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BELGICATHO - Page 3

  • « Un squelette de messe pour une Eglise squelettique »

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    Du site italien « Radicati nella Fede » (traduction de « Benoît et moi ») (archive du 31/07/2015) :

    « Un squelette de messe pour une Eglise squelettique » :

           Ils attendaient une nouvelle Eglise, pour cela ils se sont mis à changer la messe.
    Ils voulaient une Eglise avec de nouveaux dogmes et une nouvelle morale, alors ils ont dû retoucher la messe catholique, au point d’en faire un squelette d’elle-même.

    Et à messe squelettique correspond squelette d’Eglise, faite d’une dogmatique et d’une morale squelettiques.

       La nouvelle liturgie a prétendu sauter deux millénaires d’histoire chrétienne, avec l’illusion de renouer avec un mythique début du christianisme.

    Ils ont dit, ces messieurs de la réforme post-conciliaire, qu’il était nécessaire de simplifier, de faire ressortir la noble simplicité du rite catholique. Ils ont considéré comme fondamentalement négatif tout ce qu’avait fait l’Eglise durant des siècles et des siècles, pour rendre le rite catholique de plus en plus limpide et pédagogique. Ils ont enlevé et encore enlevé, considérant pratiquement tout ajout comme négatif, et il en est sorti un squelette de messe.

    Une messe pleine de vides et de non-dits, vides et non-dits remplis par l’imagination du célébrant et des fidèles. Et l’imagination s’est multipliée, autant qu’il y a d’églises dans le monde, parce qu’on sait bien qu’on ne peut pas vivre d’un squelette : les hommes rembourrent le squelette, mais la chair et le sang qu’ils lui donnent ne sont pas ceux de Dieu, mais ceux de la dictature de la mentalité commune.

    Ainsi, en fonction de la saison, nous avons eu les messes socialistes, les messes engagées, les messes intimes, les messes joyeuses, les messes verbeuses, les messes-catéchèses, les messes de guérison, les messes charismatiques, les messes missionnaires, les messes rapides, et ainsi de suite… bref, la messe, c’est toi qui la construis afin qu’elle corresponde à toi et à ton christianisme.

    La messe ainsi appauvrie n’a pas nourri, et il a fallu se tourner vers les diverses idéologies du moment pour la rembourrer. Ayant enlevé beaucoup de Dieu, la messe a dû être remplie avec beaucoup d’humain, pour la considérer encore utile : une tragédie, la perte du cœur catholique, c’est-à-dire la Rédemption opérée par le Christ crucifié.

       Et la tragédie s’est propagée à tout l’organisme catholique : la messe nouvelle, squelettique, pleine de vide, est devenue tellement ambigüe qu’elle a produit un squelette de christianisme, au dogme et à la morale squelettiques ; un christianisme ambigu.

    Les prêtres, réduits à célébrer un squelette de messe, n’ont plus été nourris et défendus par la messe elle-même, de sorte qu’à leur tour, ils n’ont plus nourri ni défendu le peuple.

       Nous parlions d’un Christianisme au dogme squelettique :

    Que reste-t-il, pour la majorité des chrétiens d’aujourd’hui, du dogme catholique né de la Révélation divine ?

    Presque rien.

    Peut-être reste-t-il que Dieu existe, et qu’à la fin, il va nous sauver : aucun doute, de toute la Révélation, de tout le dogme, de tout le catéchisme, il ne reste presque rien dans le vécu de la majorité des chrétiens ; mais alors, pourquoi Dieu s’est-il révélé, pourquoi a-t-il parlé dans l’Ancien et le Nouveau Testament, pourquoi a-t-il accompli la Révélation en Jésus-Christ ? Il ne l’a certainement pas fait pour se voir « simplifié » horriblement dans le christianisme moderne.

       Certains diront que nous oublions la richesse biblique de la réforme liturgique !

    Certes, la Bible, on l’a beaucoup lue, mais la messe squelettique l’a emporté aussi sur la Bible, tant et si bien que les chrétiens n’ont jamais été aussi ignorants qu’aujourd’hui dans l’histoire sacrée et dans la Sainte Ecriture. Oui, ils lisent la Bible à chaque occasion, mais ils ont été formés à l’idéologie du moment, qui rembourrait la messe squelettique.

       Nous parlions d’une morale chrétienne squelettique :

    Que reste-t-il, pour la majorité des chrétiens d’aujourd’hui, de la richesse morale catholique ?

    Ils savent peut-être que Dieu est amour, que nous devons nous aimer les uns les autres, et un peu plus : c’est peu.

    De la morale catholique, de la loi et de la grâce, on ne sait presque plus rien.

    Voilà pourquoi nous sommes terriblement sans défense face au déferlement de l’immoralité et face, surtout, à l’idéologie de l’immoralité, qui veut tout admettre, sous le prétexte de l’amour. Nous assisterons à la réalisation de l’apostasie : seront promulguées les lois les plus immorales avec le silence des catholiques, avec l’approbation de certains, et avec la fausse prudence des bergers, qui se tairont au nom de la liberté et du respect humain. Plus qu’une morale squelettique, c’est sa mort pure et simple.

       Tout a commencé avec le dépouillement de la messe, la vidant de ses défenses dogmatiques dans les mots et les gestes.

    Et la renaissance commencera avec le retour à la messe catholique véritable et complète.

       Les réformateurs post-conciliaires voulaient un nouveau christianisme plus libre, plus humainement attrayant, à cette fin, ils ont privé la messe de ses défenses, et ils n’ont pas voulu défendre le Christianisme de Dieu.

       Paul VI n’avait peut-être pas prévu cette tragédie, il s’était peut-être illusionné de pouvoir limiter la simplification et la modernisation à la seule langue, peut-être… mais la langue est aussi contenu ; et les vides de la langue sont des vides de contenu, que le monde s’empresse de remplir comme il veut.

       Peut-être Paul VI n’avait-il pas imaginé autant, mais il est certain qu’aujourd’hui, un Pape ne pourra plus arrêter la dérive sans accepter le martyre. Oui, il devra accepter le martyre, parce que s’il essaie vraiment d’y porter remède, il sera attaqué par le monde, par ce monde qui s’est infiltré dans la Maison de Dieu.

    Mais s’il n’accepte pas le martyre, il risquera de ne pas se comporter en Pape.

  • Pie X, un "saint de notre paroisse"

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    1009524-Pie_X.jpgNous trouvons ICI, sous la plume d'Anne Bernet, une évocation de la vie de saint Pie X :

    Anniversaire: saint Pie X, sa vie et son œuvre

    Le 20 août 1914, comme se livrait en Lorraine la première grande bataille de la guerre commençante, Pie X s’éteignait à Rome, tué moins par une maladie pulmonaire que par la douleur de n’avoir pu empêcher l’embrasement, qu’il prévoyait tragique, de l’Europe chrétienne.

    Aujourd’hui souvent détesté en raison de sa condamnation du modernisme, décision qu’une certaine postérité juge réactionnaire et contraire aux intérêts de l’Église, Pie X passa pourtant, en son temps, pour un pontife ami du progrès.

    Rien ne prédisposait, à vues humaines, Giuseppe Sarto, né à Riese en Vénétie le 2 juin 1835, à monter un jour sur le trône de Saint Pierre. Fils du facteur et sacristain du village et d’une couturière, Margharita Sanson, il entend, au lendemain de sa confirmation, l’appel de Dieu.

    Entré au séminaire de Padoue, il est ordonné prêtre le 28 septembre 1858 à Castelfranco. Seul le courage de sa mère qui, restée veuve, a refusé de le voir abandonner ses études pour revenir l’aider, a permis à cette vocation d’aller à son terme.

    Pendant les dix-sept années suivantes, vicaire, puis curé de campagne dans le diocèse de Trévise, Don Sarto se consacre passionnément à ses devoirs pastoraux. Sa nomination de chancelier du diocèse, en 1875, qui l’arrache à son apostolat, est pour lui un crève-cœur. Tout comme l’ascension qui commence alors : recteur du séminaire, chanoine de la cathédrale, il est, en 1884, nommé évêque de Mantoue par Léon XIII, devient patriarche de Venise en 1893.

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  • 21 août : saint Pie X

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    Dans l'Homme Nouveau du 28 août (2010), Philippe Maxence écrivait :

    "Le 1er septembre 1910 paraissait le motu proprio Sacrorum antistitum du pape saint Pie X sur les mesures pratiques contre le modernisme. Le 8 août de la même année était publié le décret Quam singulari sur l’âge de la première communion, suivi le 25 août de la lettre Notre charge apostolique condamnant les erreurs du Sillon. Un triple centenaire donc [...]

    Aujourd’hui, l’âge de la première communion est entré dans les moeurs catholiques, au point que la décision de saint Pie X semble avoir perdu de sa résonance. Et de fait, il semble que c’est surtout sur l’aspect doctrinal de la communion qu’il faudrait insister. Enseigne-t-on vraiment aux enfants qu’ils reçoivent bien ainsi le Corps du Christ rendu présent par la consécration lors du saint sacrifice de la messe ?

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  • Pie X : "confirmer ses frères dans la foi" (21 août)

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    Pape4-Saint-Pie-X.jpgLors de l'audience générale du mercredi 18 août 2010 à Castel Gandolfo, Benoît XVI évoquait la figure de son saint prédécesseur, le pape Pie X :

    Chers frères et sœurs!

    Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur la figure de mon prédécesseur, saint Pie X, dont on célébrera samedi prochain la mémoire liturgique, en soulignant certains de ses traits qui peuvent être utiles également pour les pasteurs et les fidèles de notre époque.

    Giuseppe Sarto, tel était son nom, né à Riese (Trévise, Italie) en 1835 dans une famille d’agriculteurs, fut ordonné prêtre à l’âge de 23 ans, après des études au séminaire de Padoue. Il fut d’abord vicaire de Tombolo, ensuite curé à Salzano, puis chanoine de la cathédrale de Trévise avec charge de chancelier épiscopal et de directeur spirituel du séminaire diocésain. Au cours de ces années de riche et généreuse expérience pastorale, le futur Souverain Pontife manifesta un profond amour pour le Christ et son Eglise, ainsi que l’humilité, la simplicité et la grande charité envers les personnes les plus indigentes, qui caractérisèrent toute sa vie. En 1884, il fut nommé évêque de Mantoue et en 1893 patriarche de Venise. Le 4 août 1903, il fut élu Pape, ministère qu’il accepta après quelques hésitations, car il ne se considérait pas à la hauteur d’une charge si élevée.

    Le pontificat de saint Pie X a laissé une marque indélébile dans l’histoire de l’Eglise et fut caractérisé par un effort important de réforme, résumé dans la devise Instaurare omnia in Christo, «Renouveler toute chose dans le Christ». En effet, ses interventions bouleversèrent les divers milieux ecclésiaux. Dès le début, il se consacra à la réorganisation de la Curie Romaine; puis il lança les travaux de rédaction du Code de Droit canonique, promulgué par son successeur Benoît XV. Il promut ensuite la révision des études et de l’«iter» de formation des futurs prêtres, en fondant également divers séminaires régionaux, équipés de bibliothèques de qualité, et de professeurs bien préparés. Un autre domaine important fut celui de la formation doctrinale du Peuple de Dieu. Depuis les années où il était curé, il avait rédigé lui-même un catéchisme et au cours de son épiscopat à Mantoue, il avait travaillé afin que l’on parvienne à un catéchisme unique, sinon universel, tout au moins italien. En authentique pasteur, il avait compris que la situation de l’époque, notamment en raison du phénomène de l’émigration, rendait nécessaire un catéchisme auquel chaque fidèle puisse se référer indépendamment du lieu et des circonstances de vie. En tant que Souverain Pontife, il prépara un texte de doctrine chrétienne pour le diocèse de Rome, qui fut diffusé par la suite dans toute l’Italie et le monde. Ce catéchisme appelée «de Pie X» a été pour de nombreuses personnes un guide sûr pour apprendre les vérités de la foi en raison de son langage simple, clair et précis et de sa présentation concrète.

    Il consacra une grande attention à la réforme de la Liturgie, en particulier de la musique sacrée, pour conduire les fidèles à une vie de prière plus profonde et à une participation plus pleine aux sacrements. Dans le Motu proprio Parmi les sollicitudes (1903), première année de son pontificat, il affirma que le véritable esprit chrétien a sa source première et indispensable dans la participation active aux sacro-saints mystères et à la prière publique et solennelle de l’Eglise (cf. AAS 36 [1903], 531). C’est pourquoi, il recommanda de s’approcher souvent des sacrements, encourageant la pratique quotidienne de la communion, bien préparés, et anticipant de manière opportune la première communion des enfants vers l’âge de sept ans, «lorsque l’enfant commence à raisonner» (cf. S. Congr. de Sacramentis, Decretum Quam singulari: AAS 2 [1910], 582).

    Fidèle à la tâche de confirmer ses frères dans la foi, saint Pie X, face à certaines tendances qui se manifestèrent dans le domaine théologique à la fin du XIXe siècle et aux débuts du XXe siècle, intervint avec décision, condamnant le «Modernisme», pour défendre les fidèles de conceptions erronées et promouvoir un approfondissement scientifique de la Révélation, en harmonie avec la Tradition de l’Eglise. Le 7 mai 1909, avec la Lettre apostolique Vinea electa, il fonda l’Institut pontifical biblique. Les derniers mois de sa vie furent assombris par les grondements de la guerre. L’appel aux catholiques du monde, lancé le 2 août 1914 pour exprimer «la douleur aiguë» de l’heure présente, était le cri de souffrance d’un père qui voit ses fils se dresser l’un contre l’autre. Il mourut peu après, le 20 août, et sa réputation de sainteté commença à se diffuser immédiatement au sein du peuple chrétien.

    Chers frères et sœurs, saint Pie X nous enseigne à tous qu’à la base de notre action apostolique, dans les différents domaines dans lesquels nous œuvrons, doit toujours se trouver une intime union personnelle avec le Christ, à cultiver et à accroître jour après jour. Ceci est le noyau de tout son enseignement, de tout son engagement pastoral. Ce n’est que si nous aimons le Seigneur, que nous serons capables de conduire les hommes à Dieu et de les ouvrir à son amour miséricordieux et ouvrir ainsi le monde à la miséricorde de Dieu.

  • Le saint du jour : Saint Pie X

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    Source : http://www.fatima.be/fr/pontife/index.php

    PieX.jpg Dans le calendrier de Paul VI (forme ordinaire du rite romain), on célèbre cette fête le 21 août.

    Giuseppe Sarto, plus connu sous le nom de Pie X, naquit le 2 juin 1835 à Riese, une bourgade de 4 500 habitants. Il fut baptisé le lendemain de sa venue au monde.

    Comme dans toutes les modestes familles nombreuses, la famille Sarto devait faire attention, car les revenus étaient faibles. Epouse et mère exemplaire, Marguerite s'efforçait d'inculquer à ses enfants les vertus chrétiennes qu'elle avait elle même hérité de ses parents.

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  • Quand le Massachusetts permet désormais l'avortement jusqu’au terme de la grossesse

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    19 août 2026

    Une nouvelle étape a été franchie en matière d'avortement dans un État américain. Au Massachusetts, l'intervention peut désormais être pratiquée jusqu'au terme de la grossesse, sur simple accord du médecin. Une réforme qui place cet État parmi les législations les plus permissives du pays en la matière.

    Le 10 août 2026, la gouverneure démocrate du Massachusetts, Maura Healey, promulguait la loi «Prioritizing Patient Access to Care Act», qui bouleverse le cadre juridique de l’avortement dans cet État américain. Jusqu'alors, l’intervention était librement permise pendant les 24 premières semaines de grossesse, soit déjà 10 semaines de plus qu’en France. Au-delà, elle n'était autorisée que dans quatre situations particulières: danger pour la vie de la mère, danger pour sa santé physique ou mentale, malformation fœtale entraînant la mort, ou diagnostic incompatible avec une vie extra-utérine.

    Ce cadre, déjà permissif, vient d'être purement et simplement supprimé. Il est désormais remplacé par une clause unique et vague: l'avortement «peut être pratiqué par un médecin sur la base de son jugement professionnel». Rien n'interdit plus, désormais, de mettre fin à une grossesse jusqu’à son terme. Cette loi supprime non seulement toute limite de temps mais aussi tout critère médical objectif. Il ne reste que l'appréciation du praticien — une appréciation libre, sans aucune balise légale pour l'encadrer.

    L’abolition des garde-fous

    Avec ce texte, le Massachusetts rejoint neuf autres États américains — Alaska, Colorado, Maryland, Michigan, Minnesota, New Jersey, Nouveau-Mexique, Oregon et Vermont — qui ont déjà supprimé toute limite de délai à l'avortement. La gouverneure Healey a présenté cette réforme comme une garantie que «les décisions de santé reproductive doivent être prises par la patiente et son médecin», sans «incertitude juridique». Mais derrière ce discours procédural se cache une réalité sanglante: un enfant à naître parfaitement viable peut désormais être avorté jusqu'au terme, sur le seul fondement d'un jugement médical discrétionnaire. Et lorsqu’un enfant viable est avorté, il arrive qu’il survive à son avortement et qu’il soit tué après sa naissance, comme l’ECLJ l’avait montré dans ce reportage :

    Selon les statistiques du département de la Santé publique du Massachusetts, 99 avortements ont été pratiqués après 24 semaines de grossesse en 2024, contre 84 en 2023: une hausse que la nouvelle loi va certainement prolonger.

    Les associations pro-vie locales, telles que Massachusetts Citizens for Life, ont dénoncé une loi qui «normalise la mort d'enfants pleinement formés» et «pousse des femmes vulnérables à laisser mourir leur enfant à naître par des actes d'une extrême violence». Les quatre évêques catholiques du Massachusetts avaient appelé les élus à rejeter le texte, qualifiant la suppression des restrictions après 24 semaines de mesure «radicale» et «gravement immorale».

    Une « loi de compassion » en contradiction avec la dignité humaine

    Maura Healey présente ce texte comme une réponse nécessaire à des situations très difficiles. Elle cite le cas de femmes contraintes de parcourir des centaines de kilomètres et de dépenser des milliers de dollars pour avorter dans un autre État; des témoignages, dit-elle, «marqués par beaucoup de douleur, d'angoisse et de déchirement». Elle revendique le droit pour ces femmes de «recevoir les soins dont elles ont besoin dans le Massachusetts».

    L’argument de la compassion est indécent quand on sait qu’au troisième trimestre, l'enfant à naître possède un système nerveux pleinement développé, ressent la douleur, et serait, en dehors de toute intervention, capable de survivre en dehors du ventre de sa mère. Les progrès de la médecine néonatale permettent aujourd’hui de sauver des grands prématurés à des stades de plus en plus précoces. Chaque année, au Massachusetts, des milliers de bébés naissent prématurément, et la grande majorité d’entre eux survivent.

    Cette nouvelle loi montre les limites de la décision de la Cour suprême des États-Unis qui a annulé Roe c. Wade en juin 2022 (arrêt Dobbs). La Cour suprême a constaté que la Constitution américaine ne contenait pas de droit à l’avortement et a redonné une liberté totale à chaque État d'autoriser ou d'interdire l'avortement. Certains États ont donc restreint l’accès à l’avortement mais d’autres, comme le Massachusetts, ont autorisé l’avortement jusqu’au terme de la grossesse. Le combat pour la protection du droit à la vie est donc loin d’être terminé.

  • Pape Léon XIV : Le patrimoine musical de l'Église doit être préservé

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    D'Ismaël Adibuah sur EWTN News :

    Pape Léon XIV : Le patrimoine musical de l'Église doit être préservé

    L'audience générale du pape, le 19 août, était consacrée au rôle de la musique sacrée dans la liturgie.

    19 août 2026

    CITÉ DU VATICAN — Le pape Léon XIV a souligné l'importance de la musique sacrée dans la liturgie, appelant à préserver le patrimoine musical de l'Église tout en favorisant une saine inculturation des traditions locales.

    « C’est pourquoi le compositeur de musique sacrée est appelé à connaître et à préserver le patrimoine musical de l’Église, lui permettant d’inspirer de nouvelles compositions au service de la liturgie, tout en respectant les sensibilités contemporaines et les différentes traditions culturelles », a déclaré Léon XIV.

    Dans son discours prononcé lors de son audience générale au Vatican le 19 août, le pontife a poursuivi sa catéchèse sur la constitution du concile Vatican II sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium .

    Cette audience générale était la troisième du mois à se tenir à l'intérieur de la basilique Saint-Pierre en raison des fortes températures estivales à Rome.

    La musique sacrée — partie intégrante de la liturgie

    Léon XIV a évoqué l'importance accordée par le Concile Vatican II au rôle de la musique sacrée dans la liturgie.

    « Le document stipule que “la tradition musicale de l’Église universelle est un trésor d’une valeur inestimable, plus grande encore que celle de tout autre art” », a expliqué Léon XIV.

    Il a également expliqué que la musique sacrée favorise à la fois la prière et la communion entre les fidèles.

    « La musique fait partie intégrante de l’action liturgique et n’est pas un simple élément décoratif de la célébration », a déclaré Léon XIV. « Elle exprime notamment la dimension affective de la prière, comme le dit saint Augustin : “Cantare amantis est”, c’est-à-dire “le chant appartient à ceux qui aiment”. »

    « Le chant favorise aussi la communion. Il contribue à l’unité des cœurs, surmonte les différences entre les personnes et rassemble tout le monde dans la louange de Dieu à travers la symphonie des voix », a-t-il ajouté.

    Tradition, inculturation et participation active

    Le pape a ensuite expliqué que, la musique sacrée étant si importante, la liturgie devait être célébrée avec dignité, au son d'une musique à la fois noble et simple. Il a également souligné le rôle du chant grégorien et de l'orgue pour nourrir la ferveur durant la liturgie.

    « Le Concile accorde donc une grande importance au chant grégorien, sans pour autant exclure les autres genres de musique sacrée de la célébration. Une attention particulière est également portée à l’orgue, tandis que l’utilisation d’autres instruments est permise « à condition que ces instruments soient adaptés, ou puissent être adaptés, à un usage sacré, qu’ils soient en accord avec la dignité du temple et qu’ils contribuent véritablement à l’édification des fidèles », a déclaré Léon XIV.

    Léon XIV a également abordé la question de l'inculturation dans la musique religieuse afin d'y intégrer diverses cultures.

    « L’inculturation, notamment dans le domaine de la musique sacrée, est un thème central de la réforme du Concile. S’agissant des traditions musicales des différentes cultures, le Concile souligne l’importance de les prendre sérieusement en considération, car elles font partie intégrante de la vie religieuse et sociale des peuples. »

    Le pape a également encouragé les fidèles à participer aux chants de la messe afin de refléter les mystères sacrés célébrés.

    « La Constitution Sacrosanctum Concilium accorde une attention particulière au thème de la participation active des fidèles », a déclaré Léon XIV. « Quant à la manière concrète d’y parvenir grâce au rôle spécifique de la musique sacrée, la Constitution apporte une réponse claire : “le peuple doit être encouragé à participer par les acclamations, les répons, les psaumes, les antiennes et les chants” et “le silence respectueux” doit être favorisé. »

  • Le Pape en France; derrière les chiffres, une attente nombreuse et « indéchiffrable » de Léon XIV

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    De Marie-Lucile Kubacki sur Fides.org :

    Léon XIV à Paris : le Stade de France déjà complet!

    LE PAPE EN FRANCE - Derrière les chiffres. Attente nombreuse et « indéchiffrable » de Léon XIV

    19 août 2026
     

    Les places disponibles ont été prises d’assaut. Les 80 000 billets pour la veillée au Stade de France ont été attribués en moins d’une heure, et plus de 200 000 personnes se sont inscrites dès les premières heures d’ouverture des inscriptions pour la messe.

    Cet engouement a suscité de nombreux commentaires dans la presse confessionnelle et généraliste. Comme si c’était Beyoncé » : pourquoi les jeunes catholiques attendent Léon XIV comme une superstar », titre le Parisien. «Un très beau signe pour l’Église de France » commente l’Évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet, pour Fides.

    Il y a là un paradoxe très français. Les chiffres, si on les observe correctement, reflètent la complexité de cette France sécularisée mais où l’Église catholique est encore capable de faire se déplacer des foules.

    Des chiffres à prendre avec précaution

    Seuls 1,8 % de la population générale en France assiste à la messe chaque semaine (selon un sondage Ipsos de 2017), et 5% de manière régulière.” Parmi les personnes baptisées catholiques en France, seuls 6 % se déclarent croyants et pratiquants. En 2021, la proportion de personnes déclarant croire en Dieu est passée sous la barre des 50 % en France. (Sondage Ifop pour Ajir 2022.) Moins d'un quart des jeunes Français de cette tranche d'âge se déclare catholique. Parmi eux, plus d'un tiers ne prie jamais (Rapport de l'Institut Catholique de Paris et de la St Mary's University de Twickenham « Europe’s Young Adults and Religion », Stephen Bullivant, 2018). 28 % des personnes baptisées se considèrent désormais « non catholiques », et 40 % n'envisagent pas de faire baptiser leurs enfants, contre 25 % en 2012 (Enquête Ifop pour la revue Mission « Les Français et le catholicisme », 2022).

    Un effondrement auquel on pourrait ajouter celui des vocations qui fait dire à l'historien Guillaume Cuchet qu'il ne s'agit plus tant d'abandons individuels que de désengagements de deuxième ou troisième génération, scellant la rupture de la transmission familiale de la foi (Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement, Éditions du Seuil, 2018).

    En même temps, près d’un Français sur deux, soit plus de 32 millions de personnes, « se sentent liés au catholicisme » (enquête d’opinion Viavoice pour l’Observatoire de la laïcité, 2019). 57 % de la population continue à cultiver des pratiques dévotionnelles hors cadre institutionnel, comme allumer des cierges dans les églises, 44 % fréquentent les sanctuaires ou lieux de pèlerinages, 39 % prient Dieu, la Vierge ou les saints, 23 % laissent des intentions de prières dans les cahiers à cet effet (enquête Ifop de 2022.) En outre, depuis le printemps 2021, face à la chute continue des baptêmes d'enfants depuis plusieurs décennies, on observe une hausse inattendue des demandes de baptême chez les jeunes adultes.

    La réalité qui « échappe aux radars »

    Ce détour par les statistiques permet de tirer plusieurs conclusions riches d’enseignements pour la mission.
    Le premier est que catholicisme français passe d'un modèle culturel dominant à une réalité morcelée en petites communautés, un « archipel catholique» selon les mots du sociologue Yann Raison du Cleuziou récemment paru dans la revue Études. Cet observateur des mutations du catholicisme français déclarait dans une interview : «Une religiosité populaire se maintient et passe sous les radars, car elle n’entre pas dans les catégories habituelles pour décrire le catholicisme dans les sondages.» Il ajoutait : «On peut observer dans les paroisses un retour des dévotions considérées comme populaires dans les années 1960, surtout le culte des saints, de la Vierge Marie ou du Sacré Cœur» et précisait que ce mouvement était porté par deux tendances indépendantes l’une de l’autre: la montée en puissance des catholiques observants en raison de la minorisation du catholicisme, de sensibilité religieuse plus traditionnelle, et le renouvellement de la base populaire du catholicisme par les flux migratoires. «Les catholiques venus d’outre-mer ou d’Afrique, ou même de l’Europe centrale ou méditerranéenne, expliquait-il, redonnent une vie à des dévotions qui tombaient en désuétude. » (La Vie, 2024)

    Un autre phénomène qui a été largement analysé par Guillaume Cuchet est la montée des «SBNR», les «spiritual but not religious» (spirituels mais non religieux). Des individus qui ne se reconnaissent pas ou plus dans le cadre institutionnel des religions traditionnelles (églises, dogmes, rites communautaires), et qui, dans une part significative de la nouvelle génération conservent ou développent une quête, des convictions ou des pratiques spirituelles personnelles, à la carte, et qui peuvent reprendre des “éléments” de matrice chrétienne. Cela se retrouve dans des productions populaires comme Avatar qui mêle élements de chamanisme et thèmes bibliques. « Cette montée des « nones » introduit une formidable inconnue dans notre histoire religieuse et philosophique, écrit Cuchet. On peut, à grands traits, distinguer parmi eux trois profils dominants : 1. Les « secular nones » ou « nones » séculiers qui sont, généralement, athées ou agnostiques, et qui sont en nombre croissant ; 2. Les « liminal » ou « transitional nones » qui sont en transit ou en transition entre deux affiliations, et pour qui la position n’est que temporaire ; 3. Les « religious » ou « spiritual nones », qui sont croyants, mais qui ne se rattachent pas à un credo ou à une institution religieuse particulière. » Et de conclure : « Selon que l’une ou l’autre sous-espèce dominera demain, on risque d’avoir des mondes spirituels très différents. » (“La montée des sans religion en Occident, Études, 2019.)

    Les sirènes identitaires et néo-idéalistes

    Voilà pourquoi les concepts de “minorité” et de “déchristianisation” sont à manier avec précaution, sans quoi ils se révèlent des arbres qui cachent la forêt et biaisent la perspective missionnaire. Comme l’analyse Yann Raison du Cleuziou dans article à propos des nouveaux baptisés adultes, l'attachement aux rites de passage, aux fêtes, aux calvaires ou au patrimoine bâti (comme les églises de village, sans compter l’incendie de Notre-Dame de Paris de 2019 qui a soulevé une vague d’émotion nationale) traduit un attachement à la mémoire collective et à l'histoire locale et une quête de transcendance et de lien social (« de commun ») face à l'individualisme et à l'instabilité du présent. Parfois, cependant, cet attachement revêt une dimension « identitaire », lorsque le patrimoine est politisé pour définir une essence nationale irréversible et désigner des « ennemis ». Une tentation présente dans la mesure où une partie des catholiques pratiquants est travaillée par le sentiment de déclin ou de minorisation du catholicisme.

    Cependant, tant la question «identitaire » que le « purisme spirituel » (qui voudrait isoler la foi de toute culture) sont les deux faces d'un même processus de sécularisation, analyse le chercheur. « Les catholiques qui opposent le seul Évangile aux héritages historiques chrétiens ne céderaient-ils pas au « monophysisme historique » dénoncé par le Pape François dans sa lettre sur l’histoire ? interroge-t-il. Une spiritualité qui exalte tant la singularité de l’incarnation christique qu’elle finit par la désincarner en un idéal inaccessible, « angélique », et sans autre issue temporelle possible qu’une forme de prophétisme devant lequel la société est toujours fautive. Ce purisme abandonne le politique aux réalistes autoproclamés et peut favoriser la marginalisation de l’Évangile, vu comme un idéalisme élitiste. »

    Et de conclure : «Un certain cynisme identitaire est peut-être l’envers d’un purisme spirituel. Deux formes radicalement contraires mais paradoxalement solidaires dans leur opposition entre foi et culture. Le fantasme de la pureté culturelle et celui de la pureté spirituelle partagent la même hantise du mélange et donc de l’histoire.»

    Ce qui place le rapport entre foi, religion et culture au centre du défi missionnaire. «Sans travail de fond sur cet impensé, affirme Raison du Cleuziou, les protestations spirituelles resteront sans prise réelle sur les tendances qu’elles doivent combattre. »

    Les analyses, les imprévus et les espérances du cœur

    La foule qui viendra acclamer le Pape sera le fruit de cette histoire du catholicisme français, marqué dans sa forme récente par les paradoxes de la sécularisation. Une situation à la fois très complexe et très simple dans la mesure où les enfants de « la fille aînée de l’Église » comme l’appelait Jean Paul II, attendent aujourd’hui comme hier, une parole qui suscite en eux le désir de faire de leur vie quelque chose de grand » et les amènent à regarder vers l’horizon. (Agence Fides 19/8/2026)

  • Saint Bernard de Clairvaux, le dernier des Pères de l'Eglise (20 août)

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    ScanSaint-bernard.jpgLe mercredi 21 octobre 2009, lors de l'audience générale, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Bernard :

    Chers frères et sœurs,

    Aujourd'hui je voudrais parler de saint Bernard de Clairvaux, appelé le dernier des Pères de l'Eglise, car au XII siècle, il a encore une fois souligné et rendue présente la grande théologie des pères. Nous ne connaissons pas en détail les années de son enfance; nous savons cependant qu'il naquit en 1090 à Fontaines en France, dans une famille nombreuse et assez aisée. Dans son adolescence, il se consacra à l'étude de ce que l'on appelle les arts libéraux - en particulier de la grammaire, de la rhétorique et de la dialectique - à l'école des chanoines de l'église de Saint-Vorles, à Châtillon-sur-Seine et il mûrit lentement la décision d'entrer dans la vie religieuse. Vers vingt ans, il entra àCîteaux, une fondation monastique nouvelle, plus souple par rapport aux anciens et vénérables monastères de l'époque et, dans le même temps, plus rigoureuse dans la pratique des conseils évangéliques. Quelques années plus tard, en 1115, Bernard fut envoyé par saint Etienne Harding, troisième abbé de Cîteaux, pour fonder le monastère de Clairvaux. C'est là que le jeune abbé (il n'avait que vingt-cinq ans) put affiner sa propre conception de la vie monastique, et s'engager à la traduire dans la pratique. En regardant la discipline des autres monastères, Bernard rappela avec fermeté la nécessité d'une vie sobre et mesurée, à table comme dans l'habillement et dans les édifices monastiques, recommandant de soutenir et de prendre soin des pauvres. Entre temps, la communauté de Clairvaux devenait toujours plus nombreuse et multipliait ses fondations.

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  • Les écrits de saint Bernard, un guide vers le ciel

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    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    Les écrits de saint Bernard, un guide vers le ciel

    Auteur de nombreux ouvrages, saint Bernard de Clairvaux est considéré comme le théologien le plus important du XIIe siècle. Dans ses écrits, chaque phrase est comme une étape vers le Ciel. Les quatre « degrés » de l'amour et l'importance de la dévotion à Marie.

    20_08_2025

    « Vierge Mère, fille de ton fils, / humble et exaltée au-dessus de toutes les autres créatures, / terme fixé du conseil éternel, / tu es celle qui a ennobli la nature humaine / que son créateur / n'a pas dédaigné de devenir sa création. » Une prière profonde, au contenu théologique dense, est adressée par Dante Alighieri, dans le chant XXXIII du Paradis, à saint Bernard de Clairvaux (vers 1090-1153), dont la mémoire liturgique est célébrée aujourd'hui.

    Auteur de nombreux ouvrages , saint Bernard est considéré comme le plus important représentant de la pensée mystico-théologique du XIIe siècle. Théologien de talent et écrivain prolifique, le saint cistercien a fait de sa vie un véritable trésor de paroles adressées à la Vierge Marie et à Dieu. En feuilletant ses textes, le lecteur est invité à un voyage fascinant : grâce aux sommets inatteignables de la prose poétique, il est conduit à la découverte de Dieu. Chaque mot, chaque phrase, semble véritablement être une étape vers le Ciel.

    Pour comprendre ses écrits , il faut d'abord comprendre comment saint Bernard de Clairvaux concevait sa vocation cistercienne. Ses paroles et ses pensées sont indissociables de sa vocation. Il écrit dans une de ses lettres : « Notre ordre est la mortification, l'humilité, la pauvreté volontaire, l'obéissance, la paix, la joie dans l'Esprit Saint. Notre ordre signifie être sous un maître, un abbé, une règle, une discipline [...]. Il consiste à pratiquer le silence, le jeûne, la veille, la prière, le travail manuel, et surtout la charité. Puis à progresser jour après jour dans ces activités et à y persévérer jusqu'au dernier jour. » Les six mots qu'il cite dans cet écrit soulignent déjà sa nature de chercheur de la Parole et son caractère de religieux cistercien : « mortification, humilité, pauvreté volontaire, obéissance, paix, joie dans l'Esprit Saint. » Et puis il utilise un verbe, « progresser », qui nous aide à comprendre l’effort avec lequel le saint a vécu sa vie : une vie passée en pleine recherche – par l’étude, la méditation et la prière – de son seul grand trésor, le Seigneur.

    Et puisqu'il s'agit de recherche , il nous faut citer l'un de ses textes les plus importants : Du devoir d'aimer Dieu , en latin De diligendo Deo . Un titre assez explicite : aimer Dieu est un devoir. Mais pourquoi ? Et surtout, comment ? C'est l'auteur lui-même qui nous fournit la réponse : « Vous désirez savoir de moi pourquoi et comment nous devons aimer Dieu. Et je vous réponds : la raison pour laquelle nous devons aimer Dieu, c'est Dieu lui-même ; et la manière de l'aimer, c'est de l'aimer sans mesure. » Pour saint Bernard, l'homme est « contraint » (non pas au sens de contrainte, mais d'« inclination naturelle ») à aimer le Créateur parce que c'est lui-même qui nous a aimés le premier. Et pour appuyer ce raisonnement, qui surprend par sa simplicité naturelle, les paroles de l'évangéliste Jean me viennent à l'esprit : « L'amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous ayons la vie par lui. Et cet amour consiste, non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils en propitiation pour nos péchés » (Jn 4, 9-10).

    Aimer, donc … Il est donc nécessaire de comprendre de quel amour parle le saint. Bernard décrit quatre « degrés » d’amour. Le premier est l’amour pour soi-même, résumé par cette phrase : « D’abord, l’homme s’aime pour lui-même. Puis, voyant qu’il ne peut subsister seul, il commence à chercher Dieu par la foi. » C’est le premier stade pour l’homme. Vient ensuite le deuxième : « Au deuxième degré, donc, il aime Dieu, mais pour lui-même, non pour lui. Il commence cependant à fréquenter Dieu et à l’honorer en fonction de ses propres besoins. » Puis, nous trouvons le troisième degré, c’est-à-dire lorsque l’âme est capable d’aimer « Dieu non pour lui-même, mais pour lui. On s’attarde longtemps à ce degré », écrit-il. Et il ajoute, précisant : « Je ne sais pas s’il est possible d’atteindre le quatrième degré en cette vie. » Enfin, la dernière, la plus difficile, est celle où « l'homme ne s'aime que pour Dieu. Alors, il sera merveilleusement presque oublieux de lui-même, s'abandonnant presque entièrement à Dieu, au point de ne faire qu'un avec lui. » Image de l'union parfaite avec Dieu.

    Un autre ouvrage fondamental pour comprendre la pensée du saint cistercien est De gradibus humilitatis et superbiae , ou Les Degrés d'humilité et d'orgueil , un ouvrage qui peut, dans une certaine mesure, être défini comme une réplique du De diligendo Deo mentionné plus haut . On y retrouve également les « degrés » énumérés par Bernard de Clairvaux : ce sont douze étapes pour connaître et rencontrer la seule Vérité possible, le Christ. Pour s'accomplir, l'homme ne peut faire que la volonté de Dieu. Et cela n'est possible qu'en conquérant l'humilité. Par conséquent, plus on est orgueilleux, plus on s'éloigne de Dieu et plus on se rapproche du péché.

    Mais, assurément, les méditations les plus mémorables pour les fidèles sont celles qui font référence à la Vierge Marie. Elle est au cœur de la vie religieuse de Bernard. C'est elle qu'il vénère avec une dévotion filiale et une passion poétique. Nous avons des textes comme le célèbre Memorare , qui lui est traditionnellement attribué et qui fait désormais partie de la tradition mariale populaire. Mais ce n'est pas tout. « Dans les dangers, dans l'angoisse, dans l'incertitude, pensez à Marie, invoquez Marie. Qu'elle ne s'éloigne jamais de vos lèvres, qu'elle ne s'éloigne jamais de votre cœur ; et pour obtenir le secours de ses prières, n'oubliez jamais l'exemple de sa vie. Si vous la suivez, vous ne pouvez dévier ; si vous la priez, vous ne pouvez désespérer ; si vous pensez à elle, vous ne pouvez vous tromper », écrit-il dans ses Sermones in Cantica Canticorum, les Sermons sur le Cantique des Cantiques. L'exemple de la Vierge, nous rappelle saint Bernard, est un phare pour tout chrétien : la Mère du Christ peut empêcher l'homme de désespérer ; En tournant pieusement nos pensées vers elle, nous ne pouvons pas nous tromper. Il était donc naturel que Dante choisisse saint Bernard comme guide au Paradis : il savait pertinemment qu'en agissant ainsi, il ne pouvait certainement pas se tromper.

  • Le cardinal Angelo Scola met en garde : la synodalité pourrait se muer en un processus parlementaire

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    De Niwa Limbu sur Ad Vaticanum :

    Le cardinal Scola met en garde contre le risque que la synodalité ne devienne un « parlement ».

    17 août 2026

    Le cardinal Angelo Scola a mis en garde contre le risque de transformer la synodalité en un processus parlementaire, arguant que « la source de la synodalité est la communion » tout en insistant sur le fait que la méthode synodale « ne doit pas être éliminée ».

     

    Le cardinal Angelo Scola a averti que l'accent mis par l'Église sur la synodalité risque de se transformer en un « parlement » si elle ne reste pas enracinée dans la communion ecclésiale, tout en insistant sur le fait que la méthode synodale elle-même « ne devrait pas être éliminée ».

    Le cardinal émérite de Milan et de Venise a fait ces commentaires dans un entretien avec Monseigneur Willy Volonté, recteur du Collège diocésain de Bréganzone, publié à l'occasion de la parution d'une édition suisse italophone de Communio , la revue théologique internationale fondée en 1972 par Hans Urs von Balthasar, Henri de Lubac et Joseph Ratzinger.

    Interrogé sur le risque que la synodalité ne devienne un processus parlementaire plutôt qu'une expression de communion, le cardinal Scola a répondu : « C'est exact. »

    Son Éminence a poursuivi : « La synodalité est une méthode qui englobe toutes les possibilités qu’elle peut exprimer. Cet aspect ne doit pas être éliminé, mais plutôt présenté de manière à constituer une proposition fascinante et substantielle. »

    Le cardinal Scola a déclaré que le point de départ devait être la communion plutôt que la procédure. « Aujourd'hui, dans l'Église, on parle beaucoup – et à juste titre – de synodalité, comprise comme une méthode, comme un cheminement », a-t-il affirmé.

    « Mais la source de la synodalité est la communion : la communion vécue est l’eau vive que la méthode synodale doit canaliser pour porter du fruit dans la construction d’une Église de communion. »

    Le cardinal émérite de Milan a déclaré que la nouvelle édition de Communio devait contribuer à ce processus. « Autant que possible, elle le doit ! Car sinon, elle n'a aucun avenir », a affirmé le cardinal Scola. « Il est important que la dimension synodale soit de plus en plus mise en avant dans l'Église, afin que la volonté de structurer l'action communautaire devienne un moyen véritablement efficace de mettre en œuvre la vie chrétienne. »

    Ses propos insistent particulièrement sur la distinction entre la synodalité comme méthode et la communion comme réalité qui donne tout son sens à cette méthode. Le cardinal a également abordé les obstacles rencontrés dans la vie chrétienne contemporaine et a affirmé que l'Église doit retrouver davantage de créativité et de dynamisme dans la pratique de la foi.

    Son Éminence a dénoncé « une conception de la vie chrétienne qui, tout en demeurant généreuse dans ses propositions, se révèle en même temps passive, stérile, incapable de développer la créativité qu’elle discerne et cherche à encourager ». Le cardinal Scola a ajouté que l’Église doit également dépasser « des tentatives quelque peu vaines » qui ne permettent pas de soutenir le projet chrétien.

    La revue a été fondée en 1972 grâce à la collaboration de von Balthasar, de Lubac et Ratzinger, le cardinal Scola figurant parmi ceux qui ont rejoint le projet théologique dès ses débuts. Se remémorant ces débuts, le cardinal Scola a décrit l'édition italienne comme étant née de son amitié avec les trois théologiens.

    « Nous n’étions rien comparés à de Lubac, Balthasar et Ratzinger », a déclaré Son Éminence, tout en rappelant le « grand respect » que lui et ses contemporains avaient pour les trois fondateurs.

    Son Éminence a déclaré que les jeunes contributeurs italiens avaient néanmoins « une capacité d’attachement » et étaient animés par le désir de communiquer des idées qui, autrement, n’auraient peut-être jamais été rendues publiques.

    Le projet international s'est ensuite étendu, au-delà de ses éditions originales allemande et italienne, aux éditions américaine, yougoslave, française, polonaise, ukrainienne, lituanienne, argentine et rwandaise. La nouvelle édition suisse est publiée par Edizioni Cantagalli et son comité de rédaction est composé de théologiens et d'universitaires du monde catholique italophone. Son premier numéro sera présenté lors de la Rencontre de Rimini le 23 août.

    Le cardinal Scola a ajouté que l'histoire de Communio illustre comment la réflexion théologique peut servir l'Église sans réduire la vie ecclésiale à des structures ou des procédures. Son Éminence a attribué son succès initial à « la ferveur et la conscience du moment décisif où tout cela s'est déroulé » et à la conviction que cette initiative avait une contribution essentielle à apporter.

    Interrogé sur la question de savoir si la communion s'obtient par l'unité ou la diversité, le cardinal Scola a rejeté une approche qui se limite aux différences elles-mêmes. « Je pense que cette approche réussit dans la mesure où elle ne s'arrête pas aux données significatives, mais parvient à se concentrer sur ce que la communion peut être de plus », a déclaré le cardinal Scola.

    Son Éminence a cité en exemple les débuts de Communio , affirmant que ses contributeurs avaient cherché à mettre en lumière « la beauté de l’Église synodale et communionnelle ».

    L'entretien est également revenu sur l'héritage intellectuel du concile Vatican II et sur les espoirs initiaux de Joseph Ratzinger que le concile libérerait le cœur de la foi de ses « couches sclérosées ».

    Le cardinal Scola a déjà exprimé son soutien à la voie synodale, tout en mettant en garde contre sa réduction à un simple processus de réunions, de commissions et de discussions. En 2023, avant les grandes phases du Synode sur la synodalité, il écrivait que le sens religieux demeurait « inextinguible », arguant qu'il pouvait être enfoui mais qu'il finirait par renaître.

    Son Éminence a également décrit le moment présent comme un « changement d’ère » et a mis en garde contre une séparation croissante entre le « je » et le « nous », arguant que l’Église devait retrouver la réalité du Christ et de la communion ecclésiale plutôt que d’aborder la crise principalement à travers des catégories sociologiques.

  • Le Vatican considère-t-il la franc-maçonnerie comme une chose importante, ou non ?

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    D'Ed. Condon sur le Pillar :

    Le Vatican considère-t-il la franc-maçonnerie comme une chose importante, ou non ?

    Après avoir insisté pendant des années sur le fait que la franc-maçonnerie est fondamentalement opposée à l'Église, le Vatican a apparemment nommé un franc-maçon à un comité pontifical.

    Dans le même laps de temps, le Saint-Siège a annoncé la nomination d'un éminent universitaire italien à un comité pontifical qui, comme cela a été rapporté depuis, est également franc-maçon.

    Professeur Umberto Longo. Crédit : Festival de Medioevo.

    Umberto Longo, universitaire de renom et directeur de l'Institut historique italien du Moyen Âge à Rome, a été nommé au Comité pontifical pour les sciences historiques le 13 août. Le site web InfoVaticana a ensuite rapporté que des documents publics le présentent comme un participant fréquent aux conférences maçonniques et le reconnaissent comme un membre relativement important d'une branche particulièrement anti-catholique de la franc-maçonnerie.

    On ignore pour l'instant quelle sera la réaction du Vatican face à l'affaire Longo, même s'il est loin d'être le premier membre d'un comité pontifical à être affilié à des fonctions ou des organisations condamnées par l'Église. Il est possible que le Vatican agisse rapidement pour annuler la nomination de Longo, et tout aussi plausible qu'il minimise officiellement ses liens avec la franc-maçonnerie en invoquant son rôle non religieux ainsi que son expertise et son rayonnement académiques.

    Mais la réaction du Vatican sera perçue comme une leçon particulièrement instructive dans le contexte plus large de l'opposition de l'Église à la franc-maçonnerie — après que les conférences épiscopales du monde entier ont publié une série de déclarations et de clarifications soulignant l'opposition séculaire de l'Église à la franc-maçonnerie, et alors que le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a appelé à des « stratégies coordonnées » pour éviter toute ambiguïté ou tout malentendu parmi les fidèles.

    En résumé, cette nomination soulève une question simple : le Vatican considère-t-il la franc-maçonnerie comme quelque chose d’important, ou non ?

    La nomination de Longo au Vatican et son appartenance présumée à la franc-maçonnerie ne sont que les derniers exemples d'une longue série de nominations papales controversées à des comités et commissions pontificaux. Parmi les personnes nommées précédemment, sous plusieurs pontificats, figuraient des individus ayant des opinions ouvertement dissidentes, voire farouchement opposées, à divers enseignements de l'Église, notamment sur des questions morales fondamentales comme le caractère sacré de la vie.

    Bien souvent, ces cas ont été balayés d'un revers de main par les responsables du Vatican, qui ont fait valoir, comme l'a fait l'Académie pontificale pour la vie dans le cas d'un économiste pro-avortement en 2022, que la nomination concernait un domaine de travail et d'expertise spécifique, sans lien avec les points de divergence du candidat avec la doctrine catholique.

    L'écoute des avis d'experts, parfois même ou surtout critiques, est souvent considérée comme essentielle au bon fonctionnement des comités pontificaux et des groupes de réflexion.

    Dans le cas de Lungo, il est probable que certains, au moins, adopteront la même position face à son appartenance apparente à la franc-maçonnerie. Mais pour le Vatican, la situation est – ou devrait être – bien plus grave, puisqu'elle implique la condamnation morale généralisée par l'Église d'une catégorie juridique de personnes.

    Juridiquement parlant, l'Église ne condamne pas la franc-maçonnerie pour des opinions ou des enseignements différents des siens, comme pourrait le faire une autre confession religieuse. Elle l'interdit légalement depuis le XVIIIe siècle, la considérant comme une organisation qui, par sa nature même, s'oppose à elle.

    Alors que les déclarations du Dicastère pour la Doctrine de la Foi ont toujours clairement indiqué qu'un catholique qui rejoint la franc-maçonnerie est en état de péché grave et qu'il lui est interdit, entre autres, de recevoir la communion, le Code de droit canonique traite la franc-maçonnerie comme une « société qui complote contre l'Église ».

    Dans sa lettre apostolique de 1890 à l'Église d'Italie, Dall'alto dell'Apostolico Seggio , Léon XIII décrit le complot de la franc-maçonnerie comme « possédés par l'esprit de Satan, dont ils sont l'instrument, ils brûlent comme lui d'une haine mortelle et implacable de Jésus-Christ et de son œuvre ; et ils s'efforcent par tous les moyens de la renverser et de l'enchaîner ».

    Leo a ensuite énuméré un programme spécifiquement politique de la franc-maçonnerie, qui, selon lui, comprenait l'exclusion progressive de l'Église des écoles et des hôpitaux et, à terme, de l'intégralité de la vie publique institutionnelle.

    Lors de la réunion de 1980 de la commission chargée de rédiger la section pénale du nouveau Code de droit canonique, les cardinaux participants, et notamment le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l'époque, le cardinal Franjo Šeper, ont clairement indiqué que si la franc-maçonnerie semblait moins active dans les complots contre l'Église à l'époque moderne, c'était uniquement parce qu'elle avait largement atteint la plupart de ses objectifs.

    « Aujourd’hui, peut-être ne complotent-ils plus autant parce qu’ils ont déjà suffisamment comploté et n’ont plus rien à comploter », a observé Šeper, « tout ce qui s’est passé en Italie en ce moment concernant le mariage civil, le divorce, l’avortement et d’autres questions sont des fruits de la franc-maçonnerie, et pas seulement en Italie mais aussi dans d’autres nations. »

    De ce fait, inviter un franc-maçon à devenir membre d'un comité pontifical apparaîtra aux canonistes versés dans la position juridique de l'Église comme analogue au fait de demander à Kim Jong Un de siéger à un comité pour le désarmement nucléaire.

    La situation est d'autant plus délicate, d'un point de vue juridique, que Longo serait membre du Rite écossais ancien et accepté de la franc-maçonnerie. Malgré son nom, il s'agit d'une branche américaine de la franc-maçonnerie particulièrement virulente et explicite dans son anticatholicisme – elle s'est ouvertement opposée aux candidats politiques catholiques et a œuvré pour l'interdiction des écoles catholiques.

    Le Rite écossais entretient également des liens étroits avec l'héritage du Sud confédéré, plusieurs généraux de la guerre de Sécession qui étaient francs-maçons du Rite écossais ayant fondé le Ku Klux Klan, une organisation avec laquelle il s'est ouvertement associé pour soutenir des politiciens et des politiques anti-catholiques au début du XXe siècle.

    Lors d'un des plus hauts degrés d'initiation, le franc-maçon se voit présenter un crâne coiffé d'une tiare papale. On lui explique qu'il « représente la tiare du pontife cruel et lâche » et qu'il « est donc la couronne d'un imposteur ». À un moment du rituel, un haut dignitaire maçon transperce le crâne d'un poignard, tandis que le candidat crie « À bas l'imposteur, à bas le crime ! » avant de le piétiner. Dans le texte officiel du Rite écossais, « Morale et Dogme », écrit par Albert Pike, franc-maçon de haut rang, général confédéré et membre éminent du Ku Klux Klan, il est affirmé sans ambages que la franc-maçonnerie « était, dès son origine, vouée à la lutte contre la tiare de Rome ».

    Si la franc-maçonnerie avait largement disparu des radars de l'Église au cours du dernier demi-siècle, l'appartenance présumée de Longo pourrait peut-être être considérée comme une question historique plutôt que d'actualité, mais au contraire, le Vatican s'est montré particulièrement actif ces dernières années pour souligner sa condamnation absolue de la franc-maçonnerie et le caractère inacceptable de tout chevauchement avec l'Église.

    Outre les interventions, au début du mois, de hauts responsables de l'évêque italien pour interdire les funérailles catholiques des francs-maçons , plusieurs conférences épiscopales, en consultation directe avec le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, ont publié des dénonciations sans équivoque de la franc-maçonnerie comme étant antithétique à la foi — notamment les évêques des pays nordiques et des Philippines .

    En 2023 encore, une note doctrinale a été signée par le pape François et le cardinal Victor Manuel Fernandez, préfet de la DDF, appelant à « une stratégie coordonnée entre les différents évêques » pour s’opposer à la franc-maçonnerie.

    De ce fait, la nomination de Longo et la réaction, le cas échéant, du Vatican aux informations concernant son appartenance à la franc-maçonnerie seront suivies de près non seulement par les canonistes, mais aussi par les évêques du monde entier.

    Si la conséquence est qu'un franc-maçon puisse être considéré comme un collaborateur utile de l'Église au niveau d'un comité pontifical, beaucoup y verront un abandon de fait de tout le traitement canonique de la franc-maçonnerie et d'années de collaboration de la DDF avec les évêques du monde entier.