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Médias - Page 205

  • La Vie ou la Croix ?

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    Nous avons publié (ici : Qui sont les jeunes cathos JMJ ?), à titre documentaire,  le résultat d’un récent sondage Ifop commandité par le magazine « La Vie » : il profile les jeunes « JMJ »  2011 comme des adhérents sans états d’âme à l’institution ecclésiale et à ses « valeurs ».

    fondo01.jpgSans s’y référer explicitement, le journal « La Croix » du 7 août contextualise ce résultat en se référant à une autre enquête de l’Ifop, datant de 2010 (pour l’opinion, une année c’est  l’éternité).

    Le quotidien du groupe Bayard écrit que « selon l’enquête [de 2010], dont ont été extraits les résultats spécifiques aux 18-35 ans, 61 % des Français, Espagnols, Allemands, Italiens et Britanniques correspondant à cette tranche d’âge estiment que les chrétiens sont ‘suffisamment visibles’  dans la société (et toc pour les JMJ) ajoutant ensuite : « Directeur adjoint du département Opinion de l’Ifop, Jérôme Fourquet en tire la conclusion d’une  ‘position distanciée des jeunes Européens vis-à-vis des Églises’ ».

    Selon cette enquête, « les Français se montrent les plus critiques, tout comme ils manifestent le plus grand relativisme : pour 66 % d’entre eux, toutes les religions se valent, alors que les jeunes Européens ne sont en moyenne « que » 49 % à le penser. Les jeunes Français se distinguent aussi, n’étant que 41 % à estimer que le message et les valeurs du christianisme restent d’actualité, contre 50 % en moyenne chez les jeunes Européens »

    À une semaine du début des JMJ à Madrid, l’étude de l’Ifop exhumée par « La Croix »  rappellerait aussi «  qu’agir pour la paix dans le monde (44 %) et lutter contre la pauvreté (46 %) doivent être la priorité des croyants ».

    « La Croix » veut donc nous dire, par sondage interposé, que les jeunes JMJ  ne sont pas représentatifs (un million et demi, tout de même, de participants annoncés) de la mentalité générale de la jeunesse et que certaines de leurs grandes priorités sont « minoritaires ».

    Et alors ? L’Eglise n’est pas un parlement et la vérité ne se fabrique pas à l’audimat de l’opinion.

    Source : Les jeunes Français sont plus critiques envers l’Eglise que les autres Européens

    Voir également : http://benoit-et-moi.fr/ete2011/downloads/curieuxsondage.pdf

  • Les mineurs chiliens sauvés il y a un an : de la une à l'oubli...

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    "Il y a un an au Chili, le 5 août 2010, un éboulement dans une mine enfermait 33 mineurs à quelque 700 mètres sous terre. Ces mineurs allaient sortir de leur prison souterraine 69 jours plus tard, sous les feux des projecteurs des médias du monde entier.
    Un an après le début de leur aventure, leur vie n’a pas changé. La plupart n’ont pas pleinement récupéré et n’ont pas d’emploi stable. Ils animent des conférences-débats, vivent de petits boulots, pour certains envisagent un retour à la mine. Mais ils vivent pour la plupart toujours dans la misère.
    Au cours d’une messe, l’évêque de Copiapo, avait dénoncé des situations d’exploitation humaine honteuse et souhaité que accident puisse attirer l’attention sur l’urgence d’améliorer la sécurité des travailleurs. Les gens qui cherchent du travail pour faire vivre leur famille – avait lancé Mgr Quintana – acceptent de travailler dans des conditions précaires.
    Les travailleurs et les syndicats avaient indiqué que la mine ne répondait pas aux standards de sécurité requis. Le président Pinera avait promis d’ouvrir une enquête exhaustive sur les circonstances de l’accident et de poursuivre les responsables. Cette promesse n’a pas été tenue. De nombreux mineurs ont encore perdu la vie pendant l’année écoulée et rien n’a été fait pour améliorer la sécurité dans les mines chiliennes.
    Le Chili est le premier producteur mondial de cuivre."
    (Radio Vatican avec agences)

  • Les convictions du « Pèlerin »

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    FPH0044(1).jpgLe site web « Liberté Politique »  rencontre cet été les acteurs de la presse chrétienne et tente avec eux de comprendre le rôle qu’ils jouent dans l’actualité et le débat politique. Dans son numéro du 6 août, Antoine d’Abbundo, rédacteur en chef du magazine « Le Pèlerin » répond aux questions d’Antoine Besson.  Le Pèlerin est un hebdomadaire catholique d’information générale et grand public, qui appartient au groupe Bayard. C’est même le premier hebdomadaire catholique de France par sa diffusion et le nombre de ses lecteurs.

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  • Syrie : sommes-nous victimes de la désinformation ?

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    C'est, en tout cas, l'opinion de Pierre Piccinin, qui accuse une organisation par laquelle transitent les informations qui alimentent les Agences de Presse :

    "Celle qui revient et revient, systématiquement, depuis des mois, dans tous les médias, dans tous les communiqués concernant la Syrie, dans tous les quotidiens et sur toutes les chaînes de radio et de télévision. Celle qui est devenue, peu à peu, quasiment la seule source sur les événements qui touchent la Syrie. C’est l’Observatoire syrien des droits de l’homme (l’OSDH).

    Je me suis immédiatement intéressé à cet OSDH. Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour découvrir que, derrière cette étiquette aux apparences honorables, comme peuvent l’être des associations telles qu’Amnesty International ou la Ligue des droits de l’homme, se cache une organisation politique, basée à Londres, dont le président, Rami Abdel Ramane, opposant de longue date au régime baathiste, est très connu en Syrie où l’on sait les rapports étroits qu’il entretient avec les Frères musulmans, dont il serait lui-même membre.

    C’est cette même organisation, l’OSDH, qui multiplie les vidéos sur Youtube, montrant, soi-disant, des « dizaines de milliers de manifestants », dans toutes les grandes ville de Syrie, alors que, si l’on examine ces vidéos, on ne peut compter que quelques dizaines de personnes, filmées en plans rapprochés, qui, certes, donnent une impression de masse, mais ne trompent pas l’œil un tant soit peu critique.

    Ainsi, depuis plusieurs mois, c’est une « réalité imaginaire » que les médias diffusent à propos de la Syrie, une réalité revue et corrigée par une source unique sur laquelle personne, semble-t-il, n’a jugé utile de s’interroger.

    Cette image d’une Syrie en pleine révolution et d’un parti Baath au bord du gouffre ne correspond en aucun cas à la réalité du terrain, où le pouvoir contrôle la situation et où la contestation s’est considérablement réduite.

    Mais, au-delà de cette désinformation relative au cas syrien, il y a plus grave : de manière générale, les leçons de Timisoara, de la Guerre du Golfe ou des événements de Yougoslavie n’ont toujours pas porté. Et les médias, même les plus fiables, continuent de se laisser prendre au piège des dépêches hâtives, sans prendre davantage le temps d’en vérifier ni le contenu, ni l’origine, au risque de servir à leurs lecteurs une « réalité virtuelle », de leur construire un monde de conte de fées...

    Quand les médias ne remplissent plus leur devoir d’information, c’est la démocratie qui est en danger.

  • Qui sont les jeunes cathos JMJ ?

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    img1212.jpgLa manie est aux sondages. Le magazine français « La Vie » en a commandé un pour établir le « profil » des jeunes qui se rendent aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid. Les résultats sont un peu confus.

    Nous apprenons que si 90 % des jeunes JMJ français sondés aiment les grands rassemblements spectaculaires (forcément), 88 % sont aussi des pratiquants réguliers, au sens de la sociologie religieuse, puisqu’ils vont à la messe au moins une fois par mois, et même au moins une fois par semaine pour 58 % d’entre eux (ils se situent donc parmi les moins de 10% de "messalisants").

    Alors que notre culture reste dominée par une logique de marché, où chacun se détermine “à la carte”, ceux qui vont aux JMJ semblent rejeter cette “philosophie” libérale. 71 % d’entre eux estiment que les parents « devraient transmettre à leurs enfants leur propre culture religieuse », plutôt que de leur laisser la « possibilité de choisir ».

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  • La foi, l'espérance et les traditions des chrétiens orientaux sur France 2

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  • Buissonville : notre intervention est close

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    Nous avons attiré l'attention sur la célébration de la Cène qui s'est déroulée à Buissonville (Rochefort), dimanche dernier (31 juillet). Les commentaires ont été très nombreux sur ce blog, tous pour déplorer cette malheureuse initiative de Monsieur l'abbé Marcel Gravet (dont nous ne discutons pas les qualités humaines qui ont été soulignées par la presse).

    A présent, les faits sont connus et ont été répercutés par catho.be, organe des médias catholiques belges d'expression française officiellement mandaté. Les autorités ecclésiastiques sont donc au courant et, nous semble-t-il, moralement obligées de faire une mise au point.

    Quant à nous, nous sommes des laïcs, soucieux de défendre l'Eglise et sa foi, mais nous ne voulons pas nous acharner sur un terrain qui n'est normalement pas dévolu aux laïcs mais bien aux clercs.

    Nous nous félicitons cependant que notre vigilance ait contribué à mettre les milieux concernés en alerte, en espérant qu'ils ne s'en tiendront pas à cette triste consigne : "ne pas faire de vagues".

  • Conseils pour écrire un courrier des lecteurs

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    "Didoc" met en ligne une note intitulée "Comment écrire un courrier des lecteurs ?" dont l'auteur est Stéphane Seminckx. Cela nous paraît du plus haut intérêt à l'heure où les campagnes médiatiques se multiplient et où nous sommes invités à réagir efficacement.

    "Les courriers des lecteurs sont parmi les rubriques les plus lues d’un journal. Ils sont un moyen rapide et efficace pour communiquer un message à un large groupe de lecteurs. Ils sont acceptés comme traduisant l’opinion d’une vaste proportion de la société.

    Les courriers des lecteurs peuvent soulever un problème et convaincre beaucoup de lecteurs. Ils sont également un outil pour corriger et clarifier des faits, ou pour contester ou soutenir une idée, une attitude, une revendication. Ils ont un véritable impact pour un investissement de 20 minutes de votre temps."

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  • Dix raisons d'espérer un avenir pour la Belgique

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    Le Vif publie aujourd'hui un dossier qui démontre en dix points pourquoi la Belgique a un avenir devant elle.

    Ce dossier, réalisé par Pierre Havaux, Olivier Rogeau et Laurence Van Ruymbeke, épingle les éléments qui rendent extrêmement improbable l'éclatement du pays : une scission bien trop compliquée, le coût d'une scission (plus élevé que celui d'une réforme de l'Etat), le fait que les séparatistes sont minoritaires, Bruxelles ("noeud gordien"), le rôle de la Belgique dans l'U.E., la présence des institutions internationales à Bruxelles, la dette publique, l'imbrication économique, l'attitude des marchés, le prestige du "made in Belgium".

    C'est évident et plein de bon sens. A consulter ici : http://levif.rnews.be/fr/

  • L'affaire de Buissonville (Rochefort) : silence radio...

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    cfr : http://www.belgicatho.be/archive/2011/07/31/buissonville-c-est-grave-et-mgr-vancottem-doit-s-exprimer.html

    Personne ne daigne répondre à nos interpellations concernant l'épisode qui s'est déroulé à Buissonville dimanche dernier. Pourtant "cathobel" n'est plus en vacances et, aux dernières nouvelles, il y a toujours bien un évêque à Namur.

    Est-ce à dire que notre blog, avec ses 600 visites journalières, ne parvient pas à se faire "entendre"? Nous ne le croyons pas : des interventions telles que celles de l'abbé de Beukelaer ou du chroniqueur religieux du Soir démontrent que l'on nous "suit". Nous savons également que "cathobel" est parfaitement au courant de l'activité de notre blog. Il s'agit donc bien d'un silence qui trahit l'embarras des informateurs religieux patentés et des autorités ecclésiastiques concernées.

    Mais, nous l'avons dit, nous poursuivrons jusqu'à ce que ce que nous ayons obtenu les réponses aux questions que nous avons posées.

  • La "géopolitique" du Vatican

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    "Diplomatie" consacre son quatrième numéro à la "géopolitique du Vatican". N'ayant pas encore eu l'occasion d'en examiner le contenu, nous vous le signalons à titre documentaire avec les précautions qui s'imposent. Parmi les auteurs : François Mabille et Annie Lacroix-Riz.

    Une amie nous met en garde : "Il faut lire ce numéro de DIPLOMATIE sur la géopolitique du VATICAN avec beaucoup de recul et de sens critique car il y a bien au moins 5 mensonges par page, sans compter le ton hargneux de certains journalistes et tous les poncifs habituels concernant l'Eglise."

    (Extrait de la présentation sur le site de "Diplomatie" :

    "...il existe une géopolitique du Vatican, d’abord parce qu’il s’agit d’un État qui s’inscrit dans une réalité internationale, dont il lui faut progressivement accepter les règles. Créatrice de normes durant des siècles, l’Église est confrontée à l’avancée des règlementations internationales. À titre d’exemple, pour éviter d’apparaître dans la liste grise des États, le Vatican est tenu de mettre en place une transparence financière. Le Vatican n’a pas abandonné son goût pour le renseignement et l’influence, comme l’atteste le choix d’élire Benoît XVI qui fut, 24 années durant, à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Enfin, le Vatican est en conflit avec d’autres puissances, des conflits qui ne portent pas sur une lecture de la Bible, mais bel et bien sur qui contrôlera la population des catholiques.
    Approcher cette géopolitique recèle pourtant de nombreuses difficultés. Outre la difficulté d’accéder aux sources elles-mêmes et aux rares spécialistes de la question, les risques de simplification ou d’exagération sont nombreux. Autant d’écueils que la rédaction de Diplomatie a tenté d’éviter, en proposant une approche fondée sur la diversité des réalités, en toute indépendance.")

  • Comment et pourquoi le pape résiste-t-il aux attaques venant de toute part?

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    C'est la question qu'aborde Sandro Magister dans sa chronique de cette semaine. Il trouve un éclairage intéressant dans un débat qui avait opposé en 1999 le cardinal Ratzinger au cardinal français Eyt.

    Introduction de S. Magister :

    "Au cœur de l’été, les attaques contre Benoît XVI, en provenance de l’extérieur et de l’intérieur de l’Église, ont brusquement repris de la vigueur.

    Venant de l’extérieur il y a eu l’attaque frontale – d’une violence sans précédent – du premier ministre irlandais Enda Kenny, qui a accusé la hiérarchie catholique, jusqu’à ses plus hauts niveaux, de protéger les prêtres pédophiles des foudres de la justice terrestre. Kenny a mis au banc des accusés Joseph Ratzinger lui-même pour cette phrase remontant à l’époque où il était encore cardinal : "Des normes de conduite qui sont appropriées à la société civile ou au fonctionnement d’une démocratie ne peuvent pas être appliquées purement et simplement à l’Église".

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