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International - Page 213

  • Irak : en une génération, la population chrétienne d'Irak a diminué de plus de 90%

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    D' sur le site du Figaro :

    26/11/2019

    La population chrétienne d’Irak a diminué de plus de 90% en une génération

    Si les persécutions contre les chrétiens du Moyen-Orient sont en net recul, leur exode prend un tour irréversible en Irak et en Syrie, alerte un rapport de l’AED publié mardi sur les chrétiens opprimés pour leur foi.

    La mort du père Hovsep Bedoyan, prêtre arménien catholique assassiné avec son père le 11 novembre dernier sur la route de Deir ez-Zor, l’a brutalement rappelé: la situation reste extrêmement fragile pour les chrétiens de Syrie, alors que les cellules dormantes de Daech sont encore en capacité de nuire. Le contexte s’est pourtant sensiblement amélioré ces dernières années pour les minorités religieuses sur les territoires de l’ex-califat autoproclamé, comme le démontre le rapport de l’Aide à l’Église en détresse (AED) publié mardi. Entre juin 2017 et juin 2019, période couverte par ce document sur les chrétiens opprimés pour leur foi, «la violence islamiste a fortement baissé en Irak et en Syrie».

    Mais cette amélioration conjoncturelle pèse peu face à la tendance lourde à l’œuvre dans ces pays: l’exode des populations chrétiennes a atteint un seuil critique, voire irréversible. À l’été 2019, ils étaient «bien en dessous des 150.000» en Irak, peut-être même «en dessous des 120.000», contre 1,5 million avant l’intervention américaine de 2003. «En l’espace d’une génération, la population chrétienne d’Irak a diminué de plus de 90%», note le rapport. Même phénomène en Syrie: mi-2017, les chrétiens étaient estimés à moins de 500.000, contre 1,5 million avant le début du conflit en 2011. Pour décrire cet exode massif qui a atteint son apogée entre 2017 et 2018, l’AED n’hésite pas à utiliser le terme de «génocide».

    L’Égypte, qui compte 10 millions de chrétiens essentiellement coptes, fait preuve d’une meilleure capacité de résilience.

    La violence, et notamment la violence islamiste, est en mouvement ; elle se déplace du Moyen-Orient vers l’Afrique et l’Asie.

    Malgré des attaques djihadistes extrêmement violentes - en novembre 2018, une embuscade contre trois bus de pèlerins chrétiens a fait sept morts et 19 blessés —, la fréquence de ces attentats est en baisse notable.

    Pression islamiste et nationaliste

    En réalité, ce sont les chrétiens d’Afrique et d’Asie qui sont particulièrement visés par les persécutions. «La violence, et notamment la violence islamiste, est en mouvement ; elle se déplace du Moyen-Orient vers l’Afrique et l’Asie», explique le nouveau directeur France de l’AED, Benoît de Blanpré. Passé par plusieurs associations - les Enfants du Mékong, les Apprentis d’Auteuil et le centre Port-Royal -, le successeur de Marc Fromager connaît bien l’Asie du Sud-Est où il a vécu plus de 10 ans ; et c’est précisément dans cette région que «la situation s’est le plus dégradée», note-t-il. Les chrétiens sont confrontés à la violence islamiste, mais aussi au nationalisme agressif de certains États ou au régime totalitaire de la Corée du Nord, détaille Benoît de Blanpré.

    Le rapport s’attarde sur les Philippines, où se conjuguent la menace islamiste et l’autoritarisme de son président Rodrigo Duterte. En janvier 2019, vingt personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un double attentat revendiqué par l’État islamique contre la cathédrale Notre-Dame du Mont Carmel à Jolo, dans le sud du pays. Un mois plus tôt, le 5 décembre, le président philippin appelait à «tuer les évêques», «ce ramassis d’imbéciles qui ne sert à rien». Le nationalisme agressif touche aussi le Pakistan, où le cas d’Asia Bibi a soulevé une vague d’indignation internationale, et l’Inde, déstabilisée par les nationalistes hindous. Dans ce dernier pays, plus de mille attaques contre les chrétiens ont été recensées entre début 2017 et fin mars 2019, et plus de 100 églises ont dû fermer leurs portes en 2018 selon l’AED. «Les militants de l’hindutva ont accusé les chrétiens d’acte de prosélytisme en violation des lois anti-conversion, en vigueur dans six États», note le rapport.

    https://www.aed-france.org/wp-content/uploads/2019/11/Rapport-Persecutes-et-oublies-version-finale-BD.pdf

  • Inde : la hausse du nombre d'actes de violence commis envers des chrétiens se confirme

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Confirmation de la tendance à la hausse du nombre d’actes de violence commis envers les chrétiens

    25 novembre 2019  
     

    New Delhi (Agence Fides) – Du 1er janvier au 31 octobre 2019, les épisodes de violence à l’encontre de chrétiens indiens signalés sur le numéro vert gratuit mis en place par l’United Christian Forum (UCF) et par l’Alliance for Defending Freedom (ADF), organisations engagées dans la défense de la vie et des droits des communautés chrétiennes en Inde. Ainsi que cela a été communiqué à l’Agence Fides, des 275 cas de violence dénoncés au numéro vert, 192 ont consisté en intimidations et menaces de la part d’une foule de militants. En moyenne, il s’agit de 27 incidents par mois contre 20 en 2018. Selon les données reçues par Fides, 145 femmes et 106 enfants ont été blessés dans des cas de violence de masse.

    Parmi les épisodes les plus récents, enregistrés en octobre, le 24 de ce mois, dans un village de l’Etat de l’Orissa, un groupe de militants a fait irruption dans les maisons de neuf familles chrétiennes, brulant des exemplaires de la Bible et d’autres livres chrétiens devant la statue d’une divinité hindoue.
    Au Gujarat, le 22 octobre, une foule de 35 à 40 personnes a interrompu une réunion de prière pacifique à Fatehpur Tehsil, soulevant de fausses accusations de conversion religieuse, agressant et blessant grièvement le pasteur protestant qui conduisait la liturgie. Le 20 octobre, un groupe de 4-5 extrémistes a menacé et demandé de fermer un temple chrétien à Coimbatore, dans l’Etat du Tamil Nadu.

    Le 18 octobre de cette année, une foule de membres du Bajrang Dal, forum de groupes extrémistes hindous, a interrompu une Messe et profanée le Très Saint Sacrement, des Bibles et autres articles religieux à Nehru Nagar au Madhya Pradesh.

    Une plainte déposée le 13 octobre à l’ADF indique que les familles chrétiennes résidant à Raghunathpur, dans l’Etat du Jharkhand, font l’objet d’un ostracisme social et qu’elles sont privées des services de base du village.

    Dans ces épisodes comme dans bien d’autres, « la tendance à ne pas déposer de plainte (First Information report) à l’encontre des auteurs se poursuit puisque sur 275 incidents, seuls 32 ont été suivis d’un dépôt de plainte à l’encontre des agresseurs » remarque l’UCF. « Ceci démontre la compréhension tacite entre les auteurs des violences et la police, qui jouit naturellement de l’appui de responsables ou de fonctionnaires politiques locaux. Parfois, le défaut de dépôt de plainte est également dû à la crainte de représailles » indique à Fides A. C. Michael, activiste catholique et ancien membre de la Commission pour les minorités de l’Etat de Delhi.

    Selon les données enregistrés par l’ l’United Christian Forum (UCF) et par l’Alliance for Defending Freedom (ADF) depuis 2014, le nombre des attaques contre les chrétiens a constamment augmenté, passant de 147 cas en 2014 à 177 en 2015, 208 en 2016, 240 en 2017 et 292 en 2018.

    Tehmina Arora, Directeur d’ADF Inde, déclare à Fides : « Personne ne devrait être persécuté pour sa foi. Il est préoccupant de voir ces actes de violence illégale de masse se poursuivre encore même après une série d’indications fournies par la Cour Suprême au gouvernement. Les forces politiques doivent cesser d’encourager la violence et la police doit agir pour garantir la protection des minorités religieuses ». (SD) (Agence Fides 25/11/2019)

  • Le pape a dénoncé l'usage de l'atome à des fins militaires

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    D'Arthur Herlin sur aleteia.org :

    À Hiroshima, le pape François dénonce toute possession de l’arme atomique

    25 novembre 2019

    Durant des visites à Nagasaki puis Hiroshima, villes japonaises martyres de la bombe atomique, le pape François a qualifié dimanche de « crime » l’usage de l’atome à des fins militaires et a égratigné la logique de la dissuasion nucléaire.

    « L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est aujourd’hui plus que jamais un crime, non seulement contre l’homme et sa dignité, mais aussi contre toute possibilité d’avenir dans notre maison commune », a déclaré François dans un message au Mémorial de la paix de Hiroshima, non loin du lieu où avait été larguée la bombe américaine le 6 août 1945. Quelques instants plus tôt, dans un silence total, il s’était approché de plusieurs survivants de l’attaque. Devant certains d’entre eux il contenait difficilement son émotion, affichant un air particulièrement triste.

    « Ici, dans une lueur d’éclair et de feu, de tant d’hommes et de femmes, de leurs rêves et de leurs espérances, il n’est plus resté qu’ombre et silence, a souligné avec gravité le pontife. En à peine un instant, tout a été dévoré par un gouffre noir de destruction et de mort. De cet abîme de silence, aujourd’hui encore on continue d’entendre, fort, le cri de ceux qui ne sont plus. Puisse cet abîme de souffrance rappeler les limites à ne jamais dépasser ! » Avant d’insister en sortant de son texte sur ce qui restera comme un des messages forts de son voyage au Japon : « L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires — autrement dit : la dissuasion nucléaire — est immorale, comme est immorale toute possession de l’arme atomique. »

    La dissuasion nucléaire, « fausse sécurité »

    « Comment pouvons-nous proposer la paix si nous utilisons l’intimidation de la guerre nucléaire comme recours légitime pour résoudre les conflits ? », a-t-il poursuivi. La véritable paix, estime-t-il, ne peut être que désarmée. « Quand on retient les leçons de l’histoire », la paix n’est pas une « pure absence de guerre ». Elle est plutôt « le fruit de la justice, du développement de la solidarité, de la sauvegarde de notre maison commune et de la promotion du bien commun ».

    Il avait plus tôt dans la journée rejeté à Nagasaki, frappée elle aussi en 1945 par une bombe A, la doctrine selon laquelle posséder l’arme nucléaire pour dissuader les attaques est le moyen de garantir la paix. Une « fausse sécurité » qui envenime au contraire les relations entre les peuples selon lui. L’armement nucléaire semble mettre « continuellement à l’épreuve » le désir de paix et de stabilité des êtres humains, a expliqué François. Le désir de paix et de stabilité est l’une des « plus profondes aspirations » du cœur humain selon lui. Or, « la possession des armes nucléaires n’est pas la réponse la plus appropriée à ce désir ». « Bien au contraire », elle semble le mettre « continuellement à l’épreuve ».

    Un « outrage continuel qui crie vers le ciel »

    « Notre monde vit la perverse dichotomie de vouloir défendre et garantir la stabilité et la paix sur la base d’une fausse sécurité », a aussi souligné le chef de l’Église catholique. Celle-ci est soutenue par une « mentalité de crainte et de méfiance » qui envenime les relations entre les peuples et empêche tout dialogue possible. La course à l’armement, déplore-t-il, gaspille de précieuses ressources qui pourraient être utilisées « au bénéfice du développement intégral des peuples et pour la protection de l’environnement naturel ». Dans le monde d’aujourd’hui, où des millions d’enfants et de familles vivent dans des conditions inhumaines, l’argent dépensé à cette fin constitue selon lui un « outrage continuel qui crie vers le ciel ». Le souverain pontife a suggéré de répondre à la menace des armes nucléaires de façon collective et concertée, sur la base d’une confiance mutuelle et en comptant sur des « leaders qui soient à la hauteur des circonstances ».

    L’horreur de la guerre et des armes est un cri récurrent de l’Argentin qui s’inscrit dans la continuité des papes qui l’ont précédé. Mais un rejet clair de la théorie de la dissuasion nucléaire constitue une rupture avec le passé. Devant l’ONU en 1982, Jean Paul II avait défini cette doctrine comme un mal nécessaire « dans les conditions actuelles ». Le Saint-Siège a ratifié en 2017 le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

  • La semaine rouge pour donner une voix aux chrétiens persécutés

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    De RCF :

    La semaine rouge pour donner une voix aux chrétiens persécutés

    Présentée par Dorien Van Gompel

    AIDE À L'EGLISE EN DÉTRESSE

    VENDREDI 22 NOVEMBRE À 19H00

    DURÉE ÉMISSION : 30 MIN

    Aide à l'Eglise en Détresse

    Les institutions religieuses sont fréquemment détruites par la violence et la haine, comme le pillage récent d’une église paroissiale à Santiago du Chili. L’AED apporte sa plus grande aide à la reconstruction dans les zones de crise car l’Église est le cœur de la vie de foi. Ainsi, la fondation s’est engagée dans une nouvelle phase de rénovation des infrastructures ecclésiales en Irak et encourage l’illumination en rouge de milliers d’églises lors de la Semaine Rouge du 20 au 27 novembre pour donner une voix aux chrétiens persécutés dans le monde.

  • Depuis l’accord entre la Chine et le Vatican, la persécution n’a pas diminué, au contraire, elle s’est aggravée

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    De  Michel Janva sur le Salon Beige :

    Chine : vers la persécution générale des catholiques 

    Chine : vers la persécution générale des catholiques ?

    L’Eglise catholique chinoise a-t-elle changé depuis l’accord conclu entre la Chine et le Vatican ? Lio Ruohan – nom de plume d’un opposant au régime communiste, inquiet pour la situation des catholiques dans le pays – livre sa réponse le 5 novembre, dans les colonnes d’Asianews, l’agence officielle de l’Institut pontifical des missions étrangères (PIME).

    « A ce jour, le gouvernement chinois promeut la sinisation, la soumission à la culture chinoise d’expressions religieuses, qui ressemble beaucoup à la politique de l’empereur Kangxi au moment de la controverse rituelle chinoise [au début du XVIIIe siècle].

    « Toutes les religions, en particulier les catholiques et les protestants, doivent obéir à cette politique et la respecter. Dans la province du Fujian, l’archidiocèse de Fuzhou est confronté à la persécution et à la violence : presque toutes les églises appartenant à l’Eglise dite “souterraine” ont été fermées, en particulier à Fuqing.

    « Le gouvernement continue de forcer les « prêtres souterrains » à adhérer à l’Association patriotique. Déjà, Pie XII – dans son encyclique Ad Apostolorum Principis – enseignait que cette association avait pour but de pousser progressivement les catholiques à embrasser les fondements du matérialisme athée, à renier Dieu et à rejeter les principes de la vraie religion. « Aujourd’hui encore, cette association est considérée comme contraire à la doctrine catholique et à la conscience des gens ».

    « Dans la province du Jiangxi, des actes de persécution ont été perpétrés, en particulier dans le diocèse de Yujiang. « Les représentants des autorités locales ont à plusieurs reprises fait irruption dans les églises lors des offices, afin d’en exfiltrer par la force les enfants et les jeunes de moins de 18 ans. « Partout en Chine, l’interdiction de procurer une instruction religieuse publique aux enfants de moins de 18 ans est désormais effective ».

    « Pour parvenir à ses fins, le gouvernement se bat à la fois contre les communautés officielles et souterraines, même si les plus touchées sont les secondes. Le gouvernement a également contraint par la force des prêtres non officiels à quitter le ministère et leurs paroisses. 

    « Les maisons privées peuvent désormais être considérées comme des “lieux de culte illégaux”, de sorte que les catholiques risquent des amendes et des peines de prison s’ils s’y rassemblent.

    « Certains ont pu croire que la persécution dans le Jiangxi et le Fujian a été facilitée par le fait que les catholiques y sont en nette minorité. (…) Mais à l’heure actuelle, les nouvelles réglementations sont appliquées dans tout le pays, même dans des endroits comme le Hebei et le Shanxi, où les catholiques représentent un pourcentage non négligeable de la population ».

    « Depuis l’accord sino-vatican, la persécution n’a pas diminué, au contraire, elle s’est aggravée. Le gouvernement continue à rêver comme s’il était à l’époque de la dynastie Qing : l’autorité du pape doit être sous l’ombre de l’empereur ; l’Eglise fait partie des structures de l’Etat et doit obéir à l’autorité du pouvoir politique.

    « Le gouvernement pense que le christianisme constitue un corps étranger et, par voie de conséquence, un élément potentiellement dangereux. Si les chrétiens veulent vivre en Chine, ils doivent accepter les principes de la sinisation. Le but est de forcer les chrétiens, catholiques et protestants, à accepter l’autorité de l’Etat au-dessus de Dieu et de la foi.

    « Le Parti communiste chinois (PCC) sait que les religions ne peuvent être détruites du jour au lendemain. Ceci apparaît de façon évidente dans un document du Comité central du PCC de 1982 qui déclarait : “quiconque pense qu’avec la mise en place d’un système socialiste comportant un certain degré de progrès économique et culturel, les religions mourront à court terme, manque de réalisme. Ceux qui s’appuient sur des décrets administratifs ou d’autres mesures coercitives pour effacer les pensées et les pratiques religieuses privées sont encore plus éloignés d’une vision marxiste fondamentale de la question religieuse. Ils ont complètement tort et produisent des dégâts considérables” ».

    « En pratique, la soi-disant sinisation consiste en une nouvelle tentative de soumettre toutes les religions, en leur faisant accepter l’idéologie communiste et en les poussant à abandonner leur foi. Nous devrions tirer les leçons de l’histoire ».

  • Des églises toujours plus vides : deux enquêtes choc aux États-Unis et en Italie

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur diakonos.be :

    Des églises toujours plus vides.  Deux enquêtes-choc aux États-Unis et en Italie

    Au Japon, pays où le pape François atterrit aujourd'hui, les baptisés dans l’Église catholique représentent à peine 0,4% de la population.  Sans aucun signe de croissance numérique.

    Mais dans deux pays d’Occident de longue tradition catholique, les statistiques piquent aussi résolument du nez.  Ces deux pays sont les Etats-Unis et l’Italie.

    Aux États-Unis

    Aux États-Unis, c’est la dernière enquête du Pew Research Center de Washington qui fait parler d’elle.  Le 13 novembre, « L’Osservatore Romano » lui a même consacré un article :

    > In U.S., Decline of Christianity Continues at Rapid Pace

    Dans l’ensemble, les chrétiens toutes confessions confondues sont passés de 78% de la population en 2007 à 65% en 2019, tandis que dans le même temps, ceux qui se déclarent athées, agnostiques ou sans religion – on les appelle les « none » – sont passés de 16% à 26%.

    Si l’on décompose les chrétiens entre protestants et catholiques, les premiers ont baissé de 51% à 43% au cours des douze dernières années tandis que les catholiques sont passés de 24% à 20%.

    Les chrétiens qui ont déclaré avoir assisté à la messe ou à un autre office au moins une fois par mois sont passés de 54% à 45%.  Alors que ceux qui ont déclaré ne l’avoir fait que quelques fois en une année ou jamais, sauf pour les mariages et les funérailles, ont augmenté en passant de 45% à 54%.

    Cette chute de la pratique religieuse concerne de manière identique aussi bien les hommes que les femmes, les blancs que les noirs et les hispaniques, aussi bien ^ceux qui sont titulaires d’un diplôme que ceux qui sont peu instruits.  C’est surtout l’âge et la tendance politique qui marquent une forte différence.  Les « millenials », c’est-à-dire ceux qui sont nés dans les années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix ainsi que ceux qui votent pour le Parti démocrate sont les citoyens américains qui enregistrent la plus grande chute de la pratique religieuse et la croissance la plus forte des « none ».

    Chez les « millenials », les chrétiens s’élèvent aujourd’hui à 49% et les « none » à 40%.  Seuls 35% vont à l’église une fois par mois et 42% n’y vont jamais ou presque jamais.

    Parmi les citoyens américains d’origine hispanique, les catholiques étaient majoritaires il y a dix ans, avec 57%.  Ils sont aujourd’hui moins de la moitié, soit 47%, tandis que les « none » ont entretemps grimpé à 23%.

    La région où la chute des catholiques est la plus prononcée est le Nord-Est, où ils sont passés de 36% à 27% de la population ces dix dernières années.  Par contre, leur faible présence dans le Sud est presque inchangée, avec 16% contre 17% il y a dix ans.  Le Sud enregistre par contre la plus forte chute des protestants qui sont passés en dix ans de 64% à 53% de la population.

    Parmi les protestants, le seul indice en croissance est celui des « born-again » et des « evangelical », passés de 56% à 59% du total, ces dix dernières années.

    Alors que parmi les électeurs du parti démocrate, le changement le plus flagrant concerne la croissance des « non », qui a explosé ces dix dernières années en passant de 20% à 34%.

    En Italie

    En Italie également, les catholiques sont en déclin.  Le dernier sondage IPSOS l’a d’ailleurs démontré et son président, M. Nando Pagnoncelli y fait référence dans le dernier numéro de « Vita e Pensiero », la revue de l’Université Catholique de Milan.

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  • Syrie : l'offensive turque dépeuple les villages chrétiens du nord du pays

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    De RTS.CH/INFO :

    L'offensive turque dépeuple les villages chrétiens du nord de la Syrie

    Membre des Gardiens du Khabour dans les ruines d'une église assyrienne à Tal Tamr, 15.11.2019.
    L'offensive turque dépeuple les villages chrétiens du nord de la Syrie 

    RTSreligion - 20 novembre 2019

    L’offensive menée par la Turquie dans le nord de la Syrie menace désormais une trentaine de villages chrétiens. La population, qui avait commencé à revenir après la déroute du groupe Etat islamique, a repris le chemin de l’exil.

    Les troupes turques et leurs supplétifs syriens tentent actuellement de prendre le contrôle de la région qui borde la rivière Khabour, affluent de l'Euphrate prenant sa source à la frontière entre la Syrie et la Turquie. La région compte une trentaine de villages peuplés de chrétiens assyriens, à l'instar de Tal Kefji ou de Tal Tamr.

    Les habitants de ces villages font désormais partie des quelque 300'000 personnes déplacées par l’intervention lancée le 9 octobre par Ankara pour prendre le contrôle de la bande de 30 km de large qui court le long de sa frontière avec la Syrie.

    Par centaines, en voiture ou en bus, les habitants prennent la direction du sud. Nombre d’entre eux optent pour la ville de Hassaké. Quelques hommes ont choisi de rester sur place pour rejoindre une milice chrétienne, les Gardiens du Khabour, qui est associée aux Forces démocratiques syriennes emmenées par les combattants du YPG kurde.

    L’exode des chrétiens s’intensifie

    Le nombre des chrétiens assyriens est en chute libre depuis 2011 dans la région du Khabour. Ils étaient environ 30'000 avant que la guerre n'éclate en Syrie, principalement de confession orthodoxe ou catholique. Ils n'étaient plus que 20'000 lorsque le groupe Etat islamique s’est emparé de la région en février 2015 et leurs conditions de vie se sont alors considérablement détériorées.

    L'organisation djihadiste a kidnappé au moins 220 chrétiens assyriens avant de les relâcher contre rançon. Il ne resterait plus aujourd'hui qu'un millier d'habitants dans les villages assyriens du Khabour et ceux qui sont partis ont souvent pris la direction des Etats-Unis, du Canada ou de l'Australie.

    Attentats et assassinat

    Le groupe Etat islamique n'a d'ailleurs pas complètement disparu des zones de peuplement chrétien au nord de la Syrie. Le 11 novembre, trois bombes ont explosé simultanément à proximité de lieux chrétiens à Qamichli et un prêtre arménien catholique a été assassiné alors qu'il allait visiter un chantier - des logements, une église, des boutiques - destiné à des chrétiens ayant choisi de revenir.

    Le souvenir des massacres de 1915 et 1918

    Pour les populations chrétiennes assyriennes, l'arrivée des troupes turques ravive le souvenir des massacres perpétrés par l'Empire ottoman en 1915 et en 1918. Ils ont causé entre 500'000 et 750'000 victimes assyriennes et ont été menés en parallèle à celui des Arméniens (au moins 1,2 millions de victimes).

    A l’époque, de nombreux survivants assyriens avaient été déportés en masse hors des territoires de l'actuelle Turquie et avaient dû se réinstaller en Irak ou en Syrie, notamment dans la région du Khabour. Là où, un siècle plus tard, ils sont rattrapés par la géopolitique.

  • Nairobi : le lobby de l'avortement a raté son pari

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    D' sur le site de l'Incorrect :

    COMMENT LE LOBBY DE L’AVORTEMENT A RATÉ SON PARI À LA CONFÉRENCE DE NAIROBI DES 12-14 NOVEMBRE

    20 NOVEMBRE 2019

    Sur le site d’information polonais wPolityce.pl, le président de l’ONG Ordo Iuris Me Jerzy Kwasniewski, dévoile les dessous de cette conférence qui a tenté sans succès de faire reconnaître l’avortement « sûr » comme un moyen de réguler les naissances et comme un droit humain reconnu par la communauté internationale. Il y avait de gros intérêts financiers en jeu.

    L’organisation polonaise d’avocats et juristes Ordo Iuris était une des rares organisations pro-vie à avoir réussi à se faire inviter à la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) organisée du 12 au 14 octobre à Nairobi, au Kenya, par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) ainsi que par les gouvernements du Danemark et du pays hôte.

    Kwasniewski explique comment les organisateurs de ce sommet ont tenté d’imposer un document final sans donner la possibilité aux États membres de le modifier pendant la conférence, comme cela avait toujours été le cas pour les conférences précédentes (comme à la fameuse Conférence du Caire, dont on célébrait le 25e anniversaire à Nairobi) puisqu’une majorité de pays n’acceptent pas l’idée d’un droit à l’avortement :

    « Les organisateurs du sommet de Nairobi avaient décidé de changer complètement la méthode pour la préparation du sommet. Le document final a été préparé et approuvé par les organisateurs en septembre et il devait être simplement approuvé par les participants au sommet. (…) Le sommet ne devait durer que trois jours pour qu’il n’y ait pas de temps pour réfléchir sur le contenu du document. Mais d’un autre côté, la présentation du document en septembre a permis de réunir, sous le leadership des États-Unis et du secrétaire d’État Pompeo, un groupe de dix-neuf pays représentant plus d’un milliard de personnes. Ce groupe de pays s’est clairement opposé aux tentatives de redéfinition des droits de l’homme. (…) Le couronnement naturel de cette confrontation a été l’annonce par le Vatican, une semaine avant le sommet, qu’il ne participerait pas à ce sommet dans la mesure où ce n’était pas pour lui un sommet de l’ONU puisque le mode de préparation du document final ne respectait pas les règles de l’ONU. (…) »

    Plus loin, l’avocat polonais explique le rôle joué par son pays :

    « La diplomatie polonaise s’est jointe à la résistance contre la redéfinition, en y introduisant l’avortement, du programme du Caire [adopté en 1994, NDLR] dès le mois de septembre, quand Mark Pompeo a écrit au ministère de la Santé polonais pour lui demander de se joindre à l’opposition contre le document final qui avait été annoncé pour Nairobi. À ce moment-là, la Pologne puis la Hongrie ont rejoint cette coalition de dix-neuf pays. (…) On peut donc dire que même à l’intérieur de l’Union européenne il n’y a pas unanimité en faveur de changer le programme de l’ICPD du Caire ».

    Kwasniewski explique aussi l’objectif concret poursuivi par les organisateurs de la Conférence de Nairobi :

    « Il s’agit d’une agence de l’ONU, et le nombre de 170 pays qui participaient au sommet de Nairobi permettait aux organisateurs de prétendre qu’il s’agissait d’un sommet de l’ONU. Par ailleurs, et c’est le plus important, il y avait les engagements présentés toutes les deux heures par les différents pays pendant le sommet. Chaque pays avait 3 ou 4 minutes pour présenter ses engagements en faveur des objectifs du sommet, et l’idée était d’arriver à accumuler environ 300 milliards de dollars pour la réalisation de ces objectifs. Il s’agit de sommes qui seront gérés par le Fonds des Nations Unis pour la Population pour la réalisation du programme de l’ICPD telle que redéfini, et qui couvrirait donc cette fois l’avortement. D’où l’implication très forte, sous la forme de différents panels et conférences, de Planned Parenthood qui était responsable de conduire certains événements aux côtés de l’UNICEF ou par exemple d’un fabricant de pompes à vide abortives, car l’industrie de l’avortement devait être le bénéficiaire direct de la redéfinition du programme de l’ICPD du Caire en ouvrant celui-ci à l’avortement et en débloquant la somme énorme de 300 milliards de dollars.

    Mais, premièrement, il n’a pas été possible de cumuler des déclarations pour 300 milliards de dollars et, deuxièmement, il n’a pas été possible d’obtenir l’unanimité qui aurait permis au Fonds des Nations unies pour la population de modifier ses programmes d’aide. »

    Les pays qui se sont opposés à l’adoption du document final, et qui ne lui ont donc pas permis d’avoir valeur de document reconnu par l’ONU avec des conséquences sur la mission de Fonds des Nations unies pour la population, sont les États-Unis, la Russie, le Brésil, la Pologne, la Hongrie, ainsi que plusieurs pays d’Amérique latine, d’Afrique et du monde musulman.

    Echo plus mitigé ICI

  • Une visite pontificale pour rendre espoir aux catholiques de Thailande

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    De Vatican News :

    La visite du Pape donne de l'espoir aux catholiques de Thaïlande

    Entretien avec le nonce apostolique en Thaïlande avant la visite apostolique du Pape dans ce pays d’Asie du sud-est, du 20 au 23 novembre prochain. Mgr Paul Tschang In-Nam prie pour que la visite du Pape «encourage et réveille» les catholiques thaïlandais pour qu’ils deviennent des disciples missionnaires actifs dans leur pays ; eux qui ne forment qu’une toute petite minorité en terre bouddhiste.

    Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

    Le Pape François  effectue cette semaine son 32ème voyage apostolique, le 4ème en Asie. Après la péninsule coréenne en 2014, le Sri Lanka et les Philippines en 2015 et son déplacement en Birmanie et au Bangladesh en 2017, François se rend cette année en Thaïlande, puis au Japon ; deux monarchies constitutionnelles où s’était rendu avant lui saint Jean-Paul II en 1984 et 1981.

    Si le Pape François s’est déjà rendu au Japon lorsqu’il était le provincial des jésuites d’Argentine, il foulera pour la première fois le sol thaïlandais. Sur place, l’attend une Église très largement minoritaire. Les catholiques ne représentent que 0,58% d’une population à plus de 90% bouddhiste. Le Pape viendra soutenir son troupeau qui, en dépit de sa petitesse, a une longue histoire derrière lui.

    Cette année, l’Église catholique thaïe a célébré le 350ème anniversaire de l’institution canonique du premier vicariat apostolique du Siam, en 1669, par le Pape Clément IX, qui avait pour objectif de stabiliser l’œuvre missionnaire dans le pays.

    Avant le Pape, le cardinal Fernando Filoni était venu célébrer cet anniversaire avec l’Église locale, en mai dernier. «L’Asie est un secteur de l’humanité d’une grande richesse culturelle et religieuse, mais plus de 85 % de ses habitants sont non baptisés », avait remarqué le préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples lors d’une rencontre à Sampran, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Bangkok, avec les consacrés, les séminaristes et les catéchistes, les appelant à s’engager. «L’Asie est le continent des missionnaires par excellence. L’Église universelle a besoin de votre coopération volontaire pour les activités missionnaires menées sur ce vaste continent» soulignait alors le préfet.   

    Mgr Paul Tschang In-Nam est nonce apostolique en Thaïlande, au Cambodge et en Birmanie, ainsi que délégué apostolique au Laos. C’est là qu’il accueillera le Pape François à son arrivée le 20 novembre à la mi-journée. Mgr Tschang In-Nam revient sur les particularités de son église d’adoption.

    «L’Église catholique en Thaïlande est une petite communauté. On compte moins de 400 000 fidèles, 389 948 exactement selon les statistiques de l’année  dernière, soit moins de 0,6 % de la population. On peut donc dire que l’Église en Thaïlande est une petite minorité dans un grand océan de compatriotes bouddhistes.

    Bien qu’elle soit si petite, cette communauté a une longue histoire. Cette année, nous célébrons les 350 ans de la fondation du premier vicariat apostolique du Siam, l’ancien nom de la Thaïlande. L’Église a donc 350 ans d’histoire ici.

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  • Ecologie : L’homme, un visiteur ?

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    L’homme n’est-il qu’un voyageur sans bagages sur cette terre ? De Robert Royal sur le site web "France Catholique", cette réflexion en marge du synode « amazonien » animé par le  pape François :

    visiteur a-5270305-1d629.jpgOn peut presque toujours prévoir les limites, l’objet et le langage particulier des synodes. Mais un nouveau terme susceptible d’être significatif a émergé lors des derniers jours du Synode de l’Amazonie. Selon certains les participants au synode ont parlé de changement de mentalité : nous ne penserions plus être les seigneurs et maîtres de la nature, mais ne serions que des ”visiteurs” en ce monde.

    Tout comme dans ce qui surgit lors des discussions sur l’écologie on trouvera des avis ”pour” et des avis ”contre”. Côté positif — tout-à-fait positif — on notera le rejet de l’idée centenaire qui a pourri dès ses débuts la Révolution Scientifique. René Descartes parlait de nous rendre ”Maîtres et propriétaires de la nature”. Francis Bacon allait encore plus loin, nous suggérant de nous dépasser en rejetant la nature ”pour le bien-être de l’homme”.

    Il va sans dire que ces idées brutes ne sont guère conformes aux vues chrétiennes. L’idée erronée que la Bible — et non les premiers pas des ”Lumières” — approuvait une telle suprématie nette depuis plus d’un demi-siècle a eu pour effet de faire croire aux environnementalistes que la Chrétienté est coupable de la dégradation de l’environnement, et qu’il faut donc la rejeter.

    Une vision biblique de la nature commence par la Genèse qui nous dit « soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la ; dominez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre. »[Gn, 1-28]

    Le mot hébreu ”dominez” est selon les érudits de la Bible chargé d’une grande force, comme un pouvoir royal — d’un bon souverain — sur son royaume. Mais il faut nous rappeler qu’avant l’avènement des techniques modernes la nature n’était pas toujours une mère aimante pour notre race, mais une forte adversaire. À présent certains semblent considérer comme contre nature des événements tels qu’inondations, sécheresses, séismes, raz-de-marée, tornades, phénomènes météo étranges. En vérité, ces phénomènes ont fait partie des événements bien avant notre venue sur terre. Alors, la domination énoncée par la Bible peut bien être vigoureuse, mais elle aura la force du cultivateur qui fera épanouir le désert, travaillera la terre, élèvera des animaux, pour son existence sur terre.

    Je n’ai pas la moindre idée sur l’origine du terme ”visiteur” — ”ospite” pour les Italiens. Il semble chargé d’humilité et de déférence envers la nature, ce qui siérait parfaitement. Mais en fait, nous ne sommes pas des visiteurs, nous ne sommes pas comparables à des clients d’hôtel ou à des invités dans une demeure particulière. Notre raison d’être ici-bas — Chrétiens ou Juifs le croyons selon la révélation divine — réside dans le rôle qui nous est échu.

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  • Plusieurs personnalités australiennes sortent du bois pour exprimer leurs doutes sur la culpabilité du cardinal Pell

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register en traduction française sur le site "Benoît et moi" :

    L’opinion publique australienne est-elle en train de basculer en faveur du cardinal Pell?

    Plusieurs personnalités australiennes sortent du bois pour exprimer leurs doutes sur la culpabilité du cardinal.

    17 novembre 2019

    Bien qu’il y ait beaucoup d’opinions négatives et de colère, un certain nombre de commentateurs commencent à douter de la culpabilité du cardinal Pell.

    L’un d’entre eux est Andrew Bolt, un journaliste de Sky News Australia, qui n’a cessé d’exprimer son scepticisme sur cette affaire, mais le 13 novembre dernier, il a fait sa déclaration la plus ferme à ce jour: le cardinal est innocent et a été emprisonné « pour un crime [qu’il] n’aurait pu commettre ».

    Pour ceux qui comprennent l’anglais parlé, la vidéo semble très documentée!

    Il a également dit que les militants « tentent de punir Sky et ses annonceurs » chaque fois qu’il souligne ce qu’il appelle « des problèmes incroyables avec cette condamnation extraordinaire ».

    « Nous payons un prix chaque fois que j’en parle à Sky, mais bon sang, la justice doit compter pour quelque chose dans ce pays », a dit Bolt. « Nous devons protester, chacun d’entre nous, chaque fois qu’un homme ou une femme est emprisonné pour un crime qu’il n’aurait pas pu commettre. Et si ça nous coûte cher, eh bien tant pis. Je veux que vous réfléchissiez à ce que l’injustice a coûté au Cardinal Pell, enfermé dans sa cellule, dans la honte »

    « Et souvenez-vous en », a conclu Bolt. « Si vous êtes accusé à tort et condamné à tort, soyez heureux que certains d’entre nous puissent vous défendre contre la foule, et puisse la Haute Cour règler ce scandale. »

    D’autres personnalités publiques ont également soutenu le cardinal lorsque la condamnation a été rendue publique en février, dont deux anciens premiers ministres.

    Mais plus importants encore sont ceux qui défendent le cardinal Pell, qui ne sont pas ses amis, ses alliés ou ses sympathisants – et qui sont néanmoins prêts à subir la colère d’une opinion publique hostile dans ce procès.

    C’est le cas de Peter Baldwin, ancien ministre des gouvernements travaillistes de Bob Hawke et Paul Keating, qui a écrit un éditorial le 15 novembre pour The Australian sous le titre « George Pell Sex Abuse Conviction Must Be Examined » (la culpabilité de George Pelle pour abus doit être examinée).

    « Je n’ai jamais été un grand fan de George Pell, ne partageant ni ses convictions religieuses ni sa vision conservatrice du monde », commence Baldwin dans son article. « Cependant, j’ai été soulagé par la décision de cette semaine de la Haute Cour d’entendre son dernier appel. »

    Rappelant sa stupéfaction quand l’appel du cardinal Pell a été rejeté en août, il dit que cela l’a incité à parcourir les 325 pages du jugement de la Cour d’appel dans son intégralité. Un certain nombre d’aspects l’ont surpris « dès le début », dit-il.

    L’un d’eux est de savoir comment une infraction pouvait être jugée « hors de tout doute raisonnable » sur la seule base du témoignage non corroboré d’un plaignant, et d’autant plus au vu d’une preuve contraire substantielle? « Ne s’agit-il pas de culpabilité par association? » (se dit quand quelqu’un rejette une assertion simplement parce que des personnes qu’il n’aime pas l’affirment) demande Baldwin, faisant écho à une question que les partisans du Cardinal Pell posent depuis des mois.

    « Comment une condamnation pourrait-elle être maintenue alors que l’une des deux victimes présumées a nié avoir été victime de mauvais traitements? Ce fait à lui seul ne fait-il pas planer un doute raisonnable? »

    Faisant référence à la décision partagée de la cour d’appel de Victoria, Baldwin rappelle que le juge dissident Mark Weinberg avait conclu que de nombreux témoignages en défense du cardinal Pell étaient « raisonnablement possibles » et pourtant cette phrase ne se trouve nulle part dans le jugement des deux juges, Anne Ferguson et Chris Maxwell, qui ont confirmé la condamnation.

    Ces deux juges, dit-il, ont au contraire considéré que le jury avait condamné le cardinal à juste titre en se basant uniquement sur le témoignage du plaignant qui avait un « fond de vérité « , malgré « de multiples erreurs et incohérences ». Weinberg, en revanche, a noté que dans certains cas, le témoignage du plaignant « n’avait aucun sens », ajoute-t-il.

    Baldwin compare l’affaire à un récent scandale en Grande-Bretagne: une opération policière appelée « Opération Midland » avait été déclenchée après qu’un certain Carl Beech eût porté des accusations non corroborées accusant l’ancien premier ministre Edward Heath et une série d’autres personnalités de faire partie d’un réseau pédophile. Les accusations ont toutes été jugées fausses et en juillet, Beech a été condamné à 18 ans de prison pour avoir entravé le cours de la justice et pour faux, mais pas avant que la réputation de personnalités publiques âgées, certaines mortes et incapables de se défendre, ait été détruite. Tout comme l’accusateur du cardinal Pell, Baldwin fait remarquer que les affirmations de Beech avaient un « fond de vérité ».

    Baldwin conclut en soulignant la grande différence entre les jugements de Weinberg et de Ferguson/Maxwell, en particulier l’argument de Weinberg selon lequel « la possibilité réaliste que le témoignage disculpatoire soit exact signifie que le jury doit acquitter ».

    Si le témoignage erroné du plaignant et le déni de l’une des deux victimes présumées « ne falsifient pas l’accusation, que faut-il pour justifier un acquittement? » demande Baldwin.

    Il souligne également l’invraisemblance que le cardinal Pell ait commis un délit aussi ehonté à un moment où les abus sexuels cléricaux étaient « devenus une préoccupation de premier plan » et où le cardinal avait seulement quelques mois auparavant préparé sa « Réponse de Melbourne » aux allégations d’abus sacerdotal.

    « Si la décision est maintenue, tous les Australiens devraient trembler », conclut Baldwin.

  • L'avenir de l'Eglise : en Afrique ?

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    De Paul de Dinechin sur aleteia.org :

    « L’Afrique constitue une grande espérance pour l’Église universelle »