUES 2014
A L’EGLISE DU SAINT-SACREMENT
Boulevard d’Avroy, 132 à Liège
Liturgies traditionnelles
Plain-chant, motets classiques, orgue et violoncelle
JEUDI SAINT 17 avril à 20h00
Messe de la dernière Cène, chantée en grégorien. Antiennes mozarabe et ambrosienne. Hymne « Pange Lingua ». Translation des Saintes-Espèces au Reposoir. Adoration et bénédiction du Saint-Sacrement. «Tantum ergo » liégeois. Orgue et violoncelle.
Le saint sacrifice était primitivement célébré trois fois en ce premier jour du triduum pascal. La première messe était celle de la réconciliation des pénitents ; la deuxième, celle de la célébration des saintes huiles et de la consécration du saint Chrême ; la troisième enfin commémorait l’anniversaire de la dernière Cène au cours de laquelle Jésus institua l’Eucharistie et l’Ordre.
Cette grande célébration du jeudi-saint exalte donc le mystère de la présence réelle du Seigneur sous les espèces consacrées et la grandeur du sacerdoce ministériel qui lui est intimement lié.
Pendant le Gloria, les cloches se font entendre une dernière fois avant d’entrer dans le grand deuil du Seigneur.
Comme le saint sacrifice ne se célèbre pas le vendredi saint, c’est ce jeudi que l’on consacre les hosties pour la communion du lendemain. Les fidèles qui viennent de revivre l’institution du mystère de Foi en prolongent la solennité par l’adoration de la sainte Réserve au reposoir.
Renseignements : tél. + 32 (0)4.344.10.89 Courriel [email protected]
Site web, cliquez ici : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com
In Cena Domini« J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! » (Lc 22, 15). Par ces mots, Jésus a ouvert la célébration de son dernier banquet et de l'institution de la sainte Eucharistie. Jésus est allé au devant de cette heure, en la désirant. Au fond de lui-même, il a attendu ce moment où il se donnerait lui-même aux siens sous les espèces du pain et du vin. Il a attendu ce moment qui aurait dû être en quelque sorte les véritables noces messianiques : la transformation des dons de cette terre et le fait de devenir un avec les siens, pour les transformer et inaugurer ainsi la transformation du monde. Dans le désir de Jésus, nous pouvons reconnaître le désir de Dieu lui-même - son amour pour les hommes, pour sa création, un amour en attente
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Et nous, le désirons-nous vraiment ? Nous sentons-nous poussés intérieurement à le rencontrer ? Désirons-nous ardemment sa proximité, devenir un avec lui, don qu'il nous fait dans la sainte Eucharistie ? Ou bien sommes-nous indifférents, distraits, remplis d'autres choses ? D'après les paraboles de Jésus sur les banquets, nous savons qu'il connaît la réalité des places restées vides, la réponse négative, le désintérêt pour lui et pour sa proximité. Les places vides au banquet nuptial du Seigneur, avec ou sans excuses, sont pour nous, depuis longtemps désormais, non pas une parabole, mais une réalité présente, précisément dans ces pays auxquels il avait manifesté sa proximité particulière.
Jésus savait aussi que des invités seraient venus, oui, mais sans être revêtus de l'habit nuptial - sans la joie de sa proximité, suivant seulement une habitude, et avec une tout autre orientation de leur vie. Saint Grégoire le Grand, dans une de ses homélies, se demandait : quel genre de personnes sont celles qui viennent sans habit nuptial ? En quoi consiste cet habit et comment l'acquiert-on ? Sa réponse est : ceux qui ont été appelés et viennent ont en quelque sorte la foi. C'est la foi qui leur ouvre la porte. Mais il leur manque l'habit nuptial de l'amour. Celui qui ne vit pas la foi en tant qu'amour n'est pas préparé pour les noces et il est jeté dehors. La communion eucharistique requiert la foi, mais la foi requiert l'amour, autrement elle est morte aussi comme foi.
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Durant son dernier banquet, Jésus a surtout prié. Matthieu, Marc et Luc utilisent deux mots pour décrire la prière de Jésus au moment central de la Cène : « eucharistesas » et « eulogesas » - « remercier » et « bénir ». Le mouvement ascendant du remerciement et celui descendant de la bénédiction vont ensemble. Les paroles de la transsubstantiation font partie de cette prière de Jésus. Ce sont des paroles de prière. Jésus transforme sa Passion en prière, en offrande au Père pour les hommes. Cette transformation de sa souffrance en amour possède une force transformante pour les dons dans lesquels, à présent, il se donne lui-même. Il nous les donne afin que nous-mêmes et le monde soyons transformés. Le but véritable et dernier de la transformation eucharistique c'est notre transformation elle-même dans la communion avec le Christ. L'Eucharistie vise l'homme nouveau, le monde nouveau tel qu'il peut naître uniquement à partir de Dieu à travers l'œuvre du Serviteur de Dieu.
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Avec l'Eucharistie naît l'Église. Nous tous nous mangeons le même pain, nous recevons le même corps du Seigneur, ce qui signifie qu'Il ouvre chacun de nous, au-delà de lui-même. Il nous rend tous un. L'Eucharistie est le mystère de la proximité et de la communion intimes de chacun avec le Seigneur. Et, en même temps, elle est l'union visible de tous. L'Eucharistie est Sacrement de l'unité. Elle parvient jusque dans le mystère trinitaire, et elle crée ainsi, en même temps, l'unité visible. Disons-le encore une fois : elle est la rencontre très personnelle avec le Seigneur et, toutefois, elle n'est jamais seulement un acte individuel de dévotion. Nous la célébrons nécessairement tous ensemble.
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« J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous ». Seigneur, tu nous désires, tu me désires. Tu désires te donner toi-même à nous dans la sainte Eucharistie, t'unir à nous. Seigneur, suscite aussi en nous le désir de toi. Renforce-nous dans l'unité avec toi et entre nous. Donne à ton Église l'unité, afin que le monde croie. Amen.
Benoît XVI (jeudi-saint 2011, extraits)
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Vendredi saint – Chemin de croix dans les rues de Liège, 3° édition
Vendredi 18 avril, est la date du vendredi saint : mémoire pour les chrétiens de la mort de Jésus sur la croix, deux jours avant sa résurrection à Pâques. La « Pastorale Urbaine », qui organise diverses animations pour les catholiques de Liège, organise pour la troisième année consécutive, un chemin de croix dans les rues de la ville. Chapeauté par les doyens des deux rives de la ville (Rive-droite, doyen Jean-Pierre Pire et rive-gauche, doyen Eric de Beukelaer), il sera présidé pour la première fois par le nouvel évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre DELVILLE. Le chemin de croix partira à 18h de l’église Saint-Pholien pour arriver à 19h20 en la collégiale S. Jacques (la Cathédrale est en travaux). Les marcheurs suivront symboliquement une grande croix, porteront des cierges et avanceront en chantant au rythme lent des tambours. L’événement s’adresse à un large public. Chacun peut librement y participer: Liégeois ou non, jeune ou aîné, croyant ou peu, pratiquant ou pas. Le chemin de croix est une prière par les pieds. C’est un message d’amour universel qui s’adresse bien au-delà des habitués des églises. La Pastorale Urbaine remercie l’administration communale et les forces de police. Grâce à leur aimable collaboration, pareille démarche s’organise dans d’excellentes conditions.Ensuite : Les participants au chemin de croix seront invités à prolonger leur démarche en participant à l’office du vendredi saint présidé par l’évêque à 19h30 à la collégiale S. Jacques. Comme le Vendredi Saint est le jour par excellence pour reconnaître notre imperfection humaine, au terme de l’office celles et ceux qui souhaitent pourront recevoir le sacrement du pardon (la confession).
Concrètement : RDV à Saint-Pholien le vendredi 18 avril à partir de 17h30. Chemin de croix dans les rues de Liège entre 18h à 19h25. Pour ceux qui le souhaitent : office à Saint-Jacques de 19h30 à 20h45, suivi d’un temps libre pour les confessions jusque 21h15.
Contact : Pour la Pastorale Urbaine –Doyen Eric de Beukelaer, [email protected] GSM: +32(0)474.35.90.27
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Semaine Sainte : se confesser
SEMAINE SAINTE
ET
FÊTE DE PÂQUES 2014
A L’EGLISE DU SAINT-SACREMENT
Boulevard d’Avroy, 132 à Liège
Le 15 avril 2014, Mardi-Saint

De 17h00 à 19h00 : confessions pascales et adoration du Saint-Sacrement exposé. Vêpres grégoriennes à 17h00, chapelet à 18h00, salut et bénédiction finale à 18h45.
Renseignements : tél. + 32(0)4.344.10.89 Courriel [email protected]
Site web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com
Lu sur le site de « La Vie », sous la signature de Jean Mercier (extraits) :
La Semaine sainte est généralement propice, chez de nombreux catholiques, à un passage par la confession avant la fête de Pâques. Le secret est total, les prêtres ne pouvant jamais révéler ce qui reste entre Dieu et les pénitents... S’ils se sont interdit de révéler des situations particulières, quelques prêtres ont accepté de nous éclairer sur des généralités.
Au fond, que vient-on chercher dans la boîte obscure ? « C’est très ambigu, car la notion même de péché fait problème. Il n’est pas évident de discerner entre la culpabilité ressentie et le péché en tant que manquement à l’amour envers Dieu, les proches, soi-même, analyse un curé de la grande banlieue. Les gens viennent moins chercher le pardon divin que trouver un tiers qui va les aider à régler le problème qu’ils ont avec eux-même ou autrui. » Un autre prêtre confie sa perplexité : « Le péché n’est pas d’avouer que l’on a manqué au programme de perfection que l’on s’est fixé. Le saint n’est pas un parfait, mais celui qui, ayant péché, croit que le Christ est victorieux de son péché. Je suis là pour amener le pénitent à se tourner vers le Christ. »
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Parler de péché suppose aussi qu’on parle d’une conscience dûment éclairée par la loi de Dieu et s’opposant à elle, suggère un curé philosophe : « Cela suppose donc la prise en compte d’un ordre moral objectif... Et d’une transgression de cet ordre en pleine liberté de choix. Mais comment parler de liberté s’il n’existe pas la maîtrise de soi ? Les personnes incapables de maîtriser leurs pulsions ne veulent pas reconnaître leur péché. Cela pose l’enjeu de la responsabilité. Allez vous y retrouver ! »
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« Le travail de confesseur consiste à détacher la personne de son amour-propre pour la placer devant Dieu et son amour, explique ce confesseur blanchi sous le harnais. Car le péché est le refus de la dépendance amoureuse envers Dieu : on veut arriver à la fin à laquelle Dieu nous appelle, mais sans lui. C’est la volonté de toute puissance. » Comme une plaque photographique, le péché se « révèle » quand le pénitent prend conscience de l’amour de Dieu qu’il a blessé. « Notre sens du péché est directement liée à notre union au Christ. Plus on l’aime, plus on voit le mal qu’on commet. »
Pour un autre curé de paroisse, le Mal existe, et il faut sortir d’une vision psychologisante du péché : « On a tendance à se prendre à tête, à nier la question du Malin, selon un confesseur expérimenté. L’idée qu’un esprit mauvais intervienne ne nous vient plus à l’idée. Dans les Evangiles, Jésus et les disciples chassent les esprits mauvais mais on réduit ça à des archaïsmes, comme si l’Evangile avait été écrite par des débiles. Or, pourtant, quand on s’est mis en rage, qu’on a été violent, on se demande après : mais qu’est ce qui m’a pris? Je n’étais plus moi-même ! Et bien, c’est un esprit mauvais qui nous a possédé l’espace d’un instant. Lorsque Jésus dit à Pierre : “Passe derrière moi Satan”. Jésus alerte son ami : “Attention, ce n’est pas toi qui parle !” Se laisse traverser par un l’esprit de Satan, ça nous arrive souvent en fait. Mais la présence du Malin est quelque chose qui n’est guère audible par les gens qui ont plus que le bac... C’est pour ça que des chrétiens n’ont parfois plus besoin de Jésus dans leur vie ! »
Un confrère souhaiterait une approche plus objective de la faute : « Les gens ne savent pas faire leur examen de conscience autrement qu’en regard de leur culpabilité ! Je suis pour une approche qui consiste à se confronter aux dix commandements. Cela évite que les gens se focalisent sur un problème et qu’ils reviennent nous voir en disant : ma confession n’a pas marché, j’ai toujours le même souci ! Comme si on était des magiciens ! Cela ne sert à rien de se confesser si on ne s’engage pas dans un travail sur soi. C’est Dieu qui convertit les coeurs, mais pas sans que l’homme ne fasse son bout de chemin. Le confesseur ne juge pas une personne mais ses actes mauvais. Il faut donc ensuite que cette personne pose ensuite des actes bons. »
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Dans une société éthiquement dérégulée s’affirme, notamment chez les jeunes, une attente forte de repères entre le bien et le mal, comme en témoigne ce prêtre : « Un jeune de 19 ans, qui avait poussé sa copine à avorter, m’a supplié de lui dire si c’était bien ou mal. Il était soulagé, et presque heureux, quand je lui ai dit que c’était mal ! Etre jugé est libérant, car je suis capable de me mesurer à mon acte. Il y a toujours en nous un bourreau qui nous tourmente avec notre faute. Or je ne suis pas ma faute. Par la confession, on vient s’entendre dire que Dieu nous décolle de notre faute. »
Réf. Le péché a-t-il un genre ?
JPSC
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Proclamation commune de la Résurrection sur la Place Cathédrale à Liège
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Ce dimanche à Liège : messes des rameaux en grégorien
Le 13 avril, dimanche des Rameaux: à l'église du Saint Sacrement, Boulevard d'Avroy, 132 à Liège (liturgies traditionnelles et chants grégoriens).
09h45 : bénédiction du buis, distribution et procession avec l'hymne célèbre « Gloria Laus » ( Théodulfe d'Orléans † en 841) suivies de la grand’messe chantée en grégorien (latin, missel de 1962) et de la psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Motets classiques et orgue.
11h15 : bénédiction et distribution du buis bénit suivies de la messe en français (missel de 1970). Lecture de la Passion selon saint Matthieu. Chants grégoriens, violoncelle et orgue.
Plus de renseignements http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com
Entendre et voir l'hymne "Gloria Laus":
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Semaine Sainte et Pâques 2014 à l'église du Saint-Sacrement à Liège
LA SEMAINE SAINTE
ET
LA FÊTE DE PÂQUES 2014
A L’EGLISE DU SAINT-SACREMENT
Boulevard d’Avroy, 132 à Liège
Liturgies traditionnelles
chants grégoriens, ambrosiens et mozarabes, motets classiques
Le 13 avril Dimanche des Rameaux
09h45 : bénédiction du buis, distribution et procession suivies de la grand’messe chantée en grégorien (latin, missel de 1962). Propre de la messe "Domine, ne longe". Kyriale XVII. Psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Motets classiques et orgue.
11h15 : bénédiction et distribution du buis bénit suivies de la messe en français (missel de 1970). Lecture de la Passion selon saint Matthieu. Chants grégoriens, violoncelle et orgue.
Le 15 avril : Mardi-Saint
De 17h00 à 19h00 : confessions pascales et adoration du Saint-Sacrement exposé. Vêpres grégoriennes à 17h00, chapelet à 18h00, salut et bénédiction finale à 18h45.
Le 17 avril : Jeudi-Saint
20h00 : messe de la dernière Cène (missel de 1970). Chants français, grégoriens, ambrosiens et mozarabes. Translation des Saintes-Espèces au Reposoir. Hymne « Pange lingua ». Adoration et bénédiction du Saint-Sacrement. «Tantum ergo » liégeois.
Le 18 avril : Vendredi-Saint
15h00 : Chemin de la Croix : méditation (abbés Cl. Germeau et A. Arimont) des quatorze stations. Chants grégoriens : hymne « Crux fidelis », antiennes « Adoramus Te » et « Salvator mundi ».
Le 19 avril : Samedi-Saint
20h00 : vigile pascale et messe de la Résurrection (français, missel de 1970)
Liturgie de la lumière (bénédiction du feu nouveau, procession des cierges, chant de l’ « Exultet », Lectures et Liturgie de l’eau (bénédiction de l’eau, renouvellement des promesses de baptême, aspersion et bénédiction des fidèles). Eucharistie, suivie du chant des Laudes.
Chants grégoriens : litanie des saints, antienne « vidi aquam »,Kyriale et triple alleluia de Pâques avec son antienne. Psalmodie du psaume 150: laudate Dominum.
Le 20 avril : Dimanche de Pâques
10h00 : grand’messe du jour de Pâques (latin, missel de 1962) chantée en grégorien. Kyriale « Lux et Origo ». Propre de la messe « Resurrexi ». Hymne « Lapis revolutus est ». Motets classiques et orgue.
11h15 : messe du jour de Pâques (français, missel de 1970). Chants français, grégoriens, violoncelle et orgue. Après la communion , hymne « O filii et filiae ».
Renseignements : tél. + 32(0)4.344.10.89 Courriel [email protected]
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Regard sur la croix et la gloire
Le regard porté sur le Christ ressuscité tout comme le regard porté sur le Christ en croix, nous incitent à penser : " le mal est ce qui n'aurait pas dû être ". Semblablement, le regard porté sur le Christ en gloire nous invite à penser que le mal n'est pas lié métaphysiquement à la finitude de l'existence humaine.
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Le regard porté sur le Christ glorifié nous enseigne plutôt, à mon sens, que le mal n'est pas lié à la finitude, puisque nous contemplons en Jésus glorifié une nature humaine qui reste toujours marquée par la finitude ; nous ne sommes ni des anges, ni des éléphants, ni des tulipes, nous sommes une nature humaine circonscrite, déterminée, nous ne sommes pas n'importe quoi, et Jésus ressuscité n'a pas perdu les contours qui déterminent la nature humaine. Et pourtant " le Christ ressuscité ne meurt plus, la mort n'a plus sur lui aucun pouvoir ", c'est une humanité qui n'est plus infectée par le mal. Ce regard nous enseigne, me semble-t-il, la contingence du mal : le mal est ce qui aurait dû ne pas être, ce qui, espérons le, ne sera plus. A partir du Christ en gloire, nous espérons être délivrés du mal. Je sais que le problème demeure, il est lancinant, du mal qui semble irrécupérable, celui de Satan, celui des anges mauvais, celui des damnés ; mais nous espérons et nous prions chaque jour pour être libérés du mal, nous espérons un ciel nouveau, une terre nouvelle où il n'y aura plus ni pleurs, ni cris, ni deuil, ni mort, parce que l'ancien monde s'en sera allé. Donc, la contingence du mal laisse place à l'espérance eschatologique d'un univers réconcilié ; et, dans l'autre direction, la contingence du mal permet de penser - pourquoi pas ? - une existence humaine et un monde originellement intègre.
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Actuellement, la théologie manque de perspectives eschatologiques et cosmiques, et elle manque d'audace également dans la manière d'aborder le drame du mal. Or, tout ce que la théologie écarte de son regard, de son champ de vision est, pour le meilleur et le plus souvent pour le pire, récupéré par d'autres visions du monde. Quand les théologiens ne parlent plus du destin de l'individu au delà de la mort, qui va en parler sinon les spirites, les voyants et les adeptes des sciences occultes ?
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Dans ma vie de prêtre et de philosophe, théologien (tout cela avec beaucoup de guillemets), ce fut l'éblouissement quand il m'a été donné de mieux saisir, grâce, notamment, à Hans-Urs von Balthazar qu'avec la résurrection de Jésus a commencé un univers nouveau et que cet univers existe.
On perçoit aussitôt qu'il y a différents champs dans la profondeur du réel ; ce que nous expérimentons actuellement du réel n'est qu'une mince pellicule...
Comme disait Newman, le monde que nous percevons est la frange inférieure de la parure des anges, une formule poétique, sans doute, mais hautement significative: il y a une profondeur du réel que nous ne soupçonnons pas.
Je dois dire que cette appréhension du monde nouveau existant depuis Pâques réellement m'a aidé à accueillir avec prudence, mais quand même avec sympathie, toute une série de réalités dont la théologie généralement ne parle pas ou parle de manière gênée, par exemple le miracle.∂
Est-ce que le miracle n'est pas une petite échappée, un petit clin d'œil adressé à l'ancien monde, comme dirait l'Apocalypse, par le nouveau ?
Les apparitions - je sais bien qu'il faut du discernement pour voir celles qui sont authentiques et celles qui ne sont que des créations purement humaines - les apparitions, celles qui sont reconnues, et celles qui peuvent encore l'être, ne sont-elles pas à l'intérieur de ce monde-ci, un regard qui s'ouvre vers nous à partir de la réalité du monde nouveau ?∂
Et, soit dit en passant, ce qui fait la beauté de l'eucharistie qu'on célèbre chaque jour, c'est que l'eucharistie est à l'intérieur de ce monde la présence réelle et réalisante du monde nouveau. Chaque fois que nous célébrons l'eucharistie, nous débarquons en quelque sorte pour un temps dans ce qui est au-delà du temps, nous débarquons sur le sol ferme de l'éternité, un petit peu comme dans le dernier chapitre de l'évangile de Jean, les disciples qui sont sur les eaux mouvantes de l'existence terrestre débarquent sur le sol ferme où se tient le ressuscité qui leur a préparé la nourriture : " Venez déjeuner ".
Extrait de la conférence donnée par Monseigneur Léonard à la réunion inaugurale du Projet Nouveau Regard, à l’abbaye bénédictine Saint-Paul de Wisques (Nord-Pas de Calais).
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Dimanche de Lazare
Lazare témoin de la résurrection de Jésus (source)De saint Jean Damascène, au VIIIe s.
Étant Dieu véritable, tu connaissais, Seigneur, le sommeil de Lazare et tu l’as prédit à tes disciples, les convainquant de la puissance infinie de ta divinité. Étant dans la chair, toi sans limite, tu viens à Béthanie. Vrai homme, Seigneur, tu pleures sur Lazare ; vrai Dieu, par ta volonté tu ressuscites le mort de quatre jours.
Pleurant sur ton ami, tu as mis fin dans ta compassion aux larmes de Marthe, et, par ta passion volontaire, tu as ôté toute larme du visage de ton peuple. Dieu de nos pères, tu es béni ! Trésorier de la vie, Seigneur, tu as appelé le mort comme s’il dormait. Par une parole tu as déchiré le ventre des enfers et tu as ressuscité celui qui se mit à jubiler : Dieu de nos pères, tu es béni ! Tu as réveillé le mort sentant déjà, lié de bandelettes. Moi, étranglé par les liens de mes péchés, relève-moi aussi et je chanterai : Dieu de nos pères, tu es béni !
Marie, dans sa reconnaissance, t’apporte, comme un dû pour son frère, un vase de myrrhe, Seigneur, et elle te chante dans tous les siècles. Comme mortel, tu invoques le Père, comme Dieu, tu réveilles Lazare. C’est pourquoi nous te chantons, ô Christ, pour les siècles des siècles. Tu réveilles Lazare, un mort de quatre jours, et le fais surgir du tombeau, le désignant ainsi comme témoin véridique de ta résurrection le troisième jour, ô Christ. Tu marches, tu pleures, tu parles, mon Sauveur, montrant ton énergie humaine, mais en réveillant Lazare, tu révèles ton énergie divine. De manière indicible, Seigneur mon Sauveur, tu as, selon tes deux natures, librement opéré mon salut.Triode des Matines du Samedi de Lazare
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Dimanche 6 avril 2014 : messe du dimanche de la Passion
Nous entrons dans les jours de deuil où nous pleurons l’Époux. L’Église prend ses voiles de veuve. Le temps de la Passion est la troisième étape de la préparation pascale . Le Carême a été le temps de la conversion et du renouvellement de la vie spirituelle, le temps de la Passion (photo: Vieux Bon Dieu de Tancrémont) est spécialement consacré au souvenir des souffrances du Christ.Nous considérerons, dans le temps qui commence, le Christ, dans ses souffrances amères, comme l’Homme des douleurs ; nous pleurerons avec lui et nous compatirons à ses souffrances. Mais, en même temps, nous verrons en lui le vainqueur qui a triomphé sur le champ de bataille du Golgotha et nous serons vainqueurs avec lui ; nous verrons le Roi qui, sur le trône de la Croix, règne par ses souffrances, et nous règnerons avec lui en triomphant des souffrances de la vie ; nous considérerons le Grand-Prêtre qui entre dans le Saint des saints pour se sacrifier pour nous et nous invite à être prêtres avec lui dans l’abandon de notre vie.
A l’Introït, nous voyons le Seigneur lutter comme au jardin des Oliviers. Il demande une décision judiciaire entre lui, d’une part, le peuple profane et l’homme mauvais et perfide (Judas), d’autre part.
A l’Épître, nous voyons le divin Grand-Prêtre s’avancer vers l’autel de la Croix ; en versant son propre sang, il expie pour l’humanité, alors qu’il est lui-même sans péché.
Le Graduel et le Trait sont les plaintes du Christ souffrant ; ces chants nous conduisent à la colonne de la flagellation (« Ils ont labouré sur mon dos, ils ont creusé de longs sillons ») ; ils nous conduisent à la Croix (« Tu m’élèveras au-dessus de ceux qui se sont levés contre moi ; sauve-moi de l’homme méchant (Judas)"...
L’Évangile nous montre, de nouveau, notre Grand-Prêtre, le Christ, qui est innocent et éternel. Nous jetons encore un regard sur l’abîme de méchanceté de ses ennemis ; cependant, on voit briller la lumière de Pâques à travers la sombre scène : « Abraham s’est réjoui de voir mon jour (Pâques). »
L’Offertoire est un chant de route avec la promesse de devenir sans tache, comme le divin Grand-Prêtre lui-même est innocent.
L’antienne de Communion nous rappelle que l’Eucharistie est le mémorial de la mort du Christ : « C’est le corps qui sera livré pour vous, c’est le calice du Nouveau Testament dans mon sang, dit le Seigneur. Faites ceci, toutes les fois que vous prendrez (ce sacrement), en mémoire de moi ».
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique (sur le site « introïbo ad altare Dei)
Aux vêpres du dimanche de la Passion, on chante aussi la célèbre hymne Vexilla Regis (Venance Fortunat,530-609) :
« Vexilla Regis prodeunt, fulget crucis mysterium, qua vita mortem pertulit et morte vitam protulit : les Etendards du Roi s’avancent, il resplendit le mystère de la Croix, sur laquelle la Vie a souffert la mort, et par la mort a produit la Vie… »
On peut entendre cette hymne à l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) à la fin de la messe dominicale de 10h00, ce dimanche 6 avril 2014.
JPSC
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Les intentions de prière du pape pour avril 2014
Intention de prière universelle - L'espérance des souffrants
Prions pour que le Seigneur ressuscité comble d'espérance le cœur de ceux qui sont éprouvés par la douleur et par la maladie.
Intention de prière pour l'évangélisation - L'écologie et la justice
Pour que les gouvernants encouragent le souci de la création et la distribution équitable des biens et des ressources naturelles.
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2 avril : un évêque hongrois défenseur des Juifs
Le bienheureux Guillaume Apor défenseur des juifs (source : zenit.org)
Le martyrologe romain fait mémoire, le 2 avril, du bienheureux Guillaume (Vilmos) Apor, évêque et martyr, défenseur des juifs (1892-1945).
Vilmos Apor, hongrois, fut d’abord le “curé des pauvres”. Il avait étudié la théologie en Autriche, à Innsbruck, avant d’être ordonné prêtre en 1915. Le pape Pie XII le nomma évêque de Gyor en 1941, en pleine Seconde guerre mondiale.
Sa devise était: “La Croix fortifie le faible et rend doux le fort”. Pendant les bombardements il n’hésitait pas à aller lui-même secourir les victimes. Il s’opposa aussi aux lois raciales et aux persécutions inhumaines, élevant la voix et prenant la plume y compris contre les personnalités politiques en place, “pour stigmatiser, au nom des principes évangéliques, les injustices et les abus contre les minorités, spécialement contre la communauté juive”. Enfin, il mit le palais épiscopal à la disposition des réfugiés que l’approche du front faisait refluer.
Or, le Vendredi Saint 1945, des soldats russes ivres se présentèrent au palais épiscopal dans le but d’emmener à leur caserne une centaine de femmes et de jeunes filles. L’évêque s’y opposa vigoureusement. Après une longue discussion, un officier russe menaça l’évêque de son revolver puis tira, l’atteignant au front, à la main et à l’estomac. Epouvantés, les soldats russes s'enfuirent. Emmené à l’hôpital puis opéré, il rendit grâces à Dieu qu’aucune femme n’ait été enlevée, et que Dieu ait accepté son sacrifice. Il s’éteignit le lundi de Pâques, 2 avril.
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Liège, 18 avril (Vendredi Saint) : Chemin de Croix dans les rues

Suivi de : Office du vendredi saint à Saint-Jacques à 19h 30
+ temps libre pour les confessions jusque 21h 30