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BELGICATHO - Page 3

  • Saint François de Sales, "gentilhomme de Dieu", évoqué sur CNEWS

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    Sur CNEWS, dans l'émission consacrée aux "belles figures de l'histoire" du 22 janvier, Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, évoquent la grande figure de saint François de Sales.

  • Saint François de Sales (24 janvier)

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    Saint_francois_de_sales.jpgLors de l'audience générale du mercredi 2 mars 2011, Benoît XVI évoquait la figure de François de Sales que l'on fête aujourd'hui :

    Chers frères et sœurs,

    «Dieu est le Dieu du cœur humain» (Traité de l’Amour de Dieu, I, XV): dans ces paroles apparemment simples, nous percevons l’empreinte de la spiritualité d’un grand maître, dont je voudrais vous parler aujourd’hui, saint François de Sale, évêque et docteur de l’Eglise. Né en 1567 dans une région frontalière de France, il était le fils du Seigneur de Boisy, antique et noble famille de Savoie. Ayant vécu à cheval entre deux siècles, le XVIe et le XVIIe, il rassemblait en lui le meilleur des enseignements et des conquêtes culturelles du siècle qui s’achevait, réconciliant l’héritage de l’humanisme et la tension vers l’absolu propre aux courants mystiques. Sa formation fut très complète; à Paris, il suivit ses études supérieures, se consacrant également à la théologie, et à l’Université de Padoue celles de droit, suivant le désir de son père, qu’il conclut brillamment par une maîtrise in utroque iure, droit canonique et droit civil. Dans sa jeunesse équilibrée, réfléchissant sur la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, il traversa une crise profonde qui le conduisit à s’interroger sur son salut éternel et sur la prédestination de Dieu à son égard, vivant avec souffrance comme un véritable drame spirituel les questions théologiques de son époque. Il priait intensément, mais le doute le tourmenta si fort que pendant plusieurs semaines, il ne réussit presque plus à manger et à dormir. Au comble de l’épreuve, il se rendit dans l’église des dominicains à Paris, ouvrit son cœur et pria ainsi: «Quoi qu’il advienne, Seigneur, toi qui détiens tout entre tes mains, et dont les voies sont justice et vérité; quoi que tu aies établi à mon égard...; toi qui es toujours un juge équitable et un Père miséricordieux, je t’aimerai Seigneur (...) je j’aimerai ici, ô mon Dieu, et j’espérerai toujours en ta miséricorde, et je répéterai toujours tes louanges... O Seigneur Jésus, tu seras toujours mon espérance et mon salut dans la terre des vivants» (I Proc. Canon., vol. I, art. 4). François, âgé de vingt ans, trouva la paix dans la réalité radicale et libératrice de l’amour de Dieu: l’aimer sans rien attendre en retour et placer sa confiance dans l’amour divin; ne plus demander ce que Dieu fera de moi: moi je l’aime simplement, indépendamment de ce qu’il me donne ou pas. Ainsi, il trouva la paix, et la question de la prédestination — sur laquelle on débattait à cette époque — s’en trouva résolue, car il ne cherchait pas plus que ce qu’il pouvait avoir de Dieu; il l’aimait simplement, il s’abandonnait à sa bonté. Et cela sera le secret de sa vie, qui transparaîtra dans son œuvre principale: le Traité de l’amour de Dieu.

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  • Saint François de Sales : un évêque de Contre-Réforme

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    On fête aujourd'hui ce grand évêque auquel un livre éclairant fut consacré il y a quelques années. Le blog de Francis Richard présente cet ouvrage :

    St-Francois-de-Salles-RICHARDT.jpg"Saint François de Sales et la Contre-Réforme" d'Aimé Richardt

    Depuis vingt ans Aimé Richardt écrit en moyenne un livre par an. Hormis un livre sur Louis XV, tous ses livres sont consacrés à des personnages - ou à des thèmes - des XVIe et XVIIe siècles, de préférence religieux.

    Cette fois, il s'est intéressé à un saint qui a joué un grand rôle dans la renaissance catholique en France voisine, François de Sales.

    Le terme de Contre-Réforme est anachronique, puisque l'auteur précise en exergue de son livre qu'il n'apparaît qu'au XVIIIe siècle finissant sous la plume d'"un juriste de Göttingen, Johann Stefan Pütter (1776), pour désigner, non un mouvement d'ensemble, mais un retour opéré de force d'une terre protestante à des pratiques catholiques...".

    Or, Saint François de Sales et la Contre-Réforme montre tout le contraire, à savoir que Saint François de Sales a opéré le retour de terres protestantes à des pratiques catholiques par la seule prédication de la charité fraternelle et par des prières ardentes.

    Certes le saint savoyard se montrera ferme tout le long de sa vie, mais il sera doux tout à la fois. Ce que lui reprocheront des catholiques provocateurs tels que Jules Barbey d'Aurevilly ou intransigeants comme Léon Bloy.

    Avant la naissance de François de Sales, dans les années 1530, les réformés, emmenés par Berne, convertissent Lausanne et Genève par la force, c'est-à-dire en dévastant et en détruisant des églises, en malmenant physiquement des prêtres, en leur donnant des ultimatums pour se convertir et en leur interdisant de dire la messe. En 1535, l'évêque de Genève est même contraint de quitter la ville...qui devient dès lors ville protestante.

    François de Sales naît le 21 août 1567 au château familial situé près de Thorens, proche d'Annecy. Après être allé à l'école de La Roche (1573-1575), il fait trois années de collège à Annecy (1575-1578), avant d'être envoyé au Collège de Clermont à Paris, où il suit pendant quatre ans (1578-1582) le cursus de grammaire, de rhétorique et d'humanité. De 1582 à 1584 il suit les cours de lettres et d'arts libéraux à la Faculté des arts, puis de 1584 à 1588 ceux de philosophie et de théologie.

    Pendant ce séjour parisien, durant six semaines, fin 1586 début 1587, il traverse une crise mystique "en découvrant les disputes théologiques sur la doctrine de la prédestination". Comme le dit l'évêque de Gap, Mgr Jean-Michel Di falco Léandri dans sa préface:

    "Aujourd'hui, le débat s'est déplacé. La question, chez nombre de contemporains, n'est plus: "Suis-je sauvé ou non ?", mais: "Vais-je vers le néant ou non? Vais-je vers l'indifférencié ou non? Ne suis-je qu'un conglomérat de particules élémentaires ou non?"

    Mais ce qui est remarquable, c'est que cette question, même si elle est déplacée, porte, elle aussi, en elle la question de la liberté de l'homme: "Mes gènes me conditionnent-ils ou non?"

    Toujours est-il que c'est à Padoue où il poursuit des études de droit et de théologie (1588-1591) que François s'apaise après avoir lu, sur la recommandation de son confesseur, le livre du père jésuite Luis Molina sur La concordance du libre-arbitre avec les dons de la grâce.

    En 1592, après être retourné en Savoie, François devient avocat à Chambéry en novembre. L'année suivante il décline les lettres patentes de sénateur que lui accorde le duc de Savoie, ce qui peine son père, qui est encore plus peiné d'apprendre que son fils aîné veut servir Dieu et qu'il vient d'être nommé prévôt du chapitre de Saint Pierre de Genève.

    En 1594, François de Sales se rend en Chablais entièrement acquis, par la force, aux calvinistes (il n'y a plus qu'une poignée de catholiques). Non sans mal il va le convertir par la voie d'amour, en commençant par prêcher dans sa capitale, Thonon:

    "C'est par la charité qu'il faut ébranler les murs de Genève, par la charité qu'il faut l'envahir, par la charité qu'il faut la reconquérir. Je ne vous propose ni le fer, ni la poudre dont l'odeur et la saveur évoquent la fournaise de l'enfer."

    A cette occasion il va innover, en 1595, en ajoutant l'apostolat par la presse à ses prédications qui n'attirent au début que de faibles auditoires. Tant et si bien qu'à la Noël 1596 toutes ses entreprises de conversion, en dépit de multiples embûches dressées par les réformés, commencent à porter leurs fruits et se traduisent peu à peu par un renversement de la situation, qui ne sera complet qu'en 1598.

    Tout le restant de sa vie François de Sales va promouvoir cette voie d'amour qui a si bien réussi au Chablais avec le retour à la foi catholique de ses habitants. Cette voie est pour lui applicable en toutes circonstances, même s'il échoue, en l'empruntant, à convertir Théodore de Bèze, qu'il rencontre à plusieurs reprises.

    Quand il impose à Jeanne de Chantal des règles difficiles à observer, il lui écrit:

    "Il faut tout faire par amour et rien par la force; il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance."

    La vie de François de Sales est bien remplie. Il est coadjuteur, puis successeur de l'évêque de Genève. Il reprend en mains les prêtres de son diocèse dont il connaît toutes les villes. Il répond à tous ceux qui lui écrivent. Il fonde des monastères avec Jeanne de Chantal. Il écrit des livres, dont L'introduction à la vie dévote (qui a énormément de succès) et le Traité de l'amour de Dieu (qui en a beaucoup moins). Il convertit. Il prêche, souvent plusieurs fois par jour. Il voyage en Italie, en France. Il semble inépuisable.

    Pourtant François de Sales tombe gravement malade par trois fois, en 1590, fin 1597 début 1598, en 1622. Il se rétablit les deux premières fois. Mais la troisième il est rappelé à Dieu, à 55 ans, ce qui n'est pas mourir jeune à l'époque.

    Aimé Richardt nous restitue toute cette vie à l'aide de témoignages de contemporains, de citations de livres consacrés au saint, d'extraits des oeuvres elles-mêmes écrites par lui. Cette biographie est importante parce qu'elle nous montre un saint qui convertit par la persuasion et par le dialogue, qui aime les autres comme il aime Dieu et comme Dieu l'aime, qui est dévôt, c'est-à-dire d'une grande piété, ce qui va de pair pour lui avec la grande charité qui l'anime:

    "Si la charité est une plante", écrit-il "la dévotion est la fleur...si elle est un baume précieux, la dévotion en est l'odeur."

    En somme il s'agit d'un saint pour notre temps où, bien souvent, les imprécations, voire les injures, servent d'arguments, où beaucoup de choses sont imposées sans discussion, où il n'est pas question d'obtenir de consentement mais de contraindre.

    Francis Richard

    Saint François de Sales et la Contre-Réforme, Aimé Richardt, 270 pages, François-Xavier de Guibert

  • Pourquoi marchent-ils ? Et si nous en prenions de la graine ?

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    De sur The Catholic Thing :

    Pourquoi nous marchons

    Vendredi 23 janvier 2026

    L'un des avantages de vivre dans la banlieue de Washington DC – et oui, il y en a – est que je peux participer à la Marche pour la Vie presque chaque année. Cette année, alors que de nombreux participants potentiels se demandent si leurs vols retour ne seront pas annulés par une importante tempête hivernale, je n'ai pas ces inquiétudes. J'y serai de nouveau, à marcher, à prier et à trouver du réconfort dans les sourires de dizaines de milliers de jeunes, de familles et de nombreux amis.

    La Marche offre l'occasion de réfléchir aux progrès accomplis en matière de défense de la vie, ainsi qu'à ce qui reste à faire. Ce travail est souvent perçu dans le contexte de notre vie politique : élection de politiciens pro-vie, modifications législatives, décisions de justice, politiques louables ou condamnables.

    Le mouvement pro-vie, né à la suite de l'arrêt Roe v. Wade et qui perdure aux États-Unis depuis plus d'un demi-siècle, est une remarquable réussite de l'activisme citoyen. Peu de pays peuvent se targuer d'une coalition aussi large et durable en faveur de la protection de l'enfant à naître que celle que nous avons ici, aux États-Unis.

    Le pape Léon XIV a récemment souligné l'importance de ce travail, tant pour les vies concernées que pour le bien-être de la société dans son ensemble :

    La protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tous les autres droits humains. Une société n'est saine et ne progresse véritablement que lorsqu'elle sauvegarde le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion.

    Bien sûr, le mouvement pro-vie ne se limite pas à l'activisme politique, aussi important soit-il. Pensons, par exemple, aux vastes réseaux de centres d'aide aux femmes enceintes en difficulté qui ont accompli, et continuent d'accomplir, un travail si admirable auprès des mères et des enfants à travers le pays. Pensons aux Sœurs de la Vie, qui incarnent d'une manière particulière l'engagement catholique au service des plus vulnérables. Pensons aux innombrables groupes paroissiaux pro-vie où des milliers de chapelets sont récités chaque semaine pour les mères en détresse et pour la protection de leurs enfants.

    Ces immenses efforts déployés à grande échelle pour défendre la vie sont également renforcés par le témoignage de l'Église en faveur de la dignité de la vie humaine dans d'autres domaines : sa défense des personnes âgées et des malades en phase terminale ; sa sollicitude envers les pauvres, les sans-abri, les incarcérés et l'étranger ; son souci des pécheurs.

    Chacun de nous est aimé de Dieu, un Dieu qui, bien que pécheurs, nous a aimés le premier. Reconnaître cette réalité fondamentale, cette vérité essentielle de la vie chrétienne, c'est connaître la double consolation de la gratitude et de l'humilité. De cette grâce découle l'impératif d'aimer à l'exemple du Christ.

    L’impératif d’aimer – qui devrait guider tout le mouvement pro-vie et qui est assurément mis en lumière chaque année en janvier lors de la Marche – nous amène également à réfléchir à l’ampleur des conséquences de l’avortement dans ce pays. Le coût en vies humaines est presque incalculable – presque, mais pas tout à fait : entre 60 et 70 millions d’avortements ont été pratiqués aux États-Unis depuis 1973.

    Le coût des relations entre hommes et femmes, le désespoir des familles, la douleur du regret et de la perte, la corruption de notre vie politique, l'endurcissement de l'âme de notre nation : autant de conséquences bien réelles du péché d'avortement. Ce sont des conséquences spirituelles qui nous touchent tous (même ceux qui n'ont jamais été directement concernés par l'avortement), car elles façonnent et affectent profondément les familles, les communautés et même l'Église à laquelle nous appartenons.

    Dans son discours de réception du prix Nobel de 1979, Mère Teresa a prononcé un discours resté célèbre en faveur de l'enfant à naître. Mais ses paroles n'étaient pas seulement une lamentation sur l'avortement ou un appel à défendre les plus vulnérables d'entre nous (bien qu'elle ait fait les deux). Elle a également mis en lumière la pauvreté – la plus grande pauvreté – des nations qui légalisent l'avortement.

    Le plus grand fléau de la paix aujourd'hui, c'est le cri de l'enfant innocent à naître. Car si une mère peut tuer son propre enfant dans son ventre, que nous reste-t-il pour nous entretuer ?... À mes yeux, les nations qui ont légalisé l'avortement sont les plus pauvres. Elles ont peur du petit, elles ont peur de l'enfant à naître, et cet enfant doit mourir parce qu'elles ne veulent pas nourrir un enfant de plus, éduquer un enfant de plus ; cet enfant doit mourir.

    L'avortement légal n'est pas seulement une aberration morale, c'est une catastrophe spirituelle d'une ampleur presque inimaginable. Comment laver la tache de tout ce sang versé ? Comment guérir l'âme d'une nation si profondément marquée par des décennies d'un tel mal ? Comment garder espoir quand le don de la vie est traité comme une maladie à éviter ou une menace à éradiquer ?

    La réponse à ces questions a été apportée définitivement par Jésus-Christ il y a deux millénaires. Nous, catholiques, savons qu'il n'y a pas de péché si grand que la grâce de Dieu ne puisse le vaincre. C'est la source de toute notre espérance. Quelle autre espérance pouvons-nous avoir ?

    Mais nous autres catholiques savons aussi que l’œuvre de salut accomplie par le Christ trouve son expression à travers le temps et l’espace grâce à l’action de l’Église, et particulièrement lors de la messe. C’est également à cela que je pense à l’approche de la Marche pour la Vie, car le mal spirituel que représente l’avortement exige une réponse. Le Christ a apporté la réponse définitive, mais chacun de nous peut, par ses modestes efforts, y joindre les siens par la pénitence et la réparation, la prière et le jeûne, pour les blessures spirituelles qui marquent si profondément l’âme de notre chère nation.

    Alors cette semaine plus que jamais, Marchons pour la Vie ! Prions pour la fin de l'avortement ! Agissons pour faire évoluer les mentalités et les lois ! Soutenons les plus démunis ! Et peut-être offrons-nous une pénitence, aussi modeste soit-elle, pour le bien de notre nation, en l'unissant au sacrifice du Fils de Dieu en qui réside toute notre espérance.

    __________

    Stephen P. White est directeur exécutif du Catholic Project à l'Université catholique d'Amérique et chercheur associé en études catholiques au Centre d'éthique et de politique publique.

  • Les témoignages de foi des victimes de l'accident d'Adamuz surprennent les médias et les politiciens

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    D'InfoVaticana :

    Les témoignages de foi des victimes de l'accident d'Adamuz surprennent les médias et les politiciens.

    Les manifestations de foi apparues après l'accident ferroviaire d'Adamuz ont pris une importance inattendue durant cette période de deuil. Sous le choc, plusieurs familles se sont exprimées devant les caméras dans un langage rarement entendu en public, faisant directement référence à la Vierge Marie, au rosaire et à la providence divine. Cette manière de s'exprimer a été largement relayée et a contribué à susciter un débat à Huelva concernant la forme que prendra l'hommage officiel prévu pour les victimes.

    Un hommage officiel est prévu à Huelva.

    Le gouvernement espagnol et le gouvernement régional andalou ont annoncé une cérémonie commémorative nationale le samedi 31 janvier à Huelva, en présence du roi et de la reine. Selon les informations disponibles, il s'agira d'une cérémonie laïque. Cette annonce, dans une province où la foi est profondément ancrée dans la vie quotidienne, a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans les débats publics. Il ne s'agit pas d'une simple question de protocole. C'est la tentative d'imposer un cadre de deuil qui exclut tout réconfort spirituel dans une région où de nombreuses familles, surtout dans les moments difficiles, trouvent du réconfort dans leur foi.

    Par ailleurs, le diocèse organisera une messe de funérailles le jeudi 29 janvier à la cathédrale de Huelva, présidée par l'évêque Santiago Gómez Sierra. Cette messe sera un temps de prière pour les victimes, le rétablissement des blessés et le soutien de leurs familles, ainsi qu'une mémoire pour tous ceux qui ont participé aux opérations de secours.

    Lire aussi : La cathédrale de Huelva accueillera une messe de funérailles pour les victimes de l’accident ferroviaire d’Adamuz

    L'intervention d'un membre de la famille et une phrase qui a été répétée

    Gracia, la sœur d'un homme blessé toujours hospitalisé en soins intensifs, a déclaré lors d'une interview télévisée qu'un enterrement laïque à Huelva n'avait aucun sens et a rappelé aux téléspectateurs que la ville était considérée comme un lieu de vénération mariale. Elle a expliqué que son frère était, dans son cas, entre les mains de la Vierge Marie et a qualifié sa guérison de miracle. Elle a insisté sur le fait que ce n'était pas le moment pour des débats partisans et que la priorité était que son frère puisse quitter les soins intensifs au plus vite.

    « Ceux qui sont en bas de l'échelle ne peuvent rien faire d'autre que tendre la main, mais ceux qui sont au sommet sont ceux qui nous protègent, ceux qui ont au moins sauvé mon frère. »

    Fidel et le chapelet de sa mère

    Un autre témoignage qui a retenu l'attention des médias est celui de Fidel, un habitant de Huelva, publié par Gaudium Press à partir d'une interview télévisée. Fidel a raconté que sa mère est décédée dans l'accident alors qu'elle récitait le chapelet. Selon lui, elle a offert sa vie à Dieu afin que ses enfants et petits-enfants soient sauvés. D'après lui, cette intercession explique pourquoi plusieurs membres de sa famille ont survécu.

    Le récit inclut également le témoignage d'un proche resté longtemps coincé dans les décombres du wagon et qui, malgré la situation extrême, est parvenu à faire s'échapper des enfants. Fidel a insisté sur le fait qu'il ne recherchait pas la notoriété et que son intention était de souligner la valeur de la famille, l'importance du rosaire et ce qui est essentiel lorsque la vie bascule brutalement.

    Un membre numéraire de l'Opus Dei parmi les victimes

    Dans le cadre des efforts d'identification des victimes, ACI Prensa a annoncé le décès de María Luisa Eugui, membre numéraire de l'Opus Dei, confirmé par la prélature. Selon ce rapport, elle se rendait de Madrid à Huelva pour rendre visite à sa sœur et à son gendre, gravement malade et décédé peu après.

    Le rapport apporte un détail supplémentaire qui illustre la dimension personnelle de la tragédie. La sœur de la victime a expliqué qu'elle lui avait parlé au téléphone pendant le trajet, environ trois quarts d'heure avant l'impact, lorsqu'elle avait appris qu'une petite-fille voyageait également dans l'un des trains impliqués. Après avoir convenu de la chercher parmi les wagons, la communication a été coupée et elle n'a plus jamais répondu. La jeune femme a été secourue et se remet de ses blessures ; elle est hors de danger.

    Au cœur du débat : offrir du réconfort sans foi dans un pays de foi

    Une institution peut organiser une cérémonie civile. La question est de savoir si cela constitue une réponse suffisante dans un pays où, pour beaucoup, le réconfort réside dans le fait de confier les défunts à la miséricorde divine et de prier la Vierge Marie pour les personnes endeuillées. À Huelva, de nombreuses familles ne conçoivent pas le deuil sans prière, sans messe et sans espérance chrétienne. La tentative d'organiser une cérémonie civile comme principal lieu d'adieu est perçue comme une façon de priver le deuil de son expression naturelle.

    C’est pourquoi la messe de funérailles du 29 janvier n’apparaît pas comme un simple événement parallèle ; ce sera le lieu où Huelva reconnaîtra sa douleur et la placera, sans complexes, devant Dieu.

  • Mgr Gänswein salue un "retour à la normale" avec Léon XIV et évoque un changement de climat au Vatican

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    D'InfoVaticana :

    Gänswein célèbre un "retour à la normale" avec Léon XIV et évoque un changement de climat au Vatican.

    Gänswein célèbre ce retour à la normale avec Léon XIV et évoque un changement de climat au Vatican.

    L'archevêque Georg Gänswein, nonce apostolique en Lituanie, en Lettonie et en Estonie, affirme qu'avec le pontificat de Léon XIV, « la normalité revient lentement » et qu'il y a « un changement d'atmosphère pour le mieux », selon des déclarations faites dans une interview avec EWTN.

    Une phrase chargée d'intention

    Pour Gänswein, le mot « normalité » n'est pas un adjectif anodin. Son parcours ces dernières années – d'abord comme préfet de la Maison pontificale, puis surtout comme secrétaire de Benoît XVI – confère à ses analyses une dimension qui dépasse le simple cadre d'une opinion personnelle. Lorsqu'il affirme que le changement de pontificat a eu un « nouvel impact positif » sur les difficultés existantes, il suggère que le problème ne relevait pas uniquement de la gestion, mais aussi du climat ecclésial : le mode de gouvernement, les relations internes et la manière de présenter les valeurs catholiques essentielles.

    De la marginalisation à la diplomatie : le contexte du témoignage

    L'intervention de Gänswein est significative car ses relations avec le pontificat précédent étaient, pour le moins, tendues. Il fut démis de ses fonctions au sein de la Maison pontificale et, après la mort de Benoît XVI, envoyé en Allemagne sans mission précise. Finalement, le Saint-Siège le nomma nonce apostolique dans les pays baltes. De ce point de vue, son analyse du nouveau pape revêt le poids – et la portée – de celui de quelqu'un qui a été témoin direct des tensions récentes et qui observe désormais un changement de style.

    « Accents » retrouvés : ce qui avait été laissé « sous la table »

    Gänswein soutient que Léon XIV a mis l'accent sur « certains points » qui ne sont pas nouveaux, mais qui, ces dernières années, « avaient été complètement négligés ». Cette affirmation reflète une perception largement répandue au sein de l'Église : plutôt qu'un débat sur le contenu, il y a eu une période où certaines priorités traditionnelles — la clarté doctrinale, la centralité de la liturgie et un langage théologique moins politique — ont été mises de côté au profit d'une approche plus pragmatique et fluctuante.

    Un pape à l'approche claire et au ton catéchétique

    Au-delà de l’impression générale, Gänswein souligne une caractéristique fondamentale : une « ligne claire » dans la prédication. Il affirme que dans les catéchèses et les homélies de Léon XIV, on perçoit un homme qui vit et proclame dans « l’esprit augustinien ». Le nonce met également en lumière le recours fréquent à saint Augustin, présenté non comme un ornement savant, mais comme la clé d’un style pastoral centré sur l’Évangile, la conversion et la transmission intégrale de la foi.

    Un commentaire que Rome ne pourra ignorer.

    Qu’un nonce – et Gänswein, qui plus est – parle de « retour à la normale » et d’une atmosphère plus sereine n’est pas qu’un simple titre réjouissant. C’est un message qui sera perçu comme un baromètre interne, une confirmation que Léon XIV réorganise les formes, le langage et les priorités sans avoir besoin d’inventer quoi que ce soit de nouveau, précisément en renouant avec ce que l’Église a toujours défendu. En cette période de tensions, cette « normalité » pourrait bien être, pour de nombreux catholiques – comme Gänswein –, la meilleure nouvelle.

  • Le pape Léon XIV adresse un message de félicitations aux participants de la « Marche pour la vie » à Washington

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    De Petra Lorleberg sur kath.net/news :

    Le pape Léon XIV adresse un message de félicitations aux participants de la « Marche pour la vie » à Washington

    23 janvier 2026

    « Je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude et à vous assurer de ma connexion spirituelle », tandis que vous témoignez « que la protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tous les autres droits humains. »

    Cité du Vatican – Washington, D.C. (kath.net/pl) « La protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits humains », et il est vrai qu’« une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion ». Le pape Léon XIV le souligne dans son message de bienvenue aux participants de la Marche pour la vie, la plus grande manifestation annuelle mondiale pour les droits humains, qui se tient cette année à Washington, D.C. Diane Montagna a publié le texte intégral de la lettre du pape Léon, diffusée jeudi soir. La Marche pour la vie a lieu aujourd’hui, vendredi, et une très forte mobilisation – peut-être des centaines de milliers – est attendue.

    Le pape Léon XIV, premier pape américain, aurait participé à au moins une Marche pour la vie sous le nom de Robert Prevost, selon le « National Catholic Register », un magazine catholique américain. Ce dernier précise : « Plusieurs papes ont commenté la Marche pour la vie américaine de diverses manières, notamment sur les réseaux sociaux. Cependant, le message de Léon XIV semble être la première lettre officielle signée directement par un pape. »

    kath.net présente le texte intégral de la lettre du Pape « Aux participants de la Marche pour la Vie 2026 » :

    Aux participants de la Marche pour la Vie 2026 :
    Je vous adresse mes salutations les plus chaleureuses. Je tiens également à vous exprimer ma profonde gratitude et à vous assurer de ma solidarité spirituelle alors que vous vous rassemblez pour ce puissant témoignage public visant à réaffirmer que « la protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits de l’homme » (Discours aux membres du Corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2026).

    Il est vrai, en effet, qu’« une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion » (ibid.). Dans cet esprit, je tiens à vous encourager, et plus particulièrement les jeunes, à poursuivre vos efforts pour garantir le respect de la vie sous toutes ses formes, par des mesures appropriées à tous les niveaux de la société, notamment par le dialogue avec la société civile et les décideurs politiques.

    Que Jésus, qui nous a promis sa présence éternelle (cf. Mt 28, 20), vous accompagne aujourd’hui tandis que vous défendez avec courage et paix les enfants à naître. En plaidant leur cause, vous savez que vous accomplissez le commandement de Dieu de le servir dans le plus petit de nos frères et sœurs (cf. Mt 25, 31-46).

    Dans cet esprit, je vous confie tous, ainsi que tous ceux qui vous soutiennent par leurs prières et leurs sacrifices, à l'intercession de Marie Immaculée, sainte patronne des États-Unis d'Amérique, et je vous accorde volontiers ma bénédiction apostolique comme gage des grâces célestes.

    Du Vatican, le 17 janvier 2026,
    Léon XIV.

    La Marche pour la vie est la plus grande manifestation annuelle au monde pour les droits humains. Elle a lieu à Washington, D.C., depuis 1973. La Marche pour la vie de cette année se déroule le 23 janvier et sa devise est : « La vie est un don. »

    Estimer le nombre de participants est difficile chaque année, et ce chiffre fluctue considérablement selon les opinions politiques de ceux qui l'évaluent. Avant la pandémie de Covid-19, on estimait qu'environ un demi-million de personnes y participaient, voire beaucoup plus. Les images vidéo montrent en tout cas que les participants ont déferlé sur le Mur des États-Unis à Washington, D.C., tels un torrent.

    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) soutient explicitement la manifestation pro-vie. Des évêques et des cardinaux participent aux manifestations et prennent la parole, tandis que des prêtres, des religieuses et de nombreux étudiants d'écoles et d'universités catholiques défilent, visibles et joyeux, brandissant leurs bannières respectives. Des messes et des veillées de prière sont régulièrement organisées, auxquelles participent avec enthousiasme des dizaines de milliers de jeunes catholiques. Avant l'événement, l'USCCB avait déjà appelé à la participation à la neuvaine pro-vie de cette année.Voir le lien

    Des appels à des événements similaires sont régulièrement lancés dans les pays germanophones. En Allemagne, la Marche pour la Vie aura lieu à Berlin et à Cologne le 19 septembre 2026, et en Suisse, la 16e Marche pour la Vie se tiendra à Zurich le même jour. D'autres événements et lieux sont envisageables. La Marche pour la Vie a également lieu dans d'autres villes européennes, par exemple à Paris (Marche pour la vie depuis 2005) et à Varsovie (Marsz dla Życia i Rodziny depuis 2006). Photo d'archive

    Lors de la veillée de prière précédant la Marche pour la Vie/Washington dans la basilique du Sanctuaire national de l'Immaculée Conception, un nombre remarquablement élevé d'évêques, de prêtres et environ 6 500 fidèles laïcs se sont réunis cette année encore ; l'église était pleine à craquer.

  • France : coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie »

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    D'Anne van Merris sur zenit.org :

    Coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie »

    Continuer à se mobiliser pour ne pas « légaliser le principe de donner la mort »

    22 janvier 2026

    En France, le Sénat a vécu un rebondissement impressionnant sur la loi de « fin de vie ». Ce mercredi soir 21 janvier, après six heures de débat houleux, la majorité des sénateurs se sont opposés à l’article central de la proposition de loi.

    S’ils étaient tous d’accord pour dire que personne ne doit mourir dans la douleur – faute de moyens, de soins ou d’accompagnement – ils étaient en revanche très divisés quant à la législation de « l’aide à mourir », qui inclut l’euthanasie et le suicide assisté. 144 sénateurs contre 123 ont ainsi refusé l’article 4 du texte législatif, qui définissait les conditions et les principes de « l’aide à mourir ».

    Plus tard dans la soirée, le Sénat a voté un principe général du « droit opposable au soulagement de la douleur et de la souffrance », mais cela ne remplace pas l’article rejeté. Avec cette opposition, c’est le projet de loi dans son entièreté qui perd de sa substance. Mais le texte sera certainement envoyé à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines, pour une nouvelle lecture.

    « Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir »

    Les catholiques continuent à dénoncer ce projet qui va à l’encontre de toute dignité humaine. Les diocèses, les paroisses, les associations et même les réseaux sociaux s’expriment fortement et invitent la population à prendre conscience de ce danger pour la société.

    Beaucoup ont écrit aux sénateurs pour les alerter sur les questions éthiques liées à « L’aide à mourir ». Le 15 janvier dernier, les évêques de France ont écrit une « tribune » pour « réveiller la conscience » de ceux qui allaient voter. Ils ont rappelé que « ce débat engage notre société dans ce qu’elle a de plus intime et de plus grave : la manière dont elle accompagne ses membres les plus vulnérables jusqu’au terme de leur vie ». « Nous croyons qu’une société grandit, non pas lorsqu’elle propose la mort comme solution, mais bien lorsqu’elle se mobilise pour accompagner la fragilité et protéger la vie, jusqu’au bout. Le chemin est exigeant, certes, mais c’est le seul qui soit véritablement humain, digne et fraternel » écrivent-ils, en soulignant l’importance des soins palliatifs. Enfin, le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, s’est exprimé ce 19 janvier dans une vidéo. « Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir » a-t-il déclaré, en invitant tous les français, et notamment les parlementaires, à se mobiliser pour que « nous n’en venions pas à légaliser le principe de donner la mort. »

    Coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie » | ZENIT - Français

  • Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

    L’année qui s’ouvre augure de nouveaux débats importants dans plusieurs pays européens ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, notamment sur le plan de la procréation artificielle, des mères porteuses, de l’euthanasie ou de l’avortement, mais aussi sur les nouveaux enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux neurotechnologies. Quels développements bioéthiques pouvons-nous prévoir en 2026, sur le plan politique, juridique ou médical ? Cet article propose un tour d’horizon des enjeux à venir.

    Procréation artificielle (PMA) : accès aux origines et suivi des donneurs

    Concernant la procréation artificielle, les mois qui viennent seront encore certainement rythmés par les conséquences des révélations relatives à l’absence de contrôle effectif des dons de gamètes (en lien avec le donneur danois porteur d’un gène cancérigène). En dépit des récentes modifications (notamment via le règlement SoHo au niveau de l’UE et la révision de la loi belge sur la PMA), le cadre réglementaire sera encore amené à évoluer en la matière sur le plan national et européen, en particulier concernant l’établissement de quotas effectifs quant au nombre d’enfants pouvant être conçus à partir des gamètes d’un même donneur (au niveau national, européen voire mondial). La question des limites éthiques d’une telle approche continue toutefois d’être posée, en particulier s’agissant des dérives eugénistes potentielles d’un contrôle toujours plus poussé des gamètes et embryons dans le cadre de la procréation artificielle.

    Lire la suite sur le site de l'IEB

  • Le Christ, Médiateur et plénitude de toute la Révélation

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    LÉON XIV

    AUDIENCE GÉNÉRALE

    Salle Paul VI
    Mercredi 21 janvier 2026

    Catéchèse. Les documents du Concile vatican II I. La Constitution dogmatique Dei Verbum 2. Jésus-Christ, révélateur du Père

    Chers frères et sœurs, bonjour, et bienvenue !

    Nous poursuivons notre catéchèse sur la Constitution dogmatique Dei Verbum du Concile Vatican II, sur la Révélation divine. Nous avons vu que Dieu se révèle dans un dialogue d'alliance, dans lequel il s'adresse à nous comme à des amis. Il s'agit donc d'une connaissance relationnelle, qui ne communique pas seulement des idées, mais partage une histoire et appelle à la communion dans la réciprocité. L'accomplissement de cette révélation se réalise dans une rencontre historique et personnelle où Dieu lui-même se donne à nous, se rendant présent, et nous nous découvrons reconnus dans notre vérité la plus profonde. C'est ce qui s'est produit en Jésus-Christ. Le document dit que la profonde vérité que cette Révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l’homme, resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le Médiateur et la plénitude de toute la Révélation (cf. DV, 2).

    Jésus nous révèle le Père en nous impliquant dans sa propre relation avec Lui. Dans le Fils envoyé par Dieu le Père, « les hommes [...] peuvent se présenter au Père dans l'Esprit Saint et sont rendus participants de la nature divine » (ibid.). Nous parvenons donc à la pleine connaissance de Dieu en entrant dans la relation du Fils avec son Père, en vertu de l'action de l'Esprit. L'évangéliste Luc en témoigne par exemple lorsqu'il nous raconte la prière d’action de grâce du Seigneur : « À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : “Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler” » (Lc 10, 21-22).

    Grâce à Jésus, nous connaissons Dieu comme nous sommes connus de Lui (cf. Ga 4, 9 ; 1Co 13, 13). En effet, en Christ, Dieu s'est communiqué à nous et, en même temps, il nous a révélé notre véritable identité de fils, créés à l'image du Verbe. Ce « Verbe éternel illumine tous les hommes » (DV, 4) en leur dévoilant leur vérité dans le regard du Père : « Ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera » (Mt 6, 4.6.8), dit Jésus ; et il ajoute que « le Père connaît nos besoins » (cf. Mt 6, 32). Jésus-Christ est le lieu où nous reconnaissons la vérité de Dieu le Père tandis que nous nous découvrons connus de Lui comme des enfants dans le Fils, appelés au même destin de vie pleine. Saint Paul écrit : « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, […] afin que nous recevions l'adoption filiale. Et ce qui prouve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils, qui crie : “Abba ! Père !” » (Ga 4, 4-6).

    Enfin, Jésus-Christ est révélateur du Père par sa propre humanité. C'est précisément parce qu'il est le Verbe incarné qui habite parmi les hommes que Jésus nous révèle Dieu par sa propre véritable et intégrale humanité: « C'est pourquoi, dit le Concile, le voir, c’est voir le Père (cf. Jn 14, 9) – qui, par toute sa présence et par la manifestation qu’il fait de lui-même par ses paroles et ses œuvres, par ses signes et ses miracles, et plus particulièrement par sa mort et sa résurrection glorieuse d’entre les morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève en l’accomplissant la révélation » (DV, 4). Pour connaître Dieu dans le Christ, nous devons accueillir son humanité intégrale : la vérité de Dieu ne se révèle pas pleinement là où l'on enlève quelque chose à l'humain, tout comme l'intégrité de l'humanité de Jésus ne diminue pas la plénitude du don divin. C'est l'humanité intégrale de Jésus qui nous révèle la vérité du Père (cf. Jn 1, 18).

    Ce ne sont pas seulement la mort et la résurrection de Jésus qui nous sauvent et nous rassemblent, mais sa personne même : le Seigneur qui s'incarne, naît, soigne, enseigne, souffre, meurt, ressuscite et reste parmi nous. Par conséquent, pour honorer la grandeur de l'Incarnation, il ne suffit pas de considérer Jésus comme le canal de transmission de vérités intellectuelles. Si Jésus a un corps réel, la communication de la vérité de Dieu se réalise dans ce corps, avec sa manière propre de percevoir et de ressentir la réalité, avec sa manière d'habiter le monde et de le traverser. Jésus lui-même nous invite à partager son regard sur la réalité : « Regardez les oiseaux du ciel, dit-il, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas plus qu'eux ? » (Mt 6, 26).

    Frères et sœurs, en suivant jusqu'au bout le chemin de Jésus, nous arrivons à la certitude que rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu : « Si Dieu est pour nous, écrit encore saint Paul, qui sera contre nous ? Il n'a pas épargné son propre Fils, [...] comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? » (Rm 8, 31-32). Grâce à Jésus, le chrétien connaît Dieu le Père et s'abandonne à lui avec confiance.

  • Les catholiques demeurent le groupe religieux le plus important en Amérique latine, selon le Pew Research Center

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    De Tessa Gervasini pour EWTN News (CWR) :

    Les catholiques demeurent le groupe religieux le plus important en Amérique latine, selon Pew.

    Un rapport du Pew Research Center a révélé que malgré l'augmentation du nombre de personnes sans affiliation religieuse, la croyance en Dieu reste élevée.
     

    Un rapport du Pew Research Center a révélé que les catholiques restent le groupe religieux le plus important en Amérique latine malgré la croissance d'autres confessions.

    Le rapport, intitulé « Le catholicisme a décliné en Amérique latine au cours de la dernière décennie », s’appuie sur une enquête en face à face représentative à l’échelle nationale menée auprès de 6 234 adultes, du 22 janvier au 27 avril 2024, en Argentine, au Brésil, au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou.

    Cette analyse a été réalisée par le Pew Research Center dans le cadre du projet Pew-Templeton Global Religious Futures , qui analyse les changements religieux et leur impact sur les sociétés du monde entier.

    L'étude publiée le 21 janvier a révélé que les adultes latino-américains sont plus religieux que les adultes de nombreux autres pays étudiés par Pew ces dernières années, notamment en Europe où beaucoup d'adultes ont abandonné le christianisme depuis leur enfance.

    Une étude de Pew a analysé l'évolution de la religion chez les adultes en Amérique latine entre 2013 et 2024. Elle a révélé que la probabilité de croire en Dieu est sensiblement la même qu'il y a dix ans. Même parmi ceux qui se déclarent sans appartenance religieuse, la plupart affirment croire en Dieu.

    Parmi les personnes interrogées, 97 % des adultes au Pérou ont déclaré croire en Dieu, 98 % au Brésil, 94 % au Mexique, 97 % en Colombie, 90 % en Argentine et 89 % au Chili.

    La plupart des adultes sont pratiquants, selon un sondage.

    Le catholicisme demeure la religion majoritaire en Amérique latine. En 2024, environ la moitié des Brésiliens (46 %) et des Chiliens (46 %) se déclaraient catholiques, et la majorité des adultes au Pérou (67 %), au Mexique (67 %), en Colombie (60 %) et en Argentine (58 %) partageaient cette affirmation.

    Dans ces pays, la plupart des adultes pratiquent activement leur foi. En 2024, la majorité des adultes au Brésil (76 %), en Colombie (71 %) et au Pérou (58 %) ont déclaré prier « quotidiennement ou plus souvent ».

    Depuis 2013-2014, la population catholique a diminué dans les six pays étudiés. La Colombie a enregistré la plus forte baisse, avec une diminution de 19 points de pourcentage. Le Pérou a connu la plus faible baisse, avec une diminution de 9 points.

    En Amérique latine, les anciens catholiques ont tendance à se déclarer soit sans appartenance religieuse, soit protestants, tandis que les anciens protestants ont tendance à devenir « sans religion ». En 2024, on comptait plus d'adultes sans appartenance religieuse que de protestants en Argentine, au Chili, en Colombie et au Mexique.

    Le rapport souligne que le déclin du catholicisme et la croissance des populations sans affiliation religieuse en Amérique latine s'expliquent notamment par la conversion d'adultes élevés dans la religion catholique mais qui ne s'y reconnaissent plus. Dans les six pays d'Amérique latine étudiés, environ 20 % des adultes interrogés ont déclaré avoir été élevés dans la religion catholique avant de la quitter.

    L’étude a révélé que le Brésil est le seul pays étudié où les anciens catholiques sont plus susceptibles d’être devenus protestants (13 %) que de se déclarer sans appartenance religieuse (7 %). Elle a également constaté qu’au Pérou, le nombre d’anciens catholiques devenus protestants (9 %) et celui des personnes sans appartenance religieuse (7 %) sont à peu près égaux.

    L'étude Pew a également révélé qu'environ la moitié, voire plus, des adultes interrogés au Brésil, en Colombie, au Mexique et au Pérou considèrent la religion comme très importante dans leur vie. La prière est une pratique courante, la majorité des adultes brésiliens, colombiens et péruviens affirmant prier au moins une fois par jour.

    Les catholiques hispaniques aux États-Unis

    À l’instar des changements religieux en Amérique latine, moins d’Hispaniques aux États-Unis s’identifient comme catholiques en 2024 (42 %) qu’il y a dix ans (58 %), selon l’étude sur le paysage religieux 2023-24 du Pew Research Center .

    Aux États-Unis, le nombre d'Hispaniques sans affiliation religieuse a également augmenté depuis 2014, environ un quart d'entre eux se décrivant désormais comme athées, agnostiques ou « sans religion particulière ».

    Aux États-Unis, 40 % des adultes hispaniques considèrent la religion comme très importante et 47 % affirment prier au moins une fois par jour. Une large majorité (83 %) se déclare également croyante, selon un sondage du Pew Center réalisé en 2023.

  • C’est seulement en Jésus-Christ que l’Église peut être le sacrement du salut pour le monde

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    De kath.net/news :

    « Le pape Léon XIV place toujours Jésus-Christ au centre de tous ses sermons et discours. »

    22 janvier 2026

    « Car le Fils de Dieu, par sa croix et sa résurrection, est l’unique espérance pour tout homme, dans la vie comme dans la mort. Et c’est seulement en Jésus-Christ que l’Église peut être le sacrement du salut pour le monde. » Prédication du cardinal Gerhard Müller

    Rome (kath.net) kath.net publie l'intégralité du sermon du cardinal Gerhard Ludwig Müller prononcé à l'occasion de la fête de sainte Agnès 2026 dans son église titulaire Sant'Agnese in Agone à Rome et remercie Son Excellence pour l'aimable autorisation de le republier :

    Le pape Léon XIV a toujours placé Jésus-Christ au centre de ses sermons et de ses discours. Car le Fils de Dieu, par sa croix et sa résurrection, est l'unique espérance pour tout homme, dans la vie comme dans la mort. Et c'est seulement en Jésus-Christ que l'Église peut être le sacrement du salut pour le monde. C'est seulement en lui qu'elle acquiert son identité propre, distincte de toutes les doctrines du salut, idéologies, programmes et projets conçus et créés par les hommes. 

    Notre Saint-Père possède non seulement la volonté de défendre la vérité dogmatique, mais aussi le courage de s'exprimer politiquement avec clarté devant les dirigeants du monde. Dans son message de Nouvel An au Corps diplomatique du Saint-Siège, il a déclaré ouvertement que 380 millions de chrétiens dans le monde sont victimes de persécution, de discrimination et de violence. L'organisation humanitaire internationale Portes Ouvertes a calculé que près de 5 000 chrétiens ont été assassinés en 2024. 

    Quand on se penche sur l'histoire des 4 000 dernières années, on constate que le judaïsme et le christianisme ont été persécutés sans relâche. La raison profonde de cette haine féroce envers le peuple de Dieu des Ancien et Nouveau Testaments réside dans l'incapacité des puissants et des sages de ce monde à croire au seul vrai Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Car ils aspirent à être Dieu eux-mêmes, à régner sur la vie et la mort, à se complaire dans un culte de la personnalité narcissique. Or, le principe chrétien qui enjoint d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (Actes 5, 29) démasque leur prétention à une omniscience et une omnipotence quasi divines comme la ridicule arrogance de simples mortels. Et à l'heure de la chute de tous les tyrans, autocrates et dirigeants, leur véritable nature misérable se révèle. 

    Dès le début, les chrétiens de l'Empire romain furent considérés avec suspicion, mépris et persécutés : que ce soit par la populace païenne ou par les philosophes, pour qui l'incarnation de Dieu et sa mort sanglante sur la croix apparaissaient comme une perversion irrationnelle, contrastant avec leur conception hautement spéculative d'un Dieu pur esprit, sans aucun contact avec la matière et l'humanité terrestre. Leur idéal était la libération de l'âme de la prison du corps, non la résurrection des corps. Enfin, ceux qui détenaient le pouvoir politique absolu ne pouvaient et ne peuvent toujours pas tolérer que les chrétiens limitent le rôle de l'empereur et de l'État au bien-être temporel, tout en reconnaissant en conscience et en foi le Christ seul comme leur Seigneur et Roi. 

    Sainte Agnès, dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire sur le lieu de son martyre, était une jeune fille fragile, à peine âgée de douze ans, qui, malgré toutes les menaces et les tentations, resta fidèle au Christ jusqu'à sa mort violente par décapitation, selon le rite d'immolation des agneaux de l'époque. Ce faisant, elle nous renvoie sans cesse au Christ, immolé sur l'autel de la croix, Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et combien de milliers de jeunes sont restés fermes face à la persécution, refusant de s'incliner ou de se prosterner devant Baal, l'idole de ce monde (Osée 2, 8-13), « à cause de leur témoignage de Jésus et de la parole de Dieu » (Apocalypse 20, 4). Des êtres misérables s'érigent en sauveurs du monde et se laissent glorifier comme des idoles par les masses trompées. Mais comment mouraient les persécuteurs des chrétiens ? Néron se suicida, l'empereur Valérien tomba aux mains de ses ennemis, et les Parthes, à la honte de l'empire, envoyèrent sa peau écorchée à Rome. Hitler, dans le Führerbunker, gémissait comme un chien battu, incapable de comprendre que son tour était venu, lui qui avait impitoyablement envoyé des millions d'innocents à la mort. Et Staline, athée convaincu, dans sa datcha, tel un charlatan, essaya toutes sortes de remèdes censés lui garantir une immortalité terrestre, celle dont rêvent tous les oligarques et autocrates, la considérant comme une bénédiction irremplaçable pour l'humanité. En réalité, il mourut misérablement dans sa crasse, les yeux emplis de peur, de haine et d'une rage impuissante, avant que le diable ne l'emporte.

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