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Europe - Page 80

  • Un regard critique sur le plaidoyer du pape en faveur des migrations

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    De Benoît Dumoulin sur le site de l'Incorrect :

    LE PAPE FRANÇOIS OU L’APOLOGIE DES MIGRATIONS

    Le pape François s’est rendu au Maroc les 30 et 31 mars derniers à l’invitation du roi Mohammed VI. L’occasion, pour lui, d’aborder une nouvelle fois le thème des migrations, par un discours immigrationniste qui ignore le malaise identitaire qui étreint l’Europe.

    Est-ce parce qu’il est issu d’une famille de migrants piémontais installés en Argentine que le pape François prend si à cœur la question migratoire ? Il est vrai que la situation s’est dégradée en Méditerranée où l’on dénombre près de 17 000 personnes décédées depuis 2014. Personne ne peut rester insensible à cette tragédie humaine et accepter que la mare nostrum devienne un cimetière, comme l’avait expliqué le pape devant le Parlement européen en 2014.

    Mais, au Maroc où il s’est rendu les 30 et 31 mars derniers, c’est un discours bien plus politique qu’il a tenu, notamment lors d’une visite d’un centre de la fondation Caritas qui abrite des migrants africains. Dans le prolongement de ses précédentes prises de position, le pape François se fonde sur le pacte de Marrakech approuvé par les représentants de 160 pays en décembre dernier, pour exiger « une migration sûre, ordonnée et régulière » qui profitera aux sociétés des pays d’accueil. Celles-ci « en seront enrichies si elles savent valoriser au mieux la contribution des migrants, en prévenant tout type de discrimination et tout sentiment xénophobe ». L’idée est de pouvoir construire « une société interculturelle et ouverte », avec « des villes accueillantes, plurielles et attentives aux processus interculturels, capables de valoriser la richesse des différences dans la rencontre de l’autre ».

    S’il rappelle « le droit d’émigrer » comme « celui de ne pas être contraint à émigrer », le pape voit avant tout dans l’immigration une source d’enrichissement mutuel. Il n’a probablement pas à l’esprit le déracinement des immigrés ni les difficultés d’intégration qu’engendre une immigration de masse, surtout quand l’immigré porte une culture différente de celle du pays d’accueil. Il s’agit, pour lui, d’une obligation morale qui ne souffre aucun doute. D’ailleurs, il culpabilise ceux qui s’opposent à la pression migratoire, en expliquant qu’ils cèdent à « la peur » qui fait le lit « des populismes » qui, par le passé, ont pu conduire Hitler au pouvoir. On croirait entendre un dignitaire du parti socialiste ; mais non, il s’agit du pape.

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  • "Grand remplacement", réalité ou intox ?

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    Du site "Boulevard Voltaire" :

    Jean-Paul Gourévitch : « Le changement de population est indiscutable »

    Ā l’occasion de la parution, chez Pierre-Guillaume de Roux, de son dernier ouvrage, Le Grand Remplacement, réalité ou intox ?, Jean-Paul Gourévitch a donné un entretien à Boulevard Voltaire. Alors, le Grand Remplacement : réalité ou intox ?

    Vous publiez Le grand remplacement, réalité ou intox ? Aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux.
    La sortie de votre livre tombe très bien dans l’actualité puisque nous sommes une semaine après la tuerie de Christchurch. Le tueur s’est revendiqué de Renaud Camus et a notamment cité la théorie du grand remplacement.
    Grand remplacement, réalité ou intox ?

    J’ai écrit cet ouvrage non pas par rapport à la tuerie de Christchurch puisque c’est un ouvrage que j’ai commencé il y a une bonne année. Je l’ai fait pour essayer de montrer ce qu’il y avait à la fois d’exact et d’erroné dans cette théorie du grand remplacement. D’où le titre réalité ou intox.

    Il est vrai que cette tuerie, et surtout l’instrumentalisation qui en a été faite, laisse entendre que finalement l’extrême droite, et en particulier Renaud Camus, serait coupable d’inciter à la haine et aux attentats. C’est quelque chose d’inadmissible.

    Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas Renaud Camus qu’il faut l’accuser de pousser à la rébellion. C’est un homme tout à fait pacifique. Le grand remplacement est un concept, une thèse, mais pas un outil de combat.

    Peut-on parler d’un changement de population en Europe occidentale ?

    Le changement de population est indiscutable. Je prends les chiffres très officiels. Ceux de l’office français de l’immigration et de l’intégration. Il y a en France 11 % d’immigrés au sens du mot immigré, c’est-à-dire né étranger dans un pays étranger et de parents étrangers. Si on y ajoute les descendants directs, qu’ils soient issus de deux parents étrangers ou d’un couple mixte, on arrive à 24 %. C’est une proportion beaucoup plus importante que la proportion qui existait autrefois. Transformation oui, cela ne veut pas dire automatiquement grand remplacement.

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  • Quand le jour baisse sur l’Eglise catholique…

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    Sur le site web « Pro Liturgia » :

    Sarah le jour baisse ob_08de29_5bfba909-bb73-4651-a196-ba891908020e.jpeg

    Quelques petites vidéos dans lesquelles le cardinal Sarah, à l’occasion de la parution de son dernier livre, rappelle des points fondamentaux:
    ... sur la crise de la foi : cliquer ici
    ... sur la crise de l’Eglise : cliquer ici
    ... sur les raisons du combat à mener : cliquer ici
    ... sur la crise sacerdotale : cliquer ici.
    Le cardinal Sarah sait que la situation est grave; il descend donc dans l’arène pour mener “le bon combat de la foi”.

    Ref.  https://www.proliturgia.org/actua.html

    JPSC

    A lire également l'article de Christophe Geffroy sur le site de La Nef : Un monde à reconstruire

  • François : "Il y a toute l'Europe pour distribuer les migrants"

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro.fr :

    Au Maroc, le pape François soutient les migrants africains en marche vers l'Europe

    Au Maroc, le pape François soutient les migrants africains en marche vers l'Europe

    Le souverain pontife appelle mettre en œuvre «avec rapidité» les engagements du pacte de Marrakech notamment par «l'élargissement de canaux migratoires réguliers».

    De notre envoyé spécial au Maroc

    La première journée du voyage du pape au Maroc aura été marquée par l'appel surprise commun lancé, avec le roi Mohammed VI, pour protéger le «caractère spécifique multireligieux» de Jérusalem, la «ville Sainte». Mais encore plus par un discours presque sans précédent de François, directement adressé «aux migrants», où il a une nouvelle fois tempêté contre «l'indifférence et le silence» car «personne ne peut être indifférent devant cette souffrance». Il ne faut pas «se laisser conditionner par les peurs et par l'ignorance», a-t-il recommandé, et devenir de «vrais compagnons de voyage» des migrants.

    Pape François : «La question des migrants ne se résoudra pas avec des barrières»

    En visite au Maroc, le pape François a plaidé en faveur des migrants africains en marche vers l'Europe ce 30 mars.

    Ils sont nombreux, Africains, en transit au Maroc pour l'Europe. Il leur a parlé, samedi soir, dans un centre de la Caritas (nom international du Secours catholique) à Rabat. Un discours non retransmis par les canaux officiels du pays, alors même qu'il devait l'être, en forme d'encouragement à une «immigration sûre, ordonnée et régulière», dans l'esprit du «pacte de Marrakech» de l'Onu, signé le 10 décembre dernier au Maroc. Cette initiative a toujours été appuyée par le Vatican: le cardinal Pietro Parolin, premier ministre du Saint-Siège, était venu en personne signer ce texte au nom du Pape.

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  • Le nouveau Makine : "Au-delà des frontières"

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    De Gédéon Pastoureau sur le site "MauvaiseNouvelle.fr" :

    Makine au-delà des frontières

    Makine au-delà des frontières


    A Bruno Lafourcade, écrivain vivant.

    Difficile de brûler d’enthousiasme pour la production littéraire française actuelle. On a tôt fait de se tourner vers des auteurs plus morts que courant les salons. Et lorsqu’en cette matière, on ne partage pas les dilections de l’époque, tenter de causer littérature avec ses contemporains expose à d’inconfortables moments durant lesquels le fossé qui nous sépare de notre prochain nous apparaît plus large et profond que la fosse des Mariannes.

    Il existe tout de même quelques romanciers non décédés qui méritent que vous vous intéressiez à leurs écrits, éternellement vivants : des écrivains qui n’ont pas abdiqué, des auteurs qui sont encore des hommes et non de falots homoncules juchés sur leurs certitudes post-modernes.

    L’écrivain et ses doubles

    Je n’avais réellement lu de Makine que son petit livre Cette France qu’on oublie d’aimer. Sans doute le plus court de sa bibliographie et à la marge de son œuvre romanesque, ce pamphlet en forme d’hommage délicat, érudit et clairvoyant témoignait en 2006 de la lucidité de l’auteur quant à la situation de notre pays : à la fois déclaration d’amour et cri brisé de Cassandre, les pages de cet ouvrage laissent un goût amer et quelques acouphènes, malgré l’optimisme final affiché[1]. Les réactions très contrastées qu’il suscita lors de sa sortie – notamment celles, outrées ou silencieuses, des clercs germanopratins et de leurs suiveurs thanatopraxiés – ne manquèrent pas de confirmer que l’auteur avait visé juste.

    Cette première lecture ayant suffisamment aiguisé l’envie, je me tournai alors vers son roman Le Testament français, publié en 1995, qui trônait dans une bibliothèque amie. Toutefois, lui ne me porta pas plus loin qu’une cinquantaine de pages, mais je me promets aujourd’hui d’y replonger bientôt.

    Même si Mauvaise Nouvelle a déjà accueilli Andreï Makine, à travers les lectures de Maximilien Friche (Le pays du lieutenant Schreiber) et de Murielle Lucie Clément (L’archipel d’une autre vie), les romans en question ont demeuré sur ma liste de livres à lire, sans que je les en déloge.

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  • Européens, si vous ne retrou­vez pas ce que vous êtes, vous disparaî­trez

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    Du site "Pour une école libre au Québec" : 

    Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements depuis 2014, le cardinal Sarah publie son troisième ouvrage, Le soir approche et déjà le jour baisse, en collaboration avec Nicolas Diat, spécialiste de l’Église catholique et auteur notamment d’un ouvrage de référence sur Benoît XVI, L’Homme qui ne voulait pas être pape.

    Le soir approche et déjà le jour baisse se penche sur la décadence de l’Occident, les errements de certains prêtres, le retour de l’Europe à ses racines chrétiennes et les vagues de migrations qui submergent le continent.

    Si les ouvrages de prélats catholiques suscitent souvent un ennui poli par leur ton mièvre, le nouveau livre d’entretiens du cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat tranche. Il rappelle qu’un monde qui oublie toute transcendance court à sa perte, il renvoie dos à dos la « barbarie matérialiste » et la « barbarie islamiste », exhorte l’Église à remettre le Christ au centre, dénonce le pacte de Marrakech soutenu par le Vatican et met en garde contre l’ordination d’hommes mariés que certains voudraient expérimenter à l’occasion du prochain synode sur l’Amazonie.

    Pour le cardinal Sarah, il existe « une forte majorité de prêtres qui restent fidèles à leur mission d’enseignement, de sanctification et de gouvernement. Mais il y a aussi un petit nombre qui cède à la tentation morbide et scélérate d’aligner l’Église sur les valeurs des sociétés occidentales actuelles. Ils veulent avant tout que l’on dise que l’Église est ouverte, accueillante, attentive, moderne. L’Église n’est pas faite pour écouter, elle est faite pour enseigner : elle est mater et magistra, mère et éducatrice. Certes, la maman écoute son enfant, mais elle est d’abord présente pour enseigner, orienter et diriger, car elle sait mieux que ses enfants la direction à prendre. Certains ont adopté les idéologies du monde actuel sous le prétexte fallacieux de s’ouvrir au monde ; mais il faudrait plutôt porter le monde à s’ouvrir à Dieu qui est la source de notre existence. On ne peut pas sacrifier la doctrine à une pastorale qui serait réduite à la portion congrue de la miséricorde : Dieu est miséricordieux, mais dans la seule mesure où nous reconnaissons que nous sommes pécheurs. Pour permettre à Dieu d’exercer sa miséricorde, il faut revenir à Lui, comme l’enfant prodigue. Il y a une tendance perverse qui consiste à fausser la pastorale, à l’opposer à la doctrine et à présenter un Dieu miséricordieux qui n’exige rien : mais il n’y a pas un père qui n’exige rien de ses enfants ! Dieu, comme tout bon père, est exigeant, parce qu’il nourrit des ambitions immenses pour nous. »

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  • L'Initiative citoyenne européenne portée par "ONE OF US" pourra-t-elle défendre l'embryon en Europe ?

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    De Gregor Puppinck :

    ONE OF US : L’INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE POURRA-T-ELLE DÉFENDRE L’EMBRYON EN EUROPE ?

     

    L’audience hier de la grande chambre de la Cour de Justice de l’Union Européenne décidera de l’avenir du mécanisme d’Initiative Citoyenne Européenne.  

    Le 25 mars 2019, la grande chambre de la Cour de Justice de Union Européenne a entendu en appel l’affaire One of Us e. a. /Commission européenne. Le 28 mai 2014, la Commission européenne avait refusé de donner suite à l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) qui avait recueilli près de 2 millions de signatures d’européens. Ils souhaitant attirer l’attention des instances européennes sur « la dignité et l’intégrité de l’embryon humain » demandant qu’elles soient « respectées ». L’ICE voulait, au titre de l’arrêt Brüstle contre Greenpeace qui définit l’embryon humain comme « le commencement du processus de développement d’un  être humain », que l’Union européenne interdise et mette fin « au financement des activités qui impliquent la destruction d’embryons humains, en particulier dans les domaines de la recherche, de l’aide au développement et de la santé publique ». Des activités contradictoires avec les principes posés dans cet arrêt. L’ICE, qui a rempli toutes les conditions règlementaires, est aussi celle qui a réuni, dans le temps imparti, le plus de signatures et donc d’adhésion.

    Cette dernière audience, menée par 15 juges a duré plus de deux heures trente, était le dernier recours pour faire entendre la voix des signataires. Les discussions se sont concentrées sur l’étendue du pouvoir de la Commission européenne : peut-elle refuser, tant sur le plan juridique que sur celui des motifs politiques, de donner une suite législative à une Initiative Citoyenne Européenne ayant réuni avec succès toutes les conditions règlementaires et collecté plus d’un million de signature ?

    De son côté, la Commission européenne a défendu un pouvoir discrétionnaire de refuser une ICE, uniquement soumis à un contrôle juridictionnel restreint, c’est-à-dire à la contestation de sa décision par les juges mais limitée aux erreurs manifestes.

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  • Le grand livre politique du cardinal Sarah

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    De Guillaume de Thieulloy sur le site "les 4 vérités" :

    Cardinal Sarah : un grand livre politique

    J’ai beaucoup d’admiration pour le cardinal Sarah, originaire de la Guinée française. Je me promettais donc, en ouvrant son dernier livre, un bon moment capable d’élever l’âme. De ce point de vue, je n’ai pas été déçu, mais j’ai été surpris de constater à quel point ce livre était aussi un grand livre politique.

    C’est de cet aspect que je voudrais parler ici.

    Que le cardinal ne soit pas très « politiquement correct » était déjà clair. J’avais naguère été frappé par un livre – paru alors même que la société française pataugeait en plein psychodrame sur l’identité – où l’auteur disait sa reconnaissance à la France pour lui avoir appris à dire « nos ancêtres les Gaulois » – lui donnant par là même accès à sa riche culture.

    Dans son dernier livre, le cardinal n’est pas plus adepte de la langue de bois ni des inepties médiatiques à la mode.

    La première chose que je retiens de cet ouvrage, sur le plan politique, c’est une profonde défiance pour le mondialisme – c’est-à-dire cette idéologie qui voudrait faire des nations et des civilisations des survivances archaïques, des hommes des êtres interchangeables, et des frontières des ennemis à combattre.

    Pour le cardinal Sarah, au contraire, bien connaître notre identité, bien maîtriser nos frontières est la condition de tout échange pacifique entre des personnes humaines.

    Logiquement, il a donc des mots très durs contre l’immigration incontrôlée. Il la critique d’un double point de vue. Comme fils de l’Afrique souffrant de voir la jeunesse de son continent l’abandonner et comme fils de la civilisation européenne souffrant de voir l’Europe devenir une sorte de « no man’s land », sans identité ni culture.

    Au mondialisme, à l’invasion migratoire, il oppose une sorte d’écologie des civilisations où la diversité des cultures humaines apparaît comme une richesse (voulue par Dieu lui-même) et non comme un handicap.

    À la suite de Benoît XVI, il place le débat très haut, ciblant prioritairement la crise culturelle et identitaire de l’Occident.

    « L’Occident ne sait plus qui il est, parce qu’il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l’a façonné. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares, écrit-il. »

    Le grand prélat désigne sans ambages le totalitarisme islamique comme un ennemi. Mais il insiste aussi sur le fait que l’Occident est menacé également par le totalitarisme nihiliste. D’ailleurs, nihilisme et islamisme se nourrissent l’un l’autre.

    Plus remarquable encore, le cardinal Sarah invite à ne pas croire que la démocratie libérale soit l’horizon indépassable de la pensée comme disait Sartre du communisme.

    Je note enfin une condamnation appuyée de la répression macronienne contre les gilets jaunes. Emmanuel Macron est d’ailleurs ciblé plusieurs fois comme symbole du dirigeant mondialiste, indifférent à son peuple et à sa culture et soumis aux puissances d’argent. Dans le même temps, le cardinal loue les « populistes » européens comme Matteo Salvini et Viktor Orban pour leur courage à défendre leurs peuples.

    En bref, voici un livre d’une remarquable hauteur de vue, capable de réveiller les Européens pour qu’ils défendent enfin leur civilisation si nécessaire au monde !

  • La catastrophe démographique de l'Europe

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    La catastrophe démographique (et économique) de l'Europe

    Vidéo du quotidien économique française La Tribune (via ce site).

     
  • Madrid : des milliers de personnes ont marché pour la Vie

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    De ACIPRENSA :

    Des milliers de personnes participent à grande manifestation « Oui à la vie » en Espagne

    Des milliers de personnes ont participé à la manifestation 'Oui à la vie' tenue à Madrid (Espagne) qui a lieu chaque année à l'occasion de la Journée internationale de la vie.

    Une grande vague verte, la couleur distinctive de cette marche, a inondé la rue Serrano à Madrid pour atteindre le centre à la Puerta de Alcalá, où était installée une grande scène où plusieurs témoignages ont été donnés.

    Cette grande manifestation a été présente Teodoro García Egea, secrétaire général du Parti populaire, qui a déclaré que « aujourd'hui devraient être unis tous les partis politiques défendant la vie et l'avenir de l'Espagne ». (...)

    Mónica López Barahona, présidente de la Fondation Jérôme Lejeune en Espagne, a expliqué qu'elle participait à la marche pour "aider toutes les personnes à naître et en particulier celles qui, dans le ventre de leur mère, peuvent être diagnostiquées du syndrome de Down, puisque malheureusement en Espagne, 90% d’entre elles sont avortées. "

    "Nous voulons lancer un grand Oui à la vie pour tout le monde et en particulier pour ceux qui ont le syndrome de Down, car ils peuvent être heureux. mener une vie décente et rendre la famille dans laquelle ils sont nés très heureuse. Ils ont beaucoup à apporter à la société ", a déclaré Lopez Barahona à ACI Prensa.

    La présidente de la Fondation Jérôme Lejeune a également qualifié la société actuelle de "schizophrène" dans la mesure où "d'une part, elle met fin à la vie des enfants atteints du syndrome de Down et d'autre part, elle apporte une aide précieuse aux entreprises qui les embauchent. Mais pour participer à leur insertion dans le travail, nous devons d'abord les laisser naître ".

    "En Espagne, nous accumulons plus de 100 000 avortements par an et nous voulons savoir qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas d'accord avec ce massacre. Nous vous demandons donc de stimuler les politiques d'adoption et d'accueil et qu'il existe un réel soutien pour maternité, pour les grossesses en difficulté ", a souligné le président de la Fondation Jérôme Lejeune.

    À la fin de la marche, on a lu un manifeste dans lequel il était rappelé que "toute vie humaine est précieuse, unique et irremplaçable et qu’elle a une dignité qui ne perd pas avec l’âge, la maladie ou des circonstances défavorables". Sont rejetées "les techniques qui détruisent, manipulent et négocient des vies humaines à tout moment de leur existence".

    Ils ont également assuré leur intention de "démasquer la culture de la mort; sa stratégie idéologique et structurelle, ses euphémismes et ses mensonges." (...)

  • Le Parlement autrichien à l'écoute des femmes et des enfants

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    Du Bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Le Parlement autrichien à l'écoute des femmes et des enfants

    21/03/2019 - Début de vie

    Promouvoir l'équité pour les femmes enceintes et leurs enfants, c’est le projet de l’initiative citoyenne parlementaire autrichienne #fairändern (traduire « juste changement »).

    Entraînée dans cette initiative par trois femmes (Carina Marie Eder, Petra Plonner et Marie-Louise Schütz), l’Autriche s’est rassemblée autour d’une pétition unique qui a rapidement vu les rangs de ses signataires grossir. L’initiative #fairändern touche en effet un grand nombre de personnes aux profils très variés, qu’ils soient athlètes, élus, artistes ou entrepreneurs. Derrière le hashtag #fairändern,  figurent six revendications, et notamment, la publication de statistiques officielles sur l’avortement car, contrairement à la plupart des pays d’Europe occidentale, il n’existe en Autriche que des estimations du nombre d’avortements pratiqués chaque année.

    Or, disent les pétitionnaires, pour bien accompagner les femmes confrontées à une grossesse non planifiée, il est urgent de connaître les causes de l'IVG pour offrir aux femmes fragilisées des soutiens juridiques, financiers et psychosociaux.

    Il en est de même pour les services de conseil et de soutien destinés aux parents qui attendent ou ont déjà donné naissance à un enfant porteur d’un handicap.

    Les signataires demandent aussi une étude scientifique quant aux motivations réelles qui poussent à l'avortement.
    Ils réclament que soit instauré un délai de réflexion de trois jours avant l'IVG, comme c’est généralement le cas pour d'autres opérations chirurgicales. En parallèle le collectif souhaite une campagne d'information sur les possibilités de confier l'enfant à l'adoption comme alternative à l'avortement, dans un pays où de nombreux parents candidats cherchent à adopter.

    Soulignant la discrimination de la loi qui fait qu’actuellement les enfants porteurs d’un handicap peuvent être avortés jusqu’à la naissance, le groupe #fairändern demande une abolition de l'indication eugénique figurant dans la loi.

    La pétitionnaire et vice-présidente de l’initiative #fairändern Petra Plonner souligne que « #fairändern n’est pas seulement une question d’améliorations juridiques et sociales, mais une initiative citoyenne qui cherche à créer un climat social global en accueillant les femmes enceintes et leurs familles et en voyant les enfants comme l’avenir de la société ».

  • Les évêques allemands veulent revisiter l'enseignement catholique en matière de sexualité... Bientôt un schisme ?

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    De "Lifesitenews" (en traduction rapide) :

    «Besoin de changement»: le cardinal Marx dit que les évêques allemands revisiteront l'enseignement sexuel catholique

    14 mars 2019 (LifeSiteNews) - Le cardinal Reinhard Marx a annoncé aujourd'hui que l'Église catholique en Allemagne était ouverte à une révision de l'enseignement sexuel catholique qui interdit la contraception, la cohabitation et les relations homosexuelles.

    Lors de leur assemblée de printemps à Lingen, en Allemagne, du 11 au 14 mars, la Conférence des évêques allemands a examiné les causes et les raisons possibles de la crise actuelle des sévices sexuels commis en Allemagne. Les orateurs invités ont évoqué l'idée d'ordonner ceux qu'on appelle les viri probati ainsi que d'accepter la contraception, la cohabitation, les relations homosexuelles, ainsi que la théorie du genre.

    Les évêques allemands ont maintenant décidé de poursuivre la discussion sur ces thèmes dans une série de discussions qu’ils qualifient de «voie synodale».

    Le cardinal Marx, président de la Conférence des évêques allemands et archevêque de Munich-Freising, a donné une conférence de presse à l'issue des travaux de l'Assemblée de printemps. Il a souligné que les évêques allemands traitaient des problèmes «systémiques» liés à la crise des abus, ce qui «n'a pas été discuté à Rome» lors du récent sommet sur les abus sexuels. Ici, il s'agit de «dangers de nature systémique». Pour autant qu'il sache, Marx a ajouté: «Nous sommes la seule Eglise locale à affronter cette question maintenant».

    La conférence de presse avait été retardée parce que, comme l'a révélé Marx, les évêques allemands n'ont pu se mettre d'accord sur le lancement d'un «processus synodal» en Allemagne que dans les trente dernières minutes de leur rassemblement. Pour y arriver, trois forums de discussion seront dirigés par Mgr Felix Genn (sur le célibat), par Mgr Franz-Josef Bode (sur la morale sexuelle) et par Mgr Wiesemann (sur les questions de pouvoir et de participation). En septembre, les premiers résultats devraient être présentés. Ce processus doit être entrepris "avec le Comité central des catholiques allemands" (ZdK), a expliqué le cardinal Marx, très satisfait du résultat de cette assemblée de printemps. Il a ensuite déclaré au public qu'il avait rapidement appelé le professeur Thomas Sternberg, responsable du ZdK, afin de recevoir son engagement à collaborer.

    Sternberg est connu pour avoir promu l'idée de mariage pour les prêtres, de communion pour les divorcés «remariés» et d'autres thèmes progressistes.

    En expliquant les sujets proposés qui seront discutés plus en détail par les évêques allemands, le cardinal Marx a souligné trois aspects: la question du pouvoir, du célibat et de la morale sexuelle de l'Église.

    "La question est autorisée: le célibat doit-il toujours être imposé?", a-t-il expliqué, ajoutant que "l'Eglise catholique a déjà accepté des prêtres mariés". Marx s'est également référé à la communication d'un des orateurs qui s'est exprimé durant la rencontre des évêques, le Professeur Eberhard Schockenhoff qui a proposé un assouplissement de l'enseignement moral de l'Église pour inclure l'acceptation de la contraception, de la cohabitation, de la théorie du genre et des couples homosexuels. Le cardinal Marx a commenté avec sympathie la contribution de cet orateur, affirmant que Schockenhoff "l'a très bien présentée [le débat sur la morale sexuelle]". Il a également ajouté "qu'il est nécessaire de discuter du Catéchisme".

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