Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Vocations : "l'heure est grave car nous n'avons plus de futurs prêtres en formation dans notre diocèse" (Mgr Rossignol, évêque de Tournai)

    IMPRIMER

    De Monseigneur Frédéric Rossignol lors de la Messe Chrismale 2026 (source)

    "Alors que nous nous préparons à vivre la messe chrismale, permettez-moi de souligner un des aspects de cette célébration, celui de l’importance de la prêtrise pour notre Église. Je me permets de le faire parce que l’heure est grave, mes chers amis, car nous n’avons plus de séminaristes (de futurs prêtres en formation !) au sein de notre diocèse, à l’exception d’un jeune en fin de formation, ordonné diacre il y a peu et qui sera prêtre à l’été prochain.

    Beaucoup diront : « Nous en sommes bien conscients, mais qu’est-ce qu’on peut bien y faire ? » Je crois au contraire que nous pouvons « y faire », chacun à partir de son expérience de chrétien. Tout d’abord, il est bon de remercier Dieu pour les modèles de prêtres qui nous ont fait et nous font encore grandir dans la foi, et ils sont nombreux ! Comment ces prêtres nous inspirent-ils ? Certainement par leur vie de foi, par la manière dont ils célèbrent l’Eucharistie, en la vivant avec enthousiasme, avec profondeur, avec régularité. Ils sont là, que l’assemblée soit grande ou petite, qu’elle participe activement ou non, qu’elle chante merveilleusement ou poussivement… Ils nous accueillent en début de célébration, nous demandent comment nous allons. Ils préparent leurs homélies avec soin : elles sont concrètes, enthousiasmantes, elles nous apprennent de nouvelles choses sur la foi, elles sont touchantes de sincérité. Lorsqu’ils prononcent les paroles de la consécration et qu’ils nous donnent la communion, nous savons avec certitude et reconnaissance que Dieu se rend présent. Ces prêtres nous rappellent combien la sainteté d’une personne peut avoir tellement d’impact dans la vie d’une multitude de gens qui ont besoin de sentir que Dieu les aime.

    Les prêtres nous interpellent aussi par leur esprit de sacrifice. Ils ont renoncé à une vie de famille, à des êtres chers qui leur disent qu’ils sont aimés de manière unique et préférentielle. Eux sont là pour tous, et renoncent donc à un amour exclusif. Les prêtres sont aussi des hommes de compassion. Ils écoutent les souffrances de leurs contemporains, dans le sacrement de la confession ou dans les confidences qui leur sont faites à d’autres moments, et Dieu sait si cela fait du bien d’être écouté avec bienveillance. Les prêtres cherchent aussi à créer le lien au sein des communautés chrétiennes. C’est un exercice difficile. Beaucoup de gens sont attachés à leurs habitudes, leurs privilèges, leur sensibilité. Travailler ensemble, se préoccuper des autres, ça n’est pas toujours naturel !

    Mais certains diront : « Le problème, c’est que les prêtres que je vois, je ne veux pas en dire du mal, mais pour dire la vérité, ils sont loin d’être des modèles tels que vous les décrivez ! » Et oui, la prêtrise n’a rien de magique ! Comme toute vocation, elle s’inscrit dans un appel à grandir dans le don de soi, mais peut se transformer en un chemin de superficialité et d’égocentrisme, et comme pour nombre d’entre nous, beaucoup de prêtres ont des penchants édifiants et d’autres aspects de leur personnalité moins glorieux.

    La première chose, si nous voulons retrouver des vocations, c’est donc de remercier Dieu et les prêtres pour leur vocation et de prier pour la conversion des prêtres qui s’égarent. La deuxième, c’est de montrer un amour profond et authentique pour les sacrements, en particulier pour l’Eucharistie et la confession. Allons à la messe avec un profond désir de recevoir le Christ dans son corps et son sang. Allons nous confesser avec un profond désir de nous réconcilier avec Dieu et d’entendre de la bouche du prêtre : « Et moi, je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. » La troisième démarche est de prier pour les vocations, de dire des chapelets, de supplier le Seigneur de nous envoyer des ouvriers pour sa moisson. La quatrième initiative à prendre est de parler de la vocation à la prêtrise dans les catéchèses, dans les célébrations, de demander aux prêtres d’en parler eux-mêmes,… La dernière initiative est de donner de l’argent pour la formation des prêtres. Former un prêtre, c’est au minimum sept ans d’études. Aujourd’hui, nous constatons un nouvel élan de jeunes qui demandent le baptême. Certes, beaucoup d’entre eux ont à faire un long chemin pour que la foi s’enracine au plus profond de leur vie, mais étant donné qu’ils découvrent la joie de suivre le Christ, nous pouvons et nous devons espérer que plusieurs d’entre eux découvriront un jour le Christ leur dire : « Ne veux-tu pas me suivre entièrement une vie donnée pour le service de l’Église ? J’ai besoin de prêtres, veux-tu en faire partie ? »

    Restons dans la confiance, le Seigneur a fait des merveilles, il continuera d’en faire dans les générations à venir. (...)

    + Frédéric Rossignol

     

    Quelques chiffres :

    • Effectifs globaux : En février 2026, on ne comptait que 14 séminaristes en formation (dont seulement 7 diocésains) pour toute la Belgique francophone.
    • Évolution : Ce chiffre marque une chute vertigineuse par rapport à 2012, où ils étaient encore 82.
    • Rentrée 2024 : À titre de comparaison, la rentrée de septembre 2024 au Grand Séminaire Francophone de Namur comptait 17 séminaristes diocésains et 3 nouveaux arrivants.
      diocesedenamur.bediocesedenamur.be +4
  • Dans la plupart des pays, le nombre de personnes quittant le catholicisme est supérieur à celui des nouveaux arrivants

    IMPRIMER

    De sur le site du Pew Research Center :

    Dans de nombreux pays, le catholicisme a perdu des fidèles au profit des conversions religieuses, tandis que le protestantisme en a gagné dans certains autres.

    D'après nos enquêtes de 2024, le christianisme est l'un des groupes religieux les plus touchés par le changement de religion au monde. Le changement de religion désigne le fait, pour une personne adulte, de s'identifier à une religion différente de celle dans laquelle elle a été élevée durant son enfance.

    Au sein du christianisme, cependant, le changement de religion a affecté différemment les deux plus grands sous-groupes – le catholicisme et le protestantisme :

    • Dans presque tous les pays que nous avons étudiés, le catholicisme a perdu plus de fidèles qu'il n'en a gagné.
    • Le protestantisme a enregistré un gain net suite aux conversions dans presque autant d'endroits qu'il a enregistré une perte nette.

    Nous examinons ici de plus près les changements de religion, qu'il s'agisse de passage du catholicisme au protestantisme, ou d'une autre religion à une autre, d'après les enquêtes du Pew Research Center menées dans 24 pays.

    Qu’est-ce que le « changement de religion » ?

    Le changement de religion désigne une modification entre le groupe religieux dans lequel une personne dit avoir été élevée (pendant son enfance) et son identité religieuse actuelle (à l'âge adulte).

    Cette analyse explore les changements de confession au sein du christianisme. Plus précisément, nous examinons les mouvements de conversion, d'entrée et de sortie du catholicisme et du protestantisme dans des pays d'Asie et du Pacifique, d'Europe, d'Amérique latine, d'Amérique du Nord et d'Afrique subsaharienne.

    Pourquoi avons-nous fait cela ? 

    Le Pew Research Center réalise des sondages d'opinion, des études démographiques et d'autres recherches afin de mieux comprendre le rôle de la religion dans la vie publique, entre autres sujets.

    Comment avons-nous fait cela ? 

    Cette analyse s'appuie sur les enquêtes du Pew Research Center menées dans 24 pays, dont les États-Unis. Les données américaines proviennent de l' étude US Religious Landscape Study (RLS) 2023-2024 du Centre. Les données internationales sont issues d'enquêtes réalisées au printemps 2024.

    Voici les questions utilisées pour l'analyse , ainsi que les réponses et la méthodologie de l'enquête . Consultez les tableaux détaillés pour obtenir des données sur les conversions religieuses (entrée et sortie du catholicisme et du protestantisme) dans les 24 pays étudiés.

    Les enquêtes internationales du printemps 2024 incluaient des pays supplémentaires qui ne figurent pas dans cette analyse, soit parce qu'ils ne faisaient pas de distinction entre protestants et catholiques, soit parce qu'ils ont une très faible population de personnes – 1 % ou moins – qui ont été élevées ou qui s'identifient actuellement comme protestantes ou catholiques.

    Quel a été l'impact des changements religieux sur le catholicisme ?

    in_poland_92_of_all_adults_are_lifelong_catholics.png

    Dans 12 des 24 pays étudiés, la majorité de la population a été élevée dans la religion catholique. Ces proportions varient de 59 % des adultes en Hongrie à 96 % en Pologne.

    De nombreux adultes élevés dans la foi catholique dans ces pays restent fidèles à cette religion aujourd'hui. Par exemple, 92 % des adultes polonais sont catholiques depuis toujours.

    Mais d'autres adultes ont quitté l'Église. Les anciens catholiques (c'est-à-dire les personnes élevées dans la foi catholique mais qui ne s'identifient plus comme telles à l'âge adulte) représentent 10 % ou plus de la population totale dans 15 pays.

    Et relativement peu d'adultes dans les pays analysés entrent dans l'Église après avoir été élevés dans une autre religion ou sans religion.

    Lire la suite

  • Saint Marc, le plus grand reporter de l'Antiquité ?

    IMPRIMER

    On le fête aujourd'hui : saint Marc, « l’évangéliste reporter »

    Image

    source : http://rouen.catholique.fr/IMG/pdf/Saint_Marc_l_evangeliste_reporter.pdf

    Saint-Marc-l-evangeliste-reporter_article_popin.jpgAu cours de cette année liturgique, qui a débuté le 27 novembre 2011, les catholiques peuvent découvrir Marc, dont l’Évangile est lu chaque dimanche. Un Évangile de plus en plus apprécié par les fidèles d’aujourd’hui et qui incite à réfléchir sur l’identité de Jésus.

    Lire la suite

  • Saint Marc l'Evangéliste (25 avril)

    IMPRIMER

    Du Père Bernard Domini sur le site de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

    (archive du 25 avril 2017) St Marc (P. Bernard)

    Nous fêtons avec joie et reconnaissance,  en ce 25 avril, l’évangéliste Saint Marc, que Benoît XVI appelle « le collaborateur de Pierre». Le Père, avec énergie, nous a souvent rappelé que St Marc ne doit pas être confondu avec Jean-Marc, qui a accompagné Saint Paul et Saint Barnabé dans leur premier voyage apostolique. Pour la Bse Anne-Catherine Emmerich, il s’agit de deux hommes bien distincts.

    La Tradition ne nous a pas transmis beaucoup d’éléments sur la vie de Saint Marc. ACE dit qu’il habitait dans le Nord de la Terre Sainte et qu’il a été un disciple de Jésus mais qu’il n’était pas toujours avec Jésus. Il fut l’un de ceux qui se scandalisèrent lorsque Jésus dit qu’il fallait manger sa chair et boire son sang. Il se scandalisa aussi de la folie de Marie Magdeleine oignant Jésus avec un parfum très cher ! Il abandonna les disciples après l’arrestation de Jésus et ne revint qu’au moment de l’apparition de Jésus sur la montagne.

    Il accompagna souvent St Pierre ensuite puis mourut martyr à Alexandrie. Papias disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l’ordre. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable. Saint Irénée écrit qu'après la mort de Pierre et de Paul, Marc, disciple et interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce qui avait été prêché par Pierre (Contra haereses, Livre III, chapitre I, 1). Tertullien attribue à Pierre ce que Marc a écrit (Adversus Marcionem, Livre IV, chapitre V). St Clément d'Alexandrie et Origène soulignent le scrupule de St Marc d’écrire selon ce que Pierre lui avait enseigné. Le grand saint Jérôme parle de Marc, l’interprète de l'apôtre Pierre et le premier évêque d'Alexandrie. Le témoignage d’Eusèbe de Césarée est important : Pierre établit aussi les églises d'Egypte, avec celle d'Alexandrie, non pas en personne, mais par Marc, son disciple. Car lui-même pendant ce temps s'occupait de l'Italie et des nations environnantes ; il envoya don Marc, son disciple, destiné à devenir le docteur et le conquérant de l'Egypte.

    Pourquoi l’évangile selon Saint Marc est-il symbolisé par le lion ? Parce que, d’une part, le lion fait partie des quatre bêtes de la vision d’Ezechiel (1,10), et de Saint Jean (Ap 4,7-8) et que, d’autre part, l’évangile selon Saint Marc commence par la prédication de Jean-Baptiste dans le désert dont le lion est l'animal.

    En cette Fête de l’évangéliste Saint Marc, nous devons encore rappeler le primat du témoignage des évangélistes, qui est fondamental pour notre Foi. Comme nous l’Eglise le rappelle, en ce temps pascal, la Foi chrétienne ne se fonde pas sur une idéologie mais sur les faits réels de l’Histoire du Salut ! Le Père et Monsieur Gérard Soulages ont combattu les graves erreurs modernistes de notre temps, qui niaient l’historicité des évangiles. Benoît XVI a donné un enseignement lumineux dans son livre en trois tomes sur Jésus de Nazareth. L’historicité des évangiles ne devraient plus être remise en question, étant donné qu’un document dogmatique du Concile Vatican II, Dei Verbum, affirme avec autorité : « Notre sainte Mère l'Eglise a tenu et tient fermement et avec la plus grande constance, que ces quatre Evangiles, dont elle affirme sans hésiter l'historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de Dieu, durant sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné pour leur salut éternel, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel… Les évangélistes sont des apôtres ou des hommes évangéliques (DV 18). Ils sont donc témoins oculaires et serviteurs de la Parole. Saint Marc n’est pas un apôtre, mais il est le témoin fidèle de Pierre, le chef des apôtres. Il n’a transmis scrupuleusement que ce que Pierre enseignait avec l’autorité du grand témoin qu’il était, selon ce que Dei Verbum enseigne : Que ce soit à partir de leur propre mémoire et de leurs souvenirs, ou à partir du témoignage de ceux qui "furent dès le début ", ils composèrent leurs écrits dans le but de nous faire éprouver la "solidité" des enseignements que nous avons reçus (DV19). A la suite du Père, soyons fidèles et fermes pour transmettre cet autre enseignement du Concile qu’aucun exégète ou théologien n’a le droit de contester : « Toujours et partout l'Eglise a tenu et tient l'origine apostolique des quatre Evangiles. Ce que les apôtres, en effet, sur l'ordre du Christ, ont prêché, par la suite eux-mêmes et des hommes apostoliques nous l'ont, sous l'inspiration divine de l'Esprit, transmis dans des écrits qui sont le fondement de la foi, à savoir, l'Evangile quadriforme selon Matthieu, Marc, Luc et Jean (DV 18).

    Concluons par la tradition conservée à Venise au sujet du corps de Saint Marc qui repose en cette ville : en 828, la ville de Venise en Italie se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour la protéger et pour remplacer saint Théodore afin de rivaliser avec Rome et son grand saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens ravirent ses reliques sacrées dans la petite chapelle où elle se trouvait depuis sa mort. La basilique Saint-Marc de Venise a été spécialement construite pour les accueillir. Saint Marc devint ainsi le Saint Patron de Venise avec son lion comme symbole de la ville. Marc était venu évangéliser la région par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à Venise. Un ange lui était alors apparu et lui avait dit ces mots :" Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu trouveras ici le repos." Remercions Saint Marc et, avec lui, soyons rigoureux pour ne transmettre dans notre prédication que ce que Jésus a réellement dit, réellement fait et ce qu’Il a réellement été : Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, le Sauveur.