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BELGICATHO - Page 2

  • L'avortement hors la loi en République Dominicaine

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    La République dominicaine s’oppose à l’avortement via la réforme de son Code pénal

    20 Avr, 2021

    En République dominicaine, les députés ont présenté le projet de réforme du Code pénal « la semaine dernière ». Le code actuel date du 19e siècle. Trois motifs de dépénalisation de l’avortement étaient envisagés à cette occasion : si la grossesse met en péril la vie de la mère, le viol ou l’inceste, et les malformations du fœtus « incompatibles avec la vie ». Ils ont tous trois été rejetés.

    Un seul article du texte évoque l’avortement, c’est l’article 112. Il dispose qu’interrompre volontairement une grossesse n’est pas punissable à condition qu’« au préalable, pour sauver la vie de la mère et du fœtus en danger, tous les moyens scientifiques et techniques disponibles aient été épuisés dans la mesure du possible ». L’avortement dans ce cas doit être pratiqué « par du personnel médical spécialisé dans des établissements de santé publics ou privés ».

    Sources : One of us (19/04/2021) ; ACI Prensa, Diego López Marina (25/03/2021)

  • Une "Curie de combat" dans l’esprit de Vatican II, pour gouverner une Église exsangue

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    De Don Pio Pace sur Res Novae :

    Une Curie de combat dans l’esprit de Vatican II

    Si on considère l’ensemble de l’histoire du post-Concile, on peut constater une alternance, comme dans les démocraties, entre périodes de recentrage (sous Jean-Paul II et Benoît XVI), et de domination libérale (sous Paul VI pour la plupart des épiscopats et aujourd’hui, à Rome même). À propos du pontificat actuel, on pourrait parler d’une sorte de despotisme éclairé, qui impose, de manière paradoxalement centraliste, une « synodalité » – c’est-à-dire l’interprétation la plus libérale possible de Vatican II – à l’institution ecclésiastique.

    On assiste donc aujourd’hui à une accélération de ce processus. François sait que le temps lui est compté et ceux qui partagent sa ligne entendent la faire perdurer au-delà du prochain conclave. On peut énumérer les actes en ce sens, qui se suivent à bonne cadence, et qui auront peut-être été complétés par d’autres au moment où ces lignes seront publiées.

    Le personnel en charge de la morale conjugale avait déjà été renouvelé (le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie confié à Kevin Farrell ; le limogeage de Mgr Melina, Président de l’Institut Jean-Paul II ; la nomination de Mgr Paglia comme Président de l’Académie Pontificale pour la Vie et Grand-Chancelier de l’Institut Jean-Paul II). Enfin, a été annoncée pour septembre la nomination à la tête de l’Institut Jean-Paul II de Mgr Philippe Bordeyne, 61 ans, jusque-là recteur de l’Institut catholique de Paris, le plus fervent des promoteurs d’Amoris lætitia[1].

    L’archiprêtre de la Basilique Saint-Pierre, le cardinal Comastri, homme classique, ayant atteint 80 ans, après avoir subi l’humiliation de voir son administration de la Basilique soumise à un commissaire, a été remplacé le 20 février dernier par le cardinal Mauro Gambetti, 55 ans, un franciscain des plus progressistes. Cette nomination a été suivie le 12 mars d’une mesure liturgique drastique : Mgr Peña, Substitut du Secrétaire d’État, a décidé que les célébrations individuelles de la messe étaient désormais exclues de la Basilique vaticane, qui ne connaîtra plus que des concélébrations, ce au mépris du droit (canon 902).

    Le 20 février, a été acceptée la démission du très ratzinguérien cardinal Sarah de sa charge de Préfet de la Congrégation pour le Culte divin. Et avant la nomination de son successeur, la gestion de sa congrégation a été soumise, comme celle du cardinal Comastri, à une étrange visite canonique de trois jours (le commissaire était Mgr Claudio Maniago, évêque de Castellaneta et Président de la Commission Liturgique de la Conférence des Évêques italiens). Concrètement, il semble que cela écarte Maniago de la succession du cardinal Sarah. Le  but de l’opération était de jauger les insuffisances conciliaires d’une congrégation qui fut longtemps un bastion ratzinguérien (préfets Medina, Arinze, Cañizares, Sarah) et qui droit redevenir un moteur de la liturgie de Vatican II.

    Mgr Vittorio Francesco Viola, 55 ans, franciscain comme Gambetti, évêque de Tortona, qui se veut l’héritier d’Annibale Bugnini, le maître d’œuvre de la réforme liturgique, dont il porte pieusement l’anneau épiscopal, pourrait remplacer le cardinal Sarah. À moins que le Secrétaire actuel, Arthur Roche, Anglais de 71 ans, bugninien bon tein lui aussi, ne devienne Préfet et que Vittorio Viola ne soit nommé Secrétaire.

    Cette « remise aux normes » de la Curie va se poursuivre également avec des nominations à la tête de différentes autres congrégations : à celle pour les Évêques, pour remplacer le cardinal Ouellet (76 ans), et à celle pour le Clergé, pour nommer un prélat dans la même ligue que le très influent cardinal Stella (80 ans en août).

    Le cardinal Blase Joseph Cupich, archevêque de Chicago, 71 ans, pourrait prendre en charge la Congrégation pour les Évêques et veiller spécialement au renouvellement de l’épiscopat américain, à moins que ce ne soit Mgr Robert Francis Prevost, religieux augustin, 65 ans, né aux États-Unis, évêque de Chiclayo au Pérou, et que Cupich ne soit chargé du Clergé en août prochain. On avait parlé aussi, il y aquelques temps, du cardinal Angelo de Donatis, vicaire du pape pour le diocèse de Rome.

    Verra-t-on bientôt paraître la constitution apostolique pour la réforme de la Curie, Prædicate Evangelium, en chantier depuis dix ans ? Il faut en attendre des décisions spectaculaires sans grands effets (le Dicastère pour l’Évangélisation, dirigé par le cardinal Tagle, prenant rang en tête des organismes de Curie devant la Congrégation pour la Doctrine de la Foi). Le rôle de supervision du renouveau liturgique par la Congrégation pour le Culte divin sera souligné. Mais il y aura aussi de petits changements gros de conséquences conciliaires, comme la suppression probable du bureau de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui a hérité des compétences de la Commission Ecclesia Dei, le petit monde Ecclesia Dei étant dès lors réduit au « droit commun ».

    En un mot, se met en place une Curie de combat dans l’esprit de Vatican II. Pour gouverner une Église exsangue.

    Pio Pace


    [1] Voir Thibaud Collin, Divorcés remariés Ce qui change avec François (Salvator, 2017).

  • La liberté religieuse menacée dans un pays sur trois

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    Rapporto ACS 2021, mappa delle persecuzioni

    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    Rapport 2021 de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde

    « La liberté religieuse menacée dans un pays sur trois »

    Le 15ème rapport bisannuel de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur la liberté religieuse dans le monde est publié ce mardi 20 avril 2021.

    Il a été présenté en ligne par le directeur de l’AED-France, Benoît de Blanpré et par le p. Victor Ouedraogo, directeur du Centre diocésain de communication de Ouagadougou en direct du Burkina Faso.

    L’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) est une fondation internationale catholique de droit pontifical.

    Voici le résumé de ce rapport.

    AB

    ***

    L’accès à ce droit fondamental à la liberté religieuse a encore reculé ces deux dernières années : il est en danger dans un pays sur trois. Une régression notamment exacerbée par la pandémie de Covid-19.

    Le rapport 2021 sur la liberté religieuse pointe des violations notoires de ce droit fondamental dans 62 pays parmi les 196 étudiés. Soit, un pays sur trois, contre un sur cinq lors de la précédente édition de 2018.
    L’étude fait état d’une persécution dans 26 pays et de discriminations dans 36 autres. Les deux catégories de pays incriminés abritant les deux tiers de la population mondiale.

    Trois tendances majeures
    Outre le fait que bon nombre de gouvernements autoritaires accentuent encore la pression sur les minorités religieuses, cette flambée des atteintes à la liberté religieuse dans le monde se manifeste à travers trois grandes tendances : la volonté des réseaux djihadistes transnationaux de constituer des « califats » transcontinentaux, les conséquences de la pandémie de Covid-19, l’intensification des nationalismes confessionnels populistes.

    Le terrorisme islamiste continue son expansion. Dans la région du Sahel essentiellement, « L’État Islamique » et Al-Qaïda s’associent aux milices armées locales et les radicalisent davantage, afin d’établir des « provinces du califat » transcontinentales, grâce à des appuis idéologiques et matériels au Proche-Orient. En parallèle, un « cyber-califat » puissant accroît son recrutement en ligne, en Occident.

    Les préjugés sociétaux préexistants à l’encontre des minorités religieuses s’exacerbent. Accusées de tous les maux, dont la pandémie de Covid-19, ces minorités subissent une discrimination accrue, par exemple sous la forme d’un refus d’accès à l’aide alimentaire et médicale.

    La montée d’un suprématisme ethnoreligieux populiste devient une cause majeure de discriminations envers les minorités religieuses, plus particulièrement en Asie, dans des pays à majorité hindoue ou bouddhiste, comme en Inde ou au Sri Lanka.

    Appel de l’Aide à l’Église en Détresse

    Benoît de Blanpré, directeur de l’AED, alerte : « à la lecture de ce rapport, nous pouvons constater combien l’imagination humaine semble sans limite, hélas, pour faire obstacle à la liberté religieuse. L’actualité nous rapporte sans cesse tous ces lieux dans le monde où vivre et exprimer sa foi représente une menace. Ces situations nous concernent tous puisqu’il s’agit d’une entrave à un droit humain fondamental, celui de la liberté de croire. Nous ne pouvons donc pas fermer les yeux face à de tels agissements. Connaître la réalité de ces persécutions et en comprendre les enjeux est un premier pas essentiel. »

    La fondation pontificale appelle les pouvoir publics et religieux ainsi que les citoyens à s’emparer du sujet pour faire avancer lois et consciences vers un plus grand respect de ce droit fondamental.

    Le Rapport 2021 sur la Liberté Religieuse dans le monde est disponible ici :
    www.liberte-religieuse.org

  • Et maintenant, qui demandera pardon au cardinal Barbarin ?

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    De Nicolas Kermabon, Professeur d'Histoire du droit, agrégé des facultés de droit, sur Actu-Juridique.fr :

    Qui demandera pardon au cardinal Barbarin ?

    16/04/2021

    Dans un arrêt du 14 avril, la chambre criminelle de la Cour de cassation vient de mettre un point final à l’affaire dite « Barbarin ». Elle a rejeté le recours des plaignants au motif que l’obligation de dénoncer les atteintes sexuelles sur un mineur « a pour but de lever l’obstacle aux poursuites pouvant résulter de ce que l’âge ou la fragilité de la victime l’ont empêchée de dénoncer les faits ». Or, en l’espèce les victimes étaient en situation de saisir elles-mêmes les autorités compétentes. L’innocence du cardinal Barbarin est donc reconnue par la justice, mais le mal médiatique est fait, dénonce Nicolas Kermabon, professeur d’histoire du droit, agrégé des facultés de droit. 

    L’arrêt qui vient d’être rendu par la Cour de cassation le 14 avril dernier est le dernier épisode de « l’Affaire Barbarin » de laquelle l’ancien archevêque de Lyon sort complètement innocenté. La Cour de cassation vient en effet de rendre un arrêt rejetant le pourvoi des parties civiles et rejoignant pour l’essentiel l’argumentation des juges d’appel qui avait relaxé le 30 janvier 2020 Philippe Barbarin au sujet des accusations d’omissions de porter secours et de non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs. L’affaire judiciaire avait démarré lorsque le Cardinal Barbarin avait été accusé d’avoir « couvert » les abus pédophiles du père Preynat, prêtre condamné le 16 mars 2020 pour des agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans commises dans les années 80 et 90.

    Mais la façon dont Philippe Barbarin sort ainsi totalement blanchi de cette affaire contraste avec la violence avec laquelle il a été sali depuis plusieurs années par le « tribunal médiatique » de la bouche duquel n’est sorti que de la boue. Si l’on peut saluer la sérénité avec laquelle la réalité judiciaire a consacré l’innocence du cardinal, il faut dénoncer avec force le fantasme médiatique qui a contribué en partie à aveugler l’opinion publique.

    Réalité judiciaire

    Au milieu du « brouhaha » médiatique la justice a, il est vrai, œuvré sereinement : à l’origine, au moment où les victimes du père Preynat s’étaient manifestées pour mettre en cause l’ancien Primat des Gaules, le ministère public avait très rapidement classé sans suite les accusations d’omission de porter secours et de non-dénonciation. Le procès, reposant sur du sable, n’a eu lieu que parce que les parties civiles ont cité Philippe Barbarin devant le tribunal correctionnel en 2018. Le tribunal était certes entré en voie de condamnation mais au prix d’un raisonnement très critiquable, qui a ensuite été anéanti en appel. Entre l’arrêt de relaxe du 30 janvier 2020 et l’arrêt de la Cour de cassation du 14 avril 2021, les juges ont démontré sans doute possible l’innocence du cardinal. Pour l’essentiel, les ressorts de cette innocence se trouvent d’abord dans le fait que Philippe Barbarin ne pouvait évidemment pas se voir reprocher ne pas avoir porté secours aux victimes du père Preynat, puisqu’il n’est devenu archevêque de Lyon que près de onze ans après la commission des faits ! Mais surtout, la Cour de cassation a rejoint ce qui était au cœur de la relaxe prononcée en appel. L’ancien archevêque de Lyon ne pouvait vouloir entraver la justice en ne dénonçant pas les agissements du père Preynat, alors qu’au moment où il avait connaissance des faits, toutes les victimes étaient majeures et en état elles-mêmes de porter plainte : « La cassation n’est pas (…) encourue, dès lors que (…) la cour d’appel énonce que les victimes étaient, au moment où les faits ont été portés à la connaissance de M. Y…, en état de dénoncer elles-mêmes et que ce seul motif est de nature à justifier la relaxe ». Pouvait-on, en toute justice, reprocher au cardinal de s’être abstenu d’effectuer une démarche que les parties civiles elles-mêmes n’avaient pas accomplie ?

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  • Bergoglio ou Imbroglio ?

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    Bergoglio 8513869_20171209-142400.jpgNotre confrère « Diakonos.be » publie cette traduction d’un récent article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso :

    « François, le pape qui s’autocontredit. Théorie et pratique d’un pontificat non-infaillible. Bravo à celui qui arrive à comprendre. Lisez plutôt :

    « Prenez quatre éléments : pour apprendre la réalité, il y a le concept et l’intuition et pour expliquer la réalité il y a les deux termes d’une antinomie. Ces quatre éléments entrent en tension entre eux. Nous ne pouvons pas dire que le signe de l’adéquation soit l’équilibre entre la réalité et le fait de la percevoir. Nous devons chercher un signe qui, en lui-même, renferme la tension des quatre éléments. À mon sens, ce signe est la consonance. »

    « La consonance dont le sujet qui connaît a l’expérience en lui-même est, dans ce cas, le reflet de la consonance qu’il y a entre la réalité en soi et la réalité connue. Je m’explique : celui qui connaît a une expérience directe de la consonance qu’il y a entre ce qu’il apprend et ce qu’il exprime. Sur base d’une telle consonance, il peut savoir quand on donne la consonance entre la réalité en elle-même et la réalité apprise. »

    « Saint Ignace utilise cette expérience pour s’assurer du fait qu’un esprit soit bon ou mauvais : la consonance figurée par l’eau qui tombe sur une éponge plutôt que sur la pierre. C’est une consonance ambivalente pour ce qui se réfère à l’identité des esprits, parce qu’il faut prendre son signe positif ou négatif de l’état habituel du sujet, qui soit monte du bien vers le mieux ou qui tombe de mal en pis ».

    Cet extrait que nous venons de citer est le cœur d’un texte inédit de Jorge Mario Bergoglio par lequel « La Civiltà Cattolica » a solennellement ouvert son dernier numéro afin d’en décortiquer le « style d’argumentation ».

    > Interpretare la realtà

    Ce texte remonte aux années 1987-88 et coïncide avec l’apogée du parcours intellectuel du jésuite argentin qui est aujourd’hui pape quand, alors âgé d’un peu plus de cinquante ans, il travaillait à une thèse de doctorat sur la pensée du théologien et philosophe Romano Guardini.

    Cette thèse n’a jamais été achevée, malgré que Bergoglio ait été envoyé en Allemagne pour cette raison. Mais un des chapitres, d’après l’auteur en personne, a été inséré tel quel dans « Evangelii gaudium », le document-programme du pontificat de François. Et il s’agit du chapitre avec les soi-disant « quatre postulats » si chers au pape actuel, selon lesquels le temps est supérieur à l’espace, l’unité prévaut sur le conflit, la réalité est plus importante que l’idée et que le tout est supérieur à la partie.

    À plusieurs reprises, le Pape François a reconnu qu’il avait une dette envers Guardini et en particulier avec son essai de 1925 « Der Gegensatz », en italien « L’opposizione polare ».

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  • La vie édifiante du vénérable cardinal Van Thuân, sous le signe du dévouement à son prochain

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    « Aime-les comme Jésus t’a aimé »: l’appel entendu par le card. Van Thuân

    Flaminia Giovannelli évoque sa « douceur » et sa « simplicité »

    Dans L’Osservatore Romano en italien du samedi 17 avril 2021, Flaminia Giovannelli – sous-secrétaire du dicastère pour le service du développement humain intégral –  rend hommage au cardinal vietnamien dans un article intitulé : « La vie édifiante du vénérable cardinal Van Thuân, sous le signe du dévouement à son prochain. Il abordait le temps présent en le remplissant d’amour ».

    Cet appel à l’amour le cardinal Van Thuan l’a entendu, et c’est d’autant plus frappant, au cours d’une « nuit de désespoir », « devant l’inébranlable mur d’hostilité de ses gardiens de prison ».

    Le lendemain, comme l’a lui-même raconté l’ancien prisonnier des geôles communistes vietnamiennes, « il commença à les aimer » et à les « convaincre qu’il les aimerait même s’ils décidaient de le tuer ».

    S’il a su aimer ses ennemis, le cardinal n’en a pas moins aimé ses amis et ses collaborateurs, « premiers destinataires de ses attentions », affirme l’auteure, qui l’a côtoyé lorsqu’il fut appelé à Rome comme vice-président, puis président du Conseil pontifical Justice et Paix.

    Témoignant de sa « simplicité », de sa « douceur » et de son « affection, ou plutôt de son amour », elle souligne que « le cardinal avait sur son bureau un bouquet de fleurs en tissu, du même nombre que ses collaborateurs, justement, pour les avoir toujours présents dans son esprit et sa prière ».

    Huit ans après sa mort, le 22 octobre 2010, la phase diocésaine de la cause de béatification du cardinal exilé à Rome a été ouverte  au Latran. Et, en 2017, le pape François a autorisé la publication d’un décret de la Congrégation romaine sur le caractère « héroïque » de ses vertus humaines et chrétiennes.

    Voici notre traduction, de l’italien, de l’article de Flaminia Giovannelli.

    HG

    La vie édifiante du vénérable cardinal Van Thuân,

    sous le signe du dévouement à son prochain.

    Il abordait le temps présent en le remplissant d’amour.

    Sa fidélité au siège de Pierre fut un trait typique de la personnalité du vénérable cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuân. En témoigne singulièrement un des nombreux épisodes qui ont constellé son existence marquée par de grandes souffrances qu’il affrontait avec espérance, force et sens de l’humour : l’épisode concernant L’Osservatore Romano. En effet, il racontait qu’une fois, au cours d’une de ses détentions sévères en prison – il passa treize années en prison, dont neuf en isolement – une « dame de la police » lui apporta, enveloppé dans deux pages de L’Osservatore Romano, le petit poisson qui lui était destiné pour le déjeuner. Le cardinal considéra ce fait comme providentiel, au point de nettoyer et de conserver jalousement les deux pages pour pouvoir les relire plusieurs fois.

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  • L'est du Congo menacé par l'islamisation

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Suisse Liechtenstein) :

    République Démocratique du Congo : Les évêques attirent l’attention sur l’islamisation de l’est du Congo

    Camp de Kanyaruchinya pour personnes déplacées à Goma.Image: Église en détresse (AED)

    La Conférence épiscopale congolaise appelle à une nouvelle stratégie de lutte contre les milices rebelles.

    Les évêques catholiques de République Démocratique du Congo déplorent plus que jamais le manque de sécurité dans l’est du pays, ravagé par des milices rebelles. « La situation de l’insécurité à l’Est est un véritable drame qui affecte tout le pays. En effet, on ne peut pas espérer le développement de ce pays tant que l’Est restera sous contrôle des prédateurs », indique le communiqué publié le 8 avril et repris par la Fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED).

    À cet égard, ils demandent aux responsables politiques de réorienter complètement la stratégie politique, militaire et humanitaire du pays afin de lutter contre la crise dans l’Est. Le document résume les résultats d’un voyage de recherche d’une délégation conjointe de la Conférence épiscopale congolaise et de l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique centrale (ACEAC). Le groupe s’était rendu en janvier de cette année dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

    Selon la déclaration, les interlocuteurs des Evêques ont fait aussi allusion au caractère religieux du conflit in Beni-Butembo (Nord-Kivu), notamment à « l’islamisation de la région dans une sorte de stratégie plus profonde d’influence négative sur la politique générale du pays à long terme ». Les évadés parmi les capturés des ADF (Allied Democratic Forces) ont affirmé aux évêques avoir été « contraints à adhérer à l’Islam ».

    Les Evêques attirent l’attention sur les différents types d’intérêts des agresseurs. Les assaillants »se servent des points faibles des Forces Armées régulières pour parvenir à leur but politique ou religieux : l’occupation des terres, l’exploitation illégale des ressources naturelles, l’enrichissement sans cause, l’islamisation de la région au mépris de la liberté religieuse etc. »

    Selon le communiqué, les victimes se comptent par milliers : plus de 6.000 morts à Beni depuis 2013 et plus de 2.000 à Bunia pour la seule année 2020. On compte également au moins 3 millions de déplacés et environ 7.500 personnes kidnappées.

    Les évêques déplorent en particulier l’absence de toute autorité de l’État. « La population a le sentiment d’être abandonnée. Les promesses du Gouvernement central quant au rétablissement rapide de la paix sont nombreuses, mais plusieurs sont souvent restées sans effets », expliquent-ils.

    La mission de paix de l’ONU, la MONUSCO, est accusée de passivité et même de complicité par la population, expliquent les Evêques. Sa présence suscite de plus en plus de suspicion et de scepticisme parce qu’elle n’a pas réussi à stopper les massacres, même quand cela se passe à quelques mètres de positions des forces onusiennes.

    Après des massacres sanglants de civils, l’évêque catholique de Butembo-Beni avait déjà lancé en janvier un appel à la communauté internationale pour qu’elle entende le « cri de souffrance » de son pays. Dans un message vidéo transmis à la Fondation pontificale AED, Mgr Melchisédech Sikuli Palukuavait textuellement déclaré : « J’espère qu’ici, les pauvres pourront être aidés. Nous nous sentons abandonnés face au chemin de croix que nous vivons depuis des années ».

    Depuis des années, cette région de l’est de la République Démocratique du Congo, qui est riche en ressources naturelles, est victime de rebelles originaires d’Ouganda de la milice « Allied Democratic Forces » (ADF). Et il y a encore beaucoup d’autres milices. Cela fait des années que l’armée congolaise et la MONUSCO, mission de maintien de la paix de l’ONU, ne parviennent pas à pacifier la région.

  • Le linceul de Turin : nouvelles avancées

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    De Wlodzimierz Redzioch sur le Daily Compass :

    Le linceul qui enveloppait Jésus : les dernières découvertes

    19-04-2021

    Le Suaire est une relique pour les croyants, tandis que pour les scientifiques, il s'agit d'un objet mystérieux qui anime leur débat permanent. Emanuela Marinelli s'en occupe depuis des années, en tant qu'experte mais aussi en tant que croyante qui nous rappelle l'histoire du tissu et les dernières découvertes, indiquant le Crucifix réalisé par Monseigneur Giulio Ricci comme l'une des représentations les plus "véridiques".

    Le Linceul est un objet unique : pour les fidèles, il s'agit d'une icône et d'une relique qui a enveloppé le corps de Jésus, pour les scientifiques, c'est un objet mystérieux qui anime le débat permanent des spécialistes. Le professeur Emanuela Marinelli s'occupe du suaire depuis des années, en tant que scientifique mais aussi en tant que croyante. Elle a écrit de nombreux livres sur le linge sacré, dont le dernier a été édité et intitulé par elle "Nuova luce sulla Sindone. Storia, scienza, spiritualità" (Nuova luce sulla Sindone - Edizioni Ares) offre une approche multidisciplinaire du sujet. Nous lui avons posé une série de questions pour rappeler à la fois l'histoire et les dernières découvertes scientifiques concernant le Linceul.

    Professeur, est-il vraiment possible que le Linceul soit le drap qui a enveloppé le corps du Christ descendu de la croix ?

    Les études réalisées sur le Linceul conduisent à cette conclusion, à savoir qu'il s'agit précisément du drap funéraire de Jésus-Christ. Pour vérifier scientifiquement la vraisemblance de l'identification de l'Homme du Linceul avec Jésus, il faut comparer les informations fournies par les Évangiles avec ce qui est observé sur le Linceul. Une fois l'existence de caractéristiques communes établie, il est possible de recourir à la confirmation du calcul de probabilité. C'est ce qu'a fait le mathématicien Bruno Barberis, professeur à l'Université de Turin. Une probabilité a été attribuée à chacune des caractéristiques communes à Jésus et à l'Homme du Linceul. Au terme de ce calcul, la probabilité que ces caractéristiques se retrouvent toutes ensemble sur le même homme qui a subi le supplice de la crucifixion s'est avérée être égale à 1 sur 200 milliards. Cela signifie que sur 200 milliards de crucifixions, il n'y en a peut-être eu qu'une seule qui possédait les caractéristiques communes à l'Homme du Suaire et à Jésus. Puisqu'il est clair que dans l'histoire de l'humanité il n'y a peut-être pas eu 200 milliards de crucifixions, le calcul effectué nous permet de conclure que la probabilité qu'un crucifix présentant ces caractéristiques soit unique est très élevée et que par conséquent l'Homme du Suaire est réellement Jésus.

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  • Egypte : une nouvelle victime chrétienne des jihadistes de l'Etat islamique

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    De Vatican News :

    19 avril 2021

    Un chrétien copte et deux membres d’une tribu locale tués au Sinaï

    Des jihadistes du groupe État islamique (EI) au Sinaï en Égypte ont tué par balles un chrétien égyptien et deux hommes d'une tribu, selon une vidéo de leur exécution diffusée sur les réseaux sociaux.

    La vidéo publiée samedi 17 avril par le groupe jihadiste responsable de nombreuses exactions montre l'exécution effroyable de trois hommes: on y voit un chrétien copte égyptien de 62 ans tué à bout portant par un jihadiste s'en prenant aux chrétiens d'Égypte, qu'il accuse de soutenir l'armée égyptienne.

    Dans un communiqué diffusé dimanche, l'Église copte a identifié l'homme exécuté comme Nabil Habashi Salama, en précisant que ce copte avait été enlevé il y a cinq mois par «des éléments takfiris», terme utilisé pour désigner des islamistes extrémistes.

    Dans la même vidéo, deux jeunes présentés comme des membres de la tribu locale des Tarabine sont également tués par balles dans le désert. Ils sont accusés par les jihadistes d'avoir pris part à des combats au côté de l'armée égyptienne.

    Les coptes, minorité régulièrement cible de violences

    L'EI a revendiqué ces dernières années plusieurs attentats sanglants contre les chrétiens coptes, la plus grande minorité religieuse au Moyen-Orient. Ils constituent selon les estimations entre 10 et 15% des quelque 100 millions d'habitants que compte l'Égypte, pays en grande majorité musulman. La dernière attaque remontait au 2 novembre 2018, lorsqu’à Minya, un autocar transportant des pèlerins coptes vers un monastère de Haute-Égypte fut visé par balles. Cet attentat fit 7 morts et 14 blessés.

    Depuis février 2018, l'armée égyptienne mène une opération d'envergure pour tenter de déloger les groupes extrémistes - dont "l'EI-Province du Sinaï" - qui sévissent principalement dans le nord de la péninsule du Sinaï.

  • Vatican : des invités pas très catholiques pour la prochaine Conférence sur la Santé

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    17 avril 2021

    Le Vatican accueillera Chelsea Clinton, le Dr Fauci, les PDG de Moderna et Pfizer et d'autres stars et milliardaires pour sa 5e conférence sur la santé

    Le Vatican a annoncé la tenue de sa cinquième conférence internationale sur la santé, intitulée « Explorer l'esprit, du corps et de l'âme », qui accueillera un grand nombre d'orateurs mondialistes et favorables à l'avortement, tels Chelsea Clinton, vice-présidente de la Fondation Clinton, qui entretient des liens étroits avec les avorteurs industriels de Planned Parenthood, les PDG des sociétés Pfizer et Moderna, qui fabriquent des vaccins au moyen de lignées de cellules obtenues à partir de fœtus avortés, le directeur des National Institutes of Health des États-Unis et le Dr Anthony Fauci, artisan du confinement et de la dictature sanitaire version US. L’événement, qui aura lieu en ligne du 6 au 8 mai, a pour principal organisateur le Conseil pontifical pour la culture sous la responsabilité du cardinal Ravasi.
     
    Mais la Cura Foundation est aussi impliquée, comme lors de conférences précédentes dans ce cycle. Si elle ne soutient pas la recherche sur les cellules souches embryonnaires sur son site, cette organisation philanthropique explique : « Nous stimulons le changement par la génomique, l'intelligence artificielle et les big data, afin de soutenir et de concrétiser la révolution de la médecine régénérative. – Nous sommes les champions des corps sains résistants aux maladies. Nous nous efforçons d'aider les gens à vivre plus longtemps, mieux et sans souffrance. »
     
    Parmi les intervenants figurent des noms aussi éminents que divers. Si les PDG de Moderna et de Pfizer sont probablement invités en tant que développeurs du vaccin anti-COVID, il faut noter que Pfizer produit et commercialise des pilules abortives. Et que le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, est entré dans le classement Forbes des milliardaires français grâce à la pandémie… On notera que le directeur du National Institute of Health (NIH), Francis Collins préconise l'utilisation de tissus fœtaux dans des projets de recherche. Le directeur de Google Health, David Feinberg s’exprimera lui aussi : au nom des projets du groupe Alphabet en matière d’intelligence artificielle et de traitement des données des patients – une activité qui a déjà suscité quelques scandales médiatiques ?
     
    Egalement invité à la conférence du Vatican : le PDG de Salesforce, Marc Benioff, ce milliardaire qui s'est offert le magazine Time en 2018 consacre également 1 % du capital, du temps de travail et des produits Salesforce à des « œuvres de charité ». « Les causes qu’il soutient sont variées : égalité homme/femme, LGBT, anti-racisme », note L’Echo, média belge. A tu et à toi avec « l’élite » mondialiste et libérale, sa société a interdit les courriels des républicains et de la campagne Trump à la suite des manifestations du 6 janvier au Capitole, et même toute interrogation à propos de l'élection américaine de 2020. Time le décrit comme « l'un des dirigeants les plus ardents » pour la défense des LGBT. 
     
  • 19 avril 2005 : l'élection de Benoît XVI

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    BÉNÉDICTION APOSTOLIQUE "URBI ET ORBI"

    PREMIER SALUT DU PAPE BENOÎT XVI

    Loge des bénédictions de la Basilique Vaticane
    Mardi 19 avril 2005

    Chers frères et chères sœurs,

    après le grand Pape Jean Paul II, Messieurs les Cardinaux m'ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur.

    Le fait que le Seigneur sache travailler et agir également avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets à vos prières, dans la joie du Christ ressuscité, confiant en Son aide constante.

    Nous allons de l'avant, le Seigneur nous aidera et Marie, Sa Très Sainte Mère, est de notre côté. Merci.

  • Quand des scientifiques travaillent à la création d’embryons mi-homme mi-singe

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    De Laurent Alexandre sur Atlantico via ce blog :

    18 avril 2021

    FRANKENSTEIN, LE RETOUR ?…

    Des scientifiques travaillent à la création d’embryons mi-homme mi-singe

    Pour le groupe de chercheurs américains, chinois et espagnols qui a fait état de progrès significatifs dans la création de chimères à partir de cellules humaines, les bénéfices du projet surpassent le vertige éthique qu’il suscite. 

    Atlantico : Un groupe de chercheurs américains, chinois et espagnols a fait état de progrès significatifs dans la création de chimères homme-singe à partir de cellules humaines. Le terme chimère, d’origine mythologique, n’est pas forcément clair pour le grand public. De quoi s’agit-il exactement ?

    Dr Laurent Alexandre : Pour l’instant, nous restons à un stade pré-embryonnaire puisque les embryons ont été tués à 20 jours. Il a été injecté dans des embryons de singes des cellules souches humaines. Ces cellules se sont développées, se sont intégrées dans l’embryon de singe et ont donc modifié sa structure en le rendant chimérique.

    C’est-à-dire que cet embryon comportait à la fois des cellules de singe et des cellules humaines. On a observé que les cellules se multipliaient et que les cellules humaines communiquaient avec les cellules de singe dans cet embryon chimérique. L’expérimentation n’est pas allée jusqu’à fabriquer un animal chimérique qui aurait comporté à la fois des caractéristiques humaines et des caractéristiques simiesque pour plusieurs raisons psychologiques, éthiques, politiques.

    Si on obtenait un animal intermédiaire entre les capacités intellectuelles de l’homme et celles du singe, qu’en ferait-on ? Quelle serait sa place future ? Dans une prison ? Dans une maison ? Dans un laboratoire ? Dans un zoo ?

    Que ferait-on d’hommes ayant une intelligence intermédiaire entre le singe et l’homme ? Que ferait-on de cet animal qui serait l’équivalent d’un handicapé grave sur le plan intellectuel, qui, probablement, n’aurait pas le langage, ou aurait du mal à l’acquérir, à la fois pour des raisons intellectuelles mais aussi à cause de la forme de son larynx ? Toutes ces raisons  font qu’on a limité à vingt jours la durée de vie de ces embryons chimériques. Juridiquement, à supposer que les embryons aient été réimplantés chez une femelle singe et auraient pu donner des bébés, s’ils avaient été viables, les problèmes éthiques n’auraient pas été réglés. La place d’une telle chimère dans la société n’est pas du tout claire à ce stade.

    Il est hautement probable que de telles chimères permettraient d’être des réservoirs d’organes qui ne seraient pas rejetés par les êtres humains, c’est à dire qui ne nécessiteraient pas de traitements immunosuppresseurs. Est-il licite de faire des fermes industrielles de singes humanisés avec des caractéristiques humaines pour leur prendre leurs organes à l’âge adulte ? Prendre des organes chez les animaux, ce n’est déjà pas très simple sur le plan politique et idéologique, alors le faire sur des singes qui auraient peut être des caractéristiques intellectuelles se rapprochant des êtres humains, ça pose des questions encore plus difficiles.

    En effet, ce processus chimérique ne peut pas ne pas avoir de conséquences sur le cerveau de l’animal s’il arrive à terme. Il y aurait probablement une augmentation des capacités intellectuelles par rapport aux singes ou une diminution des capacités intellectuelles par rapport à l’humain qui a donné ses cellules souches.

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