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BELGICATHO - Page 5

  • RDC : des détournements à la mesure du « système Kabila »

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    Une importante fuite de données bancaires révèle que des millions de dollars ont été transférés à des proches de l’ancien président Joseph Kabila. Mais de nouvelles révélations doivent être faites risquant d’éclabousser l’ensemble de la classe politique congolaise largement corrompue. Lu sur le site web « Afrikarabia » :

    « Les soupçons de détournements de fonds dans l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila ne sont pas une découverte après les révélations des Panama Papers, de Bloomberg, Global Witness ou du Centre Carter. Mais la colossale enquête « Congo hold-up », menée par un collectif de 19 médias et 5 ONG, révèle de nouveaux cas de fraudes, et surtout décrypte le mode opératoire de ces détournements. Dans les premières enquêtes, réalisées à partir de la fuite de plus de 3,5 millions de données bancaires, le montant des sommes détournées par Joseph Kabila et son entourage s’élèverait à 138 millions de dollars entre 2013 et 2018. Des fonds publics qui seraient tombés directement dans les poches de l’ancien président et de ses proches.

    Une banque, une société écran et des institutions sous contrôle

    Pour opérer ce hold-up sur l’argent destiné à l’Etat congolais, le système révélé par le collectif d’enquêteurs repose sur trois piliers : une banque contrôlée par la famille de Joseph Kabila (le BGFI Bank RDC) une société écran (Sud Oil) gérée également par la galaxie Kabila, et des institutions étatiques (Banque centrale, ministères… ) peu regardantes, voir complices, des malversations. Pour détourner 138 millions de dollars, et braquer les propres caisses de son Etat, Joseph Kabila a d’abord placé des personnes de confiance à la tête d’une banque privée, la BGFI Bank RDC. Cette filiale congolaise d’un groupe bancaire dont la maison mère se trouve au Gabon, était en effet dirigée par Francis Selemani Mtwale, le frère adoptif de l’ancien président. Et à l’ouverture de la filiale en 2010, la sœur de Joseph Kabila, Gloria Mteyu, s’est vue proposer gracieusement 40 % du capital.

    Détournements mode d’emploi

    Arrêtons-nous sur une partie de l’enquête menée notamment par Mediapart et RFI en France. Elle montre comment le clan Kabila aurait détourné 92 millions de dollars à des institutions publiques, stocké cet argent sur les comptes d’une société écran et enfin, retiré du cash auprès d’une banque « amie », la BGFI, contrôlée par une soeur et un frère adoptif de l’ex-président. Pour trouver où détourner l’argent, le camp Kabila a de l’imagination. Il se tourne d’abord vers l’ONU, qui verse 7,3 millions de dollars pour financer une mission de casques bleus congolais en Centrafrique. L’argent est alors versée à l’ambassade de RDC aux Nations unies, qui reverse 6,8 millions à l’Etat, via la Banque centrale du Congo (BCC) sur son compte… à la BGFI. « Si les 7 millions ont bien été versés à l’ambassade, le Congo n’en a jamais vu la couleur » explique Mediapart. Le virement atterrit directement sur les comptes de Sud Oil, une société fantôme proche de Kabila.

    CENI, Fonersiphonnés

    Autre tour de passe-passe. Pour organiser les élections de 2016, qui auront finalement lieu en 2018, la Commission électorale (CENI), emprunte 25 millions de dollars à la BGFI. Les frais font gagner à la banque « amie » 1 million de dollars. Le même jour, la BGFI emprunte de nouveau la même somme, cette fois-ci manuellement, et empoche encore 1 million de dollars, qui part… sur les comptes de Sud Oil. Mais ce n’est pas fini. L’argent du Foner, l’agence publique qui construit les routes au Congo, intéresse également l’ancien président. « Elle possède plusieurs comptes à la BGFI » affirme Mediapart, qui révèle que le Foner « émet 5 transactions importantes entre décembre 2014 et janvier 2015 vers un compte interne de la BGFI » : 852.000 dollars, puis deux fois 594.000 dollars, 586.000 et enfin, près de 600.000 dollars. Les 3,2 millions de dollars auraient dû transiter d’un compte du Foner à l’autre. Mais en fait, La BGFI vire la somme sur deux autres comptes : Sud Oil et sa filiale, Kwanza Capital.

    Banque centrale et Gécamines ponctionnées

    « La Banque centrale du Congo (BCC) a elle aussi financé la famille Kabila » dénonce Mediapart. 30 millions de dollars « disparaissent étrangement » d’un compte de la BGFI pour réapparaître sur un autre compte de Sud Oil… du même montant. La Gécamines, le géant minier congolais, est elle aussi mise à contribution. En 2016, elle décide de payer ses impôts en avance. Depuis son compte à la BGFI, elle vire 2 millions de dollars à la BCC. Sauf que le virement tombe directement chez Sud Oil, « avec un libellé différent, pour brouiller les pistes ». En 2018, les comptes de la BGFI sont audités. Panique chez les Kabila, qui décident de « nettoyer » les opérations frauduleuses. La BGFI renvoie les 2 millions touchés par Sud Oil à la Gécamines et envoie les impôts à la banque centrale. Le vent du boulet n’est pas passé loin. Mais l’enquête « Congo hold-up » révèle la fraude. La Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), les journalistes et les ONG partenaires de l’enquête ont également détecté une somme de 33 millions de dollars qui a été déposée en espèces à la BGFI, ainsi que 72 millions de dollars « d’origine inconnue », qui ont transité par un compte de la BGFI à la Banque centrale du Congo.

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  • Abbaye de Lagrasse : 14 écrivains y passent trois jours et publient un livre commun

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    Lu sur le site web "riposte catholique" ce 21/11/2021:

    Au printemps dernier, 14 écrivains sont allés en pèlerinages à l’abbaye de Lagrasse, où ils ont passé trois jours et trois nuits. Leur livre commun édité chez Fayard sur cette expérience inédite sort le 25 novembre prochain.

    Il a donné lieu à un très bel article du Figaro, sous la plume de Pascal Bruckner, qui publie les bonnes feuilles et commence ainsi : « Que l’on soit croyant ou non, arriver à Lagrasse pour quelques jours, partager la vie des frères, c’est subir une immersion instantanée dans une société aux antipodes de la nôtre : le silence en lieu et place du bruit, la frugalité plutôt que l’abondance, la coupure plutôt que la connexion. Logé dans une cellule sobre mais vaste, la chambre de l’évêque, qui donne sur un jardin splendide, on s’endort le soir, ­fenêtres grandes ouvertes, au chant des crapauds et du ­rossignol, on se réveille avant 6 heures sur le pas menu des chanoines qui se rendent à matines » .

    Il s’agit de Pascal Bruckner lui-même, Sylvain Tesson, Camille Pascal, Jean-René Van der Plaetsen, Frédéric Beigbeder, Jean-Paul Enthoven, Jean-Marie Rouart, Franz-Olivier Giesbert, Sébastien Lapaque, Thibault de Montaigu, Louis-Henri de La Rochefoucauld, Boualem Sansal, Simon Liberati, Xavier Darcos. Ils reversent leurs droits d’auteurs à l’abbaye, pour les travaux de restauration.

    Préface de Nicolas Diat. Postface du père Emmanuel-Marie Le Fébure du Bus, Fayard/Julliard, 360 p., 23 €. Précommande en ligne

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    Ref. Abbaye de Lagrasse : 14 écrivains y passent trois jours et publient un livre commun

  • La Royauté sociale de Notre Seigneur

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    Le Christ Roi des individus et des sociétés (source)

    Le Christ est roi de droit sur les individus comme sur les sociétés.

    Comme seconde Personne de la Sainte Trinité, le Christ possède en commun avec le Père et le Saint-Esprit l’empire souverain sur le monde.

    Mais c’est au Christ en tant qu’Il est homme qu’est attribué le titre de Christ-Roi car la notion de royauté est une notion liée à la nature humaine.

    C’est ce qui ressort de la vision du prophète Daniel : “Je regardais dans les visions de la nuit, et voici que sur les nuées vint comme un Fils d’homme. Il s’avança jusqu’au vieillard et on l’amena devant lui. Et celui-ci lui donna puissance, gloire et règne, et tous les peuples, nations et langues le servirent, sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son royaume ne sera jamais détruit” [[Daniel, VII 13-14.]].

    Ainsi que des paroles de l’archange Gabriel à la Sainte Vierge Marie : “Tu vas concevoir et tu enfanteras un fils… Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père. Il régnera à jamais sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin” [[Luc, I 31 et 33]].

    A Pilate qui le questionne à ce sujet, Jésus répondit sans hésitation : “Tu l’as dit, je suis roi”.

    A Saint Jean, il apparaît comme le “prince du roi de la terre” (Apocalypse I, 5) et le “Roi des rois et Seigneur des Seigneurs” (id. XIX, 16).

    Ce pouvoir royal du Christ découle de l’union de sa nature humaine avec sa nature divine à laquelle tout est soumis. Il découle de l’Incarnation.

    Et cette même union fonde également le second titre que le Christ a à être notre roi, à savoir le droit de conquête.

    Par son sacrifice rédempteur, Jésus a délivré les hommes de l’esclavage du démon.

    Le jour des Rameaux, Il avait annoncé : “Le prince de ce monde va être jeté dehors”.

    Ce qui conduit le Pape Pie XI à écrire dans son encyclique sur le Christ-Roi : “Le Christ nous commande non seulement par droit de nature, mais par un droit acquis, le droit de Rédempteur. Que les hommes oublieux se rappellent tous combien nous avons coûté à notre Sauveur : Vous n’avez pas été rachetés au prix de matières périssables comme l’or ou l’argent, mais par le sang précieux du Christ offert comme un agneau sans tache et sans défaut” [[Encyclique “Quas Primas”, I Pi I-18-19.]].

    Une royauté universelle

    Puisque par nature et par conquête le Christ possède la royauté sur le monte entier, c’est sur tous les hommes que s’étend sa royauté.

    “Son empire ne s’étend pas seulement aux nations catholiques ou seulement à ceux qui, purifiés par le saint baptême appartiennent de choix à l’Eglise, (…) il embrasse aussi tout ce qu’il existe d’hommes n’ayant pas la foi chrétienne, de sorte qu’en toute vérité l’universalité du genre humain est soumise à la puissance de Jésus-Christ” [[Léon XIII, encyclique “Annum Sacrum”.]].

    De plus, comme le Christ a dit : “Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre” (Mat XXVIII, 18), il possède le triple pouvoir : exécutif, législatif et judiciaire.

    Du fait que le pouvoir du Verbe incarné est illimité, il ressort également que sa royauté s’exerce non seulement sur l’homme privé ou sur l’homme en tant qu’il possède une dimension religieuse – privée ou publique – mais encore sur l’homme en tant qu’il est animal social dans les domaines familial et politique.

    Aussi “Sa royauté exige que l’Etat tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens aussi bien dans la législation que dans la façon de rendre la justice et que dans la formation de la jeunesse à une doctrine saine et à une bonne discipline des moeurs” [[Pie XI, encyclique “Quas Primas”.]].

    De même, le catéchisme de l’Eglise catholique rappelle l’existence de “la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines” (n° 2105).

    Citant Vatican II, ce catéchisme parle du devoir “d’éclairer et d’orienter toutes les réalités temporelles (…) de telle sorte qu’elles se fassent et prospèrent constamment selon le Christ et soient à la louange du Créateur et Rédempteur” (n° 696) et ajoute encore qu'”aucune activité humaine, fût-elle d’ordre temporel, ne peut être soustraite à l’empire de Dieu” (n° 912).

    Enfin, la royauté du Christ est de nature telle qu’elle engendre un devoir de culte public de la part des autorités temporelles.

    “Les gouvernants sont tenus, tout comme les citoyens, de rendre au Christ un culte public et de lui obéir” [[Pie XI, encyclique “Quas Primas”.]].

    D’ailleurs, pour les gouvernants, rendre un culte public à Dieu est déjà une exigence d’ordre naturel.

    En effet, la raison humaine peut découvrir que les sociétés comme les individus sont tributaires de Dieu pour tous les biens dont elles bénéficient. Ce qui implique de leur part un devoir public de louange, de demande, de reconnaissance, voire de réparation, puisque c’est en tant qu’autorités publiques qu’elles dépendent de Dieu pour ses bienfaits.

    C’est la raison pour laquelle nous voyons les gouvernants des sociétés anciennes rendre un culte public à Dieu.

    Et certainement qu’à cette réalité peuvent s’appliquer aussi ces lignes de Léon XIII :

    “Quant à la prétention de faire l’Etat complètement étranger à la religion et pouvant administrer les affaires publiques sans tenir plus compte de Dieu que s’il n’existait pas, c’est une témérité sans exemple, même chez les païens. Ceux-ci portaient si profondément gravées au plus intime de leurs âmes, non seulement une idée vague des dieux, mais la nécessité sociale de la religion, qu’à leur sens il eût été plus aisé à une ville de se tenir debout sans être appuyée au sol que privée de Dieu” [[Encyclique “Humani Generis”.]].

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  • Le nombre de crimes de haine contre les chrétiens a augmenté massivement

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    De kath.net/news :

    Le nombre de crimes haineux documentés contre les chrétiens a augmenté massivement

    20 novembre 2021

    Un nouveau rapport de l'OSCE enregistre plus de 7 000 incidents dirigés contre les minorités et les religions pour 2020 - le nombre de "crimes haineux" contre les chrétiens a augmenté de 70 % - ainsi que beaucoup plus de rapports de crimes haineux antisémites

    Varsovie / Vienne (kath.net/KAP) Le bureau des droits de l'homme BIDDH de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a documenté plus de 7 000 crimes haineux contre les minorités et les croyants de différentes religions au cours de l'année écoulée. Selon le nouveau rapport « Hate Crime Data » publié à Varsovie mardi, le nombre de crimes haineux antisémites et antichrétiens a considérablement augmenté. 42 des 57 États membres de l'OSCE ont récemment communiqué des données pour le rapport annuel. Des groupes de la société civile ont rapporté des informations en provenance de quatre autres pays.

    Pour la période d'observation 2020, le rapport a enregistré 7 181 incidents dirigés contre des personnes et des installations dans 46 pays. 980 crimes haineux ont été dirigés contre des chrétiens ou des lieux de culte, des symboles et des institutions chrétiens. Par rapport à l'année précédente (578), cela signifie une augmentation de près de 70 %. Le nombre de crimes haineux à motivation antisémite qui ont été signalés a également augmenté d'environ 600 pour atteindre 2 316. Le rapport classe 2 385 incidents documentés sous « Racisme et xénophobie ». 1 207 rapports traitaient de l'orientation sexuelle des personnes. Le rapport a enregistré 333 crimes haineux contre les musulmans, tandis que 84 incidents documentés étaient dirigés contre la population rom et sinti.

    Les données du rapport de l'OSCE ont été recueillies auprès de 136 groupes de la société civile, de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés UNHCR et de diverses missions de l'OSCE. L' « Observatoire de l'intolérance et de la discrimination à l'égard des chrétiens en Europe » (OIDAC), basé à Vienne, qui fournit chaque année les données qu'il recueille pour le rapport, est également fortement impliqué. Environ 4 000 cas du rapport sont descriptifs, le reste provient des statistiques policières de certains des États de l'OSCE.

    L'augmentation massive du nombre de crimes de haine contre les chrétiens devrait ouvrir les yeux des élites politiques et culturelles, a averti la directrice de l'OIDAC Madeleine Enzlberger. « Dans les médias et sur le plan politique, la haine des chrétiens est à peine perçue comme un problème social de plus en plus évident. Le rapport de l'OSCE ne reflète qu'une partie de cette tendance que nous documentons depuis des années, et pourtant c'est un cri d'alarme contre l'indifférence et la mode. Christian bashing", a expliqué le chef de "l'Observatoire de l'intolérance et des discriminations à l'égard des chrétiens" de Vienne dans une émission mardi.

    Enzlberger soupçonne également que le nombre réel de crimes haineux anti-chrétiens est beaucoup plus élevé. Par exemple, pour le nouveau rapport de l'OSCE, 24 États ont communiqué des données sur les crimes de haine commis sur la base du racisme ou de la xénophobie. Vingt États ont signalé des incidents avec un motif anti-LGBTI, 16 d'antisémitisme et 14 incidents contre des musulmans. Cependant, seuls onze pays avaient soumis des données sur les crimes de haine contre les chrétiens, ce qui a considérablement faussé les statistiques, selon le directeur de l'OIDAC. De plus, sur les 136 organisations de la société civile qui ont fourni des données descriptives, seules huit ont systématiquement signalé des incidents contre des chrétiens.

    Le chef du Bureau des droits de l'homme de l'OSCE a également souligné le nombre élevé de cas non signalés dans toutes les formes de « crimes de haine » lors de la publication du rapport annuel. Les crimes haineux violent les droits humains ; Le directeur du BIDDH, Matteo Mecacci, les a exhortés à être mieux documentés et les personnes concernées à recevoir un plus grand soutien. Plusieurs États ont pris des mesures concrètes pour lutter contre les crimes haineux. "Mais la plupart de ces crimes restent non signalés, non enregistrés et poursuivis, de sorte que les victimes ne reçoivent ni soutien ni réparation", a déclaré Mecacci.

  • La Royauté du Christ : un antidote à l'absolutisme

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    Du site de France Catholique :

    «  La royauté du Christ, antidote à l’absolutisme  »

    propos recueillis par Constantin de Vergennes

    17 novembre 2021

    Statue du Christ-Roi à Świebodzin, en Pologne.
    © Henryk Niestrój / Pixabay

    L’année liturgique se clôture le 21 novembre avec la solennité du Christ-Roi de l’univers. Que reste-t-il de l’appel lancé par Pie XI en 1925 à reconnaître la royauté du Christ sur les sociétés ? Entretien avec le chanoine Benoît Merly, prêtre et professeur de théologie dogmatique et morale au séminaire de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre.

    Dans l’encyclique Quas primas (1925), Pie XI exhorte à reconnaître la «  royauté  » du Christ ? Sur qui s’exerce-t-elle : l’individu, les gouvernants, la société ?

    Chanoine Benoît Merly : Sur tous, mais sur chacun à la mesure de ce qu’il est. Pour les individus, reconnaître la royauté du Christ consiste à vivre de la grâce à titre individuel : être fidèle, loyal à cette grâce, la demander quand on en manque et demander pardon quand on y est infidèle.

    Pour l’État, il est clair qu’il a le devoir de se soumettre au Christ. Il y est d’ailleurs soumis, qu’il le veuille ou non, car la société a Dieu pour auteur. C’est lui qui donne ses lois, ce qui suppose que l’État les respecte.

    Dans cette perspective, l’État et ses lois ne peuvent considérer les citoyens comme des moyens de production, ou de simples éléments accidentels, comme si l’État existait sans les individus et les familles qui le composent. Dans l’ordre naturel, l’État a pour vocation première de rechercher le bonheur temporel de ses citoyens. Il ne doit donc pas faire abstraction de la nécessité de lois destinées, d’une manière ou d’une autre, à faciliter l’accès des citoyens au bonheur surnaturel.

    Pour que la royauté du Christ puisse s’exercer sur les individus et les sociétés, il faut que ces lois répondent à la finalité surnaturelle poursuivie. Car Jésus-Christ vient pour une personne, pas pour tel État ou telle société, qui varient selon les époques. Ce qui importe, c’est que les hommes soient sauvés, individuellement. Mais l’État, la société des hommes, par ses lois, peut et doit aider chacun de ses membres à connaître et atteindre la perfection de sa vocation surnaturelle.

    La reconnaissance de la royauté du Christ peut-elle favoriser l’avènement dès ici-bas d’une société parfaite ?

    Une société parfaite ici-bas est impossible depuis le péché originel ! Il est certain que reconnaître la royauté du Christ, c’est assurer à la société et aux citoyens qui la composent un vrai bonheur temporel, et donner aux États eux-mêmes et à leur rôle une vraie perspective surnaturelle. Mais nous restons sous le joug du péché originel. Il est certes meilleur de vivre sous le joug du Christ et de ses lois, que sous le joug et les lois du péché, mais notre fin se trouve au Ciel. La grâce dont nous vivons ici-bas n’est qu’une partie du Ciel, sur la terre.

    Les désordres civils actuels ont-ils été amplifiés par la relégation du Christ en dehors de la sphère publique ?

    Sans le moindre doute. Pie XI n’est pas le seul à le dire, en particulier au XXe siècle. Saint Pie X, par exemple, avait pour devise : Instaurare omnia in Christo, «  renouveler toutes choses dans le Christ  ». À la veille de la Première Guerre mondiale, il avait exprimé ses craintes pour l’avenir et avait expliqué que tout cela n’allait arriver précisément que par mépris des lois divines, de l’Église et de ses enseignements. Il ne revendiquait pas, pour lui-même ou pour l’Église, une suzeraineté temporelle. Mais il regrettait que les royaumes chrétiens disparaissent les uns après les autres et que les lois qui gouvernent les États et les sociétés soient de plus en plus étrangères à la recherche de la charité et de la conformité des lois à la loi divine ; en un mot, au règne social, et pas seulement individuel, du Christ.

    Après la Première Guerre, Pie XI fait face à l’avènement d’États de plus en plus forts – l’Union soviétique et l’Italie fasciste en 1925 –, dont la dureté et l’omnipotence sont totalement étrangères à la perspective chrétienne. Le délaissement de la royauté du Christ exacerbe les passions humaines, qui ne sont plus mesurées, équilibrées, ne se considèrent plus vis-à-vis de ce à quoi elles ont été ordonnées, à savoir le Ciel, la vie de la grâce.

    Ce que dit Pie XI, c’est que si les sociétés ne poursuivent pas toutes un même but qui les dépasse et qui est Jésus-Christ lui-même, et que les citoyens ne recherchent pas la grâce, donnée d’autant plus facilement que les lois de l’État la facilitent, alors ils seront livrés à leurs passions et à leurs conceptions du monde et, inévitablement, ils finiront par se jeter à la gorge les uns des autres. De fait, c’est ce qui s’est produit.

    Retrouvez l’intégralité de l’entretien et de notre Grand Angle dans le magazine.

  • Pologne : canonisation du père Macha, jeune prêtre martyr du nazisme

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    De Vatican News (Roberta Barbi) :

    Le père Macha, martyr du nazisme, témoin d'une foi héroïque

    Comme le grain de blé dont parle Jésus dans l'Évangile de Jean, ce jeune prêtre polonais, martyr à l'âge de 28 ans seulement, est mort pour permettre à son fruit de grandir. C'est ce qu'a souligné le préfet de la Congrégation pour les causes des saints dans son homélie de la messe de béatification du père Macha, à Katowice.

    Ce n'est pas un hasard si la messe de béatification de Jan Franciszek Macha, jeune prêtre tué en haine de la foi par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, se déroule dans la cathédrale de Katowice, une ville de Haute-Silésie, en Pologne. C'est en effet à Katowice qu'il a été ordonné prêtre, le 25 juin 1939, quelques mois seulement après l'invasion du pays par l'Allemagne nazie ; c’est là encore qu'il a accompli son bref service de charité, pour lequel il a été arrêté, puis condamné à mort et tué.

    Mais c’est surtout parce que, par son martyre et l’offrande de sa vie, ce très jeune prêtre montre à l'homme d'aujourd'hui comment «la domination terrestre passe, tandis que le Royaume du Christ demeure». Ce sont là les mots du cardinal Marcello Semeraro dans son homélie lors de la célébration qui s’est tenue dans la cathédrale dédiée au Christ-Roi, à la veille de cette solennité. 

    Pas de distinction de nationalités, confessions ou niveau social

    Le nouveau bienheureux est né en 1914 dans une famille pleine d'amour. Le petit Jan est, dès le début de sa vie, sensibilisé à l‘attention envers le prochain, et c’est tout naturellement qu’il se tourne vers la prêtrise. «Il a compris que seules la foi et la charité permettent de reconnaître en chaque personne, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu, sa propre dignité inaliénable», a affirmé le cardinal.

    Affecté comme vicaire à la paroisse Saint-Joseph de Ruda Śląska, au plus fort des hostilités, il fonde une association caritative appelée “Konvalia” (muguet, en français), pour apporter un réconfort moral ou matériel à tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, étaient victimes de la guerre à travers le deuil, la faim ou la pauvreté : «Il ne se souciait pas des différences de nationalité, de confession religieuse ou de niveau social, a poursuivi le cardinal Semeraro, combien son exemple est précieux aujourd'hui !». C'est ainsi que le nouveau bienheureux nous rappelle que nous serons tous jugés sur l'amour.

    «Une forêt sans arbre reste une forêt»

    Mais toute cette charité, cet amour débordant et gratuit pour les autres, n’est guère du goût des nazis. Sans compter que le prêtre continue à les défier en refusant de célébrer la messe en allemand, comme ils l’avaient imposé.

    Le père Macha est donc arrêté le 5 septembre 1941, et dix mois plus tard, après des mois d'emprisonnement et de torture pour tenter de le faire céder, de le faire renoncer à la foi et au choix pastoral qui ont été le moteur de sa vie, la condamnation à mort est prononcée. «Il ne s'est jamais senti abandonné, a rappelé le cardinal, il est mort pour porter du fruit, afin que la vie de Jésus puisse être manifestée dans son corps mortel».

    Il n'avait que 28 ans, mais il était conscient que «chaque personne sur cette terre a été créée pour remplir une mission». «Une forêt sans arbre reste une forêt», écrit-il dans une lettre à sa famille, peu avant de mourir. Il y  livre un enseignement à valeur universelle : «les aspirations au bonheur sont authentiques si elles deviennent défense de la justice, service du bien commun, partage, acceptation, respect, attention aux besoins des autres», a encore expliqué le cardinal. Le père Macha est guillotiné dans la nuit du 3 décembre 1942.

    Martyr de la charité, exemple pour les prêtres

    L'enseignement du nouveau bienheureux s'adresse évidemment à tous, mais ce sont les prêtres, surtout les plus jeunes, et les séminaristes qui, à son exemple peuvent apporter «le fruit du don de saintes vocations au service de ce peuple bon et persévérant». Car le père Macha est aussi un fils de sa Pologne, et son rejet ferme de la germanisation nazie le montre.

    Son martyre, a souligné le cardinal Semeraro, est aussi une invitation «à rester avec le Seigneur, à le chercher dans la prière et le dialogue intérieur, à le glorifier par une vie sainte». Et plus que jamais, comme en ce temps de pandémie où l'Église fait ses premiers pas dans son parcours synodal, «nous devrions nous rendre compte que pour nous sauver, nous avons besoin les uns des autres, car personne ne se sauve seul.» 

  • "Ouverture", "repentance" : en marche vers la Nouvelle Eglise Bergoglienne...

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    De Maxime Davert sur le site de l'Homme Nouveau :

    Vous avez dit « ouverture » et « repentance » ?
    ou en marche vers la Nouvelle Eglise bergoglienne !

    Vous avez dit « ouverture » et « repentance » ?  <br>ou en marche vers la Nouvelle Eglise bergoglienne !
    Soeur Christine Danel, supérieure de la Xavière, a prononcé une méditation lors du grand rassemblement jésuite.

    Nous sommes de plus en plus nombreux à nous sentir étrangers dans notre Eglise catholique désormais qualifiée de « synodale », selon l’expression à la mode dernier cri inventée par ce qui reste des milieux progressistes. Cela fait dire à cette dame pieuse d’une paroisse romaine : « Mais, ils vont nous obliger à retourner dans les catacombes ! ». De fait, nous assistons, effarés, à l’émergence inexorable d’une pseudo-Eglise néo-moderniste qui, tel un chancre, ronge ce qui reste d‘un tissu ecclésial pourtant bien exsangue - du moins en Occident - pour mieux se substituer, le moment venu, à la vraie Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, la dernière estocade étant au programme lors du prochain « synode sur la synodalité » ( !).

    Progressivement, l’Eglise DE France se met au diapason d’un pontificat dont le double but avoué est de : 1. Montrer un « visage de l'Eglise qui accueille tout le monde ». D’où notamment l'éthique de situation, c’est-à-dire l’adaptation des lois morales intangibles aux cas individuels, ainsi que la repentance et la pénitence permanentes, symptôme d’une institution à bout de souffle et à la remorque du monde libéral apostat. 2. « Changer » l’Eglise en modifiant profondément ses modes de gouvernement et de décisions, d’où le «synode sur la synodalité» qui va durer deux années. 

    En France, ces jours-ci, pour peu qu’on soit encore doté d’une raison… raisonnante et raisonnable (ou d’un certain bon sens), nous avons assisté médusés à une illustration de ces deux points sur un mode pour le moins stupéfiant.

    - « Au large avec Ignace ! » (ou plutôt : « au large Ignace ! » ?) à Marseille : le rassemblement de la « famille jésuite » où étaient attendus 7000 membres, sympathisants et simple curieux, dont 2000 enfants… En réalité, le ban et l’arrière ban du progressisme intellectualiste de ce début du XXI siècle, qui reconnaissent en Bergoglio leur « grand timonier », s’étaient donné rendez-vous pour une démonstration de force « bobo ». Car, hormis quelques visiteurs « rigides » en clergyman noir ou gris qui s’étaient égarés entre les stands, toisés par les participants en tenue de ville plutôt élégants, la foule n’était pas celle des rassemblements des années de l’immédiat après-concile, aux tenues « popu », voire « crade » (surtout les prêtres) où trônaient les portraits marxistes à la Che Guevarra. Les bourgeois du genre Centre Sèvres arpentaient le salon avec une mine à la fois satisfaite d’une Eglise « en marche et en sortie » et faussement ouverte sur les périphéries… Point de « Père » jésuite à l’horizon dans ce vase clos de l’entre-soi intellectuel progressiste, du moins apparemment, ou si peu, ou plutôt, çà et là, quelques disciples de l’infortuné saint Ignace de Loyola à la tenue sélect, dont la veste était parfois ornée d’une croix si minuscule… La messe de la Toussaint fut « présidée » par Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille. Elle débuta par une litanie des saints de la famille ignatienne, occasion d’une farandole d’enfants et de jeunes autour du « président »... Les chants liturgiques puisèrent dans les « trésors » des différents mouvements ignatiens : Communauté de Vie Chrétienne (CVX), Communauté du Chemin Neuf, Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ)… L’Evangile fut chanté sur un air musical composé spécialement pour ce jour et invitant à une participation de l’assemblée, « dans une manière de s’approprier la Parole de Dieu ». L’homélie de Mgr Aveline, brève et sirupeuse, fut suivie d’une méditation (on évite encore le mot « homélie ») de Christine Danel, supérieure générale de la Xavière en tailleur rosâtre et cheveux à la Jeanne d’Arc, la consœur de celle qui, à Rome, fait la pluie et le beau temps au synode des évêques, l’ineffable et bavarde Nathalie Becquart. Ce fut un festival de réflexions d’un goût douteux mêlant imprécations et revendications. Mais, pour une fois, l’Eglise-institution si « rigide » donnait la parole à une femme ; il fallait donc profiter de cette aubaine… En voici un morceau choisi… et les derniers mots : « Heureux, heureux, heureux … c’est la proclamation que nous entendons chaque année à la Toussaint. Tous saints ? Comment oser parler de sainteté après la découverte de l’ampleur des crimes perpétrés au sein de l’Eglise ? Comment la sexualité, le pouvoir, le sacré ont-ils pu être dévoyés à ce point ? Il nous faut beaucoup d’humilité dans nos discours, et bien du courage dans nos actes pour nous réformer… M’est revenue ces temps-ci cette phrase de Pascal. « Qui fait l’ange fait la bête… » Non, nous ne sommes pas des anges, mais bien des êtres humains ! « Homme et femme Dieu les créa ! » nous dit la Genèse. Et d’ailleurs, Dieu vit que cela était très bon ! Nous avons du chemin à faire pour déployer cette altérité et complémentarité, dans tous les domaines de la vie de l’Eglise, y compris dans l’accès à la parole et à la gouvernance, pour la recevoir vraiment comme une richesse, un don de Dieu! Êtres humains sexués, et donc par définition incomplets, en manque, nous sommes des êtres de désir, un désir qui nous tourne vers l’autre, et vers le Tout Autre! Ainsi, la sainteté n’est pas d’être parfait, avec l’illusion d’être « des anges » ! L’illusion de la perfection est un leurre, qui peut nous conduire à la frustration, au dépit, ou à l’hypocrisie, pour masquer nos manquements.»… Conclusion (ouf !) : « Bonne fête de la Toussaint ! »… On serait tenté d’ajouter : « Quand même ! ». Enfin, cerise sur le gâteau, la sortie du « président de l’Eucharistie » et de ses « concélébrants » fut saluée par une chanson de qualité moyenne au rythme trépidant dans une ambiance de discothèque destinée sans doute à montrer que, décidemment, sous ce pontificat l’Eglise est « en sortie » (mais pour aller où ?).

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  • La fête du Christ-Roi, un changement de perspective et de signification ?

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    Le déplacement de la fête du Christ Roi de l'univers du dernier dimanche d'octobre (avant la réforme liturgique) au dernier dimanche de l'année liturgique suscite de légitimes questions. Le blog du Mesnil-Marie critique sévèrement ce changement de perspective et de signification.

    2007-24. De la Royauté du Christ à la gloire de ses élus.

    Le dernier dimanche du mois d'octobre, la liturgie - dans son calendrier traditionnel auquel nous tenons d'une manière très spéciale - nous donne de fêter le Christ, Roi de l'univers.

    Il y avait une volonté explicite du Pape Pie XI dans le choix spécial de ce dimanche, lorsqu'il institua cette fête, puisqu'il écrivait dans l'encyclique “Quas primas” du 11 décembre 1925 : “… Plus que tout autre, le dernier dimanche d'octobre Nous a paru désigné pour cette solennité : il clôt à peu près le cycle de l'année liturgique ; de la sorte, les mystères de la vie de Jésus-Christ commémorés au cours de l'année trouveront dans la solennité du Christ-Roi comme leur achèvement et leur couronnement et, avant de célébrer la gloire de tous les Saints, la liturgie proclamera et exaltera la gloire de Celui qui triomphe en tous les Saints et tous les élus.”

    La réforme liturgique issue du second concile du Vatican a opéré un double déplacement de cette fête :

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  • Gloire, louange et honneur à Toi, Christ Roi Sauveur

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    H. Gloria laus et honor
    Mulierum Schola Gregoriana Clamaverunt Iusti | Michał Sławecki - magister chori
    GN, t. I, p. 99

    R/ Gloria, laus et honor tibi sit, Rex Christe, Redemptor,
    Cui puerile decus prompsit Hosanna pium.
    Gloire, louange et honneur à Toi, Christ Roi Sauveur.
    Pour toi le cortège des enfants chanta "Hosanna !"

    1.- Israel es tu rex, Davidis et inclyta proles,
    Nomine qui in Domini, rex benedicte, venis.
    Tu es le roi d'Israël, tu es le glorieux rejeton de David,
    roi béni qui viens au nom du Seigneur.

    2.- Cœtus in excelsis te laudat cælicus omnis,
    et mortalis homo, et cuncta creata simul.
    Le chœur céleste en entier te loue au plus haut des cieux ;
    à lui se joint l'homme mortel et toute la création.

    3.- Plebs Hebræa tibi cum palmis obvia venit ;
    Cum prece, voto, hymnis, adsumus ecce tibi.
    Le peuple hébreu vint au devant de toi avec des palmes,
    avec nos prières, nos vœux et nos hymnes, nous voici devant toi.

    4.- Hi tibi passuro solvebant munia laudis ;
    nos tibi regnanti pangimus ecce melos.
    Ceux-ci te payaient leur tribut de louanges, alors que tu allais souffrir ;
    Et nous, voici que nous te célébrons par nos chants, maintenant que tu règnes.

    5.- Hi placuere tibi, placeat devotio nostra ;
    rex bone, rex clemens, cui bona cuncta placent.
    Ils ont su te plaire, que te plaise aussi notre dévotion :
    bon Roi, doux Roi, à qui plaît tout ce qui est bon.

  • "Le mystère de l'Eucharistie dans la vie de l'Église" : ce que les évêques américains ont réellement dit à Baltimore

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    De George Wigel sur The Catholic World Report :

    Ce que les évêques ont vraiment dit à Baltimore

    Les catholiques qui doutent de ce qu'ils lisent dans la presse sur pratiquement tous les autres sujets ne devraient pas mordre à l'hameçon lancé par les médias et penser que les évêques ont esquivé la "question de l'avortement" au moment crucial.

    18 novembre 2021

    Après que les évêques des États-Unis ont adopté "Le mystère de l'Eucharistie dans la vie de l'Église" le 17 novembre, il a fallu moins d'une heure au Washington Post pour déformer ce que le document enseignait, puisque l'article en ligne du Post était intitulé "La Conférence des évêques catholiques des États-Unis approuve le document sur la communion sans pointer du doigt les politiciens qui soutiennent le droit à l'avortement."

    Le Wall Street Journal, qui a eu toute la journée pour réfléchir à la déclaration des évêques, s'est lui aussi complètement trompé, en titrant le lendemain : "Les évêques évitent la question de l'avortement dans les directives sur la communion".

    Si je peux emprunter la formule à un païen, Jeremy Bentham, c'est un non-sens sur des échasses.

    Pour ceux qui s'intéressent à cette facette particulière d'une déclaration finement élaborée destinée à raviver l'étonnement et la vigueur eucharistiques dans l'Église, voici les paragraphes clés avec leurs notes de bas de page :

    38. Le Pape François nous a prévenus que dans notre "culture du jetable", nous devons combattre la tendance à considérer les gens comme "jetables" : "Il semble que certaines parties de notre famille humaine puissent être facilement sacrifiées pour le bien d'autres personnes considérées comme dignes d'une existence insouciante. En fin de compte, "les personnes ne sont plus considérées comme une valeur primordiale dont il faut prendre soin et qu'il faut respecter, surtout lorsqu'elles sont pauvres et handicapées, "pas encore utiles" - comme les enfants à naître, ou "dont on n'a plus besoin" - comme les personnes âgées".(1) En tant que chrétiens, nous avons la responsabilité de promouvoir la vie et la dignité de la personne humaine, d'aimer et de protéger les plus vulnérables parmi nous : les enfants à naître, les migrants et les réfugiés, les victimes de l'injustice raciale, les malades et les personnes âgées.

    39. Le Concile Vatican II souligne l'importance de la révérence envers la personne humaine. "Chacun doit considérer son prochain sans exception comme un autre soi-même, en tenant compte avant tout de sa vie et des moyens nécessaires pour la vivre dignement, afin de ne pas imiter l'homme riche qui n'a pas eu le souci du pauvre Lazare.(2) Le Concile poursuit en disant que

    "tout ce qui s'oppose à la vie elle-même, comme tout type de meurtre, de génocide, d'avortement, d'euthanasie ou d'autodestruction volontaire, tout ce qui viole l'intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, les tourments infligés au corps ou à l'esprit, les tentatives de contraindre la volonté elle-même ; tout ce qui porte atteinte à la dignité humaine, comme les conditions de vie infrahumaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l'esclavage, la prostitution, la vente de femmes et d'enfants, ainsi que les conditions de travail indignes, où les hommes sont traités comme de simples outils pour le profit, plutôt que comme des personnes libres et responsables ; toutes ces choses et d'autres semblables sont des infamies. Elles empoisonnent la société humaine, mais elles font plus de mal à ceux qui les pratiquent qu'à ceux qui en souffrent. " (3)

    48. Nous devons également garder à l'esprit que "la célébration de l'Eucharistie présuppose que la communion existe déjà, une communion qu'elle cherche à consolider et à porter à sa perfection".(4) L'Eucharistie est le sacrement de la communion ecclésiale, car elle signifie et réalise pleinement la communion avec le Christ qui a commencé au Baptême. Cela inclut la communion dans sa "dimension visible, qui implique la communion dans l'enseignement des Apôtres, dans les sacrements et dans l'ordre hiérarchique de l'Église".(5) De même, la réception de la Sainte Communion entraîne la communion avec l'Église dans cette dimension visible. Nous répétons ce que les évêques américains ont déclaré en 2006 :

    "Si un catholique, dans sa vie personnelle ou professionnelle, devait sciemment et obstinément rejeter les doctrines définies de l'Église, ou sciemment et obstinément répudier son enseignement définitif sur les questions morales, il diminuerait cependant sérieusement sa communion avec l'Église. La réception de la sainte communion dans une telle situation ne serait pas en accord avec la nature de la célébration eucharistique, de sorte qu'il devrait s'en abstenir. "(6)

    La réception de la Sainte Communion dans une telle situation est également susceptible de provoquer un scandale chez les autres, en affaiblissant leur volonté d'être fidèles aux exigences de l'Évangile(7).

    49. La communion avec le Christ et son Église implique donc à la fois la "communion invisible" (être en état de grâce) et la "communion visible". Saint Jean Paul II a expliqué :

    "Le jugement sur l'état de grâce n'appartient évidemment qu'à la personne concernée, puisqu'il s'agit d'un examen de conscience. Cependant, dans le cas d'un comportement extérieur gravement, clairement et résolument contraire à la norme morale, l'Eglise, dans sa préoccupation pastorale pour le bon ordre de la communauté et par respect pour le sacrement, ne peut manquer de se sentir directement concernée. Le Code de droit canonique fait référence à cette situation de manque manifeste de dispositions morales appropriées lorsqu'il affirme que ceux qui "persistent obstinément dans un péché grave manifeste" ne doivent pas être admis à la communion eucharistique "(8).

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  • Pie XII : du nouveau ?

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    De KTO Télévision :

    Du nouveau sur Pie XII ?

    18/11/2021

    Elu le 2 mars 1939 au cours du conclave le plus rapide des XXe et XXIe siècles, le cardinal Pacelli prend le nom de Pie XII. Le 2 mars 2020, alors que l’Europe entre à peine dans la crise pandémique que l’on connaît, il règne au Vatican une certaine effervescence. En effet, pour la première fois, une équipe de chercheurs peut accéder aux fameuses archives de Pie XII. Une décision que l’on doit au pape François ; un pape est le seul à pouvoir décider de la date d’ouverture des archives de ses prédécesseurs. L’émission Au risque de l’histoire se penche sur l’un des pontificats les plus controversés du XXe siècle. Que faut-il attendre de l’ouverture de ces archives ? Faut-il opposer Pie XI et Pie XII comme les études historiques ont parfois l’habitude de le faire ? Que savait le Saint-Siège de l’extermination des Juifs et quel fut son rôle au cours de cet événement inouï que fut la Deuxième Guerre mondiale?

  • Les "hommes en noir" se penchent sur l'interdiction de la messe de saint Pie V à Rome pendant le Triduum pascal et sur la déresponsabilisation collective des évêques français à Lourdes

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Rome interdit la messe St Pie V pour le Triduum
    et les évêques se déresponsabilisent à Lourdes / CDHN

    Rome interdit la messe St Pie V pour le Triduum <br>et les évêques se déresponsabilisent à Lourdes / CDHN

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc.

    Le Vatican interdit la célébration du Triduum Pascal dans la forme extraordinaire du rite au sein du diocèse de Rome, dans le même temps les évêques de France se sont réunis à Lourdes où ils ont décidé à la majorité de reconnaitre la responsabilité institutionnelle de l'Eglise et le caractère systématique des abus sexuels. Pour en parler dans ce Club des Hommes en Noir : le docteur Philippe de Labriolle, les abbés Benoit, Barthe et Tanouärn, sous la direction de Philippe Maxence.