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Au rythme de l'année liturgique - Page 231

  • Est-il permis, dans l’Eglise catholique, de faire ce qui est interdit par l’Eglise catholique ?

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    A l’occasion de la « semaine de l’unité des chrétiens », voici qu’on reparle, ici et là, de la célébration de « messes œcuméniques » : un vocable tendance chez les clercs mais pas toujours très clair. Le site web « Riposte Catholique » met les points sur les « i » :

    « Voici la règle, tirée du directoire sur l’oecuménisme :

    ‘Pour la liturgie eucharistique catholique, l’homélie, qui fait partie de la liturgie elle-même, est réservée au prêtre ou au diacre, car elle est la présentation des mystères de la foi et des normes de la vie chrétienne en accord avec l’enseignement et la tradition catholiques’.

    Or, nombreuses sont les messes en France où l’on fait prêcher des pasteurs protestants, notamment dans le diocèse de Belfort-Montbéliard. Et cela a commencé il y a au moins quarante ans, du fait que le pays de Montbéliard fut jadis à majorité protestante. En voici un exemple, à Héricourt, le 12 janvier, à la paroisse Saint Barnabé. Mais aussi et surtout à la cathédrale Saint Christophe de Belfort.

    Ce serait l’évêque lui-même, Mgr Claude Schockert, qui aurait « présidé » cette « messe ». Le site du diocèse est d’ailleurs étrangement muet sur cette célébration. Mgr Schockert aura 75 ans le 6 janvier 2015.

    Alors, est-il permis, dans l’Eglise catholique, de faire ce qui est interdit par l’Eglise catholique ? Le diocèse de Belfort est-il en ‘pleine communion’ avec l’Eglise catholique ? Ne doit-on pas plutôt parler de communion imparfaite, comme pour la Fraternité Saint Pie X ? ».

     Réf. Est-il permis, dans l’Eglise catholique, de faire ce qui est interdit par l’Eglise catholique ?

    A noter que les messes de la Fraternité Saint-Pie X sont illicites mais valides (comme le sont les liturgies eucharistiques orthodoxes), tandis que les "saintes cènes" et autres services du genre célébrés par des pasteur(e)s protestant(e)s sont illicites et invalides. JPSC

  • Vient de paraître : Vérité et Espérance/Pâque Nouvelle, 4e trimestre 2013

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    SOMMAIRE

    Editorial : Une Parole dans la nuit 

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    Liturgie : embrouilles sur la traduction du « Notre Père »

    « Evangelii gaudium » : le pape François persiste et signe

    Europe : le Parlement rejette le « rapport Estrela »

    Belgique : la culture de mort se porte bien

    Des bourgeons sous la neige ? 

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    Projet d’amour fou : le tout-puissant se fait tout-petit

    Esotérisme et mystère chrétien

    L’Eglise et les personnes divorcées remariées

     Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:  BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

     JPSC

  • Le pape : ne pas oublier Dieu pour suivre la mode

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    « Un chrétien ne délaisse pas la Parole de Dieu pour suivre celle qui est à la mode »

    Radio Vatican

    Le don d’être un fils de Dieu ne peut pas « se vendre » par un sens mal compris de la normalité, qui induit à oublier la parole de Dieu et à vivre comme si Dieu n’existait pas. C’est la réflexion de fond que le Pape François a proposé ce vendredi matin, durant l’homélie de la Messe célébrée à la chapelle de la maison Sainte-Marthe.

    La tentation de vouloir être « normal », lorsqu’au contraire on est fils de Dieu. En substance, cela veut dire ignorer la Parole du Père et en suivre une seule, humaine, la « parole de sa propre envie », en choisissant d’une certaine manière de « vendre » le don de prédilection pour plonger dans une « uniformité mondaine ». « Cette tentation, le peuple hébreu de l’Ancien Testament » l’a vécue plus d’une fois, rappelle le Pape François, qui se concentre sur l’épisode proposé par le passage de la liturgie tiré du premier livre de Samuel.

    Dans ce passage, les chefs du peuple demandent au même Samuel, qui a désormais vieilli, d’élire pour eux un nouveau roi, prétendant en réalité de s’autogouverner. À ce moment, observe le Pape, « le peuple rejette Dieu : non seulement ils n’entendent pas la parole de Dieu, mais ils la rejettent ». Et la phrase révélatrice de cet éloignement est celle prononcée par les anciens d’Israël : nous voulons un « roi juge » car ainsi, « nous serons nous aussi comme tous les peuples ». C’est-à-dire, observe le Pape, qu’ils « rejettent le Seigneur de l’amour, ils rejettent l’élection et ils recherchent la voie de la mondanité », de façon analogue à tant de chrétiens aujourd’hui :

    « La normalité de la vie exige de la part du chrétien de la fidélité à son élection et de ne pas la vendre pour aller vers une uniformité mondaine. C’est la tentation du peuple et aussi la nôtre. Tant de fois, nous oublions la parole de Dieu, ce que nous dit le Seigneur et nous prenons la parole à la mode, non ? Celle de la série télévisée est aussi à la mode, nous prenons celle-ci, c’est plus amusant ! L’apostasie est justement le pêché de rompre avec le Seigneur mais elle est claire : l’apostasie se voit clairement. La mondanité est plus dangereuse car elle est plus subtile ».

    « Il est vrai que le chrétien doit être normal, comme le sont les personnes » reconnaît le Pape François mais – insiste-t-il - il y a des valeurs que le chrétien ne peut pas prendre pour soi. Le chrétien doit croire en lui-même la parole de Dieu et lui dire : « Tu es mon fils, tu es élu, moi je suis avec toi, je parcours le chemin avec toi ». En résistant donc à la tentation - comme dans l’épisode de la Bible - de se considérer victime « d’un certain complexe d’infériorité », de ne pas se sentir comme « un peuple normal » :

    « Jésus disait à ceux d’Emmaüs : 'Que vous êtes stupides ! Que votre cœur est lent à comprendre ! ' Ils avaient le cœur dur, ils ne pouvaient pas comprendre la Parole de Dieu. Et la mondanité adoucit le cœur mais mal : le cœur doux n’est jamais une bonne chose ! Ce qui est bon, c’est le cœur ouvert à la Parole de Dieu qui la reçoit. Comme la Sainte-Vierge, qui méditait toutes ces choses dans son cœur, dit l’Évangile. Recevoir la Parole de Dieu pour ne pas s’éloigner de l’élection ».

    Demandons alors - conclut le Pape François - « la grâce de surmonter nos égoïsmes : l’égoïsme de vouloir faire les choses selon ma propre envie, comme je le veux » :

    « Demandons la grâce de les surmonter et demandons la grâce de la docilité spirituelle, c’est-à-dire d’ouvrir le cœur à la Parole de Dieu et ne pas faire ce qu’ont fait nos frères, qui ont fermé leur cœur car ils s’étaient éloignés de Dieu et depuis longtemps, ils n’entendaient pas et ils ne comprenaient pas la Parole de Dieu. Que le Seigneur nous donne la grâce d’ avoir un cœur ouvert pour recevoir la Parole de Dieu et pour toujours pouvoir la méditer. Et de là, prendre la vraie voie ».

  • La messe du pape Marcel

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    On célèbre aujourd'hui la mémoire du pape Marcel Ier (IVe siècle) mais, - comme nous le fait remarquer le commentaire ci-dessous -, ce fut le pape Marcel II qui inspira à Palestrina (XVIe s.) une très belle messe polyphonique dont voici le Kyrie :

  • Le pape, le baptême et l’allaitement à la Chapelle Sixtine

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    Lu dans le « Figaro » du 12 janvier 2013 :

    « Le pape François a baptisé aujourd'hui 32 nourrissons dans la chapelle Sixtine en déclarant aux mères présentes qu'elles ne devaient pas hésiter à les allaiter dans ce haut lieu de l'art et de la religion. A la différence de certains de ses prédécesseurs adeptes de sermons longs et riches en références théologiques, le chef de l'Eglise catholique a prononcé une homélie brève consacrée principalement aux enfants. "Aujourd'hui, le choeur va chanter mais le plus beau des choeurs, ce sera le choeur des enfants qui feront du bruit. Certains vont pleurer parce qu'ils ne se sentent pas bien ou parce qu'ils ont faim", a-t-il dit en s'adressant aux parents présents. "S'ils ont faim, mères, nourrissez les, sans hésiter. Parce que ce sont eux les plus importants ici", a-t-il ajouté.  Dans un entretien le mois dernier, le pape avait déjà déclaré que les mères ne devaient pas se sentir gênées si elles devaient donner le sein au cours d'une cérémonie. Ces baptêmes sont une tradition au Vatican et ils sont organisés dans la chapelle Sixtine, généralement pour les enfants des employés locaux, mais cette année le pape François a fait venir également d'autres bébés, dont la fille d'un couple marié civilement seulement. »

    et, selon la RTBF,  une « famille » monoparentale. Espérons que ces parents de divers genres donneront aussi le lait de la foi à leurs progénitures. JPSC. 

  • Dieu nous précède toujours

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    Du pape François lors de l’angélus du jour de l'Epiphanie (source)

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Aujourd’hui, nous célébrons l’Épiphanie, c’est-à-dire la « manifestation » du Seigneur. Cette solennité est liée au récit biblique de la venue des rois mages d’Orient à Bethléem pour rendre hommage au roi des juifs ; c’est un épisode que le pape Benoît a magnifiquement commenté dans son livre sur l’enfance de Jésus. Cela a été précisément la première « manifestation » du Christ aux peuples. C’est pourquoi l’Épiphanie met en relief l’ouverture universelle du salut apporté par Jésus. La liturgie de ce jour proclame : « Tous les peuples de la terre viendront t’adorer, Seigneur » parce que Jésus est venu pour chacun de nous, pour tous les peuples, pour tous !

    En effet, cette fête nous montre un double mouvement : d’un côté, le mouvement de Dieu vers le monde, vers l’humanité – toute l’histoire du salut, qui culmine en Jésus – et, de l’autre, le mouvement des hommes vers Dieu – pensons aux religions, à la recherche de la vérité, au cheminement des peuples vers la paix, la paix intérieure, la justice, la liberté. Et ce double mouvement est porté par une attraction mutuelle. Du côté de Dieu, qu’est-ce qui l’attire ? C’est son amour pour nous : nous sommes ses enfants, il nous aime et veut nous libérer du mal, des maladies, de la mort et nous emporter dans sa maison, dans son Royaume. « Dieu, par pure grâce, nous attire pour nous unir à lui » (exhort. apost. Evangelii gaudium, 112). Et de notre côté aussi, il y a un amour, un désir : le bien nous attire toujours, la vérité nous attire, la vie, le bonheur, la beauté nous attirent… Jésus est le point de rencontre de cette attraction mutuelle, de ce double mouvement. Il est Dieu et homme : Jésus, Dieu et homme. Mais qui prend l’initiative ? C’est toujours Dieu ! L’amour de Dieu précède toujours le nôtre ! C’est toujours lui qui prend l’initiative. Il nous attend, il nous invite, l’initiative vient toujours de lui. Jésus est Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné, qui est né pour nous. La nouvelle étoile qui est apparue aux mages était le signe de la naissance du Christ. S’ils n’avaient pas vu l’étoile, ces hommes ne seraient pas partis. La lumière nous précède, la vérité nous DSC_1031-_Amandiers_en_fleurs_-_Aragon_.jpgprécède, la beauté nous précède. Dieu nous précède. Le prophète Isaïe disait que Dieu est comme la fleur d’amandier. Pourquoi ? Parce que sur cette terre, là-bas, l’amandier fleurit le premier. Et Dieu précède toujours, il est toujours le premier à nous chercher. C’est lui qui fait le premier pas. Dieu nous précède toujours. Sa grâce nous précède et cette grâce est apparue en Jésus. Il est l’épiphanie. Lui, Jésus-Christ, est la manifestation de l’amour de Dieu. Il est avec nous.

    L’Église est tout entière dans ce mouvement de Dieu vers le monde : sa joie est l’Évangile, elle est de refléter la lumière du Christ. L’Église est le peuple de ceux qui ont fait l’expérience de cette attraction et qui la portent en eux, dans leur cœur et dans leur vie. « Je voudrais dire - sincèrement - je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour ! » (ibid., 113). Le Seigneur t’appelle. Le Seigneur te cherche. Le Seigneur t’attend. Le Seigneur ne fait pas de prosélytisme, il donne de l’amour, et cet amour te cherche, t’attend, toi qui, en ce moment, ne crois pas ou qui es loin. Et c’est cela l’amour de Dieu.

    Demandons à Dieu, pour toute l’Église, demandons la joie d’évangéliser, parce qu’elle a été « envoyée par le Christ pour manifester et communiquer la charité de Dieu à toutes les nations » (Ad gentes, 10). Que la Vierge Marie nous aide tous à être des disciples-missionnaires, de petites étoiles qui reflètent sa lumière. Et prions pour que les cœurs s’ouvrent à l’accueil de l’annonce et que tous les hommes parviennent à être « bénéficiaires de la même promesse par le moyen de l’Évangile » (Eph 3,6).

  • Abbaye du Barroux : un nouveau missel pour la forme extraordinaire

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    Missel-barroux-1.jpgLes Éditions Sainte-Madeleine de l'abbaye du Barroux viennent de publier un nouveau missel quotidien pour la forme extraordinaire.  Ce missel, qui existe en plusieurs coloris (noir, brun, bordeaux, bleu foncé), comprend 2640 pages et il est disponibile au prix de 49 €. Il a reçu l'imprimatur de l’archevêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz. Une très belle réussite éditoriale.  Philippe Maxence, rédacteur en chef du bimensuel « L’Homme Nouveau » a interrogé à ce sujet le  Père Hubert, cellérier de l'abbaye. Extraits.

    « Vous venez de publier un nouveau missel pour la forme extraordinaire alors que vous en éditiez un depuis de longues années. Pourquoi ? Et combien d'années de travail celui-ci a-t-il demandé ?

    Le missel des années 50 que nous avions réédité en 1990 – le seul dont nous ayons pu alors et jusqu’à présent obtenir les droits – présentait bien des imperfections. Nous n'avions pu y apporter que de minimes corrections, faute de posséder le texte sous format numérisé. Nous en avons vendu 40.000 tout de même !

    Début 2011, après la réimpression du Missel vespéral grégorien, nous avons donc décidé de nous lancer dans la création de notre propre missel et avons établi la « feuille de route » des tâches à prévoir : texte latin à vérifier, traductions à revoir, introductions et commentaires divers à élaborer, notices du sanctoral à réviser, recueil de prières à élaborer, illustrations à réaliser… Chacun s'est ensuite mis au travail pendant un peu moins de trois ans. Près d’une quinzaine de personnes ont ainsi œuvré à la rédaction, aux relectures et aux corrections : Pères et Frères de l’Abbaye, Moniales de Notre-Dame de l’Annonciation, et mères de famille (la collaboration de laïcs garantissait que le missel serait bien adapté à son usage par tous)

     

    Missel-brun.jpgMissel-bordeaux.jpgMissel-bleu.jpg

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  • Le message de Noël du patriarche de Moscou : "le Christ est parmi nous"

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    Message de Noël du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie (source)

    icone-nativite-77168_2.jpg

    Éminences, bien-aimés dans le Seigneur archipasteurs, révérends prêtres et diacres, moines et moniales aimant Dieu, chers frères et sœurs !

    Aujourd’hui nos églises sont pleines de ceux qui viennent rendre gloire à l’Enfant-Dieu  nouveau-né, le Christ Sauveur, et à Sa Mère Très-pure, la Vierge Marie.

    La Nativité du Christ est l’évènement central de toute l’histoire humaine. L’homme a toujours cherché Dieu, mais Dieu Lui-même ne s’est manifesté à l’humanité que dans l’incarnation de Son Fils unique. Avec l’avènement du Fils de Dieu et Fils de l’homme, le monde apprend que Dieu est Amour, et non pas seulement Puissance suprême, qu’Il est miséricorde, et non pas seulement justicier, qu’Il est source de vie et de joie, et non seulement un Juge menaçant, qu’Il est Trinité sainte régie par l’amour, et nullement un Maître du monde solitaire.

    Aujourd’hui, nous fêtons l’évènement qui a radicalement changé le cours de l’histoire humaine. Dieu entre au cœur même de la vie humaine, il devient l’un de nous, il prend sur lui tout le poids de nos péchés, de nos infirmités et de nos faiblesses humaines qu’Il porte au Golgotha pour libérer les hommes d’un fardeau intolérable. Désormais, Dieu n’est plus quelque part au fond de cieux inaccessibles, il est ici, au milieu de nous. Chaque fois que nous célébrons la Divine liturgie, nous disons : « Le Christ est parmi nous » ! La réponse étant : « Il l’est et le demeurera », témoignage éclatant de la présence du Dieu incarné, du Christ Sauveur parmi Ses fidèles. En communiant régulièrement à Son Corps et à Son Sang, en nous efforçant d’observer Ses commandements, nous entrons dans une communion réelle avec Lui, avec notre Sauveur, et nous acquérons le pardon des péchés.

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  • La bienheureuse Jeanne Haze, fondatrice des Filles de la Croix (7 janvier)

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    marie-th-r-se-du-sacr--coeur.jpgJeanne Haze1782-1876 - source

     

    Jeanne était la fille du secrétaire du dernier prince-évêque de Liège, et naquit à Liège (Belgique) le 17 février 1782 (1), avant-dernière de six enfants.

    La France révolutionnaire occupa la Belgique jusqu’en 1815. La famille Haze dut fuir, et le père mourut dans ces circonstances à Düsseldorf. Les deux sœurs, Fernande et Jeanne, seraient volontiers entrées en religion, mais les lois antireligieuses interdisaient encore les congrégations religieuses et les deux sœurs s’organisèrent à domicile, discrètement, en groupe de piété. Elles vivaient de leçons privées à domicile.

    La mère mourut à son tour en 1820. 

    Les deux demoiselles s’occupèrent à Liège des pauvres et des enfants abandonnés de la ville, au lendemain des ravages causés par l’esprit révolutionnaire français.

    En 1824, on leur demanda de prendre en charge une école paroissiale, privée et très discrète, officiellement interdite par le pouvoir hollandais. Mais quand la Belgique acquit son indépendance (1830), Jeanne put faire reconnaître son établissement. Puis, avec quelques compagnes, elle donna naissance à la Congrégation des Filles de la Croix.

    Dès 1833 elles prononcèrent leurs premiers vœux. Jeanne prit le nom religieux de Marie-Thérèse du Sacré-Cœur de Jésus. En 1845 l’archevêque les reconnut officiellement, et approuva les constitutions en 1851.

    Le mot d’ordre de Jeanne était : Aller aux pauvres avec un cœur de pauvre.

    La priorité des nouvelles Religieuses allait à l’éducation des jeunes filles, mais aussi aux malades à domicile, aux femmes incarcérées, à la catéchèse, aux personnes âgées et handicapées, à la broderie, pour occuper les enfants durant la journée et les adultes dans les soirées. On commençait à les connaître dans la ville : elles avaient la charge de la prison des femmes, d’une maison pour réhabiliter les prostituées, d’une maison d’accueil pour les mendiants.

    Bien vite s’ouvrirent d’autres maisons en Allemagne (1849), en Inde (1861), en Angleterre (1863) et particulièrement dans le monde anglophone… jusqu’à cinquante communautés et près d’un millier de Religieuses, lorsque la Fondatrice s’éteignit. 

    Jeanne Haze mourut à Liège le 7 janvier 1876, à l’âge vénérable de quatre-vingt quatorze ans. Cinquante ans plus tard, le corps exhumé apparaissait intact.

    Elle a été béatifiée en 1991.

    Outre les pays mentionnés plus haut, les Filles de la Croix de Liège sont actuellement environ un millier, présentes dans cent treize maisons en Italie, au Congo belge, au Pakistan et au Brésil. En Inde, elles ont d’importants centres en pleine expansion. (2)

    Elles ont donné naissance à trois congrégations indigènes devenues autonomes, les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie, en Inde et au Congo-Kinshasa.

     

     (1)  On trouve aussi 27 février 1777, ce qui ferait mourir la Bienheureuse à quatre-vingt dix-neuf ans. Mais cette date semble moins officielle que celle qu’on a choisie ci-dessus.


    (2) De wikipedia : La maison généralice a quitté la rue Hors-Château de Liège (Belgique) pour s'installer en Angleterre en septembre 2012. Une communauté restant présente à Liège à quelques pas de l'ancienne maison généralice, celle-ci étant reprise par la Haute École HELMo pour y construire des classes afin de former de futurs enseignants.

    La chapelle de la rue Hors-Château reste propriété de la Congrégation des Filles de la Croix.

  • Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu paraître une grande lumière

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    etoile-epiphanie.jpgPape François, Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi », §35 (trad. © Libreria Editrice Vaticana) (via EAQ)

    « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu paraître une grande lumière »

          La lumière de la foi en Jésus éclaire aussi le chemin de tous ceux qui cherchent Dieu, et offre la contribution spécifique du christianisme dans le dialogue avec les adeptes des diverses religions… L’image de cette recherche se trouve dans les mages, guidés par l’étoile jusqu’à Bethléem (Mt 2,1s). Pour eux, la lumière de Dieu s’est montrée comme chemin, comme étoile qui guide le long d’une route de découvertes. L’étoile évoque ainsi la patience de Dieu envers nos yeux, qui doivent s’habituer à sa splendeur.

          L’homme religieux est en chemin et doit être prêt à se laisser guider, à sortir de soi pour trouver le Dieu qui surprend toujours. Ce respect de Dieu pour les yeux de l’homme nous montre que, quand l’homme s’approche de lui, la lumière humaine ne se dissout pas dans l’immensité lumineuse de Dieu, comme si elle était une étoile engloutie par l’aube, mais elle devient plus brillante d’autant plus qu’elle est plus proche du feu des origines, comme le miroir qui reflète la splendeur

          La confession chrétienne de Jésus, unique sauveur, affirme que toute la lumière de Dieu s’est concentrée en lui, dans sa « vie lumineuse », où se révèlent l’origine et la consommation de l’histoire (Décl. Dominus Jesus). Il n’y a aucune expérience humaine, aucun itinéraire de l’homme vers Dieu, qui ne puisse être accueilli, éclairé et purifié par cette lumière. Plus le chrétien s’immerge dans le cercle ouvert par la lumière du Christ, plus il est capable de comprendre et d’accompagner la route de tout homme vers Dieu.

  • Le saint nom de Jésus (3 janvier)

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    Hymnus Hymne
    Iesu, dulcis memória, 
    Dans vera cordis gáudia : 
    Sed super mel, et ómnia, 
    Eius dulcis præséntia.
    Jésus ! Nom de douce souvenance, 
    qui donne au cœur les joies véritables ; 
    mais plus suave que le miel et toutes les douceurs, 
    est la présence de Celui qui le porte.
    Nil cánitur suávius, 
    Nil audítur iucúndius, 
    Nil cogitátur dúlcius, 
    Quam Iesus Dei Fílius.
    Nul chant plus mélodieux, 
    nulle parole plus agréable, 
    nulle pensée plus douce, 
    que Jésus, le Fils de Dieu.
    Iesu, spes pœniténtibus, 
    Quam pius es peténtibus ! 
    Quam bonus te quæréntibus ! 
    Sed quid inveniéntibus ?
    Jésus ! espoir des pénitents, 
    que vous êtes bon pour ceux qui vous implorent ! 
    bon pour ceux qui vous cherchent ! 
    Mais que n’êtes-vous pas pour ceux qui vous ont trouvé !
    Nec lingua valet dícere, 
    Nec líttera exprímere : 
    Expértus potest crédere, 
    Quid sit Iesum dilígere.
    Ni la langue ne saurait dire, 
    ni l’écriture ne saurait exprimer 
    ce que c’est qu’aimer Jésus ; 
    celui qui l’éprouve peut seul le croire.
    Sis, Iesu, nostrum gáudium, 
    Qui es futúrus præmium : 
    Sit nostra in te glória, 
    Per cuncta semper sǽcula. Amen.

    Soyez notre joie, ô Jésus, 
    vous qui serez notre récompense : 
    que notre gloire soit en vous, 
    durant tous les siècles, à jamais. Amen.

    Hymne attribué à saint Bernard de Clairvaux (XIIe siècle)

  • L’enfant de la crèche : « pauvre et réfugié » ?

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    Le site « Benoît et moi » publie la traduction d’un article paru ici  www.fidesetforma.com/2013/12/30/il-cristo-povero-e-profugo/, à propos  de  l’« herméneutique » les récits de l’enfance du Seigneur transformant ceux-ci en fables sociales contemporaines. On se souvient de l’image du Christ travailleur, avec sa varlope de menuisier, popularisée dans les années 1950, du temps des "prêtres-ouvriers". L’enfant « pauvre et réfugié » en est une autre, tout aussi discutable. Extrait :

    « Le premier pas dans cette direction a été accompli la veille de Noël, quand les bergers ont été qualifiés de «marginaux» et de «pauvres» à l'époque du Christ. Une définition totalement inappropriée - pour rhétoriquement efficace qu'elle soit. Les bergers, dans la Palestine de l'époque, avaient en effet une ample reconnaissance sociale. Ils fournissaient la matière première pour le sacrifice de la Pâque (et avaient donc un lien évident avec le culte, devant fournir chaque année, quelque 30 000 agneaux pour le sacrifice). Même si leur activité n'était pas au sommet de l'échelle sociale, dans le symbolisme juif, le berger a toujours constitué un exemple positif, un symbole efficace pour indiquer le rôle de guide charismatique pour le peuple d'Israël. Enfin, il convient de noter que non seulement l'annonce de la naissance du Christ est également reçue par les Mages - qui ne sont certainement ni pauvres ou marginalisés - mais que cette herméneutique sociale de Noël "décolore" (édulcore) la dimension transcendante de l'Evangile. Les bergers veillent la nuit, ils sont à l'extérieur, ils ne se verrouillent pas dans leurs maisons de ville, autrement dit, ils ne ferment pas leur cœur à l'annonce du Seigneur, ils sont libres comme leurs troupeaux, ils n'appartiennent à personne, ils ne sont pas esclaves de choses ou de personnes, ils sont simples. A cette herméneutique des bergers s'est ajoutée hier celle du Christ «réfugié», on devrait dire «immigré» en Egypte (…).

    Réduire le christianisme à une simple fable d'intégration sociale, culturelle et religieuse, signifie évidemment répondre aux attentes mondialistes d'une certaine politique qui utilise l'immigration comme "pied de biche" pour démolir la base culturelle et de valeurs des pays européens, afin de transformer l'État en simple garant de la «laïcité», dans les pays avec des valeurs, des religions et des cultures de plus en plus diverses. Une méthode très efficace pour éliminer les résidus des valeurs chrétiennes encore présentes dans la société (le modèle français). Cela signifie également diluer le mystère, transformer le sacré en morale sociale, transférer la foi dans le seul domaine de l'activisme social. En somme, une fois de plus, voir dans le ciel un simple reflet de la terre, sans issue, sans aucun moyen de sortir; et substituer à un peu de sain réalisme l'idéologie buoniste qui récolte un consensus sans discernement.

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