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BELGICATHO - Page 5

  • Saint Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840)

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    19960602_jean-gabriel_perboyre.jpgJean-Gabriel Perboyre (1802-1840) 
    martyr, de la Congrégation de la Mission

    (http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19960602_perboyre_fr.html) 

    Les années de formation

    Rien n'arrive par hasard. Ni la vie, ni la mort, ni la vocation. JEAN-GABRIEL PERBOYRE naquit à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802, dans une famille qui donna à l'Église trois Lazaristes et deux Filles de la Charité. Dans un tel environnement, il respira la foi, il reçut des valeurs simples et saines et comprit le sens de la vie comme un don.

    Dans l'adolescence, celui " qui appelle chacun par son nom " semblait l'ignorer. Il s'adressa à son frère cadet pour qu'il entre au séminaire. On demanda à Jean-Gabriel d'accompagner le petit frère durant quelque temps, en attendant qu'il s'habitue à son nouveau cadre. Il y était arrivé par hasard et il aurait dû en sortir vite. Mais le hasard révéla aux yeux étonnés du jeune homme des horizons insoupçonnés et que sa voie était ici au séminaire.

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  • Un moine de Solesmes dénonce l'ostracisme anti-latin et anti-grégorien

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    Qui n'en a déjà fait l'expérience : dès qu'il s'agit d'introduire un peu de latin ou de grégorien dans les célébrations liturgiques, on se heurte à l'opposition des responsables de l'animation liturgique de nos paroisses qui considèrent que de telles introductions constitueraient un retour en arrière totalement insupportable.

    L'opinion du Frère Patrice Mahieu, moine bénédictin de Solesmes, publié dans La Croix :

    « L’ostracisme anti-latin et anti-grégorien persiste en France malgré les textes clairs de Vatican II »

     

    À l’heure où le pape Léon XIV œuvre pour la communion ecclésiale, frère Patrice Mahieu, bénédictin de Solesmes, pointe un paradoxe : le latin et le grégorien, pourtant défendus par Vatican II, restent marginalisés dans de nombreux diocèses français. Il appelle à une pacification liturgique.

     

    Les réflexions et contributions visant à retrouver une unité liturgique suivent leur cours, avec bonheur. Il s’agit souvent d’analyses et de propositions approfondies, fondées sur une bonne connaissance de la science liturgique. Ces lignes seront plus modestes et s’en tiendront à une simple réflexion pastorale.

    Avant même de prendre en considération le rite utilisé pour la célébration de la messe, nombre de fidèles souhaitent trouver un climat de prière et d’adoration, une célébration qui aide à nourrir le sens du sacré qui permet une vie spirituelle profonde. Pour certains, les marqueurs principaux sont le latin et le chant grégorien ; il se peut même qu’ils ne distinguent pas bien les deux rites.

    Une attente de latin et chant grégorien

    Je me souviens d’un dimanche de juin, où je venais de concélébrer, avec un père abbé, la messe conventuelle dans un monastère de la congrégation de Solesmes. C’était le missel de Paul VI, intégralement en latin et chant grégorien, avec les seules lectures, l’homélie (!) et la prière universelle en langue vernaculaire. Nous avions pris le canon romain.

    Une fidèle me rejoignit à la sortie de la messe et, en me saluant chaleureusement, s’exclama : « Merci, mon père, pour cette très belle messe tridentine ! » Je lui répondis en lui disant ma joie qu’elle ait pu prier de façon à élever son cœur vers Dieu et lui demandai ensuite : « Qu’est-ce qui vous fait dire que c’était une messe tridentine ? » La réponse fut la suivante : « Vous avez pris le canon avec tous les saints… »

    Voilà ce qu’attendent des fidèles qui se tournent vers le missel tridentin. Certains fidèles n’en demandent pas plus. Leur attente est légitime. Si elle n’est pas accueillie, peut-être seront-ils tentés de trouver ce climat liturgique à n’importe quel prix, y compris dans une participation à la liturgie eucharistique même si le célébrant n’est pas en communion avec l’évêque de Rome.

    Un attachement légitime

    J’appartiens à une génération qui a vécu à la fin des années 1960 et durant les années 1970 un rejet du latin et du chant grégorien, alors même que les principes énoncés dans Sacrosanctum Concilium sont clairs : « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins » (SC 36,1) et « toutefois, soit dans la messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place ». (SC 36,2)

    Un peu plus loin, on lit : « L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place » (SC 116).

    Ce n’est pas le lieu ici de revenir sur la façon dont la réforme liturgique a été mise en place, sur le rôle des commissions conciliaires et post-conciliaires, sur les interventions des autorités ecclésiastiques. Il y aurait certainement beaucoup d’enseignements à en tirer.

    Reste que certains fidèles ont toujours été attachés à la langue latine et au chant grégorien. Cet attachement est légitime, car sanctionné par des documents ayant le plus haut degré d’autorité. Une insatisfaction de ces fidèles, encore maintenant, devrait être prise en compte.

    Un certain ostracisme « anti-latin »

    Nous pourrions nous demander si en France, en juin 2026, chaque diocèse compte suffisamment de messes célébrées intégralement en latin, suivant l’ordo en vigueur, accompagné par le chant propre de l’Église romaine, le chant grégorien.

    D’autre part, les séminaristes qui le souhaitent peuvent-ils facilement être formés à la célébration de la messe conciliaire en latin ? N’y a-t-il pas encore des blocages qui rendent impossible, de façon habituelle, une célébration de la messe en latin telle qu’elle est prévue par le concile ?

    Il n’est évidemment pas question de revenir au tout latin, et l’on voit l’effet pastoral bienfaisant, et la légitimité, qu’a l’utilisation des langues vernaculaires, mais ne rencontre-t-on pas toujours un certain ostracisme « anti-latin » ? De telles attitudes, ou un manque d’initiatives dans le sens de l’accueil des textes du concile, favorisent-ils la communion à laquelle le Saint-Père Léon XIV est si attaché et qu’il cherche à affermir et à entretenir ?

    Pour une pacification liturgique

    Les interventions les plus importantes de l’abbé de Solesmes de l’époque, dom Jean Prou, au concile, concernèrent la restauration de la concélébration qu’il appelait de ses vœux, la défense de la langue latine et du chant grégorien. Le texte conciliaire sur la liturgie montre que la pensée de dom Prou fut largement partagée par les Pères.

    De même, saint Paul VI, durant son pontificat n’a cessé de donner des indications pour que le latin ne soit pas évacué de la liturgie, et que les fidèles de tout pays puissent continuer à chanter en latin certaines parties de l’ordinaire de la messe (gloria, credo, pater…).

    Le climat actuel n’indiquerait-il pas qu’il y aurait une fécondité à ce que ces points du concile soient de nouveau présentés et reçus ? Ne serait-ce pas une contribution importante à la pacification des cœurs, à une pacification liturgique ?

  • Quand un évêque ne peut se résigner à ce qu'il n'y ait plus de prêtres

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    De Tribune Chrétienne :

    Cardinal François Bustillo : « Je ne peux me résigner à ce que la Corse n’ait plus de prêtres »

    Cardinal François Bustillo - capture
    Cardinal François Bustillo - capture
    L’évêque d’Ajaccio refuse de regarder passivement la raréfaction des vocations sacerdotales : pour lui, la foi populaire corse doit demeurer une source de renouveau et non le souvenir d’un christianisme disparu

    Dans le troisième tome de ses Carnets corses, à paraître le 16 septembre prochain chez Fayard, Son Eminence François Bustillo livre une méditation pastorale sur la Corse, ses confréries et l’avenir de ses paroisses. La Corse est une terre où la foi ne se laisse pas aisément réduire aux statistiques. Elle s’exprime dans les processions, les fêtes patronales, les chants, les confréries, les églises de village et l’attachement profond aux saints protecteurs. Mais cette ferveur populaire ne doit pas masquer l’inquiétude qui traverse l’Église insulaire : les prêtres sont peu nombreux, souvent âgés, et les communautés chrétiennes risquent de se retrouver privées de la présence sacramentelle qui les fait vivre.

    C’est cette préoccupation que le cardinal François Bustillo exprime dans le troisième tome de ses Carnets corses, le prélat porte une vision très concrète de l’Église : sans prêtres, il n’y a plus de célébration régulière de l’Eucharistie, plus de confession accessible, plus de présence pastorale stable auprès des familles, des malades et des mourants.

    L’évêque d’Ajaccio ne parle pas ici d’une fonction qu’il faudrait seulement maintenir par tradition. Le prêtre n’est pas un organisateur de cérémonies ni le gardien d’un patrimoine local. Il est celui qui rend présent le Christ dans les sacrements, annonce l’Évangile et rassemble le peuple chrétien. Lorsque les prêtres disparaissent, ce n’est pas seulement une institution qui s’affaiblit : c’est la vie chrétienne elle-même qui risque de se dissoudre.

    La Corse connaît pourtant une réalité que bien des diocèses français pourraient regarder avec attention : les confréries. Dans son livre, l’évêque d’Ajaccio les décrit comme une présence familière et vivante. Elles accueillent, prient, chantent, portent les statues des saints, accompagnent les processions et donnent à la foi une expression incarnée dans les villages : Elles sont souvent les premières à maintenir le lien entre les générations.

    Mais le cardinal ne les idéalise pas. Les confréries ne peuvent pas devenir le substitut d’une Église sacramentelle. Elles soutiennent la foi, elles la rendent visible, elles transmettent un héritage ; elles ne remplacent ni la messe ni le ministère sacerdotal. Toute la question est là : comment faire de cette vitalité populaire un terreau pour les vocations, et non un décor religieux survivant à la disparition progressive des prêtres ?

    L’enjeu dépasse largement la Corse. Dans de nombreux territoires ruraux, l’Église est confrontée à la même tentation : s’habituer à l’absence. On s’habitue à des messes de plus en plus rares, à des paroisses toujours plus vastes, à des prêtres contraints de courir d’un clocher à l’autre. On s’habitue à demander aux laïcs de compenser ce qu’ils ne peuvent pourtant pas accomplir. On finit parfois par parler de cette situation comme d’une fatalité historique. Le cardinal Bustillo refuse cette résignation. Son propos n’est pas nostalgique. Il ne rêve pas d’un temps où chaque village aurait eu son curé et où la pratique religieuse structurait naturellement toute la vie sociale. Il pose plutôt une question de foi : croyons-nous encore que Dieu appelle des hommes à donner leur vie pour le sacerdoce ? Et créons-nous les conditions humaines, spirituelles et ecclésiales pour que cet appel puisse être entendu ?

    Une vocation ne naît pas dans l’abstrait. Elle mûrit dans des familles chrétiennes, au sein de paroisses priantes, auprès de prêtres heureux de leur ministère, dans une Église qui ose demander à des jeunes : « As-tu pensé à donner ta vie au Christ ? » La crise des vocations est aussi, d’une certaine manière, une crise de la confiance et de l’audace missionnaire.

    La Corse garde une mémoire chrétienne puissante. Ses confréries, ses pèlerinages et ses traditions ne sont pas des vestiges à conserver sous verre. Ils peuvent redevenir des chemins d’évangélisation, à condition que le peuple chrétien ne se contente pas d’honorer le passé, mais accepte d’en tirer une responsabilité pour l’avenir. « Je ne peux me résigner », écrit le cardinal Bustillo. Cette phrase vaut sans doute pour toute l’Église de France : la pénurie sacerdotale est un défi immense, mais elle ne dispense jamais de prier, d’appeler et d’espérer.

    Le livre est d’ores et déjà disponible en précommande

  • Le pape dénonce les excès de l’individualisme

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    Le pape Léon XIV a mis en garde mercredi contre un « paradoxe » dans les sociétés occidentales où une importance croissante accordée à la liberté individuelle coexiste avec une peur de plus en plus répandue d'être jugé.

    S’adressant à des évêques de différents pays amis du Mouvement des Focolari, le pape a mis en garde contre les effets de l’individualisme en Occident, « où les réseaux autrefois stables de la famille, de l’amitié et de la communauté cèdent la place à une fragmentation accrue ». (source)

    (...) Je pense aussi à la situation ici en Occident, désormais excessivement marquée par les effets de l’individualisme, là où les réseaux familiaux, amicaux et communautaires autrefois stables laissent place à une plus grande fragmentation, et où la liberté est de plus en plus présentée comme une autonomie absolue – la capacité à poursuivre le bonheur sans aucune limites morales, naturelles voire humaines (cf. Lettres encyclique Magnifica humanitas, n. 118).

    Nous observons pourtant un paradoxe. Malgré l’importance accordée à la liberté individuelle, les gens se sentent aujourd’hui moins libres d’être eux-mêmes ou de suivre leurs idéaux les plus élevés, en raison de leur peur dissimulée d’être jugés ou ne pas rentrer dans le moule. De plus, cette peur de s’ouvrir aux autres, qui accentue le sentiment de division, nous prive en ultime analyse du bonheur pour lequel nous avons été créés, étant donné que nous sommes créés à l’image du Dieu un et trine, qui est lui-même une communion de personnes – Père, Fils et Saint-Esprit. En révélant le cœur du Père, le Christ nous montre la signification la plus profonde de notre existence, de nos relations et de la voie vers le bonheur. À travers le don de l’Esprit, nous sommes devenus des enfants de Dieu, partageant la vie divine, et de cette communion avec Dieu découle notre communion les uns avec les autres en tant que frères et sœurs dans le Christ. Telle est l’Église, un mystère de communion (cf. Dicastère pour la Doctrine de la foi, Communionis Notio, n. 3), le signe et le levain d’unité pour votre monde. 

    (...)

  • Le pape Léon XIV adresse un message aux futurs mariés : l'amour n'est pas un sentiment, mais un choix

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    De Nicolás de Cárdenas sur ACIPrensa :

    Le pape Léon XIV adresse un message aux futurs mariés : l'amour n'est pas un sentiment, mais un choix

    9 septembre 2026

    Le pape Léon XIV livre une réflexion sur l’amour humain dans la préface de la nouvelle édition du « YouCat. L’amour pour toujours », et souligne qu’il ne s’agit pas d’un sentiment éphémère, mais d’une décision, d’un cheminement et d’une alliance pour toute la vie.

    Cette version du catéchisme dédiée aux jeunes qui se préparent à vivre leur vocation au mariage devrait paraître en novembre prochain ; il s’agit de la première à comporter une préface du Souverain Pontife augustinien. La première édition de ce catéchisme avait été publiée une semaine après le décès du pape François, en mai 2025.

    « Votre cœur aspire à l’amour. Un amour profond, passionné et durable », souligne Léon XIV au début du texte d’introduction, précisant que ce désir n’est pas le fruit du hasard, mais qu’il « est le signe que vous avez été créés pour l’amour ».

    À propos de cet enseignement, que saint Augustin a résumé dans sa célèbre expression « notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en toi », le Souverain Pontife souligne que « Dieu lui-même peut se rendre présent dans l’amour humain et le transformer » de telle sorte qu’« il nous accorde la capacité d’aimer comme lui : en servant, dans un don généreux de soi et, si nécessaire, en pardonnant ».

    Dans le cas de l’amour entre un homme et une femme, poursuit le Pape, « il peut transpercer le cœur comme une flèche, avec fougue et rapidité », mais il ne s’arrête pas là, car « ce n’est pas un sentiment éphémère et passager ».

    « C’est bien plus que cela — ajoute le Souverain Pontife —. C’est un “oui” profond à l’autre, une décision, un chemin et une alliance pour toute la vie » lorsqu’il reflète l’amour de Dieu.

    Aimer jusqu’à la mort, l’ADN du christianisme

    Le Souverain Pontife profite également de l’occasion pour expliquer aux jeunes que le mariage révèle quelque chose du mystère divin : « Lorsqu’un homme et une femme se donnent entièrement l’un à l’autre dans l’amour, Dieu prend vie au milieu d’eux. Leur fidélité, leur pardon et leur lutte quotidienne pour le bien sont un reflet de l’amour du Christ pour son Église ».

    De plus, Léon XIV a encouragé les jeunes à ne pas avoir peur de la profondeur du « grand amour » auquel ils sont appelés, car « il est suffisamment fort pour surmonter les difficultés et assez grand pour vous soutenir tout au long de votre vie ».

    Cet amour « n’est pas parfait, mais il grandit à la lumière de la foi », c’est « un don de Dieu que nous ne pouvons pas produire par nous-mêmes » et, contrairement à l’amour humain entaché de désirs égoïstes, « il est désintéressé, patient et bienveillant, et possède toutes ces merveilleuses qualités que saint Paul énumère dans la Lettre aux Corinthiens ».

    Pour le Souverain Pontife, « c’est en contemplant la croix de Jésus-Christ que nous voyons la plus belle image du véritable amour », où se confirme qu’« il nous aime tant qu’il était prêt à mourir pour nous. C’est là l’ADN du christianisme, le commandement du Christ ».

    Enfin, le Souverain Pontife salue le contenu du YouCat. « L’amour pour toujours », à travers de nombreux témoignages de jeunes issus de plus de 30 pays, atteste « que l’idéal auquel le Christ nous appelle est un trésor fascinant » et constitue une invitation à ouvrir son cœur « à un projet qui dépasse tout rêve humain ».

    Il sert de préparation à un « oui » qui ne vaut pas seulement pour un jour, mais pour toute la vie ; un « oui » qui, à l’image de l’amour de Dieu, est infatigable et fidèle », conclut Léon XIV, avant de prier pour que les jeunes répondent « avec confiance et courage à la plus belle de toutes les vocations : la vocation à l’amour ».

    Nicolás de Cárdenas : né en 1980, je suis un mari et père de famille espagnol, ainsi qu’un journaliste comptant plus de 20 ans d’expérience dans la presse écrite et numérique, spécialisé dans l’actualité sociopolitique et religieuse. J'ai travaillé pendant plus de 10 ans dans la défense des droits de l'homme et je suis titulaire de diplômes en journalisme et en communication intégrale. Depuis juillet 2022, je suis correspondant d'ACI Prensa et d'EWTN Noticias en Espagne, où je couvre les événements internationaux de l'Église catholique.

  • Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïde a été découverte

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    De kath.net/news :

    Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïda a été découverte.

    10 septembre 2026

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Une équipe d'archéologues dirigée par le Dr Steven Notley est « absolument » certaine d'avoir découvert la ville biblique de Bethsaïda, où Jésus a accompli de nombreux miracles. Le site, situé sur les rives du lac de Tibériade, est aujourd'hui connu sous le nom d'El-Araj, rapporte le New York Post .

    Cet été, lors de la dixième campagne de fouilles, les archéologues ont mis au jour des lampes, des produits cosmétiques, des pièces de monnaie et de nombreux autres artefacts. Selon Notley, ces découvertes confirment l'hypothèse selon laquelle la cité serait l'ancienne Bethsaïda.

    L'ensemble des pièces collectées dans toute la ville dresse le portrait historique du site antique. À chaque saison, ce portrait se précise, écrit le Dr Notley sur son blog.

    « Tout ce que nous avons mis au jour confirme et soutient cette identification. Rien ne la remet en cause », a déclaré le Dr Notley au Daily Mail.

    La dixième campagne de fouilles, qui vient de s'achever, a permis d'affiner notre compréhension de Bethsaïda, ou Julias, nom que lui donnèrent plus tard les Romains, notamment pour la période du Ier au IIIe siècle de notre ère. Des indices laissent également penser que les vestiges d'un établissement hellénistique se trouvaient sous Bethsaïda.

    Les archéologues ont également découvert de la poterie en grès calcaire et plusieurs lampes hérodiennes intactes, fabriquées exclusivement à Jérusalem avant 70 après J.-C. Ce sont là des indices clairs de la présence juive dans la ville au cours du premier siècle, période durant laquelle elle s'est développée à partir de Bethsaïda pour devenir une cité romaine appelée Julias, écrit Notley.

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Selon la tradition biblique, Jésus guérit un aveugle à Bethsaïda et nourrit des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. Les apôtres Pierre, André et Philippe étaient originaires de Bethsaïda.

    Les archéologues du Centre d'étude du judaïsme ancien et des origines chrétiennes travaillent à El-Araj depuis 2016. Au fil des années, ils ont découvert des mosaïques, des églises et d'autres bâtiments, ainsi que de nombreux artefacts.

  • Le Linceul de Turin a été pendant des siècles le seul cliché en négatif au monde

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    D'Olivier Bonnassies sur 1000 raisons de croire :

    Le Linceul de Turin a été pendant des siècles la seule image en négatif au monde

    Le concept de « négatif photographique » n’a été inventé qu’au XIXe siècle, quand Nicéphore Niepce a pris la toute première photo. Sur le sel d’argent qu’il avait mis en face de la lentille recevant l’image de sa maison, s’est en effet imprimée une image tout à fait inattendue : les noirs étaient blancs, les gris clairs étaient gris foncé et inversement. On n’avait jamais vu ça, personne n’y avait jamais pensé, et il a fallu trente ans pour trouver un procédé permettant de retrouver une image en positif à partir de ce négatif. Ainsi, avant le XIXe siècle, on ne connaît, dans l’histoire du monde, aucune image d’aucune sorte qui soit en négatif, sauf une seule : celle qui est imprimée sur le Linceul de Turin. Comment expliquer cela ? D’où cette image peut-elle alors venir ? En réalité, seules la Passion et la Résurrection du Christ peuvent expliquer cette image qui est donc une preuve supplémentaire de la vérité de la foi chrétienne.


    Les raisons d'y croire

    • L’image en négatif ne peut avoir une cause humaine, puisque ne pouvant être conçue, elle était inconcevable.
    • Elle ne semble pas non plus avoir une cause naturelle commune, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, on retrouverait alors dans l’Histoire d’autres images proches ou comparables... Or, il n’y en a strictement aucune. Absolument rien.
    • N’étant ainsi a priori ni humaine, ni naturelle, la cause de production de l’image du Linceul est donc très logiquement surnaturelle. Et l’argument décisif est que cette représentation, absolument unique et singulière, implique impérativement une cause également unique et singulière.
    • On constate, en plus, que l’image est aussi la seule à décrire admirablement un grand nombre de détails de la Passion du Christ, dont beaucoup étaient inconnus ou inconcevables au Moyen Âge. Tout est donc cohérent avec l’explication de l’authenticité du Linceul.
    • En conclusion, l’événement de la Passion et de la Résurrection du Christ apparaît comme le seul événement absolument singulier qui explique de façon rationnelle, cohérente et logique la production de cette image unique.

    En savoir plus

    L’Association Marie de Nazareth a publié à ce sujet une petite étude, une vidéo YouTube et une présentation  montrant que tous les autres éléments du dossier (500 000 heures d’analyses scientifiques de haut niveau, les analyses historiques, le test au carbone 14, les témoignages, les raisonnements) collent parfaitement avec cette conclusion, et qu’aucune autre n’est possible. Cette singularité absolue du Linceul supposant une cause, elle aussi, absolument singulière permet vraiment de conclure avec certitude, au-delà de tout doute raisonnable.

    Avant le Linceul, bien des éléments attestaient déjà de la Résurrection du Christ  :

    • Le témoignage des apôtres qui n’ont jamais renié, jusqu’au martyre.
    • Le témoignage des cinq cents autres témoins, et de tous les disciples qui les ont suivis sans hésiter.
    • Toute la période de la naissance de l’Église jusqu’à la conversion de l’Empire romain, qui ne peut s’expliquer autrement que par la foi en la Résurrection du Christ.
    • Et les innombrables apparitions et interventions du Christ, de sa Mère et des saints, à chaque époque de l’Histoire, par lesquelles sans cesse Jésus se révèle toujours vivant, etc.

    Il n’y a cependant qu’une seule preuve matérielle et il ne pouvait y en avoir qu’une seule. Pourquoi ?

    • Parce qu’au moment décisif, et singulier entre tous, où le corps physique, terrestre, du Christ est transformé en corps glorieux, il n’y avait qu’un seul objet matériel à proximité immédiate du Christ : le Linceul qui l’entourait. Il ne pouvait donc y avoir d’autre élément matériel que celui-ci...

    En conclusion, ce Linceul est bien un signe matériel incontestable de la vérité de la Passion et de la Résurrection du Christ, qui est offert providentiellement à notre époque déboussolée. N’oublions pas ce cadeau de Dieu : parlons-en autour de nous et faisons-le connaître ! À lui seul, ce linge devrait changer le monde !

    Olivier Bonnassies


    Au delà

    Le Linceul de Turin est un miroir des souffrances et de la Passion du Christ : son étude est bouleversante, et beaucoup de ceux qui ont pris le temps de rechercher la vérité sur ce linge en ont été très touchés.


    Aller plus loin

    Jean-Christian Petitfils, Le Saint Suaire de Turin – l’enquête définitive, Tallandier, 2022. Celui-ci conclut de même, sans équivoque.


    En complément

    ... et aussi de nombreuses contributions sur ce site

  • Léon XIV en France : un engouement qui mérite d'être relativisé

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    La visite de Léon XIV mobilise fort dans son univers : inscriptions gratuites proches du million au total, Stade de France complet pour les jeunes (~80 000), plusieurs centaines de milliers attendus pour la messe de la Concorde/Champs-Élysées. C’est impressionnant pour un événement religieux en France sécularisée, et cela montre que le catholicisme conserve une capacité de rassemblement.

    L’engouement est réel, mais il concerne avant tout le noyau pratiquant et reste à relativiser dans une France profondément sécularisée.

    La visite de Léon XIV (25-28 septembre 2026 : Paris, Saint-Denis, Lourdes, Metz) mobilise clairement. Les inscriptions atteignent des niveaux élevés : le Stade de France est complet pour la veillée des jeunes (~80 000), la messe place de la Concorde/Champs-Élysées dépasse déjà les 400 000-450 000 inscrits (objectif autour de 500 000), Lourdes approche sa jauge, et le total des inscriptions frôle ou dépasse le million tous sites confondus. Les organisateurs parlent d’un « engouement surprise » et d’une « soif spirituelle ». C’est la première visite d’État d’un pape en France depuis Benoît XVI en 2008, ce qui contribue à l’effet d’événement.

    Des chiffres à mettre en perspective

    En France, environ 46 % des adultes se déclarent encore catholiques (affiliation culturelle ou identitaire en baisse depuis des décennies). Mais la pratique régulière est beaucoup plus restreinte : selon les enquêtes Ifop récentes (2025), environ 5,5 % des adultes vont à la messe au moins une fois par mois (~3 millions de personnes), et la pratique dominicale stricte se situe plutôt entre 1,5 et 2 %. Le « noyau dur » engagé (pratiquants + occasionnels actifs dans la vie paroissiale ou caritative) tourne autour de 12 % ou un peu moins.

    Dans ce contexte :

    • 400 000 à 500 000 personnes à la messe de Paris représentent une mobilisation très forte du monde catholique pratiquant et sympathisant, pas un raz-de-marée sociétal.
    • C’est du même ordre de grandeur que la messe de Benoît XVI aux Invalides en 2008 (~260 000). Les papes attirent toujours une foule importante quand ils viennent, surtout pour des grands rassemblements gratuits et médiatisés.
    • Le reste de la population (majoritairement sans religion ou indifférente) regarde cela de loin, avec de la curiosité culturelle ou indifférence. La France n’est plus la « fille aînée de l’Église » dans les faits.

    Dynamiques contradictoires

    Il y a des signaux positifs côté Église : hausse marquée des baptêmes d’adultes et d’adolescents ces dernières années, un certain renouveau chez les jeunes pratiquants plus engagés, et une capacité de mobilisation intacte pour les grands événements. Mais cela ne compense pas le déclin structurel (baisse des baptêmes d’enfants, des mariages religieux, des ordinations, des donateurs au denier, etc.). Les historiens et sociologues du religieux rappellent régulièrement que ces pics d’enthousiasme ne contredisent pas la sécularisation de fond.

    En résumé : l’engouement est authentique et révélateur d’une vitalité résiduelle (et parfois surprenante) du catholicisme français. Il mérite d’être salué comme tel. Mais le présenter comme un tournant majeur de la société française serait excessif. C’est surtout la démonstration que le noyau catholique reste capable de se mobiliser massivement quand le successeur de Pierre vient — ce qui n’est ni négligeable, ni un renversement de tendance.

  • Saint Nicolas de Tolentino (10 septembre)

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    Saint Nicolas de Tolentino

    De SPIRITUALITÉ SUR RADIO-SILENCE :

    (Quelques Saints du Mois par Paulette Leblanc)

    St Nicolas de Tolentino (vers 1245-1305 ou 1310)

    Nicolas dit de Tolentino, ainsi appelé en raison de son long séjour dans cette localité, naquit dans le bourg de Saint-Ange proche de Fermo, ville italienne de la région des Marches, située à 67 km au sud de Lancône. Ses parents, Compagnonus de Guarutti et Amata de Guidiani, très pieux, se désolaient de ne pas avoir d'enfant ; aussi firent-ils un pèlerinage à Bari, au sanctuaire de Saint Nicolas de Myre, le priant d'intercéder auprès de Dieu pour qu'ils aient un fils. Et ce fils leur fut accordé. Et ce fils naquit vers 1245. Et il reçut le nom de Nicolas.

    La naissance de Nicolas avait été exceptionnelle. Sa jeunesse, pour autant qu'on le sache, le fut également. Ainsi, dès sa plus tendre enfance, Nicolas manifesta de nombreuses vertus. À peine âgé de sept ans, imitant, dit-on, son saint patron, saint Nicolas de Myre, il commença à jeûner trois fois par semaine, se contentant de pain et d’eau.

    Un jour, Nicolas jeune adolescent, s’enrôla dans la milice ecclésiastique, les chanoines, et fut pourvu d’un canonicat. Bientôt, un jour qu’il assistait au sermon qu’un prédicateur de l’Ordre des Ermites de saint Augustin sur le mépris du monde, il fut profondément touché, et immédiatement il entra dans cet Ordre. On pense qu'il avait environ 16 ans. Nicolas, Ermite de Saint Augustin observait les préceptes de la vie religieuse dans leur plus rigoureuse exactitude, pratiquant les grandes vertus chrétiennes et les mortifications autorisées, tout en illuminant ses frères par son humilité et sa grande charité.

    Nicolas fut bientôt envoyé dans plusieurs couvents de son ordre, pour se former à cette vie d'ermite et il devint prêtre au couvent de Cingole. En 1279, il fut envoyé à Tolentino. Là, il dut s'occuper de la catéchèse tant des enfants que des adultes ignorants. Il devait aussi prêcher la Parole de Dieu, confesser, et convaincre les cœurs les plus rebelles à la Loi de Dieu. Ses sermons embrasaient les plus indifférents du feu de l'amour divin ; sa douceur ramenait les plus désespérés dans la voie du salut. Malgré ses nombreuses tâches, Nicolas demeurait toujours absorbé en Dieu, uni aux souffrances de Jésus. Parfois, pendant qu'il disait sa messe, son visage rayonnait malgré les larmes qui inondaient ses yeux. Quand il travaillait, on croyait voir un ange tant le feu divin brûlait dans sa poitrine. Pendant les trente années qu'il passa à Tolentino, son zèle pour le salut des âmes obtint de nombreuses conversions. Comme nous l'avons vu, Nicolas de Tolentino fut favorisé de visions et de miracles ; et le démon le tourmentait souvent.

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  • Les médias francophones belges : un paysage largement dominé par le progressisme de gauche

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    Les médias francophones belges : un paysage largement dominé par le progressisme de gauche

    En Wallonie et à Bruxelles, le paysage médiatique mainstream présente une orientation clairement progressiste à centre-gauche. Ce constat, longtemps contesté ou relativisé, s’appuie sur l’analyse des lignes éditoriales, du profil des rédactions, de la sélection des sujets et de la place accordée aux différentes sensibilités politiques.

    Les grands acteurs

    La RTBF, service public audiovisuel, est régulièrement accusée d’un tropisme progressiste. Choix des thèmes (immigration, questions de genre, écologie, justice sociale), sélection des invités et cadrage des débats y sont souvent perçus comme favorables aux grilles de lecture de gauche. Le cordon sanitaire médiatique, appliqué strictement depuis 1991, y interdit la parole en direct aux représentants d’extrême droite.

    Le Soir, grand quotidien de référence du groupe Rossel, s’inscrit explicitement dans une ligne progressiste et social-démocrate. Il constitue le titre le plus clairement ancré à gauche parmi les quotidiens généralistes.

    La Libre Belgique, historiquement centre-droit et chrétienne-démocrate, s’est recentrée depuis la fin des années 1990. Elle reste un peu moins progressiste que Le Soir sur certains sujets, mais s’inscrit largement dans le même continuum idéologique dominant. Elle n’offre pas de contrepoint conservateur ou libéral-conservateur significatif.

    Avec la fusion Rossel-IPM, autorisée en juillet 2026 sous conditions, le groupe Rossel contrôle désormais la quasi-totalité de la presse quotidienne francophone (Le Soir, La Libre, La DH, L’Avenir et les titres Sudinfo). Cette concentration renforce encore l’homogénéité éditoriale d’un marché déjà étroit.

    Les exceptions limitées

    Quelques titres se distinguent partiellement. L’Echo défend plus clairement un libéralisme économique (compétitivité, critique de la dépense publique excessive). C’est le média le plus proche d’un positionnement centre-droit sur le plan économique, tout en restant prudent sur les questions sociétales.

    Du côté des pure players, 21 News, lancé en 2024 et lié à des sensibilités du MR, constitue l’initiative la plus explicite pour offrir un espace de droite ou de centre-droit. Son audience demeure toutefois limitée face aux grands médias traditionnels.

    Facteurs structurels

    Plusieurs éléments expliquent cette configuration :

    • Le profil des journalistes, qui se situent en moyenne plus à gauche ou centre-gauche que la population générale.
    • La disparition progressive des anciens médias d’opinion clairement ancrés à droite.
    • Le cordon sanitaire médiatique, qui, s’il cible d’abord l’extrême droite, contribue à un climat où certaines positions conservatrices sont traitées avec une défiance a priori.
    • La concentration économique, qui réduit la diversité des lignes éditoriales.

    Conséquences pour le pluralisme

    Le résultat est un déséquilibre net. Les sensibilités progressistes et centre-gauche disposent d’un accès large et structurant au débat public. Les opinions de centre-droit ou de droite (qu’elles portent sur l’économie, la sécurité, l’immigration, l’identité ou les questions sociétales) restent sous-représentées dans les médias qui touchent le plus large public.

    Ce constat ne signifie pas l’absence totale de pluralisme, ni une censure organisée. Il décrit une réalité structurelle : en Belgique francophone, le spectre médiatique mainstream s’étend principalement du centre-gauche progressiste au centre, avec très peu d’espace pour des voix clairement situées plus à droite.

  • « Ne sacrifiez pas votre jeunesse sur l'autel des plaisirs illusoires et de la superficialité. » (Léon XIV)

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    MESSAGE VIDÉO DU PAPE LÉON XIV
    À L’OCCASION DE LA PREMIÈRE ÉDITION DES JOURNÉES DE LA JEUNESSE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST
    [7 - 12 septembre 2026]


    Chers jeunes,

    La paix soit avec vous !

    Je suis heureux de me joindre à vous en cette joyeuse occasion de la première Journée de la Jeunesse de l’Afrique de l’Ouest. Je me réjouis de cette belle initiative des Conférences épiscopales de vos pays, qui ont placé les jeunes au cœur de leurs priorités pastorales. Je suis convaincu que ces moments puissants passés ensemble vous aideront à grandir dans la foi et à vous enrichir toujours plus profondément de valeurs telles que la rencontre et l’ouverture aux autres.

    À une époque où tant de crises semblent obscurcir votre horizon, je souhaite vous encourager à avancer sans perdre espoir. Je sais combien le poids du doute, de l’incertitude et, parfois, de l’insécurité peut peser lourdement sur vos épaules et bouleverser vos projets d’avenir.

    Cependant, vous n’êtes pas une jeunesse sacrifiée comme beaucoup peuvent le penser. Dans l’Église-Famille de Dieu, vous êtes l’aujourd’hui de Dieu, l’aujourd’hui de l’Église ! Comme le disait le Pape Benoît XVI, « vous êtes riches de qualités, d’énergies, de rêves et d’espérances, des ressources que vous possédez en abondance. Votre jeunesse est un trésor inestimable, non seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour les autres, pour l’Église et pour le monde » (Message à l’occasion de la XXV Journée Mondiale de la Jeunesse, 22 février 2010).

    L’un des défis auxquels vous êtes confrontés est celui de marcher ensemble pour contribuer à un changement positif dans vos sociétés. Marcher ensemble signifie veiller à ce que personne ne soit marginalisé, isolé, exclu ou rejeté. Soyez des bâtisseurs de ponts entre les peuples, les cultures et les religions. Nous devons nous engager à vivre comme Jésus, notre Maître et Seigneur, a vécu, lui qui n’a exclu personne de son chemin. Il a reconnu la présence de Dieu en ceux qui vivaient aux marges de la société, même en ceux qui n’appartenaient pas à son propre peuple.

    Chers jeunes, je compte sur vous et je vous fais confiance, l’Église vous fait confiance. Par vos paroles et vos actions, donnez un message fort à notre monde traversé de guerres et de conflits de toutes sortes. Soyez les témoins de l’amour, de la justice, de la paix. Ne sacrifiez pas votre jeunesse si précieuse sur l’autel des plaisirs factices et de la superficialité. En effet, « nos questions les plus profondes ne trouvent ni écoute ni réponse dans le défilement infini sur notre téléphone portable, qui capte notre attention tout en laissant notre esprit fatigué et notre cœur vide. Elles ne nous mènent pas loin si nous les gardons enfermées en nous-mêmes ou dans des cercles trop restreints. La réalisation de nos désirs authentiques passe toujours par le fait de sortir de nous-mêmes » (Message pour la XL Journée Mondiale de la Jeunesse, 7 octobre 2025).

    Je vous confie à la Vierge Marie, Reine de la Paix, en pensant particulièrement à ceux de vos pays qui, parfois, font face à des crises complexes. Qu’elle intercède auprès de son Fils, Jésus-Christ, pour le développement humain intégral de vos chères nations. Sur vous, sur le clergé et sur tous ceux qui œuvrent auprès des jeunes, j’invoque une abondance de grâces divines.

    Et maintenant je vous donne de tout mon cœur la Bénédiction :

    Que le Seigneur vous garde toujours dans son amour.

    Le Seigneur soit avec vous. Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.

  • Un nouveau rapport indique que plus de 3000 chrétiens ont été tués au Nigéria en seulement huit mois en 2026.

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    De Ngala Killian Chimtom sur le CWR :

    Un nouveau rapport indique que plus de 3000 chrétiens ont été tués au Nigéria en seulement huit mois en 2026.

    La Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit, Intersociety, affirme que juillet et août ont peut-être été les mois les plus meurtriers de 2026, avec 437 chrétiens tués et 393 enlevés.

    Un nouveau rapport alarmant affirme qu'au moins 3 083 chrétiens ont été tués et 3 193 enlevés lors d'attaques qui auraient été perpétrées par des groupes djihadistes au Nigéria entre janvier et août de cette année.

    Le rapport, publié dimanche par la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit (Intersociety), souligne que juillet et août ont peut-être été les mois les plus meurtriers de 2026, avec 437 chrétiens tués et 393 enlevés.

    Des chiffres stupéfiants

    Outre les meurtres et les enlèvements, le rapport révèle également que 400 églises ont été attaquées et que 25 prêtres et pasteurs ont été tués ou enlevés.

    D'après ce rapport, la plupart des meurtres et des enlèvements ont eu lieu dans la ceinture centrale du Nigeria, une région où la population majoritairement musulmane du nord rencontre la population majoritairement chrétienne du sud.

    Le diocèse de Wukari, dans l'État de Taraba, a enregistré à lui seul un nombre alarmant d'atrocités : environ 239 édifices religieux ont été attaqués ou détruits entre septembre 2025 et août 2026, et près de 100 000 paroissiens ont été déracinés et contraints de fuir leurs communautés. De plus, plus de 200 communautés chrétiennes ont été pillées et leurs habitants déplacés. Seize prêtres catholiques ont été contraints à l'exil, et les résidences de huit autres ont été détruites.

    Le rapport indique en outre que l'Église des Frères au Nigéria et l'Église chrétienne réformée universelle ont collectivement perdu plus de 27 000 membres et des milliers d'églises à cause d'attaques depuis juillet 2009.

    En 2020, l'Église des Frères au Nigéria a déclaré avoir perdu plus de 8 600 membres et des centaines de lieux de culte de district à cause de Boko Haram. De même, l'Église chrétienne réformée universelle a annoncé avoir perdu 5 987 de ses membres et 753 églises.

    Le dernier rapport d'Intersociety dresse un tableau plus large de ce que l'organisation considère comme la violence à motivation religieuse au Nigéria.

    Depuis 2009, date à laquelle Boko Haram a lancé sa campagne meurtrière pour créer un califat à travers le Sahel, au moins 19 800 églises ont été attaquées.

    Emeka Umeagbalasi, chercheur principal et directeur d'Intersociety, a déclaré à CWR que le nombre de chrétiens tués au Nigéria depuis 2009 a atteint le chiffre effarant de 130 783. M. Umeagbalasi, catholique fervent, a ajouté qu'au moins 82 603 chrétiens ont été enlevés ou kidnappés durant cette période. Il prévient qu'il existe 20 % de chances que ces victimes ne reviennent jamais vivantes auprès de leurs familles ni ne renouent avec leur foi.

    L’islamisation et la question du « génocide »

    Des organisations internationales de surveillance des persécutions ont averti que les chrétiens du Nigéria sont confrontés à un programme d'islamisation.

    « Le Nigeria est depuis plusieurs années l'endroit le plus violent au monde pour les disciples de Jésus », affirme Portes Ouvertes, expliquant que l'imposition de la charia dans 12 États du nord rend la vie des chrétiens nigérians de plus en plus précaire.

    L’organisation Global Christian Relief décrit le Nigeria comme « un épicentre mondial du martyre des chrétiens », expliquant que chaque année, au moins 4 000 chrétiens sont tués par des organisations extrémistes au Nigeria, un chiffre « qui dépasse souvent le total cumulé des décès de chrétiens persécutés dans le reste du monde ».

    Au Nigéria et dans le monde entier, les responsables religieux et civils ont présenté des points de vue contrastés sur la situation des chrétiens dans ce pays qui compte environ 113 millions de chrétiens.

    En septembre dernier, l'humoriste et animateur de télévision américain Bill Maher a déclaré sans ambages que les chrétiens nigérians étaient victimes d'un « génocide ». Il a affirmé que le groupe Boko Haram avait « tué plus de 100 000 personnes depuis 2009 et incendié 18 000 églises ».

    Le sénateur américain Ted Cruz a dressé un constat similaire, écrivant sur X que « depuis 2009, plus de 50 000 chrétiens ont été massacrés au Nigéria, et plus de 18 000 églises et 2 000 écoles chrétiennes ont été détruites ».

    L’homme politique américain a accusé les autorités nigérianes d’« ignorer, voire de faciliter, le massacre de chrétiens par des djihadistes islamistes… »

    Le président Donald Trump, reprenant ces propos, a décrit le Nigeria comme un « pays déshonoré », affirmant que le gouvernement « continue de permettre le meurtre de chrétiens ».

    Même les Nations Unies ont indiqué que les violences au Nigéria ciblent principalement les chrétiens. Le 8 juin 2026, des experts de l'ONU ont mis en garde contre les violations des droits des femmes et des filles issues des communautés chrétiennes et d'autres minorités religieuses.

    Citant les lois de la charia en vigueur dans 12 États du nord, ainsi que l'application des codes sur le blasphème, les experts ont noté que « la violence visant les chrétiens et les autres minorités religieuses reste endémique ».

    « Nous sommes particulièrement alarmés par les risques très spécifiques et accrus de discrimination, de violence et d’exploitation auxquels sont exposées les femmes et les filles chrétiennes, alors que nous continuons de documenter de graves cas de violence sexuelle, d’enlèvements, d’actes assimilables à des disparitions forcées, de conversions forcées et de mariages d’enfants parmi elles », ont déclaré les experts.

     « Dans de nombreux cas, ceux qui résistent seraient menacés, punis, portés disparus ou tués », ont-ils ajouté.

    Mais le gouvernement nigérian a répliqué, arguant que « les terroristes attaquent tous ceux qui rejettent leur idéologie meurtrière – musulmans, chrétiens et personnes sans confession indifférents ».

    Les rapports d'Intersociety suggèrent cette contradiction : entre 2009 et mars 2026, 128 750 chrétiens ont été tués, et 61 400 musulmans modérés ont été tués.

    Durant cette même période, 81 100 chrétiens et 50 000 musulmans modérés ont été enlevés.

    Bien que des musulmans modérés aient également été victimes d'attaques djihadistes, l'évêque Wilfred Chikpa Anagbe de Makurdi affirme qu'il n'y a aucune ambiguïté, insistant sur le fait que ce qui se passe au Nigeria est un génocide contre les chrétiens.

    « L’élimination totale de la population chrétienne est en cours. C’est un génocide perpétré par des djihadistes », avertit l’évêque Anagbe.

    Son diocèse dans l'État de Benue, où 98 % de la population est chrétienne, est devenu un foyer de violence.

    Mgr Anagbe décrit une campagne implacable au cours de laquelle des djihadistes massacrent des civils, rasent des églises et incendient des terres agricoles, forçant les communautés à quitter leurs foyers pour occuper les terres.

    Il qualifie cela de « stratégie calculée d’islamisation ». Pour illustrer l’horreur, il a mis en lumière le massacre de Yelewata : environ 200 personnes ont été tuées, dont beaucoup brûlées vives dans une pièce fermée à clé, parmi lesquelles deux bébés de seulement trois et cinq mois.

    Umeagbalasi a déclaré à CWR que si la tendance actuelle se poursuit, le christianisme pourrait disparaître du Nigeria au cours des 100 prochaines années.

    « C’est un génocide, quelle que soit la définition », a-t-il déclaré.