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Islam - Page 102

  • Liban : dans l'attente du pape, chrétiens et musulmans prieront et veilleront ensemble le 12 septembre

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    Source : Fides.org

    Une veillée rassemblant chrétiens et musulmans dans l'attente du Pape

    Une veillée islamo-chrétienne ayant pour but d'invoquer la protection de Dieu et de la Très Sainte Vierge Marie sur la visite de Benoît XVI se tiendra au soir du 12 septembre, à la veille de l'arrivée du Pape au Liban. A cette occasion, quatre processions de jeunes partiront de quatre lieux de Beyrouth pour se réunir dans le lieu qu'il est convenu d'appeler « jardin de Marie », dans la zone de la Place du Musée, portant des flambeaux et des drapeaux libanais. Vers 20h00 locales, débutera en ce lieu la rencontre par elle-même, qui prévoit des chants, des lectures islamo-chrétiennes et des invocations afin de demander à Dieu et à la Mère de Jésus que le voyage du Pape soit accueilli et vécu par tous comme une bénédiction pour le pays des cèdres. « Le titre de l'initiative est « ensemble dans la paix, dans l'amour, dans la liberté et dans la sécurité ». Il s'agira d'une fête nationale et populaire devant montrer au monde que le Liban peut être le pays de la coexistence entre chrétiens et musulmans y compris en ce moment historique » explique à Fides le Père Antoine Daou, Secrétaire de la Commission pour le dialogue avec l'islam de la Conférence épiscopale libanaise. A la rencontre, devraient participer des représentants et autorités de l'ensemble des communautés religieuses du pays ainsi que des milliers de fidèles. Parmi les principaux sponsors de l'initiative, se trouvent également différentes organisations de dialogue islamo-chrétien, dont le groupe Ensemble Autour de Marie, qui, depuis quelques années, organise des célébrations communes islamo-chrétienne en la fête de l'Annonciation. Depuis 2010, la Solennité en question a été proclamée fête nationale dans le but déclaré de trouver dans la dévotion à Notre-Dame - existant également chez les musulmans - un point de convergence entre les différentes communautés religieuses.

    La veillée du 12 septembre - explique le Père Daou - ne constitue pas un rendez-vous isolé. Ces jours-ci, les initiatives de prière et de réflexion commune au travers desquelles les fidèles des différentes communautés chrétiennes se préparent à la rencontre avec le successeur de Pierre se comptent par centaines dans l'ensemble des diocèses libanais. « Tous les libanais - y compris l'ensemble des responsables politiques et religieux - dont les chefs du Hezbollah, les druzes, les responsables politiques sunnites - attendent la visite du Pape comme une grâce pour le Liban, grâce qui pourra favoriser un moment de véritable unité nationale par delà les divisions et montrer à l'ensemble du Proche-Orient que le Liban peut constituer un modèle de coexistence ». (GV) (Agence Fides 07/09/2012)

  • Rimsha Masih en liberté sous caution

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    Nous lisons ICI : Rimsha Masih libérée !

    ...une dépêche en italien de 10 h 22 de l’agence Asia News, me signale que le tribunal d’Islamabad a ordonné la libération sous caution de Rimsha Masih. Deo gratias !

    Daniel Hamiche

    Source : Asia News

    Fides développe et commente cette information :

    Ce matin, le juge pakistanais Muhammad Azam Khan a disposé la remise en liberté sous caution de Rimsha Masih, la fillette chrétienne arrêtée au Pakistan sous l'accusation de blasphème pour avoir brûlé un certain nombre de pages du coran. La caution a été fixée à 500.000 roupies pakistanaises soit environ 4.500 EURuros. La demande de liberté sous caution a été acceptée dans la mesure où les preuves ont été jugées insuffisantes pour prolonger la détention de la mineure, par ailleurs handicapée mentale. La décision du juge, dans un premier temps annoncée pour 15h00 locales - et donc après la prière du vendredi - a ensuite été anticipée par surprise.

    « La décision en faveur de la fillette est positive pour de nombreuses raisons » déclare à l'Agence Fides le Pr. Mobeen Shahid, enseignant de pensée et religion islamiques à l'Université pontificale du Latran. Selon le Professeur, « pour la première fois, il a été possible de démontrer de manière évidente que la loi sur le blasphème peut être manipulée sur la base de fausses accusations. Ceci aide la réflexion déjà en cours à propos de possibles modifications des procédures d'application de la loi en question ». Shahid indique un certain nombre de points pouvant faire l'objet de rectifications : « Avant de prendre en considération une plainte pour blasphème, il est nécessaire que les faits soient évalués de manière rigoureuse au travers d'une enquête adéquate. De plus, les accusateurs doivent eux aussi être placés en isolement afin d'éviter d'instiguer les masses à des réactions de haine et ce tant que la véridicité de l'accusation n'a pas été prouvée. Si par la suite, les accusations se révèlent être fausses - et ceci est également suggéré par les Ulémas - les accusateurs doivent être punis ».

    « Le cas de Rimsha - ajoute pour Fides le Père Inayat Bernard, co-directeur du magazine « The Christian View » de Lahore - constitue une opportunité pour réexaminer l'application de la loi sur le blasphème dans son ensemble, loi qui, par le passé, a fait nombre de victimes parmi les minorités religieuses mais surtout chez les musulmans du fait des nombreux abus. La nouvelle prise de conscience que le cas de Rimsha a provoqué au sein de l'opinion publique pakistanaise constitue un progrès et une chance à ne pas perdre pour affirmer le respect de la dignité humaine et de ses droits au sein de la société pakistanaise. En tant que communauté chrétienne, nous espérons que les institutions, les forces politiques et les communautés religieuses, à la lumière de ces derniers développements, pourront s'accorder afin d'éviter l'usage instrumental de la religion au Pakistan ». (GV). (Agence Fides 07/09/2012).

    note mise à jour (7/9/2012 - 16H54)

  • Le patriarche d'Antioche espère que la visite du pape au Liban contribuera à la paix et à la réconciliation

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    L'Osservatore Romano publie un Entretien avec le patriarche d’Antioche des Syriens sur la visite du Pape au Liban

    Vérité et justice en arabe

    « Le mot arabe haqq a deux significations: vérité et droit, dans le sens de justice. Aucune autre langue, que je sache, ne possède cette richesse particulière exprimée dans un seul mot. Pour les peuples arabes n’est-ce pas une coïncidence significative, et même un engagement, qu’il existe un lien aussi fort entre vérité et justice? ». Pour Ignace Youssef III Younan, patriarche d’Antioche des Syriens dont le siège est précisément dans le quartier syrien de Beyrouth, « si la violence est toujours une horreur, au Moyen-Orient elle l’est peut-être plus encore ». Des paroles que le patriarche prononce « avec douleur », constatant combien en revanche « la paix est malheureusement en ce moment si éloignée de la vie de nos populations ». Syrien d’origine, le patriarche relance dans l’entretien à notre journal la proposition d’une table ronde pour la paix afin de mettre un terme aux violences et trouver une solution pacifique et partagée qui garantisse plus de démocratie et le respect des droits humains. Dans cette perspective l’on attend beaucoup de l’imminente visite de Benoît XVI, qui devrait arriver à Beyrouth vendredi 14 septembre. Pour le patriarche « l’idée de fond est simple: réaffirmer de manière claire la volonté des chrétiens et des musulmans de vivre ensemble, en paix, en collaborant pour construire un système plus démocratique de coexistence pluraliste ». Dans le cadre complexe du Moyen-Orient, la visite du Pape pourrait justement « ouvrir de nouvelles perspectives, pour l’instant impensables, et susciter des espoirs de paix et de réconciliation ». Et les musulmans sont prêts à l’écouter.

    Texte intégral en italien de l’entretien

  • Mensuel "La Nef": le numéro de la rentrée et son dossier consacré à l'islam

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    Un certain nombre d'articles sont en ligne et donc accessibles en cliquant sur le titre.

    Sommaire du n°240 de septembre 2012

    SOMMAIRE DU N°240 DE SEPTEMBRE 2012

    EDITORIAUX

    Un peu d’espérance…, par Christophe Geffroy
    Richard Millet et la France, par Jacques de Guillebon

    ACTUALITÉ
    Anniversaire : La mission de Jeanne d’Arc, par Michel Toda
    Les enjeux du voyage de Benoît XVI au Liban, par Annie Laurent
    Ichtus : « Apprendre à voir », entretien avec Nicole Buron
    L’apostasie silencieuse, par Karim Ouchikh
    Vie de l’Église : Mgr Gerhard Müller, par Loïc Mérian
    Rome et la FSPX : Dans l’attente d’un accord, par Christophe Geffroy
    Série Vatican II (8) : La Constitution Dei Verbum, par l’abbé Christian Gouyaud
    Les « droits reproductifs », par Pierre-Olivier Arduin
    Géopolitique d’abord : Causes et conséquences, par Paul-Marie Coûteaux
    Chronique : Lettre ouverte à… Napoléon, par Henri Hude
    Chronique Vie : L’homoparentalité discréditée, par Pierre-Olivier Arduin

    ENTRETIEN
    Se recentrer sur le Christ, entretien avec le cardinal Marc Ouellet
    Cardinal Marc Ouellet : portrait, par le Père Geoffroy de la Tousche

    DOSSIER : L’ISLAM DANS L’IMPASSE
    Le marasme de l’islam, par Annie Laurent
    Islam et islamisme, par Annie Laurent
    Islam et démocratie, par Annie Laurent
    Islam et immigration, entretien avec Christopher Caldwell
    Moderniser l’islam ?, par Annie Laurent
    Un dialogue nécessaire, entretien avec Mgr Bernard Ginoux
    L’islam est-il réformable ?, entretien avec le Père Samir Khalil Samir

    VIE CHRÉTIENNE
    Prier avec saint François d’Assise (1/2), par Falk van Gaver
    Question de foi : Devisons, par l’abbé Hervé Benoît

    CULTURE
    Renan ou le clerc retourné, par Michel Toda
    Au fil des livres : Evelyn Waugh, par Philippe Maxence
    Notes de lectures, chroniques musique, cinéma, sortir, internet, livres jeunes
    Un livre, un auteur : Florian Michel
    Portrait : Frédérique Bedos, par Marine Tertrais

    BRÈVES
    Toutes nos annonces du mois en ligne

    Voir ici: Sommaire du dernier numéro

  • Islam et christianisme : un dialogue nécessaire

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    Dans le mensuel « La Nef » (n° 240, septembre 2012), Annie Laurent a interviewé à ce sujet Mgr Bernard Ginoux. Mgr Bernard Ginoux est évêque de Montauban depuis 2007. Il a notamment préfacé un ouvrage remarqué du Père Soubeyrand, Comprendre l’islam, risque ou défi (Éditions des Béatitudes, 2011). Extraits de l’entretien :

     (…) La laïcité à la française vous semble-t-elle un moyen adapté et efficace pour répondre au défi de l’islam et faciliter l’intégration des musulmans ?

    Le concept de « laïcité », contrairement à ce que l’on véhicule dans l’opinion, est purement chrétien. Il a son origine dans le précepte de Jésus, « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21). La laïcité bien comprise n’implique pas l’absence de la religion mais son autonomie par rapport à l’État et réciproquement. L’établissement de l’islam dans une France façonnée par la loi de 1905 dérange les certitudes de la République et sa volonté de limiter la religion à la sphère privée. Parce qu’il est politique, l’islam ne peut pas ne pas se vivre publiquement : il façonne la société, pour lui tout est religieux. Le malentendu est donc permanent avec une société qui se veut « sans Dieu » et qui est en même temps, dans sa culture, héritière du christianisme. Le modus vivendi de la République française avec le catholicisme ne peut s’appliquer à l’islam parce que celui-ci est trop loin de sa propre conception. J’ai souvent constaté que, chez nous, l’Administration pense les religions à partir du schéma catholique, ce qui est évidemment inadapté à l’islam. Il me semble donc nécessaire de revoir à nouveaux frais les points de difficultés entre l’islam et l’État français. La vie commune suppose un traitement identique de tous les citoyens et le respect du pacte social par les musulmans mais aussi la fonction régulatrice du pouvoir politique. L’intégration viendra de la rigueur et de la clarté du politique vis-à-vis des citoyens de religion musulmane. Mais sommes-nous sur ce chemin quand, d’une part, nous savons que les mouvements extrémistes refusent toute forme d’intégration et quand, d’autre part, nous voyons les pouvoirs publics et le discours officiel gênés devant une religion qu’ils ne maîtrisent pas et dont ils craignent certains de ses membres ?

    Quelles sont, selon vous, les conditions d’un dialogue fécond entre l’Église et les institutions musulmanes ?

    (…) je sais que nous ne parlons pas le même langage. Le Dieu de l’islam est bien le « Tout-Puissant créateur » mais pas le trinitaire que Jésus-Christ, le Fils, révèle au monde. La première condition du dialogue est la vérité. Nous avons à être des chrétiens formés, ancrés dans la foi, allant au-devant des autres, toujours « capables de rendre compte de l’espérance qui est en nous » (1 P 3, 15). (…) Il y a, dans la ligne tracée par Benoît XVI, un gros effort de clarification à faire par la raison pour aborder le dialogue interreligieux. Les réactions sensibles, épidermiques, suscitent la violence et les oppositions. Les propos lénifiants et les attitudes naïves ne construisent rien. Nous devons prendre acte de ce qui nous sépare, qui n’est pas seulement de l’ordre de la religion mais aussi de la culture qui découle de celle-ci et qui, avec l’islam, se fait globalisante. Ce que la sécularisation a opéré dans le christianisme n’est pas compris par l’ensemble islamique. Les systèmes occidentaux, libéraux ou socialistes, ont perdu leur crédibilité et représentent, pour beaucoup de musulmans, un monde mauvais dont ils se sentent les victimes. Il n’est pas question d’être irénique. Aujourd’hui, la croissance et la domination dans le monde de courants islamiques durs, les actes de terrorisme commis en référence au Coran, les ambiguïtés des politiques occidentales… sont autant d’obstacles à une recherche commune en vue du bien de tous, ce qui devrait pourtant être un objectif pour tous. Nul ne doit être inquiété à cause de sa religion mais aucune religion ne doit inquiéter.

    Tout l’article ici : Islam et christianisme : un dialogue nécessaire

    La séparation de l’Eglise et de l’Etat est une notion incompréhensible pour l’Islam. Il n’y a d’ailleurs pas d’Eglise islamique : pour les enfants du Prophète, c’est la société qui est musulmane de manière « holistique », comme l’était autrefois la chrétienté, pour les disciples du Christ.  La seule différence à cet égard est que le Christianisme a toujours distingué (en principe, du moins) le gouvernement spirituel de l’Eglise et celui de l’Etat profane, même si l’exercice de ces gouvernements a connu des  « dédoublements fonctionnels » (pas toujours heureux) et des ingérences (réciproques et souvent conflictuelles) de l’un sur les prérogatives de l’autre.

    L’idée très française d’une laïcité placée comme l’accolade d’une sorte de religion "séculière" de l'Etat au dessus de toutes les religions renvoyées à la sphère privées n’est admissible ni par l’islam ni par le catholicisme. Mais, depuis Vatican II, ce dernier a choisi de défendre officiellement la présence « pluraliste » des religions et des philosophies non confessionnelles dans la sphère publique (ce modèle préexistait, dans les faits). Pour un bon musulman, ceci est difficile à admettre, comme le montre l’instabilité chronique de l’Etat multiconfessionnel libanais.  Car la Vérité révélée par Dieu dans le Coran est une et indivisible comme la république. Elle s’impose à tous, de droit divin : dans la vie personnelle comme dans la vie sociale, privée ou publique : « on ne dialogue pas avec l’erreur ».

    Dernière observation : contrairement aux musulmans,  les catholiques français sont accoutumés, depuis 1905, à leur dhimmitude républicaine. Si celle-ci venait, un jour, à changer de contenu, elle se ferait sûrement moins bénigne qu’aujourd’hui…

  • Mali : progrès inquiétants de l'extrémisme islamiste en direction du sud

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    AFRIQUE/MALI - Avancée des extrémistes islamiques en direction du sud alors que des prédicateurs radicaux font leur apparition à Bamako

    Bamako (Agence Fides) - « L'occupation de la ville de Douentza préoccupe fortement les autorités de Bamako » déclare à l'Agence Fides le Père Edmond Dembele, Secrétaire de la Conférence épiscopale du Mali. La ville de Douentza est tombée entre les mains du Mouvement pour l'Unité et la Djihad en Afrique occidentale (MUJAO), l'un des mouvements islamiques qui occupent le nord du Mali, qui l'a soustraite au contrôle d'une milice locale. « La prise de Douentza de la part du MUJAO est importante parce qu'il s'agit de la première ville que l'on rencontre sur la route en direction du nord après Mopti. Jusqu'ici, elle se trouvait dans une zone tampon entre les zones contrôlées par les islamistes et celles se trouvant sous le contrôle des forces régulières » explique le prêtre. « L'autre nouvelle qui agite le Mali est l'assassinat de l'un des membres du Consulat algérien à Gao, ville se trouvant depuis des semaines entre les mains des extrémistes. La nouvelle n'a pas encore été confirmée officiellement mais elle semble vraie » déclare le Père Dembele.

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  • Quand le patron d'une chaîne de télévision tunisienne croupit en prison

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    Nous lisons sur le blog de Yves Daoudal :

    Sami Fehri, patron d’une chaîne de télévision tunisienne emprisonné pour délit d’opinion

    Le patron d’une chaîne de télévision tunisienne, sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis plusieurs jours, a été emprisonné dans l’attente de son procès.

    J’ai beau tendre l’oreille, je n’entends rien. Normalement, les médias du monde entier devraient être déchaînés contre la justice tunisienne aux ordres de la dictature, et réclamer à cor et à cri la libération de Sami Fehri, emprisonné pour délit d’opinion.

    D’autant que l’emprisonnement de Sami Fehri vient après des semaines de pressions du pouvoir pour qu’il arrête de diffuser son émission de Guignols (sur le modèle de ceux de Canal Plus).

    Or, en dehors de quelques médias tunisiens, il n’y a aucune réaction dans le monde. Le silence est assourdissant. Sami Fehri est pourtant des leurs, complètement des leurs : il ne croit en rien et se moque de tout et de tout le monde. Mais les siens ne le reconnaissent pas…

    Le prétexte est sans doute que Sami Fehri n’est pas emprisonné pour délit d’opinion, mais pour « corruption ». Et on fait semblant de le croire. Or il s’agit d’une vieille affaire de droits de production qui traîne depuis longtemps et dans laquelle Sami Fehri n’est que « complice », en tant qu’actionnaire d’une société. Mais c’est lui seul qu’on arrête, en pleine affaire des Guignols, et c’est lui seul qui va être jugé.

    Pourquoi ce silence ?

    Je ne vois qu’une réponse : il ne faut pas dire du mal de la glorieuse révolution tunisienne. La révolution de jasmin, la révolution des jeunes, de Facebook et de Twitter réunis, est intouchable, même si elle a débouché sur une dictature islamiste que l’on ne veut pas voir. D'autant qu'on n'est pas islamophobe, dans ce monde-là... Et tant pis pour Sami Fehri et ses semblables…

  • Kidnappée et convertie de force à l'islam

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    "Musulmane malgré moi" dans Courrier International (30/08/2012)

    Des centaines d’hindous pakistanais tentent de gagner l’Inde pour échapper aux persécutions religieuses. La journaliste Faiza Mirza raconte comment, adolescente, elle fut kidnappée et convertie de force à l’islam.

    J’ai grandi dans la peur. Je suis d’ailleurs à peu près certaine que la première expression sur le visage de mes parents lorsqu’ils m’ont vue naître – moi, petite fille née de parents hindous vivant à Kandhkot [province du Sind, dans le sud du Pakistan] – était empreinte d’effroi. Pourquoi étais-je une telle source d’angoisse ? Avant même d’avoir élucidé l’énigme, je me suis retrouvée sur les bancs de l’école. J’aimais y aller, même si j’avais le sentiment d’être une étrangère qui n’arrivait pas à s’intégrer. Les remarques sournoises et les discriminations dont j’étais victime devaient me pousser à penser que je n’étais pas comme les autres enfants. Personne ne voulait manger avec moi et encore moins boire dans la tasse que j’avais utilisée. A la maison, ma mère me posait un tas de questions sur ma vie à l’école et attendait des réponses qu’elle espérait de nature à la délivrer de cette angoisse dont j’ignorais tout. Craignant de la décevoir, je me rendis compte très tôt qu’elle ne pourrait jamais être ma confidente. Et puis c’est arrivé. Les craintes de ma mère se sont confirmées. ...

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  • Syrie : de nouveaux attentats et l'horrible massacre d'une famille chrétienne

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    ASIE/SYRIE -Attentat à la bombe durant des obsèques et famille entière décapitée - chrétiens et druzes pris pour cible à Damas

    Damas (Agence Fides) – Un attentat terroriste a frappé hier, 28 août, des fidèles chrétiens et druzes innocents dans le quartier de Jaramana, un faubourg de Damas. A 14h00, une bombe placée à bord d’une automobile a explosé au passage d’une foule de fidèles – familles, personnes âgées, femmes et enfants – qui se dirigeait vers le cimetière pour procéder à la sépulture de deux jeunes. Ces derniers étaient morts la veille, 27 août, victimes eux aussi d’une bombe artisanale. Alors que la foule, une fois célébrées les obsèques, accompagnait les corps vers le lieu de la sépulture, un taxi a explosé causant 12 morts – d’autres sources parlant même de 27 – dont 5 enfants et plus de 50 blessés graves. A Jaramana, vivent environ 600.000 personnes, presque toutes appartenant aux minorités religieuses. Y vivent en effet 250.000 chrétiens (assyriens, arméniens, chaldéens, melkites, orthodoxes et d’autres confessions) outre à des druzes et à quelques 120.000 réfugiés irakiens ayant fui en Syrie au cours de ces dernières années.

    Ainsi que l’indiquent des sources de Fides à Damas, les chrétiens subissent une forte pression de la part de groupes armés djihadistes dans les faubourgs de Jaramana (dans le sud-ouest de Damas) et de Zamalka (dans le sud-est de la cité). Aujourd’hui, à Zamalka, une famille de chrétiens arméniens a été retrouvée massacrée, tous les membres de la famille ayant été horriblement décapités. L’exécution fait penser à l’action de radicaux islamiques salafistes.

    De tels actes, qui frappent des innocents, ont provoqué l’indignation et le trouble au sein de la communauté chrétienne. Un responsable de la communauté catholique latine de Damas, qui demande à conserver l’anonymat, déclare à Fides : « Il s’agit d’actes terroristes. Nous ne savons pas qui se cache derrière. Dans tous les cas, il s’agit de groupes qui veulent détruire la Syrie. Des bandes armées djihadistes ont commencé à semer la terreur. Le fait est qu’en Occident aussi les chrétiens sont souvent représentés comme des amis du régime ou des collaborateurs de la répression mais il n’en est rien. Les chrétiens vivent avec la population syrienne et veulent seulement la paix. Mais cette propagande fournit aux groupes terroristes, infiltrés parmi les rebelles, un prétexte pour nous attaquer ». (PA) (Agence Fides 29/8/2012)

  • Attaques contre des lieux de culte chrétiens au Kenya

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    Nairobi (Agence Fides) - Deuxième jour d'affrontements à Mombasa (Kenya) entre la police et les manifestants qui protestent suite au meurtre d'un prédicateur islamique, Aboud Rogo Mohammed, accusé de recruter des jeunes destinés à combattre en Somalie dans les rangs des Shabaabs.

    « Hier, 27 août, quatre églises de confessions chrétiennes non catholiques ont été incendiées ou saccagées mais si les affrontements devaient se prolonger, des lieux de culte catholiques pourraient eux aussi être touchés » déclare à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Boniface Lele, Archevêque de Mombasa. Selon des sources de presse locale, les quatre structures attaquées ont été le Jesus Celebration Centre, le Neno Evangelism Centre, le Ziwani SDA et la Pentecostal Assemblies of God Church.

    Aboud Rogo Mohammed a été tué le 27 août par des inconnus qui ont ouvert le feu alors qu'il se trouvait en voiture avec sa famille. Les manifestants accusent la police d'avoir perpétré à son égard une véritable exécution sommaire. « Je ne pense pas que ces incidents, pour blâmables qu'ils soient, soient susceptibles de mettre en crise les rapports entre chrétiens et musulmans au Kenya » déclare Mgr Lele. « Les personnes impliquées dans ces affrontements constituent en effet une minorité ». (L.M.) (Agence Fides 28/08/2012)

  • L'enfer pakistanais

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    ... est à découvrir sur Fides.org :

  • Le triste sort des chrétiens pakistanais

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    Sur Fides.org :

    ASIE/PAKISTAN - Eglise, gouvernement et imams mobilisés pour sauver Rimsha, fillette chrétienne accusée de blasphème

    Islamabad (Agence Fides) - Un effort commun mené par l'Eglise, le gouvernement, des responsables religieux et des ONG est en cours afin de sauver Rimsha Masih, fillette protestante de 11 ans affectée par le syndrome de Down, inculpée de blasphème à Rawalpindi. Au cours de ces derniers jours, la fillette, accusée d'avoir brûlé des pages du coran, a vu une plainte être déposée contre elle sur la base de l'article 295b du Code pénal - l'article qui, avec le 295c, constitue ce qu'il est convenu d'appeler la loi sur le blasphème - et incarcérée. A propos de cette affaire, qui a secoué l'opinion publique mondiale, on enregistre « la mobilisation des institutions et des responsables religieux afin d'obtenir sa remise en liberté » déclare à l'Agence Fides le catholique Paul Bhatti, Conseiller spécial du Premier Ministre pour l'Harmonie nationale

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