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Société - Page 352

  • Covid-19 : un risque de pénurie alimentaire ?

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    De Vatican News :

    Covid-19: l’ONU évoque un risque de pénuries alimentaires

    Des centaines de millions de personnes dans le monde pourraient se retrouver privées de nourriture en raison de la pandémie de Covid-19. Telle est l’inquiétude exprimée ce vendredi dans un rapport par le Programme alimentaire mondial.

    Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

    L’agence de l’ONU met en garde contre une possible pénurie d’approvisionnement qui menacerait la sécurité alimentaire. Les restrictions de circulation décidées par de nombreux gouvernements pour freiner la propagation du virus ont déjà un impact notable : des frontières sont fermées ce qui n’est pas sans conséquence sur le trafic de marchandises, des denrées ont été détruites dans certains ports et des pays comme la France ont fait état de difficultés pour trouver de la main d’œuvres afin de travailler dans les champs. «Il faut que les denrées continuent à circuler pour que les marchés ne soient pas déstabilisés», estime Tiphaine Walton, la responsable plaidoyer et communication au PAM France.

    Entretien avec Tiphaine Walton, responsable plaidoyer et communication au PAM

    Pour le moment, les stocks sont là et les marchés restent stables, note le Pam tandis que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) relève une tendance à la baisse des prix des denrées alimentaires de base (huiles, céréales, viandes, produits laitiers) en raison des perspectives de marasme économique. Il faudrait éviter un mouvement de panique.

    La corne de l'Afrique à risque

    Déjà en proie à des sécheresses nuisibles aux récoltes, les pays d’Afrique subsaharienne pourraient être les premiers menacés. Ils dépendent souvent des importations de denrées pour se nourrir, et de leurs exportations de matières premières pour payer ces aliments.

    Selon le Programme alimentaire mondial, pour «de nombreux pays pauvres, les conséquences économiques seront plus dévastatrices que la maladie elle-même».

    Tiphaine Walton souligne également que l’arrivée du Covid-19 est contemporaine de la «période de soudure» quand les familles commencent à manquer de nourriture et attendent de pouvoir commencer la récolte.

    Aux côtés des gouvernements, le Programme alimentaire mondial suit de très près l’évolution des marchés ou de la production agricole. «Le premier acteur de l’humanitaire a déployé toute sa puissance logistique» assure Tiphaine Walton. Un plan d’action a été mis en place pour pouvoir acheminer des denrées par bateaux, avions ou camions. Des stocks ont été constitués à proximité des pays considérés comme à risque.

  • Le Docteur Xavier Dor, figure de proue du combat pour la vie, s'en est allé

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    Le docteur Dor a quitté ce monde (source : Contre-Info.com)

    C’est un homme exceptionnel qui vient de nous quitter.

    Âgé de 91 ans, Xavier Dor est mort ce samedi vers midi, victime du coronavirus (merci Macron…).

    Ce véritable  médecin – contrairement à d’autres qui ont renié le serment d’Hippocrate et donnent la mort sans scrupules – était spécialisé en embryologie, ayant exercé à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, enseigné à Paris VI et été chercheur en embryologie cardiaque à l’INSERM.

    Il est connu pour avoir été pendant des décennies et jusqu’au bout un inlassable combattant du droit des bébés à naître.

    Il organisa par exemple des centaines de rassemblements devant des « cliniques » avortoirs pour essayer de faire changer d’avis (parfois avec succès!) des femmes sur le point de commettre cette chose terrible et dont elles allaient souffrir le reste de leurs jours, ou alors simplement pour réciter le chapelet.

    En effet, catholique convaincu, le docteur Dor croyait en la force de la prière et ne manquait pas, avec l’association SOS Tout Petits qu’il avait fondée, d’y recourir.

    Il était infatigable (en dépit d’une quasi cécité depuis une quinzaine d’années) et très courageux, devant souvent faire face à des hordes d’« antifas » extrêmement haineux, violents et orduriers, ou bien aux procès…

    A partir de 1986 et pendant près de 10 ans, il n’hésita pas à entrer dans les avortoirs pour essayer d’empêcher les tragédies qui s’y déroulaient.

    Il fut, pour son respect de la vie et son amour des plus fragiles, persécuté par la justice républicaine (particulièrement à partir de la loi scélérate de « délit d’entrave à l’IVG » en 1993) et condamné 11 fois.

    Prions pour le Docteur Xavier Dor atteint du coronavirus – medias ...

    Tous ceux qui ont eu la chance de l’approcher n’ont pu qu’être frappés de sa gentillesse, de sa délicatesse, de sa jeunesse d’esprit (innocence et enthousiasme), de sa générosité pour la bonne cause et de sa joie, lui qui avait connu tant d’horreurs.

    Ce saint homme laissera un grand vide.

    Prions pour lui – ce sera une bonne façon de le remercier – afin qu’il soit vite au Paradis s’il n’y est pas déjà, et qu’il continue de là d’aider les bébés, leurs mères, et la France plus généralement.

    PS : le docteur Dor avait écrit un livre à propos de l’avortement : le Crime contre Dieu.

    PPS : ci-dessous une émission radio de 2017 à laquelle le Dr Dor avait été invité.

    Lire aussi : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/04/dr-xavier-dor-rip-un-hommage.html?

  • Même âgé ou handicapé, le malade ne doit jamais être abandonné

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    De Jean-Marie Dumont sur le site de Famille Chrétienne :

    « Il ne faut jamais abandonner le malade », déclare l’Académie pontificale pour la vie

    03/04/2020

    fin de vie hôpital malade soignant euthanasie personne âgée

    Dans une longue note intitulée « Pandémie et fraternité humaine » datée du 30 mars, cette institution vaticane formule plusieurs enseignements qu’elle tire de l’épidémie de Covid-19 et fournit quelques critères sur les soins à apporter aux malades en situation d’urgence.

    « En tout état de cause, nous ne devons jamais abandonner la personne malade, même lorsqu’il n’y a plus de traitement disponible », déclare l’Académie pontificale pour la vie dans une note d’analyse datée du 30 mars intitulée « Pandémie et fraternité universelle ». « Soins palliatifs, traitement de la douleur et accompagnement sont une exigence à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire », indique l’Académie, et ce y compris dans les cas extrêmes où il ne serait pas possible d’apporter à certains patients les traitements indispensables. Elle appelle aussi à porter une attention particulière « aux personnes les plus fragiles, notamment les personnes âgées et les handicapés. »

    « L’âge ne peut pas être considéré comme le seul critère de choix automatique »

    Dans sa note, l’Académie évoque le fait que « les conditions d’urgence dans lesquelles beaucoup de pays se trouvent peuvent conduire à contraindre les médecins à des décisions dramatiques et déchirantes de rationnement des ressources, limitées et qui ne sont pas disponibles pour tous de manière simultanée ». Rappelant qu’il faut d’abord avoir « fait tout ce qui est possible en termes d’organisation pour éviter ce rationnement », la note indique que la décision ne peut se fonder sur l’idée qu’il y aurait une « différence de valeur » entre certaines vies humaines. Elle évoque notamment la question de l’âge des personnes : celui-ci ne peut en aucun cas être considéré comme un « critère unique et automatique de choix ». Une telle approche traduirait une attitude « discriminatoire à l’égard des anciens et des plus fragiles ».

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  • Réviser le financement des cultes en Belgique ?

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    De NousCitoyens :

    Faut-il réviser le financement des cultes en Belgique ?

    Le système actuel de financement des cultes est bétonné dans la Constitution. Il n’assure pas une égalité de traitement entre les différents courants philosophiques. Il y a un déphasage grandissant entre la répartition du gâteau et la distribution statistique de la population entre les différentes obédiences. Le système est sous pression. Le législateur va-t-il se contenter de corriger le système actuel (au risque de le compliquer davantage) ou réformer de fond en comble le financement des cultes ? Sous la dénomination de « système italien élargi » nous présentons un système qui applique la démocratie participative.

  • Coronavirus : une crise qui en cache une autre ?

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    De sur Smart Reading Press :

    LES INCERTITUDES DU CORONAVIRUS

    Seule certitude, le prix à payer sera exorbitant, même si l’impact démographique de l’épidémie reste très limité. Après tout, il meurt chaque année dans le monde environ 3,46 millions de personnes d’infections respiratoires, plus de 1,37 millions de cancers du poumon, sans parler des 7,25 millions de maladies coronariennes, des 6,15 millions d’AVC et des 1,78 millions de victimes du Sida, et tous les autres, jeunes ou vieux.

    INCERTITUDES À PROPOS DE L’IMPACT SANITAIRE

    Comparée à ces chiffres, la pandémie de Coronavirus est une affaire bénigne, presque insignifiante. Au 1er avril, il n’y avait depuis le début de l’épidémie que 820 000 cas d’infection diagnostiqués dans 185 pays et 40 000 morts comptabilisés. À peu près autant que de morts causés par des attaques de chiens. Pour le moment, ce décompte «officiel», s’il est réel, représente à peine un trait de crayon du point de vue démographique.

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  • Le Cardinal Willem Jacobus Eijk, un homme d’avenir ?

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    De « Paix Liturgique », lettre 738 du 24 mars 2020 :

    « Le catholicisme hollandais avant Vatican II, malgré des signes annonciateurs de craquements et un certain nombre de faiblesses, était extrêmement florissant. Il distançait le protestantisme en perte de vitesse et avait toute la vigueur et l’implantation associative, scolaire, caritative, du catholicisme de langue néerlandaise dans la Belgique voisine. Le clergé hollandais des années 1950 fournissait d’importants bataillons dans les congrégations, et même des renforts à certains diocèses français dont le clergé se raréfiait.

    Comme en bien d’autres endroits où s’étaient reconstitués des semblants de chrétienté (Bretagne, Canada, Irlande, etc.), le bouleversement qui a accompagné et suivi le Concile a provoqué un effondrement extrêmement spectaculaire. Là comme ailleurs, la crise sociale qui culmina en 68 avait été précédée par une révolution ecclésiastique, avec entre autres figures celle du théologien dominicain Edward Schillebeeckx, et comme événement emblématique la parution, en 1966, du fameux Catéchisme hollandais, qui prenait les plus grandes libertés avec l’orthodoxie. Le siège métropolitain d’Utrecht était occupé par le cardinal Willebrands, qui était en même temps président du Secrétariat pour l'Unité des chrétiens et qui incarnait l’esprit œcuménique le plus avancé (« On ne doit pas parler de "retour" pour les chrétiens séparés », avait-il déclaré).

    Au début des années 1980 le catholicisme hollandais était ainsi un champ de ruines. Jean-Paul II fit tous ses efforts, par une politique de nominations systématiquement « classiques », pour tenter une renaissance « restaurationniste » au milieu des décombres. L’homme de ce retournement conservateur de ce qui restait de l’Église hollandaise fut le cardinal Simonis, successeur de Willebrands à Utrecht en 19833.

    Simonis « poussa » Willem Jacobus Eijk, qui avait soutenu une thèse de doctorat sur l’euthanasie et un autre sur les manipulations génétiques, et qui était un spécialiste d’éthique médicale. Né en 1953, évêque en 1999, Wim Eijk fut nommé par Benoît XVI archevêque d’Utrecht en 2007, en remplacement du cardinal Simonis, et cardinal (in extremis, disent certains !) en 2012. Il a présidé jusqu’en 2016 de la Conférence des Évêques.

    Et puis, il est entré discrètement en scène dans les débats présents en donnant son appui aux dubia concernant la communion aux divorcés remariés et en s’interrogeant sur les silences du magistère à propos de la communion aux luthériens.

    Du coup, des Pays-Bas, où avait triomphé le progressisme à l’époque conciliaire, se lève une étoile d’espérance.

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  • Marche pour la Vie 2020 : on se mobilisera d'une autre manière

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    On se mobilisera d'une autre manière

    A cause de la propagation du coronavirus, il est difficile de se mobiliser physiquement pour défendre la vie des plus fragiles cette année. Mais, rien ne nous empêchera de se mobiliser néanmoins! Alors, on fait un changement de concept! Nous vous proposons trois choses:
    1. Ecrire une lettre personnelle à un(e) député(e);
    2. Confinement Challenge : Faire une vidéo dans laquelle vous dites la courte phrase "Pour le respect de la vie aussi, j'applaudis";
    3. L'action solidaire : rassembler des vêtements pour petite enfance, des pampers et nous viendrons les chercher chez vous, ou faites un virement sur notre compte. Tous les dons seront donnés à des maisons maternelles.
    Votre lettre à un membre du parlement serait idéalement personnelle (en tant que mère, père, soignant, médecin, ou simplement citoyen concerné, ...) et manuscrite. Lorsqu'un député reçoit deux ou trois lettres manuscrites, il commence à dire: "Là il y a un problème!". Votre lettre ne doit pas non plus être trop longue, une page maximum (le verso n'est pas lu). Évitez toute forme d'agressivité et tout lien avec des organisations particulières en matière de bioéthique. C'est vous qui parlez! Nous avons une liste de députés qui pourraient être sensibles à une telle lettre et qui pourraient changer leur vote. Envoyez-nous un e-mail avec votre lieu de résidence, et nous vous enverrons quelques noms de représentants. Ensemble, nous avons une influence sur le débat public et sur le vote!

    Concernant le Confinement Challenge (2) et l'action solidaire (3), nous vous donnerons plus d'informations dans les jours à venir.

    COVID-19: All Together for Life - Brussels (March for Life Brussels 26/04/2020)

  • Rien ne sera plus comme avant...

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    Lu sur Le Monde diplomatique (avril) qui s’interroge, lui aussi, sur les changements qui interviendront au sortir de la crise actuelle (via l"Homme Nouveau):

    Une fois cette tragédie surmontée, tout recommencera-t-il comme avant ? Depuis trente ans, chaque crise a nourri l’espérance déraisonnable d’un retour à la raison, d’une prise de conscience, d’un coup d’arrêt. On a cru au confinement puis à l’inversion d’une dynamique sociopolitique dont chacun aurait enfin mesuré les impasses et les menaces. La débandade boursière de 1987 allait contenir la flambée des privatisations ; les crises financières de 1997 et de 2007-2008, faire tituber la mondialisation heureuse. Ce ne fut pas le cas. (…) Corollaire du « Restez chez vous » et de la « distanciation », l’ensemble de nos sociabilités risquent d’être bouleversées par la numérisation accélérée de nos sociétés. L’urgence sanitaire rendra encore plus pressante, ou totalement caduque, la question de savoir s’il est encore possible de vivre sans Internet. Chacun doit déjà détenir des papiers d’identité sur lui ; bientôt, un téléphone portable sera non seulement utile, mais requis à des fins de contrôle. Et, puisque les pièces de monnaie et les billets constituent une source potentielle de contamination, les cartes bancaires, devenues garantie de santé publique, permettront que chaque achat soit répertorié, enregistré, archivé. « Crédit social » à la chinoise ou « capitalisme de surveillance », le recul historique du droit inaliénable de ne pas laisser trace de son passage quand on ne transgresse aucune loi s’installe dans nos esprits et dans nos vies sans rencontrer d’autre réaction qu’une sidération immature. Avant le coronavirus, il était déjà devenu impossible de prendre un train sans décliner son état-civil ; utiliser en ligne son compte en banque imposait de faire connaître son numéro de téléphone portable ; se promener garantissait qu’on était filmé. Avec la crise sanitaire, un nouveau pas est franchi. À Paris, des drones surveillent les zones interdites d’accès ; en Corée du Sud, des capteurs alertent les autorités quand la température d’un habitant présente un danger pour la collectivité ; en Pologne, les habitants doivent choisir entre l’installation d’une application de vérification de confinement sur leur portable et des visites inopinées de la police à leur domicile. Par temps de catastrophe, de tels dispositifs de surveillance sont plébiscités. Mais ils survivent toujours aux urgences qui les ont enfantés.

    Lire aussi : http://www.genethique.org/fr/quelle-protection-des-donnees-en-temps-de-pandemie-73277.html#.XobzfIgzaM8

  • La pratique de l'avortement contrariée par le coronavirus ?

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    Vu de France...

    De Nicolas Bauer sur aleteia.org :

    Le coronavirus va-t-il limiter les avortements ?

    03 avril 2020
  • Coronavirus : quand des médecins invitent leurs patients les plus fragiles à refuser toute tentative de réanimation

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    De Jeanne Smits sur son blog

    Des médecins gallois contraints de s'excuser après avoir invité leurs patients les plus fragiles à refuser toute tentative de réanimation à cause du coronavirus

    Un cabinet de généralistes du Pays de Galles a écrit le 27 mars une lettre à un « petit nombre » de patients souffrant de maladies graves pour leur demander de signer un formulaire « DNACPR » (refus de tentative de réanimation cardio-pulmonaire) et de s’engager à ne pas appeler les services d’urgence en cas de détérioration de leur état, pour éviter de propager le coronavirus.

    Une image de la lettre ayant circulé sur les réseaux sociaux le 1er avril, de nombreux internautes britanniques se sont demandés s’il s’agissait d’un poisson d’avril de fort mauvais goût. Le Guardian de Londres avait pourtant dès la veille confirmé l’information, précisant que le cabinet médical de Llynfi à Maesteg, près de Port Talbot, avait dû s’excuser, tandis que le bureau local du système de santé britannique, NHS, faisait savoir par un porte-parole qu’il n’était pour rien dans cet envoi, précisant que les médecins concernés lui demandaient de faire savoir qu’ils n’avaient pas eu pour intention de « troubler certains de leurs patients » qui avaient reçu la lettre. Les médecins ajoutaient qu’ils prenaient contact avec ces patients pour présenter leurs excuses et répondre à « toute inquiétude » qu’ils pouvaient avoir.

    Il y a avait de quoi.

    En suggérant à leurs patients de renoncer à se faire soigner en cas de symptômes liés au coronavirus ou d’une aggravation de leur maladie chronique, ils leur demandaient en réalité de contresigner leur arrêt de mort.

    « Cette lettre est très difficile à écrire », assuraient ses premières lignes. La lettre précisait que les personnes souffrant d’un cancer incurable, de la maladie de Charcot ou de fibrose pulmonaire sont exposés à des risques très important si elles contractent le COVID-19, et qu’ils n’auraient certainement pas accès à un ventilateur si par extraordinaire ils étaient accueillis par un hôpital.

    Le mieux pour ces personnes, ajoutait la lettre, serait de rester chez elles et d’être entourées par leurs familles… avec le « soutien » du cabinet médical.

    « C’est pourquoi nous aimerions remplir pour vous un formulaire DNACPR que nous puissions partager… ce qui signifiera qu’en cas de détérioration subite de votre état en raison d’une infection COVID-19 ou de l’aggravation de votre maladie les services d’urgence ne seront pas appelés et que des manœuvres de réanimation de votre cœur ou de votre respiration ne seront pas entreprises. »

    Et d’énumérer les « bénéfices » d’une décision de refuser les tentatives de réanimation : « Votre médecin traitant et, plus important encore, vos amis et votre familles sauront qu’il ne faudra pas appeler le 999 ; les maigres ressources ambulancières pourront cibler les jeunes en bonne santé qui ont de meilleures chances de (vaincre) l’infection ; le risque de transmettre le virus aux amis, à la familles et aux intervenants d’urgence au cours de la réanimation cardio-pulmonaire est très important, votre DNACPR permettra de protéger votre famille et les intervenants d’urgence par rapport à ce risque supplémentaire. »

    La lettre ajoutait que les médecins, étant potentiellement porteurs asymptomatiques du coronavirus, préféraient ne pas entrer en contact direct avec les dits malades, et se contenteraient de les appeler au début de la suivante pour discuter des détails. « Nous ne vous abandonnerons pas mais nous devons être francs et réalistes », concluaient-ils.

    On reste pantois.

    lire aussi : http://www.genethique.org/fr/covid-19-des-patients-incites-par-leur-medecin-signer-un-formulaire-ne-pas-reanimer-73281.html#.XobyM4gzaM8

  • La pandémie de Covid-19 : un signe des temps et une occasion d'interpréter ce que Dieu dit ?

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    Parole d'évêque ! de Dieu, on ne se moque pas ! Mgr Ramón Castro évêque de Cuernavaca,

    Source

    2 Avril 2020

    Morelos vive el peor momento de su historia en materia de ...

    Des membres de la communauté LGBTTI demandent à l'évêque Ramón Castro Castro d’arrêter son message de haine.  !!!!  

    Ce n'est pas la première fois que l'évêque dit que la pandémie doit être lue comme faisant partie des signes des temps et apprendre à les interpréter.  "Lire les signes des temps, c'est prendre en considération le fait que Dieu est présent avec nous dans l’histoire." La pandémie de Covid-19 est un signe des temps" et pour l'évêque, c'est l'occasion d'interpréter ce que Dieu dit.
     
    Toute l'humanité, sans distinction de race, de couleur de peau, de condition sociale ou de religion, "s'arrête" pour réfléchir à cause de la pandémie mondiale qui touche tout le monde. "Face à cela, que nous le voulions ou non, nous arrêtons... un tout petit virus vient dire à l'humanité qu'elle est fragile : "vous êtes vulnérables... ni votre succès ni votre pouvoir ne vous aideront, réalisez qui vous êtes, ne jouez pas avec  Dieu", en insistant sur les faits qui ont mis en danger la vie humaine en la relativisant ou en écartant les faibles.
     
    L'évêque  a fait appel à ce que l'Église catholique a toujours prêché en termes de défense de la vie et de respect de la dignité humaine. Aujourd'hui, elle en est venue à "déterminer qui vit" et a rappelé le nombre d'avortements commis au cours de l'année écoulée. "Regardez, 50 millions d'avortements et l'être humain proclamant sa pseudo-liberté, c'étaient les enfants de Dieu, nous les avons tués ».
     
    L'évêque  a également évoqué la corruption, la violence, les vols, l'euthanasie des personnes âgées et des enfants... comme étant les fruits de cette cécité : "Nous nous sommes habitués à tout cela..." et il a même mentionné les changements d'identité sexuelle des écoliers dans d'autres pays, de sorte que "Dieu nous crie : 'Vous allez au fond du gouffre...' et j'ai toujours donné un exemple très clair : quand quelqu'un souffre d'une crise cardiaque, il est frappé fort sur la poitrine pour que le cœur réagisse.
     
    Il  n'a pas manqué une occasion de rappeler les mesures drastiques prises pour empêcher la propagation du coronavirus, y compris dans les églises en suspendant les messes publiques pour le bien de tous. "Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'ai été dénoncé  pour prendre ces décisions... tout comme je vous ai défendu contre les gouvernements corrompus, aujourd'hui je veux vous défendre de cette situation pour votre propre bien... Cela apporte la paix à notre conscience ».
     
    Il a rappelé que pour la journée du 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, les autorités espagnoles ont déclaré que la liberté des femmes était plus importante que celle de coronavirus...!
  • "Catholiciser" l'écologie ?

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    De l'abbé Claude Barthe dans Res Novae sur le site de l'Homme Nouveau :

    La « conversion écologique », une énième tentative <br>de se concilier le monde [fr, eng, it]

    La « conversion écologique », une énième tentative de se concilier le monde

    Depuis qu’ils sont confrontés au monde né de la Révolution, les catholiques ont souvent mis en œuvre des tentatives dite de « contournement » ou de conciliation, consistant à adopter des thématiques propres à des idéologies laïques et à les « baptiser ». Ceux qui s’y livrent espèrent désarmer en quelque manière l’hostilité du monde et ainsi légitimer vis-à-vis de lui le message propre de l’Église, au risque, souvent assumé, d’affaiblir ce message. Dans l’article « Pour une Église verte », l’abbé Perrot analyse l’une des dernières en date, qui pousse fort loin l’atténuation de la spécificité évangélique.

    Auparavant, Jean-Paul II, comme le rappelle Jean-Marie Perrot, avait tenté de catholiciser les droits de l’homme. Dans une perspective un peu semblable, il avait aussi présenté une défense risquée de l’encyclique Humanæ vitæ, s’inscrivant dans le courant de la pensée personnaliste, en développant une « théologie du corps » (1). 

    On pourrait énumérer bien d’autres exemples plus anciens, comme celui de ces prêtres et évêques – pas nécessairement les plus « progressistes » de l’époque (2) – qui en 1848, animés d’une pieuse illusion, bénissaient les arbres de la liberté en expliquant avec une naïveté confondante que la devise républicaine de « liberté, égalité, fraternité » était d’abord chrétienne.

    La période contemporaine présente cependant une caractéristique qui aggrave considérablement ce phénomène de conciliation : il est en somme devenu un être nouveau pour le catholicisme. En effet, les textes fondateurs de ce qu’on a appelé « l’esprit du Concile », à savoir la déclaration Dignitatis humanæ sur la liberté religieuse, le décret Unitatis redintegratio sur l’œcuménisme et la déclaration Nostra ætate sur les religions non chrétiennes laissent entendre que les sociétés religieuses autres que l’Église bénéficient d’une certaine existence surnaturelle imparfaite, voire très imparfaite, mais réelle.

    Ces conciliations sont mortifères : ce sacrifice au relativisme moderne (qui se voulait cependant « modéré »), s’est accompagné logiquement d’un relativisme interne. Par l’abandon de la « rigidité » des formulations du Credo au profit d’un enseignement pastoral, c’est le mode même de penser la foi qui a été ébranlé dans ses fondations. Et tout naturellement, de la liberté religieuse posée en principe ad extra, on en est venu à la résurgence interne de ce que Léon XIII avait condamné dans la lettre Testem benevolentiae (1899), à savoir l’introduction « d’une certaine liberté dans l’Église » sur le modèle de la « liberté moderne ». Car en acceptant comme légitime le fondement de la société moderne (« Il faut observer la règle générale de la pleine liberté dans la société, selon laquelle on doit reconnaître à l’homme le maximum de liberté et ne restreindre celle-ci que lorsque c’est nécessaire et dans la mesure où c’est nécessaire »Dignitatis humanae n. 7), l’Église ne peut pas le refuser à ses membres. 

    De fait, l’indifférence moderne concernant le poids de la vérité a été intériorisé jusqu’à un certain point par le catholicisme. À parler la langue que veulent entendre les hommes, il cesse de parler celle qui pourrait les sauver. Les actes le démontrent : hier, le 27 octobre 1986, la journée d’Assise, où toutes les religions du monde se sont trouvées comme à égalité à prier pour la paix ; aujourd’hui, le 15 octobre 2020, le rassemblement à Rome de tous les participants d’un « pacte éducatif mondial », vague entreprise humaniste, sans référence chrétienne, pour « une éducation plus ouverte et plus inclusive, capable d’une écoute patiente, d’un dialogue constructif et d’une compréhension mutuelle », dans le but de former des personnes « capables de surmonter les morcellements et les oppositions, et recoudre le tissu des relations en vue d’une humanité plus fraternelle ». Humanisme ou néant verbal ?

    Car non seulement l’histoire de ces tentatives de « contournement » a été une longue histoire d’échecs, mais elle débouche logiquement dans l’insignifiance, ce dont on pourrait se réjouir si le message de l’Évangile n’en était pas, par le fait, rendu insignifiant.

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    1. Laurent Jestin, « Tentative de conciliation. Les catéchèses sur la “théologie du corps” » (Tu es Petrus, printemps 2018, n. XVIII, pp. 3-10), lequel, parmi les difficultés soulevées par cette tentative, relève ce sophisme : « l’antériorité instrumentale (l’union charnelle donnant la procréation) est transformée en priorité de valeur, de fin. Là encore, la méthode descriptive montre ses limites. Elle rend plus difficile de définir la hiérarchie des fins du mariage : engendrement et éducation des enfants (fin première), soutien mutuel des époux, et grâce du sacrement qui permet aux époux de vaincre les mouvements désordonnés de la chair dans son exercice (fin seconde). »

    2. Le futur cardinal Pie, grand vicaire de Chartres, a appelé à bénir l’arbre de la liberté de cette ville.