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BELGICATHO - Page 4

  • Un synode sur la synodalité ou comment construire une nouvelle usine à gaz pour l’Eglise papotante?

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    Le théologien franco-suisse Arnaud Join-Lambert a été nommé récemment par le Vatican membre de la commission pour la méthodologie en charge de préparer le synode sur la synodalité qui s’ouvre cette année. Pour « La Vie », il décrypte les nouveautés et les enjeux de cet événement. Une interview réalisée par Marie-Lucile Kubacki :

    « Quels sont les enjeux de ce synode sur la synodalité ? Que peut-on en attendre ? Pourquoi serait-il judicieux de s’y intéresser ? Comment respecter les délais impartis ? Alors que la phase diocésaine doit s’ouvrir dans un mois (d’une durée de six mois, suivront une phase continentale, de 2022 à 2023, puis un synode universel romain, en octobre 2023), Arnaud Join-Lambert, théologien spécialiste de synodalité et professeur à l’Université catholique de Louvain nous répond… sans langue de bois.

    Un jour, un prêtre m’a dit : « les synodes, peu importe, car au fond il n’en sort jamais rien de très nouveau ». Avez-vous le sentiment que cela change ?

    C’est une excellente question ! Ce synode romain-là est particulier parce que son but n’est pas de produire des documents. C’est écrit noir sur blanc dans les différentes instructions. Mais il y a un paradoxe car si l’intention explicite du pape n’est pas de changer les choses formellement d’un point de vue structurel, le thème touche en grande partie aux structures. C’est que l’intention du pape est assez fine : son propos est de manifester que l’on ne peut changer les structures de manière efficace sans transformer la manière de les vivre et de les habiter.

    A lire aussi Nathalie Becquart : « Une Église synodale est une Église de l’écoute »

    Voilà pourquoi la notion de « style » revient beaucoup dans les documents préparatoires. Il s’agit de s’écouter et de dialoguer sur un sujet qui concerne toute l’Église, en espérant que cette expérience-même suscite un changement de comportement qui donne lieu à un changement de structure. Dans la commission pour la méthodologie, nous voyons que c’est un véritable enjeu, et que c’est vraiment difficile.

    En quoi ?

    Lors des deux synodes romains sur la famille, il y a eu une consultation universelle, mais certaines questions étaient fermées. Là, les questions sont ouvertes. La proposition faîte aux diocèses, dans un premier temps, est de relire les expériences de synodalité, pour en tirer les limites et les forces.

    La remarque de ce prêtre que vous citiez juste avant, et qui rejoint aussi des choses que j’entends, n’est pas fausse : un certain nombre de synodes diocésains, de conseils pastoraux et même presbytéraux, ont donné l’impression de ne pas être forcément utiles, parce que les membres n’étaient peut-être pas entrés dans cette mentalité ou cette spiritualité de porter tous ensemble le tout de l’Église. En relisant les pratiques, peut-être va-t-on réussir à faire émerger cela.

    La synodalité, en somme, c’est de réapprendre à se parler et à travailler ensemble - y compris et surtout avec ceux qui ne sont pas du même avis que nous !

    Certes. Mais il n’empêche que des questions très précises se posent d’un point de vue structurel. Dans le document préparatoire, trois niveaux de synodalité apparaissent : vie quotidienne, structures, et événements, et on ne peut pas tout baser sur le style quotidien et la manière de vivre entre chrétiens.

    Ces questions structurelles, du reste, commencent déjà à émerger, et continueront à le faire, probablement davantage pendant la deuxième phase, la phase continentale, qui est véritablement nouvelle. Peut-être l’expérience vécue pendant la première phase et les relectures de pratiques ou de non-pratiques synodales qui seront remontées à l’issue de cette période, permettront de poser des questions structurelles au niveau continental.

    J’aimerais revenir sur cette question de « style », très présente dans les documents… En quoi est-ce une nouveauté ?

    Le vocabulaire est nouveau car la notion en théologie et en pastorale est récente. Dans le magistère, elle l’est encore plus. Mais l’imitation du Christ est médiévale et elle peut être vue comme l’essence de cette question du style ! Ainsi c’est une nouveauté et en même temps cela ne l’est pas tout à fait. Dans le monde francophone, nous y sommes davantage habitués grâce aux travaux de Christoph Theobald et Gilles Routier (tous deux membres de la commission théologique du synode romain) qui ont déployé cela de manière convaincante, même si la notion fait encore débat parmi les théologiens. Cela renvoie à la manière d’être et de faire comme révélatrice de la foi, dans une logique de l’incarnation de la foi, à rebours d’une logique de foi plus théorique ou abstraite.

    Pendant la phase diocésaine, les Églises locales sont invitées à consulter tous les baptisés, mais aussi à aller vers les périphéries et les gens qui n’ont pas l’habitude de participer aux structures et aux débats d’Église… en 6 mois. N’est-ce pas un peu court ?

    C’est effectivement très court. Certains s’en plaignent à juste titre, avec en plus le risque que cela ne devienne pour d’autres un prétexte pour ne pas se saisir du sujet. Dans certains diocèses, l’équipe synodale était déjà nommée en juin. D’autres, encore, ont déjà fait un travail de relecture, comme le diocèse de Clermont qui sort de deux ans de réflexion sur la synodalité, vingt ans après la célébration de leur dernier synode diocésain.

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  • 7e centenaire de sa mort : mais qui était Dante Alighieri ?

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    De Storia Voce :

    Au-delà du poète, qui était Dante Alighieri ?

    Durée totale de l’émission: 51’53.

    James Joyce disait de Dante Alighieri : « J’aime Dante presque comme la Bible. Il est ma nourriture spirituelle, le reste n’est que remplissage. » De son côté, T. S. Eliot affirmait : « Dante et Shakespeare se partagent le monde moderne : ils n’ont pas d’équivalent ».  Connu dans le monde entier pour son œuvre magistrale La Divine Comédie, le poète Dante Alighieri reste pourtant un mystère. Né à Florence en 1265, quelle était sa place dans une société italienne médiévale en mutation ? De quel milieu familial était-il originaire ? Quel rang politique occupe t’il alors que sa ville était attachée au parti Guelfe, c’est-à-dire à la papauté ? Pourquoi enfin sera-t-il jugé et banni en 1302 pour vivre un exil de vingt années? L’historien italien Alessandro Barbero est en exclusivité sur Storiavoce : il répond aux questions de Christophe Dickès.

    L’invité: Alessandro Barbero enseigne l’histoire médiévale à l’université du Piémont-Oriental de Vercelli. Il est l’auteur, aux Éditions Flammarion, de WaterlooLe Jour des barbaresHistoires de croisadesLa Bataille des trois empires et Le marchand qui voulait gouverner Florence (Champs-Flammarion, 2017). Il vient d epublier chez ce même éditeur Dante (484 pages, 28€)

  • Quand le pape met l'épiscopat slovaque dans l'embarras en réhabilitant un évêque destitué par Benoît XVI

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Et en Slovaquie, le pape réhabilite l'évêque "gay".

    15-09-2021

    La visite du pape François en Slovaquie s'est terminée par la réhabilitation devant l'opinion publique de l'ancien évêque de Trnava, Robert Bezák, destitué par Benoît XVI en 2012 et accusé d'avoir également créé un réseau de prêtres homosexuels. Embarras de la Conférence des évêques.

    papa Francesco e il vescovo Bezak

    Le pape François et l'évêque Bezak

    D'un point de vue canonique et ecclésiastique, on ne peut pas parler d'une véritable réhabilitation, mais du point de vue de l'opinion publique et de la perception générale, la réhabilitation est aussi complète que déconcertante. Il s'agit de l'évêque slovaque "gay" Robert Bezák, destitué en 2012 par le pape Benoît XVI et remis en selle par le pape François lors de sa visite pastorale en Slovaquie. A tel point que ce matin, comme la nonciature apostolique en a informé l'épiscopat slovaque, il fait partie des évêques concélébrant à la dernière messe du Pape sur le sol slovaque.

    Sans aucun doute, la photo de la rencontre entre le pape, Bezák et sa famille à la nonciature lundi est destinée à avoir un impact beaucoup plus important en Slovaquie que toutes les réunions officielles de ces derniers jours, qui ont d'ailleurs vu une présence de fidèles beaucoup plus faible que prévu.

    Le cas de Monseigneur Bezák est en effet controversé et l'initiative du pape rouvre une blessure qui avait du mal à se cicatriser après avoir profondément divisé l'Église slovaque il y a dix ans.

    Nommé évêque de Trnava en 2009, à 49 ans, le plus jeune évêque de son pays, Bezák s'est présenté comme un pasteur ouvert, attentif aux questions sociales, déterminé à gouverner avec transparence. Il est l'antithèse de son prédécesseur, Jan Sokol, qui a pris sa retraite en raison de la limite d'âge mais qui était sous le coup de lourdes accusations pour des relations prétendument ambiguës avec les services secrets de l'ancien régime communiste et pour une gestion obscure des finances du diocèse. Cette dernière accusation a été amplifiée par les propres plaintes de Monseigneur Bezák auprès du Saint-Siège. Mais bientôt, les ombres se sont également accumulées sur la tête du jeune évêque de Trnava qui, en juin 2012, a été invité à démissionner et, lorsqu'il a refusé, a été rapidement relevé de ses fonctions pastorales.

    Que s'est-il passé ? M. Bezák a toujours maintenu qu'il n'avait jamais reçu de raison officielle pour cette mesure, même si certaines remises en cause de ses positions doctrinales sur la moralité sexuelle avaient été explicitement formulées. C'est pourquoi une partie de l'Église slovaque a vivement réagi à la mesure du Saint-Siège. Il a également été question d'une gestion douteuse des actifs financiers du diocèse, mais en réalité, la principale raison de la décision du Vatican était l'homosexualité pratiquée de Bezák, également documentée dans le livre du prêtre polonais Dariusz Oko sur l'homoérotisme et les activités du lobby gay dans l'Église.

    Il était largement admis que Bezák fréquentait des salles de sport et des saunas à nette tendance, mais pas seulement : en tant qu'évêque, il était également tenu pour responsable d'avoir contribué à la formation d'un réseau de prêtres homosexuels. Au fil des ans, cet aspect est devenu de plus en plus clair, à tel point qu'en Slovaquie, ce sont surtout les milieux libéraux extérieurs à l'Église qui ont pris sa défense.

    Entre-temps, Bezák - qui, ces dernières années, a enseigné la religion dans un lycée protestant de Bratislava - a réussi dès 2014 à remettre une lettre de son cru au pape, qui l'a effectivement reçu au Vatican en avril 2015, et à partir de là, une relation familiale s'est poursuivie qui a conduit aux développements de ces derniers jours. C'est précisément en prévision de sa visite en Slovaquie que le pape François avait invité Monseigneur Bezák au Vatican le 24 juin dernier, où l'ancien évêque de Trnava a concélébré et dîné avec le pape.

    Si aujourd'hui la Conférence épiscopale slovaque est unie dans son jugement négatif sur Monseigneur Bezák, le pape François a en effet imposé sa réhabilitation publique, les évêques n'ont été informés de sa présence parmi les concélébrants que lors de la messe de clôture de la visite pastorale. Ces derniers jours, des spéculations ont également circulé sur la possibilité d'une réaffectation d'un diocèse, mais M. Bezák lui-même a démenti cette hypothèse lors d'une interview télévisée accordée le mardi 14 septembre à la principale chaîne slovaque, bien qu'il se soit dit ouvert à une nomination future.

    La situation qui s'est créée aujourd'hui pour l'Église slovaque est décidément embarrassante, d'autant plus qu'il est question de documents et de témoins confirmant que Monseigneur Bezák a continué ces dernières années à se comporter de manière inappropriée, pour ne pas dire plus. Et il est certain que les milieux habituels en profiteront pour faire avancer l'agenda du lobby gay dans l'Eglise, même si on peut imaginer que ce n'était pas la véritable intention du Pape.

  • Une députée flamande dénonce la propagande LGBT dans les écoles

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    Afbeelding: de genderkoek - overzichtelijke weergave van de verschillende concepten

    La députée flamande Roosmarijn Beckers (Vlaams Belang) estime qu'il n'y a pas de place à l'école pour "De Genderkoek" du groupe de défense des LGBT Çavaria. Le parti y voit une forme de "militantisme de gauche" truffé d'inexactitudes scientifiques.

    Çavaria donne quelque 70 ateliers par an dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur. Au cours des cinq dernières années, l'organisation a reçu un total de 357 000 euros de subventions du département de l'éducation. Selon le ministre de l'éducation Ben Weyts (N-VA), l'association indique que son matériel didactique est passé par tout un processus de développement : "Ceci en collaboration avec des représentants de l'enseignement descendant, diverses organisations d'expertise flamandes et internationales fiables (par exemple Sensoa) ainsi que le monde académique." Le ministre a également indiqué que l'inspection de l'éducation n'émettra pas d'avis sur le matériel didactique individuel tant qu'il ne va pas à l'encontre des niveaux de réussite finaux.

    Scientifiquement incorrect

    Le Vlaams Belang estime que Çavaria diffuse de la désinformation avec De Genderkoek. "Par exemple, la figure du biscuit nous dit qu'il y a plus de deux genres biologiques, ce qui est en fait scientifiquement incorrect. Il est également affirmé à tort que le genre, l'identité de genre, l'expression de genre et l'attirance sexuelle sont complètement indépendants les uns des autres", a déclaré Mme Beckers.

    "Activisme basé sur le genre"

    "De telles théories, comme celle sur laquelle se base le Cookie des genres, ne peuvent certainement pas être enseignées en tant que science. Les enfants doivent apprendre à traiter humainement les personnes ayant une orientation différente ou qui luttent avec leur identité", a poursuivi le député flamand. "Mais cette tolérance ne doit pas se faire au détriment de la réalité scientifique. Le Gendercake semble surtout un symptôme du mouvement de balancier vers une forme d'activisme de gauche." Le Vlaams Belang ne laisse également aucun doute sur le fait que, selon lui, il n'y a pas de place pour "l'activisme fondé sur le sexe" à l'école.

    "De nombreux parents sont très inquiets de l'éducation sexuelle que leurs enfants reçoivent à l'école et se demandent à juste titre si ce n'est pas un message à coloration idéologique qui est imposé à leurs enfants. Les parents soulignent également, à juste titre, la liberté dont ils disposent pour éduquer leurs enfants selon l'éthique de leur choix", a conclu Mme Beckers.

  • "L’important, c’est d’aimer..." Encore faut-il que l'amour soit vrai

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    De l'abbé Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    L’important, c’est d’aimer

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    « L’important, c’est d’aimer », dit-on souvent. C’est profondément vrai, si du moins l’amour est vrai.

    « Se tromper et se frustrer d’amour, c’est ce qu’il y a de plus terrible : c’est là une perte éternelle que ni le temps ni l’éternité ne peuvent compenser », disait Sören Kierkegaard. On a parfois l’impression que le relativisme contemporain « se trompe et se frustre d’amour ». Benoît XVI s’en faisait l’écho dans Caritas in veritate : « Dépourvu de vérité (…), l’amour devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement remplie. C’est le risque mortifère qu’affronte l’amour dans une culture sans vérité. Il est la proie des émotions et de l’opinion contingente des êtres humains ; il devient un terme galvaudé et déformé, jusqu’à signifier son contraire. » (n. 3).

    L’origine de l’amour

    Sur le thème de l’amour, on peut verser dans des discours frivoles ou des débats stériles où s’affrontent les idéologies. Saint Jean-Paul II, dans sa théologie du corps, prend soin d’éviter ces travers. Pour comprendre l’amour, il propose de retourner au « commencement », à la Genèse, au moment où l’homme a été créé. Il imite en cela Jésus lui-même (cf. Mt 19, 4 ; Mc 10, 6). Cette démarche rappelle aussi l’attitude des physiciens qui, pour comprendre l’univers, cherchent au fond de lui les échos de son origine, du « big bang ».

    Les trois premiers chapitres de la Genèse révèlent le « big bang » de l’amour, « l’explosion originelle » de l’Amour divin dans son œuvre créatrice. Son écho résonne pour toujours dans le cœur humain. La théologie du corps en fait l’analyse. Elle a été exposée par Jean-Paul II au cours de 129 catéchèses du mercredi, entre septembre 1979 et novembre 1984.

    La pensée du pape polonais s’articule autour d’une idée centrale, exprimée dans une phrase célèbre du concile Vatican II, qui condense en quelques mots le projet originel de Dieu : l’homme, dit Gaudium et Spes (n. 24) est « la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, [et] ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même ».

    Aucun homme ne s’est donné la vie à lui-même : l’être humain se reçoit comme un don, fruit de l’amour de ses parents, prolongement de l’amour de Dieu, qui a infusé en son corps une âme spirituelle. Chacun est le terme d’une initiative divine, d’un Amour illimité qui le précède et qui est d’une telle force qu’il « cherche » à se répandre en créant des êtres susceptibles de le partager. Nous ne sommes pas le fruit du hasard, d’un destin aveugle, d’un choc aléatoire de molécules, d’une mutation génétique accidentelle.

    Que Dieu ait voulu la créature humaine « pour elle-même » signifie que, sur la terre, cet être est le seul à pouvoir connaître son Amour, à l’accueillir et à y répondre pour la seule raison qu’il le veut. Au cœur du mystère de la personne humaine, il y a la liberté, la capacité de connaître l’amour et d’aimer en retour.

    « Pour elle-même » signifie aussi que Dieu respecte la réponse de l’homme : son « oui » — l’amour correspondu — rend gloire à Dieu ; son « non » — l’amour refusé — offense Dieu. Le Créateur permet que le « non » « bloque » la toute-puissance de son Amour, au point de prévoir pour l’éternité un lieu sans amour, où le « non » conscient, délibéré et persistant de la créature est respecté pour toujours. L’enfer est sans doute la confirmation la plus paradoxale de ce que Dieu nous aime au point de respecter infiniment notre liberté.

    La question anthropologique

    La citation de Gaudium et Spes lie le problème de l’amour à la question anthropologique, sans doute l’une des plus cruciales aujourd’hui. A l’époque du relativisme, l’identité de l’homme vacille, balancée entre le transhumanisme, qui veut nous mettre au niveau de la machine, l’antispécisme, qui prétend nous réduire au rang de l’animal, l’idéologie du gender qui fait de nous des démiurges, les procréations assistées qui rabaissent la vie humaine à un produit de fabrication (ou de stockage dans l’azote liquide), l’avortement et l’euthanasie où l’homme est traité comme un déchet, la sexualité débridée où il est vu comme objet de plaisir, etc.

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  • Notre-Dame des Douleurs (15 septembre)

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    L'homélie (homelies.fr - archive 2007) du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ pour cette fête :

    Au lendemain de la Croix glorieuse, l’Église nous invite à porter nos regards vers celle qui se tient debout au pied de cette Croix, dont elle ne perçoit la gloire que dans la foi. Il est difficile - voire impossible en raison de l’opacité de nos âmes obscurcies par le péché - d’entrer dans le mystère de la compassion de Marie. D’autant plus que celui-ci nous introduit probablement dans le mystère de la compassion de l’Esprit Saint lui-même : le Cœur immaculé de la Pleine de grâce n’est-il pas le temple de l’Esprit ?

    Étonnant mystère : en voyant souffrir et mourir son Fils, Marie était sans aucun doute à l’agonie dans son corps et dans son âme de mère ; et pourtant dans son esprit tout illuminé par la grâce divine, elle communiait simultanément à la joie du Crucifié accomplissant son ministère de grand-prêtre pour le salut du monde. Comment la pleine de grâce ne serait-elle pas restée en profonde communion de foi et d’espérance avec son Fils auquel elle était unie par un amour indéfectible ? C’est précisément sur l’horizon de cette communion intime qu’il faut comprendre le dialogue entre Jésus et sa mère sur le Golgotha.

    « Voyant sa mère », c’est-à-dire percevant sa solidarité dans le travail d’enfantement du Monde nouveau, et voulant sans plus attendre l’associer à la joie du surgissement du Royaume, Jésus s’adresse à sa mère en la désignant par le nom de « Femme » - terme qui dans la Bible désigne la Fille de Sion, l’Épouse eschatologique, la nouvelle Jérusalem, la Mère du nouveau peuple de Dieu. A l’aube de sa vie, Marie n’a-t-elle pas été préservée de tout péché personnel et exemptée des conséquences du péché originel par une grâce découlant de la Croix au pied de laquelle elle se tient maintenant ? N’est-elle pas le fruit précoce de cet Arbre de vie ? Marie est la première rachetée et elle le fut de manière suréminente, inégalée ; aussi du haut de la Croix, Jésus contemple-t-il en elle la fécondité de son sacrifice.

    « Femme voici ton Fils » : ces paroles de Jésus ne sont pas des ordres. En confiant le disciple qu’il aimait à Marie, Notre-Seigneur lui signifie sa nouvelle mission dans l’économie du Royaume qu’il instaure par sa victoire. Jésus révèle à Marie sa maternité universelle dans l’Esprit ; cet Esprit qu’elle a reçu en plénitude au moment de l’Incarnation et dans lequel elle sera confirmée dans quelques instants - « inclinant la tête, Jésus remis son Esprit » (Jn 19, 30) - afin de pouvoir l’invoquer sur les apôtres cinquante jours plus tard.

    « Voici ta mère » : Marie ne peut exercer sa maternité en notre faveur, que dans la mesure où nous la reconnaissons comme celle en qui il nous est donné de renaître « de l’eau et de l’Esprit » (Jn 3, 5). La maternité de Marie est un don que nous sommes invités à accueillir filialement, dans la foi ; la même foi en la Parole de Jésus, qui nous permet de recevoir Dieu pour Père dans l’Esprit.

    « A partir de cette heure le disciple la prit chez lui » : l’« Heure » est celle de la glorification de Jésus, du plein dévoilement de sa filiation divine dans l’offrande de tout son être par pur amour. C’est donc à la lumière de la révélation de la philanthropie divine que le disciple est invité à « prendre chez lui » Marie sa mère. Autrement dit nous la recevons comme un don de l’Amour immolé, comme l’héritage à travers lequel Jésus désire continuer à se donner à tous les disciples de tous les temps. Car il fallait que celle qui enfanta la tête enfante aussi le corps. Aussi est-ce par Marie que le Verbe continue à descendre dans l’âme des croyants pour y poursuivre son mystère d’Incarnation, jusqu’à ce que le Christ total soit pleinement constitué.

    « Notre-Dame, debout au pied de la Croix, tu n’as pas interrompu ton Magnificat, car dans la foi tu pressentais le mystère de grâce qui s’accomplissait au cœur de la plus horrible souffrance. La première, et bien avant les lueurs de Pâques, tu as discerné le triomphe de la vie alors même que la mort célébrait sa victoire. Donne-nous assez d’espérance pour reconnaître dans les épreuves du temps présent le chemin paradoxal qui nous donne accès au Royaume à venir. Nous pourrons alors entamer avec le psalmiste ce chant d’action de grâce et d’abandon confiant : “Je suis sûr de toi Seigneur, mes jours sont dans ta main, oui c’est toi mon abri, en tes mains je remets mon esprit” (Ps 30) maintenant et à jamais. »

  • Notre-Dame des Sept Douleurs (15 septembre)

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    Notre-Dame des Sept-Douleurs

    Mémoire obligatoire

    (source : Evangile au Quotidien)

    Le 15 septembre (depuis la rénovation liturgique du Pape Saint Pie X en 1914), la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie. « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5) 

    La  Mémoire obligatoire  de Notre-Dame des Sept-Douleurs - que l'Église nous invite, en cette Octave de la Nativité de la Vierge, à méditer plus particulièrement - a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'Auguste Vierge Marie en tant que Co-Rédemptrice du genre humain. L'Église honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Divin Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la Divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa Très Sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent Son Cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme Reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie :

    1. La prophétie du Saint Vieillard Syméon (Luc, 2, 34-35) 
    2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21) 
    3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51) 
    4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via dolorosa (Luc, 23, 27-31) 
    5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27) 
    6. La Vierge Marie accueille Son Fils mort dans Ses bras lors de la déposition de Croix. 
    7. La Vierge Marie abandonne le Corps de Son Divin Fils lors de la mise au Saint Sépulcre.

    Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l'Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son Divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

    Pour un approfondissement :&
    >>> Notre-Dame des douleurs - Missel

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  • La 'barbarie du déchiquetage' des poussins peut être montrée, critiquée et criminalisée, mais pas celle du 'déchiquetage' des bébés à naître

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    De Thomas Maria Renz, évêque auxiliaire, diocèse de Rottenburg-Stuttgart :

    source : kath.net/news

    14 septembre 2021

    « La 'barbarie du déchiquetage' des poussins peut être montrée, critiquée et criminalisée, mais pas l'autre, celle de 'déchiqueter' les bébés à naître. Comme c'est irrationnel ! » Contribution de l'évêque auxiliaire Thomas Maria Renz

    Stuttgart (kath.net/pl) Cet appel radio m'a récemment incité à m'asseoir et à prêter attention au volant d'une voiture. Un cerf circulait sur une section de l'autoroute, le modérateur a donc demandé aux conducteurs de conduire particulièrement prudemment dans cette zone. Avant-hier, j'ai été pris dans un embouteillage à Rottenburg près du Neckar, car juste devant moi, trois jeunes cygnes à plumes grises, peu impressionnés par les gens autour d'eux, voulaient traverser la rue à un rythme tranquille. Et tous les conducteurs ont naturellement fait preuve de patience. Il est extrêmement étonnant à quel point les gens deviennent attentifs et prudents dans la rue dès que des animaux s'y déplacent. Plus ils sont petits, vulnérables et sans défense, plus les gens sont sensibles et attentifs à eux : lors des migrations de crapauds, de familles de canards,

    La vue du faible en danger réveille l'instinct protecteur de beaucoup et plus les animaux menacés sont petits, plus l'effet de pitié est grand. En 2020, plus de 40 millions de poussins mâles ont été déchiquetés ou gazés en Allemagne parce qu'ils n'étaient pas économiquement rentables. Pendant longtemps, cela n'a pas seulement été une épine dans le pied des militants des droits des animaux. En 2019, le Tribunal administratif fédéral a jugé que les questions de bien-être animal l'emportaient sur les intérêts économiques et a déclaré que la « barbarie du déchiquetage » (FAZ) n'était autorisée que pour une période transitoire ; Selon le ministre fédéral de l'Agriculture, cela devrait enfin être terminé en 2022.

    Cependant, il est complètement fou et irrationnel que des photos de poussins déchiquetés ou gazés puissent être publiées sans plus attendre, mais pas des photos d'embryons humains déchiquetés ou démembrés après un avortement par aspiration. Alors que l'une est délibérément destinée à avoir un effet dissuasif, l'autre contredit le politiquement correct commun et est absolument désapprouvée, bien que les deux photos ne montrent rien d'autre que la réalité nue et sans fioritures. Une réalité peut être montrée, l'autre non, bien que les deux fois nous ayons affaire à des créatures impuissantes, minuscules et sans défense. Une « barbarie du déchiquetage » peut être montrée, critiquée et criminalisée, mais pas l'autre. Et encore plus fou et irrationnel pour moi c'est qu'une grande partie de la population est visiblement prête

    C'est là que l'endoctrinement idéologique de plusieurs décennies selon lequel l'avortement n'est qu'une affaire de femmes et que la décision à ce sujet doit être subordonnée au droit de la femme à l'autodétermination déploie son plein effet. Le fait que le droit de l'un à l'autodétermination s'achève au plus tard lorsque le droit d'exister de l'autre ne semble pas pouvoir conquérir la majorité dans notre société aujourd'hui. Une idéologie aussi inhumaine, selon laquelle même le Parlement européen a récemment classé la majorité des « avortements comme un droit de l'homme », se reflète malheureusement aussi dans la plupart des programmes des partis qui seront probablement représentés au prochain Bundestag.

    Alors que le SPD, le FDP, le GRÜNEN et le LINKE réclament plus ou moins sans vergogne l'abolition des §§ 218 et 219 StGB et veulent faire de l'avortement un soin médical de base tout à fait normal comme l'appendicectomie et ainsi les dépénaliser (« le nécessaire professionnel la formation car elle doit faire partie des études de médecine »), le programme électoral de la CDU/CSU est tout bonnement muet sur ce sujet important. Seule l'AfD parle dans son programme électoral d'une « culture d'accueil pour les enfants » et que « les enfants à naître ont droit à la vie ». Au moins sur ce point, l'AfD semble avoir repris la position précédente des partis de l'Union, qui ne vaut pas une ligne dans son manifeste électoral de 139 pages. Ironiquement la CDU/CSU,

    Pour les bébés à naître, selon les coalitions et les alliances gouvernementales qui se dessinent après l'élection fédérale, le pire est à craindre. Mais qui pourrait en toute bonne conscience le décrire comme un progrès dans l'humanité, dans l'humanité, quand le ventre de sa mère devient l'endroit le plus insalubre et dangereux pour les plus faibles et les plus vulnérables de notre propre espèce ? Le rejet strict de l'infanticide prénatal fait partie de l'ADN chrétien depuis l'origine et n'est donc pas négociable. Déjà dans la Didache (doctrine des douze apôtres), l'un des premiers témoignages écrits sur la vie des chrétiens dès le 1er siècle, il est dit : « Il ne faut pas tuer l'enfant en avortant ou tuer le nouveau-né ».

    Ce oui inconditionnel au droit à la vie de toute personne, y compris les handicapés et les malades, est incontesté pour les chrétiens depuis 2000 ans. Mais parce qu'aujourd'hui ce n'est plus une évidence même au sein des églises qui se réfèrent à Jésus-Christ et en même temps semble dispensable pour les partis qui ont encore le "C" dans leur nom, un fort est nécessaire au moins une fois par an engagement envers le droit à la vie de l'enfant à naître. Quiconque peut prendre le temps, qui a le courage et qui veut faire quelque chose d'innovant pour une culture de la vie aura l'occasion de le faire samedi à Berlin. Pendant la « Marche pour la vie », les croyants en Christ peuvent voter avec leurs pieds ce qu'ils défendent,

    Une autre possibilité de ne pas simplement accepter tacitement l'injustice du cent mille infanticide dans l'utérus, qui crie au ciel, est la pétition "Pas d'avortement jusqu'à la naissance" au prochain Bundestag allemand, auquel seulement 35 000 personnes ont adhéré actuellement (www.1000plus .net) . Dans un pays de 83 millions d'habitants, au moins 100 000 devraient être trouvés et motivés pour soutenir une telle pétition : au moins un adulte par enfant avorté par an dans notre pays ! Il est temps que les chrétiens montrent le drapeau que la protection de la vie humaine ne doit pas être une option et que chacun a le droit à la vie à chaque étape de sa vie. Dans un monde éclairé, le conte des vieilles femmes doit enfin être rangé, un avortement ne concerne pas la vie humaine, mais seulement un « tissu de grossesse » ou un « tas de cellules » qui est brièvement retiré. Pourquoi ne serait-il pas possible chez l'homme ce qui va de soi chez l'animal : que la vue du plus faible en danger éveille l'instinct protecteur de beaucoup et que l'effet de pitié soit d'autant plus grand que les créatures menacées sont petites ?

    Évêque auxiliaire Thomas Maria Renz
    Diocèse Rottenburg-Stuttgart

  • Mémoire de Monseigneur Henryk Hoser

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - "Le missionnaire, un point de lumière dans l'Église universelle"  : mémoire de Monseigneur Henryk Hoser - Agenzia Fides

    VATICAN - "Le missionnaire, un point de lumière dans l'Église universelle" : mémoire de Monseigneur Henryk Hoser

    13 septembre 2021  

    Cité du Vatican (Agence Fides) - "Tout missionnaire exprime la valeur de la solidarité envers les autres, mais s'il n'y avait pas la solidarité des autres, de tous, envers les missionnaires. Ces derniers ne seraient que le terminal d'eux-mêmes et non un point de lumière de l'Eglise universelle, là où ils offrent leur témoignage, dans des situations souvent difficiles quand elles ne sont pas hostiles". C'est ce qu'a exprimé Son Excellence Mgr Henryk Hoser dans une interview accordée à l'Agence Fides à la veille de son ordination épiscopale. Henryk Hoser, SAC, nommé Secrétaire adjoint de la Congrégation et Président des Œuvres Pontificales Missionnaires le 22 janvier 2005.

    Né à Varsovie (Pologne) le 27 novembre 1942, Mgr Henryk Hoser a été président des Œuvres Pontificales Missionnaires de 2005 au 24 mai 2008, date à laquelle Benoît XVI l'a nommé Archevêque de Varsovie-Prague. Il est mort le 13 août 2021, il y a un mois, à l'âge de 78 ans, à l'hôpital du ministère de l'Intérieur à Varsovie. Au cours des mois précédents, il avait été infecté par le coronavirus dont il se remettait, lorsque d'autres complications sont survenues.

    Henryk Hoser est diplômé en médecine de l'Académie de médecine de Varsovie. En 1969, il rejoint la Société de l'Apostolat Catholique (Pallottines). Le 16 juin 1974, il a été ordonné prêtre, puis s'est préparé au travail missionnaire au Rwanda, où il est resté de 1975 à 1995. Une longue et intense période au cours de laquelle il a exercé diverses ministères dans le domaine pastoral, il a fondé le Centre médico-social et le Centre de formation familiale. Il a été secrétaire de la Commission épiscopale de la santé, puis également de la Commission épiscopale de la famille, président de l'Association des centres médicaux associés de Kigali (BUFMAR), responsable d'un centre de suivi épidémiologique du sida et de programmes d'assistance psycho-médicale et sociale aux malades. Pendant 10 ans, il a également été supérieur régional des Pallottines. Au nom de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, il a effectué des visites apostoliques dans les grands séminaires des territoires de la Mission.

    Le 22 janvier 2005, le Saint-Père Jean-Paul II l'a nommé Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples et Président des Œuvres Pontificales Missionnaires, l'élevant en même temps à la dignité d'archevêque. Carte. Crescenzio Sepe, Préfet du Dicastère Missionnaire, a présidé son ordination épiscopale le 19 mars 2005, dans la chapelle du Collège Pontifical Urbain. Les Évêques co-consécrateurs étaient Son Excellence Stanislao Dziwisz, secrétaire spécial du Saint-Père, et Son Excellence Mgr Taddeo Ntihinyurwa, Archevêque de Kigali (Rwanda).

    Le Pape Benoît XVI l'a nommé Archevêque de Varsovie-Prague le 24 mai 2008. En février 2017, le pape François l'a envoyé à Medjugorje en tant qu'"envoyé spécial du Saint-Siège". En décembre suivant, il est devenu Évêque émérite de Varsovie-Prague et, le 31 mai 2018, le pape l'a nommé visiteur apostolique à caractère spécial pour la paroisse de Medjugorje, pour une durée indéterminée et ad nutum Sanctae Sedis.

    Dans une interview à la veille de son ordination épiscopale (voir Fides 18/3/2005), Mgr Hoser a décrit comme suit son expérience missionnaire de 21 ans. "Mon histoire n'est certainement pas différente de celle de tous les autres missionnaires. Pour moi, comme pour tous les missionnaires, il n'y a pas de moment particulier où l'on apprend à être missionnaire. Vous ressentez cette vocation qui change la vie, vous ressentez l'appel du Seigneur, mais vous comprenez ensuite que vous devenez missionnaire avec le temps Ceci arrive par des découvertes successives, à travers les défaites et les succès, par des relations personnelles avec les personnes dans les lieux de mission et plus encore en s'immergeant sans a priori dans leur vie et leurs problèmes ainsi que dans leurs histoires individuelles et collectives. Être missionnaire signifie faire partie de la culture des personnes avec lesquelles vous entrez en contact. En utilisant non seulement leur langue, mais leur langage. Ce qu'on appelle l'inculturation d'un missionnaire est en fait sa capacité à vivre les cultures des peuples qu'il rencontre sur son chemin d'évangélisation".

    L'Archevêque Giovanni Pietro Dal Toso, actuel président des Œuvres Pontificales Missionnaires, et donc successeur de Monseigneur Hoser dans cette fonction, a déclaré à Fides : " Je n'ai pas eu l'occasion de connaître personnellement Monseigneur Hoser, mais je sais qu'il était un grand missionnaire, et pour cette raison il a pu remplir son rôle de président des Œuvres Pontificales Missionnaires avec un grand engagement".

    Dinh Anh Nhue Nguyen, OFMConv, Secrétaire général de l'Union Pontificale Missionnaire (UPM) et Directeur de l'Agence Fides, a déclaré : "Nous, ici, de l'UPM et en particulier de FIDES, nous souvenons de l'Archevêque Hoser avec une grande gratitude pour son service apostolique et nous nous unissons tous dans la prière pour lui, surtout aujourd'hui, en ce troisième anniversaire de sa mort. Bien que je ne l'aie pas rencontré en personne, je peux dire qu'une trace de son zèle missionnaire et de sa dévotion mariale reste ici à jamais. En effet, je pense à lui chaque fois que j'entre dans la chapelle des OPMs, dédiée à St John Henry Newman (parce qu'il a vécu dans cette partie du bâtiment lorsqu'il étudiait la théologie à Rome), qui a été restaurée pendant la présidence de l’Évêque Hoser et devant laquelle se trouve encore la plaque commémorant le fait et la visite œcuménique de l'archevêque anglican, le Dr Rowan Williams, le 24/11/2006. Nous remercions le Seigneur de l'avoir à la tête des OPM". (S.L.) (Agence Fides 13/9/2021)

  • Chine : "pucer" les écoliers pour mieux les surveiller

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    Du site du Point.fr :

    Chine : des élèves de primaire surveillés grâce à une puce électronique

    Ce nouveau dispositif, mis en place dans une école de la ville de Zhuhai, permet de renforcer la sécurité des élèves, explique « Courrier international ».

    C’est un système de surveillance qui pourrait bien devenir la norme dans les établissements scolaires chinois. Comme le rapporte le journal Zhuhai Tequ Bao, dans un article repéré par Courrier international, une école primaire de la ville de Zhuhai, dans le sud-est de la Chine, a mis en place un système de puce électronique intégrée dans le col de chemise des élèves afin de surveiller leurs faits et gestes. Cette innovation permet notamment aux élèves d’accéder à leur classe sans avoir à scanner leur carte ou leur visage, avec un système de reconnaissance faciale.

    Selon Yan Wengui, le directeur de l’école ce nouveau sytème de surveillance paraissait nécessaire tout simplement parce qu’il avait détecté avant sa mise en place « certaines failles de la gestion scolaire », explique-t-il au journal local. Cette puce électronique permet notamment de collecter des informations concernant la trajectoire des élèves ou le temps qu’ils passent dans les différentes zones de l’établissement scolaire.

    Un dispositif qui renforce la sécurité des enfants

    Ces données sont ensuite transférées sur une plateforme d’information qui est à disposition de la direction de l’école, des professeurs mais aussi des parents d’élèves. Une manœuvre qui permet, selon Yan Wengui, de renforcer la sécurité des enfants. En effet, en cas de repérage d’une zone dangereuse ou d’un trajet inhabituel, le système envoie directement une alerte aux parents, aux enseignants et à la direction de l’école pour les avertir d’une situation à risques.

  • Le catholicisme : en perte de vitesse ?

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    De rfi  (Romain Auzouy) :

    Le catholicisme est-il en perte de vitesse ?

    13/09/2021
    Isabelle de Gaulmyn, rédactrice chef du journal la Croix, auteure ne nombreux livres, entre autres, « Les cathos n’ont pas dit leur dernier mot » éditions Bayard

    Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université  Paris Est-Créteil, auteur de nombreux livres, entre autres,  « Le catholicisme a-t-il encore de l’avenir en France » septembre 2021

    Père Cédric Burgun, prêtre du diocèse de Metz, vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l’institut catholique Paris,  auteur du livre « Prêtres, envers et malgré tout » éditions du Cerf

    Pour écouter, cliquer sur ce lien : https://aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/magazines/r260/debat_du_jour_20210913.mp3?dl=1

  • Renonciation et empêchement total d’un pape : de nouvelles normes ?

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    De Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso (traduction de Diakonos.be) :

    Pape émérite, pape empêché. Où en est la rédaction des nouvelles normes ?

    (s.m.)

    Cet été, un article érudit paru dans une revue spécialisée italienne a relancé la rumeur d’une possible démission du pape François. Il laissait entrevoir de nouvelles normes canoniques concernant tant la renonciation d’un pape que son incapacité totale.

    L’auteur de l’article, Geraldina Boni, professeur ordinaire de droit canon et de droit ecclésiastique à l’Université de Bologne, est également conseillère du Conseil pontifical pour les textes législatifs, et il n’en fallait pas plus pour laisser entendre qu’au Vatican, on serait en train de préparer, à la demande du pape régnant, des normes susceptibles de fournir un cadre juridique à une renonciation prochaine.

    Mais il n’en est rien. D’après les informations de Settimo Cielo, rien ne bouge au Vatican et personne, encore moins le Pape, ne s’avance dans une telle direction.

    Cette initiative a pris naissance hors des murailles léonines à l’initiative d’un réseau international de chercheurs gravitant autour du professeur Boni, des chaires de droit canon et de droit ecclésiastique de l’Université de Bologne, comme il y a un millénaire de cela, quand le célèbre Gratien y enseignait et qu’a commencé à prendre forme l’architecture juridique de l’Église catholique.

    Le chantier auquel tous ces chercheurs se sont attelé est en fait une plateforme virtuelle multilingue, accessible à tous, sur laquelle ils sont en train d’élaborer petit à petit de nouvelles normes pour combler les lacunes du droit canon actuel sur deux points cruciaux : la renonciation et l’empêchement total d’un pape.

    Quand ces chercheurs estimeront avoir mis au point un projet adéquat, ils l’offriront au « législateur suprême », c’est-à-dire au Pape François, qui décidera ce qu’il convient d’en faire.

    Jusqu’à présent, personne n’avait parlé en détail de ce chantier, de la manière dont il fonctionne et de ce qu’il est en train de construire. Le professeur Boni le fait à présent dans cet article qu’elle a rédigé pour Settimo Cielo.

    À elle la parole.

    *

    Deux vides juridiques à combler

    de Geraldina Boni
    (traduction française revue par l’auteur)

    On se souvient des affaires récentes qui ont secoué la papauté et qui ont abouti, après la renonciation de Benoît XVI, à la mise en place d’une cohabitation inédite entre le pontife romain régnant et un pape « émérite ». Par ailleurs, il est de plus en plus évident qu’une situation dans laquelle un pape affaibli par le grand âge ou des problèmes de santé puisse rester en vie grâce à la médecine ou la technologie tout en n’étant plus en mesure d’assumer le « munus petrinum » est appelée à se reproduire.

    Lire la suite