Chers frères et sœurs,
Responsables et Représentants des Églises et des Communautés ecclésiales et des Religions du monde,
Chers amis,
Vingt-cinq années se sont écoulées depuis que le bienheureux Pape Jean-Paul II a invité pour la première fois des représentants des religions du monde à Assise pour une prière pour la paix. Que s’est-il passé depuis ? Où en est aujourd’hui la cause de la paix ?
Alors la grande menace pour la paix dans le monde venait de la division de la planète en deux blocs s’opposant entre eux. Le symbole visible de cette division était le mur de Berlin qui, passant au milieu de la ville, traçait la frontière entre deux mondes.
En 1989, trois années après Assise, le mur est tombé – sans effusion de sang. Subitement, les énormes arsenaux, qui étaient derrière le mur, n’avaient plus aucune signification. Ils avaient perdu leur capacité de terroriser. La volonté des peuples d’être libres était plus forte que les arsenaux de la violence. La question des causes de ce renversement est complexe et ne peut trouver une réponse dans de simples formules. Mais à côté des faits économiques et politiques, la cause la plus profonde de cet événement est de caractère spirituel : derrière le pouvoir matériel il n’y avait plus aucune conviction spirituelle.
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Le discours du pape à Assise
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Pakistan : Paul Bhatti demande à la presse de se faire discrète sur le cas d'Asia Bibi
« Je lance un appel aux moyens de communication afin que, à partir de maintenant, ils cessent de publier des nouvelles relatives au cas d’Asia Bibi. Cela est nécessaire non pas pour cacher la vérité ou faire taire les organes d’information mais afin d’agir réellement en faveur du salut de la jeune femme, loin des projecteurs et de l’attention des groupes fondamentalistes. Je m’adresse à la conscience et à la responsabilité de tous » : tel est l’appel lancé, par l’intermédiaire de l’Agence Fides, par Paul Bhatti, frère du Ministre assassiné, Shabhaz Bhatti, et Conseiller spécial du Premier Ministre pour les affaires des Minorités religieuses.
« Le cas d’Asia Bibi – explique Bhatti à Fides – est tragique mais ce n’est pas le seul. Il existe des centaines d’autres personnes qui souffrent suite aux abus de la loi sur le blasphème. En tant que gouvernement, nous sommes convaincus que la loi doit être amendée ou abolie. Mais il faut trouver la modalité adaptée et le bon moment pour le faire ».
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Le soutien des chrétiens pourrait faire défaut à Obama
C'est ce que nous apprend Natalia Trouiller dans la Matinale chrétienne (La Vie) de ce jour :
6% de chrétiens évangéliques, 39% de catholiques seulement seraient prêt à voter pour l'actuel président. "...le refus d'Obama d'intervenir dans la controverse sur le mariage gay, sa volonté de faire rembourser les avortements dans son plan de couverture santé connu sous le nom de "Obamacare", ainsi que la controverse actuelle sur la liberté religieuse - le Belmont Abbey College, une institution catholique, a ainsi été contraint de proposer une couverture sociale pour la contraception et l'avortement à ses employés - font que sa cote de confiance est très limitée chez les pratiquants. En revanche, il est le champion des... wiccans: ces néo-païens (sorciers, druides etc) ont voté pour lui à 74% en 2008." (matinale-chretienne)
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L'avenir incertain de la Libye
En Tunisie, les urnes démocratiques ont parlé : l’ordre nouveau sera islamique. En Libye ce même ordre nouveau pourrait être la résultante autoritaire d’une explosion anarchique entre tribus et factions rivales. Les responsables du CNT (conseil national de transition) ont annoncé la fin de la révolution mais entre les différentes forces dans le pays, l'équilibre est précaire…
A cet égard, le « Figaro » note que « la guerre a libéré les rancunes macérées pendant 42 années de dictature. Et celles-ci n'opposent pas que les civils et les combattants, les kadhafistes et les révolutionnaires. À Syrte, malgré la victoire, les rebelles venus de Misrata et ceux de Benghazi s'ignorent. Kadhafi disparu, qui unissait contre lui tous les combattants dans une même haine, les divisions risquent d'éclater. Moustapha Abdeljalil le sait et ne cache pas les difficultés que réserve l'avenir. «C'est mission impossible», clame même Mahmoud Jibril, le premier ministre.
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Tunisie : une "surprise" qui ne surprend que les naïfs
La Tunisie, berceau du "printemps arabe", a voté dimanche dernier. Certains annonçaient que ce pays allait tracer la voie de la démocratisation et de l'ouverture, prenant leurs lubies occidentales pour des réalités. Mais voilà, des urnes est sorti le verdict : le succès d'un parti islamiste qui tient un double langage comme le note le journaliste du Figaro :
Ennahda peut pavoiser. Interdit pendant plus de vingt ans, «la Renaissance» mérite comme jamais son nom. Le parti islamiste est le grand gagnant du premier rendez-vous des Tunisiens avec la démocratie. Il sera en position de force dans l'Assemblée constituante, qui doit jeter les bases de la deuxième République tunisienne et désigner un nouvel exécutif jusqu'aux prochaines élections générales, prévues dans un an. Les islamo-conservateurs vont obtenir environ 40% des voix et récolter au moins 60 sièges sur 217, selon des projections à confirmer mardi par l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE). Ils devront toutefois nouer des alliances s'ils veulent gouverner.
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Qu'avons-nous fait de notre foi, de notre pays, de notre société ?
"Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa a officié une messe le dimanche 23 octobre 2011 en la Basilique de Koekelberg, aux côtés de monseigneur Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles ainsi que de plusieurs prêtres congolais de Belgique.
Toutes les places assises étaient prises d’assaut et on pouvait facilement compter pas moins de 1300 personnes, la plupart arrivées à l’heure, si pas avant.
Première messe devant la communauté congolaise en tant que cardinal, une année après.
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Pour une réforme du système financier international
Ce matin (24 octobre), s'est tenue une conférence de présentation de la Note du Conseil pontifical Iustitia et Pax, intitulée "Pour une réforme du système financier international dans la perspective d'une autorité publique de compétence universelle". Y ont pris part le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical, Mgr.Mario Toso, SDB, Secrétaire, et M.Leonardo Becchetti, Professeur d'économie politique de l'Université romaine Tor Vergata.
Le Cardinal Turkson a évoqué la sixième réunion des chefs de gouvernement du G20 les 3 et 4 novembre dernier à Cannes (France) sur les questions relatives à l'économie et à la finance mondiale. Le Saint-Père et le Saint-Siège, a-t-il dit, "suivent ces questions avec beaucoup d'attention en encourageant non seulement une action conjointe, mais une action basée sur une vision claire de tous les aspects économiques, sociaux, culturels et spirituels. Avec discernement, le Saint-Siège, à travers la Note du Conseil pontifical Iustitia et Pax, offre et partage sa contribution qui peut être utile pour les délibérations du G20". Ensuite, Mgr.Toso a expliqué que la Note "souhaite proposer une réflexion sur les chemins possibles à envisager, dans la lignée du magistère social le plus récent des pontifes, pour atteindre les politiques et les institutions financières et monétaires efficaces et représentatives au niveau mondial et orientées en vue d'un développement authentiquement humain de toutes les personnes et les peuples".
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L’automne du printemps arabe
En Egypte, alors que le régime militaire matraque toujours sa version de la répression des coptes le 9 octobre, le sort de deux blogueurs, l'un chrétien et l'autre musulman, montre le vrai visage de la junte “démocratique” au pouvoir.
Selon “La Vie” Ayman Youssef Mansour, un blogueur musulman, vient d'être condamné à 3 ans de prison, assortis de travaux forcés, pour blasphème. Autre actualité dramatique pour les blogueurs égyptiens: ce samedi, Mark Sanad, le frère du blogueur chrétien Mikail Nabil Sanad a voulu rendre visite à son frère à la prison d'El Marg. Surprise: il apprend alors que son frère a été transféré à l'hôpital psychiatrique Abbasiya du Caire, établissement de sinistre réputation "réservé aux patients les plus gravement atteints et connu pour traiter les malades de façon inhumaine", nous apprend l'Assyrian International News Agency. Motif officiel: le tribunal militaire qui a décidé de ce tranfert voulait "évaluer le degré de responsabilité de ses actes". Il doit y rester 45 jours, durant lesquels "il recevra certainement des électrochocs afin de lui faire perdre la raison, ce qui permettrait de le libérer", selon plusieurs militants d'une association de défense des droits de l'homme, le Dr. Weesa et l'avocat Mamdouh Nakhla. Le procès en appel de Mikail Sanad, ajourné une première fois la semaine dernière, devait reprendre le 1er novembre, mais l'internement du blogueur repousse la tenue du procès à une date extrêmement incertaine. Lire ici: Sale printemps pour l'Egypte
Fêtant à Bengazi l’assassinat de Khadafi comme l’acte fondateur de leur démocratie, les dirigeants lybiens ont annoncé par la voix de Mustapha Abdeljalil, président du “conseil national de transition”, que la loi fondamentale de la Lybie serait désormais la charia islamique, ce qui promet là aussi de beaux jours aux minorités religieuses et politiques.
… Et en attendant de connaître le résultat des élections en Tunisie. Ces résultats ne seront annoncés que mardi après-midi, mais les premières tendances donnent déjà la victoire au parti Ennahda (Renaissance) fondé avec le concours d’intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens.
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La Libye "libre", vraiment ?
Grâce à l'intervention internationale, y compris celle de la Belgique, la Libye a été débarrassée du régime dictatorial de Kadhafi. A présent, la "démocratie" (?) va pouvoir y être installée, mais pas n'importe laquelle : une démocratie où le droit et les lois devront être régies par la loi islamique : la charia. C'est ce que confirme cet article publié sur Euronews et bizzarement intitulé "La Libye est libre" :
"Les nouvelles autorités du Conseil national de transition ont rendu hommage aux combattants, aux victimes et aux disparus de ce conflit. Moustapha Abdeljalil, le président du CNT a appelé à la réconciliation nationale, il a encouragé les Yéménites et les Syriens dans leur mouvement en faveur de la démocratie. Il annonce aussi l’instauration de la charia, la loi coranique :“En tant que nation musulmane dit-il, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n’importe quelle loi contredisant les principes de l’islam est également nulle.” http://fr.euronews.net/2011/10/23/la-libye-est-libre/
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Chine : la politique de l'enfant unique tue mères et enfants
"Une jeune femme chinoise est morte la semaine dernière des suites d’un avortement forcé dans le cadre de la politique de l’enfant unique. Jihong Ma était « enceinte sans permis » alors qu’elle avait déjà une petite fille : elle a été embarquée par une dizaine de fonctionnaires du planning familial et avortée de force à 6 mois de grossesse.
Sa famille l’a retrouvée morte dans la salle de travail. Les faits ont été révélés par un site chinois et rendus publics par l’avocate américaine Reggie Littlejohn, présidente deWomen’s Rights without Frontiers, une organisation qui dénonce, preuves à l’appui, la barbarie de cette « guerre contre les femmes » menée par les autorités chinoises."
http://www.toujoursenligne.com/
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23 octobre : Journée Mondiale des Missions
Message du Pape pour la Journée Mondiale des Missions 2011
85e Journée - 23 Octobre 2011« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21),
Cité du Vatican (Agence Fides) – « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21), tel est le thème du Message du Saint-Père Benoît XVI à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale 2011 qui sera célébrée le dimanche 23 octobre. Nous publions ci-dessous le texte intégral du message.
À l’occasion du Jubilé de l’an 2000, le Vénérable Jean-Paul II, au commencement d’un nouveau millénaire de l’ère chrétienne, a affirmé avec force la nécessité de renouveler l’engagement d’apporter à tous le message de l’évangile « avec le même élan que celui des chrétiens de la première heure » (Lettre apostolique Novo millenio ineunte, 58). C’est le service le plus précieux que l’Église puisse rendre à l’humanité et à chaque personne à la recherche des raisons profondes pour vivre son existence dans la plénitude. Voilà pourquoi cette invitation résonne chaque année lors de la célébration de la Journée missionnaire mondiale. En effet, l’annonce incessante de l’évangile vivifie l’Église, mais aussi sa ferveur, son esprit apostolique, renouvelle ses méthodes pastorales afin qu’elles soient toujours plus adaptées aux situations nouvelles – celles qui demandent aussi une nouvelle évangélisation – et animées de l’élan missionnaire : « En effet, la mission renouvelle l'Eglise, renforce la foi et l'identité chrétienne, donne un regain d'enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s'affermit lorsqu'on la donne ! La nouvelle évangélisation des peuples chrétiens trouvera inspiration et soutien dans l'engagement pour la mission universelle (JEAN-PAUL II, Redemptoris missio, 2).
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L’athéisme et l'indifférence religieuse en Europe pèsent sur la situation des chrétiens qui vivent aux quatre coins du monde
Anne Kerjean, sur Nephtar & Nephtali, relaie cet article paru dans l'Orient Le Jour:
Jamais nous n’oublierons le douloureux et tragique passé avec le Baas syrien et les Assad.
C’est dans une optique d’un changement violent du régime Assad que nous comprenons les craintes exprimées par le patriarche Raï. Les retombées de la chute du régime et son remplacement par un autre qui ne protégerait pas les minorités, toutes les minorités et pas seulement la minorité chrétienne, est hautement probable. La mainmise des fondamentalistes risque de remplacer une dictature par un régime plus tyrannique. Il est aussi nécessaire d’attirer l’attention sur les risques de dérapages graves vers une guerre civile entre les différentes communautés musulmanes. Le projet de mini-États confessionnels est toujours à l’ordre du jour. À l’ONU, les Américains, les Israéliens et les Européens mettent leur veto à la reconnaissance de l’État palestinien. Nous pouvons entrevoir les conséquences graves d’une telle attitude sur la situation au Proche-Orient et sur le statut des 400 000 Palestiniens résidant dans les camps au Liban.
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