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BELGICATHO - Page 3

  • Saint Luc (18 octobre), un évangéliste soucieux d'exactitude historique

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    Extraits des Evangiles de Noël du Père René Laurentin (1999) :

    L'historicité de l'Evangile de l'enfance selon Saint Luc

    • L'évangile de l'enfance selon Luc est préfacé par une claire déclaration d'historicité :

    « Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des évènements accomplis parmi nous, d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent depuis le commencement témoins oculaires, et sont devenus serviteurs de la Parole, il m'a paru bon, à moi aussi, après m'être rigoureusement informé de tout depuis l'origine, d'en écrire pour toi un récit en bon ordre excellent Théophile, pour que tu saches la certitude des paroles que tu as reçues. »

    Le souci des « témoins oculaires », affirmé par ce Prologue, est patent dans les deux chapitres de l'enfance. Luc se réfère, à 3 reprises, aux témoins qui « gardaient ces paroles évènements » dans leur coeur (Luc 1, 66 ; 2, 19 et 51). Et son Évangile témoigne constamment du souci de s'informer, non seulement auprès des Douze, mais de la famille de Jésus, et des femmes qui l'avaient accompagné comme disciples dans son ministère (Ac 8, 1-3, etc.). Dans les actes des Apôtres (1, 14), il situe en bonne place dans la communauté primitive, ces 2 catégories (femmes et famille) au recoupement desquelles il nomme : « Marie, Mère de Jésus », témoin et source des récits de l'enfance, selon Lc 2, 19 et 51.

    • L'examen attentif des Évangiles de l'enfance manifeste leur souci d'une référence exacte aux faits et évènements. J'ai détaillé ces indices dans les Évangiles de l'enfance. En voici quelques-uns : 

    Luc a écrit le récit de la Visitation en reprenant, pas à pas, des thèmes et termes du transfert de l'Arche d'Alliance selon 2 S 6. Invente-t-il donc ce récit selon ce modèle symbolique ? On a un indice du contraire : « l'arche demeura 3 mois dans la maison d'Obededom », disait le récit-modèle (2 S 6, 11). Luc reprend cette phrase et ce chiffre en 1, 56 pour évaluer le temps que Marie passa dans la maison de Zacharie. Mais il ajoute le mot « environ » qui n'appartient pas au texte source. Cette nuance manifeste le souci de ne pas forcer le rapprochement. 

    Il ne fait pas de Marie une descendante de David, ce qui l'aurait bien arrangé pour étoffer les attaches davidiques du Christ. A partir du IIe siècle, les écrivains chrétiens, animé du même zèle généalogique, n'auront pas la même retenue. Ils feront de Marie une descendante de David, non par information, mais par logique et convenance. Luc est plus rigoureux. Il ne précise pas l'ascendance de Marie. Il lui eut pourtant été facile de l'affirmer avec celle de Joseph (1, 27) : « Tous deux », aurait-il pu dire, comme il dit 2 fois pour le couple Zacharie-Elisabeth. A la différence de cette dernière (1, 5) et de la prophétesse Anne (2, 36), Marie est la seule femme dont il ne précise pas la lignée. 

    Pour que le Christ cumule les traits des 2 Messies de Qumran : « Messie royal issu de David et Messie sacerdotal issu d'Aaron », Luc manifeste les attaches sacerdotales de Jésus : Elisabeth était « descendante d'Aaron (1, 5), et Marie, sa parente » (1, 36), dit-il. Mais il laisse ce lien dans le vague, et ne dit point Marie descendante d'Aaron. 

    René Laurentin, Les évangiles de Noël, Desclée, 1999

  • Saint Luc, évangéliste, patron des médecins, des sculpteurs et des peintres

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    Du blog "Christ Roi" :

    Patron des médecins, des sculpteurs et des peintres.

    Saint Luc l'évangéliste en peintre, Guerchin, 1562

    Saint Luc l'évangéliste en peintre, Guerchin, 1562

    Saint Luc, né à Antioche. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. (1)

    L'historien des débuts de la vie de l'Église

    Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut très habile médecin (Col 4,14), et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

    Il possédait une culture grecque vaste et une connaissance approfondie de la tradition et des observances juives, comme les observances alimentaires (Ac 10), le culte juif synagogal du sabbat à Antioche de Pisidie, composé de la lecture de la Loi et des Prophètes, et d'une parole d’exhortation qui est un commentaire homilétique de l'Écriture (Ac 13, 14-15).

    Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l'historien des débuts de la vie de l'Église jusqu'au premier séjour de saint Paul à Rome. (Martyrologe romain)

    On n'a pas connaissance dans l'Antiquité d'un païen aussi fin connaisseur du judaïsme et de la Septante. Une hypothèse récente établit que Luc viendrait de la mouvance des Craignant-Dieu, c'est-à-dire des païens attirés par le judaïsme et vivant dans son orbite. (2)

    La tradition chrétienne le considère comme l'auteur de l'Évangile qui porte son nom ainsi que des Actes des Apôtres. (3)

    Pentecôte

    Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte - ou envoi de l'Esprit-Saint sur les Apôtres que Luc affiche comme l'évènement fondateur de la Chrétienté - (Ac 1,13-14), et partit pour évangéliser Antioche, sa patrie.

    Plein d'enthousiasme pour le génie de saint Paul, Luc le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux ; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances et persécutions. 

    Après la mort du grand apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Il rédige en Grèce, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint, ses deux ouvrages, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres.

    Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du Sauveur, de l'Annonciation et de la Visitation. Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi.

    L'Évangile selon Luc + les Actes des Apôtres sont situés de manière habituelle dans les années 80, mais ils pourraient bien être aussi des années 60. L'Évangile selon Marc est situé autour des années 60 après l'avoir été autour des années 70, mais il pourrait bien être des années 50. L'Évangile selon Jean est situé autour des années 90, mais à cause de son caractère mystique et de certaines caractéristiques relevant de la topographie et de la chronologie il pourrait bien être des années 60." (4)

    Les Actes des Apôtres sont la suite de l'Évangile selon Luc. D'un point de vue historien, ils ont été considérés comme rapportant des récits sur l'histoire des origines du christianisme. Leur premier objectif pourrait avoir été de montrer aux disciples de Jésus que le message de Pierre et de Paul est tout aussi légitime que celui de Jacques le Juste si ce n'est plus et de présenter les apôtres Pierre et Paul comme les continuateurs principaux de l'oeuvre de leur maître, le Messie Jésus. (5)

    Cette oeuvre (Évangile selon Luc + Actes des Apôtres) attribuée à Luc, [...] présente l'activité religieuse du mouvement des disciples de Jésus à ses débuts." (6)

    Pour les exégètes, l'auteur "lucanien" expose comment Dieu se détourne d'Israël qui refuse le Messie pour adopter l'universalité du monde gréco-romain, tout en situant l'Église dans l'exacte continuité d'Israël, dans une volonté de tenir ensemble les Judéens qui accueillent Jésus-Messie et les Gréco-Romains "craignant Dieu". (7)

    Simon Claude Mimouni avance l'hypothèse que les élites judéennes disparues de certaines régions de la Diaspora romaine de langue grecque entre 70 et 135, voire après, consécutivement à la destruction du Temple de Jérusalem, "n'ont pas tout simplement adhéré au mouvement chrétien, [...] et n'existant plus désormais que comme chrétiennes. [...] Auquel cas, les Actes des Apôtres, quelques décennies plus tard auraient joué leur rôle auprès des Judéens de la Diaspora romaine." (8)

    Les autorités chrétiennes de la seconde moitié du IIe siècle (150-200) ont intégré l'Évangile selon Luc au corpus des Évangiles, en constituant ainsi le "premier canon dont le document de Muratori pourrait en être le témoin principal." (9)

    Saint-Luc-Evangeliste.jpg
    Saint Luc, Évangéliste

    Qui n'a entendu parler des Vierges peintes par saint Luc ?

    Un tableau de la Vierge Marie fut retrouvé à Jérusalem quelques années après sa mort : on considère que saint Luc en est l'auteur. (10)

    D'après une tradition, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait [Selon la tradition, la représentation de "Notre-Dame du Perpétuel Secours" est tiré de ce premier dessin] ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait béni en disant : "Ma grâce sera toujours avec cette image."

    Les Madones de saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. 

    C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit: "Elle méditait toutes ces choses en son cœur", ce qui veut dire qu'avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.(11)

    Luc répandit son sang pour la foi, à l'âge de 84 ans, soit dans le Péloponnèse, soit en Bithynie.

    Saint Luc, fêté le 18 octobre, dans Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011. (12)

    Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.

    En France, l'Académie de Saint-Luc préfigurait avant la Révolution l'Académie des Beaux-Arts.

    Saint Luc est représenté accompagné ou symbolisé par un taureau. (13)

    Saint Luc, Évangéliste, Patron des médecins (Ier s.)

    "Je m’engage à suivre Luc, Saint Patron des soignants, en montrant par mon attention aux autres que le seul souhait du Sauveur est de nous guérir de notre mal intérieur par Sa Miséricorde pour pouvoir ainsi accéder au Royaume de l’amour éternel qui nous unit au Seigneur !" (Mgr JM LE GALL Twitter)(14)

    Saint Luc peignant la Madone, Andrea Delitio, 1477

    Saint Luc peignant la Madone, Andrea Delitio, 1477

    Sources : (1) l'Évangile au quotidien ; (2) Daniel Marguerat, Le Judaïsme synagogal dans les Actes des Apôtres, dans Les Judaïsmes dans tous leurs états, aux Ier – IIIe siècles (Les Judéens des Synagogues, les chrétiens et les rabbins), Actes du Colloque de Lausanne, 12 – 14 décembre 2012, publiés sous la direction de Claire Clivaz, Simon Claude Mimouni et Bernard Pouderon, Brepols 2015 , p. 182-184 ; (3) Wikipedia ; (4) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, Bayard, Italie 2018, p. 21 ; (5) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid.,, p. 88-90 ; (6) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p.  117 ; (7) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 103 ; (8) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 108 ; (9) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 99 ; (10) Priya Hemenway, Saints, Evergreen, Taschen 2007 p. 57 ; (11) Nominis ; (12) Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 115 ; (13) Marguerite-Marie Thiollier, Dictionnaire des religions, Collection Marabout Université, Saint-Amand 1982, p. 222-223 ; (14) https://twitter.com/mgrjmlegall/status/1582236232255696896?s=20&t=6ZoGcFKqBt-pkUx0w-XwLw

  • Saint Luc et la Vierge Marie

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    Le site "Marie de Nazareth", très bien construit, analyse l'évangile de saint Luc (fêté ce 18 octobre) et la très riche information qu'il contient concernant la Vierge Marie :

    L'Evangile selon saint Luc et la Vierge Marie

    Saint Luc est celui qui parle le plus de la Vierge Marie : sur 152 versets du Nouveau Testament regardant la Vierge de Nazareth,  environ 90 sont en Luc (cliquer sur les liens pour accéder aux textes).

    Evangile selon St Luc

  • Le cardinal Semeraro béatifiera ce samedi à Ibiza vingt prêtres assassinés par haine de la foi en 1936.

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    D'InfoVaticana :

    Semeraro béatifiera ce samedi à Ibiza vingt prêtres assassinés par haine de la foi en 1936.

    Juan Torres et ses dix-neuf compagnons, âgés de 24 à 77 ans, sont décédés entre le 7 août et le 13 septembre 1936 ; dix-sept d’entre eux, au château de Dalt Vila.

    Le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les causes des saints, béatifiera Juan Torres Torres et dix-neuf de ses compagnons ce samedi 17 octobre à 11 h à la cathédrale d'Ibiza. Ces prêtres diocésains ont été assassinés par haine de la foi entre août et septembre 1936 sur le territoire du diocèse d'Ibiza. Le cardinal Semeraro présidera la cérémonie au nom de Léon XIV, qui a autorisé la promulgation du décret reconnaissant leur martyre le 18 juin. Selon le diocèse, il s'agira de la première béatification célébrée aux îles Baléares.

    Le diocèse entame aujourd'hui, vendredi, sa veillée par un pèlerinage sur les lieux de décès des nouveaux bienheureux. Mgr Vincent Ribas présidera une prière à 10h00 au château de Dalt Vila, aujourd'hui transformé en parador (hôtel d'État). Il priera ensuite à Sa Carrossa et à La Savina, sur l'île de Formentera, puis à 19h00 sur la place de l'église Sant Carles. À 20h30, il présidera les vêpres en l'église Santa Eulària. Dimanche 18, une messe d'action de grâce sera célébrée à la cathédrale. Les 24 et 25 octobre, des messes seront célébrées dans toutes les paroisses. Enfin, le 6 novembre, la fête liturgique des nouveaux bienheureux sera célébrée pour la première fois.

    Les vingt prêtres, âgés de 24 à 77 ans, périrent en un peu plus de cinq semaines, entre le 7 août et le 13 septembre 1936. Le premier à mourir fut Juan Torres Torres, qui donna son nom à la cause. Ordonné le 6 juin de cette année-là, il fut tué à La Savina le 7 août, puis son corps jeté à la mer. Il avait 24 ans. Le plus âgé du groupe, José Tur Bennassar, avait été ordonné en 1884 ; un demi-siècle sépare donc les deux ordinations. Le lendemain de la mort de Torres, l’intendant de Sant Carles, Antonio Tur Costa, et son père furent fusillés ; selon le diocèse, son frère fut également tué plus tard à Santa Eulària, simplement parce qu’il était son frère. Dix-sept des vingt furent assassinés au château de Dalt Vila le 13 septembre, date à laquelle le diocèse commémore leur mémoire chaque année.

    Parmi eux, Antonio Roig Guasch, économe de Sant Francesc Xavier à Formentera, fut emmené à Ibiza, contraint d'abjurer sa foi et de blasphémer, et mourut à Sa Carrossa en criant « Vive le Christ Roi ! ». L' évêque Ribas résuma alors la cause en une phrase : « Ils sont morts uniquement pour leur foi . » Trois des futurs bienheureux, Antonio Cardona Vingut, José Ramón Escandell et Mariano Roig Marí, figurent dans les registres de la Confrérie du Saint-Christ du Cimetière, fondée en 1890. Sa présidente, María de las Nieves Jiménez Bonet, déclara au même journal : « C'est une immense joie que trois personnes ayant appartenu à notre confrérie soient béatifiées . »

    La cause a été ouverte par l'évêque Vicente Juan Segura le 23 novembre 2008. La phase diocésaine s'est achevée le 12 juin 2015 et Rome a reconnu sa validité le 27 janvier 2017. Les conseillers historiques ont approuvé la Positio le 28 janvier 2025, les théologiens ont donné leur avis favorable un an plus tard, et les cardinaux et les évêques du Dicastère ont rendu leur jugement le 16 juin 2026, deux jours avant l'approbation du Pape. La procédure a débuté avec vingt et un noms. Le Dicastère a exclu Francisco Planells Tur car, selon le diocèse, les preuves recueillies ne permettaient pas d'atteindre la certitude morale requise. Le diocèse examine également les cas de onze laïcs et d'un groupe de jeunes de l'Action catholique de la paroisse Sant Jordi.

    Cette béatification intervient deux jours après la mise à jour des données du Bureau des causes des saints de la Conférence épiscopale concernant la persécution religieuse des années 1930 : selon El Debate , on compte 2 404 bienheureux, 11 saints et 3 040 cas de béatification encore à l’étude dans les diocèses, soit un total de 5 455, sans compter les cas en cours d’instruction ni ceux dont la cause n’a jamais été officiellement ouverte. Quatre-vingt-dix ans plus tard, ces vingt prêtres seront béatifiés dans la cathédrale du diocèse où ils ont exercé leur ministère, et non à Rome.


    Lire aussi

  • Le professeur Jérôme Lejeune, l'éthique humaine et l'enfant à naître

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    De Michael J. Miller sur le CWR :

    Le professeur Jérôme Lejeune, l'éthique humaine et l'enfant à naître

    La distinction philosophique entre la transmission de la forme et la transmission de la matière exclut les arguments matérialistes grossiers selon lesquels le fœtus ne serait qu’un « simple amas de cellules », une « partie du corps de la femme » ou sa propriété exclusive.

    16 octobre 2026


    Photo : Dr Jérôme Lejeune (1926-1994). Crédit : Fondation Jérôme Lejeune via Wikimedia (CC BY-SA 3.0).

    Le 7 mai 1974, moins de 500 jours après que la Cour suprême des États-Unis a rendu la désastreuse décision Roe v. Wade légalisant l’avortement dans tout le pays, un généticien de renommée mondiale témoignait devant la sous-commission des amendements constitutionnels de la commission des affaires judiciaires du Sénat américain. Il venait soutenir une proposition d'amendement sur le droit à la vie (Human Life Amendment).

    Le docteur Jérôme Lejeune exerçait la médecine auprès d’enfants atteints de déficiences intellectuelles. Il était également professeur de génétique fondamentale à l’Université René Descartes à Paris et un défenseur éloquent des êtres humains à naître. Des extraits de son témoignage ont été publiés par la Human Life Review (hiver 1975, pages 105-107) sous le titre « Annexe C : La génétique humaine et l’enfant à naître ». La majeure partie de ce texte est réimprimée ici, accompagnée de commentaires. L’anglais parlé par le témoin expert était excellent, mais parfois peu idiomatique ; les clarifications ponctuelles sont indiquées entre crochets.

    Lejeune déclara :

    La transmission de la vie est tout à fait paradoxale. Nous savons avec certitude que le lien qui unit les parents aux enfants est à chaque instant un lien matériel, car nous savons que c’est de la rencontre de la cellule féminine (l’ovule) et de la cellule masculine (le spermatozoïde) qu’émergera un nouvel individu.

    Mais nous savons avec le même degré de certitude qu'aucune molécule, aucune particule individuelle de matière contenue dans l'œuf fécondé, n'a la moindre chance d'être transmise à la génération suivante. Par conséquent, ce qui est réellement transmis, ce n'est pas la matière en tant que telle, mais une conformation spécifique de la matière, ou plus précisément, [une sorte d'] « information ».

    Le cadre des trimestres fixé par Roe v. Wade était complètement arbitraire, sans le moindre fondement biologique ou philosophique. Il reflétait plutôt l'approche de l’establishment protestant libéral aux États-Unis à cette époque : son « Évangile social » (Social Gospel) désacralisait la loi morale et élargissait la liberté individuelle afin de réformer et de moderniser la société. Pour les partisans de l’Évangile social, la décision de la Cour suprême semblait être une tentative raisonnable de « concilier » les droits de l’enfant à naître avec les intérêts de la mère et le bien commun. Cette mise en balance des intérêts présuppose toutefois que plus l’être humain est petit, moins il est humain et moins il a de droits.

    Le « paradoxe » initial de Lejeune ne s'attaque pas au système des trimestres, mais pose une question radicale : comment une nouvelle vie humaine commence-t-elle ? Le lien avec les parents est matériel, mais pas exclusivement, et il n'y a donc pas « plus » de vie humaine à mesure que l'embryon grandit.

    Dans le paragraphe suivant, Lejeune compare « la machinerie complexe des molécules codées comme l'ADN, les protéines d'ARN, etc., qui sont le véhicule de l'hérédité » avec d'autres « processus de reproduction, qu'ils soient naturels ou artificiels ». Par exemple, une statue doit être construite dans un matériau quelconque et ne pourrait pas exister si [elle était] faite de pur vide.

    Pendant le processus de moulage, il existe à chaque instant une contiguïté de molécules [c'est-à-dire un contact physique] entre la statue et le moule, puis, plus tard, entre le moule et la réplique. Mais évidemment, aucune matière n'est reproduite, car la réplique pourrait être en plâtre, en bronze ou en n'importe quoi d'autre. Ce qui est effectivement reproduit, ce n'est pas la matière de la statue, mais la forme gravée dans la matière par le génie du sculpteur.
    La distinction philosophique entre la transmission de la forme et la transmission de la matière exclut les arguments matérialistes grossiers selon lesquels le fœtus ne serait qu’un « simple amas de cellules », une « partie du corps de la femme » ou sa propriété exclusive.
    Certes, la reproduction des êtres vivants est infiniment plus délicate que la reproduction d'une forme inanimée, mais le processus suit une voie très similaire, comme nous le verrons à travers un autre exemple familier.
    Sur la bande magnétique d'un magnétophone, il est possible d'inscrire, par de minuscules modifications du magnétisme local, une série de signaux correspondant, par exemple, à l'exécution d'une symphonie. Une telle bande, si elle est introduite dans la machine appropriée, jouera la symphonie, bien qu'il n'y ait pas de musiciens dans la machine et qu'il n'y ait même pas de notes écrites sur la bande. C'est ainsi que se joue l'existence. [= C'est ainsi qu'une vie humaine se déroule.]

    Note sur les supports audio pour les lecteurs de la génération Y (Millennials) : Les disques vinyles reproduisaient les ondes sonores en faisant vibrer l'aiguille d'un tourne-disque le long d'un sillon en spirale. Les enregistrements sur bande magnétique étaient encore analogiques, bien que dans ce cas, les vibrations soient enregistrées sous forme de fluctuations magnétiques au fur et à mesure que la bande se déroulait. Dans l'audio numérique, des paquets distincts d'informations, des séries de uns et de zéros, ressemblent au code génétique, qui est composé de séquences de quatre bases – l'adénine, la cytosine, la guanine et la thymine (A, C, G et T) – le long de la double hélice.

    Mais, dans cette analogie, la bande magnétique est incroyablement fine, car elle est réduite à la taille d'une molécule d'ADN, dont la miniaturisation est déroutante. Pour donner une idée de cette exigüité, rappelons que dans ce fil, chaque caractéristique de chacun de nous est exactement décrite. Tu auras les cheveux blonds, les yeux noisette ; tu mesureras un mètre quatre-vingts et tu vivras quelque quatre-vingts ans, si aucun accident de la route n'intervient !
    Toutes ces instructions, donnant la description complète d'un homme, sont écrites dans un fil d'un mètre de long. Mais le fil est si fin et si soigneusement enroulé à l'intérieur du noyau de la cellule qu'il tiendrait à l'aise sur la pointe d'une aiguille.

    Ici, le Dr Lejeune verrouille son argument implicite : la taille minuscule d'un être humain aux premiers stades de son développement ne diminue en rien son humanité, son identité ou sa valeur. Il a guidé avec charme son public de spécialistes — pour la plupart des juristes — par un chemin détourné vers cette conclusion, tout en restant dans son domaine de compétence en tant que généticien. Pourtant, le bon docteur impose une transition importante : il personnifie l'ADN (« chaque caractéristique de chacun de nous »), note qu'il est non seulement informatif mais qu'il a aussi une finalité, et décrit les « instructions » du code génétique dans un langage biblique, comme des commandements. Il introduit ainsi subtilement la notion d'un Législateur et de la loi morale comme une conclusion raisonnable qui découle des découvertes de la science génétique.

    …

    L'œuf fécondé est comparable à un magnétophone chargé. Dès que le mécanisme est déclenché, l'œuvre humaine est vécue [c'est-à-dire que la composition musicale "Cet être humain" est exécutée], en stricte conformité avec son programme. Le fait même que nous devions nous développer pendant neuf mois à l'intérieur de la protection corporelle de la mère ne change rien, comme vous pouvez facilement l'observer en regardant l'œuf de la poule, dont sortira le poussin. Cela ne fait aucune différence qu'il ait été incubé par la volaille ou par un appareil de chauffage électrique ! Le poussin reste un poussin.

    L'exemple de l'œuf de poule illustre le fait scientifique que Lejeune souligne souvent dans ses écrits : après la conception, aucune nouvelle information génétique n'est ajoutée lors du développement ultérieur ; l'embryon unicellulaire est un individu complet et unique.

    Si un jour un enfant peut être entièrement élevé dans une éprouvette, l'éprouvette ne croira jamais que l'enfant est sa propriété ! Une telle réduction de l'être humain à sa nature pure et simple n'est peut-être pas très agréable ni satisfaisante pour l'intuition, mais elle reflète fidèlement l'état actuel de nos connaissances scientifiques.
    Lorsqu'un nouvel étudiant entend pour la première fois une symphonie, disons Une petite musique de nuit de Mozart, il doit écouter l'ensemble pour la connaître. Mais s'il est mélomane, il reconnaîtra Mozart dès les premières mesures, et pourra en donner le titre à la deuxième ou troisième mesure. Il en va de même pour la symphonie humaine. Le spécialiste sait la reconnaître dès ses premiers accents, même si un plus grand nombre de mouvements divers sont nécessaires pour que sa forme générale devienne évidente pour tous.

    La « réduction » évoquée ici est celle dépeinte par Aldous Huxley dans son roman dystopique Le Meilleur des mondes, dans lequel les êtres humains commencent leur vie non pas in utero, mais dans des laboratoires industriels. Le traitement impersonnel d'un embryon humain ne fait pas pour autant de cet individu une personne moindre qu'une autre qui aurait été désirée et choyée.

    Lejeune pivote ensuite vers une autre « réduction » courante de l'être humain à ses facultés visibles : certaines personnes regardent la photo d'un embryon et disent : « Il ne ressemble pas et n'agit pas comme un être humain ». Poursuivant sa métaphore musicale, il répond qu'il fait exactement ce qu'un être humain fait à ce stade précoce de son développement.

    Les fils infinitésimaux de l'information génétique sont soigneusement enroulés dans de petits bâtonnets, les chromosomes, facilement visibles au microscope ordinaire. Ils sont un peu comme la bande magnétique à l'intérieur de la cartouche d'une minicassette.
    Il y a une vingtaine d'années, personne n'aurait pu distinguer la cellule d'un homme de celle d'un chimpanzé. Il y a dix ans, un simple comptage des chromosomes aurait donné la réponse : 46 s'il s'agit d'un homme, 48 s'il s'agit d'un chimpanzé. Depuis l'année dernière, si un étudiant qui regarde un œuf fécondé en division ou la cellule en division d'un blastocyste ne pouvait pas les différencier en disant : « Celui-ci est un être chimpanzé, celui-là est un être humain », il échouerait à l'examen de sa licence [= diplôme en génétique fondamentale]...

    Cet exemple démolit la théorie fantaisiste du XIXe siècle, développée sur la base de l'anatomie comparée, selon laquelle l'embryon humain passe par de nombreux stades correspondant à des formes de vie inférieures (poisson, reptile, singe) avant de devenir pleinement humain. Cette théorie a été enseignée dans les manuels scolaires jusque bien avant dans le XXe siècle ! Curieusement, le cadre par trimestres de la décision Roe v. Wade encourage ce type de pensée antiscientifique. Lejeune donne à ses auditeurs l'occasion de sauver la face en soulignant les progrès rapides de la science génétique.

    Ces faits de la génétique humaine peuvent paraître un peu trop théoriques, et il faut se demander si le bon sens peut reconnaître comme tel un si petit être humain. Si c'est très tôt, seul le scientifique, aidé de techniques perfectionnées, peut le dire. Si, disons, [les observations sont faites] à deux mois, tout le monde le sait, et le sait depuis des milliers d'années.
    À l'âge de deux mois, l'être humain mesure moins d'une longueur de pouce de la tête au croupion. Il tiendrait parfaitement dans une coquille de noix, mais tout est là : les mains, les pieds, la tête, les organes, le cerveau — tout est en place. Si vous regardiez de très près, vous verriez les plis de la paume, et si vous étiez cartomancien, vous pourriez y lire la bonne [aventure] de cette personne. En regardant encore de plus près au microscope, vous pourriez détecter les empreintes digitales comme Sherlock Holmes — tous les documents sont disponibles pour lui donner sa carte nationale d'identité !
    L'incroyable Petit Poucet existe bel et bien. Non pas celui du conte de fées, mais celui que chacun de nous a été. Car c'est à partir de cette histoire vraie que les contes de fées ont été inventés. Si les aventures du Petit Poucet ont toujours enchanté les enfants, si elles peuvent encore susciter l'émotion des adultes, c'est parce que tous les enfants du monde, tous les adultes qu'ils sont devenus, ont été un jour un Petit Poucet dans le ventre de leur mère.
    Mais nous, scientifiques, pouvons-nous accepter ces contes de fées ? La vérité est que la Nature elle-même le fait. Par exemple, l'avortement est un processus normal chez des mammifères imparfaits appelés marsupiaux. Ils possèdent une poche spéciale sur l'abdomen, commodément aménagée pour nourrir le petit [c'est-à-dire le descendant]. Chez le kangourou géant, l'avortement se produit au même stade que pour le petit Poucet chez l'homme, et il a en gros la même taille. Le fœtus avorté grimpe alors dans la fourrure de sa mère pour atteindre la poche.
    Le fait stupéfiant est que la mère kangourou le laisse faire, alors qu'elle ne permettrait à aucun autre type d'animal de s'y introduire ! Si le pauvre cerveau d'une femelle kangourou peut reconnaître la minuscule créature comme un être kangourou, il n'est pas [surprenant] que les généticiens puissent vous assurer en toute confiance que le Petit Poucet est bel et bien un véritable être humain.

    Le professeur Lejeune fait appel à l'imagination des législateurs de la sous-commission du Sénat, d'une manière qui rappelle la boutade de l'auteur romantique anglais Charles Lamb : « Même les avocats ont été des enfants autrefois ! ». Réentendre l'histoire du Petit Poucet, à l'âge adulte, peut éveiller un sentiment d'émerveillement face à la beauté du développement prénatal et un sentiment de solidarité avec les plus petits.

    Au milieu des années 1970, près de 90 % des médecins aux États-Unis étaient des hommes (en France, environ 85 %). L'exemple de la maman kangourou s'adresse au paternalisme élitiste qui dominait la profession médicale à l'époque.

    De la génétique moléculaire à la reproduction comparée, la nature nous a enseigné que, dès son être même [c'est-à-dire par essence], la « chose » avec laquelle nous avons commencé est un membre de notre lignée. [Parce qu'il est] lui-même, humain par nature, jamais une tumeur, jamais une amibe, un poisson ou un quadrupède, il est le même être humain de la fécondation jusqu'à la mort. Il se développera si le monde environnant n'est pas trop hostile. Et le seul rôle de la médecine est de protéger l'individu des accidents autant que possible tout au long du long et dangereux chemin de la vie.

    Des décennies plus tard, le philosophe suisse Bernard N. Schumacher observait qu'« Une personne en état de vulnérabilité nous enseigne que l'essentiel dans une vie humaine ne réside pas uniquement dans la dimension de l'utilité et de la performance, mais aussi dans l'attitude de dépendance confiante envers autrui. » [2]

    Notes de fin :

    [1] Cette perspective historique est résumée dans une critique de livre par Matthew Schmitz, « The Theology of Roe », dans First Things (février 2026) : 58-60.

    [2] Bernard N. Schumacher, « Qualité de vie et éthique de vulnérabilité », Revue suisse de pédagogie spécialisée (avril 2013) : 7-14, p. 13.

  • 100e dimanche mondial des missions (18 octobre) : le Vatican accorde une indulgence plénière

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    De kath.net/news :

    Dimanche des missions mondiales : le Vatican accorde une indulgence plénière

    17 octobre 2026

    Selon la Pénitencerie apostolique, la confession, la réception de la Sainte Communion et les prières pour la diffusion de l'Évangile et « pour les intentions du Saint-Père » sont nécessaires pour l'octroi de la dispense – l'Église célèbre le 100e Dimanche mondial des missions le 18 octobre.

    À l'occasion du centenaire de la Journée mondiale des missions, les fidèles ont la possibilité d'obtenir une indulgence plénière. Une notification en ce sens a été envoyée aux évêques par la Pénitencerie apostolique du Vatican, autorité compétente en la matière, quelques jours avant la Journée mondiale des missions, qui sera célébrée ce dimanche 18 octobre.

    Pour obtenir une indulgence plénière, les fidèles doivent communier le dimanche des Missions mondiales et prier pour la diffusion de l'Évangile dans le monde entier. De plus, la confession sacramentelle est requise dans les jours précédant ou suivant ce dimanche. Comme pour toute confession, elle doit être accompagnée d'une contrition sincère et d'une volonté de se repentir. Les fidèles doivent également réciter une prière aux intentions du Saint-Père, par exemple le Notre Père et le Je vous salue Marie. L'indulgence peut être obtenue pour soi-même ou pour les défunts.

    Selon la conception catholique, une indulgence est un signe de grâce qui libère des peines temporelles du péché. Dans le sacrement de la Réconciliation (confession), le pécheur repentant reçoit le pardon de ses péchés de Dieu après la confession. Cependant, l'expression théologique « peines temporelles du péché », dans ce contexte, ne signifie pas que Dieu pardonne les péchés puis inflige des sanctions pour les fautes et les omissions, à l'instar d'un tribunal séculier. Elle désigne plutôt les conséquences persistantes des péchés qui, bien que pardonnés par le sacrement de Pénitence, continuent de peser sur les personnes.

  • Les Statistiques de l'Église catholique 2026

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    Vatican - Les Statistiques de l'Église catholique 2026

    16 octobre 2026
     

    Cité du Vatican (Agence Fides) – Le nombre de catholiques dans le monde augmente et celui des prêtres recommence à croître, même si ce n’est que légèrement. En revanche, le nombre de religieuses et de séminaristes majeurs continue de diminuer, tandis que la contribution des missionnaires laïcs et des catéchistes se renforce.

    Voici quelques-unes des données qui ressortent du dossier sur les statistiques de l’Église catholique rédigé par l’Agence Fides à l’occasion de la 100e Journée Mondiale des Missions, qui sera célébrée le dimanche 18 octobre 2026 sur le thème « Un dans le Christ, unis dans la mission ».

    Derrière ces chiffres globaux se dessinent des situations différentes sur les cinq continents : l’Afrique enregistre la plus forte augmentation du nombre de baptisés et est le seul continent où l’on observe une hausse tant du nombre de religieuses que de grands séminaristes.

    Ce dossier, rédigé par Luca Mainoldi, rassemble et analyse les données tirées du dernier « Annuaire statistique de l’Église », publié cette année, et dresse un tableau de la présence catholique, des structures pastorales ainsi que des activités éducatives, sanitaires et sociales.

    Les données relatives à la population et aux baptisés se réfèrent au 30 juin 2024 ; les autres, au 31 décembre de la même année. Les variations indiquent la comparaison avec le recensement précédent, relatif à 2023.

    Les catholiques sont en augmentation sur tous les continents

    Au 30 juin 2024, la population recensée par l’Annuaire s’élevait à 7 995 573 000 personnes. Les catholiques étaient au nombre de 1 422 144 000, soit une augmentation de 16 690 000 par rapport à l’année précédente. Leur pourcentage au sein de la population mondiale reste de 17,8 %.

    La hausse du nombre de baptisés concerne tous les continents. La croissance la plus importante est enregistrée en Afrique, avec 7 580 000 catholiques supplémentaires, suivie par l’Amérique (+6 992 000), l’Asie (+968 000), l’Europe (+911 000) et l’Océanie (+239 000). En Europe, la hausse déjà observée lors du précédent recensement se confirme donc.

    Il y a plus de catholiques en Afrique qu'en Europe

    L'Amérique reste le continent comptant le plus grand nombre de catholiques : 678 869 000, soit 64 % de sa population. En Afrique, on dénombre 288 312 000 baptisés, un chiffre supérieur à celui de l'Europe, où l'on en compte 287 240 000. L’Asie, avec 156 166 000 catholiques, et l’Océanie, avec 11 557 000 suivent. La part des catholiques dans la population de chaque continent est de 19,9 % en Afrique, de 39,7 % en Europe, de 3,3 % en Asie et de 25,9 % en Océanie.

    Prêtres : une légère reprise, avec des différences selon les continents

    Pour la première fois en cinq ans, selon ce dossier, le nombre total de prêtres recommence à augmenter : ils sont 407 421, soit 425 de plus que lors du dernier recensement. Ce solde positif résulte de la hausse enregistrée en Afrique (+1 676), en Asie (+1 065) et en Amérique (+199), qui compense les baisses observées en Europe (-2 483) et en Océanie (-32). L'Amérique passe ainsi de la baisse enregistrée l'année précédente à une augmentation.

    Le nombre de prêtres diocésains s’élève à 279 238 (+496), tandis que celui des prêtres religieux recule à 128 183 (-71). Malgré la légère augmentation globale du clergé, le nombre moyen de catholiques par prêtre augmente également, passant à 3 491, soit 38 fidèles de plus que lors du recensement précédent. Ce ratio augmente en Amérique, en Europe et en Océanie, tandis qu’il diminue en Afrique et en Asie.

    On compte 5 525 évêques, soit une augmentation de 95 : 4 365 évêques diocésains et 1 160 évêques religieux. La croissance du nombre de diacres permanents se poursuit également, avec un total de 52 102 (+669), grâce notamment à des hausses en Amérique (+424) et en Europe (+236).

    Religieuses et séminaristes : la baisse mondiale se poursuit

    Le nombre de religieuses dans le monde s’élève à 580 131, soit une baisse de 9 292 par rapport au recensement de l’année précédente. L’Afrique est le seul continent à enregistrer une augmentation (+2 190). Les baisses concernent l’Europe (-6 473), l’Amérique (-4 432), l’Asie (-320) et l’Océanie (-257). Les religieux non prêtres sont quant à eux au nombre de 48 511 (-237) : leur nombre augmente en Afrique et en Asie, mais diminue sur les autres continents.

    Le nombre de séminaristes majeurs, diocésains et religieux, est également en baisse : il passe de 106 495 lors du recensement précédent à 103 604, soit une diminution de 2 891. La seule augmentation concerne l’Afrique (+786), où l’on compte 35 710 séminaristes majeurs. La baisse la plus importante est enregistrée en Asie (-2 733), suivie de l’Europe (-701), de l’Amérique (-227) et de l’Océanie (-16).

    Le nombre de séminaristes mineurs recule à 94 041 (-980). Dans ce cas, on observe une hausse en Afrique (+132) et en Océanie (+20), tandis qu’il diminue en Europe (-872), en Asie (-182) et en Amérique (-78).

    La contribution des missionnaires laïcs et des catéchistes ne cesse de croître

    Le dossier fait état d’une augmentation du nombre de missionnaires laïcs, qui s’élève à 463 079, soit 18 473 de plus que l’année précédente. Cette croissance se concentre principalement en Amérique (+20 492) ; des hausses sont également observées en Afrique et en Océanie, tandis que leur nombre diminue en Asie et en Europe.

    Le nombre de catéchistes s'élève à 2 889 336 (+22 370). Les hausses les plus importantes sont enregistrées en Amérique (+16 515) et en Asie (+13 616), auxquelles s'ajoute celle de l'Océanie (+48). En revanche, leur nombre diminue en Europe (-7 603) et, dans une moindre mesure, en Afrique (-206).

    Le monde compte 3 047 circonscriptions ecclésiastiques, soit six de plus que lors du dernier recensement. On dénombre au total 111 602 stations missionnaires : parmi celles-ci, 4 187 disposent d’un prêtre résident, tandis que 107 415 n’en ont pas. Par rapport à l’année précédente, les premières sont en augmentation (+987) et les secondes en diminution (-12 162).

    Le réseau éducatif, sanitaire et d'aide sociale

    Dans le domaine de l'éducation, les institutions et les structures de l'Église catholique gèrent 75 448 écoles maternelles, fréquentées par 7 480 373 élèves ; 103 666 écoles primaires, comptant 36 314 935 élèves ; et 51 810 établissements d'enseignement secondaire, comptant 20 340 808 élèves. À cela s’ajoutent 2 685 027 étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur et 4 091 087 dans les établissements universitaires rattachés à l’Église catholique. Par rapport au recensement précédent, le nombre d’écoles maternelles augmente, mais celui de leurs élèves diminue ; en revanche, tant le nombre d’établissements que celui des élèves de l’enseignement primaire sont en hausse. Dans l’enseignement secondaire, ces deux chiffres sont en baisse. L’Afrique accueille le plus grand nombre d’élèves des écoles primaires catholiques, avec 21 292 853 inscrits.

    Les établissements de santé, de bienfaisance et d’assistance sont au nombre de 101 110 au total. Ils comprennent 5 397 hôpitaux, 13 646 dispensaires, 468 léproseries, 16 263 maisons pour personnes âgées, malades chroniques et personnes handicapées, 8 138 orphelinats, 10 352 crèches, 10 624 centres de consultation conjugale, 3 194 centres d’éducation ou de rééducation sociale et 33 028 institutions d’autres types. L’Afrique compte le plus grand nombre d’hôpitaux et de dispensaires, tandis que l’Europe concentre la majeure partie des maisons pour personnes âgées, malades chroniques et personnes handicapées. Un réseau qui associe aux structures pastorales une présence quotidienne dans les domaines de l’éducation, des soins et de l’assistance.

    Le tableau concernant les circonscriptions placées sous la responsabilité du Dicastère pour l'Évangélisation indique que le nombre total de ces circonscriptions s'élève à 1 130.



    (Agence Fides 16/10/2026)

  • 1000 raisons de croire en Jésus; une enquête sans précédent

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    Vous avez été des centaines de milliers à lire Dieu, la science, les preuves sorti en 2021. Le livre approche aujourd’hui les 500 000 exemplaires vendus et vient de paraître aux États-Unis.

    L’ambition était grande : montrer, à partir de la physique, de la biologie et de la philosophie, que l’existence de Dieu n’est pas une croyance irrationnelle, mais la conclusion la plus raisonnable. 

    Mais une question, pourtant, restait en suspens. Ce Dieu, qui est-il ?

     C’est à cette question que nous avons consacré notre nouveau livre, 1000 raisons de croire en Jésus, qui sort aujourd'hui.

    Pendant trois années, un collectif d’experts a examiné des faits scientifiques, historiques, archéologiques, philosophiques et théologiques. Cette enquête explore les fondements de la foi chrétienne, jusqu’à sa « raison de croire » fondamentale : la Résurrection.

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    La question à laquelle nous voulons répondre traverse toute l’histoire humaine : Jésus-Christ est-il vraiment ressuscité ? Car si c’est le cas, cela change tout.

    Au fil des chapitres, découvrez notamment :

    • les prophéties annonçant le Messie,
    • l’expansion extraordinaire du christianisme, 
    • la permanence de l’Église à travers les siècles,
    • la vie de milliers de saints,
    • les 2 400 apparitions mariales recensées à travers le monde,
    • les guérisons inexpliquées,
    • les miracles eucharistiques,
    • les conversions les plus marquantes,
    • les expériences de mort imminente,
    • et bien d’autres phénomènes documentés au fil des siècles. 
    •  Ce livre accessible à tous s’adresse aux croyants qui veulent mieux comprendre les raisons de leur foi, mais aussi à ceux qui doutent, cherchent ou veulent simplement savoir sur quoi repose réellement le christianisme.

    Chaque chapitre peut se lire séparément, selon les questions qui vous intéressent le plus.

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    Merci de nous accompagner dans cette nouvelle enquête.
    L’équipe de 1000 raisons de croire

  • Saint-Pierre : un film documentaire dévoile les origines de la basilique

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    La contribution la plus insolite de ce film est la participation de Léon XIV, qui a accepté de se montrer devant les caméras © VATICAN MEDIA

    Saint-Pierre : un documentaire dévoile les origines de la basilique

    Avec la participation exceptionnelle de Léon XIV et de l’acteur Chris Pratt, le film explore les découvertes archéologiques autour du tombeau de l’apôtre.

    ZENIT — 16 octobre 2026

    (ZENIT News / Cité du Vatican, 13 octobre 2026) — Une chambre funéraire cachée sous la basilique Saint-Pierre, des découvertes archéologiques s’étalant sur plusieurs décennies et une apparition exceptionnelle du pape Léon XIV à l’écran sont au cœur d’un nouveau documentaire explorant les origines de l’un des lieux saints les plus importants de la chrétienté.

    Intitulé Pétros ení : À la découverte des origines, le film sera projeté en avant-première le 16 octobre au Festival du film de Rome, à l’approche du 400e anniversaire de la consécration de l’actuelle basilique Saint-Pierre.

    Pétros ení : À la découverte des origines

    « Pétros ení : À la découverte des origines »

    Réalisé par la cinéaste espagnole Paula Ortiz et écrit par Andrea Tornielli, directeur éditorial de Vatican Media, ce documentaire mêle recherche historique, archéologie et foi chrétienne.

    L’acteur américain Chris Pratt guide les spectateurs à travers ce récit, les emmenant dans la nécropole vaticane située sous la basilique, où le tombeau traditionnellement identifié comme celui de saint Pierre demeure inaccessible aux visiteurs.

    Cette production est une collaboration entre AF Films, Vatican Media et la Fabrique de Saint-Pierre, l’institution chargée de l’entretien de la basilique.

    L’apport le plus original du film réside dans la participation de Léon XIV, qui a accepté de témoigner devant les caméras pour évoquer l’importance de l’apôtre et la signification de sa sépulture sous l’église construite en son honneur.

    Son intervention offre une perspective papale contemporaine sur une histoire qui relie les débuts du christianisme à Rome à l’architecture monumentale qui domine aujourd’hui le paysage du Vatican.

    Pratt a décrit l’opportunité de travailler avec le Pape et le Vatican comme un honneur extraordinaire, exprimant sa gratitude pour la confiance et l’accès accordés à la production. Il a déclaré que l’histoire de saint Pierre demeure fondamentale pour la foi chrétienne et qu’il était heureux de contribuer à porter l’héritage de l’apôtre à l’écran.

    Le récit historique du documentaire commence avec Pierre lui-même : le pêcheur de Galilée à qui Jésus confia la direction de l’Église naissante et qui, selon la tradition chrétienne, fut martyrisé à Rome lors des persécutions de l’empereur Néron.

    La colline du Vatican devint peu à peu un lieu de pèlerinage et de dévotion, et les premiers chrétiens cherchèrent des sépultures près du tombeau de l’apôtre.

    Cette dévotion a fini par transformer le paysage. Au IVe siècle, l’empereur Constantin, premier empereur romain à se convertir au christianisme, ordonna la construction d’une basilique majeure sur le site funéraire.

    Pour permettre l’édification, une partie du versant de la colline du Vatican fut nivelée, et le site associé au tombeau de Pierre fut intégré à la structure. La basilique actuelle, dont la colonnade monumentale fut conçue par Gian Lorenzo Bernini, s’inscrit dans cette histoire bien plus ancienne de culte et de commémoration.

    Chris Pratt

    L’acteur américain Chris Pratt guide les spectateurs dans la nécropole vaticane située sous la basilique.

    Les fouilles archéologiques ont permis de mieux comprendre cette histoire. Le pape Pie XII a fortement soutenu les fouilles entreprises pendant la Seconde Guerre mondiale et, en 1950, il a annoncé officiellement la découverte du site identifié comme la sépulture de Pierre dans la nécropole vaticane.

    Les recherches se sont poursuivies, conduisant finalement le pape Paul VI à annoncer en 1968 que les ossements de l’apôtre avaient également été identifiés grâce à ce qu’il considérait comme des preuves convaincantes.

    Paul VI a décrit ces restes comme les rares mais sacrées reliques corporelles du Prince des Apôtres.

    Il est essentiel de distinguer l’identification d’un site funéraire de celle de restes humains pour comprendre cette découverte. Le documentaire s’appuie sur des témoignages historiques et des découvertes archéologiques pour expliquer la démarche des chercheurs, avec l’apport de l’expert Pietro Zander, consultant archéologique et spécialiste reconnu de la nécropole vaticane.

    Le film promet également des images inédites, offrant aux spectateurs un accès à des parties de l’ancien complexe funéraire habituellement dissimulées sous la basilique.

    Sa sortie coïncide avec l’anniversaire de la dédicace de l’actuelle basilique Saint-Pierre, le 18 novembre 1626, soit exactement quatre siècles avant l’anniversaire de 2026.

    https://fr.zenit.org/2026/10/16/244155/

  • Hausse de la haine anti-chrétiens en Europe, deux poids deux mesures

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    Hausse de la haine anti-chrétiens en Europe, deux poids deux mesures

    (source)

    Thibault van den Bossche, chargé de plaidoyer pour la liberté religieuse  l’ECLJ (le Centre européen pour le droit et la justice), a été auditionné le lundi 12 octobre 2026 par la commission des pétitions du Parlement européen. Face à l’inertie de Bruxelles, la commission maintient ouverte la pétition de l’ECLJ « sur la montée présumée des sentiments antichrétiens et la nécessité d’une protection égale dans l’ensemble de l’Union », et poussera pour une résolution en plénière.

    La nécessité d’agir s’appuie sur la réalité des chiffres globaux fournis par l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination à l’encontre des chrétiens en Europe (OIDAC Europe), qui a recensé 2 211 crimes de haine antichrétiens sur le continent pour la seule année 2024, incluant 274 agressions physiques directes et 94 incendies criminels d’églises. L’ECLJ a ouvert l’audition sur le rappel du meurtre atroce d’Ashur Sarnaya, réfugié irakien chrétien ayant fui l’État islamique en 2014 pour finalement être égorgé à Lyon en septembre 2025 par un Algérien musulman radicalisé.

    Les trois visages d’une invisibilisation systémique

    Cette violence antichrétienne en Europe demeure largement occultée en raison de trois obstacles majeurs :

    • La sous-comptabilisation par les États, qui qualifient souvent le vandalisme des églises de simples « atteintes aux biens » et omettent de transmettre leurs données aux instances internationales comme l’OSCE.
    • La sous-déclaration par les victimes, qui renoncent à porter plainte par résignation, par peur ou par tendance à relativiser les faits.
    •  Un biais idéologique et politique, qui perçoit le christianisme uniquement comme une religion historiquement dominante et refuse de concevoir que les chrétiens puissent, eux aussi, être des victimes.

    En réponse, l’ECLJ demande dans sa pétition la nomination d’un Coordinateur de l’Union européenne chargé de la lutte contre les attaques et les discriminations contre les chrétiens, à l’instar des postes créés en 2015 pour les communautés musulmanes et juives. Nous réclamons également le renforcement de la collaboration entre les communautés, la société civile et les États afin de bâtir des cadres nationaux de coopération, briser l’autocensure et déployer des protections efficaces.

    Le clivage politique de Bruxelles face au «deux poids, deux mesures »

    Lors des débats, les représentants du Parti populaire européen (PPE), des Patriotes pour l’Europe (PFE), des Conservateurs et réformistes européens (ECR) et de l’Europe des nations souveraines (ESN) ont unanimement soutenu le maintien de la pétition, dénonçant une politique du « deux poids, deux mesures ». À l’inverse, les bancs des groupes du centre et de gauche sont restés intégralement vides. Ce désintérêt flagrant a été vivement fustigé par l’eurodéputé allemand Tomasz Froelich (ESN), rappelant qu’il s’agit pourtant de violations caractérisées des droits de l’homme.

    De son côté, le représentant de la Commission européenne au titre de l’article 17 du TFUE (relations avec les Églises) a livré une réponse particulièrement timorée. Tout en concédant le caractère inacceptable des violences, l’exécutif européen a affirmé qu’il comptait utiliser les textes existants mais « ne prévoyait pas de développer de nouveaux dispositifs », se défaussant ainsi sur la seule responsabilité des États membres. Illustrant cet immobilisme persistant, l’eurodéputée française Virginie Joron (PFE) a rappelé qu’une question écrite avait été déposée dès le 22 octobre 2025 par Fabrice Leggeri (PFE) pour exiger la nomination d’un Coordinateur européen, une interpellation restée sans réponse satisfaisante de la part de la Commission.

    La situation locale n’en demeure pas moins alarmante. L’eurodéputée espagnole Margarita de la Pisa Carrión (PFE) a condamné le silence des institutions face à ce qui s’apparente à la plus grande persécution religieuse sur le continent, rappelant que 67% des prêtres espagnols rapportent avoir subi des insultes ou des moqueries. En France, l’eurodéputée Laurence Trochu (ECR), qui conduit une pétition connexe réunissant déjà plus de 15 000 signatures, a pointé du doigt l’explosion de 70 % des atteintes aux personnes chrétiennes entre 2024 et 2025. Elle a également rappelé que le Parlement européen avait déjà validé le principe d’une telle protection en adoptant dans une résolution du 21 janvier 2026 un amendement qu’elle avait proposé déplorant l’absence de coordinateur dédié, tout en mettant en parallèle le sort des 380 millions de chrétiens persécutés à travers le monde.

    Face à l’insuffisance des réponses de l’exécutif, la commission PETI a choisi de maintenir la pétition ouverte. Elle exige désormais des informations officielles complémentaires de la Commission européenne et poussera pour obtenir un débat en plénière suivi d’une résolution. La nomination d’un Coordinateur européen est une pure question d’égalité et de justice, une demande d’ailleurs largement soutenue par l’Intergroupe sur la liberté de religion, la COMECE (Conférence des évêques de l’UE), le nonce apostolique Monseigneur Noël Treanor, ainsi que de nombreuses organisations de la société civile européenne.

    Signe qu’une prise de conscience globale est en cours, le 8 octobre 2026, le Parlement européen a adopté une résolution majeure sur la nécessité pour l’Union de se doter d’une stratégie contre l’entrisme islamiste et l’influence du réseau des Frères musulmans. Les eurodéputés y identifient explicitement la « haine antichrétienne » au même titre que l’antisémitisme, la soumission des femmes ou la remise en cause de la laïcité, comme un marqueur clair de radicalisation idéologique. De plus, le 24 juin 2026, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) est elle aussi saisie du sujet à travers une motion de résolution transpartisane intitulée « Crimes de haine, intolérance et discrimination à l’encontre des chrétiens d’Europe », exhortant les États à développer une stratégie commune pour prévenir ces crimes, y compris en ligne, et pour sécuriser les lieux de culte.

  • À l'occasion de l'exécution de la Reine Marie-Antoinette; un regard chrétien sur le chemin qu'elle a suivi vers la vie éternelle

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    16 octobre 1793 : À l'occasion de l'exécution de la Reine Marie-Antoinette. Un regard chrétien Sur le chemin Qu'elle a suivi vers la vie éternelle.

    L'ancienne reine de France Marie-Antoinette a été exécutée le 16 octobre 1793. Après avoir été condamnée à la peine capitale pour haute trahison par le Tribunal révolutionnaire au petit matin, elle a été guillotinée à 12h15 sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) à Paris. 

    Jeune femme légère et peu préparée à assumer le rôle de reine de France, on la retrouve à l’âge de 36 ans confrontée à des épreuves qu’aucune femme au monde ne devrait vivre. Elles vont profondément changer son âme. Son martyre (Exécution de son mari, séparation de ses enfants, abandon de ses amis, cancer, accusation d’inceste, faux témoignages et calomnies, condamnation à mort) permet de comprendre la notion théologique de « purgatoire » de la Terre.

  • Ignace d'Antioche : l'ardent désir d'union avec le Christ et de vie en Lui (17 octobre)

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    0201ignace2.jpgLors de l'audience générale du mercredi 14 mars 2007, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Ignace d'Antioche (vatican.va) :

    Chers frères et sœurs!

    Comme nous l'avons déjà fait mercredi, nous parlons des personnalités de l'Eglise naissante. La semaine dernière, nous avons parlé du Pape Clément I, troisième Successeur de saint Pierre. Aujourd'hui, nous parlons de saint Ignace, qui a été le troisième Evêque d'Antioche, de 70 à 107, date de son martyre. A cette époque, Rome, Alexandrie et Antioche étaient les trois grandes métropoles  de  l'empire  romain. Le Concile de Nicée parle de trois "primats":  celui de Rome, mais Alexandrie et Antioche également participent, d'une certaine manière, à un "primat". Saint Ignace était Evêque d'Antioche, qui se trouve aujourd'hui en Turquie. Là, à Antioche, comme nous l'apprenons des Actes des Apôtres, se développa une communauté chrétienne florissante:  le premier Evêque fut l'apôtre Pierre - c'est ce que nous rapporte la tradition - et là, "pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens" (Ac 11, 26). Eusèbe de Césarée, un historien du IV siècle, consacre un chapitre entier de son Histoire ecclésiastique à la vie et à l'œuvre littéraire d'Ignace (3, 36). "De Syrie", écrit-il, "Ignace fut envoyé à Rome pour être livré en pâture aux bêtes sauvages, à cause du témoignage qu'il avait rendu du Christ. En accomplissant son voyage à travers l'Asie, sous la surveillance sévère des gardes" (qu'il appelle les "dix léopards" dans sa Lettre aux Romains, 5, 1), "dans toutes les villes où il s'arrêtait, à travers des prédications et des avertissements, il renforçait les Eglises; et surtout, il exhortait, avec la plus grande vigueur, à se garder des hérésies, qui commençaient alors à se multiplier, et recommandait de ne pas se détacher de la tradition apostolique". La première étape du voyage d'Ignace vers le martyre fut la ville de Smyrne, où était Evêque saint Polycarpe, disciple de saint Jean. Ici, Ignace écrivit quatre lettres, respectivement  aux  Eglises  d'Ephèse, de Magnésie, de Tralles et de Rome. "Parti de Smyrne", poursuit Eusèbe "Ignace arriva à Troade, et de là, envoya de nouvelles lettres":  deux aux Eglises de Philadelphie et de Smyrne, et une à l'Evêque Polycarpe. Eusèbe complète ainsi la liste des lettres, qui nous sont parvenues de l'Eglise du premier siècle comme un trésor précieux. En lisant ces textes, on sent la fraîcheur de la foi de la génération qui avait encore connu les Apôtres. On perçoit également dans ces lettres l'amour ardent d'un saint. Enfin, de Troade, le martyr arriva à Rome où, dans l'amphithéâtre Flavien, il fut livré aux bêtes féroces.

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