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  • Une dirigeante catholique prend la tête du Forum des droits des femmes de Strasbourg

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    De Tobias Teuscher sur The European Conservative :

    Une dirigeante catholique prend la tête du Forum des droits des femmes de Strasbourg

    Teresa Gerns, directrice du plaidoyer du Conseil de l'Europe pour la Fédération des associations familiales catholiques en Europe, dirigera un comité chargé d'examiner les obstacles rencontrés par les femmes lorsqu'elles tentent de concilier travail rémunéré et maternité.
    Teresa Gerns. Photo courtoisie de FAFCE

    Dans le bâtiment de l'Agora à Strasbourg, où le Conseil de l'Europe réunit les voix qui ne siègent ni au Parlement ni au Conseil des ministres, mais représentent la société civile organisée des organisations non gouvernementales internationales, Teresa Gerns a été élue le 16 avril coprésidente du comité « Défenseurs de l'égalité des genres et des droits des femmes » de la Conférence des organisations non gouvernementales internationales (CINGO). Un titre en apparence modeste, mais d'une grande importance : pour le mandat à venir, une fédération d'inspiration catholique occupera l'une des deux présidences d'un comité qui contribue à définir l'orientation de la participation de la société civile à l'élaboration des politiques relatives aux droits des femmes dans 46 États européens. Teresa Gerns est directrice des affaires publiques auprès du Conseil de l'Europe pour la Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE).

    Le Conseil de l'Europe, fondé en 1949 et basé à Strasbourg, rassemble aujourd'hui 46 États membres représentant quelque 700 millions de personnes. Outre ses trois piliers les plus connus (le Comité des Ministres, où s'expriment les gouvernements ; l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), où se réunissent les parlementaires nationaux élus ; et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux), l'organisation a officiellement intégré, depuis 2005, un quatrième pilier consacré à la société civile : la Conférence des ONG internationales (CINGO). Son champ d'action couvre l'ensemble du continent, du Royaume-Uni au Caucase du Sud, bien au-delà des 27 États membres de l'Union européenne. Plus de trois cents ONG internationales bénéficient de ce statut. Elles se réunissent en sessions plénières à Strasbourg, généralement deux fois par an lors des sessions de l'APCE, et leurs travaux se concentrent sur des thèmes prioritaires, parmi lesquels le Comité sur l'égalité des genres et les droits des femmes, coprésidé par Teresa Gerns.

    La FAFCE est une organisation faîtière fondée en 1997 et enregistrée à Strasbourg. Ses origines remontent à une charte commune signée en 1991 par des associations familiales catholiques autrichiennes, italiennes, françaises et allemandes après la chute du mur de Berlin. Elle regroupe aujourd'hui 33 associations membres réparties dans 20 pays européens et son secrétariat général est basé à Bruxelles depuis 2009. Son action s'appuie sur la doctrine sociale de l'Église catholique et ses priorités stratégiques actuelles incluent la famille comme investissement, les enjeux démographiques, l'équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, la protection des enfants en ligne, la dignité de la vie humaine et l'écologie intégrale.

    La Fédération bénéficie d'une solide assise institutionnelle. Le Conseil de l'Europe lui a accordé le statut de participant en 2001 et, un an plus tard, l'a autorisée à déposer des plaintes collectives au titre de la Charte sociale européenne. Au niveau de l'Union européenne, la FAFCE assure depuis de nombreuses années le secrétariat de l'intergroupe Famille du Parlement européen. Aux Nations Unies, elle est candidate au statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC). 

    Le concept au cœur des travaux de la sous-commission n'est pas improvisé. Il s'appuie sur un livre blanc de 2021, « Protéger les femmes du harcèlement maternel », publié par New Women for Europe en collaboration avec FAFCE et Femina Europa, qui demeure à ce jour la tentative la plus systématique de définir précisément ce phénomène.

    S’inspirant du psychologue du travail suédois Heinz Leymann, qui, dans les années 1980, décrivait le « harcèlement moral » comme un comportement hostile et persistant au travail, préjudiciable à la santé, cet article applique ce terme spécifiquement à la maternité. Le harcèlement maternel cible trois groupes qui se recoupent : les femmes qui souhaitent avoir des enfants, les femmes enceintes et les femmes ayant récemment accouché. Il prend des formes reconnaissables : réticence à recruter des candidates soupçonnées de devenir mères ; mesures dissuasives à la maternité, telles que la congélation d’ovocytes financée par l’employeur ; rétrogradation informelle au retour de congé maternité ; surcharge de travail ou harcèlement dès l’annonce d’une grossesse ; et non-renouvellement des contrats à durée déterminée.

    Ces chiffres sont alarmants. Dans l'Union européenne, près d'une femme sur trois n'a pas droit au congé parental ; seuls quatre États membres garantissent un accès universel. Au Royaume-Uni, six mères sur dix se sentent marginalisées dès qu'elles annoncent leur grossesse.  

    Le mandat triennal de la sous-commission, qui court jusqu'en 2027, vise à documenter systématiquement ces pratiques et à identifier les recours juridiques et institutionnels en collaboration avec les organes du Conseil de l'Europe. Parmi ceux-ci figure le Comité gouvernemental de la Charte sociale européenne, auprès duquel des plaintes collectives peuvent être déposées. Une conclusion motivée établissant que le harcèlement moral des mères constitue une violation des obligations de la Charte en matière de travail, de vie familiale et de non-discrimination serait une première en Europe.

    Le contexte politique confère à ce mandat toute sa force. Le taux de fécondité en Europe s'est stabilisé bien en dessous du seuil de renouvellement des générations depuis une génération, et le Conseil de l'Europe lui-même a commencé à considérer la résilience démographique comme une question de droits humains. Un comité axé sur les droits des femmes, qui prend au sérieux les obstacles rencontrés par celles qui souhaitent concilier travail rémunéré et maternité en raison de la discrimination liée à la maternité, s'inscrit naturellement dans ce débat émergent.

    Elle s'inscrit également dans un contexte pluraliste, parfois conflictuel. Une fédération d'inspiration catholique, coprésidente du comité des droits des femmes de la plateforme de la société civile du Conseil de l'Europe, devra œuvrer en coalition, instaurer la confiance par-delà les clivages idéologiques et démontrer qu'une conception des droits des femmes centrée sur la famille peut être substantielle, fondée sur des données probantes et attentive au vécu des mères actives. C'est là à la fois l'opportunité et le défi.

    Tobias Teuscher est un rédacteur pour  europeanconservative.com et possède une vaste expérience professionnelle au Parlement européen.
  • Le silence de l’APCE face aux attaques et discriminations visant les chrétiens en Europe

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    De Thibault van den Bossche sur le site de l'ECLJ :

    L’APCE silencieuse face aux attaques et discriminations visant les chrétiens en Europe

    23 Avril 2026
    La résolution intitulée «Lutter contre la discrimination fondée sur la religion et protéger la liberté de religion ou de conviction en Europe» adoptée par l’APCE le 21 avril 2026 maintient un déséquilibre manifeste dans le traitement des différentes religions. Elle n’intègre pas pleinement la réalité des attaques et discriminations visant les chrétiens, pourtant largement documentées par l’ECLJ.

    Lors de sa session d’avril 2026, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté une résolution intitulée «Lutter contre la discrimination fondée sur la religion et protéger la liberté de religion ou de conviction en Europe». Ce texte réaffirme des principes essentiels, mais maintient un déséquilibre dans la manière dont les institutions européennes traitent les atteintes visant les chrétiens. Ce déséquilibre n’est pas seulement rhétorique: il reflète une hiérarchisation implicite des formes d’intolérance religieuse et traduit une difficulté persistante à reconnaître pleinement les atteintes antichrétiennes.

    La résolution mentionne une «recrudescence significative de l’antisémitisme» et «une augmentation des incidents antisémites» replacées dans le contexte de «l’attentat terroriste du 7 octobre 2023 et du conflit à Gaza», ainsi qu’«une augmentation des incidents islamophobes» (§4). Elle renvoie également à deux résolutions spécifiques de 2022 sur la lutte contre l’antisémitisme et contre « l’islamophobie, ou racisme antimusulman » (§3), illustrant une nouvelle fois l’attention quasi exclusive des institutions européennes à ces phénomènes.

    Il faut remonter à 2015 pour que les chrétiens soient mentionnés, et encore de manière marginale, dans la résolution «Combattre l’intolérance et la discrimination en Europe, notamment lorsqu’elles visent des chrétiens». Cette absence de reconnaissance explicite s’inscrit dans la continuité du mandat actuel de la «Représentante spéciale […] sur l’antisémitisme, la haine antimusulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse», qui ne cite pas les chrétiens. Sa titulaire a d’ailleurs pris part au Forum diplomatique d’Antalya, en Turquie, du 17 au 19 avril, pour y dénoncer la haine antimusulmane en ligne.

    Pourtant, les 2.211 actes antichrétiens recensés en Europe en 2024, selon l’Observatoire de l’Intolérance et de la Discrimination contre les Chrétiens en Europe (OIDAC), appellent une reconnaissance tout aussi explicite. L’ECLJ a d’ailleurs largement documenté ces attaques et discriminations dans son rapport 2025 sur La christianophobie et la haine antichrétienne en Europe. Un tel déséquilibre affaiblit la cohérence d’ensemble de la résolution et interroge sur l’égalité de traitement entre les différents groupes religieux.

    Une reconnaissance importante mais encore limitée des discriminations contre les chrétiens

    De manière bienvenue cependant, l’Assemblée reconnaît que «l’intolérance et la discrimination fondées sur la religion ou la conviction touchent tant les groupes religieux majoritaires que minoritaires en Europe» et que «l’expression de la foi est parfois limitée de manière injustifiée par la législation et les politiques nationales» (§10).

    Cette formulation mérite d’être soulignée. Elle introduit une reconnaissance implicite, mais réelle, des atteintes subies par les chrétiens, y compris dans des sociétés où ils restent numériquement majoritaires. Elle conforte également les analyses de l’ECLJ concernant certaines dérives de la laïcité, notamment en France, lorsque celle-ci conduit à restreindre de manière disproportionnée l’expression chrétienne.

    Une volonté louable d’améliorer la collecte des données

    La résolution invite les États à «collecter des données sur l’intolérance et la discrimination fondées sur la religion» (§14.1.1). L’ECLJ soutient pleinement cet objectif. Une documentation précise constitue une condition indispensable à toute politique efficace. Dans ce domaine, le travail d’organisations indépendantes, telles que l’OIDAC ou l’Observatorio para la Libertad Religiosa y de Conciencia (OLRC) en Espagne, joue un rôle déterminant.

    Cependant, trois limites persistent. Les victimes chrétiennes sous-déclarent les attaques qu’elles subissent, par autocensure, craignant de jouer la victimisation, de manquer de charité chrétienne ou d’attiser des tensions sociales. Les autorités publiques sous-comptabilisent les crimes antichrétiens, pour ne conserver que ceux avec une motivation politique clairement identifiée. Enfin, la transmission de ces données à des institutions internationales comme l’ODIHR de l’OSCE se fait de manière incomplète selon les États. Ces limites contribuent à invisibiliser une partie significative des violences et discriminations subies par les chrétiens en Europe.

    L’absence d’objection de conscience et de mesures pour protéger les lieux de culte

    Malgré ces avancées, deux omissions limitent la portée de la résolution. Elle ne mentionne à aucun moment le droit à l’objection de conscience, pourtant au cœur de nombreuses situations concrètes. Par exemple, une religieuse devra-t-elle pratiquer l’euthanasie dans un hôpital catholique? C’est la question qu’ont soulevée l’ECLJ et Sœur Agnès, médecin des Petites sœurs des pauvres, devant le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion ou de conviction à Genève.

    Aucune disposition spécifique ne concerne la protection des lieux de culte, alors même que les actes de vandalisme et les attaques contre les églises se multiplient en Europe. À titre d’exemple, la France a mobilisé près de 48 millions d’euros entre 2015 et 2025 pour sécuriser les sites religieux, notamment par l’installation de systèmes de vidéosurveillance et de dispositifs de protection renforcée.

    Une ouverture intéressante au dialogue avec la société civile

    L’APCE introduit une perspective encourageante en invitant à «renforcer la consultation et la communication avec les communautés religieuses et les organisations de la société civile lors de l’élaboration de la législation» (§14.3.2). L’ECLJ contribue déjà activement à ce dialogue auprès des institutions nationales, européennes et internationales, en mettant à disposition son expertise juridique. Nous poursuivrons activement notre engagement en faveur de la liberté de religion des chrétiens en Europe.

    Pour garantir une protection effective, les attaques et discriminations visant les chrétiens doivent être reconnues et traitées sans biais. La liberté de religion, protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme, ne peut être assurée sans le respect du principe de non-discrimination consacré à l’article 14. Cela implique une prise en compte équilibrée des atteintes subies par les chrétiens, ainsi que des réponses concrètes. À cet égard, l’ECLJ a saisi la Présidente de l’APCE par une pétition en ce sens, appelant à une réponse ferme contre les attaques et discriminations visant les chrétiens.

    Christianophobie : ça suffit !
    Lire le texte complet de la pétition
    9,443 SIGNATURES
  • Qu’est-ce qui alimente l’extrémisme anti-chrétien en Israël ?

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    De Michele Chabin sur le NCR :

    Qu’est-ce qui alimente l’extrémisme anti-chrétien en Israël ?

    Les experts affirment que l'éducation et l'application de la loi sont nécessaires pour endiguer de tels incidents.

    Le crucifix remplacé, photographié par les Forces de défense israéliennes
    Le crucifix remplacé, photographié par les Forces de défense israéliennes (photo : Forces de défense israéliennes via EWTN News)

    JÉRUSALEM — Une photo montrant un soldat des Forces de défense israéliennes (FDI) détruisant à coups de marteau une statue de Jésus dans un village du sud du Liban est rapidement devenue virale le 20 avril. Bien que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ait présenté ses excuses pour cet incident choquant et que l'armée israélienne ait remplacé la statue, cet épisode a suscité une difficile prise de conscience au sein de la société israélienne quant à la montée de l'intolérance religieuse dans un pays qui s'enorgueillit de ses valeurs démocratiques et juives.   

    Les détracteurs du gouvernement israélien de droite actuel accusent ses dirigeants d'alimenter l'extrémisme, notamment au sein de certaines communautés juives ultra-orthodoxes et ultranationalistes. Dans ces communautés repliées sur elles-mêmes, les écoles n'enseignent ni le pluralisme religieux, ni le respect mutuel, ni la coexistence.   

    Sur les 10,2 millions d'Israéliens, environ 185 000 sont chrétiens. La plupart vivent dans le nord du pays ou dans des villes multiconfessionnelles comme Jérusalem, Tel-Aviv-Jaffa et Ramla. On compte également 1,8 million de musulmans en Israël.    

    Bien que peu de juifs ultra-orthodoxes traditionnels servent dans l'armée israélienne, et que Tsahal tente d'éliminer les ultranationalistes religieux fervents lors du processus de sélection pour la conscription, deux ans et demi de guerre déclenchés par le massacre du Hamas du 7 octobre 2023 ont contraint l'armée à se démener pour trouver des soldats supplémentaires.       

    « Le soldat n’a pas brisé la statue de Jésus par accident, et son geste n’était pas isolé », a écrit Lazar Berman, correspondant diplomatique du Times of Israel , dans une tribune publiée par le journal. « Il a probablement appris, au cours de son éducation ou dans son milieu social, que les sanctuaires et les icônes chrétiennes ne doivent pas être respectés, voire qu’il faut les détruire. »  

    Bien que la « grande majorité » des Israéliens ne soutienne pas la persécution des minorités religieuses du pays, a déclaré Berman, « il y a suffisamment d'extrémistes et de fanatiques religieux dans le pays qui soutiennent de telles actions pour que le soldat dispose de nombreuses sources d'inspiration potentielles pour son crime. » 

    Tomer Persico, chercheur à l'Institut Shalom Hartman, reproche à Netanyahu d'avoir invité des extrémistes comme Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir à entrer dans son gouvernement, entré en fonction en janvier 2023.  

    La composition du gouvernement, qui comprend non seulement des partis politiques d'extrême droite mais aussi des partis juifs ultra-orthodoxes, « influence considérablement les relations entre Juifs et non-Juifs en Israël et même plus largement », a déclaré Persico au Register. « Lorsqu'une guerre éclate, on constate comment leur ferveur religieuse et messianique imprègne leurs déclarations. »  

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  • Le Pape, à l'issue de son long voyage en Afrique : poursuivez dans la joie la mission des premiers disciples de Jésus

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    LÉON XIV EN AFRIQUE - Le Pape, à l'issue de son long voyage en Afrique : poursuivez dans la joie la mission des premiers disciples de Jésus

    23 avril 2026
     

    Malabo (Agence Fides) – « Comme aux premiers siècles de l’Église, l’Afrique est appelée aujourd’hui à apporter une contribution décisive à la sainteté et au caractère missionnaire du peuple chrétien ». C’est en évoquant le passé des temps apostoliques pour se tourner vers l’avenir que le Pape Léon adresse ces derniers mots à la foule rassemblée dans le stade de Malabo, et, par extension, à tout le continent, à la fin de son premier long voyage en tant qu’Évêque de Rome sur le sol africain. La messe vient de s’achever, acte de clôture de la visite en Guinée équatoriale. Avant de retourner à Rome, le Pape Prevost confie qu’il quitte l’Afrique « avec un trésor inestimable de foi, d’espérance et de charité : un trésor fait d’histoires, de visages, de témoignages joyeux et douloureux qui enrichissent grandement ma vie et mon ministère de successeur de Pierre ». Et il confie à l’intercession de la Vierge Marie « vous tous, vos familles, vos communautés, votre nation et les peuples africains ».

    Au début de son homélie, le Pape Léon avait évoqué le triste événement que constitue le décès soudain de Fortunato Nsue Esono, Vicaire Général du diocèse de Malabo, qui avait apporté une contribution importante à la préparation de la visite papale et qui a été retrouvé sans vie le 17 avril dans sa résidence, dans la paroisse de Notre-Dame de Bisila. À ce jour, les causes de son décès n’ont pas été révélées. « Je vous invite à vivre dans un esprit de foi », a déclaré le Souverain Pontife, « ce moment de douleur, et j’ai confiance que, sans se laisser entraîner à des commentaires ou à des conclusions hâtives, toute la lumière sera faite sur les circonstances de son décès ».

    Dans la dernière homélie qu’il a prononcée en Guinée équatoriale, s’inspirant des lectures de la liturgie du jour, Léon XIV a donné de précieux conseils sur la manière d’aborder la lecture des Saintes Écritures. « Tous les textes bibliques », a rappelé le Pape, « révèlent leur véritable sens dans la foi, car c’est dans la foi qu’ils ont été écrits et transmis jusqu’à nous : c’est pourquoi leur lecture est un acte toujours personnel et toujours ecclésial, et non un exercice solitaire ou purement technique. Ensemble, nous lisons l’Écriture comme un bien commun de l’Église, guidés par le Saint-Esprit, qui a inspiré sa composition, et par la Tradition apostolique, qui l’a préservée et diffusée sur toute la terre ».

    Dans la conclusion de son homélie, Léon XIV a rappelé que la source vivante de la mission de l’Église réside dans l’expérience de l’amour gratuit et prévenant du Seigneur : « C’est lui qui nous aime le premier, toujours ; sa parole est pour nous l’Évangile, et nous n’avons rien de meilleur à annoncer au monde. Cette évangélisation – a-t-il ajouté – nous concerne tous, à commencer par le baptême, qui est sacrement de fraternité, lavage de pardon et source d’espérance. À travers notre témoignage, l’annonce du salut devient geste, devient service, devient pardon : en un mot, devient Église ».

    Le Souverain Pontife a rappelé le début de l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium du Pape François : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus ». Et il a encouragé « vous tous, Église qui vivez en Guinée équatoriale, à poursuivre dans la joie la mission des premiers disciples de Jésus. En lisant ensemble l’Évangile », a-t-il conclu, « soyez ses annonciateurs passionnés, comme l’était le diacre Philippe. En célébrant ensemble l’Eucharistie, témoignez par votre vie de la foi qui sauve, afin que la parole de Dieu devienne un bon pain pour tous ». (Agence Fides 23/4/2026)

  • Le pape Léon XIV : le Saint-Siège n'approuve pas les bénédictions officielles des unions entre personnes de même sexe, mais « tous sont les bienvenus » dans l'Église

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    De Courtney Mares sur OSV News :

    Le pape Léon XIV : le Saint-Siège n'approuve pas les bénédictions officielles des unions entre personnes de même sexe, mais « tous sont les bienvenus » dans l'Église.

    23 avril 2026

    À BORD DE L'AVION PAPAL (OSV News) — Le pape Léon XIV a déclaré à bord de l'avion papal le 23 avril que le Saint-Siège n'approuve pas les bénédictions officielles des couples de même sexe, tout en soulignant que l'unité de l'Église « ne devrait pas tourner autour des questions sexuelles » et que toutes les personnes sont les bienvenues dans l'Église catholique.

    Le pape a tenu ces propos lors d'une conférence de presse à bord de son vol retour de Malabo (Guinée équatoriale) à Rome, où l'avion papal a atterri après 19h15, heure locale. S'exprimant en anglais, en espagnol et en italien, le pape Léon XIV a répondu à cinq questions de journalistes, abordant des sujets aussi variés que le changement de régime en Iran et la dignité des migrants. Il a réaffirmé le droit des pays à faire respecter leurs lois frontalières, tout en soulignant que les migrants sont des êtres humains qui ne doivent pas être traités comme des animaux.

    La conférence de presse a conclu un voyage apostolique de 11 jours et 18 vols, soit plus de 11 000 miles à travers l'Algérie, le Cameroun, l'Angola et la Guinée équatoriale, de loin le plus long voyage de son pontificat.

    L'unité de l'Église « ne devrait pas tourner autour des questions sexuelles ».

    Le pape Léon XIV a été interrogé sur la décision prise la veille par le cardinal allemand Reinhard Marx, archevêque de Munich et de Freising, d'autoriser la bénédiction des couples de même sexe dans son archidiocèse, et sur la manière dont le pape entendait préserver l'unité de l'Église universelle face à cette décision.

    « Avant toute chose, je pense qu’il est essentiel de comprendre que l’unité ou la division de l’Église ne devrait pas tourner autour des questions sexuelles », a déclaré le pape Léon XIV. « On a tendance à croire que lorsque l’Église parle de morale, la seule question morale abordée est la sexualité. Or, je crois qu’en réalité, il existe des questions bien plus importantes et plus vastes, telles que la justice, l’égalité, la liberté des hommes et des femmes, la liberté de religion, qui doivent toutes primer sur cette question particulière. »

    Le pape a déclaré que le Saint-Siège avait déjà communiqué sa position aux évêques allemands. 

    « Le Saint-Siège a clairement indiqué qu’il n’est pas d’accord avec la bénédiction formalisée des couples, en l’occurrence des couples homosexuels, comme vous le demandez, ou des couples en situation irrégulière », a-t-il déclaré.

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