Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise - Page 1319

  • Un livre qui fait du bruit

    IMPRIMER

    A propos de ce livre, auquel nous avons déjà consacré une présentation, le P. Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège et de Radio-Vatican a déclaré (extraits) :

    « L’ouvrage mérite de sérieuses critiques, lorsque, à plusieurs occasions, il prend pour cible des personnes précises, en les nommant, en leur attribuant explicitement des responsabilités très graves, sans un fondement certain ou – tout au moins dans certains cas – sans aucun fondement. (…) L’Auteur laisse entendre qu’il se base sur les témoignages qu’il a recueillis et ajoute, à la fin de l’ouvrage, une longue liste de remerciements à l’égard de personnalités influentes, dont de nombreux cardinaux. Mais, alors que l’identité des auteurs des témoignages positifs est clairement indiquée, les déclarations négatives et les accusations les plus graves restent anonymes même lorsqu’elles sont placées entre guillemets. En outre, plusieurs personnalités qui sont remerciées à la fin du livre ont pris leur distance par rapport à cet ouvrage dans lequel elles ne se reconnaissent pas.

    Finalement, l’impression qui en ressort est que Benoît XVI était entouré de démons. L’auteur semble avoir identifié quelques adversaires auxquels il pense avoir le droit d’adresser non seulement des critiques compréhensibles pour leurs erreurs ou pour des faits certifiés, mais aussi les accusations les plus atroces de trahison, en allant au-delà de ce qui a été prouvé, de ce qui est plausible et licite (…).

    L’auteur du livre, qui est à coup sûr un grand admirateur du Pape Benoît, ne semble pas en revanche en être un bon disciple (…). Permettez-moi de dire que quand le Pape François fustige les bavardages, qui peuvent aller jusqu’à la calomnie – il le fait souvent, comme on le sait, et il l’a fait à plusieurs reprises avec une fermeté particulière le dimanche 16 février – il pense aussi à ce type d’ouvrages et de discours. 

    Dommage ! Ce que l’Auteur dit de Benoît XVI est beau. Pourquoi le gâcher de cette façon?

    Lire toute la mise au point du P. Lombardi ici :

    Rome, 18 février 2014 (Zenit.orgPère Federico Lombardi SJ | 381 clics

     JPSC

  • Vatican : Quelle réforme pour l’Église ?

    IMPRIMER

    Après l’agitation postconciliaire puis les rectifications amorcées dès la fin du règne de Paul VI, un « feed-back » se profile peut-être aujourd’hui…Le blog de journal « L’homme Nouveau » commence la publication d’une analyse de l’abbé Claude Barthe sur le sens des réformes dans l’Eglise. Il est vrai que celui-ci n’est pas univoque comme le montre l’auteur.

    Extraits :

    schonborn4_lbb.jpg" Le 11 décembre 2013, dans la cathédrale de Milan, le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, a longuement traité du « risque de naufrage » de l’Église. La « situation est dramatique, apocalyptique » : le nombre des catholiques ne cesse de baisser ; les églises, pleines il y a un demi-siècle, sont vides aujourd’hui. Situation sans espoir ? Certes pas, disait le cardinal, mais situation qui exige un grand réalisme pour œuvrer à la renaissance véritable d’une évangélisation qui ne se paye pas de mots. Quelle réforme pour l’Église aujourd’hui alors que les rumeurs les plus alarmistes circulent sur la situation de l’Église et que le pape François a réuni les cardinaux dans ce dessein.

     « (…) Le thème de la réforme d’une Église, sainte en elle-même mais composée de pécheurs, date du XIe siècle et de ce que l’on a appelé la réforme grégorienne : redressement de la papauté, de l’épiscopat, du clergé, lutte contre les empiétements des pouvoirs laïcs, de la corruption des clercs, de la simonie.

     (…) La quintessence de la tension de l’Église vers sa propre régénération se trouve ainsi dans les réformes des ordres religieux (parmi bien d’autres, celle du Carmel, au XVIe siècle), avec un retour à l’exigence des Béatitudes, une rénovation spirituelle et disciplinaire, un retrait de la corruption du monde pécheur pour se convertir et pour le convertir (cf. Jn 17, 16 et 18).

    Mais à partir du christianisme des Lumières, dans les pays germaniques, en France, en Italie, le terme de réforme a commencé à s’appliquer aussi à un autre projet, celui d’adaptation des institutions ecclésiastiques au monde environnant, lequel commençait alors à échapper au christianisme. Deux types de réforme, désormais, vont souvent se trouver contraposés, celui traditionnel d’une réforme de revitalisation de l’identité de l’Église, et celui d’une réforme d’ajustement de l’Église à la société nouvelle dans laquelle elle vit. (…)

    Que la réforme de type traditionnel, devenue restauratrice, soit globalement antagonique de l’esprit de la modernité ne veut pas dire qu’elle soit réactionnaire et rétrograde. Les partisans du Syllabus au XIXe siècle ont par exemple formé la matrice du catholicisme social, de même que Pie X et Pie XII ont été des réformateurs au sens classique du terme.

    La réforme au sens nouveau a eu son livre programme avec le célèbre titre du père Yves Congar : Vraie et fausse réforme dans l’Église, paru en 1950 aux éditions du Cerf, qui cristallisait, en France, les attentes des catholiques « de progrès », (…)L’idée du père Congar, qui a été en quelque sorte reprise par Jean XXIII, douze ans plus tard, dans son discours d’ouverture de Vatican II, était de promouvoir une rénovation de l’Église, en évitant de toucher à ce qu’il appelait les « structures », c’est-à-dire aux dogmes et à la constitution hiérarchique, comme l’avait fait malencontreusement Luther dans sa « fausse réforme de l’Église », mais en visant tout de même à une transformation foncière de l’expression de la foi et du culte. Yves Congar prônait une réforme « au niveau de la vie » et une mutation par la « primauté du pastoral ». Il n’est pas douteux que l’interprétation de Vatican II – interprétation qui englobe la préparation, l’évènement conciliaire pris en bloc, et son application – ait été largement influencée par la visée dont Yves Congar était l’un des représentants : une mise à jour en forme de novation.

    On pourrait soutenir que la réponse à Vraie et fausse réforme dans l’Église a été donnée par L’Entretien sur la foi de Joseph Ratzinger, de 1985, livre programme cette fois d’une réforme de restauration de type traditionnel, mais située à l’intérieur du cadre fixé par l’évènement conciliaire. Joseph Ratzinger y assumait, avec tout le poids de son autorité, une orientation réactive à la crise dévastatrice.

    Cette tendance de « rectification » existait déjà sous Paul VI.(…) maisbien plus encore par l’élection de Karol Wojtyla, en 1978, et depuis cette élection par l’orientation globale du pontificat de Jean-Paul II. À cette attitude visant à recadrer « l’esprit du Concile », on a donné le nom de « restauration », qui trouvera son amplitude maximale, même si on peut la juger timide, sous les huit ans de pontificat de Benoît XVI. Qui plus est, le projet ratzinguérien comportait un volet liturgique de très grande portée réformatrice.Mais en 2013 est intervenue la renonciation du pape Ratzinger, ce qui a paru clore cette tentative au sommet. Cela veut-il dire pour autant que le nouveau pontificat, qui s’est présenté comme une mutation par rapport au précédent, s’inscrit dans un retour à une ligne de réforme congardienne ? "

    À suivre…

    Vatican : Quelle réforme pour l’Église ?

    JPSC

  • Confession : le pape tape sur le clou

    IMPRIMER

    th (1).jpgLors de l'audience du mercredi à la place Saint-Pierre, le Pape François a encouragé les fidèles à fréquenter le sacrement du pardon, la confession: "N’ayez pas peur de la confession", “Ne perdez plus un jour, soyez courageux et allez-y" ,“Quand me suis-je confessé pour la dernière fois ? "

     « Cité du Vatican, 19 février 2014 (VIS). 

    Le Pape François a consacré la catéchèse de l'audience générale tenue Place St.Pierre au sacrement de la pénitence et de la réconciliation: Nous ne pouvons pas, a-t-il dit, "nous administrer le pardon de nos propres péchés. Le pardon ne peut être le fruit de nos efforts car il ne peut venir que de l'Esprit, qui nous enveloppe de la miséricorde et de la grâce qui sourdent perpétuellement des blessures du Crucifié. C'est seulement en nous laissant réconcilier avec Dieu et nos frères dans le Seigneur que nous pouvons trouver la paix véritable". 

    Confession individuelle

    Ce sacrement, a ensuite rappelé le Pape, "est passé d'une forme publique à celle, privée, que nous connaissons. La confession auriculaire ne saurait toutefois faire perdre la valeur ecclésiale du sacrement, qui demeure vitale. En effet la communauté chrétienne est l'espace dans lequel l'Esprit rénove les coeurs dans l'amour de Dieu et des frères, dans lequel il fait de nous tous une chose seule en Jésus-Christ. 

    La honte et l'humilité

    C'est pourquoi il ne suffit pas de demander pardon au Seigneur par nous mêmes, et qu'il est nécessaire de recourir humblement à la confession de nos péchés devant un ministre de l'Eglise". Par ailleurs, "le sacerdoce représentent Dieu et la communauté à la fois. Si quelqu'un pense pouvoir se confesseur directement à Dieu, il devrait savoir que ses péchés ont été commis contre ses frères et contre l'Eglise, auxquels il est nécessaire de demander le pardon, même si on a honte. La honte est bienvenue car elle porte à l'humilité... Le prêtre reçoit la confession avec amour et il pardonne au nom de Dieu. Humainement il est bon de parler avec le frère qu'est le prêtre et lui confier ce qu'on a sur le coeur. »

     Toujours bienvenus

    Se confesser devant Dieu, avec l'Eglise, avec un frère, qu'y a-t-il de meilleur?". Puis le Pape a interpellé l'assemblée en demandant à chacun quand il s'était confessé pour la dernière fois: "Ne perdez plus de temps et vous verrez que Jésus, qui est encore meilleur que les prêtres, vous accueillera avec un grand amour. Soyez courageux et allez vous confesser!... Recourir au sacrement de la réconciliation signifie recevoir une chaleureuse accolade, celle de l'infinie miséricorde du Père... Allons donc tous de l'avant dans cette direction".

    Réf. sur le blog du « Suisse Romain » : Plaidoyer du Pape François pour la confession

    Rappelons aux Liégeois  qu’à Liège-Centre une permanence de confesseurs a été rétablie à l’église Saint-Denis tous les matins du lundi au vendredi(de 10h à 12h, avec la Messe à 11h30) et tous les après-midis du lundi au vendredi (de 15h à 17h). Place Saint-Denis et Rue Cathédrale, 66, 4000 Liège. Citons  aussi l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy 132 à 4000 Liège, confessions tous les mardis de 17h à 18h45 (avec l’adoration eucharistique de 17h00 à 19h00). JPSC

  • Ukraine : ne pas ajouter une guerre de religion à la guerre civile…

    IMPRIMER

    3425513.jpgDans un communiqué diffusé mardi 19 février, l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou appelle le pouvoir et l’opposition ukrainiens à engager un dialogue et à mettre un terme aux affrontements. Selon Antoine Arjakovsky, historien et enseignant au Collège des Bernardins à Paris, elle essaye de prendre la défense des manifestants.

    La Croix  (extraits):

    "Comment comprendre ce communiqué ?

    Antoine Arjakovsky : L’Église orthodoxe ukrainienne qui dépend du Patriarcat de Moscou (à ne pas confondre avec le Patriarcat de Kiev, autocéphale et non reconnu par les Églises orthodoxes, NDLR) essaye de s’exprimer en faveur de la paix et de la reconnaissance des opposants, mais elle n’est pas suivie par le Patriarcat de Moscou à Moscou

    En effet, le patriarche Kirill reste campé sur la ligne exposée dans le document du saint-synode (1) du 26 décembre dernier, à savoir que l’Ukraine appartient au monde russe, que l’Europe est un monde décadent, que les manifestants ukrainiens sont manipulés par l’Occident et que les manifestations n’ont pas lieu d’être (…)

    Mais n’y a-t-il pas des Églises qui font entendre une autre voix ?

    A. A. : En Ukraine, seuls le Patriarcat de Kiev et l’Église gréco-catholique ont clairement pris position pour soutenir les manifestants. Toutes les Églises chrétiennes cependant ont appelé le gouvernement de Victor Ianoukovitch au dialogue, mais sans effet jusqu’à présent (…). 

    Il n’y a donc guère de chance de voir l’Église orthodoxe se risquer à prendre la défense des manifestants ?

    A. A. : Non. Le Patriarcat à Moscou ne bougera pas : il est garant de la légitimité d’action du président russe Vladimir Poutine sur le président ukrainien Victor Ianoukovitch. (…). 

    En revanche, l’Église orthodoxe ukrainienne essaye d’adopter une position de neutralité, voire de se mettre du côté des opposants puisqu’une partie de ses fidèles est dans la rue.

    RECUEILLI PAR CLAIRE LESEGRETAIN

    (1) Ou « concile » permanent, c’est-à-dire l’institution collégiale au sommet de la hiérarchie orthodoxe. »

     Tout l’article ici : « L’Église orthodoxe ukrainienne adopte une position de neutralité »

     Quand au pape François, prudent à l’issue de son audience générale du mercredi sur la place Saint-Pierre, il s’est dit  « préoccupé » par les troubles qui secouent l’Ukraine et a demandé à toutes les parties en présence de « cesser toute action violente »…

    JPSC.

  • Mgr Morerod et le Synode sur la famille : « Beaucoup de gens croient connaître l’enseignement de l’Église »

    IMPRIMER

    22503.jpgDepuis novembre dernier, les épiscopats du monde entier ont lancé des consultations sur la base d’un questionnaire communiqué par le Vatican, en vue de préparer le Synode sur la famille qui s’y tiendra du 5 au 19 octobre 2014. A propos de tous ces gens appelés à répondre à de savants questionnaires sur le thème mis à l’ordre du jour du prochain synode, Jean-Marie Dumont a interrogé, pour l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », Mgr Morerod (photo), évêque de Lausanne, Genève et Fribourg.

    Extraits :

    Les résultats de l’enquête menée par l’Institut suisse de sociologie pastorale expriment une opposition forte, y compris chez les catholiques, à la doctrine de l’Église sur les divorcés remariés, les unions homosexuelles…… Comment réagissez-vous ?

    Tout le monde se doutait que les résultats n’auraient pas une tonalité de nature à satisfaire les évêques. Ce qui apparaît clairement, c’est que l’enseignement moral de l’Église n’est pas bien reçu, du moins ce que croient en connaître les personnes. En fait, beaucoup de gens croient connaître l’enseignement de l’Église alors que ce n’est pas le cas.(…)

    L’opposition à la doctrine de l’Église est-elle liée à une génération ?

    La réaction vive, voire critique, à l’égard de l’enseignement de l’Église, on la sent en particulier chez les personnes âgées. Celles-ci sont marquées par une attitude de rejet à l’égard de l’Église, dont elles considèrent qu’elle « régentait » autrefois leur vie. Les jeunes sont plutôt indifférents…

    Les présidiums des conférences épiscopales française, suisse et allemande se sont récemment rencontrés pour échanger autour des résultats de cette enquête menée dans tous les pays du monde. Y a-t-il des différences entre ces trois pays ?

    Si les tendances sont assez comparables, il y a un sujet sur lequel la France se distingue clairement des autres pays : les unions homosexuelles. Cela m’a beaucoup étonné. En effet, en Suisse, la moitié des Églises protestantes bénit ces unions, ce qui fait que ces bénédictions sont courantes. Ce qui influe sur la position des catholiques : les résultats de la consultation montrent que 60 % souhaitent une bénédiction des unions homosexuelles. C’est un sujet sur lequel il y a une vraie différence avec la France.

    Lire la suite

  • Liège, 12 mars : Ecologie de la Nature et Ecologie de l'Homme, avec Jean-Michel Javaux

    IMPRIMER

    243241230_2.jpgUnion_ royale_logo 2.gif

     

     

     avec la collaboration du forum de conférences « Calpurnia »

     Cycle de Débats  

    HUMANISME CHRÉTIEN, TRAVAIL ET SOCIÉTÉ

    PERSONNALISME ET DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL

     

    Mercredi 12 mars 2014 à 18h00

    Ecologie de la nature et Ecologie de L’Homme

     Une réflexion à la lecture du discours du pape Benoît XVI au Bundestag (Berlin, septembre 2011) Voir en attaché 

    image003.jpg 

    Jean-Michel JAVAUX

    Bourgmestre d’Amay, 
    ancien co-président du parti Ecolo et ancien membre du parlement wallon

     

     Le débat sera modéré par Paul VAUTE, 

    chef d'édition de la Libre Belgique-Gazette de Liège 

    La rencontre se tient à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du XX août, 7, 1er ét. (accès par la grande entrée : parcours fléché)

    Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h30. P.A.F : 10 € (à régler sur place). Inscription obligatoire trois jours ouvrables à L’AVANCE par TEL. 04.344.10.89 ou  e-mail adressé à  info@ethiquesociale.org

     

    RSVP avant le 7 mars 2014

    E-mail: info@ethiquesociale.org   internet: http://www.ethiquesociale.org/ 

     

    Union des étudiants catholiques de Liège : Jean-Paul Schyns, Quai Churchill, 42 4020 Liège / Tél. 04.344.10.89 ;  jpschyns@skynet.be

    Groupe de réflexion sur l’éthique sociale : Elio Finetti, Quai Orban, 34 4020 Liège / Tél. 0475 83 61 61 ; : finetti@ethiquesociale.org

    Calpurnia - Forum de conférences, débats : Philippe Deitz, Rue Henri Maus, 92 - 4000 Liège / Tel. 04.253. 25.15 ;  calpurnia.musée@gmail.com

  • A l’Université de Liège : Mgr Delville a ouvert un nouveau cycle de lunchs débats sur le rôle de l’humanisme chrétien dans la société.

    IMPRIMER

    DSCF0380 (1).JPGLe nouvel évêque de Liège, Monseigneur Jean-Pierre Delville, a inauguré un nouveau cycle de lunchs débats à l’Université de Liège. Le cycle est organisé par le groupe « éthique sociale » de l’Union des étudiants catholiques, sur le thème « Humanisme chrétien, Travail et Société ».

    La conférence de Mgr Delville était intitulée « l’humanisme dans l’engagement social de l’Eglise, hier et aujourd’hui ».  Docteur en Philosophe (UCL), théologien (Université grégorienne à Rome) et musicien (prix d’orgue du Conservatoire royal de Liège), Mgr Delville est aussi licencié en histoire de l’Université de Liège.  Au moment de sa nomination épiscopale (31 mai 2013), il était professeur ordinaire à l’Université catholique de Louvain, où il enseigna l’histoire du christianisme.

    DSCF0381.JPGDSCF0396.JPG

     

     « Deus caritas est » : C’est le lien de l’amour qui constitue l’unicité de Dieu  dans l’altérité des personnes trinitaires. À la suite de saint Jean, Benoît XVI, dans sa première encyclique, a développé les conséquences cette affirmation, avec beaucoup d'intelligence et de fraîcheur d’âme.

    De là résulte que l’autre, dans la foi, est toujours pour nous le visage de Dieu, même s’il est parfois bien défiguré.

    Jésus est formel. Au jour du jugement, lorsque toutes les nations seront rassemblées devant lui, il dira à ceux qui sont à sa droite : «  j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » Et aux autres : « Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges » (cfr  Matthieu, 25, 31-46)

    De cette Parole, qui émaille aussi sous d’autres formes tous les textes évangéliques, procède une double démarche : l’amour inconditionnel des pauvres, quels qu’ils soient, et la recherche de la pauvreté spirituelle qui purifie l’âme. Au fil de son histoire, même peuplée par tous les vices des cercles de l’enfer de Dante, la chrétienté l’a toujours su et exalté cet idéal. C’est ce que nous rappelle d’abord l’orateur. 

    Mais, au XVIIIe siècle, dans la société occidentale, a pris naissance un profond bouleversement de la condition humaine issu de ce que Paul Hazard a appelé « la crise de la conscience européenne » : la révolution des lumières philosophiques et celle de l’industrialisation qui s’en suivirent ont introduit  dans la vie sociale une rupture inédite, exaltant la liberté de l’homme pour mieux l’asservir. Aux idéologies contradictoires qui l’expriment et ambitionnent de tenir  lieu de religion à l’ère du progrès industriel et technique, l’Eglise a opposé une doctrine sociale tirée de l’Evangile. Monseigneur Delville nous montre en quoi il ne s’agit pas d’une idéologie de plus.

    JPSC

     On lira ci-dessous la transcription in extenso de l’enregistrement de sa conférence (les intertitres sont de notre fait) :

     

    Lire la suite

  • Le secret de Padre Pio

    IMPRIMER

    le-secret-de-padre-pio_article_large.jpgLe secret de Padre Pio

    Auteur : Antonio Socci
    Editeur : TEQUI
    Paru en : juin 2013
       
       

    Prix :

    22 €

     
     
    Présentation de l'éditeur :
    Résumé :
    Le 13 mai 1981, Ali Agca tire sur Jean-Paul II. C’est un excellent tireur et pourtant cet assassinat échoue. Le tueur turc révèle alors : « (...) à côté de moi, il y avait une sœur qui, à un certain moment, m’a pris le bras droit, c’est pourquoi je n’ai pu continuer à tirer. Autrement, j’aurais tué le Pape. »
    Antonio Socci, en lisant ces mots, est saisi : qui est cette sœur ? Il mène alors l’enquête et remonte à sœur Rita, fille spirituelle de Padre Pio. Comment obtint-elle le « salut » d’un grand pape ? Quel sens donner aux nombreux charismes de Padre Pio (1887-1968) - miracles, guérisons, conversions d’ennemis de l’Église, stigmates - et à ceux de ses fils spirituels, qui rayonnent maintenant dans le monde entier ? 
    Ce livre nous ouvre à la réalité spirituelle où toute contribution invisible, telle que la prière, la confiance en Dieu, le sacrifice, etc., a une répercussion dans le monde visible, pouvant avoir un impact historique et une valeur rédemptrice. 
    Cet ouvrage est un reportage vivant et bouleversant sur celui qui a ému l’Église universelle durant trois générations, arrachant au Ciel des grâces innombrables pour les souffrants et pour l’Église. Nourri de témoignages, de révélations des disciples de Padre Pio, il est une référence incontournable pour s’approcher du mystère de la souffrance, qui peut devenir signe authentique de l’amour vrai, comme nous l’a rappelé récemment le Pape François. 
    Aujourd’hui encore, Padre Pio agit, intercède. Il poursuit sa mission, rendant visibles l’amour et la gloire du Christ toujours victorieux du mal.  
    L’auteur 
    Antonio Socci est un journaliste catholique italien, originaire de Sienne. Il travaille aujourd’hui pour la Rai (radiotélévision italienne) et dirige l’École supérieure de journalisme de Pérouse. Il a publié de nombreux ouvrages, dont I segreti di Karol Wojtyla (Les secrets de Karol Wojtyla, Rizzoli). Son ouvrage Il segreto di Padre Pio s’est vendu à 50 000 exemplaires en Italie.  
  • François, Stromae, même combat ?

    IMPRIMER

    Le père Manuel Grandin se risque au rapprochement des deux super-vedettes (sur jeunes-catho.fr) :

    Le chanteur Stromae, 29 ans, a triomphé aux 29èmes Victoires de la musique vendredi 14 février en emportant la Victoire de l’artiste masculin de l’année et celle de l’album de chansons pour Racine carré ainsi que celle du clip pour Formidable. Retour sur ce chanteur hors-pair avec le père Manuel Grandin s.j., directeur du Réseau jeunesse ignatien (RJI).

    stromae- 29ème victoires de la musique 2014 -

    Pourquoi Stromae fascine-t-il autant ?

    Le fait d’avoir son style à lui, très personnel, touche les gens. Il est inclassable et cultive sa différence tout en restant totalement lui-même, loin du formalisme imposé par le star system. Et sa musique bien sûr, aux multiples influences (électro, slam, rap) a beaucoup attiré par ses refrains faciles à retenir. On l’écoute à la fois pour ses paroles aux sujets graves, (le cancer, les violences conjugales, etc.) et à la fois pour danser. Rassembler ces deux critères est plutôt rare.

    Il est aimé pour son style et sa personnalité ou pour sa musique ?

    Les deux ! Une musique est toujours incarnée, c’est certain que le charisme de l’interprète joue énormément. Stromae a compris l’importance de la communication et y travaille. Si je peux oser la comparaison, comme le pape François, il a compris que le message ne suffit pas, encore faut-il l’incarner pour le transmettre. Stromae et le pape François, même combat (rires) ! D’ailleurs, les disciples à l’époque, ils n’ont pas suivi des idées, ils ont suivi Jésus, un être incarné.

    Lire la suite sur jeunes-catho.fr

  • Synode sur la famille : l’Eglise d’Allemagne tire la première

    IMPRIMER

    Sur le site web de « France Catholique, le P. Murray explique :

    La Troisième Assemblée Générale Extraordinaire du Synode des Évêques se tiendra à Rome du 5 au 18 octobre avec à l’ordre du jour : les défis de la pastorale pour la famille dans le contexte de l’évangélisation. Le Bureau du Synode au Vatican a établi un document préparatoire avec une série de questions relatives aux efforts de l’Église pour la promotion des doctrines et pratiques — et aux différents défis à relever.

    Le 3 février la Conférence Épiscopale Allemande a publié une synthèse des réponses proposées à ces questions par les vingt-sept diocèses d’Allemagne et vingt associations ou institutions catholiques notoires. (Dommage, nous n’en avons pas la liste, ce qui aurait pu alimenter le débat.) Conclusions guère agréables, ou, en fait, plutôt inquiétantes.

    Voici un échantillon des remarques émises dans cette synthèse. [J’ai ajouté mes commentaires entre crochets].

    Les déclarations de l’Église [N.B. déclarations, pas enseignements] sur les relations sexuelles avant le mariage, l’homosexualité, les divorcés remariés, le contrôle des naissances ne sont, paradoxalement, pratiquement pas acceptées, si ce n’est purement et simplement rejetées dans une grande majorité des cas. La plupart des baptisés ne sont pas au courant de l’expression "Loi naturelle". Ainsi, la Loi naturelle est à peine établie ou détaillée au sein de l’Église, et donc délibérément ignorée car historiquement dépassée et incompatible avec l’éthique moderne. En particulier, il y a une vive critique d’un étroit déterminisme biologique — s’appuyant sur un aspect de la "Loi Naturelle" ["guillemets" agressifs] car elle ne rend pas justice à la compréhension chrétienne de l’homme. Presque tous les couples souhaitant se marier à l’Église ont déjà vécu ensemble, souvent plusieurs années (estimation : entre 90 et 100%)... En vue de la nature définitive du lien du mariage [d’autres réponses laissent entendre que cette notion est largement repoussée en Allemagne], et, conscients qu’un mariage raté entraîne une profonde crise dans l’existence, nombreux sont ceux qui, en fait, trouvent que se marier avant d’avoir vécu ensemble est une preuve d’inconscience [vivre dans le péché serait un antidote à l’échec du mariage].

    Lire la suite sur le site de France Catholique : Mauvaises nouvelles d’Allemagne

    Le Père Murray est curé de la paroisse de la Sainte Famille à New-York. Il est docteur en droit canon.

    A quoi servent les questionnaires diffusés dans une opinion publique dont on connait par avance les réponses sur des matières qui ne relèvent nullement de sa compétence ? Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner.

    JPSC

  • Où va l’Eglise du pape François ?

    IMPRIMER

    Jean-Marie Guénois fait le point dans « Le Figaro » de ce jour :

    jpg_1350622.jpgGrande semaine au Vatican. Tous les cardinaux du monde convergent vers Rome à presque une année de l'élection du pape François. Il les a convoqués en une sorte d'assemblée générale. Commencent ainsi ce lundi dix jours de travail intensif et décisif pour la suite du pontificat. Au menu figurent les trois dossiers actuellement les plus chauds de l'Église catholique: réforme de la curie romaine, accueil des divorcés remariés et… finances du Saint-Siège. Avec ce point d'orgue, samedi 22 février: la création de 19 nouveaux cardinaux. C'est la première promotion sélectionnée par François. Il a nettement privilégié l'Amérique latine et l'Afrique. Mais cette première semaine romaine du sénat de l'Église depuis l'élection de François sera surtout l'occasion, hors réunions, dans les couloirs du Vatican et lors des dîners en ville, de commenter les premiers mois du pontificat. Le pape régnant a beau faire la chasse aux «bavardages», rien n'y fera… 

    Lire la suite sur le site du Figaro : Famille, curie, finances : le Pape entre dans le vif de la réforme

    JPSC

    Lire également : Neuf jours de feu en perspective

    et aussi : Des cardinaux, pour quoi faire ?

  • Le buzz du pape autour de la liturgie traditionnelle

    IMPRIMER

    Comme nous l'avons relaté ici   La liturgie traditionnelle : une mode ? les évêques de la République Tchèque ont fait leurs visites « ad limina » à Rome  et, à cette occasion, Mgr Jan Graubner, Archevêque d’Olomouc, a interrogé le pape François au sujet de la « forme extraordinaire » de la Messe.

    Dans une assez longue déclaration, ce dernier  a répondu que s'il comprenait les fidèles des anciennes générations qui souhaitent revenir à ce qu’ils avaient connu, il ne pouvait par contre pas comprendre les jeunes qui s’attachaient à cette forme :

     «  Lorsque je cherche en profondeur, je vois qu’il s’agit là d’une mode. Et s’il ne s’agit que d’une mode, il ne faut pas y porter davantage d’attention. Il est juste nécessaire de faire preuve de patience et de délicatesse avec ces personnes qui sont attachées à une certaine mode. Cependant, je considère qu’il est très important d’étudier les choses en profondeur ; car si nous ne le faisons pas, alors aucune liturgie, qu’elle soit dans cette forme ou dans une autre, ne pourra nous sauver ».

    La liturgie, une simple affaire de mode, vraiment ? sur son site « Pro Liturgia », Denis Crouan (lui-même cependant adepte de la nouvelle forme de la messe) rétorque :

    « Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, Mgr Bergoglio a dû recevoir la Lettre que Benoît XVI avait envoyée à tous les évêques pour leur expliquer le sens du motu proprio « Summorum pontificum ». Or dans cette Lettre se trouve un passage qui explique pourquoi des fidèles de tous âges se sont tournés vers la liturgie ancienne qu’on appelle « forme extraordinaire » du rite romain : « Cela s’est produit - écrit Benoît XVI - avant tout parce qu’en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel ; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité ; cette créativité a souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise »

    Ref.http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/actu.html

    Lire la suite