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BELGICATHO - Page 4

  • Un aspect important de la vie du Prince Philip qui a été largement passé sous silence

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    De Patricia Gooding-Williams sur le site "Daily Compass" (version anglaise de la Nuova Bussola Quotidiana) :

    Le prince qui voulait devenir un virus mortel

    17-04-2021

    Il a fondé le WWF et, pour sauver l'environnement, aurait volontiers sacrifié une partie de l'humanité, déclarant même qu'il voulait se réincarner en virus mortel. Imprégné de l'idéologie néo-malthusienne, il a hérité et promu la culture eugénique. C'est la facette moins connue du mari de la reine Elizabeth, le prince Philip d'Édimbourg, dont les funérailles ont lieu aujourd'hui.

    "Dans l'éventualité où je me réincarnerais, j'aimerais revenir sous la forme d'un virus mortel, afin de contribuer à la résolution de la surpopulation." Cette phrase du prince Philip, dont les funérailles sont célébrées aujourd'hui au château de Windsor, dans le sud de l'Angleterre, met en lumière un aspect important de sa vie qui a été largement négligé par ceux qui commémorent son long héritage après sa mort, le 9 avril 2021.

    Contrairement à certaines de ses gaffes, il ne s'agissait pas d'un de ces commentaires improvisés qui ont assailli sa réputation. Au contraire, elle exprimait une conviction profonde qui a déterminé ses engagements durant sa vie active. La citation tirée d'une interview de 1988 confiée à la Deutsche Press-Agentur se retrouve dans de nombreuses autres interviews et conférences qu'il a données sur le thème de la conservation. La sauvegarde de l'environnement était un rôle qu'il assumait avec dévouement et qu'il appelait toutes les personnes en position de pouvoir à assumer également, car par défaut, elles ont un impact direct sur le comportement de ceux qui leur sont inférieurs.

    Mais dans le cas hypothétique de sa réincarnation, le fait que le duc d'Édimbourg veuille revenir sous la forme d'un virus mortel pour "guérir" le monde de sa maladie présumée, la surpopulation, en tuant des millions de personnes, a laissé tout le monde pantois. Qui plus est, il a omis de dire si les immenses souffrances qu'il infligerait à ceux qu'il infecterait le préoccupaient un tant soit peu.

    Pourtant, le contrôle de la population, comme le suggère son commentaire, n'était pas l'objectif principal du prince Philip, il était le moyen d'atteindre une fin. La préservation d'un environnement durable est sa préoccupation et, à son avis, la croissance démographique incontrôlée est le cancer qui, s'il n'est pas traité, conduira à sa disparition. Il voyait la question de la croissance démographique incontrôlée de la même manière non sentimentale qu'il voyait la nécessité d'abattre les animaux afin de maintenir l'équilibre délicat de la durabilité naturelle. Le Prince Philip a très bien expliqué son point de vue en utilisant l'exemple du succès d'un projet des Nations Unies dans les années 1940 qui a éradiqué la malaria au Sri Lanka. "Ce que les gens ne réalisaient pas, c'est que la malaria contrôlait en fait la croissance de la population. La conséquence a été que la population a doublé en 20 ans environ. Maintenant, il faut trouver quelque chose à faire pour tous ces gens et un moyen de les nourrir."

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  • Charles et Zita de Habsbourg, l'itinéraire spirituel d'un couple

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    Date de parution : 07.04.2021

    Nb. de pages : 232
    EAN : 9791033610809

    Charles et Zita de Habsbourg

    Itinéraire spirituel d'un couple

    Elizabeth Montfort

    Rudolf d'Autriche (Préface)

    Commencée comme un conte de fées par un mariage d'amour, la vie de Charles et Zita de Habsbourg, derniers souverains d'Autriche et de Hongrie, devient tragédie : guerre, calomnies, trahisons, solitude, exil, mort prématurée de Charles… Pourtant, chez eux, aucune amertume, aucune critique. Bien au contraire, le pardon nourrit leur coeur.

    Quel est donc le secret de leur vie d'époux pour garder cette attitude humainement si difficile, voire impossible ? Ce livre dévoile ce mystère en parcourant leur vie de foi, de courage et d'abandon à la divine providence. Une vie d'oblation pour leurs peuples dont le sommet est l'offrande ultime de sa vie pour Charles. Offrande à laquelle s'associe pleinement, mais douloureusement, Zita.

    Une vie résumée par deux paroles de Charles : « Maintenant, nous devons nous aider mutuellement à aller au ciel », le matin de leur mariage, et « Je t'aime infiniment. Dans le coeur de Jésus, nous nous retrouverons », quelques instants avant de remettre sa vie entre les mains du Père.

    Un exemple magnifique pour tous les couples en quête d'un chemin vers Dieu.

    Elizabeth Montfort, diplômée en droit et en philosophie, a été députée au Parlement européen de 1999 à 2004. Elle est responsable pour la France de la Ligue de prière du bienheureux Charles d'Autriche pour la paix des peuples et secrétaire générale de l'Association pour la béatification de l'impératrice et reine Zita, épouse et mère de famille.

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    18,90€
  • Kateri Tekakwitha : la première femme indienne d'Amérique du Nord canonisée (17 avril)

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    Kateri Tekakwitha (1).jpgEn 2012, à la veille de sa canonisation (21 octobre), le site des jésuites de France présentait ainsi Kateri Tekakwitha (fêtée aujourd'hui) :

    Kateri Tekakwitha est née en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York) d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amériques du Nord).

    En 1660, une épidémie de petite vérole lui enlève ses père, mère et petit frère. La petite échappe à la mort, mais la maladie lui laisse la vue affaiblie et le visage grêlé. Avec les autres survivants, elle s'installe un peu à l'ouest de son village natal et plus tard sur la rive nord de la Mohawk.

    Dès l'âge où les jeunes Indiennes pensent aux fiançailles, son oncle, un des chefs du village ainsi que ses tantes lui cherchent un mari convenable. Consternation des siens : elle ne veut épouser aucun des prétendants. Ses parents usent de ruse et de force pour la fléchir, rien n'y fait. Son seul désir: recevoir le baptême.

    En 1675, Jacques de Lamberville, jésuite, avait prit la direction de la Mission Saint-Pierre, de Gandaouagué. La jeune fille lui confie le secret de son coeur – devenir chrétienne ! Cependant le P. de Lamberville, tout en admirant sa simplicité et sa foi, l'oblige de suivre la voie ordinaire des catéchumènes. Six mois plus tard, le dimanche de Pâques 1676, le missionnaire la baptise. Elle a vingt ans.

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  • Comment la "révolution woke" s'est emparée des Etats-Unis

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    De Claire Meynial (envoyée spéciale aux États-Unis) sur le site du Point via ce blog :

    Comment le « wokisme » s’est emparé de l’Amérique

    Ils veulent imposer une vision de la société fondée sur la race et le genre. Né aux États-Unis, le mouvement woke (éveillé) gagne le monde.

    15/04/2021

    Cela a commencé en 2014. Meghan Daum, essayiste, a remarqué les interpellations sur Twitter. Sur les campus, on parlait beaucoup d’agressions sexuelles. « Tout nommer ainsi pouvait nuire aux vraies victimes.En tant que femme, je voulais que nous nous percevions comme fortes, pas infantilisées. » L’éditorialiste du Los Angeles Times se rend bientôt à l’évidence : « Le second degré que j’écrivais en 2008, que tout le monde comprenait, ne passait plus. Ces conversations se sont étendues à la race, puis à d’autres sujets. » Meghan Daum réserve désormais ses idées iconoclastes à son podcast « Unspeakable » (indicible). Le podcast est devenu, pour tous les penseurs qui résistent au wokisme, terre d’asile. Ils sont de plus en plus nombreux à prendre le droit de continuer à penser.

    Être « woke » (participe passé du verbe « éveiller » que certains Afro-Américains utilisent à la place de « awake »), c’est, comme le chante, en 2008, l’artiste hip-hop Erykah Badu, être conscient des inégalités. « What if there was no niggas, Only master teacher ? (I stay woke) » : « Et si on arrêtait de traiter les gens de nègres, qu’on ne parlait d’eux qu’avec respect ? (Je fais gaffe) » L’expression « politiquement correct » était employée par les conservateurs, à la fin du XXe siècle, pour dénigrer les méthodes et le langage de gauche à l’université. Le terme « woke » est, lui, revendiqué par la gauche. En 2014, Michael Brown est tué par la police à Ferguson et Black Lives Matter prend de l’ampleur. #StayWoke est affiché sur les pancartes. Le terme est ensuite utilisé par les détracteurs des excès des « progressistes », notamment parce qu’il « annule » ceux qui s’y opposent (à la « call-out culture », celle de l’invective, succède la « cancel culture » : des interventions sont annulées, des profs et des journalistes, licenciés).

    Culture de la sécurité. Dans The Coddling of The American Mind (« Le dorlotement de l’esprit américain »), Jonathan Haidt et Greg Lukianoff exposent les facteurs qui l’ont favorisé. Les enseignants actuels sont des baby-boomers influencés par les manifestations des années 1960. Le ratio entre ceux qui se disent conservateurs et « libéraux » (de gauche) est d’un pour dix-sept (en 2016). Les étudiants, nés dans une Amérique traumatisée par des enlèvements d’enfants, ont été élevés par des « parents paranoïaques » qui les ont surprotégés. Les suicides d’adolescents des années 2010 ont accentué la culture de la « sécurité ». Dressés pour entrer dans une bonne université, ils ont multiplié les cours de chinois ou de piano au détriment du jeu sans supervision adulte, où ils apprennent à interagir et négocier. Résultat, ils pensent, à 18 ans, qu’un intervenant dont les idées les dérangent est « violent » et qu’il faut punir un étudiant qui ne pense pas comme eux, plutôt que de débattre avec lui. Ils en réfèrent à un adulte, le directeur, qui souvent fait de la « sécurité » intellectuelle une priorité. Les réseaux sociaux et les concepts de justice sociale mal maîtrisés accentuent la dérive. Greg Lukianoff est à la tête depuis 2001 de la Fondation pour les droits individuels dans l’éducation (FIRE). Depuis 2013, les étudiants estiment devoir être protégés par (et non de) la direction.

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  • Chrétien et fier de l'être

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    D'Aymeric Pourbaix sur le site de France Catholique :

    La fierté d’être chrétien

    jeudi 15 avril 2021

    La rencontre de Léon le Grand et Attila
    Vatican

    « Reconnais, ô chrétien, ta dignité…  » Cet appel du pape saint Léon, au Ve siècle, retentit de manière particulière aujourd’hui, où l’Église semble ne pas se sortir d’une crise multiforme. Une crise dans laquelle les articles de foi et la morale commune semblent remis en cause, y compris de l’intérieur, et où l’Église subit ce diktat du monde moderne : faire repentance. De quoi ? De tout. Nos fautes, mais aussi notre histoire, ce que nous sommes, etc. Les affaires de pédophilie elles-mêmes, si elles sont à condamner sans réserve, doivent-elles ainsi être mises sans arrêt sur le devant de la scène, au point qu’on ne voit plus que ce mal, comme si toute l’Église en était suspecte… Au point aussi de désorienter bon nombre de catholiques.

    Lorsqu’il prononce son Sermon pour la nuit de Noël – première étape de la Rédemption opérée à Pâques –, ce grand pape, docteur de l’Église antique, ne vit pas non plus dans une époque paisible, même si la période des persécutions a pris fin. Il doit faire face au délitement du pouvoir impérial, lutter pour la survie de Rome – sa rencontre avec Attila est restée célèbre. Surtout, le Souverain pontife pèse de toute son autorité pour défendre l’orthodoxie de la doctrine, contre ceux qui nient la nature humaine du Christ et donc l’Incarnation.

    Aujourd’hui, les choses ont-elles tellement changé ? La foi en l’eucharistie, Dieu qui se fait homme, humble jusqu’à se proposer sous la forme de simples espèces comme le pain et le vin, n’est-elle pas malmenée, d’autant plus que les circonstances sanitaires en ont hélas éloigné une partie des fidèles ? Autre exemple : la croyance en la Résurrection ne constitue une certitude que pour une moitié des catholiques (Sondage CSA-Le Monde des religions de 2007). Ainsi, à ceux qui se plaignent que tout va de plus en plus mal, l’historien répond que «  tout a toujours très mal marché  ». C’est vrai également pour l’histoire de l’Église.

    Mais il n’est pas possible de s’y résoudre ! Aucune fatalité ne peut être invoquée, ni encore moins un quelconque sens de l’histoire dont la foi catholique et l’Église seraient de plus en plus absentes. Nulle part il est écrit que la foi dans le Saint-Sacrifice de la messe et dans la valeur éminente du sacerdoce sont à ranger parmi les accessoires de l’histoire, désormais inutiles.

    Un salut qui s’adresse à tous

    Il faut alors ré-entendre les mots du pape saint Léon, exhortant chacun à reprendre espoir par l’existence d’un Sauveur, à renouer avec l’espérance d’une délivrance du mal et du péché, par sa victoire sur la mort qui ouvre un passage. Et ce salut s’adresse à tous : «  Que le saint exulte, car il approche du triomphe ; que le pécheur se réjouisse, car il est convié au pardon ; que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie.  »

    Là réside l’éminente dignité du chrétien, sa fierté même : celle de savoir qu’il est sauvé et devenu «  participant de la nature divine  ». Nul orgueil en cela, car il sait que cette action est au-dessus de ses propres forces humaines. Mais une responsabilité au contraire : ne pas retourner, conclut saint Léon, à notre «  ancienne bassesse ».

  • Dernières nouvelles avant la fin du monde

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    De Rémy Mahoudeaux sur Boulevard Voltaire :

    Livre : Dernières nouvelles avant la fin du monde, de Natalia Trouiller

    Cliquez pour acheter

    Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure[1]. Mais pas plus le lieu, la manière, la cause, le nombre et l’ des protagonistes, etc… Il nous a dit seulement qu’il nous faut veiller, être prêt, à chaque instant, en vue de ces évènements : notre , la Parousie et le jugement dernier. Mais nous ne savons pas.

    Nous pouvons certes nous livrer à des conjectures : le livre de Daniel, l’Apocalypse de Jean sont-ils des prophéties de la Parousie ? Les expérience de mort imminente sont-elles des révélations privées d’un au-delà (ou d’un haut-delà) entraperçu subrepticement en frôlant la mort  ? Et puis nous pouvons nourrir notre esprit de ce que d’autres ont imaginé : Les beaux arts, la  et le  rivalisent d’inventivité, que ce soit pour le jugement ou pour la fin du monde. Ou spéculer à gogo sur l’effectivité de la jurisprudence Polnareff (« On ira tous au Paradis »). Mais nous ne savons pas.

    Une vision double des fins dernières est prégnante dans le monde judéo-chrétien, c’est une antinomie : noce ou jugement ? La noce est celle du Messie, l’envoyé de Dieu. Il épouse l’Église pour les chrétiens, ou Israël pour les juifs. Le jugement est celui de nos vies et de l’amour que nous aurons pu y mettre[2]. Sauf que le « ou »  de cette alternative n’est ici pas nécessairement exclusif : le verdict du jugement est peut-être de nous exclure de la noce. Mais nous ne savons pas.

    Le récit imaginaire de Natalia Trouiller, Dernières nouvelles avant la fin du monde, publié chez Mame nous invite à croiser en cette situation quelques personnages attachants, émouvants : Jésus, Marie, des archanges et des anges facétieux, graves ou débordés, des hommes et des femmes et des enfants, qu’ils soient saints ou pécheurs. Il n’est pas question de divulgâcher ici son contenu (écrire ici son « intrigue » aurait de déplorables connotations), mais juste de dévoiler l’un des ingrédients : ce livre a une haute concentration en humour bienveillant. Il fait aussi réfléchir, méditer sur notre condition, notre foi, notre nature de pécheur, la Miséricorde dont nous avons tous besoin. Peut-être devrions nous espérer qu’il soit une prophétie sincère et fidèle. Mais nous ne savons pas.

    Par contre, pour ce qui est du plaisir et de l’intérêt qu’il y a à lire ce livre petit par la taille, mais riche de réflexions spirituelles, moi qui l’ai lu, je sais. Il ne tient qu’à vous de savoir aussi.

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    [1]     Mt 25,13

    [2]     Saint Jean de la Croix : Au soir de cette vie, vous serez jugés sur l’amour.

  • L'euthanasie en Belgique : quel bilan ?

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    2021_04_17_08_56_10_Greenshot.pngcliquer sur le texte pour avoir accès au PDF

  • Après le départ des troupes américaines, l'Afghanistan va-t-il replonger dans la guerre civile et l'instabilité ?

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    Dépêche de l'Agence Fides traduite de l'italien (les dépêches ne sont plus traduites en français sur le site de Fides depuis le 26 mars....) :

    ASIE/AFGHANISTAN - Le barnabite Scalese sur le retrait des troupes américaines : "Le risque est de replonger dans la guerre civile et l'instabilité".

    16 Avril 2021  

    Kaboul (Agence Fides) - "Le risque le plus sérieux découlant du retrait des troupes américaines d'Afghanistan est que le pays puisse retomber dans la guerre civile. Jusqu'à présent, les négociations entre le gouvernement et les talibans, prévues par les accords de Doha, n'ont jamais commencé sérieusement ou du moins n'ont abouti à aucun résultat. Le plan consistait à former un gouvernement de transition, d'unité nationale, pour ensuite en arriver à des élections libres, qui décideraient qui doit gouverner. Mais si les partis ne se parlent pas, comment former ensemble un gouvernement ? Il est beaucoup plus facile de faire parler les armes". John Scalese, prêtre Barnabite, Supérieur de la Missio sui iuris en Afghanistan, sur l'annonce du retrait des troupes américaines faite il y a deux jours par le Président des Etats-Unis Joe Biden et prévue pour le 11 septembre 2021.

    "De toute façon - poursuit Scalese dans la note envoyée à l'Agence Fides - même si les talibans devaient avoir le dessus, parce qu'ils sont mieux organisés et financés, je ne pense pas qu'ils puissent se bercer d'illusions en pensant qu'ils vont restaurer l'Émirat islamique, comme si ces vingt années n'avaient pas existé". Ils pourront bien imposer une nouvelle constitution (après tout, la constitution actuelle prévoit déjà une "république islamique"), mais ils ne pourront pas prétendre annuler les libertés ou ignorer les droits auxquels les Afghans se sont habitués ces dernières années. N'oublions pas que les jeunes n'ont pas connu l'Émirat et ont grandi dans cette nouvelle réalité. Les femmes, contrairement à ce que l'on pense, sont une présence nombreuse, qualifiée et active dans la société afghane ; il serait impensable de vouloir les enfermer à nouveau chez elles ou dans une burqa".

    Le Barnabite, qui vit à Kaboul, dans la chapelle catholique établie dans l'enceinte de l'ambassade d'Italie, note que ce choix pourrait compromettre la sécurité et l'économie du pays : "Le gouvernement afghan sera-t-il en mesure de garantir la sécurité ? Il est légitime de nourrir quelques doutes à cet égard. Tout comme il est plus que légitime d'avancer une certaine perplexité quant à la capacité réelle du gouvernement à faire fonctionner la machine étatique sans pouvoir compter sur le soutien financier des pays occidentaux. Il est vrai que tout le monde jure maintenant qu'il n'abandonnera pas l'Afghanistan et qu'il continuera à le soutenir ; mais les interventions de la Coopération sont une chose, le subventionnement régulier des institutions en est une autre. Il ne me semble pas que beaucoup ait été fait ces dernières années pour relancer l'économie afghane, en partie parce que la situation ne le permettait pas, et je ne sais donc pas comment un pays sans économie fonctionnelle pourrait aller de l'avant.

    Selon le P. Scalese, il est toutefois difficile d'exprimer un jugement sur le choix du gouvernement américain : "Mieux vaut simplement prendre acte de la décision, qui de toute façon avait déjà été prise par l'administration américaine précédente. Ceux qui pensaient qu'un changement de présidence à la Maison Blanche suffirait à provoquer une remise en question n'ont manifestement pas réalisé qu'à ce jour, l'engagement militaire américain (et celui des autres pays de l'OTAN) était devenu insoutenable et, en fait, sans perspectives. Il ne reste plus qu'à attendre et à voir comment la situation va évoluer. En tant que chrétiens, nous ne pouvons qu'espérer une évolution positive, qui redonne, après tant d'années de violence, un peu de sérénité à ce pays", conclut-il.

    C'est en avril 1978 qu'un coup d'État a renversé le gouvernement de Mohammed Daud Khan, amorçant un état de guerre qui dure maintenant depuis plus de quarante ans en Afghanistan. Ce coup d'État a été suivi par l'occupation soviétique de 1979 à 1989 et, dès le début des années 90, par une guerre civile sanglante qui favorisera plus tard la montée des Talibans. L'émirat islamique d'Afghanistan qu'ils ont créé est resté en place jusqu'en 2001, lorsque Bush a attaqué le pays en réponse aux attentats du 11 septembre. (LF-PA) (Agenzia Fides 16/4/2021)

  • L’Afrique, la Russie et les États-Unis contre les diktats du genre

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    De Luca Volontè sur International Family News :

    L’Afrique, la Russie et les États-Unis contre les diktats du genre

    Pleins feux sur les bonnes choses qui se passent dans le monde

    16 avril,2021

    Sur le continent noir, les chrétiens de toutes les confessions sont fermement opposés aux tentatives de néocolonialisme idéologique.

    Au Nigeria, les évêques catholiques se plaignent du fait que le gouvernement favorise l’islamisme violent, et la même chose se produit en République Démocratique du Congo.

    En Tanzanie, les Églises évangéliques protestent contre la pénétration subtile et obstinée d’un style de vie “occidental” qui inclut l’avortement, tandis que les évêques du Kenya et de l’Éthiopie ont publié un document dénonçant le caractère envahissant de l’idéologie du genre.

    Entre-temps, la énième tentative de certaines forces politiques présentes au parlement Malawite d’ouvrir la discussion sur la libéralisation de l’avortement n’a obtenu qu’un nouveau rejet de la part de la majorité.

    La vie

    La France et la Lettonie ont, de manière différente, stoppé la discussion qui voudrait ouvrir l’introduction de l’euthanasie.

    Les évêques du Mexique ont réaffirmé avec force la primauté de la défense de la vie humaine dès la conception.

    Grande mobilisation au Canada de citoyens qui s’adressent directement aux parlementaires nationaux pour demander l’abolition de la récente loi qui élargit le champ de l’euthanasie.

    En Equateur, d’excellents candidats pro-vie et pro-famille ont obtenu des résultats électoraux.

    Lors du premier tour de l’élection présidentielle péruvienne, qui s’est tenu le 11 avril, Keiko Fujimori, qui s’oppose fermement à l’avortement et à l’idéologie LGBT+, a obtenu suffisamment de voix pour pouvoir se présenter au second tour de mai.

    LGBT

    En Suisse, après l’approbation du “mariage” homosexuel, les catholiques et les évangéliques ont recueilli des signatures sur une pétition populaire demandant l’organisation d’un référendum pour l’abroger.

    Avec la signature par le président Vladimir Poutine d’une série d’amendements constitutionnels, la Russie a formellement interdit le “mariage” entre personnes de même sexe.

    Aux États-Unis d’Amérique, au moins 30 États sont en train d’interdire les diktats du transgenderisme sous différentes formes. Au Royaume-Uni, le gouvernement a interdit le retrait des expressions jugées inappropriées de l’enseignement et des débats universitaires. En soutien à Downing Street, le primat anglican, Justin Welby, a qualifié avec audace la “culture de l’annulation” de “parasite qui érode la liberté”.

  • Célébrations : de qui se moque-t-on ?

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    Célébrations religieuses publiques pour 50 personnes maximum à partir du 8 mai : en plein air et sous certaines conditions

    Le Comité de concertation du Gouvernement a décidé le 14 avril 2021, qu’à partir du samedi 8 mai, les célébrations religieuses pourront avoir lieu avec un maximum de 50 personnes. Cette décision est assortie de conditions spécifiques : les célébrations doivent avoir lieu à l’extérieur, il faut également qu’à cette date, 70 pourcents au moins des plus de 65 ans de notre pays aient été vaccinés et que la situation des soins intensifs soit durablement améliorée.

    Une nouvelle communication des Évêques est prévue lorsque la décision d’entrée en vigueur à la date du 8 mai sera confirmée.

    Actuellement, les célébrations peuvent se poursuivre dans les églises en présence de 15 personnes maximum, sauf pour les funérailles où la participation de 50 personnes est admise.

    SIPI – Le service de presse de la Conférence des Évêques de Belgique
    Bruxelles – jeudi 15 avril 2021

    A ce sujet : Entre "l'essentiel" et le "non-essentiel", les cultes ne semblent "pas du tout essentiels" au monde politique

  • Six religieux massacrés par les soldats de la Révolution vont être béatifiés

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    De Michel Janva sur le Salon Beige :

    Béatification de moines martyrs de la Révolution à l’abbaye cistercienne de Casamari

    En janvier 1799, Naples est occupée par les Français, en avril de la même année, l’armée révolutionnaire subit plusieurs défaites contre l’Autriche et cette circonstance conduit les troupes françaises à se diriger vers le nord. Dans la retraite, les Français ont commis toutes sortes de ravages et de meurtres, s’en prenant particulièrement aux églises et aux monastères. Les soldats français étaient imprégnés d’idées révolutionnaires, contraires à l’Église et à la foi chrétienne. Le 13 mai 1799, après avoir saccagé l’abbaye de Montecassino, vingt soldats sont entrés dans l’abbaye de Casamari à la recherche d’objets précieux à piller.

    Les Serviteurs de Dieu ont résisté avec un courage héroïque pour défendre l’Eucharistie, les vases sacrés et les vêtements de la profanation. Ils ont été tués avec férocité avec des coups de sabre et de baïonnette.

    • Siméon Cardon est né à Cambrai, il a fait sa profession religieuse le 4 août 1782, au monastère bénédictin de la Congrégation de San Mauro à Saint-Faron de Meaux. Pendant la Révolution française, il s’oppose publiquement à la Constitution civile du clergé et, en 1795, il doit fuir la France, se réfugiant à l’abbaye de Casamari. En 1798, Après avoir été trésorier, il est devenu prieur de l’abbaye. Il s’est distingué pour sa sainteté de vie et surtout pour sa charité envers les malades. Il mourut le 14 mai 1799, après avoir été abattu par des soldats français.
    • Domenico Maria Zawrel, né en 1725 à Cadovio (aujourd’hui République tchèque), est d’abord devenu religieux dominicain. Se sentant attiré par la vie monastique, en 1776, il demanda à entrer à l’abbaye de Casamari, faisant sa profession religieuse le 6 juin 1777. Il était apprécié pour sa vie de prière et pour sa sagesse. Il a été tué dans la nuit du 13 mai 1799.
    • Albertino Maria Maisonade, né à Bordeaux. En 1792, il entra à l’abbaye de Casamari, où il fit sa simple profession le 20 novembre 1793, comme moine choriste. Le 13 mai 1799, il fut tué de deux coups de pistolet, alors qu’il priait avec Domenico Zawrel.
    • Zosimo Maria Brambat, né à Milan, entra à l’abbaye de Casamari en 1792. Il fut admis au noviciat en 1794 et, le 20 novembre 1795, fit sa simple profession. Après avoir été attaqué et mortellement blessé le 13 mai 1799, il mourut trois jours plus tard, le 16 mai 1799, alors qu’il se rendait à Boville Ernica (Frosinone, Italie), souhaitant recevoir les derniers sacrements.
    • Modeste Maria Burgen, originaire de Bourgogne, avait été trappiste à l’abbaye des Sept-Fonti, qu’il a dû abandonner après le début de la Révolution française. Entré dans l’abbaye de Casamari en janvier 1796 en tant que novice, il prononce de simples vœux monastiques le 9 janvier 1797. Le 13 mai 1799, il est tué par des soldats français.
    • Mathurin Marie Pitri, né à Fontainebleau, est arrivé en Italie enrôlé, contre son gré, dans l’armée française. À Veroli, il a été hospitalisé pour une maladie grave et là, il dit à Simeone Cardon sa volonté de devenir moine cistercien s’il était guéri. Après la maladie, caché dans la maison du curé de l’hôpital de Veroli qui l’a accompagné à l’abbaye de Casamari, il a été accueilli en janvier 1799. Il a été abattu le 13 mai 1799.

    Alors que la plupart des moines essayaient de se sauver, les Serviteurs de Dieu ont résisté avec un courage héroïque pour défendre l’Eucharistie, les vases sacrés et les ornements de la profanation. Ils ont été tués avec férocité avec des coups de sabre et de baïonnette.

  • Que devient le cardinal Sarah ?

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    Depuis qu’il a quitté la tête de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le 20 février, le cardinal guinéen multiplie les prises de position publiques.

    Il n’a plus aucune fonction officielle, mais il demeure très actif. Si le cardinal Robert Sarah n’est plus à la tête de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le 20 février (son successeur n’a pas encore été nommé), il n’a pas pour autant quitté Rome.

    À 75 ans, le cardinal guinéen, ancien archevêque de Conakry de 1979 à 2001, a même multiplié, ces dernières semaines, les prises de position publiques sur les sujets des plus sensibles. Premier d’entre eux : les restrictions imposées pour la célébration des messes à Saint-Pierre de Rome, où les prêtres ne peuvent plus, depuis le 22 mars, présider seuls des messes sans fidèles.

    « Diminution du don de la grâce »

    « Je supplie humblement le Saint-Père de décider du retrait des récentes normes décrétées par la Secrétairerie d’État, qui manquent autant de justice que d’amour, qui ne correspondent pas à la vérité ni au droit », écrit ainsi le cardinal Sarah, dans une longue lettre transmise au vaticaniste Sandro Magister, traduite et publiée en quatre langues.

    Dans cette même missive, le cardinal apporte ainsi son soutien aux cardinaux Burke, Müller et Brandmüller, qui s’étaient tous trois déjà opposés aux nouvelles règles en la matière. « La beauté de la célébration ne s’obtient donc pas automatiquement en interdisant purement et simplement la célébration individuelle de la Messe ni en imposant la concélébration », écrit le cardinal, qui craint qu’en « contraignant les prêtres à concélébrer et donc en réduisant le nombre de Messes célébrées, on obtienne une diminution du don de la grâce fait à l’Église et au monde ».

    Quelques jours plus tard, le cardinal a également salué, dans une lettre rendue publique par le site français « Renaissance catholique », la publication d’un livre critiquant la distribution de la communion dans la main. « Cet ouvrage constituera un élément important de la réflexion que je souhaite sur ce sujet en vue d’un retour à la pratique traditionnelle de la communion sur les lèvres », écrit-il.

    Un compte suivi par 80 000 personnes

    Plus récemment encore un autre sujet a suscité une réaction de l’ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin : l’arrestation de deux prêtres de l’église parisienne Saint-Eugène Sainte-Cécile, à qui il est reproché d’avoir célébré la veillée pascale sans respecter les normes sanitaires en vigueur.

    Dans ce message, lu en chaire dans l’église dimanche 11 avril, il assure notamment les prêtres de son « soutien » et de sa « compassion »« “Je frapperai le pasteur et les brebis du troupeau seront dispersées”, dit Jésus le soir du Jeudi Saint », écrit encore le cardinal, affirmant que « cette phrase de l’Écriture Sainte (lui) est venue spontanément à l’esprit » lorsqu’il a pris connaissance des articles sur la veillée pascale célébrée à Saint-Eugène Sainte-Cécile.

    Toujours membre des congrégations des causes des saints, et de l’évangélisation des peuples, le cardinal Sarah alimente également quasiment chaque jour son compte Twitter, suivi par plus de 83 000 abonnés, notamment avec des citations issues de ses livres. Comme tous les cardinaux, il est encore électeur jusqu’à l’âge de 80 ans.