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Politique - Page 672

  • Chen Guangcheng : la désinformation atteint des sommets sur TFI

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    Nous reproduisons la note parue sur le Salon  Beige :

    Sur TF1, la désinformation atteint des sommets !

    Communiqué de Laissez-les-vivre :

    "Nous sommes effectivement en droit de nous poser la question après le reportage stupéfiant sur les réels motifs de la persécution dont est victime l'avocat chinois aveugle Chen Guangcheng à laquelle la chaîne TF1 s'est livrée ce mercredi 9 mai au journal télévisé de 20 heures présenté par Madame Laurence Ferrari. Ce dernier qui dénonce inlassablement les exactions perpétrées par les commandos du Planning Familial du Shandong à l'encontre de tout récalcitrant à la politique de l'enfant unique a été présenté par le dit journal comme "militant pour plus de justice demandant de rendre des comptes" (sic !)

    MAIS sans le moindre mot pour éclairer les téléspectateurs sur l'objet de son militantisme !

    • pas un mot sur les expéditions punitives des brigades des fonctionnaires chinois des plannings familiaux,
    • aucune mention des stérilisations contraintes,
    • pas la moindre évocation des avortements forcés (y compris au huitième mois de grossesse !),
    • ni des femmes battues par les tortionnaires des commandos des plannings,
    • ni des maris tabassés pour avoir vainement tenté de protéger mère et enfant à naître.

    Le grand média américain CNN avait pourtant réalisé il y a moins de 15 jours un reportage bouleversant sur ce sujet ! Mais sur TF1, "auto-proclamée première chaîne nationale" : pas un seul mot ! il est juste mentionné que Chen Guandong se bat pour plus de justice. Il est vrai qu'au lendemain de l'élection de Monsieur Hollande à la présidence de la République - laquelle a été largement favorisée par le soutien des principales dirigeantes, anciennes et actuelles, du planning familial, signataires parmi d'autres de la pétition : "Les droits de la femme passent par la gauche" - il devient politiquement incorrect de dénoncer comme tortionnaires des fonctionnaires de planning familiaux, fussent-ils chinois. Il le ne serait pas davantage de révéler que la Chine est le pays qui enregistre le taux de suicide féminin le plus élevé du monde !"

    Michel Janva

    A lire également, sur le même site :

  • La dérive totalitaire de la démocratie

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    Nous reproduisons ci-dessous un billet de Philippe Maxence paru hier sur le site de l'Homme Nouveau. Il s'agit d'envisager la démocratie dans ce qu'elle peut avoir de totalitaire. Et que dire dans ce pays où nous avons quelques mesures d'avance sur l'Hexagone? On le voit bien lorsque même l'archevêque de Malines-Bruxelles n'est plus libre de s'exprimer sans recevoir les foudres des représentants des élus au pouvoir. Et que dire de ce battage d'opinion qui fait rage actuellement pour nous imposer le politiquement et culturellement correct au sujet de l'homosexualité, mise sur le pavois ce week-end. Malheur à nous si nous osons encore affirmer que le mariage, comme le dit le dictionnaire, consacre l'union entre un homme et une femme. On a vu aussi comment il a été rendu compte dans les médias de la récente Marche pour la Vie organisée à Bruxelles. Combien de temps supportera-t-on encore qu'un blog comme celui-ci ose aller à l'encontre de la pensée dominante? Et combien de temps pourrons-nous encore "tenir" alors que tout conspire contre ce que nous pensons et ce que nous aimons?

    Résultat de l'élection présidentielle oblige, la presse s'est plu à voir dans la transition pacifique entre un Président de droite et son successeur de gauche, la preuve que notre pays était une « démocratie pacifique ». C'est, surtout, la preuve que les mots supportent tout !

    Pacifique, une démocratie qui considère comme un droit la suppression des enfants dans le ventre de leur mère ?

    Pacifique, une démocratie qui se prépare à éliminer ses vieillards et ses malades, comme le prévoit la panoplie électorale du nouveau Président ?


    Dans Evangelium Vitæ, le pape Jean-Paul II a qualifié très justement une telle démocratie : totalitaire. Le passage en question de cette encyclique est particulièrement fort. Il semble pourtant que nous l’ayons oublié, comme si l’évolution du système politique dans lequel nous sommes était normale. Le propos de Jean-Paul II mérite pourtant d’être relu et analysé. Parlant des conséquences du relativisme, le pape écrivait :


    « Le “droit” cesse d'en être un parce qu'il n'est plus fermement fondé sur la dignité inviolable de la personne mais qu'on le fait dépendre de la volonté du plus fort. Ainsi la démocratie, en dépit de ses principes, s'achemine vers un totalitarisme caractérisé. L'État n'est plus la “maison commune” où tous peuvent vivre selon les principes de l'égalité fondamentale, mais il se transforme en État tyran qui prétend pouvoir disposer de la vie des plus faibles et des êtres sans défense, depuis l'enfant non encore né jusqu'au vieillard, au nom d'une utilité publique qui n'est rien d'autre, en réalité, que l'intérêt de quelques-uns.


    Tout semble se passer dans le plus ferme respect de la légalité, au moins lorsque les lois qui permettent l'avortement ou l'euthanasie sont votées selon les règles prétendument démocratiques. En réalité, nous ne sommes qu'en face d'une tragique apparence de légalité et l'idéal démocratique, qui n'est tel que s'il reconnaît et protège la dignité de toute personne humaine, est trahi dans ses fondements mêmes : “Comment peut-on parler encore de la dignité de toute personne humaine lorsqu'on se permet de tuer les plus faibles et les plus innocents ? Au nom de quelle justice pratique-t-on la plus injuste des discriminations entre les personnes en déclarant que certaines d'entre elles sont dignes d'être défendues tandis qu'à d'autres est déniée cette dignité ?”. Quand on constate de telles manières de faire, s'amorcent déjà les processus qui conduisent à la dissolution d'une convivialité humaine authentique et à la désagrégation de la réalité même de l'État.


    Revendiquer le droit à l'avortement, à l'infanticide, à l'euthanasie, et le reconnaître légalement, cela revient à attribuer à la liberté humaine un sens pervers et injuste, celui d'un pouvoir absolu sur les autres et contre les autres. Mais c'est la mort de la vraie liberté : “En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché” (Jn 8, 34). » (n. 20).


    Si nous ne prenons pas en compte le fait que nous sommes bien dans cette situation d’une « démocratie totalitaire » ou d’une « dérive totalitaire de la démocratie », il sera difficile d’ajuster la réplique catholique à l’enjeu de la situation. À méditer.

  • Quand le fossé s’élargit entre la Maison blanche et l’épiscopat catholique

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    Nous lisons sur Radio Vatican (Romilda Ferrauto) : A six mois de la présidentielle de novembre, Barack Obama s’est prononcé en faveur du mariage homosexuel. Pour la première fois, un président américain a déclaré « à titre personnel » que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier. L’influent cardinal Timothy Dolan, président de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, a immédiatement réagi pour réaffirmer que le mariage ne pouvait être que l’union entre un homme et une femme. « Nous ne pouvons pas nous taire – a-t-il dit – face à des déclarations ou des actions susceptibles de miner l’institution familiale, pierre angulaire de la société ». La réplique est cinglante et sans équivoque : l’archevêque de New York juge les propos du président attristants mais pas surprenants car ils suivent une série de décisions prises par son administration qui érodent ou ignorent le caractère particulier du mariage.

    Aux Etats-Unis, la plupart des Eglises chrétiennes ont pris officiellement position contre le mariage homosexuel. Mais les fidèles sont divisés sur la question.
    Cette déclaration du président Obama va encore accentuer les divergences entre son administration et un épiscopat catholique qui a choisi de se montrer particulièrement combatif sur certains dossiers. Après la réforme de la santé et l’objection de conscience, l’avortement et la contraception, c’est un nouveau front qui s’ouvre, en pleine campagne électorale, jusqu’ici dominée par l’économie. Selon le magazine américain Time, le cardinal Dolan est « l’homme le plus susceptible de barrer la route de Barack Obama vers sa réélection ». Il pourrait détourner suffisamment d’électeurs pour faire pencher une élection serrée.

    Le président des Etats-Unis risque de perdre aussi le soutien de l’électorat hispanique et noir qui avait largement contribué à sa victoire en 2008, et agacer une partie de la population dans un pays où cette question relève des Etats fédérés. Actuellement, 31 Etats se sont déclarés contraires au mariage homosexuel contre sept l’ayant reconnu. La Caroline du Nord a rejeté, mardi, à 61%, le mariage homosexuel lors d'un référendum. Des référendums similaires risquent de se multiplier dans le pays. En 2004, des référendums locaux sur des questions de société dans différents Etats, organisés en même temps que la présidentielle, avaient fait basculer les voix en faveur des républicains.

    Alors que dans le camp catholique, certains parlent d’attaque ciblée du président américain contre les valeurs chrétiennes, le politologue Dennis Goldford, de l'université Drake, interrogé par l’AFP, voit cette intervention comme un "calcul stratégique et électoral". A défaut de convaincre sur sa politique économique, son ralliement à une cause de plus en plus acceptée par la société, pourrait permettre au président Obama de redynamiser sa base, notamment les jeunes. L'annonce du président a aussi rassuré dans les rangs gays et lesbiens - dont les plus riches individus sont des contributeurs importants à la campagne.
    (Romilda Ferrauto)

  • Suppression de 4 jours fériés au Portugal dont deux fêtes religieuses

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    C'est une information communiquée par Catho.be :

    Parmi les mesures adoptées pour redresser l’économie de son pays, le gouvernement portugais va supprimer quatre jours fériés à partir de 2013.  Parmi eux, la Fête-Dieu et la Toussaint.

    En plus du 5 octobre (date de la proclamation de la République au Portugal, en 1910), et du 1er décembre (date de la Restauration du pouvoir portugais sur les Espagnols, en 1640), deux fêtes religieuses seront retirées des jours fériés dont bénéficiaient jusqu’alors les Portugais. Le gouvernement du Portugal et le Saint-Siège sont parvenus à un accord sur la Fête-Dieu, traditionnellement célébrée 60 jours après Pâques (dont la célébration sera désormais décalée au dimanche suivant), et le jour de la Toussaint (1er novembre) finalement « préféré » à l’Assomption (15 août) initialement prévue.
    Cette négociation entre laïcs et religieux s’est déroulée sur plusieurs semaines. L’initiative s’inscrit dans une logique d’engagement du gouvernement portugais à réformer le marché de l’emploi tout en assouplissent les horaires de travail et les critères de licenciements, en supprimant des jours fériés et des congés, suite à la reception d’une aide financière de 78 milliards d’euros, accordée en mai 2011 par l’Union Européenne et le Fonds Monétaire International.
    La mesure entrera en application à partir de 2013 et pour une durée de 5 ans au bout de laquelle le Portugal et le Saint-Siège réévalueront les termes de cet accord.

  • Les symptômes de la foi

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    Sur son blog, Thierry Bizot écrit ceci qui nous semble très juste :

    Je crois que les symptômes de la foi sont la joie, la sérénité et la bienveillance. L’humilité aussi, suprême qualité, qui est plus rare et plus difficile à cultiver. Mais la joie, la sérénité et la bienveillance sont données d’office, sans conditions. Quand on connaît une relation avec Dieu, on devrait ressentir joie, sérénité et bienveillance et faire profiter à tous ceux que l’on rencontre de ces trois bienfaits que nous prodigue à volonté le Seigneur. Il n’est pas nécéssaire de révéler aux bénéficiaires de ces fruits que l’on doit distribuer sans compter, la provenance de ces trésors.  Donnons à profusion à tous ceux que nous croisons, à tout moment, des mesures bien secouées de joie, un lit de sérénité, des torrents silencieux de bienveillance. Tirons sur le compte personnel de Dieu, qui n’est jamais à découvert. On peut y aller, se servir, et commencer la grande distribution.

    Ce rappel paraît très opportun à un moment où, devant un certain nombre de faits qui se produisent sous nos yeux, on serait tenté de céder à l'amertume et au dépit...

  • L'euthanasie progresse en Belgique : de 19% en 2011

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    Voir l'information sur Le Vif : Hausse de 19% des euthanasies lors de l'année 2011

    Un nombre record de 1.133 euthanasies ont été déclarées en Belgique en 2011, soit 19% de plus que lors de l'année 2010, qui établissait un précédent record. Lire la suite

    A ce sujet, on pourra lire la note proposée par "Pneumatis" sur son blog concernant l'engagement pro-vie qui ne doit pas s'identifier à de sommaires slogans anti-avortement ou anti-euthanasie mais bien s'enraciner dans une véritable conception anthropologique et biblique. C'est ici.

  • Christianisme et socialisme convergent-ils ?

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    Sur son blog (Religioblog), le chroniqueur religieux du Figaro, Jean-Marie Guénois pose la question : "La démocratie chrétienne est-elle socialiste ?" Cette question, il la posait dans le contexte de l'élection présidentielle française où l'on a vu des personnalités de la mouvance chrétienne opter pour le candidat socialiste.

    is à part un certain clergé et une certaine intelligentsia catholique ostensiblement à gauche, l'Eglise catholique s'est toujours gardée, avec soin, du socialisme ou de la sociale démocratie.

    Pourquoi ce Rubicon ne pouvait être franchi ?

    La raison vient de la clé de voute de cette vision. Elle est aussi simple que peu connue : contrairement au socialisme qui place « l'Etat » au cœur de l'édification de la société, l'Eglise place « la personne humaine » comme le garant fondamental de la société.

    Autrement dit, le moteur de la société n'est pas dans la structure mais dans la responsabilité et la liberté des personnes.

    Responsabilité et liberté « personnelles », et non « individuelles » : ce qui pousse la doctrine sociale a récuser le libéralisme à tout va.

    Responsabilité et liberté « personnelles », et non « collectives » : ce qui conduit cette pensée à récuser le socialisme pur et dur.

    Cette position n'est pas pour autant un « ni, ni ». Car la doctrine sociale de l'Eglise promeut la justice sociale. Mais pas à la façon socialiste. Et c'est là une autre grande différence que les catholiques de gauche récusent. 

    Lire la suite

  • L'eugénisme fera-t-il bientôt partie des droits de l'homme ?

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    Adélaïde Pouchol interroge Thierry de la Villejégu, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune. C'est sur le site de l'Homme Nouveau :

     

  • Portugal : le mouvement pro-vie veut en finir avec l'avortement

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    Troisième post du jour tributaire du travail remarquable accompli par Jeanne Smits : Le mouvement pro-vie portugais veut en finir avec la loi d'avortement

    Lors d'un colloque international qui a réuni des représentants de mouvements et de médias pro-vie de dix pays d'Europe et d'Amérique, ce week-end à Lisbonne, les différents intervenants ont focalisé sur la stratégie à adopter contre l'avortement et les lois qui le légalisent. Pour le Portugal, la ligne définie emporte l'adhésion de plusieurs composantes du mouvement : il s'agit d'obtenir un nouveau référendum pour renverser celui qui a abouti à la loi d'avortement en 2007.

    Le groupe « Pro-referendo Vida », qui a été créé récemment à cette fin, a déjà obtenu quelque 33.000 signatures sur les 75.000 nécessaires à l'ouverture d'un débat à l'Assemblée nationale dans le cadre du référendum d'initiative populaire. La tenue du référendum n'est pas alors automatique mais soumise à la décision des élus.

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  • L'euthanasie pour les mineurs et les déments devant le Sénat

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    Toujours vigilante, Jeanne Smits rend compte de cette nouvelle proposition de loi :

    Il aura fallu moins de quinze jours pour qu'une proposition de l'association « humaniste » belge (l'Association des libres penseurs humanistes) se traduise en proposition de loi. Elle sera présentée en ce mois de mai par deux sénatrices socialistes flamandes, Myriam Vanlerberghe et Marleen Temmerman sous la forme de deux textes de lois visant à légaliser l'euthanasie pour les mineurs d'une part, et pour les personnes en voie de devenir démentes et celles tombées dans un état d'inconscience permanent. L'initiative a été annoncée samedi dernier, à l'occasion d'un symposium organisé à Bruxelles pour marquer le dixième anniversaire de l'euthanasie en Belgique.

    Plusieurs associations de libre-penseurs et de partisans de l'euthanasie entouraient à cette occasion le professeur Wim Distelmans, souvent cité sur ce blog : cet oncologue, spécialiste des soins palliatifs, est également l'un des grands promoteurs de l'euthanasie en Belgique.

    Lire ici : Belgique : euthanasie pour les mineurs et les déments, ça se précise

  • France : le porte-parole des évêques s'exprime au lendemain des Présidentielles

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    Sur La Croix, nous lisons :
    Mgr Podvin : «L’Église doit conserver la liberté de dire ce qu’elle rejette»

    Pour le porte-parole de la Conférence des évêques de France, Mgr Bernard Podvin, le vote « catho » n’est pas toujours à analyser en fonction des critères de la foi.  (Virginia CASTRO/CIRIC)

    LA CROIX  : Comment réagissez-vous après l’élection de François Hollande ?

    Mgr Bernard Podvin :  Ma première réaction, c’est celle que recommande saint Paul : prier pour nos dirigeants… Je voudrais inviter ceux qui se réjouissent aujourd’hui à avoir la victoire humble. Ce résultat reste très fragile. On voit bien que, en Europe, pour les élections récentes, aucune équipe sortante n’a été reconduite. D’ailleurs, le nombre de votes blancs est deux fois plus important que l’écart de voix entre les deux candidats, signe de cette incertitude. Ceux qui ont gagné doivent être attentifs au manque de cohésion. Le nouveau président a dit vouloir être le président de tous les Français, mais que cela ne soit pas seulement un slogan !

    Lire la suite ici : Mgr-Podvin-L-Eglise-doit-conserver-la-liberte-de-dire-ce-qu-elle-rejette-

  • Quand la Grèce asphyxiée dérive vers les extrêmes...

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    Nous reprenons ici (en corrigeant l'orthographe) la synthèse parue sur Radinrue (www.radinrue.com) (Jaars Ven Dallij)

    Les Grecs n’en peuvent plus. Stigmatisés par une Union Européenne, plus particulièrement par la zone Euro, mais devenus aussi symbole de l’échec d’une certaine inconscience dans la gestion des finances, ils ont affligé d’une claque historique les deux partis prépondérants du pays, en optant au travers des urnes pour les marxistes et les fascistes.

    Les législatives grecques sont le résultat du désespoir, de la colère et du ras-le-bol total que ressent la population du pays. Les urnes ont donc parlé, et le résultat est sans appel, ce sont les idéaux des extrémistes qui finissent en tête, des extrêmes qui s’en enorgueillissent, même si les Grecs ont d’avantage opté dans leur choix, pour des partis « contestataires » afin de punir et de bannir de la scène politique les dirigeants « historiques » que pour se révéler marxistes ou fascistes…

    Ce lundi donc, les deux grands partis : celui des conservateurs (Nouvelle Démocratie) et celui des socialistes (Pasok), n’ont obtenues que 37% des voix pour le Pasok, et un piètre 20% pour Nouvelle Démocratie.

    Avec 18% arrivent les extrémistes marxistes – Syriza -, qui, bien sûr, rejettent le chemin de l’austérité, sans vraiment d’ailleurs trouver de réelle alternative. Puis c’est la montée des fascistes de l’Aube Dorée (6,9%), qui obtiennent 10 sièges au Parlement grec.

    Devant une foule de candidats qui se sont présentés aux élections grecques, ceux qui sont largement portés par les électeurs sont ceux là même qui sont prêts à claquer la porte aux représentants de l’Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne. La « troïka » devrait se rendre à Athènes mardi, en tentant de prendre la mesure du « séisme », la Grèce sous perfusion de l’UE se dirige peu à peu vers soit son trou noir, soit un futur paradis, en d’autres termes une sortie de l’Euro avec une suite qui peut être des plus graves comme des meilleures… Cela seul le futur le montrera.

    Quant aux fascistes, leur « urgence » du moment reste si sombre et dramatique qu’elle ferait presque rire, si derrière cette ridicule échelle des priorités il n’y avait pas une réalité morbide, celle de voir en l’autre un danger total… Nikos Michaloliakos patron des fascistes grecs, lance aux journalistes : « Vous m’avez insulté, mis de côté, humilié, mais j’ai gagné. Je suis venu, j’ai vu, j’ai gagné. Maintenant, tous les étrangers hors de mon pays », lança t-il dans un élan de verve, en oubliant que les pays d’origines de ces étrangers qu’il veut chasser, ces pays, sont ceux qui tentent de sauver en payant cher le malade cadavérique qu’est la Grèce croulant sous ses dettes, prises par ailleurs avec de l’argent dépensé qui ne fut jamais le sien !

    Radinrue.com