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  • Le pape Benoît XVI, sorti de son silence, apporte son éclairage sur la crise actuelle des abus sexuels

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    Les notes, rédigées par le pape émérite Benoît XVI l’hiver dernier, viennent de paraître dans le mensuel allemand « Klerusblatt » et en exclusivité pour l’Italie sur « AciStampa » et « Il Corriere della Sera » du 11 avril 2019. C'est, à notre connaissance, le site "Benoît et moi" qui a, le premier, mis en ligne une traduction correcte du texte de Benoît XVI alors que d'autres sites se contentaient de publier une traduction (parfois illisible ou à la limite du contre-sens) exécutée par un moteur de traduction automatique. Nous vous renvoyons donc à cette traduction en deux parties :

    Jeanne Smits, sur son blog, a également mis en ligne une traduction fiable de ce texte.

  • Ozon : une vérité partielle et partiale ?

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    De Pierre Durieux sur Aleteia.org :

    Par Ozon et par omission !

    Pour la première fois, Pierre Durieux, l’ancien directeur de cabinet de l’archevêque de Lyon s’exprime sur le film « Grâce à Dieu ».

    J’ai fini moi aussi par voir Grâce à Dieu. Après tout, ce n’est pas très fréquent de connaître des personnages qui ont inspiré un film et d’entendre son propre nom au cinéma. Je ne suis pas cinéphile, ni critique, et mon avis ne se risquera pas à émettre des considérations savantes sur le 7e art. Mais puisque cette œuvre est présentée comme une « fiction inspirée de faits réels », l’ancien collaborateur du cardinal que je suis n’est pas, après tout, le plus mal placé pour donner son avis…

    Une bonne surprise

    Oserais-je l’écrire ? Le film fut d’abord une bonne surprise. Vraiment. Après 36 mois d’un feuilleton judiciaire éprouvant et quelques milliers de coupures de presse mal cicatrisées, je redoutais le manichéisme émotionnel sur grand écran. Le film, reconnaissons-le, n’en rajoute pas. Si certaines des personnes mises en cause peuvent légitimement souffrir de se voir ainsi représentées à l’écran, il est tout aussi difficile je suppose pour les victimes et leurs familles, de voir exposer leurs fragilités, leurs conflits familiaux et leurs manquements… De nombreux passages montrent que François Ozon n’a pas occulté les rayons de la vérité, même douloureux.

    De ce qui apparaît, de ce qu’on entend dans le film, je ne conteste pour ainsi dire, rien. Le personnage du cardinal est certes assez loin du réel, mais après tout, aurait-il été mieux « réussi » en singeant le vrai ? Même le titre — scandaleux à plusieurs titres — se trouve mieux expliqué dans le film que dans la plupart des articles qui traitent du sujet. Grâce à François Ozon, on prend connaissance de la chronologie, des excuses et des explications du cardinal aussitôt après sa malheureuse expression.

    Des oublis regrettables

    Bien sûr, on comprend qu’il ait fallu enjoliver et imaginer un peu, ne serait-ce que pour des questions de mises en scène mais, enfin, je n’aurais pas matière à écrire sur les mensonges de ce film, comme je l’avais primitivement imaginé, avant de l’avoir vu.

    Non, le film n’en rajoute pas, mais il a des manques. Il lui manque les questionnements d’un évêque devant les crimes anciens de l’un de ses prêtres, la difficulté de traiter, un quart de siècle après, des questions, déjà gérées, même mal, par ses trois prédécesseurs.

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  • Déchristianisation et "archipelisation" de la société française

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    Entretien avec Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies d’Entreprise de l’institut de sondages IFOP, auteur de L’Archipel français (Seuil).

    Vous analysez dans votre livre comment l’élection d’Emmanuel Macron a été l’aboutissement d’un éclatement de la société française qui a commencé il y a des décennies. La déchristianisation de la France a-t-elle joué un rôle dans cette « archipelisation » de la société ?

    Nous ne sommes bien sûr pas les premiers à travailler sur le déclin de l’influence catholique en France. Le livre de Marcel Gauchet Le désenchantement du monde a déjà trente-cinq ans. Mais nous sommes aujourd’hui au stade terminal du processus. Le nombre de « messalisant » s (qui vont à la messe tous les dimanches) est passé de 35 à 6 % depuis Vatican II. Le nombre décroissant des prêtres diocésains et des baptêmes, la grande raréfaction du prénom Marie également, marquent une déchristianisation très avancée. La matrice catholique a eu une influence considérable sur la structuration de la société française. Elle a organisé tout un pôle catholique de la société qu’elle a irrigué pendant des siècles jusqu’aux dernières décennies. Elle a, parallèlement, suscité la constitution d’un pôle laïque et républicain qui s’est construit pour une grande part en réaction au premier et qui, déchristianisation aidant, s’est trouvé dépourvu d’adversaire. La déchristianisation a déstabilisé les deux pôles qui, plus profondément, reposaient sur un soubassement imprégné de culture judéo-chrétienne, remettant en question les fondements mêmes sur lesquels les deux pôles reposaient. La déchristianisation ne pouvait donc pas rester sans conséquences sur l’ordre politique et sur le paysage électoral.

    En conséquence de ces évolutions, vous parlez d’un paysage sinistré.

    J. F. : Par de nombreux aspects, le paysage culturel et idéologique n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’on a connu. Bien sûr, chaque génération a la faiblesse de penser qu’elle est en rupture par rapport à celles qui l’ont précédée. Mais ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas seulement le résultat d’un renouvellement générationnel, mais d’un basculement civilisationnel et anthropologique sans précédent. Il y a d’autres critères que le taux de remplissage des églises qui indiquent la déchristianisation de la France : les préférences en matières d’obsèques (l’incinération a pris le pas sur l’enterrement), les mariages et la nuptialité, la sexualité, la décrispation de la sociétésur l’homosexualité. On voit les plaques tectoniques bouger de manière spectaculaire, alors qu’elles étaient restées immuables pendant des siècles. Entre 1945 et le début des années 1980, les naissances hors mariage représentaient moins de 10 % des naissances. Aujourd’hui c’est 60 %. C’est devenu la norme, en l’espace de deux générations. Avec bientôt l’élargissement du droit à la PMA aux couples de lesbiennes ou aux femmes célibataires, on va aboutir à des naissances sans père. Une rupture encore avec l’ordre philosophique, anthropologique et même psychologique que l’on a connu. Quand on pose la question aux Français aujourd’hui en évoquant le manque de père, 50 % sont favorables à l’élargissement de la PMA, 50 % sont défavorables. Les générations les plus âgées y sont aux deux tiers opposées. Les moins de 35 ans y sont aux deux tiers favorables. L’ordre social et familial n’en sera pas forcément bouleversé, étant donné le petit nombre de personnes concernées. Mais sur des questions assez fondamentales, les conceptions changent radicalement. Avec ces lois qui se succèdent, c’est tout le référentiel qui, peu à peu, mais rapidement, se modifie. Au début des années 1970, apparaît la pilule et l’IVG est légalisée, ce qui dissocie sexualité et procréation : il peut y avoir sexualité sans procréation. Quarante-cinq ans plus tard, nous pourrions avoir une procréation sans sexualité.

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  • Deux évêques américains dénoncent la pratique barbare de l'avortement tardif

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    AVORTEMENTS TARDIFS : DEUX ÉVÊQUES AMÉRICAINS RÉAGISSENT

    de genethique.org :

    Monseigneur Joseph Naumann, archevêque de Kansas City et responsable des activités « prolife » de la Conférence des évêques américains a réagi suite à l’audience du 9 avril de la commission judiciaire du Sénat sur les avortements tardifs, demandant la promulgation de la loi sur la protection des enfants non nés : « Ce projet de loi [sur les avortements tardifs] attire l'attention du public sur la réalité honteuse du fait que les États-Unis sont l'un des sept pays au monde autorisant la pratique barbare de l'avortement tardif, lorsqu'un enfant ressent probablement de la douleur et peut même vivre en dehors de l'utérus avec une assistance médicale appropriée. De telles procédures d'avortement après le milieu de la grossesse posent également de graves dangers physiques pour les femmes. La grande majorité des américains soutenant fermement l'interdiction des avortements tardifs, il est temps que le Congrès adopte ce projet de loi [sur la protection des enfants non nés]. Je prie également pour que l'examen de ce projet de loi rapproche notre pays de la reconnaissance de tous les bébés à naître en tant que personnes morales dignes de notre amour et de notre respect ».

    De son côté, le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston et président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a décrié le projet du Massachusetts d’élargir l’accès à l’avortement jusqu’à la naissance : « Collectivement, ces changements ont des conséquences radicales pour la société. Dans la législation proposée, l'avortement est décrit comme «tout traitement médical destiné à entraîner l'interruption d'une grossesse clinique, sauf dans le but de parvenir à une naissance vivante». Même si « de nombreuses procédures cliniques peuvent être décrites de manière satisfaisante en termes purement médicaux », ce n’est pas le cas de l’avortement. « En dépersonnalisant la réalité, la législation déshumanise la décision à laquelle sont confrontées les femmes, leurs familles et leurs médecins ». Le cardinal a précisé qu’il « ne cherchait pas à imposer les enseignements de l’Église catholique à une société diversifiée, mais souhaitait contribuer à la construction d’une société qui protège la vie humaine de sa création à sa mort naturelle». Son objectif n’est pas de juger ou de blâmer les femmes et les familles confrontées à des grossesses extrêmement difficile, mais bien « d'examiner les implications de la législation proposée, qui, parmi ses dispositions, supprime toute limite à l'avortement au cours du troisième trimestre de la grossesse.»

    Sources: Zenit (9&10/04/2019)
  • A quelques jours de Pâques...

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    De Jean-Pierre Snyers :

    A quelques jours de Pâques

    Finalement, la doctrine du christianisme peut se résumer  en ces cinq mots qui sont: création, chute, incarnation, rédemption, résurrection. Telle est sa charpente et ce qui la distingue de toutes les philosophies et religions. Sans le Christ rédempteur, corporellement ressuscité, la foi chrétienne ne serait plus qu'un message philanthropique qui, loin de répondre aux trois questions essentielles de l'existence humaine (qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous?) , n'aurait plus de raison d'être.

    Hélas, tellement englué dans une conception uniquement matérialiste de la vie, l'être humain ne réalise plus aujourd'hui que son existence si brève sur cette terre est avant tout une salle d'attente; un lieu où il est invité à se préparer à aller au ciel.

    A la question: "Selon vous , quel est le plus grand mal de notre société?", le philosophe Gustave Thibon répondait: "Exiger du temps qu'il tienne les promesses de l'éternité. Dieu et l'homme sont comme deux amants qui se sont trompés sur le lieu du rendez-vous: l'homme attend Dieu dans le temps et Dieu attend l'homme dans l'éternité".

    Oui, pour le chrétien que j'essaye d'être tant bien que mal, une phrase de saint Paul dans son épître aux Philippiens résume mon espérance, une phrase que j'adresse à tous vos lecteurs, ainsi qu'à tous les humains: "Notre véritable patrie est dans les cieux, d'où nous viendra Notre Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre corps humilié pour le rendre semblable à Son corps de gloire".

    Puissent tous les pauvres et les malchanceux de cette terre, se retrouver dans cette espérance prodigieuse!

  • Quand des dissidentes catholiques demandent que le Saint-Siège soit rejeté de l’ONU

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    De Rebecca Oas sur le site C-Fam :

    Des Féministes Frustrées, Dissidentes Catholiques, Demandent que le Saint-Siège soit Rejeté de l’ONU

    NEW YORK, le 22 mars (C-Fam) Des dissidents catholiques et leurs alliés demandent encore une fois à ce que le statut d’observateur du Saint-Siège à l’ONU soit révoqué. Lors d’un événement en marge de la Commission sur le Statut des Femmes (CSW), un groupe d’activistes, se faisant appeler “Catholiques pour les Droits de l’Homme”, a lancé une pétition pour que l’ONU rétrograde le statut du Saint-Siège. C’est le dernier volet en date d’une série d’efforts donquichottesques similaires lancés sporadiquement durant les dernières années, dont aucun n’a abouti.

    Le Saint-Siège est une cible régulière de telles campagnes en raison de son statut unique au sein du système de l’ONU, de l’autorité morale qu’il représente et de son historique de maintien d’alliances internationales contre les tentatives de création d’un droit international à l’avortement et contre la redéfinition des genres et de la famille. En attaquant le Saint-Siège, les groupes féministes sceptiques envers toutes les religions ont trouvé une cause commune avec les dissidents au sein de l’Église, tels les “Catholics for Choice” et les promoteurs de l’ordination des femmes. La récente résurgence du scandale des abus sexuels dans l’Église a apporté de l’eau à leur moulin.

    Toutefois, le Saint-Siège a un puissant soutien tant de la part d’individus que d’organisations ou d’états membres de l’ONU. En 1999, des dissidents catholiques pro-avortement avaient demandé que le Saint-Siège soit expulsé de l’ONU. Une déclaration en faveur du Saint-Siège a circulé, collectant plus de 4’000 signatures incluant les plus larges groupes protestants et musulmans du monde. Quand les attaques contre le Saint-Siège ont été renouvelées en 2014, C-Fam a relancé la déclaration lors d’une campagne qui a actuellement récolté plus de 6’800 signatures de groupes et 13’000 d’individus.

    Lors de l’événement CSW en parallèle, les orateurs incluaient un représentant des “Catholics for Choice” et une activiste de l’ordination des femmes.

    Le professeur Mary Ann Case a dit que les raisons principales de pourquoi le Vatican s’oppose aux “droits des femmes”, à la reconnaissance des orientations sexuelles et de l’identité de genre en tant que catégories de droits, sont les développements qui eurent lieu après 1965, lorsque le Concile Vatican II prit fin. En fait, les positions de l’Église sur l’avortement et la complémentarité des rôles masculins et féminins furent réitérées en réponse à de nouvelles formes d’opposition, qui n’ont cessé de croître durant le dernier demi-siècle.

    Dans son rapport sur le Saint-Siège à l’ONU, les “Catholiques pour les Droits de l’Homme” font remarquer que le Saint-Siège n’a ni signé, ni ratifié le traité de l’ONU contre toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes. Ils ont conjecturé que la raison était que “l’idéologie théologique du Saint-Siège était incompatible avec les buts du traité”. Tout au long du rapport, le groupe de “catholiques” dissidents affiche une plus grande déférence envers les documents de l’ONU qu’envers ceux de l’Église dont ils se réclament. Ceci inclut les avis non contraignants des membres du traité, tels que le Comité sur les Droits de l’Enfant, qui outrepasse son mandat en critiquant le Saint-Siège pour ses positions sur l’avortement et l’homosexualité.

    Lorsqu’il a été invité à s’exprimer sur la pétition contre le Saint-Siège, un porte-parole de l’ONU a dit que c’était aux états-membres de décider du statut d’observateur du Vatican.

    Traduction: Christophe Emery