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Doctrine - Page 117

  • Dans l'Église d’Allemagne : "un grand nombre de fonctionnaires ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église"

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    De l'Homme Nouveau via le Salon Beige :

    lI y a dans l’Église d’Allemagne un grand nombre de fonctionnaires qui ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église

    lI y a dans l’Église d’Allemagne un grand nombre de fonctionnaires qui ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église

    Le cardinal Müller a été interrogé dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau. Il s’exprime notamment sur l’épiscopat allemand :

    Aujourd’hui, des évêques et des laïcs en Allemagne veulent donner une nouvelle définition aux dogmes et à la pastorale. Ils souhaitent distinguer la théorie de la pratique. Ils doivent apprendre à regarder de nouveau la réalité. Ils doivent comprendre que, pour la foi catholique, le dogme n’existe pas comme théorie. Le dogme est seulement l’affirmation d’une réalité, du Verbe incarné. Pour ces évêques, la pastorale est seulement un passe-partout pour s’accommoder au monde d’aujourd’hui. Il y a dans l’Église d’Allemagne, qui est riche matériellement, un grand nombre de fonctionnaires qui ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église. Certains ont une vie maritale en dehors des liens sacramentels du mariage. Ils aimeraient garder leur travail et unifier leur vie avec la théorie catholique sans se convertir ni changer leur vie. La seule réforme de l’Église possible est un approfondissement de la vie en Jésus. Comme le dit la Vulgate dans la Lettre aux Romains, il faut changer notre intelligence selon la volonté de Dieu et non selon la volonté du monde (Rm 12).

    Est-ce que la situation allemande vous inquiète ?

    Cette idéologie progressiste en Allemagne est portée par des hommes occupant des postes d’influence, notamment dans la communication au sein des organisations des assemblées épiscopales. Mais il existe des millions de catholiques qui veulent continuer à l’être selon la définition officielle de l’Église. Le pape François a critiqué ce chemin, non de l’Église d’Allemagne, mais de ce groupe de fonctionnaires qui occupe l’opinion publique en Allemagne. Il est vrai qu’il existe une certaine superbe allemande, une fierté de l’âme qui pousse les Allemands à se prendre pour les professeurs du monde. Ce qui est un peu ridicule. L’Église catholique est une communauté de tous les peuples avec des échanges selon les charismes et les dons propres.

  • Sur les errements de la catéchèse

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Aux racines de la crise catéchétique : laisser faire, laisser passer

    La renaissance de l’enseignement du catéchisme sera, personne n’en doute, le premier chantier d’une reconstruction ecclésiale. Mais il faut auparavant regarder la réalité bien en face : la prolifération des catéchèses hétérodoxes ou inconsistantes est due au fait que l’autorité n’a jamais pris les moyens de la combattre, et aussi, ce que nous évoquerons prochainement, qu’elle a paru douter elle-même du message à transmettre.

    Les générations sacrifiées de l’après-Concile

    L’effacement de la culture chrétienne, que tout le monde constate aujourd’hui, a pour cause, non pas unique, mais directe la crise catéchétique de la fin des années soixante. Avant le Concile, pratiquement tous les enfants passaient par le catéchisme, qu’ils suivaient, à raison de plusieurs séances par semaine (et avec assistance obligatoire à la messe dominicale), jusqu’à l’âge de 12 ans. Mais à partir de 1965, en même temps que la pratique dominicale amorçait une baisse considérable, un vent de liberté décimait les rangs des catéchisés.

    Puis, quand les « enfants de 68 » ou les « enfants du Concile », formés par la nouvelle pédagogie catéchétique, sont devenus eux-mêmes des parents, le nombre des baptêmes s’est effondré, et celui des enfants catéchisés est devenu dérisoire. Quant aux foyers catholiques « progressistes », qui ont vécu avec enthousiasme l’événement de Vatican II, ils ont vu l’entière génération de leurs enfants abandonner paisiblement toute référence religieuse.

    La prise de conscience de la faillite a eu lieu à la fin du siècle dernier. En 1994, le rapport Dagens, approuvé par l'assemblée des évêques de France, constatait que « pour beaucoup d’enfants de notre pays, l’initiation aux valeurs fondatrices de l’existence s’effectue en dehors ou à l’écart de la “tradition catholique” » [1]. Pour le Portugal, le cardinal José Policarpo da Cruz évoquait des problèmes analogues : parents qui ont cessé en grand nombre d’être pratiquants, accaparement de plus en plus grand de l’école pour les enfants [2]. Les évêques d’Italie constataient que « dans sa forme plus massive et traditionnelle, la catéchèse ecclésiale montre des signes évidents d’une grave crise » [3]. Mgr Georg Eder, archevêque de Salzbourg témoignait : « Une grande partie de ceux qui fréquentent les messes dominicales ne savent pratiquement plus rien de la nature de la messe. […] Dans les facultés catholiques, durant des décennies, des professeurs ont dénaturé le dogme eucharistique et d’autres encore. Dans les cours d’instruction religieuse, les vérités concernant l’eucharistie ont été et sont encore transmises de manière gravement lacunaire » [4].

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  • Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

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    Avec la nomination de Mgr Michel Aupetit comme archevêque de Paris (2017) et celle de Mgr Olivier de Germay à Lyon (2020), les deux sièges les plus importants de l’Eglise de France sont dotés de deux pilotes particulièrement solides : il faut s’en réjouir, par les temps qui courent à Rome et autres lieux. La France est, en effet, la Fille aînée de l’Eglise, en particulier pour de nombreux francophones de par le monde. Mais qui est ce nouvel archevêque de Lyon dont l’accession à la Primature des Gaules est un signe d’espérance pour l’avenir ? Dans le magazine « Famille chrétienne », Samuel Pruvot lui consacre cet article (JPSC) :

    mgr-olivier-de-germay-eveque-d-ajaccio.jpg« Clin d’œil du ciel, c’est en la fête de saint Jean-Paul II que Mgr Olivier de Germay est nommé archevêque de Lyon. Il faut dire qu’il a passé une bonne partie de sa formation à Rome, au séminaire français et aussi à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Cette nomination très attendue – et longtemps différée – n’est pas du tout anecdotique. « J’ai hurlé de joie en l’apprenant, avoue un confrère. Il est représentatif d’une Église qui va de l’avant, attachée à la nouvelle évangélisation. » Un autre évêque salue : « la nomination d’un évêque qui a du cran et des positions affirmées sur les questions bioéthiques ou le Mariage pour tous est très symbolique. Nommer un évêque de 60 ans à Lyon, c’est poser un acte fort. » Il précise ensuite : « Je trouve intéressant que ce ne soit pas un Parisien. Il peut apporter sa liberté de point de vue. »

    Liberté de mouvement aussi. « J’aime le changement » glissait un jour Mgr Olivier de Germay à Famille Chrétienne. Je trouve stimulant d’aller dans des régions qu’on ne connaît pas. » Il ne va pas être déçu du voyage en devenant le futur primat des Gaules. Pour cet homme né au bord de la Loire, il va falloir expérimenter un territoire neuf, au confluent du Rhône et de la Saône. Il faut dire que ce parachutiste de formation n’a pas froid aux yeux et qu’il avait déjà su atterrir dans le diocèse d’Ajaccio en 2012. Primat des Gaules, le titre est sans doute à la hauteur des enjeux. Car le siège occupé dans l’antiquité par le grand saint Irénée porte bien son nom. Lyon est plus qu’un grand diocèse, c’est un univers en soi.

    Un ancien parachutiste à la théologie classique

    Derrière l’évêque en apparence discret et réfléchi, se cache un esprit de sacrifice et un sacré courage. De fait, Olivier de Germay a fait des études en classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche, avant d’intégrer la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan d'où il est sorti officier parachutiste en 1983.

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  • Faut-il toujours être d’accord avec le pape lorsque l’on est catholique ?

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    De Charles-Henri d’Andigné sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Un catholique est-il obligé d’être d’accord avec le pape ?

    26/10/2020

    La phrase du pape François sur les unions civiles pour les personnes homosexuelles a fait grand bruit et suscité l’étonnement. Des catholiques s’interrogent sur la valeur à accorder à certaines paroles du pape. Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, donne les repères pour nous y retrouver. 

    Faut-il toujours être d’accord avec le pape lorsque l’on est catholique ?

    Il y a toujours un discernement à faire entre, d’une part, une parole qui engage l’autorité du Saint Père, voire son infaillibilité ; et d’autre part, ce qui relève d'opinions plus personnelles, qui n'engagent pas le magistère, et ne demandent donc pas la même réception et adhésion de la part des chrétiens. 

    Sur les questions qui touchent à des situations, des événements particuliers, la parole du pape doit être entendue, prise en compte, analysée. Et à chacun de nous, en fonction de sa conscience - une conscience éclairée - de voir comment cette parole nous interpelle. En toute liberté, on peut avoir des divergences sur ces points qui ne touchent pas le fond de la doctrine. Nous avons cette liberté de pouvoir nous exprimer, d'avoir de légitimes débats tant qu'ils n'engagent pas la foi de l’Église. Nous sommes là d'ailleurs dans la ligne de ce que le pape François a appelé la liberté de recherche des théologiens (discours du 21 juin 2019). Il me semble que le pape François fait appel à notre responsabilité, à notre intelligence, à notre discernement.

    Quels sujets sont concernés par l’infaillibilité pontificale ? 

    Il faut peut-être commencer par rappeler ce qu'est le magistère, qui est l'un des trois moyens de connaître la Révélation (avec l'Écriture et la Tradition). Le magistère est le pouvoir ou la fonction officielle d'enseigner : il est exercé par le pape et les évêques, au nom du Seigneur, et jouit pour cela de son assistance. L'infaillibilité est le degré suprême du magistère qui garantit qu'aucune erreur n'est alors possible dans l'affirmation de la foi.

    L'exercice de cette infaillibilité requiert un certain nombre de conditions formelles, qu'il serait long de développer ici. Mais pour répondre à votre question, elle nécessite aussi un certain nombre de conditions matérielles : l'infaillibilité ne peut pas s'exercer sur des sujets scientifiques ou politiques. Elle concerne la foi et la morale. Le dogme de l'Assomption, proclamé en 1950, est l'exemple le plus connu. 

    Sur les opinions particulières, on peut ne pas être d’accord, tout en recevant avec respect filial la vision que peut avoir le Saint Père

    Si certaines doctrines doivent être tenues pour définitives en raison de leur constance dans la Tradition, de leur définition par le magistère (on peut penser à l'impossibilité d'ordonner des femmes, confirmée par Jean-Paul II dans Ordinatio sacerdotalis), d'autres opinions plus neuves ou plus personnelles n'impliquent pas l'Église avec la même certitude.

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  • Familles homosexuelles. Ce que le pape a dit et ce que lui a fait dire Afineevsky

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) :

    23 octobre

    Familles homosexuelles. Ce que le pape a dit et ce que lui a fait dire Afineevsky

    C'est ce que dit le Pape à propos des "familles" homosexuelles dans le docufilm "Francesco" du réalisateur Evgeny Afineevsky (en photo) présenté le 21 octobre au Festival du film de Rome :

    "Las personas homosexuales tienenen derecho a estar en la familia. Son hijos de Dios, tienenen derecho a una familia. No se puede echar de la familia a nadie, ni hacer la vida imposible por eso. Lo que tenemos que hacer es una ley de convivencia civil. Tienenen derecho a estar cubiertos legally. Yo defendí eso".

    Cela ressemble à ceci :

    "Les personnes homosexuelles ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu, ils ont droit à une famille. Vous ne pouvez pas éloigner quelqu'un de sa famille ou lui rendre la vie impossible. Ce que nous devons faire, c'est une loi de coexistence civile. Ils ont le droit d'être légalement couverts. Je l'ai défendue".

    D'où l'on apprend que François, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, bénit des "familles" et donc des mariages homosexuels, comme l'illustre la suite du film avec le couple italien d'homosexuels catholiques "marié" avec trois enfants nés de la gestation pour autrui au Canada, auquel le Pape lui-même exprime tous ses encouragements.

    *

    Et pourtant, le père Antonio Spadaro, un jésuite très proche de Jorge Mario Bergoglio, a immédiatement déclaré qu'il n'y avait rien de nouveau dans ces mots et que ce sont les mêmes mots déjà prononcés par François dans une précédente interview de la journaliste Valentina Alazraki, pour la télévision mexicaine Televisa.

    Et c'est vrai. Mais avec des coupures, des coutures et des interpolations qui ont en fait radicalement changé le sens de ces mots.

    Voici en effet (...) le texte original de cette interview dans la partie utilisée dans le film, dans la transcription du texte publiée par le Vatican le 28 mai 2019 avec la cassette vidéo. Les mots saillants sont mis en italique, et les quelques phrases reproduites dans le film sont soulignées en gras.

    FRANCOIS- Ils m'ont posé une question pendant le vol - après je me suis fâché, je me suis fâché parce qu'un journal l'a rapporté - sur l'intégration familiale des personnes d'orientation homosexuelle. J'ai dit : les homosexuels ont le droit de rester dans la famille, les personnes ayant une orientation homosexuelle ont le droit de rester dans la famille et les parents ont le droit de reconnaître cet enfant comme homosexuel, cette fille comme homosexuelle, vous ne pouvez pas expulser quelqu'un de la famille ou lui rendre la vie impossible. Une autre chose que j'ai dite, c'est que lorsque vous voyez des signes chez les garçons qui grandissent, vous devez les envoyer, j'aurais dû le dire auprès d'un professionnel, et au lieu de cela, j'ai sorti 'psychiatre'. D'où le titre de ce journal : "Le Pape envoie les homosexuels chez le psychiatre". Ce n'est pas vrai ! Ils m'ont encore posé la même question et je leur ai répété : ils sont enfants de Dieu, ils ont droit à une famille, et c'est tout. Et j'ai expliqué : j'ai eu tort d'utiliser ce mot, mais je voulais dire ceci. Lorsque vous remarquez quelque chose d'étrange, non, pas étrange, quelque chose qui sort de l'ordinaire, ne prenez pas ce petit mot pour déformer le contexte. Ce qu'il dit, c'est qu'il a droit à une famille. Et cela ne signifie pas qu'il faut approuver les actes homosexuels, bien au contraire.

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  • Les propos du pape sur l'union civile de personnes homosexuelles suscitent la polémique

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    Du site "Benoît et moi" :

    D'aleteia.org :

    Du blog de Jeanne Smits :

    Et le cardinal Muller ne mâche pas ses mots :

    Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, ne mâche pas ses mots suite à la déclaration du pape François sur les « couples » homosexuels. Selon le prélat allemand, « les catholiques sont irrités et les ennemis de l'Église se sentent soutenus par le représentant de notre Seigneur Jésus-Christ. »

    Et de rappeler que « la foi ne dépend pas d’une option politique se situant à droite ou à gauche ou encore d’une position idéologique conservatrice ou progressiste, mais uniquement de la Vérité que Dieu lui-même est dans sa Personne et qu’il communique par les enseignements de son Fils unique. »
    Puis le cardinal Müller rappelle que « si le chrétien croit en Dieu comme Vérité première et reconnaît le pape et les évêques comme successeurs de Pierre et des autres apôtres, la loyauté envers le pape est différente de la papolâtrie idolâtre, semblable au principe selon lequel le chef ou le parti a toujours raison : partout où il y a tension entre la parole évidente de Dieu et les expressions d’opinions d’autre part, même par les plus hautes autorités ecclésiales, un seul principe doit s’appliquer : « in dubio pro DEO. » Le magistère est au seul service de la Parole de Dieu et n’est jamais au-dessus de la Révélation. La récente déclaration du pape François sur les « couples homosexuels » est l’expression d’une opinion purement privée que tout catholique peut et doit contredire ouvertement. »

    Source : Kathnet via ProLiturgia.org

  • Mgr Olivier de Germay succède au cardinal Barbarin à Lyon : il devient le « Primat des Gaules »

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    Mgr de Germay 7800908863_monseigneur-olivier-de-germay-nouvel-archeveque-de-lyon-en-2014-a-ajaccio.jpgCe « jeune » évêque de 60 ans était depuis 2012 évêque d'Ajaccio, en Corse-du-Sud. Profil du nouvel archevêque par Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » (extrait) :

    « Pour prendre la succession du cardinal Philippe Barbarin, à Lyon, le pape François a choisi un évêque classique et diplomate, ancien officier parachutiste, Olivier de Germay. Ce « jeune » évêque de 60 ans était depuis 2012 évêque d'Ajaccio (Corse-du-Sud). Bien que considéré moins important que l'archevêque de Paris, il devient ainsi le Primat des Gaules, c'est-à-dire l'évêque titulaire du siège épiscopal le plus ancien de l'Église de France. C'est un poste capital pour l'Église qui va projeter ce discret personnage au premier rang national où il sera amené à prendre des positions fortes.

    Discret, Mgr de Germay l'est en effet. Cet homme de prière a toujours fui la notoriété pour se consacrer à sa mission de prêtre et d'évêque qu'il aborde par l'intériorité. Choisi pour devenir évêque par Benoît XVI en 2012, il se rangerait plutôt dans cette spiritualité et façon de vivre l'Église. Sans oublier que cet ancien élève de Saint-Cyr, plutôt frêle d'aspect - il fut toutefois membre du premier régiment des Hussards parachutistes de Tarbes et il a servi en Afrique et en Irak - s'est formé à la théologie à Paray-le-Monial, puis à Rome à l'institut pontifical Jean-Paul II pour la famille. Le pape François a d'ailleurs choisi le jour de la Saint Jean-Paul II, ce 22 octobre, pour annoncer cette nomination.

    Discret donc mais déterminé. Que cela soit sur les sujets de société ou de morale et de théologie catholique, Mgr de Germay soucieux d'une belle liturgie mais sans crispation, a toujours témoigné de prises de position orthodoxes, sans concession sur le fond mais qu'il a l'art de faire passer en douceur, par un fort témoignage de cohérence personnelle et de vie de prière, devant des publics les plus difficiles.

    Son premier public difficile sera le diocèse de Lyon, sans doute le plus complexe à gouverner de France et particulièrement blessé, et divisé, par ce que l'on a appelé « l'affaire Barbarin », une plaie encore ouverte dans la communauté catholique lyonnaise et française. »

    Ref. Le pape François choisit Mgr Olivier de Germay pour succéder au cardinal Barbarin à Lyon

    JPSC

  • Ce que le pape François a vraiment dit sur l'union des couples homosexuels

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    Lu sur le site web « aleteia » cette note puisée à la source d’I.Media : « Ce que nous devons faire, c’est une loi de cohabitation civile, ils ont le droit d’être légalement couverts », déclare le pape à propos des couples homosexuels dans le documentaire Francesco d’Evgeny Afineevsky, sorti en Italie le 21 octobre 2020. « Les homosexuels ont le droit d’être dans la famille, ils sont les enfants de Dieu, ils ont le droit à une famille » :

    « Dans le documentaire Francesco d’Evgeny Afineevsky, qui doit être présenté le 21 octobre à la Fête du Cinéma du Rome, les grandes étapes du pontificat en cours du pape sont présentées en s’appuyant principalement sur des témoignages, des images d’archive, mais aussi sur quelques brefs entretiens exclusifs. Lors de l’un d’entre eux, le pontife répond à une question coupée au montage, mais qui semble porter sur la façon dont l’Église catholique doivent accueillir les homosexuels et la société les protéger.

    La réponse exacte du pape est celle-ci : « Les homosexuels ont le droit d’être dans la famille, ils sont les enfants de Dieu, ils ont le droit à une famille. On ne peut pas expulser quelqu’un d’une famille ou lui rendre la vie impossible à cause de cela. Ce que nous devons faire, c’est une loi de cohabitation civile, ils ont le droit d’être légalement couverts. J’ai défendu cela. » À noter que l’expression « cohabitation civile » (“convivencia civil” en espagnol) est traduite en sous-titre anglais dans le documentaire par « union civile ».

    Le pontife semble faire référence, quand il affirme avoir « défendu cela », à son passé argentin. En 2002, la ville de Buenos Aires est sur le point d’adopter une union civile et son évêque – Mgr Bergoglio – aurait, selon plusieurs sources, fait savoir son désaccord, sans pour autant s’opposer publiquement. Mais en 2010, avant que le gouvernement Kirchner autorise le mariage homosexuel partout en Argentine, le primat du pays serait revenu sur sa première position et aurait soutenu la solution d’une union civile. Cependant, il aurait été mis en minorité par une partie plus conservatrice de l’épiscopat argentin et l’Église catholique aurait officiellement maintenu une ligne plus “dure”.

    La réponse du pape à un homosexuel

    À noter que la déclaration du pape intervient, dans le documentaire, après le témoignage d’Andrea Rubera, homosexuel italien, qui raconte avoir reçu un coup de téléphone du pape après lui avoir demandé par lettre si c’était une bonne idée de confier ses enfants à sa paroisse. Il disait s’inquiéter du “trauma” que cela pouvait constituer pour eux s’ils étaient mal accueillis.

    Andrea Rubera, qui dans la vie est inclusion manager dans une grande entreprise italienne – c’est-à-dire en charge de l’intégration des homosexuels et des personnes d’origine étrangère dans l’entreprise – explique que le pontife lui a demandé de confier ses enfants à sa paroisse tout en étant « transparents » à propos de leur famille. Mais, explique-t-il, il n’a pas donné de point de vue personnel sur leur position.

    Une position officielle ouverte sur la question des unions civiles

    C’est la première fois qu’un pontife s’exprime officiellement en faveur de cette option. En 2014, un officiel du Vatican, Mgr Bruno Forte, avait affirmé que l’Église rejetait l’usage d’une « terminologie similaire » pour définir l’union hétérosexuelle et homosexuelle, mais n’excluait pas « la recherche d’une éventuelle codification des droits qui peuvent être accordés aux personnes vivant dans une union homosexuelle » afin de les protéger.

    Le pontife avait cependant déjà fait le même constat dans le livre d’entretien avec Dominique Wolton Politique et Société, paru en 2017, sans pour autant s’engager clairement. Interrogé par le sociologue français sur le mariage des personnes du même sexe, il affirmait alors : « le “mariage” est un mot historique. Depuis toujours dans l’humanité, et non pas seulement dans l’Église, c’est un homme et une femme. On ne peut pas changer cela comme ça, à la belle étoile […] C’est la nature des choses. Elles sont comme ça. Appelons donc cela les “unions civiles”.»

    À noter que le réalisateur Evgeny Afineevsky a déjà par le passé été investi dans le rapprochement entre cause homosexuelle et religion, en l’occurence avec la communauté juive. En effet, en 2009, il avait fait paraître une comédie engagée Oy Vey! My Son Is Gay!! dans laquelle il racontait l’histoire d’une famille juive de New-York où un fils se révèle être homosexuel…

    Ref. Ce que le pape François a vraiment dit sur l'union des couples homosexuels

    Cohabitation civile, union civile ou mariage (civil ?) ce n’est pas la même chose : pour débrouiller ces  qualifications successives, le site « aleteia » vous propose d'ailleurs un « décryptage » de Camille Dalmas intitulé " Derrière la phrase du Pape sur les homosexuels, un montage habile ».Et si on laissait au pape Bergoglio le soin de préciser plus soigneusement sa pensée pour sortir de l'imbroglio ?

    JPSC

  • Unions civiles de personnes homosexuelles : "rien de nouveau" dans les propos du pape...

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Unions civiles: rien de nouveau ni contre la « Doctrine » dans les propos du pape François

    Non au rejet, oui à la couverture légale

    OCTOBRE 21, 2020

    Un documentaire sorti à Rome ce mercredi 21 octobre 2020 fait grand bruit: le pape François y parle notamment des unions homosexuelles et il affirme qu’il est bon qu’elles aient un cadre juridique. Mais il semble qu’en fait le pape ne dise « rien de nouveau », déclare le p. Antonio Spadaro, ni rien qui soit contre la « Doctrine » catholique.

    Il s’agit du documentaire « Francesco », du cinéaste d’origine russe, Evgeny Afineevsky, 48 ans, et dont c’est aujourd’hui l’anniversaire.

    Le réalisateur a été salué par la critique pour son travail qui a recueilli des témoignages et des images ou des paroles du pape François et de personnalités, comme le pape émérite Benoît XVI, le cardinal Luis Antonio Tagle, Mgr Charles Scicluna, un neveu du pape, José Ignacio Bergoglio, trois membres de Sant’Egidio – Daniela Pompei, Mauro Garofalo, et Alberto Quattrucci -, Soeur Norma Pimentel, avocate des réfugiés du Mexique, Juan Carlos Cruz, Chilien, victime d’abus sexuels et activiste pour les survivants comme lui.

    Le père Antonio Spadaro, jésuite italien proche du pape, directeur de La Civiltà Cattolica, a confié ce mercredi soir au journal télévisé de la télévision catholique Tv2000 que le passage de l’entretien dans lequel le pape parle en espagnol des unions civiles est extrait d’une interview réalisée il y a quelque temps par la journaliste vaticaniste Valentina Alazraki pour la télévision mexicaine. Et qu’il n’y a « rien de nouveau ». En tant qu’archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio avait la même position.

    Non au rejet, oui à la couverture légale

    Que dit le pape, en espagnol? Il parle, dans l’interview mexicaine, de « l’intégration familiale des personnes avec orientation homosexuelle ». Et il souligne, dans l’extrait du documentaire: « Les personnes homosexuelles ont le droit d’être dans une famille, ils ont droit à une famille. On ne peut chasser personne de sa famille, ni lui faire une vie impossible pour cela. »

    Le pape ajoute alors sans transition un autre sujet (comme si une question intermédiaire avait sauté dans le format du documentaire, et absente de l’entretien mexicain diffusé ainsi que cette réponse): « Les personnes homosexuelles vivant ensemble ont le doit à une couverture légale. Ce que nous devons faire, c’est une loi de vie commune (« conviviencia ») civile: ils ont le droit d’être couverts légalement. J’ai défendu cela. »

    Ces propos ne peuvent pas être isolés de ce que le pape dit dans son livre entretien avec le journaliste français Dominique Wolton – « Politique et société, rencontres avec Dominique Wolton » (Editions de l’Observatoire, 2017) – qui lui demande clairement: « Que penser du mariage avec des personnes de même sexe? » Le pape répond d’abord sur la terminologie en disant que le mot « mariage » est un mot « historique »: « Depuis toujours dans l’humanité, et non pas seulement dans l’Eglise, c’est un homme et une femme. On en peut pas changer cela comme ça (…). On ne peut pas changer cela. C’est la nature des choses. Elles sont comme ça. »

    Revenant aux unions homosexuelles, le pape ajoute: « Appelons donc cela les « unions civiles ». Ne plaisantons pas avec les vérités. Il est vrai que derrière cela, il y a l’idéologie du genre. Dans les livres aussi les enfants apprennent que l’on peut choisir son sexe. Parce que le genre, être une femme ou être un homme, ce serait un choix et pas un fait de la nature? Cela favorise cette erreur. Mais disons les choses comme elles sont: le mariage, c’est un homme avec une femme. Ca c’est le terme précis. Appelons l’union du même sexe « union civile ». »

    « Rien de nouveau »

    Pour le p. Antonio Spadaro, qui accompagne le pape dans ses voyages, « le réalisateur du film « Francesco » met ensemble une série d’interviews qui ont été faites au pape François au cours du temps, ce qui donne une grande synthèse de son pontificat et de la valeur de ses voyages ».

    Il y a entre autres, ajoute l’expert du pontificat, « des passages tirés d’une interview de Valentina Alazraki, une journaliste mexicaine, et le pape y parle d’un droit à la protection légale des couples homosexuels mais sans entacher la Doctrine. »

    Il signale un autre témoignage recueilli dans le film où « il est dit explicitement que le pape François n’a pas l’intention de changer la Doctrine » et il ajoute: « En même temps le pape François est très ouvert aux exigences réelles de la vie concrète des personnes. »

    Le p. Spadaro conclut : « Donc, il n’y a rien de nouveau. Il s’agit d’une interview donnée déjà il y a un bout de temps et déjà connue de la presse. Mais en même temps on comprend comment à l’intérieur de ce film, on répète l’importance de ce que le pape François confie à des paroles d’écoute et de protection de personnes qui vivent des situations de crise ou de difficulté. Ce qui reste et ce qui frappe c’est la capacité d’écoute que le pape manifeste. »

    ...mais ce n'est pas l'avis de Mgr Vigano : Mgr Carlo Maria Viganò réagit aux propos du pape François favorables aux unions civiles pour les homosexuels

  • "L'Europe n'est plus le centre de l'Eglise universelle"

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    Lu sur KirchenZeitung (diocèse de Linz) (13 octobre) :

    "L'Europe n'est plus le centre de l'Eglise universelle"

    Le cardinal Kurt Koch a été évêque de Bâle et est aujourd'hui président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens à Rome.

    À l'occasion de sa visite à Pro Oriente Linz, le cardinal Kurt Koch, "ministre œcuménique" du pape, explique pourquoi Rome refuse actuellement les invitations à l'Eucharistie et à la Cène, quelle est la position de l'Europe dans l'église mondiale et comment il perçoit la question des femmes dans l'église.

    Heinz Niederleitner, Josef Wallner

    Cardinal, vous étiez en Haute-Autriche, pour ainsi dire, avec la base de l'Eglise. Que peut-on faire au niveau de la base pour l'œcuménisme ?

    Cardinal Kurt Koch : Tout d'abord, nous pouvons et devons cultiver les contacts et apprendre à mieux nous connaître et avoir la foi. Comme on le sait, quatre yeux en voient plus que deux, et nous pouvons donc nous enrichir mutuellement, y compris en ce qui concerne la compréhension de la foi. Deuxièmement, le Concile Vatican II appelle la prière pour l'unité des chrétiens l'âme de tout le mouvement œcuménique. Selon le 17ème chapitre de l'Evangile de Jean, Jésus prie pour l'unité de ses disciples. Que pouvons-nous faire de mieux aujourd'hui ?

    Les gens sur le terrain veulent en faire plus. Ce n'est pas un secret que non seulement nous nous invitons les uns les autres à l'Eucharistie et à la Cène, mais que nous les pratiquons. Est-ce prématuré ?

    Cardinal Koch : Le but de l'œcuménisme est l'unité aussi dans l'Eucharistie. Mais pour que cela devienne possible, nous devons nous engager dans un échange plus approfondi sur ce que nous célébrons réellement. Car dans la compréhension de la Divine Liturgie orthodoxe, de la Communion luthérienne et de notre célébration eucharistique catholique, il existe des différences de nature théologique qui doivent être éclaircies. La communion eucharistique présuppose la communion dans la foi et sa confession.

    Le groupe de travail œcuménique en Allemagne a voté en faveur d'une invitation mutuelle à l'Eucharistie et à la Cène. Le président de la Conférence des évêques, Georg Bätzing, a voulu mettre en œuvre cette idée lors du Congrès de l'Église œcuménique de 2021. Le "Non" de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a maintenant eu lieu, ne le désavoue-t-il pas ?

    Cardinal Koch : Ici, ce n'est pas pour ou contre des personnes, mais pour la cause. La Congrégation pour la doctrine de la foi juge la situation œcuménique actuelle différemment du vote susmentionné, que le président de la conférence des évêques allemands a fait sien.

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  • KTO: saint Augustin, parcours d'un berbère romain

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    Eléonore  de Vulpillières a publié, sur ce thème un large commentaire à découvrir sur le site web « Aleteia » : Ref. Sur les traces de saint Augustin, le théologien berbère et romain

    JPSC