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International - Page 211

  • Chine : un trafic d'organes "halal" ?

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    CHINE : TRAFIC D'ORGANES "HALAL"

    23 juin 2020

    « Le commerce des organes des prisonniers ouïghours » enfermés dans des camps en Chine fait régulièrement l’objet d’annonces. Cette minorité ethnique, de confession musulmane, est victime de nombreuses discriminations. Les hôpitaux chinois vendraient à de riches patients du Golfe en attente de greffe, les organes prélevés de force sur ces prisonniers. Présentés comme « hallal », puisque les Ouïghours ne consomment ni porc ni alcool, ils seraient vendus à un prix pouvant monter jusqu’à un demi-million de dollars.

    Des rescapés de ces camps de détention témoignent avoir été régulièrement soumis à examens médicaux dont des prélèvements sanguins et des échographies d’organes. Selon le reporter « quelque 25 000 Ouïghours de 25 à 35 ans seraient tués chaque année pour leurs organes ». Pour éviter que les preuves de ce trafic subsistent, les autorités feraient disparaître les cadavres en les brûlant dans des crematoriums sous haute surveillance.

    Plusieurs arguments semblent accréditer ces affirmations. A commencer par les délais d’attente en Chine pour obtenir un greffe qui sont en moyenne de 12 jours, contre 3,6 ans aux États-Unis alors que « le fichier chinois des donneurs d’organes ne compte qu’environ 373 000 personnes, contre 145 millions aux États-Unis ». Par ailleurs, en Chine « certains patients greffés peuvent même connaître la date exacte de la transplantation, comme si la date de décès du donneur était connue à l’avance… »

    Pour aller plus loin :

    Sources: Vice, Justine Reix (19/06/2020) - Valeurs Actuelles (20/06/2020)
  • Un militant des Black Lives Matter appelle à la destruction des images et statues de Jésus et Marie représentés comme des "blancs"

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    De Calvin Freiburger sur LifeSiteNews :

    Un militant de Black Lives Matter appelle à la destruction des images et des statues de Jésus et Marie "blancs"

    L'activiste de Black Lives Matter a déclaré que les statues, les peintures murales et les vitraux représentant Jésus et Notre-Dame comme des "blancs" devraient être retirés car ils sont des formes de "suprématie blanche".

    23 juin 2020

    Alors que les protestations contre le prétendu "racisme systémique" continuent de se répandre aux États-Unis et se sont étendues au déboulonnage des statues de personnages historiques américains, les militants de gauche tournent maintenant leur attention vers les prétendues implications raciales de l'imagerie religieuse et appellent à la destruction des images et des statues d'un Jésus "blanc" et de Marie sa mère.

    Shaun King, une des principales voix du mouvement Black Lives Matter (BLM), plus connu pour avoir déclaré être à moitié noir bien que les deux parents sur son certificat de naissance soient inscrits comme étant blancs, a déclaré lundi que les statues, les peintures murales et les vitraux représentant Jésus comme étant blanc devraient être enlevés parce qu'ils sont "des formes de suprématie blanche", censés être des "outils d'oppression" et de "propagande raciste" : Oui, je pense que les statues de l'Européen blanc qu'ils prétendent être Jésus devraient également disparaître. Elles constituent une forme de suprématie blanche. Elles l'ont toujours été. Dans la Bible, quand la famille de Jésus voulait se cacher et se fondre dans la masse, devinez où ils sont allés ? En ÉGYPTE ! Pas au Danemark. Démolissez-les. Toutes les peintures murales et les vitraux représentant Jésus blanc, et sa mère européenne, et de leurs amis blancs devraient également disparaître. Ils sont une forme grossière de suprématie blanche. Créés comme des outils d'oppression. C'est de la propagande raciste. Ils devraient tous descendre."

    La couleur de la peau et les caractéristiques physiques exactes du Christ font l'objet - au-delà de l'hypothèse de bon sens selon laquelle elles correspondraient à la population du Moyen-Orient dans laquelle il est né - de fréquents débats entre les historiens et les biblistes, ainsi qu'avec des militants comme King qui tirent une signification raciale ou politique de la façon dont il est représenté.

    Cependant, tout au long de l'histoire, Jésus a généralement été représenté en accord avec la race majoritaire de la culture qui a produit une œuvre d'art donnée, et pas entièrement pour des raisons de préjugés culturels. Le fédéraliste Jonah Gottschalk note que "lorsque le christianisme s'est répandu en Europe, en Afrique et en Asie, les églises indépendantes ont créé des images de Jésus dont l'apparence et la tenue étaient familières aux membres de la communauté. Cela inclut 1500 ans de représentations éthiopiennes d'un Jésus noir".

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  • Le calvaire oublié d'une Syrie abandonnée par la communauté internationale

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    De Delphine Allaire sur Vatican News :

    En Syrie, le sentiment d’abandon éprouvé par la population

    En guerre depuis bientôt dix ans, avec un tiers de la population réfugiée, un autre tiers déplacée à l’intérieur, la Syrie encaisse un énorme de taux de paupérisation, avoisinant les 80%, une dévaluation de sa monnaie, sans compter l’embargo américain que la population subit de plein fouet. Au sortir du confinement lié à la pandémie de coronavirus, Vincent Gelot, chargé de projets pour la Syrie à l'Œuvre d'Orient, évoque «les attentes et illusions perdues» de la population.

    Le seuil de pauvreté a largement été dépassé en Syrie, une grande partie de la population est soit «réfugiée», soit «déplacée interne». Les infrastructures du secteur public sont détruites, le chômage est énorme, il y a une mobilisation générale donc très peu d’hommes dans la société civile. Par ailleurs, le pays est sous blocus et restrictions. Le Liban, par où transitaient donc les personnes et l’argent, s’est effondré économiquement, fragilisant davantage les Syriens.

    Selon Vincent Gelot, chargé de projets pour la Syrie à l’Œuvre d’Orient, le confinement a donc finalement été presque «moins difficile» que tout ce qu’il s’est passé auparavant dans le pays. Il décrypte ces réalités quotidiennes éprouvées par la population.

    Entretien avec Vincent Gelot, responsable de l'Œuvre d'Orient pour la Syrie et le Liban

    Vincent Gelot: Deux éléments fragilisent davantage la situation: bien sûr la Covid-19 et le couvre-feu qu’elle a entraîné en Syrie, et le plan César qui renforce les restrictions sur la Syrie par les États-Unis, et vient encore plus mettre à genoux la population civile, première à en souffrir. 

    Par ailleurs, la Syrie étant sous blocus et sous restrictions, le Liban représentait l’une de ses bouffées d’air. Par-là transitaient les personnes, l’économie, l’argent. Or, depuis le gel des banques libanaises en octobre dernier, ce canal a été interrompu, ce qui a énormément fragilisé les Syriens.

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  • Deux ans après la conclusion de l’accord avec la Chine communiste, le bilan est désastreux pour le Saint-Siège

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    Ce qui a changé en deux ans parmi les évêques chinois.  L’échec de l’accord de 2018

    Le 22 septembre prochain, deux années après sa signature, l’accord secret signé en 2018 entre le Saint-Siège et la Chine sur la nomination des évêques « arrivera à échéance ».  C’est l’archevêque et diplomate Claudio Maria Celli, l’artisan de longue date des contacts entre les deux parties, qui l’a annoncé le 7 juin dernier.

    Et il a ajouté :

    « Je pense que nous devrons probablement le reconfirmer pour un ou deux ans mais le Saint-Siège n’a pas encore pris à ce sujet de décision à communiquer ensuite aux autorités chinoises ».

    Mgr Celli a reconnu que l’accord « n’est pas un chemin facile » étant donné qu’il y a des « obstacles qui demeurent » et « des situations qui nous laissent plus que dubitatifs, je dirais même inquiets ».

    En effet, pratiquement deux ans après la conclusion de l’accord, le bilan est désastreux pour le Saint-Siège.

    *

    Sans compter Hong Kong et Macao qui ont un statut à part, les diocèses et les préfectures apostoliques en Chine sont au nombre de 135.  Par elles, au moment de la signature de l’accord, seules 72 étaient dirigées par un évêque, soit un peu plus de la moitié.

    Aujourd’hui, celles qui ont un évêque à leur tête sont toujours au nombre de 72.  C’est-à-dire avec pratiquement autant de diocèses qui continuent à être vacants, malgré que l’un des objectifs du Saint-Siège avec la signature de cet accord était justement celui de combler ces vides.

    Les deux seules nouvelles ordinations épiscopales ayant eu lieu après le 28 septembre 2018 – celles d’Antoine Yao Shun, ordinaire du diocèse de Jining, et de Etienne Yu Hongwei, coadjuteur du diocèse de Hanzhong – remontent toutes deux à avril 2019 et avaient été décidées avant la signature de l’accord.

    Mais il est instructif d’analyser plus en détail les changements intervenus ces deux dernières années.

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  • Chine : églises fermées, prêtres pourchassés... la persécution des églises catholiques rebelles s'intensifie

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    De ZHAO MINGZHE sur le site Bitter Winter :

    La persécution des églises catholiques rebelles s'intensifie

    20/06/2020

    Pression sur les objecteurs de conscience catholiques pour qu'ils rejoignent l'Église patriotique. Pendant ce temps, les églises sont fermées, les prêtres expulsés et les communautés intimidées.
    par Zhao Mingzhe

    Deux ans après la signature de l'accord entre le Saint-Siège et la Chine en 2018, la persécution des fidèles qui ne souhaitent pas adhérer à l'Association patriotique catholique chinoise (APCC) se poursuit sans relâche. Ignorant les directives du Vatican de 2019, qui permettent aux prêtres et aux évêques de ce qui était connu comme l'Eglise catholique clandestine de ne pas rejoindre l'APCC pour des raisons de conscience, le PCC persiste dans une tentative de forcer tous les catholiques sous son contrôle.

    En novembre, une église catholique non enregistrée dans le diocèse de Mindong, dans le sud-est de la province du Fujian, a été fermée parce que son prêtre refusait de rejoindre l'APCC. Depuis lors, la communauté continue de se réunir en secret dans une cabane construite aux frais des fidèles avec des tôles. Un croyant a rapporté à Bitter Winter que le 24 janvier, des agents du gouvernement ont fait une descente dans l'église de fortune alors que les croyants chantaient des hymnes et priaient, menaçant de démolir la structure si la communauté se rassemblait à nouveau.

    Les fidèles ont expliqué que l'année dernière, suite à la fermeture de l'église, le prêtre a été forcé de quitter la ville et de se cacher. Cependant, pendant l'épidémie de coronavirus, la police a continué à le rechercher, offrant des récompenses aux habitants pour qu'ils le signalent. Les fonctionnaires ont également menacé d'impliquer les familles des personnes prises en train de protéger le prêtre.

    Les fidèles pensent que le gouvernement a voulu utiliser l'influence du prêtre pour "rassembler la communauté comme un troupeau de moutons à remettre à l'APCC" et ensuite se débarrasser de lui. L'homme a ajouté : "Ce sont les trucs habituels du parti communiste. Ils attaquent et accusent les prêtres de divers crimes, affirmant qu'ils ont désobéi à l'État en refusant de respecter les lois et les règlements. Les prêtres qui ne souhaitent pas rejoindre l'APCC savent qu'ils seront sûrement persécutés. Je suis dégoûté par le comportement du gouvernement. Ils ont installé des caméras de surveillance à l'intérieur et à l'extérieur des églises gérées par le gouvernement. Seuls les prêtres agréés par l'État peuvent célébrer la messe, tandis que les prêtres non autorisés ne peuvent même pas entrer dans l'église.

    Les fidèles ont poursuivi : "Si nous rejoignons l'APCC, nous serons sous le contrôle du gouvernement et les prêtres, dans leurs homélies, devront parler des politiques, des lois et des règlements nationaux. La nature de notre foi sera complètement bouleversée. Il n'y a jamais eu d'accord entre le gouvernement et la religion. Le régime vise à nous faire croire au parti et nous interdit d'avoir foi en Dieu.

    Selon un document intitulé Déclaration de responsabilité sur les objectifs du travail religieux pour 2019, publié par l'administration d'une localité du Fujian, les autorités sont tenues d'intensifier constamment leurs efforts pour contrôler et réprimer l'Église catholique non enregistrée. Non seulement les activités religieuses doivent être restreintes et interdites, mais chaque religieux doit être "transformé par l'instruction" donnée par un personnel approprié.

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  • Covid-19 : un moine témoigne

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    Los Caïdos 143604517--624x415.jpg

    De la solitude du monastère et de sa vie contemplative, le P. Santiago Cantera, prieur de la célèbre Abbaye bénédictine espagnole de la Vallée de « Los Caídos » analyse avec une vision de foi ce qu’a été jusqu’à présent la pandémie et les conséquences qu’elle peut avoir dans l’avenir.

    Interview  par Javier Navascués  publiée sur le portail espagnol Infocatolica et en traduction par Carlota le 17 juin sur le site web « Benoît et moi » :

    Question: La pandémie a aussi touché votre communauté, – plusieurs frères malades, l’un d’entre eux s’est trouvé dans un état grave. Nous avons prié pour lui.

    Réponse: Merci beaucoup pour vos prières. Indubitablement, nous sommes presque tous passés par la maladie, avec à l’origine un moine qui a été contaminé dans un hôpital et qui a ramené le virus au monastère. Grâce à Dieu, nous nous en sommes sortis et nous avons gardé des anticorps, mais il y a eu un autre moine qui s’est trouvé dans un état très grave et heureusement, il va beaucoup mieux et le pronostic est bon.

    Cela a été une expérience dure pour tous mais en même temps enrichissante en de nombreux aspects : l’isolement, dans la cellule, pour ceux qui ont dû le garder durant plusieurs semaines, nous a aidé à vivre pendant un temps comme des moins « reclus » ou des ermites, et cela a permis aux moines qui ont soigné les autres de s’orienter d’une manière exemplaire vers l’exercice de la charité fraternelle.  Cela nous a permis d’expérimenter la faiblesse de la condition humaine face à une épidémie et nous l’avons accueillie comme une épreuve dans laquelle nous nous sommes fortifiés spirituellement, en la vivant comme une preuve de l’amour de Dieu au milieu de la souffrance.

    Un moine de la clôture n’est pas affecté par le confinement mais il l’est par la douleur de l’humanité

    C’est cela, effectivement. L’expérience du confinement est très monastique car le moine cherche la retraite pour la rencontre avec Dieu. Mais comme disait un auteur de l’Antiquité Évagre le Pontique (vers 346-399) : « Un moine est celui qui, à l’écart de tous, est uni à tous ». Le moine, dans sa relation intime avec Dieu, amène devant Lui, au moyen de ses prières et de ses sacrifices, les besoins et les souffrances de toute l’humanité, il demande pardon pour ses péchés et il lui demande de déverser son amour sur tous les hommes, tant sur ceux qui l’aiment que sur ceux qui ne l’aiment pas. Nous pouvons dire que le coronavirus nous a fait mal aussi à nous les moines, non seulement quand nous en avons souffert au niveau personnel et communautaire, mais aussi avant et après la maladie, parce que nous souhaitons le bien des autres. À ce moment-là nous avons fait des demandes spéciales pour la fin de la pandémie durant la Sainte Messe et au cours de la prière, nous avons ajouté la récitation communautaire du Saint Rosaire avec cette intention particulière et nous avons essayé d’aider et d’offrir nos services dès que nous en avons eu la possibilité aux institutions qui pouvaient en avoir besoin. 

    Lire la suite sur le site "Benoît et moi"

  • L'appel de François Fillon à une mobilisation internationale immédiate en faveur des chrétiens d'Orient

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Chrétiens d’Orient : François Fillon appelle à « une mobilisation internationale immédiate »

    18 juin 2020

    L’ancien premier Ministre François Fillon appelle dans une vidéo publiée ce jeudi 18 juin à une mobilisation internationale rapide au Moyen et Proche-Orient, particulièrement fragilisés par la crise du Covid-19. Alors que la situation continue de se dégrader, celle « des chrétiens se fragilise de plus en plus » prévient-il.

    C’est un cri d’alarme autant qu’un cri du cœur. « Je ne ménagerai pas mes efforts en France, en Europe et au Moyen-Orient pour contribuer au débat public et participer à la prise de conscience des enjeux du maintien des chrétiens chez eux », a assuré François Fillon, ancien premier Ministre et candidat à l’élection présidentielle de 2017, dans une vidéo diffusée par son association « Agir pour la Paix avec les Chrétiens d’Orient ».

    Agir pour la Paix avec les Chrétiens d'Orient@AgirEnOrient
    Vidéo intégrée
    Dans son intervention de près de sept minutes, il dresse un bilan inquiétant de la situation de plusieurs pays du Proche et Moyen-Orient et alerte sur celle, « de plus en plus fragilisée », des chrétiens. Au Liban, « le chômage frappe 40% de la population, plus de la moitié des Libanais vont tomber sous le seuil de pauvreté » et un début de famine « frappe toutes les communautés », a-t-il assuré. « Dans ce contexte, « la situation des chrétiens se fragilise de plus en plus et 80% des écoles chrétiennes risquent de fermer faute de ressources ». La disparition de ces écoles qui constituent l’une des forces du Liban pourrait entrainer une immigration massive des jeunes Libanais et menacer existence même de la communauté chrétienne.

    Plus largement, rappelant la « situation chaotique en Irak et en Syrie qui reste un champ de bataille entre puissances régionales », François Fillon déclare joindre sa voix « à celle de l’œuvre d’Orient et des ONG engagées au Moyen-Orient pour lancer un cri d’alarme et appeler à une mobilisation internationale immédiate pour assurer la protection des chrétiens d’Orient et avec eux toutes les minorités prises en otage dans les conflits de la région ».

    Mis à part son intervention dans l’émission politique de France 2 « Vous avez la parole » en janvier dernier, quelques semaines avant l’ouverture de son procès sur des emplois fictifs présumés, François Fillon ne s’exprime jamais publiquement. La seule exception concerne l’association Agir pour la Paix avec les Chrétiens d’Orient qu’il a créée quelques mois après son échec à l’élection présidentielle de 2017.

  • La Commission européenne met fin au mandat de l'envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l'Union européenne

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    De l'Observatory on Intolerance against Christians :

    LA LIBERTÉ RELIGIEUSE EST CONTESTÉE DANS LE MONDE, MAIS LA COMMISSION EUROPÉENNE MET FIN AU MANDAT SPÉCIAL DE L'ENVOI DE LA FoRB

    Ján Figeľ, envoyé spécial de l'UE pour la liberté de religion ou de conviction

    La Commission européenne a annoncé qu'elle mettait fin au mandat de l'envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l'Union européenne. Dans le même temps, cependant, dans une lettre aux experts internationaux sur la liberté de religion, la Commission a convenu que "avec d'autres droits fondamentaux, la liberté de religion ou de conviction est contestée dans le monde entier".

    "La décision de la Commission européenne de mettre fin au mandat de l'envoyé spécial intervient à un moment où le droit de pratiquer sa religion, de changer de religion ou de ne pas en pratiquer du tout est mis en péril dans de nombreux endroits du monde. L'envoyé spécial a joué un rôle incommensurable en mettant en lumière les violations des droits de l'homme et en facilitant le dialogue dans les pays où la persécution religieuse est la plus grave", a déclaré Ellen Fantini, directrice exécutive de l'Observatoire sur l'intolérance et la discrimination à l'égard des chrétiens en Europe.

    Bien que la Commission ait déclaré avoir "identifié [la liberté de religion ou de conviction] comme une priorité", elle n'a pas précisé comment elle entend continuer à donner la priorité à la protection de ces libertés en dehors de l'UE.

    En mai, l'intergroupe européen sur la liberté de religion ou de conviction et la tolérance religieuse a vivement encouragé la Commission européenne à poursuivre le mandat de l'envoyé spécial de l'UE pour la liberté religieuse. "Puisqu'il est évident que, malgré des développements encourageants, il reste de nombreux défis à relever dans le domaine de la liberté de religion ou de conviction et de la tolérance religieuse... Nous avons besoin de plus de liberté religieuse dans le monde entier, et nous devons soutenir les évolutions encourageantes. Nous demandons donc à [la Commission] de renouveler le mandat de l'envoyé spécial de l'UE dès que possible".

    L'envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l'UE a été mis en place en 2016 afin de défendre la liberté de religion ou de conviction au nom de l'UE dans le monde entier. Depuis lors, l'homme politique slovaque et ancien commissaire européen Ján Figeľ a joué le rôle de représentant de l'UE dans son engagement en faveur de la liberté religieuse en tant que droit de l'homme.

    Dans une affaire suivie dans le monde entier, l'envoyé spécial a joué un rôle décisif en aidant Asia Bibi à quitter le Pakistan en toute sécurité après qu'elle ait été acquittée des accusations de blasphème.

    "Je veux remercier un ange, une personne qui m'a aidé depuis mon emprisonnement jusqu'à aujourd'hui : cette personne est Jan Figel, l'envoyé spécial de l'UE pour la liberté religieuse", déclare Asia Bibi, la chrétienne pakistanaise qui a passé huit ans dans le couloir de la mort après avoir été accusée de blasphème, dans son premier message en direct de son exil au Canada. "Je lui suis vraiment reconnaissante et reconnaissante et je souhaite que Dieu puisse fournir plus de personnes comme lui", a-t-elle poursuivi.

    L'intergroupe du Parlement européen sur la liberté de religion ou de conviction et la tolérance religieuse, les envoyés spéciaux nationaux, les universitaires et la société civile ont exprimé leur soutien à la poursuite du mandat de l'envoyé spécial.

    Pour en savoir plus, cliquez ici, ici et ici.

  • Quand la Cour Suprême des Etats-Unis redéfinit le sens du terme "sexe"

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    Du National Catholic Register :

    USCCB : la Cour suprême a "redéfini" le sens du terme "sexe"

    Les critiques de la décision de la Cour ont fait valoir qu'en plus de renforcer l'idéologie transgenre, elles pourraient porter atteinte à la liberté de religion des employeurs et des propriétaires d'entreprises religieuses.

    Agence de presse catholique

    WASHINGTON, D.C. - Le président de la conférence des évêques américains a déploré lundi la décision de la Cour suprême des États-Unis dans une affaire qui a examiné si la loi fédérale sur les droits civils considère que l'identité sexuelle et l'identité de genre sont couvertes par les lois interdisant la discrimination fondée sur le sexe en matière d'emploi.

    Je suis profondément préoccupé par le fait que la Cour suprême des États-Unis a effectivement redéfini la signification juridique du terme "sexe" dans la législation nationale sur les droits civils. C'est une injustice qui aura des conséquences dans de nombreux domaines de la vie", a déclaré l'archevêque José Gomez dans une déclaration du 15 juin.

    La Cour suprême a décidé le 15 juin que les employeurs ne peuvent pas licencier des travailleurs en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité sexuelle autodéterminée, même si des juges dissidents ont estimé que la Cour légiférait depuis le banc. ("legislate from the bench")

    La décision a examiné un trio d'affaires de discrimination devant la Cour, dont deux concernaient des employés qui ont déclaré avoir été licenciés en raison de leur orientation sexuelle dans l'affaire Bostock c. Clayton County et Altitude Express, Inc. c. Zarda.

    Une troisième affaire, Harris Funeral Homes, Inc. v. EEOC, concernait un homme qui avait perdu son emploi dans un salon funéraire du Michigan après avoir subi une opération de transition de sexe et était retourné au travail habillé en femme ; le salon funéraire avait des politiques de code vestimentaire spécifiques au sexe des employés.

    La question qui se pose est de savoir si les protections contre la discrimination sexuelle prévues au titre VII de la loi sur les droits civils s'appliquent également à la discrimination fondée sur l'orientation et l'identité sexuelles.

    Lundi, la majorité de la Cour a décidé que "l'employeur qui licencie un individu simplement parce qu'il est gay ou transsexuel viole le titre VII.

    En novembre, la conférence des évêques américains avait demandé à la Cour de ne pas étendre les protections du titre VII à l'orientation et à l'identité sexuelles, car cela "redéfinirait un élément fondamental de l'humanité".

    "Les mots comptent", selon la déclaration des principaux évêques américains. "'Le sexe' ne doit pas être redéfini pour inclure les inclinations ou les comportements sexuels, ni pour promulguer l'idée que l'identité sexuelle est uniquement une construction sociale plutôt qu'un fait naturel ou biologique.

    L'archevêque Gomez s'est fait l'écho de ce sentiment lundi.

    "En effaçant les belles différences et la complémentarité des relations entre l'homme et la femme, nous ignorons la gloire de la création de Dieu et nuisons à la famille humaine, premier élément constitutif de la société. Notre sexe, que nous soyons homme ou femme, fait partie du plan de Dieu pour la création et pour notre vie. Comme le pape François l'a enseigné avec tant de sensibilité, pour vivre dans la vérité avec les dons que Dieu a prévus dans notre vie, il faut que nous recevions notre identité corporelle et sexuelle avec gratitude de notre Créateur. Personne ne peut trouver le vrai bonheur en poursuivant un chemin qui est contraire au plan de Dieu", a déclaré l'archevêque.

    "Toute personne humaine est faite à l'image et à la ressemblance de Dieu et, sans exception, doit être traitée avec dignité, compassion et respect. Protéger nos voisins d'une discrimination injuste ne nécessite pas de redéfinir la nature humaine".

    Les critiques de la décision de la Cour ont fait valoir qu'en plus de renforcer l'idéologie transgenre, ils pourraient porter atteinte à la liberté de religion des employeurs et des propriétaires d'entreprises religieuses.

    Le juge Neil Gorsuch, s'exprimant au nom de la majorité de la Cour, a reconnu les préoccupations des employeurs en matière de liberté religieuse dans la décision de la Cour. Les organisations religieuses et les employeurs bénéficient de certaines protections contre les poursuites pour discrimination en vertu du premier amendement et de la loi sur le rétablissement de la liberté religieuse (RFRA), selon sa décision.

    Toutefois, la question de la liberté de religion serait une question à examiner à l'avenir puisque "aucun des employeurs devant nous aujourd'hui ne représente devant cette Cour que le respect du titre VII portera atteinte de quelque manière que ce soit à leurs propres libertés religieuses", a écrit M. Gorsuch.

  • A Kinshasa, le débat sur les statues coloniales ne passionne pas les foules

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    Sur les hauteurs de Kinshasa, dans un écrin de verdure et de paix, une statue du défunt roi des Belges Léopold II surplombe le fleuve Congo, loin de la la vague de destruction des symboles coloniaux en Occident, qui laisse les Congolais de marbre. Le monument à la mémoire du monarque belge, qui a fait du Congo sa propriété personnelle entre 1885 et 1908 – date de son transfert à la Belgique -, trône à côté de celui de son successeur, Albert Ier, et du fondateur de Léopoldville (actuelle Kinshasa), l’explorateur britannique Henry Morton Stanley. Lu sur le site de « La Libre Afrique » :

    « Les figures de ce trio de l’histoire coloniale se trouvent à l’abri de l’agitation urbaine derrière les hautes grilles du parc présidentiel du Mont-Ngaliema, belvédère naturel avec vue panoramique sur le fleuve entre « Kin » et Brazzaville, capitale de l’actuel Congo.

    Ouvert au public, sous bonne garde des militaires, le parc abrite aussi un Musée national ethnographique et les stèles à l’abandon d’un cimetière des « pionniers bâtisseurs du Congo belge ».

    Le musée est fermé pour cause de coronavirus. Ses quelques agents présents ce mercredi ont à peine entendu parler des manifestations contre les effigies de Léopold II en Belgique.

    Une statue a ainsi été retirée à Anvers mardi et une autre été déboulonnée par des activistes dans la nuit de jeudi à vendredi square du Souverain, dans la commune bruxelloise d’Audhergem. D’autres statues ou bustes de l’ex-souverain ont été vandalisées dans plusieurs villes belges.

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  • Déboulonnages en série, de Léopold II à Christophe Colomb en passant par Winston Churchill et les autres: jeu de rôle pour un psychodrame identitaire ?

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    À l’occasion des manifestations en hommage à  l’Afro-américain George Floyd, plusieurs statues ont été déboulonnées ou vandalisées. La sociologue Isabelle Barbéris (*) y voit "l’expression psychodramatique de la culpabilité devenue folle", au détriment de la complexité des événements historiques. Une interview réalisée par Marine Carballet et publiée sur le site web « Figarovox » :

    FIGAROVOX.- Des vidéos de manifestants déboulonnant ou taguant des statues un peu partout dans le monde fleurissent sur les réseaux sociaux...

    Isabelle Barbéris.- Vandalisme et déboulonnage font forcément polémique et sont des épisodes classiques des périodes de guerre (le régime de Vichy a fondu plus de 1000 statues pour en récupérer le métal) ainsi que des changements de régime. Les gestes destructeurs sont ceux qui soulèvent le plus d’émotion mais il faut les appréhender dans un contexte plus large de recomposition des imaginaires: ces statues dont on oublie le nom, que bien souvent l’on ne voit plus et dont certaines sont à l’abandon, peuvent aussi se recharger de sens politique: l’on a vu de nombreuses statues, de gloires locales ou de Jeanne d’Arc, revêtir un gilet jaune.

    Les statues nous rappellent le caractère fragile de l’unité nationale.

    Il existe aussi un vandalisme permanent, comme celui qui s’en prend aux effigies de Du Guesclin, cible régulière des autonomistes bretons. Les statues nous rappellent le caractère fragile de l’unité nationale. Contrairement à ce qu’elles pourraient laisser penser, l’histoire n’est pas inscrite dans le marbre et la victoire de la République sur les anti-Lumières n’est jamais acquise.

    On veut effacer du domaine public la représentation des hommes à la gloire de qui les statues ont été érigées. Mais est-ce que ces revendications ne dépassent-elles pas la statuaire?

    Les manifestations actuelles expriment une polarisation religieuse et identitaire du vandalisme. La globalisation a entrainé de nouveaux phénomènes d’iconoclasme: la destruction des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan précéda de peu le 11 Septembre. L’affaire de la statue du Général sécessionniste Lee à Charlottesville en 2017 avait déjà mis en lumière un contexte nord-américain très tendu opposant le mouvement Black Lives Matter à des suprémacistes blancs trumpistes. Récemment dans l’Hérault, des militants d’Objectif France se sont enquis de «redresser» la croix du Pic Saint Loup dessoudée par un groupuscule se présentant comme laïque. Tous ces exemples sont des symptômes variés du nouvel âge identitaire. Dans le cas du déboulonnage des statues de Victor Schœlcher, l’expression identitaire s’est substituée au débat mémoriel, en réduisant l’histoire de l’abolition à la couleur de peau et en imposant une conception dévoyée, indigéniste, de l’antiracisme. Cette conception avilie refuse d’envisager l’antiracisme comme un processus historique, et cherche à alimenter les tensions ethniques en absolutisant la dimension forcément imparfaite des épisodes passés de l’émancipation des peuples.

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  • Les luttes anti-raciales : une nouvelle forme de la lutte des classes ?

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    LES LUTTES ANTI-RACIALES, UNE NOUVELLE FORME DE LA LUTTE DES CLASSES ?