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BELGICATHO - Page 4

  • La 6e Marche pour la vie de Munich envoie un message fort en faveur du droit à la vie.

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    De kath.net/news :

    La 6e Marche pour la vie de Munich envoie un message fort en faveur du droit à la vie.

    20 avril 2026

    7000 participants ont manifesté dans les rues de Munich pour la protection de la vie de la conception à sa fin naturelle. À la fin de la manifestation, l'évêque auxiliaire Dr. Josef Graf de Ratisbonne a donné sa bénédiction épiscopale aux participants.

    Munich (kath.net/Marche pour la Vie de Munich) Jamais auparavant la Marche pour la Vie de Munich n'avait rassemblé autant de participants que cette année : près de 7 000 personnes ont manifesté pacifiquement et avec force leur soutien à la protection et à la dignité de toute vie humaine lors de la 6e Marche munichoise, le samedi 18 avril 2026.

    L'association organisatrice, La Voix du Silence, voit dans cette forte mobilisation une réaction aux revendications de plus en plus pressantes des partisans de l'avortement et de l'euthanasie. Parmi ces revendications figurent notamment les efforts politiques visant à légaliser davantage l'avortement ou à rendre obligatoire sa pratique dans les cliniques. Face à cette situation, les organisateurs ont souligné l'actualité politique de leur cause : la protection de la vie prénatale en Allemagne est plus menacée que jamais. Il est donc d'autant plus important que les défenseurs du droit à la vie prennent position clairement en faveur de la dignité inconditionnelle de la vie humaine.

    Silja Fichtner, présidente de l'association « La Voix des Silencieux », a expliqué : « Nous sommes plus forts que les partisans de l'avortement. Nous défendons la protection inconditionnelle de la vie, de la conception à sa fin naturelle. Avant tout, nous sommes solidaires des femmes enceintes et des familles dans le besoin. »

    La cérémonie d'ouverture s'est déroulée dans une atmosphère positive et porteuse d'espoir, et a été marquée par des messages clairs et percutants. En préambule, les salutations de personnalités catholiques ont été lues. L'archevêque Nikola Eterović a remercié les participants, au nom du pape Léon XIV, d'avoir donné la parole aux sans-voix, et plus particulièrement aux personnes en fin de vie et à l'enfant à naître. Dans un message vidéo poignant, l'évêque Robert Barron, au nom des évêques américains, a encouragé les participants à maintenir leur engagement indéfectible en faveur de la protection de la vie. L'évêque orthodoxe Hiob Bandmann a également remercié personnellement les participants pour leur dévouement. Le cardinal Rainer Maria Woelki et l'évêque Stefan Oster ont également adressé leurs salutations, chaleureusement accueillies par les organisateurs et les participants. 

    Les orateurs principaux ont prononcé des discours percutants et passionnés : le publiciste catholique Mathias von Gersdorff et le chercheur nigérian en sciences biomédicales Obianuju Ekeocha ont plaidé avec ferveur pour une culture de vie et de solidarité afin de soutenir les femmes et les familles confrontées à des situations difficiles. Dans une allocution vibrante, Ekeocha a motivé les participants et expliqué comment les États occidentaux exercent des pressions sur les gouvernements africains pour libéraliser l’avortement, tandis que de nombreux pays africains s’y opposent délibérément.

    Lors de l'événement, les participants ont pu s'informer sur le travail de diverses organisations pro-vie grâce à de nombreux stands d'information. Ces organisations offrent un soutien concret aux personnes en difficulté, notamment aux femmes enceintes et à leurs familles.

    La marche à travers la capitale bavaroise a été perturbée à plusieurs reprises par des militants pro-avortement. Leurs cris, leurs slogans haineux et leurs tentatives de bloquer la marche par des sit-in contrastaient fortement avec l'atmosphère pacifique et joyeuse des participants à la Marche pour la Vie de Munich. La marche a dû être interrompue et temporairement divisée pendant environ 45 minutes sur la Schellingstrasse en raison d'un blocage par des contre-manifestants. Dans ce contexte, les participants ont critiqué la conception de la démocratie des contre-manifestants.

    À la fin de la marche, l'évêque auxiliaire de Ratisbonne, Mgr Josef Graf, a donné sa bénédiction épiscopale aux participants.

    La Marche pour la Vie de Munich a une fois de plus souligné son importance en tant que voix nationale du mouvement pro-vie en Allemagne.

    Perspectives :
    Le deuxième samedi après Pâques restera le samedi pro-vie à Munich : la 7e Marche pour la vie de Munich aura lieu le samedi 10 avril 2027, à partir de 13 h sur la Königsplatz à Munich.

  • Léon XIV : l’héritage du pape François

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV : l’héritage du pape François

    le 20 avril 2026

    Le premier anniversaire de la mort du pape François sera marqué par la présence de son successeur, le pape Léon XIV, en Afrique.

    Léon XIV se trouve en Afrique depuis le 13 avril, dans le cadre d’un voyage qui le mènera en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. À la veille de son départ, cependant, une lettre que Léon XIV a adressée aux cardinaux en vue du prochain consistoire des 26 et 27 juin a été rendue publique.

    Cette lettre est importante car elle explique comment Léon XIV entend aborder et perpétuer l’héritage du pape François, un sujet de discussion majeur dans le discours général de l’Église et un thème qui a suscité l’intérêt et l’attention des observateurs du Vatican, tant professionnels qu’amateurs.

    François était un pape charismatique, rompant avec une grande partie de la tradition antérieure, introduisant son propre style et imposant une nouvelle forme de gouvernance.

    Dès le moment où il s’est présenté aux fidèles en tant que pape, Léon XIV a toutefois fait preuve d’une approche équilibrée face à la figure complexe de son prédécesseur. Léon a redonné vie aux symboles de la fonction pontificale, à commencer par la mozzetta rouge, que le pape François n’a jamais portée. Léon a également presque immédiatement fait référence à la synodalité – un mot à la mode du pontificat de son prédécesseur – comme méthode de gouvernance.

    La synodalité en tant que mode de gouvernance ne semble toutefois pas impliquer, ni même préconiser, la tenue de grandes assemblées synodales au sein desquelles cardinaux, évêques, prêtres et même laïcs siégeraient ensemble, sans hiérarchie ni pouvoir de décision. Elle ne s’applique pas non plus, comme ce fut le cas avec le pape François, à la nomination de diverses commissions et sous-commissions, à commencer par le célèbre Conseil des cardinaux, un groupe de 9, 8 ou 6 cardinaux qui constituait en substance le G7 de l’Église — et qui était d’ailleurs appelé le C9.

    Le Conseil des cardinaux représentait, en fin de compte, une sorte d’élite : les conseillers privilégiés du pape, qui ont de fait mis à l’écart le « collège » des cardinaux.

    La synodalité de Léon XIV, en revanche, s’applique à la convocation de consistoires extraordinaires, désormais organisés tous les six mois, où des cardinaux du monde entier se rendent à Rome pour des discussions.

    Le premier de ces consistoires a eu lieu en janvier, et le modèle était celui, « synodal », du pape François. Il s’agissait, en effet, d’un consistoire divisé en groupes de travail, où seuls les représentants concernés pouvaient s’exprimer, et où certains sujets étaient nécessairement laissés de côté.

    On ignore pourquoi le consistoire a été organisé de cette manière, mais il est possible que Léon XIV ait progressivement abandonné ce modèle, cherchant plutôt à impliquer les cardinaux dans des questions plus générales.

    La lettre du 12 avril illustre la manière dont Léon XIV entend gérer l’héritage de François. Léon ne retient qu’un seul élément des dernières discussions, à savoir ce qui a mûri concernant *Evangelii Gaudium*, l’exhortation du pape François qui a constitué le programme de son pontificat.

    « Vos contributions montrent clairement que cette Exhortation reste un point de référence important. Outre l’introduction de nouveaux contenus », a écrit Léon, « [Evangelii Gaudium] recentre tout sur le kérygme en tant que cœur de notre identité chrétienne et ecclésiale. »

    « Elle a été reconnue comme une “bouffée d’air frais” », poursuit Léon, « capable d’initier des processus de conversion pastorale et missionnaire — plutôt que de produire des réformes structurelles immédiates — et ainsi de guider profondément le cheminement de l’Église ».

    Léon XIV note que cette dimension « appelle chaque baptisé à renouveler sa rencontre avec le Christ, passant d’une foi simplement reçue à une foi véritablement vécue et expérimentée. Ce cheminement touche à la qualité même de la vie spirituelle, qui s’exprime dans la primauté de la prière, dans le témoignage qui précède les paroles, et dans la cohérence entre la foi et la vie ».

    Au niveau communautaire, Evangelii Gaudium « appelle à passer d’une approche pastorale axée sur le maintien à une approche missionnaire. Cela exige que les communautés soient des agents vivants de l’annonce : des communautés accueillantes qui utilisent un langage accessible, attentives à la qualité des relations et capables d’offrir des espaces d’écoute, d’accompagnement et de guérison. Au niveau diocésain, la responsabilité des pasteurs de soutenir résolument l’audace missionnaire apparaît clairement, en veillant à ce que cette audace ne soit pas alourdie ou étouffée par des excès organisationnels, mais guidée par un discernement qui nous aide à reconnaître ce qui est essentiel. »

    Ce qui frappe dans cette description, c’est que Léon XIV demande aux pasteurs d’avoir le Christ comme référence première, de placer l’évangélisation au centre de leur travail et d’agir avec responsabilité personnelle — c’est-à-dire d’agir avec courage. En effet, le Pape parle plus loin d’une « mission intégrale » et souligne : « Même lorsque l’Église se trouve en minorité, elle est appelée à vivre avec un courage confiant, comme un petit troupeau apportant l’espérance à tous, consciente que le but de la mission n’est pas sa propre survie, mais la communication de l’amour avec lequel Dieu aime le monde. »

    « Evangelii Gaudium » constitue donc un repère important à plusieurs égards. Il s’agit de la première exhortation du pape François, qui n’a donc pas été influencée par les problèmes de gouvernance ni par les réponses qu’il y apportait ; c’est une exhortation centrée sur l’évangélisation, et qui aborde ainsi un thème largement partagé ; c’est une exhortation qui rend compte des bonnes intentions d’un pontificat, et non des problèmes de gouvernance que ce pontificat a rencontrés par la suite.

    Au cours de sa première année en tant que pontife, Léon XIV a fréquemment cité François, cherchant toujours à s’inspirer du meilleur du pontificat précédent. De même, il n’a pas manqué de marquer une rupture dans certaines décisions, qu’il s’agisse de questions financières (l’IOR n’est plus au cœur des investissements, par exemple) ou de certaines décisions opérationnelles (la restauration du secteur central dans le diocèse de Rome), ou encore d’une application moins rigide de Traditionis Custodes, cherchant à panser la fracture avec le monde traditionaliste.

    Au fil du temps, Léon XIV a affiné son profil intellectuel, imprégnant de plus en plus ses discours de sa touche personnelle et restant fermement convaincu que l’Église devait avant tout être capable de dire la vérité. Il l’a dit dans son premier discours au Corps diplomatique, il l’a dit lors de la veillée de prière pour la paix du 11 avril, lorsqu’il a souligné que l’Église savait qu’elle pouvait être méprisée, et il l’a même souligné dans sa réponse aux questions concernant les attaques du président américain Donald Trump à son encontre, expliquant que l’Église n’aurait jamais peur de s’exprimer en faveur de la paix.

    Léon XIV s’oriente vers l’idée d’une mission intégrale, qui passe aussi par la communication – du moins, le profil des nouveaux membres du Dicastère pour la communication annoncé la semaine dernière suggère précisément cela –, mais qui concerne avant tout son être de Pape. Et la mission intégrale était, idéalement, celle du pape François, qui n’a jamais manqué de parler d’une Église en sortie.

    Tout cela pour montrer que la relation de Léon XIV avec l’héritage de François est une relation d’équilibre et d’assimilation, plutôt que d’opposition ou de remplacement.

    En bref, l’approche de Léon est équilibrée.

    On en saura davantage lorsque les présidents des conférences épiscopales se réuniront pour le dixième anniversaire d’Amoris Laetitia en septembre prochain. L’impression est que, même alors, Léon XIV voudra se concentrer sur les aspects missionnaires positifs des discussions et laisser le reste à la casuistique. Ainsi, toute contradiction sera absorbée, et tout ce qui est bon sera exalté.

  • Depuis l'Angola, Léon XIV lance une mise en garde contre le syncrétisme

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Depuis l'Angola, Léon XIV lance une mise en garde contre le syncrétisme

    La fidélité à l’Église, sans y mêler d’éléments magiques et superstitieux qui nuisent au cheminement spirituel », a exhorté le pape à Kilamba. Et lors de son vol retour du Cameroun, il a démenti « une certaine version des faits » qui interprétait ses discours africains comme un échange avec Trump.

    20/04/2026
    Photo Vatican Media/LaPresse

    Aujourd'hui marque le huitième jour du voyage apostolique en Afrique. Hier, le pape a passé sa deuxième journée en Angola et a célébré la messe devant 100 000 fidèles à Kilamba . Léon XIV a encouragé les Angolais, déclarant : « Aujourd'hui, nous devons regarder vers l'avenir avec espérance et bâtir cette espérance : n'ayez pas peur de le faire. » Il a de nouveau dénoncé avec force le fléau de la corruption et a appelé à la construction d'une « nouvelle culture de justice et de partage » en Angola.

    Mais surtout, sur l'esplanade de Kilamba, le pape a mis en garde contre le phénomène de la superstition, affirmant : « Nous devons être vigilants face à ces formes de religiosité traditionnelle, qui font certes partie intégrante de votre culture, mais qui risquent en même temps de confondre et de mêler des éléments magiques et superstitieux qui ne contribuent pas au cheminement spirituel. » Cet avertissement a été suivi d'un appel à rester « fidèles à l'enseignement de l'Église, à faire confiance à vos pasteurs et à garder les yeux fixés sur Jésus, qui se révèle particulièrement dans la Parole et l'Eucharistie. »

    Après la messe, la  prière du Regina Coeli a été suivie de paroles empreintes de tristesse concernant « la récente intensification des attaques contre l'Ukraine, qui continuent d'affecter également les civils ». Le pape a également évoqué « un motif d'espoir » dans « la trêve annoncée au Liban, qui représente une lueur d'espoir pour le peuple libanais et pour le Levant ». Léon XIV a aussi encouragé « ceux qui œuvrent pour une solution diplomatique à poursuivre les pourparlers de paix, afin de pérenniser la cessation des hostilités dans tout le Moyen-Orient ».
    En début d'après-midi, le pontife s'est rendu en hélicoptère au sanctuaire de Mama Muxima, lieu d'un pèlerinage marial fervent pour la vénération de l'image de Notre-Dame de la Conception, où il a récité le chapelet en présence de 30 000 fidèles.

    Mais le week-end du pape a attiré l'attention du monde entier en raison d'une clarification qu'il a apportée concernant son vol de samedi du Cameroun vers l'Angola. Léon XIV a semblé agacé par la tentative d'interpréter les textes préparés pour ses interventions publiques en Afrique comme des réponses aux attaques de Donald Trump. Peu après le décollage, le pape a interpellé les journalistes présents, leur reprochant de diffuser « une version des faits inexacte sur tous les points », due, selon lui, à « la situation politique créée par les propos tenus à mon sujet le premier jour du voyage ».

    En bref, Léon XIV en a assez de voir ses escales africaines présentées comme une sorte de partie de ping-pong avec le magnat.Il a jugé nécessaire de préciser qu'il n'était pas dans son intérêt de « se disputer à nouveau » avec Trump, et a également souligné qu'il ne faisait pas référence au président lorsqu'il a évoqué un « monde détruit par quelques dominateurs » à la  cathédrale Saint-Joseph de Bamenda . Ses textes pour ce voyage, a expliqué le pape, étaient prêts bien avant que Trump ne déclenche la polémique. Cette détente a été appréciée par le numéro deux de la Maison-Blanche, le catholique J.D. Vance, qui s'est dit « reconnaissant envers le pape Léon pour ces paroles » car « si le discours médiatique alimente constamment les conflits – et oui, il y a eu et il y aura de réels désaccords –, la réalité est souvent bien plus complexe ».

    La paix reviendra-t-elle entre Washington et le Vatican ? Par ailleurs, Léon se rendra aujourd'hui à Saurimo, où il visitera une maison de retraite et célébrera la messe sur l'esplanade. Il retournera ensuite à Luanda pour une rencontre avec le clergé de la paroisse Notre-Dame de Fatima. 

  • March for Life : 700 personnes ont participé à la Marche pour la Vie dans les rues de Bruxelles

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    CLARA Life – Promoting a culture of life

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE                                                                                           

    Bruxelles, 19 avril 2026

    700 PERSONNES RÉUNIES POUR UNE SOCIÉTÉ PLUS HUMAINE

    Ce dimanche 19 avril,  à l’appel de l’association CLARA Life, 700 personnes ont participé à la Marche pour la Vie dans les rues de Bruxelles. Dans une ambiance sereine et engagée, les manifestants ont voulu porter un message d’espérance et de solidarité : chaque vie mérite d’être accompagnée et soutenue, de sa conception à sa fin naturelle.

    La Gestation pour autrui, une violence faite aux femmes

    Protéger la vie, c’est aussi protéger la dignité des femmes, en particulier celle des plus vulnérables, souvent confrontées à de lourdes pressions économiques ou sociales. Aucune femme ne devrait non plus être amenée à vendre son corps ou son utérus pour accueillir un enfant qui lui sera retiré à la naissance

    Aujourd’hui, les appels à une abolition globale de la pratique de la GPA se multiplient et se font entendre jusque dans les instances internationales, notamment au sein des Nations Unies. Le rapport de l’ONU soutient que la GPA « se caractérise par de l’exploitation et de la violence à l’égard des femmes et des enfants, y compris les filles. Elle renforce les normes patriarcales en traitant le corps des femmes comme une marchandise et un objet, et en exposant les mères porteuses et les enfants à de graves violations des droits humains. »

    Soutenir les femmes, protéger la vie

    Depuis 1990, plus de 500 000 enfants n’ont jamais vu le jour en Belgique. Pourtant, alors que certaines voix réclament un allongement du délai légal de l’avortement à 18 semaines, aucune proposition concrète n’émerge pour soutenir les femmes enceintes en difficulté. CLARA Life rappelle qu’un véritable choix repose sur un accompagnement bienveillant et des alternatives réelles. « Une femme ne devrait jamais se sentir seule ou contrainte face à une grossesse imprévue. Ensemble, nous devons bâtir une société qui lui offre écoute, aide et solutions concrètes », a déclaré Wouter Suenens, président de CLARA Life.

    Accompagner les plus fragiles avec dignité

    En 2025, plus de 4 400 euthanasies ont été enregistrées en Belgique. CLARA Life appelle à une réflexion apaisée sur le développement des soins palliatifs et de l’accompagnement des personnes en fin de vie. La dignité ne réside pas dans l’isolement mais dans une prise en charge empreinte d’humanité et de respect. Aucun citoyen ne devrait se sentir de trop dans une société.

    Une mobilisation porteuse d’espérance

    « Nous voulons une société qui soutient, qui entoure, qui protège. Une société où chacun, quel que soit son parcours ou sa vulnérabilité, trouve un soutien et une présence bienveillante », a souligné la clôture de la Marche. Les participants ont rappelé l’importance de continuer ce dialogue avec bienveillance et conviction. L’événement s’est conclu par un appel à poursuivre cet engagement dans la vie quotidienne : « Chaque geste de solidarité compte. Chaque parole d’encouragement a du poids. Ensemble, nous pouvons faire grandir une culture du respect et du soutien. »

    La prochaine Marche pour la Vie aura lieu le dimanche 18 avril 2027 à Bruxelles.

  • La construction de la paix sur le site moralesociale.net; un éclairage très actuel

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    La construction de la paix (https://www.moralesociale.net/)

  • Jubilate Deo omnis terra (Introit du 3e dimanche de Pâques)

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    Introitus Introït
    Ps. 65, 1-2  
    IUBILÁTE Deo, omnis terra, allelúia: psalmum dícite nómini eius, allelúia: date glóriam laudi eius, allelúia, allelúia, allelúia. Ps. ibid., 3 Dícite Deo, quam terribília sunt ópera tua, Dómine ! in multitúdine virtútis tuae mentiéntur tibi inimíci tui. ℣. Glória Patri. Jubilez pour Dieu, ô terre entière, alléluia ; chantez un psaume à Son Nom, alléluia ; rendez glorieuse Sa louange, alléluia, alléluia, alléluia. Ps. 3 Dites à Dieu: Que Tes œuvres sont terribles, Seigneur! A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs. ℣. Gloire au Père.
  • Dans la nuit du doute (troisième dimanche de Pâques)

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    Duccio-Emmaus.jpg

    Lectures du jour : https://levangileauquotidien.org/FR/gospel/2020-04-26

    Du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (archive homelies.fr) :

    La liturgie de ce troisième dimanche de Pâques nous invite à nous mettre en route, à la suite du Christ ressuscité, et à la lumière de son Esprit. La vie s’était arrêtée, pour les disciples, au pied de la croix : « Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé » - autrement dit : il n’y a plus rien à espérer, la mort a définitivement englouti sa victime. Ils fuient la Cité sainte par peur des responsables religieux, et s’apprêtent à reprendre « la vie sans but qu’ils menaient à la suite de leurs pères » (2nd lect.). 

    Les Apôtres à vrai dire n’en menaient pas plus large. Même lorsqu’ils auront enfin compris que Jésus est vivant, ressuscité, ils demeureront encore cinquante jours à l’écart, évitant de se faire remarquer, enfermés eux aussi dans la peur. Ce n’est qu’au matin de Pentecôte, après avoir été « baptisés dans l’Esprit Saint » (Ac 1, 5) et avoir reçu la « force » d’en haut (Ac 1, 8) promise par le Christ, qu’ils pourront enfin s’arracher à leur inertie et témoigner ouvertement de la Résurrection du Seigneur Jésus. 

    C’est en effet l’Esprit qui entraîne les Apôtres dans le sillage de leur Maître. Celui-ci leur avait « montré le chemin de la vie » (1ère lect.) ; l’Esprit le leur fait emprunter à sa suite. Quant au Christ, après avoir traversé la mort qui ne pouvait le retenir en son pouvoir, il poursuit sa course victorieuse : « Elevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu » (Ibid.) comme il l’avait annoncé. 

    C’est lui, l’Esprit de vérité (Jn 14, 17), qui permet aux disciples de comprendre à la lumière des Ecritures, qu’il « fallait que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ». 

    C’est lui le « Défenseur » (Jn 14, 16) qui leur donne de « croire en Dieu, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts et lui a donné la gloire » (2nd lect.). 

    C’est lui qui leur « ouvre les yeux » et leur permet de regarder le Seigneur qui demeure à leurs côtés sans relâche afin qu’ils ne tombent pas » (cf. 1ère lect.). 

    C’est lui le Consolateur qui embrase leur cœur à l’écoute de la Parole, les remplit d’une sainte allégresse et leur donne de proclamer : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité ».

    En regardant autour de nous, et en relisant la manière dont nous-mêmes nous vivons notre foi, n’avons-nous pas l’impression de ne pas avoir accédé à la Pentecôte ? Ou du moins d’avoir perdu la jeunesse de l’Esprit ? 

    A moins que peu à peu, sans même nous en rendre compte, nous ayons pris sa place ? Un prédicateur disait, non sans une pointe de provocation : « Si l’Esprit Saint s’était retiré de l’Eglise primitive, 99% de son activité se serait immédiatement arrêtée. Aujourd’hui, si l’Esprit se retirait de notre Eglise, 99% de son activité continuerait comme si rien n’avait changé ! » 

    Or seul l’Esprit nous permet de « mettre notre foi et notre espérance en Dieu » (2nd lect.). Si nous nous « arrêtons, tout tristes » au bord du chemin, n’est-ce pas le signe que nous ne sommes plus sous l’onction de l’Esprit, dont la mission consiste précisément à éclairer notre route et à nous communiquer la force d’y progresser dans la joie et la confiance ? 

    A travers chacun de nos actes, chacune de nos décisions, nous sommes appelés à donner du sens à notre vie. Pour un croyant cela signifie : confirmer le sens chrétien que nous donnons à notre existence à partir de l’accueil de la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Notre-Seigneur.

    Mais si nous perdons de vue ce mystère de grâce qui devrait éclairer toute notre vie, quel sens lui donnerons-nous ? Ce n’est pas pour rien que saint Séraphim de Sarow introduisait ses dialogues en disant : « Ma joie : Christ est ressuscité ! » Ce faisant, il mettait ses pensées sous l’onction de l’Esprit saint et orientait son regard vers « l’espérance de la gloire ». C’est pourquoi son discernement sur les situations, événements et personnes était-il sûr et digne de confiance.

    Lorsque Jésus demande aux disciples d’Emmaüs de lui expliciter les événements auxquels ils font allusion, il ne fait pas semblant d’ignorer ce qui s’est passé : sa lecture et son interprétation des faits sont tout simplement totalement différentes. Les disciples ne parlent pas de la Passion telle que Jésus l’a vécue ; ou du moins, ils en font une lecture erronée, parce qu’ils n’ont pas la clé d’interprétation qui leur permettrait de comprendre les enjeux de ce qui s’est passé. Ils se sont « arrêtés, tout tristes », ne percevant pas qu’à travers la mort de leur Maître, les Écritures trouvaient enfin leur accomplissement : la vie se frayait un chemin victorieux qui déboucherait bientôt sur le triomphe du matin de Pâque.

    Il en est ainsi pour chacun d’entre nous : si nous lisons les événements de notre vie et de ce monde à la seule lumière de notre discernement naturel, nous avons toutes les raisons de désespérer et de nous éloigner tous tristes. Si nous voulons échapper à l’absurdité et à la morosité d’une vie sans but, il nous faut éclairer notre route par la Parole de vérité, et accueillir l’Esprit de sainteté pour pouvoir avancer dans la paix et la confiance, les yeux fixés sur celui qui est définitivement « glorifié à la droite du Père » (Col 3, 1).

    Approchons-nous de la table où le Seigneur va rompre le pain ; alors nos yeux s’ouvriront, et nous pourrons reprendre notre route, le cœur tout brûlant du Feu de l’Esprit qui proclamera par nos lèvres : « “C’est vrai : le Seigneur est ressuscité ! ” Nous l’avons reconnu à la fraction du pain. »

    « Manifeste-toi Seigneur, redonne-nous de l’assurance, car la nuit du doute étend son ombre. Viens encore embraser nos cœurs lents à croire, en nous expliquant, dans toute l’Ecriture, ce qui te concerne. Ouvre nos yeux à la fraction du pain que nous puissions te reconnaître. Nous pourrons alors, nous aussi, nous lever et reprendre joyeusement notre route, vivant pendant notre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu, et annonçant à nos frères le salut par ton Sang précieux, toi l’Agneau sans défaut et sans tache (cf. 2nd lect.) ».

    Père Joseph-Marie

  • Emmaüs, ou quand Jésus se fait notre compagnon de voyage..

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    Disciples_Emmaus.jpgBenoît XVI, Méditation à l’occasion du Régina Cæli du IIIème dimanche de Pâques, 6 avril 2008, Libreria Editrice Vaticana.

    L’évangile de ce dimanche – le troisième dimanche de Pâques – est le célèbre récit dit des « disciples d’Emmaüs » (cf. Lc 24, 13-35). Il parle de deux disciples du Christ qui, le jour après le sabbat, c’est-à-dire le troisième jour de sa mort, tristes et abattus, quittèrent Jérusalem en direction d’un village peu éloigné, appelé justement Emmaüs. Le long du chemin, Jésus ressuscité s’approcha d’eux, mais ils ne le reconnurent pas. Les sentant découragés, il leur expliqua, sur la base des Ecritures, que le Messie devait souffrir et mourir pour arriver à sa gloire. Entré avec eux dans la maison, il s’assit à table, bénit le pain et le rompit, et à ce moment-là, ils le reconnurent, mais lui disparut de leur vue en les laissant émerveillés devant ce pain rompu, nouveau signe de sa présence. Tous les deux retournèrent immédiatement à Jérusalem et racontèrent ce qui était arrivé aux autres disciples.

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  • Le pape Léon : une approche latine traditionnelle pour la messe traditionnelle en latin ?

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    D'Edgar Beltrán sur le Pillar :

    Le pape Léon : une approche latine traditionnelle pour la messe traditionnelle en latin ?

    Le souverain pontife se penche sur de grandes questions liturgiques. Que se passe-t-il pour l’instant ?

    17 avril 2026

    À l’époque coloniale en Amérique latine, les fonctionnaires qui recevaient d’Espagne des ordres impossibles à exécuter ou tout simplement indésirables avaient pour habitude de dire : « Se acata pero no se cumple. » « Bien noté », dit l’expression, « mais pas appliqué ». En d’autres termes, alors que ces ordres venus d’Espagne restaient techniquement en vigueur, les affaires de l’autre côté de l’Atlantique continuaient comme d’habitude. Et longtemps après que la couronne espagnole eut perdu son autorité en Amérique latine, l’expression a persisté.

    Au cours des décennies qu’il a passées au Pérou, le pape Léon XIV a probablement entendu cette expression plus d’une fois. Et il est intéressant de se demander si cette expression reflète en partie les attentes du pontife vis-à-vis des évêques concernant la forme extraordinaire du rite romain, alors qu’il s’efforce à Rome de trouver une solution définitive — une solution qui, selon toute vraisemblance, ne viendra pas de sitôt.

    De nombreux observateurs s’attendaient à ce que le prochain consistoire extraordinaire des cardinaux, prévu les 26 et 27 juin, aborde la question liturgique qui reste d’actualité dans de nombreuses parties de l’Église. Mais dans une lettre adressée cette semaine au Collège des cardinaux, le pape Léon a déclaré qu’il souhaitait que les cardinaux concentrent leurs discussions sur l’évangélisation et plus spécifiquement sur Evangelii Gaudium.

    Cela signifie que le collège des cardinaux ne se penchera probablement pas sur la question, ni n’aidera le pape à trouver une solution rapide aux restrictions imposées aux anciennes formes liturgiques, en vigueur depuis le motu proprio Traditionis custodes du pape François, publié en 2021.

    Une discussion entre les cardinaux de l’Église pourrait toutefois s’avérer utile au pontife dans sa réflexion sur le sujet : Le pape Benoît XVI lui-même a déclaré que les discussions qui avaient eu lieu lors de la réunion des cardinaux en 2006, avant un consistoire ordinaire, avaient influencé sa décision de publier Summorum Pontificum, autorisant une célébration pratiquement sans restriction de la forme extraordinaire dans toute l’Église.

    Pour sa part, le pape Léon n’a donné aucune indication laissant penser qu’une solution formelle et stable pour la messe traditionnelle en latin soit imminente. En effet, plusieurs cardinaux et responsables de la Curie consultés par The Pillar ont déclaré ne pas s’attendre à une solution dans un avenir proche, du moins pas cette année.

    D’un autre côté, nombreux sont ceux qui pensent que le pape abordera un ensemble de questions liturgiques dans une perspective plus large, ne se concentrant pas uniquement sur la messe traditionnelle en latin, mais traitant également de la liturgie dans la forme ordinaire du rite romain, ainsi que de la question de l’inculturation de la liturgie.

    En effet, plusieurs cardinaux latino-américains considérés comme théologiquement modérés ou progressistes ont déclaré à The Pillar qu’ils s’inquiétaient de la mauvaise qualité avec laquelle la liturgie est souvent célébrée dans leur région, et ont indiqué qu’un document papal pourrait aider à résoudre ce problème.

    Un responsable du Vatican a déclaré au journal The Pillar que, lors d’une réunion en 2025, Léon avait reconnu ne pas bien connaître les communautés traditionnelles ni la liturgie traditionnelle. Selon ce responsable, la principale préoccupation du pape n’était pas la liturgie en soi, mais de savoir si les membres de ces communautés acceptaient le Concile Vatican II.

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  • Le pape et Trump : un contraste explosif 

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    Du Professeur Roberto de Mattei sur Corrispondenza Romana :

    Le pape et Trump : un contraste explosif 

    Suite aux invectives du président Trump contre le pape Léon XIV, la condamnation s'impose, et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a eu raison de l'exprimer, en tant que dirigeante d'une nation qui abrite le Siège de Pierre. Léon XIV est le chef de l'Église universelle, et par-dessus tout le plus puissant de la terre, et jamais, comme dans ce cas précis, le respect de la forme ne saurait se substituer au respect du fond. Mais la condamnation doit être suivie d'une analyse des paroles et des actes, si nous ne voulons pas nous enliser dans le chaos qui engloutit quiconque renonce à la raison en une époque aussi troublée que la nôtre. Et la première question que doit se poser quiconque souhaite user de raison est la suivante : pourquoi Donald Trump s'en est-il pris avec tant de véhémence à Léon XIV, l'accusant d'être  « libéral » et de « faire des concessions à la gauche radicale », alors que, lors de son premier mandat présidentiel, il ne s'en est jamais pris avec autant de virulence au pape François, pourtant certainement plus « libéral » et de gauche que son successeur ?  

    Revenons sur les événements : « Une civilisation entière mourra ce soir, pour ne jamais renaître », écrivait Trump le 7 avril dans  Truth,  quelques heures seulement avant l’expiration de l’ultimatum par lequel il tentait de contraindre Téhéran à une capitulation sans condition. Léon XIV prit très au sérieux la menace retentissante de Trump et, le même jour, quittant Castel Gandolfo, qualifia la menace faite au peuple iranien d’« inacceptable » . Ce n’était pas la première fois qu’il réprimandait, directement ou indirectement, le président américain pour sa gestion de la crise.

    Le 11 avril, après la veillée de prière organisée à la basilique Saint-Pierre, alors même que les pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran au Pakistan s'avéraient infructueux, Trump a exprimé sa colère envers le pape sur son compte de réseau social, Truth, le qualifiant de « laxiste face à la criminalité » et de « piètre diplomate ». Le président américain a ajouté : « Je ne veux pas d'un pape qui trouve inadmissible que l'Amérique ait attaqué le Venezuela, un pays qui envoyait des quantités massives de drogue aux États-Unis et, pire encore, qui vidait ses prisons – y compris des meurtriers, des trafiquants de drogue et des tueurs à gages – pour les envoyer chez nous . » Trump a poursuivi : « Je ne veux pas d'un pape qui critique le président américain parce que je fais exactement ce pour quoi j'ai été élu, et avec une victoire écrasante : réduire la criminalité à un niveau historiquement bas et créer le meilleur marché boursier de l'histoire. Je préfère de loin son frère Louis, qui a tout compris . »

    L'attaque frontale de Trump a été suivie d'une réponse mesurée de Léon XIV. « Cela ne m'effraie pas » et « je ne veux pas ouvrir de débat » , a déclaré le pape aux journalistes, à son arrivée en Algérie lors de son voyage en Afrique. « Je ne suis pas un homme politique : arrêtons les guerres ! » , a expliqué le pontife, rappelant qu'il parlait « de l'Évangile : je continuerai à le faire haut et fort » contre les conflits.

    Trump, qui ne semble comprendre ni les règles de la diplomatie ni les bonnes manières, recourt à l'exagération comme outil de négociation. Il n'est pas le seul. Depuis le début du conflit en Ukraine, Poutine, et surtout l'ancien président russe Dmitri Medvedev, n'ont cessé de brandir la menace de l'arme nucléaire. C'est profondément inquiétant, mais cela ne signifie pas nécessairement qu'ils comptent joindre le geste à la parole. Le problème est que la Russie, comme la Chine et la Corée du Nord, possède un arsenal nucléaire, contrairement à l'Iran. C'est là que réside la question fondamentale, posée par Mario Sechi dans « Libero » le 14 avril : « Que faire de l'Iran, qui réaffirme sa volonté de poursuivre son programme nucléaire ? » Les négociations ont en effet échoué précisément parce que l'Iran refuse de renoncer à l'utilisation de la bombe atomique. Une intervention militaire pour contrer cette menace ne relève-t-elle pas de la notion de « guerre juste », évoquée par George Weigel dans son article « Guerre, paix, président et pape » paru dans le Washington Post du 13 avril ? Weigel souligne que les conflits ne peuvent être abordés uniquement par des arguments politiques, mais doivent être évalués selon des critères éthiques, appelant à un dialogue plus sérieux et responsable entre les autorités politiques et religieuses sur les questions de guerre et de paix.

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  • Léon XIV au Cameroun : « Aucune société ne prospère sans la vérité. »

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    VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    EN ALGÉRIE, AU CAMEROUN, EN ANGOLA ET EN GUINÉE ÉQUATORIALE
    (13-23 AVRIL 2026)

    RENCONTRE AVEC LE MONDE UNIVERSITAIRE

    DISCOURS DU SAINT-PÈRE

    Université Catholique d'Afrique Centrale (Yaoundé)
    Vendredi 17 avril 2026

     

    Monsieur le Grand Chancelier,
    chers frères dans l’épiscopat,
    Monsieur le Recteur,
    illustres membres du corps enseignant,
    chers étudiants,
    distinguées Autorités,
    Mesdames et Messieurs !

    C’est pour moi une grande joie de m’adresser à vous, en cette Université catholique d’Afrique centrale, lieu d’excellence pour la recherche, la transmission du savoir et la formation de nombreux jeunes. J’exprime ma gratitude aux Autorités académiques pour leur accueil chaleureux et pour leur engagement persévérant au service de l’éducation. Cette institution est un motif d’espérance : fondée en 1989 par l’Association des Conférences Épiscopales d’Afrique Centrale, elle est un phare au service de l’Église et de l’Afrique dans sa recherche de la vérité, de la justice et la solidarité.

    Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire que les universités, et à plus forte raison les universités catholiques, deviennent de véritables communautés de vie et de recherche, qui initient étudiants et les enseignants à une fraternité dans le savoir, « pour faire l’expérience communautaire de la joie de la Vérité et pour en approfondir la signification et les implications pratiques. Ce que l’Évangile et la doctrine de l’Église sont aujourd’hui appelés à promouvoir – dans une généreuse synergie avec toutes les instances qui fermentent la croissance de la conscience humaine universelle – c’est une authentique culture de la rencontre ; bien plus, une culture de la rencontre entre toutes les cultures authentiques et vivantes, grâce à l’échange réciproque des dons respectifs de chacun dans l’espace de lumière entrouvert par l’amour de Dieu pour toutes ses créatures. Comme l’a souligné le Pape Benoît XVI, la vérité est logos qui crée un dia-logos et donc une communication et une communion » (François, Veritatis Gaudium, n. 4b).

    Alors que beaucoup dans le monde semblent perdre leurs repères spirituels et éthiques, se retrouvant prisonniers de l’individualisme, de l’apparence et de l’hypocrisie, l’Université est, par excellence, un lieu d’amitié, de coopération, mais aussi d’intériorité et de réflexion. À ses origines, au Moyen Âge, ses fondateurs lui ont donné pour objectif la Vérité. Aujourd’hui encore, professeurs et étudiants sont appelés à se donner comme idéal et, en même temps, comme mode de vie, la recherche commune de la vérité. En effet, comme l’a écrit saint John Henry Newman, « tous les principes vrais regorgent de Dieu, tous les phénomènes conduisent à Lui ». [1]

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  • Au Cameroun, le pape met en garde contre le mélange de la foi catholique avec des croyances ésotériques et gnostiques

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    VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    EN ALGÉRIE, AU CAMEROUN, EN ANGOLA ET EN GUINÉE ÉQUATORIALE
    (13-23 AVRIL 2026)

    MESSE

    HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

    Aéroport international de Bamenda
    Jeudi 16 avril 2026

    Chers frères et sœurs dans le Christ,

    comme pèlerin de paix et d’unité, je viens parmi vous et je vous fais part de la joie que j’éprouve à me trouver ici pour visiter votre pays et, surtout, pour partager votre cheminement, vos peines et vos espoirs.

    Les manifestations festives qui accompagnent vos liturgies et la joie qui jaillit de la prière que vous élevez vers Dieu sont le signe de votre abandon confiant en Dieu Lui, de votre espérance inébranlable en Lui, de votre attachement, par toutes vos forces, à l’amour de Dieudu Père qui se fait proche et regarde avec compassion les souffrances de ses enfants. Dans le psaume que nous avons prié ensemble, cette confiance en Lui, que nous sommes appelés à renouveler aujourd’hui, est chantée : « Le Seigneur est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu » (Ps 34, 19).

    Frères et sœurs, les raisons et les situations qui nous brisent le cœur et nous plongent dans la détresse sont nombreuses. En effet, les espoirs d’un avenir de paix et de réconciliation, où chacun est respecté dans sa dignité et les droits fondamentaux sont garantis à tous, sont sans cesse mis à mal par les nombreux problèmes qui marquent cette magnifique terre : les multiples formes de pauvreté qui touchent encore actuellement un très grand nombre de personnes dans le contexte d’une crise alimentaire en cours ; la corruption morale, sociale et politique, liée surtout à la gestion des richesses qui empêche le développement des institutions et des structures ; les graves problèmes qui en découlent et qui touchent les systèmes éducatif et sanitaire, ainsi que la grande migration vers l’étranger, en particulier des jeunes. Et, aux problèmes internes, souvent alimentés par la haine et la violence, s’ajoute également le mal causé venant de l’extérieur, par ceux qui, au nom du profit, continuent de s’emparer du continent africain pour l’exploiter et le piller.

    Tout cela risque de nous faire sentir impuissants et d'ébranler notre confiance. Et pourtant, c'est le moment de changer, de transformer l'histoire de ce pays. Aujourd’hui et non demain, maintenant et non dans le futur, le moment est venu de reconstruire, detisser composer à nouveau la mosaïque de l’unité en réunissant les diversités et les richesses du pays et du continent, d’édifier une société où règnent la paix et la réconciliation.

    Il est vrai que lorsqu’une situation s’est installée depuis longtemps, le risque est celui de la résignation et de l’impuissance, car nous n’attendons aucune nouveauté. Pourtant, la Parole du Seigneur ouvre des espaces de nouveauténouveaux et engendre transformation et guérison, parce qu’elle est capable de mettre le cœur en mouvement, de remettre en question le cours normal des choses auquel nous risquons facilement de nous habituer et de nous rendre acteurs actifs du changement. Rappelons-nous ceci : Dieu est nouveauté, Dieu crée des choses nouvelles, Dieu fait de nous des personnes courageuses qui, en défiant le mal, construisent le bien.

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