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BELGICATHO

  • Un magistère sans équivoque est nécessaire pour gérer les retombées de Fiducia Supplicans

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    Du National Catholic Register :

    "Fiducia Supplicans" : Un leadership sans équivoque est nécessaire pour gérer les retombées

    EDITORIAL : La confusion persistante autour du document du Vatican du 18 décembre est une preuve récente de ce phénomène.

    4 mars 2024

    Le 7 mars, l'Église catholique célèbre le 750e anniversaire de la mort de l'un de ses plus grands penseurs et enseignants, saint Thomas d'Aquin.

    L'un des titres de l'Aquinate est celui de "Docteur commun", ainsi choisi en raison de son don extraordinaire pour articuler et défendre les vérités communes de notre foi catholique. Cette unité de la foi est ce qui unit les catholiques du monde entier. En d'autres termes, la foi proclamée à Oulan-Bator, en Mongolie, est, ou devrait être, la même qu'aux États-Unis.

    Mais cette unité cruciale est menacée par la confusion qui règne dans de nombreux milieux depuis la publication, le 18 décembre, de Fiducia Supplicans. Cette déclaration controversée, rédigée par le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, et approuvée par le pape François, définit les paramètres des bénédictions "non liturgiques" des couples en situation "irrégulière". Il s'agit des couples de même sexe, des couples hétérosexuels divorcés civilement et remariés, et des couples non mariés qui cohabitent.

    L'accueil réservé à Fiducia Supplicans a été loin d'être uniforme. Alors que certains cardinaux et évêques occidentaux l'ont accueillie favorablement, les responsables de l'Église dans une grande partie de l'Afrique et dans d'autres parties du monde l'ont catégoriquement rejetée. Cela signifie que ces bénédictions ont lieu dans certains endroits, mais pas dans d'autres.

    Pourquoi est-ce un problème ? Parce que nous sommes une Église universelle, pour commencer. Nous vivons également à l'ère de l'internet, de sorte que si la bénédiction d'un couple homosexuel en Belgique peut ne pas troubler ou affliger de nombreux catholiques belges, elle peut scandaliser les fidèles du Ghana ou du Mexique une fois qu'ils en auront pris connaissance.

    C'est déjà le cas. La semaine dernière, nous avons vu des scandales éclater en Espagne, où deux hommes catholiques ont organisé ce qui semblait être un mariage très fréquenté dans une chapelle catholique privée, et en Uruguay, où l'évêque local et même le nonce apostolique du pays ont approuvé la bénédiction d'un couple homosexuel très médiatisé, alors que le document du Vatican précise que ces bénédictions sont censées être simples et "spontanées".

    Aujourd'hui, un éditorial du Vatican vient encore brouiller les pistes de la Fiducia.

    Rédigé par Andrea Tornielli, directeur éditorial du dicastère pour la communication, l'éditorial tente de démontrer qu'un document sur les prières pour les malades, publié en 2000 par le cardinal Joseph Ratzinger sous le pontificat de Jean-Paul II, a établi un précédent pour la distinction entre les bénédictions liturgiques et les bénédictions non liturgiques. Cette distinction est au cœur de Fiducia Supplicans.

    Cependant, il est difficile de voir comment les deux documents sont liés. L'"Instruction sur les prières de guérison" du cardinal Ratzinger fait effectivement référence à la prière "liturgique" et à la prière "non liturgique", mais elle se concentre sur la réglementation des réunions de prière destinées aux personnes en quête d'une guérison physique ou spirituelle. Elle a été élaborée en réponse à la fréquence croissante de ces réunions qui se tenaient en dehors des églises et échappaient à la surveillance des autorités ecclésiastiques. Et s'il est vrai qu'il apporte en quelque sorte un soutien à Fiducia, comme l'affirme Tornielli, pourquoi n'est-il cité nulle part dans ce document ?

    Une lecture charitable de l'éditorial du Vatican y verrait une tentative sincère de trouver un moyen d'harmoniser l'initiative du pape François dans Fiducia Supplicans avec les travaux de ses prédécesseurs, et non une tentative à peine voilée de détourner les critiques de la Fiducia en jetant Benoît XVI et Jean-Paul II sous le bus.

    Quoi qu'il en soit, l'archidiocèse de Madrid a montré une bien meilleure façon de répondre à la confusion entourant Fiducia.

    Suite à des informations sur une cérémonie de mariage impliquant deux hommes (mais apparemment pas un prêtre) dans une chapelle privée de la ville d'El Escorial, près de Madrid, l'archevêché a publié une déclaration ferme, affirmant que la chapelle familiale serait soumise à des "effets canoniques" et à une déconsécration. L'archidiocèse est d'ailleurs dirigé par le cardinal José Cobo Cano, qui a reçu son chapeau rouge du pape François en septembre dernier et qui a soutenu ouvertement la Fiducia depuis sa publication.

    Notre Église a besoin de ce type d'approche claire et sans équivoque face à la situation difficile à laquelle nous sommes confrontés. Rien de moins ne peut maintenir l'unité de la foi que saint Thomas d'Aquin a consacré sa vie et son immense intelligence à sauvegarder.

  • Avortement : l’exception française

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    De Grégor Puppinck sur le site de l'European Centre for Law & Justice :

    IVG : l’exception française

    Le débat sur la constitutionnalisation de l’avortement est étrangement faussé, comme si l’essentiel de la question ne devait pas être posé. Du côté des partisans de la constitutionnalisation, on avance le besoin de se prémunir contre une hypothétique menace de remise en cause de l’IVG. Du côté des opposants, on avance des arguments juridiques.

    Mais ces arguments omettent l’essentiel. Ils omettent le fait même de l’avortement, et l’objet qui en est la victime. Mais cette réalité-là, il est convenu de ne plus en parler. Ils omettent aussi la réalité matérielle de l’avortement, que nous devrions pourtant pouvoir regarder en face : quelles sont les causes et les conséquences de l’avortement, quelle est notre situation par rapport aux autres pays européens ? Nous verrons alors que la France fait figure d’exception, pour le pire.

    Deux fois plus d’avortements en France qu’en Allemagne

    Selon Eurostat, la France détient le record de l’Union Européenne en nombre d’avortements pratiqués chaque année. En 2022, on compte 320 avortements pour 1000 naissances selon la DREES (2023), ce qui place la France en tête des pays européens, largement devant l’Allemagne ou la Suisse qui comptaient respectivement 129 et 125 avortements pour 1000 naissances (Eurostat, 2020).

    Non seulement, le recours à l’avortement en France est le plus élevé d’Europe, mais il ne diminue pas. Nous sommes passés de 202 180 en 2001 à 234 300 avortements en 2022, soit le maximum jamais atteint. À l’inverse, le recours à l’avortement a diminué considérablement chez la plupart de nos voisins. Selon les dernières données de Eurostat disponibles, le recours à l’IVG baisse dans tous les pays européens sauf en France, au Royaume Uni et en Espagne. Cette baisse n’est pas due au seul vieillissement de la population car le taux d’avortements par naissance a baissé considérablement.

    Seule la Bulgarie a encore un taux d’avortements équivalent à celui de la France

    Il a baissé dans les anciens pays communistes. La Roumanie est ainsi passée de 400 IVG pour 1000 naissances en 2014 à seulement 160 en 2020. De même, en Europe de l’Ouest : de 2001 à 2021, le taux d’avortements est passé de 151 à 119 pour 1000 naissances en Allemagne et de 266 à 159 avortements pour 1000 naissances en Italie (selon les instituts nationaux de statistiques d’Allemagne et d’Italie). Ainsi, depuis 2000, le nombre total d’IVG a été réduit de moitié en Italie pour atteindre 63 653, et de 30 % en Allemagne, où il n'est plus que de 94 596 en 2023, selon Eurostat.

    La comparaison avec nos voisins européens démontre que la France pourrait faire bien mieux, sans même modifier la loi. C’est d’ailleurs ce que veulent les Français puisque 73 % d’entre eux estiment que la société devrait aider les femmes à éviter l’IVG, selon un sondage de l’IFOP de 2020. C’est aussi ce à quoi la France s’est engagée. Lors de la Conférence sur la Population et le Développement de 1994, qui est restée une référence en droit international, la France s’est engagée, avec les autres membres des Nations Unies, à « réduire le recours à l’avortement » et à « prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement ».

    L’IVG n’est plus « compensée » par les naissances

    Longtemps, les responsables politiques ne se sont pas inquiétés de cette exception française, car le taux élevé d’avortements était compensé, disait-on, par un taux également élevé de la natalité. Ce n’est plus le cas : les naissances diminuent alors que l’IVG augmente. Depuis 2010, les naissances ont baissé de 20 % pour atteindre 678 000 en 2023, tandis que le taux de fécondité recule encore à 1,68 enfant par femme. Il est globalement inférieur à deux enfants par femme depuis 1975, année de légalisation de l’avortement. À présent, c’est l’immigration qui contribue « pour près des trois quarts à la hausse de la population » en France selon l’INSEE.

    L’IVG causée par la pauvreté

    Plutôt que de glorifier l’avortement dans la Constitution, il faudrait s’interroger sur les causes de son augmentation en France. L’une d’entre elles, généralement ignorée, est l’accroissement de la pauvreté. Toutes les études sociologiques le démontrent : plus une femme est pauvre et isolée, plus elle est exposée au risque de subir un avortement. Selon la DREES, les femmes seules ont un risque supérieur de 37 % à celui des femmes en couple de subir un avortement. Quant aux femmes faisant partie des 10 % les plus pauvres, leur risque de subir un avortement est supérieur de 40 % par rapport aux 10 % des femmes les plus riches, à groupe d’âge et situa­tions conjugales identiques. Ce déterminisme social de l’avortement est confirmé encore par le sondage de l’IFOP dont il ressort que la moitié des femmes françaises estime que la « situation matérielle » constitue « l’influence principale qui pousse une femme à recourir à l’IVG ».

    Lorsque l’on prend conscience que l’avortement est souvent causé, et même contraint, par la pauvreté et la solitude, on comprend alors qu’il puisse causer de réelles souffrances chez celles qui le subissent. Ici encore, les études le démontrent. L’avortement est lié à un risque accru de dépression, d’addictions à la drogue ou à l’alcool, d’idées suicidaires, etc.[1] 92 % des femmes déclarent d’ailleurs que l’avortement laisse des traces difficiles à vivre, elles sont 96 % chez les 25-34 ans (IFOP).

    Face à un tel tableau, l’attitude des responsables politiques est difficilement compréhensible. Comment la gauche fait-elle pour ignorer la réalité sociale de l’IVG, pour ne pas voir cette misère ? Et pourquoi la droite est-elle si timorée alors qu’il y a tellement de bien à faire ? C’est peut-être cela la plus grande exception française en la matière : le « tabou de l’avortement », ce tabou qui nous empêche de réfléchir et d’agir de façon raisonnable. Et c’est ce tabou que l’on se propose à présent de graver dans la Constitution, pour en faire un principe indiscutable.

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    [1] Voir notamment l’étude de P. K. Colman, « Abortion and Mental health: quantitative synthesis and analysis of research published 1995-2009, The British Journal of Psychiatry, Vol. 199, no. 3, 2011.

  • Bruxelles, 12 mars : Philo à BXL (Stéphane Mercier) : "Logique aristotélicienne : instrument de la pensée"

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    Logo 'Philo à Bruxelles'.

    INVITATION CONFÉRENCE

    Attention, nouvelle date en mars !

    Le mardi 12 mars, à 19h30, venez philosopher sur le thème

    « Logique aristotélicienne : instrument de la pensée »

    1. Adresse sur place :

    Inscription en un clic

    2. Depuis chez vous :

    Vous pouvez également suivre la conférence en direct ici.
    Accès libre, sans inscription.

    P.A.F. libre :

    Participez à l’enseignement de la bonne philosophie !

    Affiche de la conférence intitulée 'Logique aristotélicienne : instrument de la pensée' présentée par Stéphane Mercier. L'événement est organisé par 'Philo à Bruxelles' et se tiendra à 19h30 le mardi 12 mars 2024. L'image montre le Mont des Arts de Bruxelles avec ses jardins au coucher du soleil.

    Le coffre à outils de l’intelligence

    La logique est une discipline rébarbative. Il m’a toujours semblé qu’il fallait avoir la tournure d’esprit d’un anglo-saxon pour être fasciné par le jeu des mots et leur organisation. Mais à vrai dire, il y a logique et logique, et ce que le monde anglo-saxon contemporain désigne sous ce terme (depuis le tournant du vingtième siècle), à savoir une sorte de formalisme creux inspiré des mathématiques, n’a plus grand-chose à voir avec l’antique logique aristotélicienne, qui ne permet jamais aux structures de la pensée d’en obnubiler le fond.

    Le Stagirite, en effet, conçoit l’ensemble de ses œuvres logiques comme un organon, c’est-à-dire un instrument au service de la pensée, une discipline de l’intelligence pour l’aider à se concentrer sur le réel, sans être victime de l’illusion ou de la magie des mots.

    Cette sixième conférence de notre cycle portera donc sur l’outil classique par excellence que constitue la logique aristotélicienne, et sa pertinence séculaire, non comme contenu de pensée, mais comme cadre pour l’épanouissement d’une pensée vraiment digne de ce nom.

    Inscription en un clic

  • France : la hiérarchie catholique unanime contre l'inscription de l'avortement dans la Constitution

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    La hiérarchie catholique unanime contre l'inscription de l'avortement dans la Constitution

    « La France sera le premier pays au monde à protéger dans sa Constitution la liberté des femmes à disposer de leur corps » s'est écrié le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, en se félicitant d'avance du « vote historique » des sénateurs, le 29 février. Quatre heures de débats auront suffi pour dégager une majorité de 267 voix contre 50 (cf. Gènéthique magazine, 29 février). Le vote du Sénat a ouvert la voie à l'inscription de l'avortement dans la Constitution par l'ensemble des parlementaires réunis ce lundi en congrès à Versailles. Sur X (ex-Twitter), Emmanuel Macron s'est immédiatement réjoui du vote des sénateurs : « Je me suis engagé à rendre irréversible la liberté des femmes de recourir à l'IVG en l'inscrivant dans la Constitution. Après l'Assemblée nationale, le Sénat fait un pas décisif dont je me félicite. » A l'issue du Congrès, totalement prévisible, « le président devrait promulguer la révision constitutionnelle le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes », annonce La Croix (29 février).

    Si des personnalités et des associations se sont publiquement opposées à l'inscription de l'avortement dans la Constitution de la France, l'Église catholique est la seule institution mondiale à l'avoir totalement désavouée. Alors qu'on évoque actuellement des désaccords au sein de sa hiérarchie sur des sujets tels que l'accueil des migrants ou la bénédiction de couples homosexuels, elle apparaît soudée face à l'avortement, en dépit de l'opinion publique (huit Français sondés sur dix se disent favorables à l'inscription de l'IVG dans la Constitution). Le 7 février, après le vote de l'Assemblée nationale française (30 janvier), le directeur de Radio Vatican et du site Vatican News, Massimiliano Menichetti, s'étonnait d'un tel projet : « Comment est-il possible de juxtaposer dans la charte fondamentale d'un État le droit qui protège la personne et celui qui sanctionne sa mort ? » Il se faisait ainsi l'écho fidèle du pape François qui, lors de sa visite à Marseille, en septembre dernier, s'était publiquement ému du sort des « enfants à naître, rejetés au nom d'un faux droit au progrès, qui est au contraire une régression de l'individu ». Deux ans plus tôt, le 15 septembre 2021, le Pape avait fait une réponse des plus « carrées » au journaliste d'American Magazine, Gerard O'Connell : « Qui pratique l'avortement tue, sans demi-mesure. » Expliquant pourquoi « l''Église est si dure sur cette question », il avait ajouté : « ... si elle acceptait cela, c'est comme si elle acceptait le meurtre au quotidien. » (Zenit, 16 septembre 2021). Dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium (2013, n°213), le pape François plaide pour « les enfants à naître, qui sont les plus sans défense et innocents de tous , en pleine cohérence avec ses prédécesseurs, notamment Jean-Paul II qui avait solennellement dénoncé « la suppression délibérée d'un être humain innocent » dans l'encyclique Evangelium Vitae (1995, n°58).

    Le mois suivant le voyage du Pape à Marseille, la Conférence des évêques de France avait rappelé son « inquiétude à l'idée que la liberté d'avorter puisse être inscrite dans la Constitution » (CEF, 29 octobre 2023). Après le vote du Sénat, elle a fait part de sa « tristesse », redisant « que l'avortement, qui demeure une atteinte à la vie en son commencement, ne peut être vu sous le seul angle du droit des femmes. » La CEF achève son communiqué en assurant qu'elle « sera attentive au respect de la liberté de choix des parents décidant, même en des situations difficiles, de garder leur enfant, et de la liberté de conscience des médecins et de tous les personnels soignants, dont elle salue le courage et l'engagement » (CEF, 29 février).

    Plusieurs évêques ont argumenté dans le même sens sur le site de leur diocèse. « Une société qui constitutionnalise la culture de mort, qu'elle en ait conscience ou non, se fragilise elle-même en profondeur » a averti Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, dénonçant « une dangereuse inversion des valeurs » dans une déclaration (29 février). Mgr Luc Crepy, évêque de Versailles, lieu du Congrès, a publié ce message (27 février) : « Avec tous les évêques de France, je redis ma tristesse et ma profonde opposition devant cette évolution. C'est bien au contraire le respect de toute vie, de sa conception à sa mort naturelle, qui devrait être reconnu comme faisant partie du socle commun sur lequel se fonde notre société »« Les parlementaires, réunis en Congrès le 4 mars, s'honoreront-ils d'un sursaut de conscience ou bien deviendront-ils responsables devant l'histoire de la plus grande transgression qui soit, celle de l'interdit de tuer ? » interpelle Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne (1er Mars). La veille du vote des sénateurs, Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, primat des Gaules, avait pointé cette « contradiction » : « Si la loi était adoptée, la France mettrait au même niveau l'égale dignité de toute vie humaine  principe à valeur constitutionnelle  et la liberté d'accès à l'avortement. Comment expliquer une telle contradiction ? » (Église catholique à Lyon, 27 février, en lien ci-dessous).

    Pour aller plus loin :

    L’IVG dans la Constitution ?

    >>> Lire le communiqué sur le site : Eglise catholique à Lyon

    Lire aussi : France: le Vatican dénonce le "droit" à supprimer une vie humaine

  • Comment un juif est tombé amoureux du catholicisme

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    De Florian D. Vorisek sur le Tagespost :

    Comment un juif est tombé amoureux du catholicisme

    Yarden Ya'aqov Zelivansky était juif, maintenant il est chrétien : Le réserviste des Forces de défense israéliennes à propos de sa conversion.

    4 mars 2024

    Le temps est inhabituellement calme en ce matin d'hiver dans le camp militaire des Forces de défense israéliennes, à quelques kilomètres seulement de Gaza. L'Israélien Yarden Zelivansky, 32 ans, est stationné ici comme réserviste depuis plus d'un mois maintenant. Après son entraînement matinal, il a une heure de pause. Lui et quelques camarades quittent le camp pour accomplir la prière juive du matin. Il sort soigneusement ses téfilines, les capsules de prière juives qui contiennent des versets de la Torah, de son sac et les attache à son bras gauche et à son front. « Qu'il fasse la paix dans les hauteurs de son ciel ; qu'il fasse la paix entre nous et entre tout Israël. Amen. » Puis Yarden dénoue un cordon avec des perles en bois qu'il porte toujours avec lui – attaché à son uniforme. Il ferme les yeux et laisse les perles glisser entre ses doigts. Ses camarades juifs orthodoxes n’en croient pas leurs yeux lorsqu’ils remarquent qu’une croix y est accrochée. « Etes-vous juif ou chrétien ? » lui demandent-ils, perplexes. « Les deux et », répond le juif catholique baptisé à Vienne il y a deux ans .

    16 ans plus tôt et environ 70 kilomètres plus au nord : tard dans la nuit, l'adolescent Yarden est assis avec ses amis dans un bar de la métropole animée de Tel Aviv en train de prendre un cocktail. Yarden et la jeune étudiante Vera entament une discussion approfondie sur la question de l'existence de Dieu. « Alors que nous nous disions au revoir tôt le matin, je suis rentré chez moi avec un profond désir de prouver à Vera que Dieu n'existait pas. J’étais communiste à l’époque et je me considérais fièrement comme athée », se souvient Yarden. Il voulait commencer par réfuter les enseignements du christianisme. Sur Internet, il est tombé sur une liste de prophéties messianiques de l'Ancien Testament et de leur accomplissement dans le Nouveau Testament. Initialement convaincu que les équivalents apparents étaient des erreurs de traduction délibérées de l'hébreu, il fut surpris de constater que les traductions étaient correctes et qu'il n'y avait aucun doute que Yeshua – le nom hébreu de Jésus – était bien le Messie d'Israël. 

    "Je suis tombé amoureux du catholicisme"

    Yarden essaie de toucher les communautés chrétiennes pour en savoir plus sur les croyances chrétiennes. Seule la paroisse catholique Saint-Pierre de Tel-Aviv-Jaffa a répondu à sa demande. Le jeune Israélien commence à y aller à la messe et emmène également Vera avec lui, qu'il ne veut plus convaincre de l'athéisme mais lui faire lire le Nouveau Testament. Yarden se souvient avec émotion de ses premières expériences à l'église : « Je suis tombé amoureux du catholicisme, j'ai commencé à prier le chapelet tous les jours et à aller à la messe chaque semaine. Une nuit, j'ai fait un rêve : pendant la messe, je m'approchais du curé qui distribuait la communion. Il m'a tendu la tasse et m'a encouragé à en boire. Pendant que je faisais cela, je me suis réveillé et j'ai été surpris de trouver mes lèvres mouillées, le goût du sang dans ma bouche. À ce moment-là, j’ai su que Dieu m’appelait à l’Église catholique. 

    Cependant, Yarden n’avait alors que 17 ans. En tant que juif mineur, personne ne le baptiserait sans le consentement écrit de ses parents. Pour les parents, le souhait de leur fils est inimaginable. Les grands-parents de Yarden avaient survécu à l' Holocauste en Hongrie et de nombreux évêques catholiques avaient soutenu les déportations de la population juive. Ils conviennent que Yarden attendra son 21e anniversaire. 

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  • Qu'est-ce que le langage inclusif et pourquoi est-il dangereux ?

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    De Julieta Villar sur CNA :

    Qu'est-ce que le langage inclusif et pourquoi est-il dangereux ?

    3 mars 2024

    Le mouvement en faveur d'un langage dit inclusif trouve son origine dans le mouvement féministe, où les activistes considéraient comme sexiste la forme générique masculine des mots, qui a toujours été comprise comme incluant à la fois les hommes et les femmes. 

    Par le passé, par exemple, personne ne pensait que le fait de dire "pour le bien de l'humanité" excluait les femmes. Cependant, le mouvement féministe a attiré l'attention sur ce que les activistes considéraient comme la nature "patriarcale" du langage.

    Diverses publications ont commencé à utiliser des termes ou des formes de mots qui indiquaient clairement qu'un travail pouvait être exercé aussi bien par des hommes que par des femmes. Ainsi, "pompier" est devenu "firefighter" et "mankind" est devenu "humankind", etc.

    Si certains de ces changements ne sont pas si spectaculaires ou perceptibles en anglais, l'introduction d'une formulation inclusive dans des langues telles que l'espagnol, où les noms sont grammaticalement masculins ou féminins, devient tout à fait évidente en raison de la nouvelle modification des terminaisons des noms.

    Le langage non sexiste est également devenu un problème en Allemagne, car les noms allemands sont également soit masculins, soit féminins.

    Le langage inclusif a également été identifié comme "l'un des outils" de l'idéologie du genre, une école de pensée qui a été critiquée à plusieurs reprises par l'Église catholique. 

    Le pape François a mis en garde contre cette école de pensée à plusieurs reprises. Le 1er mars dernier, par exemple, le Saint-Père a souligné que l'idéologie du genre "efface les différences et rend tout identique ; effacer les différences, c'est effacer l'humanité".

    Que signifie un langage inclusif ?

    L'Académie royale espagnole, considérée comme l'autorité suprême en matière d'espagnol correct, décrit le langage inclusif comme "un ensemble de stratégies visant à éviter l'utilisation générique du masculin grammatical".

    En abordant la question, l'académie a déclaré que le masculin générique est "fermement établi dans la langue et n'implique aucune discrimination sexiste" et que les terminaisons artificielles des noms neutres en termes de genre inventées récemment "qui sont censées être inclusives en termes de genre sont ... inutiles puisque le masculin grammatical remplit déjà cette fonction". 

    Dans un article paru en mai 2022 dans le journal argentin La Nación, Alicia María Zorrilla, présidente de l'Académie argentine des lettres, a déclaré que le langage inclusif est basé sur l'erreur de prendre au pied de la lettre le concept selon lequel, dans le langage, le masculin [forme d'un mot] se réfère toujours aux hommes seulement.

    La riposte

    Dans une interview accordée à Edgardo Litvinoff sur YouTube, le lauréat du prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa a déclaré qu'au sein du féminisme, "il y a des excès" qu'il estime "très important de combattre", par exemple dans le domaine de la langue.

    "Nous ne pouvons pas forcer le langage en le dénaturalisant complètement pour des raisons idéologiques ; cela ne fonctionne pas comme ça, les langues ne fonctionnent pas comme ça, et donc le soi-disant langage inclusif est une sorte d'aberration au sein du langage", a-t-il noté.

    Le cardinal Fernández s'exprime

    En 2022, alors qu'il était encore archevêque de La Plata, en Argentine, l'actuel préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, le cardinal Víctor Manuel Fernández, a mis en garde contre "l'imposition idéologique" que le "langage inclusif" peut déclencher.

    En juin de la même année, Fernández a écrit dans une colonne du journal argentin La Nación : Fondamentalement, l'intention ne semble pas être d'"incorporer tout le monde", mais de faire disparaître la conception même de "masculin-féminin". L'objectif est que ce qui était appelé "sexe" laisse place à une construction personnelle qui "fabrique" l'identité que chacun se forge.

    "Détruire la langue et exiger de tous qu'ils se soumettent à une certaine idéologie ne peut qu'être contre-productif et, en raison de la loi du pendule, entraînera davantage d'intolérance et de tensions", a-t-il averti.

    Des réactions de plus en plus vives

    En 2021, le ministère français de l'éducation a interdit l'utilisation du langage inclusif dans les établissements d'enseignement car, selon le Daily Mail, de telles modifications "constituent une menace pour la langue". L'Académie française, une institution vieille de près de 400 ans semblable à son homologue espagnole, a déclaré que le langage inclusif était "nuisible à la pratique et à la compréhension" du français.

    L'administration nationale de l'éducation publique de l'Uruguay a, pour sa part, établi des restrictions en 2022, déterminant que "le langage conforme aux règles de la langue espagnole" devait toujours être utilisé.

    La ville de Buenos Aires, en Argentine, a interdit le langage inclusif en 2022, arguant que cette variante de la langue crée des difficultés pour les élèves dans l'apprentissage des règles grammaticales.

    Plus récemment, le gouvernement argentin, dirigé par le président récemment élu Javier Milei, a étendu l'interdiction à tous les domaines de l'administration publique nationale. Le porte-parole du bureau du président, Manuel Adorni, a annoncé le 27 février que les modifications artificielles de la terminaison des mots pour les rendre neutres du point de vue du genre étaient désormais interdites.

    Julieta Villar est diplômée en communication sociale de l'université nationale de La Matanza (Argentine). Elle a commencé sa carrière professionnelle en tant que rédactrice à l'Agence argentine d'information catholique (AICA). Elle a collaboré à la presse graphique, aux médias et à des tâches de communication dans des organisations de la société civile. Depuis octobre 2022, elle fait partie de l'équipe d'ACI Prensa en tant que correspondante pour l'Argentine, la Bolivie, le Chili et l'Uruguay.

  • Le Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre a été reçu en audience par le Pape

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    Du site de la FSSP :

    Audience avec le Pape François

    A la suite d’une sollicitation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, le Pape François a invité l’abbé Andrzej Komorowski, Supérieur Général de la FSSP, à venir le rencontrer. Il l’a reçu en audience privée au Vatican le jeudi 29 février 2024, accompagné de l’abbé Benoît Paul-Joseph, Supérieur du District de France, et de l’abbé Vincent Ribeton, Recteur du Séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad.

    La rencontre a été l’occasion pour eux d’exprimer au Saint-Père une profonde gratitude pour le décret du 11 février 2022, par lequel le Pape a confirmé la spécificité liturgique de la Fraternité Saint-Pierre, mais aussi de lui faire part des difficultés rencontrées dans son application. Le Pape s’est montré compréhensif, et a invité la Fraternité Saint-Pierre à servir toujours davantage la communion ecclésiale à travers son charisme propre. L’abbé Komorowski a informé le Saint-Père du fait que le décret du 11 février 2022 avait été donné le jour même de la consécration de la Fraternité Saint-Pierre au Cœur Immaculé de Marie, en la fête de Notre-Dame de Lourdes. Le Saint-Père a salué cette coïncidence comme un signe providentiel.

  • Avortement : « ce n’était pas “mon choix”, mais “ma peur”»

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    Une lettre mensuelle de Gènéthique Magazine :

    IVG : une femme témoigne « ce n’était pas “mon choix”, mais “ma peur”»

    1er mars 2024

    Le 28 février, le Sénat a adopté le projet de loi visant à inscrire dans la Constitution « la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une IVG » (cf. IVG dans la Constitution : le vote téléguidé des sénateurs ). Le texte va désormais être présenté au Congrès le 4 mars. Il faudra une majorité de trois cinquièmes des suffrages exprimés pour que le texte soit ajouté à la Constitution.

    Au cours des débats, aucun parti politique ou parlementaire n’a abordé « le sort des enfants à naître, les causes et les circonstances sociales de l’IVG, ainsi que les conséquences de l’avortement sur les femmes elles-mêmes » dénonce le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) (cf. « Deuil caché » : « une réhabilitation de la souffrance » des femmes qui ont avorté). Dans ce contexte, l’organisation non-gouvernementale (ONG) spécialisée dans les droits de l’homme a décidé de lancer une initiative afin de permettre à douze femmes de témoigner de l’avortement qu’elles ont vécu. Le but : faire émerger les « angles morts » du débat.

    Sous prétexte de liberté, une orientation automatique

    « De nombreuses femmes souhaitent être entendues, réellement accompagnées et aidées dans cette période difficile d’un début de grossesse imprévue, lorsqu’elles se demandent “Que faire ?” » souligne l’ONG qui reçoit de nombreux témoignages. Parmi eux, celui de S., 44 ans et déjà mère de 3 enfants, qui a avorté à Limoges après avoir consulté l’espace Choisir, le centre d’IVG et de planning familial du CHU.

    Elle a écrit une « lettre ouverte » à l’attention du personnel de l’hôpital « de la Mère et de l’Enfant » de Limoges, et plus particulièrement des professionnels du groupe Choisir. Elle y révèle combien l’orientation automatique, et presque forcée, vers l’avortement a été pour elle cause de souffrance, avant comme après cet acte. La « liberté » mise en avant par le projet de loi adopté au Sénat est bien loin de ce qu’elle a vécu (cf. IVG dans la Constitution : une « liberté » ne peut pas être subie).

    Sa lettre est reproduite dans les lignes qui suivent.

    « Lettre ouverte » au planning familial 

    « “Choisir”, quel nom pour un centre d’IVG ! Comme si on vous laissait vraiment choisir, car pour avoir le choix, il faut voir se dessiner plusieurs alternatives possibles. Or, quand on se présente à votre service, c’est qu’on a l’impression de ne pas avoir d’autre solution.

    Si vous voulez vous targuer du titre de « choisir », il faudrait donc aider les femmes à faire le point sur leur situation afin qu’elles voient se profiler devant elles plusieurs chemins, et non un seul.

    C’est justement là que pèche votre service : il ne m’a pas aidée à choisir, je n’ai pas été orientée vers une psychologue, on ne m’a pas proposé d’entretien psycho-social alors que j’étais dans une situation de peur et de détresse. Il est regrettable qu’un entretien avec un psychologue ne m’ait été proposé qu’un mois après la procédure, quand j’ai avoué à la gynécologue que je n’étais pas bien et que je regrettais ma décision.

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  • Oculi mei semper ad Dominum (Introit du 3e dimanche du Carême)

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    Introitus
     
    Oculi mei semper ad Dominum,
    quia ipse evellet de laqueo pedes meos :
    respice in me, et miserere mei,
    quoniam unicus et pauper sum ego.
     
    Mes yeux sont constamment tournés vers le Seigneur,
    car c’est lui qui dégagera du piège mes pieds :
    posez sur moi le regard, et ayez pitié de moi,
    car moi, je suis seul et malheureux.
     
    Ps.  1
    Ad te, Domine, levavi animam meam :
    Deus meus, in te confido,
    non erubescam.
     
    Vers vous, Seigneur, j’ai élevé mon âme :
    Mon Dieu, en vous je me confie ;
    que je n’aie pas à rougir !
  • S'ajuster à l'amour de Dieu (homélie du 3e dimanche de carême)

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    homélie du 3e dimanche de carême (7 mars 2021) de l'abbé Christophe Cossement (source)

    Nous sommes tant aimés ! Cela vaut la peine de s’arrêter parfois pour essayer de réaliser l’amour de Dieu pour nous. Prenons 30″ maintenant, pour considérer cette réalité : je suis tant aimé, je compte tant pour Dieu… Une fois que l’on essaie de s’imaginer cela, surgit une question : « mais alors, comment est-ce que je peux répondre à cet amour ? » C’est à cela que Dieu a voulu nous disposer, c’est pour cela qu’il a voulu nous sauver : nous rendre capable de répondre à son amour posé sur nous, afin que cet amour ne tourne pas dans notre âme en reproche (j’ai été tant aimé et je l’ai ignoré) ou en découragement (jamais je ne pourrai rendre l’amour que j’ai gaspillé). Oui, être tant aimés, c’est assez inquiétant pour les pécheurs que nous sommes, car comment paraître face à un Dieu que nous avons si peu pris au sérieux ?

    Pour nous rendre justes, c’est-à-dire pour nous ajuster à lui, le Père nous a d’abord donné sa Loi. Nous avons entendu aujourd’hui cette Loi donnée à Moïse, le Décalogue, les « dix paroles », les dix commandements, comme nous disons couramment. Avant de les donner, Dieu dit pourquoi il les donne : il est le Dieu qui a libéré son peuple, et c’est pour que nous restions libres qu’il nous donne sa Loi. Elle est faite de 10 paroles, en écho aux 10 paroles de la création, que nous entendrons à la veillée pascale. Le décalogue est une parole de recréation, de restauration de la création devenue illisible à cause du péché de l’homme. « Dieu a écrit sur les tables de la loi ce que les hommes ne lisaient plus dans leur cœur » disait saint Augustin (Psal 57,1). Aujourd’hui on voit bien à quel point l’homme ne sait plus lire la création : il saccage l’environnement à son profit, il redéfinit le mariage, il transforme les relations de l’homme et de la femme pour en faire n’importe quoi, il imagine fabriquer des bébés, et ainsi de suite.

    Il serait temps que l’homme accepte d’être recréé par Dieu qui l’aime tant. Mais c’est difficile. De tout temps cela a été difficile, mais plus encore aujourd’hui, car ces commandements qui nous libèrent nous viennent comme une contrainte à la volonté : tu feras ceci, tu ne feras pas cela. Cette contrainte est nécessaire, pour nous libérer de tout ce qui nous retient en esclavage. L’homme devient vite esclave de lui-même, de ses besoins, de ses pulsions, de ses peurs. Tant de gens aujourd’hui croient qu’ils sont libres parce qu’ils se permettent de suivre leurs pulsions. Alors qu’ils n’ont jamais été autant esclaves. Celui qui est libre, c’est celui qui peut accueillir en lui-même la parole de son Dieu, et accepter d’être recréé en devenant obéissant à son Père du ciel. Alors, quelle liberté, quelle lumière dans notre âme ! Celui qui prend ce chemin peut s’en rendre compte.

    L’œuvre de restauration de notre cœur, que le Père avait entreprise par l’Ancienne Alliance, Jésus vient la poursuivre et l’achever. Il veut atteindre le cœur, en dessous de tous nos modes de vie qui nous accaparent. Alors il chasse les marchands du Temple, qui sous prétexte de dévotion avaient transformé le Temple en centre commercial. Surtout, il en profite pour dire que c’est lui le nouveau Temple, c’est en lui que l’on rencontre Dieu désormais, c’est unis à son cœur que nous pouvons espérer accueillir dignement l’amour du Père et y répondre. Certes, quand nous nous regardons honnêtement, nous ne sommes pas fier de tout ce qui est en nous. Mais si nous acceptons d’être connus à l’intérieur de nous par le regard du Christ, nous serons sauvés. Jésus, nous dit saint Jean, « n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme, il connaissait ce qu’il y a dans l’homme » (Jn 2,25), et en nous aidant à faire la vérité il peut nous sauver. D’ailleurs, c’est le moment de penser à recevoir le sacrement de réconciliation pour se préparer à Pâques. Là nous nous dévoilons à Jésus représenté par le prêtre, et nous repartons guéris par celui qui est mort et ressuscité pour nous.

  • "Le temple dont il parlait, c'était son corps" (3e dimanche du Carême)

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    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,13-25.

    Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. 

    Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 

    Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 
    et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » 

    Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. 

    Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 
    Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » 
    Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 

    Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. 

    Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. 

    Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. 

    Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous 
    et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. 

    Le Temple dont il parlait, c’était son corps "

    Texte de méditation : BENOÎT XVI (homélie prononcée le 16 mars 2008 lors de la célébration du Dimanche des Rameaux, à l’occasion de la 23 ième Journée Mondiale de la Jeunesse)

    Les évangélistes nous racontent que, lors du procès contre Jésus, de faux témoins se présentèrent et affirmèrent que Jésus avait dit: "Je peux détruire le Temple de Dieu et, en trois jours, le rebâtir" (Mt 26,61). Devant le Christ suspendu à la Croix certains se moquent en faisant référence à cette même parole et crient: "Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même" (Mt 27,40). Dans son récit de la purification du temple, Jean nous a transmis la juste version de la parole, telle qu'elle a été prononcée par Jésus lui-même. Face à la demande d'un signe par lequel Jésus devait se justifier pour une telle action, le Seigneur répondit: "Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai" (Jn 2,18 sq.). Jean ajoute que, repensant à cet événement après la Résurrection, les disciples comprirent que Jésus avait parlé du Temple de son Corps (cf. 2, 21 sq.). Ce n'est pas Jésus qui détruit le temple; celui-ci est abandonné à la destruction par l'attitude de ceux qui ont transformé le lieu de la rencontre de tous les peuples avec Dieu, en une "caverne de bandits", le lieu de leurs affaires. Mais, comme toujours depuis la chute d'Adam, l'échec des hommes devient l'occasion d'un engagement encore plus grand de l'amour de Dieu à notre égard. L'heure du temple de pierre, l'heure des sacrifices d'animaux était passée: le fait que maintenant le Seigneur chasse les marchands empêche non seulement un abus mais indique une nouvelle action de Dieu. Le nouveau Temple se forme: Jésus Christ lui-même, à travers lequel l'amour de Dieu se penche sur les hommes. Dans sa vie, Il est le Temple nouveau et vivant. Lui qui est passé à travers la Croix et est ressuscité, Il est l'espace vivant d'esprit et de vie, dans lequel se réalise la juste adoration. Ainsi, la purification du temple, comme sommet de l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, est à la fois le signe de la destruction imminente de l'édifice et la promesse du nouveau Temple; promesse du royaume de la réconciliation et de l'amour qui, dans la communion avec le Christ, est instauré au-delà de toute frontière.

  • Moerzeke, 19 mars : "Eglise de miséricorde"et parution du livre jubilaire

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    Priester Poppecomité vzw | Kerknet

    Église miséricordieuse - Mardi 19/03/2024

    Inscrivez-vous rapidement à cette activité durant l'année Poppe 2024.

    mail : priester.poppe@edpnet.be tél. 052/47 81 95

    Nous vous accueillons le mardi 19 mars 2024 à Moerzeke !

    Programme :

    • 13.30h réception avec café
    • 14.00h introduction par Leo De Weerdt s.j., aumônier en chef de la prison de Louvain. (en néerlandais)
    • 15.00-15.30h témoignage de Mme Ingrid Mallems, présidente honoraire de la section correctionnelle de la Cour d'appel de Gand. (en néerlandais)
    • 16.30h vêpres

    L'inscription est possible jusqu'au 12 mars par E-mail : priester.poppe@edpnet.be ou par tél. 052/47 81 95 et par virement de 10 euros au BE63 4423 0010 6108 avec la mention : participation 19/03/24.

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    Ce livre verra le jour au printemps, le 1er mai 2024, et est signé Edward Janssens, recteur du sanctuaire du Bienheureux Poppe à Moerzeke. Il contient une biographie concise d'Edward Poppe selon un concept original complété par des textes de Poppe lui-même.

    Il sera publié simultanément en 3 langues: français, néerlandais, et anglais. Vous pouvez désormais souscrire ! Le prix de souscription est de : 25 euros. le prix de vente serra 30 euros. Les souscripteurs seront inclus en annexe du livre. Vous pouvez souscrire dès maintenant jusqu’au 5 mars 2024.

    Avec la mention : "J'accepte que mon nom soit inscrit dans la liste des pré-abonnés"; vous déposez le montant prévu sur le compte: BE63 4423 0010 6108 Priester Edward Poppecomité, Kasteellaan 1A, 9220 Moerzeke priester.poppe@edpnet.be

    .......exemplaire(s) au prix de souscription de 25 euros ensemble...........euros.

    Langue préférée: Français Néerlandais Anglais"