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Au rythme de l'année liturgique - Page 13

  • Saint Clément d'Alexandrie "le pédagogue" (4 décembre)

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    Lors de l'audience générale du mercredi 18 avril 2007, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à ce Père de l'Eglise (source) :

    Chers frères et sœurs,

    Après le temps des fêtes, nous revenons aux catéchèses habituelles, même si apparemment, il règne encore un climat de fête sur la Place. Avec les catéchèses, nous revenons, comme je l'ai dit, au filon commencé auparavant. Nous avons tout d'abord parlé des douze apôtres, puis des disciples des apôtres, et à présent des grandes personnalités de l'Eglise naissante, de l'Eglise antique. Dans la dernière, nous avions parlé de saint Irénée de Lyon, nous parlons aujourd'hui de Clément d'Alexandrie, un grand théologien qui naquit probablement à Athènes vers le milieu du deuxième siècle. Il hérita d'Athènes cet intérêt prononcé pour la philosophie, qui devait faire de lui l'un des hérauts du dialogue entre foi et raison dans la tradition chrétienne. Encore jeune, il rejoignit Alexandrie, la "ville symbole" de ce carrefour fécond entre différentes cultures qui caractérisa l'époque hellénistique. Il y fut le disciple de Pantène, jusqu'à lui succéder dans la direction de l'école catéchétique. De nombreuses sources attestent qu'il fut ordonné prêtre. Au cours de la persécution de 202-203, il quitta Alexandrie pour se réfugier à Césarée, en Cappadoce, où il mourut vers 215.

    Les œuvres les plus importantes qui nous restent de lui sont au nombre de trois:  le Protreptique, le Pédagogue et les Stromates. Même s'il ne semble pas que cela fût l'intention originelle de l'auteur, le fait est que ces écrits constituent une véritable trilogie, destinée à accompagner de manière efficace la maturation spirituelle du chrétien. Le Protreptique,  comme  le dit la parole elle-même, est une "exhortation" adressée à celui qui commence et cherche le chemin de la foi. Mieux encore, le Protreptique coïncide avec une Personne:  le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui se fait l'"exhortateur" des hommes, afin qu'ils entreprennent de manière décidée le chemin vers la Vérité. Jésus Christ lui-même se fait ensuite Pédagogue, c'est-à-dire l'"éducateur" de ceux qui, en vertu du Baptême, sont désormais devenus des fils de Dieu. Enfin, Jésus Christ est aussi Didascalo, c'est-à-dire le "Maître" qui propose les enseignements les plus profonds. Ceux-ci sont rassemblés dans la troisième œuvre de Clément, les Stromates, parole grecque qui signifie "tapisseries":  il s'agit, en effet, d'une composition non systématique de thèmes divers, fruit direct de l'enseignement habituel de Clément.

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  • Seigneur, c’est toi qui peux tout en nous ! (homélie pour le 1er dimanche de l'Avent)

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le premier dimanche de l'Avent :

    Dieu, c’est toi qui peux tout en nous !

     

    Spontanément nous pensons que pour pouvoir nous adresser à Dieu il nous faut être dignes de lui. Et si nous avons commis des péchés, nous ne pensons pas pouvoir prier avant d’avoir fait amende honorable, si tant est que ce soit possible. Alors, quelle surprise de découvrir comment Isaïe prie aujourd’hui : « Seigneur, pourquoi laisses-tu nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Reviens à cause de tes serviteurs ! » C’est comme si le prophète suggérait que c’est à cause de l’inaction de Dieu que nos cœurs se sont éloignés de lui. C’est comme s’il demandait à Dieu un surcroît d’intérêt pour nous afin que notre ferveur se réveille. Et il suggère même que nous méritons cela.

    Eh bien, pourquoi pas ? N’y a-t-il pas là une conviction fondamentale du christianisme : ce n’est pas par nos efforts que nous conquérons Dieu, que nous le méritons ? C’est lui qui produit en nous le vouloir et le faire (Ph 2,13). Bien sûr, nous ne trouverons la vie qu’en revenant au Seigneur. Mais nous ne pourrons pas le faire s’il ne vient pas à nos devants. Se convertir est une grâce à demander. En régime chrétien nous ne disons pas : Seigneur, attends que je change, et je viendrai à toi… mais : Seigneur, je viens à toi, et je te demande de me changer afin que je sois plus proche de toi, plus fidèle, plus intime, plus vivant.

    Cette intimité avec Dieu, qu’il produit lui-même en nous — et c’est au prix de la vie de son Fils qu’il la produit en nous —, nous permet de comprendre le vrai sens de notre vie et de savoir comment traverser les épreuves présentes et à venir. Je vous parle d’épreuves, parce que les autres lectures nous parlent de la venue du jour du Seigneur, qui surviendra à l’improviste, et qui demande de notre part une ferme persévérance jusqu’à sa venue. Le jour du Seigneur est un jour merveilleux, car il établira pour toujours la justice et la vérité dans l’amour, pour tous. Mais ce sera également un jour terrible, car beaucoup de forces dans le monde s’opposent à cela. Les amis de la paix et de la vérité prennent souvent des coups. C’est ainsi depuis que le monde est monde, mais cela ne pourra qu’aller croissant au fur et à mesure que le jour du Seigneur approche. Il n’y a que les lâches et les indifférents qui sont tranquilles, sauf qu’ils se sentiront bien loin du projet du Seigneur quand ils le verront. Ainsi, quel que soit notre camp, la venue du Seigneur est un événement qui inspire la crainte. Et nous qui sommes ici, nous ne voulons pas assister à cette venue parmi les menteurs et les égoïstes. La venue du jour du Seigneur nous motive à orienter notre vie, tous nos choix dans la tendresse, la justice et la vérité. Mais c’est un combat, de plus en plus dur au milieu d’un monde désorienté.

    Alors, où trouver la force de ce combat ? Saint Paul nous dit que c’est le Christ qui nous « fera tenir fermement jusqu’au bout » (1 Co 1,8), jusqu’à son jour. Et pour tenir, une seule recette : rester éveillés, pour ne pas être trouvés endormis (Mc 13,33). Comment rester éveillés ? S’agit-il de ne plus aller se coucher ? De tomber dans un activisme amer ? L’Écriture elle-même vient à notre secours : « je dors, mais mon cœur veille » en guettant la voix de mon bien-aimé, dit le Cantique des cantiques (Ct 5,2).

    La force de tenir bon, nous la trouverons dans la vigilance de notre cœur, dans le soin que nous aurons de penser au Seigneur en l’aimant, de ruminer sa Parole au long de nos journées, de lui faire de nombreux clins d’œil, de cheminer avec Marie sa mère pour qu’elle nous garde unis à Lui, et tant d’autres moyens pour que notre cœur reste branché sur l’essentiel. Et rappelez-vous : demandons souvent au Seigneur de nous faire revenir à lui, demandons-le en vérité de tout notre cœur.

  • Tous nos souhaits pour la nouvelle année liturgique !

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    Ce prochain dimanche, premier dimanche de l'Avent, débutera une nouvelle année liturgique. Pour ceux qui confessent la foi chrétienne, plus que le Nouvel An, cette fête marque un nouveau départ.

    "Les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël correspondent à l'Avent.

     Avent, du latin adventus qui signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme classique fut employé pour désigner la venue du Christ parmi les hommes. Depuis le pape Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand, l'Avent représente la période de la préparation de la venue du Christ.  

    Elle commence avec le 4e dimanche avant Noël et marque le début de l'année ecclésiastique. "En célébrant chaque année la liturgie de l'Avent, l'Eglise actualise cette attente du Messie : en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement" (Catéchisme de l'Eglise catholique)."

    Les paroles du Rorate Caeli ne nous sont plus très familières, mais la puissance évocatrice de sa mélodie continue de chanter dans nos cœurs pendant notre marche de l’Avent.

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  • Les cinq pièces grégoriennes du propre du premier dimanche de l'Avent (Hofburgkapelle – Vienne)

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    De sur le site d'Una Voce :

    Premier dimanche de l’Avent (Hofburgkapelle – Vienne)

    « Intr. Ad te levávi »Premier dimanche de l'Avent (Hofburgkapelle - Vienne)
    Lecteur audio
     
    Les moines de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé chantaient les cinq pièces du Propre de cette messe. Le CD intitulé “Rorate Caeli”avait réédité en 2004 ce bel enregistrement  de 1956 (Studio SM). L’émission que vous pouvez écouter en cliquant ci-dessus va vous conduire à Vienne en Autriche. De plus amples informations vous seront fournies dans les textes suivants…

    PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT

    Violet – 1re classe

    Ce dimanche, le premier de l’année ecclésiastique, est appelé, dans les chroniques et les chartes du Moyen Âge, le dimanche Ad te levavi, à cause des premiers mots de l’Introït, ou encore le dimanche Aspiciens a longe, à cause des premières paroles d’un des répons à l’office de matines que vous pourrez écouter grâce au fichier-son de notre émission (Cf. ci-dessous).

    La station est à Sainte-Marie-Majeure ; c’est sous les auspices de Marie, dans l’auguste basilique qui garde la Crèche de Bethléhem, et qui pour cela est appelée dans les anciens monuments Sainte-Marie ad Prœsepe, que l’Église Romaine recommence chaque année le Cycle sacré. Il était impossible de choisir un lieu plus convenable pour saluer l’approche du divin Enfantement qui doit enfin réjouir le ciel et la terre, et montrer le sublime prodige de la fécondité d’une Vierge. Transportons-nous par la pensée dans ce temple auguste, et unissons-nous aux prières qui s’y font entendre ; ce sont les mêmes que celles qui vont être exposées ici.

    Le temps de l’Avent représente dans l’année liturgique la longue période de l’histoire de l’humanité qui a précédé la venue du Sauveur sur cette terre, période d’attente mais aussi de confiance et d’espoir. De même chaque année nous attendons la venue du Sauveur à Noël avec les grâces qui sont propres à cette fête. Enfin, un troisième avènement se trouve dans la perspective de ce temps de l’Avent, c’est le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme sauveur mais comme juge, pour la récompense définitive de ceux qui auront été fidèles.

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  • "Viens, Seigneur Jésus"; homélie du pape Benoît XVI pour le premier dimanche de l'Avent

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    HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI pour le Ier Dimanche de l'Avent (Année B)  (Archive du 30 novembre 2008)

    Chers frères et sœurs,

    Avec ce premier dimanche de l'Avent, nous entrons dans cette période de quatre semaines par laquelle commence une nouvelle année liturgique et qui nous prépare immédiatement à la fête de Noël, mémoire de l'Incarnation du Christ dans l'histoire. Le message spirituel de l'Avent est toutefois plus profond et nous projette déjà vers le retour glorieux du Seigneur, à la fin de l'histoire. Adventus est le terme latin qui pourrait être traduit par "arrivée", "venue", "présence". Dans le langage du monde antique, il s'agissait d'un terme technique qui indiquait l'arrivée d'un fonctionnaire, en particulier la visite de rois ou d'empereurs dans les provinces, mais qui pouvait également être utilisé pour l'apparition d'une divinité, qui sortait de sa demeure cachée et manifestait ainsi sa puissance divine:  sa présence était célébrée solennellement dans le culte.

    En adoptant ce terme d'Avent, les chrétiens voulaient exprimer la relation particulière qui les unissait au Christ crucifié et ressuscité. Il est le Roi, qui, étant entré dans cette pauvre province dénommée terre, nous a fait don de sa visite, et, après sa résurrection et son ascension au ciel, a voulu dans tous les cas rester avec nous:  nous percevons sa présence mystérieuse dans l'assemblée liturgique. En célébrant l'Eucharistie, nous proclamons en effet qu'Il ne s'est pas retiré du monde, et qu'il ne nous a pas laissés seuls, et, même si nous ne pouvons pas le voir et le toucher comme c'est le cas avec les réalités matérielles et sensibles, Il est toutefois avec nous et parmi nous; il est même en nous, car il peut attirer à lui et communiquer sa vie à tout croyant qui lui ouvre son cœur. L'Avent signifie donc faire mémoire de la première venue du Seigneur dans la chair, en pensant déjà à son retour définitif et, dans le même temps, cela signifie reconnaître que le Christ présent parmi nous devient notre compagnon de voyage dans la vie de l'Eglise qui en célèbre le mystère. Chers frères et sœurs, cette conscience nourrie dans l'écoute de la Parole de Dieu devrait nous aider à voir le monde avec un regard différent, à interpréter les différents événements de la vie et de l'histoire comme des paroles que Dieu nous adresse, comme des signes de son amour qui nous assure de sa proximité dans chaque situation; en particulier, cette conscience devrait nous préparer à l'accueillir lorsqu'"il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin", comme nous le répéterons d'ici peu dans le Credo. Dans cette perspective, l'Avent devient pour tous les chrétiens un temps d'attente et d'espérance, un temps privilégié d'écoute et de réflexion, à condition de se laisser guider par la liturgie qui nous invite à aller à la rencontre du Seigneur qui vient.

    "Viens, Seigneur Jésus":  chers amis, cette invocation ardente de la communauté chrétienne des débuts doit également devenir notre aspiration constante, l'aspiration de l'Eglise de tout temps, qui désire et se prépare à la rencontre avec son Seigneur. Viens aujourd'hui, Seigneur; illumine-nous, donne-nous la paix, aide-nous à vaincre la violence. Viens, Seigneur, telle est la prière que nous élevons précisément en ces semaines. "Seigneur, fais resplendir ton visage et nous serons sauvés":  c'est la prière que nous avons élevée, il y a peu de temps, à travers les paroles du Psaume responsorial. Et le prophète Isaïe nous a révélé, dans la première lecture, que le visage de notre Sauveur est celui d'un père tendre et miséricordieux, qui prend soin de nous en toute circonstance car nous sommes l'œuvre de ses mains:  "Toi Yahvé, tu es notre Père, notre rédempteur, tel est ton nom depuis toujours" (63, 16). Notre Dieu est un père disposé à pardonner les pécheurs repentis et à accueillir tous ceux qui ont confiance dans sa miséricorde (cf. Is, 64, 4). Nous nous étions éloignés de Lui à cause du péché en tombant sous la domination de la mort, mais Il a eu pitié de nous et de sa propre initiative, sans aucun mérite de notre part, il a décidé de venir à notre rencontre, en envoyant son Fils unique comme notre Rédempteur. Face à un si grand mystère d'amour, notre action de grâce s'élève spontanément, et notre invocation devient plus confiante:  "Montre nous ta miséricorde, Seigneur, aujourd'hui, à notre époque, dans toutes les parties du monde, fais nous ressentir ta présence et donne-nous ton salut" (cf. Chant à l'Evangile).

    (...)

    Nous préparer à l'avènement du Christ est également l'exhortation que nous recueillons de l'Evangile d'aujourd'hui:  "Veillez", nous dit Jésus dans la brève parabole du maître de la maison qui part, mais ne sait pas s'il reviendra (cf. Mc 13, 33-37). Veiller signifie suivre le Seigneur, choisir ce qu'il a choisi, aimer ce qu'il a aimé, conformer sa vie à la sienne; veiller comporte passer chaque instant de notre temps dans l'horizon de son amour sans se laisser abattre par les inévitables difficultés et problèmes quotidiens. 'est ce que nous devons faire, et nous demandons au Seigneur de nous donner sa grâce afin que l'Avent soit un encouragement pour tous à marcher dans cette direction. Que nous guident et nous accompagnent de leur intercession l'humble Vierge de Nazareth, Marie, élue par Dieu pour devenir la Mère du Rédempteur, saint André, dont nous célébrons aujourd'hui la fête et saint Laurent, exemple d'intrépide fidélité chrétienne jusqu'au martyre. Amen!

    Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana

  • Avent, les 3 avènements

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    Du site du Carmel en France, cette homélie pour le 1er dimanche de l'Avent :

    Avec ce premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans le cycle liturgique de la préparation à Noël. Une question nous vient spontanément à l’esprit : si le Christ est déjà venu, pourquoi devons-nous l’attendre encore ? C’est qu’en réalité il y a trois avènements du Christ.

    1. L’avènement historique, celui que nous fêterons à Noël : Dieu le Fils, deuxième Personne de la Trinité, a voulu prendre notre chair, partager notre vie de labeur et de souffrances, et enfin mourir pour nous donner la vie. Tout cela, l’histoire humaine l’a enregistré, sous le roi Hérode et sous l’empereur Tibère.
    2. Le deuxième avènement aura lieu à la fin des temps, quand le Christ viendra dans sa gloire pour juger les vivants et les morts, pour transformer notre corps de misère en le faisant participer à l’éclat de sa propre résurrection, et pour récompenser chacun selon ses œuvres. L’Évangile d’aujourd’hui, en style apocalyptique, nous l’annonce :« Il y aura des signes dans le ciel. Et alors on verra le Fils de l’Homme venant sur la nuée, avec une grande puissance et une grande gloire ». Ce que nous proclamons nous-mêmes dans le Credo :« J’attends la résurrection des morts et la vie éternelle ».
    3. Le troisième avènement, celui qu’on est toujours tenté d’oublier, est celui par lequel le Christ vient chaque jour dans son Église et dans notre âme, par son amitié :« Si quelqu’un m’aime, je me manifesterai à lui » ; « Si quelqu’un m’aime, mon Père l’aimera, et nous viendrons, et nous ferons en lui notre demeure ».

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  • Comment contribuer à préparer la naissance du Christ Jésus au cours de cet Avent 2023 ?

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    Avec la Vierge Marie, en propageant la lumière des bougies,
    contribuons à préparer la naissance du Christ Jésus

    au cours de cet Avent 2023.

    « Voici l’Epoux, allez à sa rencontre avec vos lampes allumées » (Mt. 25, 6)

    Quelques propositions pour un Avent missionnaire : 

    L'année liturgique touche à son terme et un nouveau cycle commencera avec le 1er dimanche de l'Avent, ce 3 décembre. 

    L'Avent (du mot latin adventus, qui signifie avènement) comporte quatre dimanches avant Noël. Il a pour but de nous préparer à la venue du Messie : venue sur terre (rappelée par la fête de Noël), venue dans nos âmes par la grâce, venue dans la gloire à la fin des temps.

    Ce temps liturgique est particulièrement marqué par la figure de la Vierge Marie, mère du Sauveur. Nous souhaitons donc profiter de la fête de l'Immaculée Conception, le 8 décembre, pour honorer et remercier notre mère bien-aimée et lui demander d'intercéder pour notre diocèse. 

    Nous vous invitons donc à vous joindre à notre initiative :  

    • en priant chaque jour la Vierge Marie à l'occasion de la neuvaine à l'Immaculée Conception, à partir du 30 novembre jusqu'au 8 décembre ;
    • en illuminant vos fenêtres et balcons les nuits du 7 et 8 décembre prochains ;
    • en distribuant à vos voisins bougies et neuvaines pour s’associer à cette démarche missionnaire ;
    • en participant à une messe de l’Immaculée Conception, le vendredi 8 décembre. 

    A titre d'information, veuillez trouver ci-dessous le programme, autour de la fête, à l'église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy 132, 4000 LIEGE). 

    N'hésitez pas à relayer ces initiatives et à vous en inspirer dans vos familles, paroisses, Unités pastorales, et partout autour de vous, afin que la Vierge Marie soit dignement fêtée dans notre diocèse. Soyons sûrs qu'elle nous conduira vers Jésus.  

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  • Saint André, apôtre (30 novembre)

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    Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse consacrée au premier apôtre appelé par le Christ prononcée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale du mercredi 14 juin 2006 (source) :

    Chers frères et sœurs,


    Dans les deux dernières catéchèses, nous avons parlé de la figure de saint Pierre. A présent nous voulons, autant que les sources le permettent, connaître d'un peu plus près également les onze autres Apôtres. C'est pourquoi nous parlons aujourd'hui du frère de Simon Pierre, qui était lui aussi l'un des Douze. La première caractéristique qui frappe chez André est son nom: il n'est pas juif, comme on pouvait s'y attendre, mais grec, signe non négligeable d'une certaine ouverture culturelle de sa famille. Nous sommes en Galilée, où la langue et la culture grecques sont assez présentes. Dans les listes des Douze, André occupe la deuxième place, comme dans Matthieu (10, 1-4) et dans Luc (6, 13-16), ou bien la quatrième place comme dans Marc (3, 13-18) et dans les Actes (1, 13-14). Quoi qu'il en soit, il jouissait certainement d'un grand prestige au sein des premières communautés chrétiennes.

    Le lien de sang entre Pierre et André, ainsi que l'appel commun qui leur est adressé par Jésus, apparaissent explicitement dans les Evangiles. On y lit: « Comme il [Jésus] marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac: c'était des pêcheurs. Jésus leur dit: “Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes” » (Mt 4, 18-19; Mc 1, 16-17). Dans le quatrième Evangile, nous trouvons un autre détail important: dans un premier temps, André était le disciple de Jean-Baptiste; et cela nous montre que c'était un homme qui cherchait, qui partageait l'espérance d'Israël, qui voulait connaître de plus près la parole du Seigneur, la réalité du Seigneur présent. C'était vraiment un homme de foi et d'espérance; et il entendit Jean-Baptiste un jour proclamer que Jésus était l'« agneau de Dieu » (Jn 1, 36); il se mit alors en marche et, avec un autre disciple qui n'est pas nommé, il suivit Jésus, Celui qui était appelé par Jean « Agneau de Dieu ». L'évangéliste rapporte: ils « virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 37-39). André put donc profiter de précieux moments d'intimité avec Jésus. Le récit se poursuit par une annotation significative: « André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: “Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ)”. André amena son frère à Jésus » (Jn 1, 40-43), démontrant immédiatement un esprit apostolique peu commun. André fut donc le premier des Apôtres à être appelé à suivre Jésus. C'est précisément sur cette base que la liturgie de l'Eglise byzantine l'honore par l'appellation de Protóklitos, qui signifie précisément « premier appelé ». Et il est certain que c'est également en raison du rapport fraternel entre Pierre et André que l'Eglise de Rome et l'Eglise de Constantinople se sentent de manière particulière Eglises-sœurs. Pour souligner cette relation, mon prédécesseur, le pape Paul VI, restitua en 1964 les nobles reliques de saint André, conservées jusqu'alors dans la Basilique vaticane, à l'évêque métropolite orthodoxe de la ville de Patras en Grèce, où selon la tradition, l'Apôtre fut crucifié.

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  • Saint André : une foi fondée sur la confiance

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    Homélie pour la fête de saint André, apôtre, du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr) :

    La liturgie de la fête de Saint André nous invite à faire une interruption dans notre lecture continue de Saint Luc, pour entendre l’appel des premiers disciples, dans l’Évangile de Matthieu.

    Saint Grégoire le Grand était frappé par le fait que ces hommes, Simon-Pierre et André son frère, puis Jacques et Jean, abandonnent leurs filets pour suivre Jésus dès le premier mot, sans avoir vu aucun miracle, ni entendu aucune promesse de récompense. Telle est la foi vigoureuse que Jésus attend de ses disciples : une foi qui ne se fonde pas sur des signes, mais sur la confiance absolue dans celui que nous reconnaissons, à la lumière de l’Esprit, comme notre Seigneur et Maître.

    La promptitude, la générosité, bref la liberté avec laquelle ces simples pêcheurs répondent à l’appel de Dieu devrait nous donner honte de notre tiédeur, remarque le prédicateur qui précise : « En suivant le Seigneur, ils ont abandonné tout ce qu’ils auraient pu désirer en ne le suivant pas. Il n’y a pas ici de prix fixé ; mais le Royaume de Dieu te coûte ni plus ni moins que ce que tu possèdes. Il coûta ainsi à Zachée la moitié de ses biens, puisqu’il se réserva l’autre moitié pour rembourser au quadruple ce qu’il avait pris injustement (cf. Lc 19,8). Il coûta à Pierre et à André l’abandon de leurs filets et de leur barque. Il coûta deux piécettes à la veuve (cf. Lc 21,2), et un verre d’eau fraîche à tel autre (cf. Mt 10,42). Oui, comme nous l’avons dit, le Royaume de Dieu te coûte ni plus ni moins que ce que tu possèdes ».

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  • Sainte Catherine Labouré (28 novembre)

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    Discours de Sa Sainteté le Pape Pie XII
    prononcé le lundi 28 juillet 1947 dans la Cour Saint-Damase
    à l’adresse des pèlerins Français
    et de la famille vincentienne
    présents à Rome à l’occasion de la canonisation
    de
    Sainte Catherine Labouré

    (source)

    « Dès les premières pages de son incomparable chef-d’œuvre l’auteur de «L’imitation de Jésus-Christ » laisse tomber de sa plume cette leçon de sa propre expérience, ce secret de sa paix sereine et communicative : « Veux-tu apprendre et savoir quelque chose d’utile ? Aime à être ignoré ! » (Livre 1 chap. 2).

    Ama nesciri ! Deux mots prodigieux, stupéfiants pour le monde qui ne comprend point, béatifiants pour le chrétien qui sait en contempler la lumière, en savourer les délices. Ama nesciri ! Toute la vie, toute l’âme de Catherine Labouré est exprimée dans ces deux petits mots.

    Rien pourtant, même de la part de la Providence, ne semblait lui dicter ce programme : ni son adolescence, durant laquelle la mort de sa mère, la dispersion des aînés avaient fait reposer sur ses épaules d’enfant toute la charge du foyer domestique ; ni les étranges voies, par lesquelles elle doit passer pour répondre à sa vocation et triompher des oppositions paternelles ; ni cette vocation même à la grande et vaillante phalange des Filles de la Charité qui de par la volonté et suivant l’expression pittoresque de saint Vincent de Paul, ont « pour cloître, les rues de la ville ; pour clôture, l’obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie ».

    Du moins, semblerait-il, sa retraite et sa formation dans le Séminaire de la rue du Bac favoriseront son recueillement et son obscurité ? Mais voici qu’elle y est l’objet des faveurs extraordinaires de Marie, qui fait d’elle sa confidente et sa messagère. Si encore il s’était agi seulement de ces hautes communications et visions intellectuelles, qui élevaient vers les sommets de la vie mystique une Angèle de Foligno, une Madeleine de Pazzi, de ces paroles intimes, dont le cœur garde jalousement le secret ! Mais non ! Une mission lui est confiée, qui doit être non seulement transmise, mais remplie au grand jour : réveiller la ferveur attiédie dans la double Compagnie du Saint de la charité ; submerger le monde tout entier sous un déluge de petites médailles, porteuses de toutes les miséricordes spirituelles et corporelles de l’Immaculée ; susciter une Association pieuse d’Enfants de Marie pour la sauvegarde et la sanctification des jeunes filles.

    Sans aucun retard, Catherine s’est adonnée à l’accomplissement de sa triple mission. Les doléances de la Mère de Dieu ont été entendues et l’esprit du saint Fondateur a refleuri alors dans les deux communautés. Mais, non moins que par sa fidélité à transmettre le message, c’est par sa constance à y répondre elle-même que Catherine en a procuré l’efficacité, mettant sous les yeux de ses Sœurs, pendant près d’un demi siècle, le spectacle saintement contagieux d’une vraie fille de saint Vincent, d’une vraie Fille de la Charité, joignant à toutes les qualités humaines de savoir-faire, de tact, de bonté, les vertus surnaturelles qui font vivre en Dieu, « cette pureté d’esprit, de cœur, de volonté, qui est le pur amour ».

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  • Sainte Catherine Labouré et la médaille miraculeuse (28 novembre)

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    Du site de la Rue du Bac (Chapelle de Notre-Dame de la médaille miraculeuse) :

    "Catherine Labouré est née le 2 mai 1806 dans un village de Bourgogne, Fain-les-Moutiers. Elle est la huitième de dix enfants de Pierre et Madeleine Labouré, propriétaires fermiers. La mort de Madeleine, à 46 ans, plonge la famille dans le deuil. Catherine, en larmes, monte sur une chaise pour embrasser la statue de la Sainte Vierge et dit: « Maintenant, tu seras ma maman ».

    A vingt-quatre ans, Catherine, après avoir vaincu beaucoup d'obstacles, entre comme novice à la Maison-Mère des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris. C'est là, dans la chapelle, que la Sainte Vierge lui apparaît quelques mois plus tard, la première fois, le 19 juillet 1830, pour lui annoncer une mission, la deuxième fois, le 27 novembre qui suit, pour lui revéler la médaille que Catherine est chargée de faire frapper.

    L'année suivante, son séminaire achevé, soeur Catherine est affectée à Reuilly, alors faubourg déshérité du sud-est de Paris. Elle assurera jusqu'à la fin de sa vie le service des vieillards, dans l'incognito le plus total tandis que la médaille se répand miraculeusement dans le monde entier.
    Catherine Labouré meurt le 31 décembre 1876 dans la paix: "Je m'en vais au ciel… voir Notre-Seigneur, sa Mère et saint Vincent."

    En 1933, à l'occasion de sa béatification, on ouvre le caveau de la chapelle de Reuilly. Le corps de Catherine est retrouvé intact et transféré dans la chapelle de la rue du Bac et installé sous l'autel de la Vierge au Globe."

  • 8 décembre : grande procession aux flambeaux à Ixelles pour fêter l'Immaculée

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    Le 8 décembre, fêtons en lumière l’Immaculee Conception de Marie !

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    Programme de la soirée :

     Grande Procession aux Flambeaux

    Rejoignez-nous pour une procession magique qui débutera à l’Abbaye de La Cambre, illuminant le chemin jusqu’à l’église Sainte-Croix. Portez votre flambeau avec fierté et marchons ensemble dans la ferveur de cette belle tradition.

     Célébration à l’église Sainte-Croix

    À notre arrivée, une célébration spéciale à l’église Sainte-Croix nous attend. Un moment de prière, de réflexion et de communion, où nous honorerons l’Immaculée Conception de Marie.

    Bon Goûter et Camaraderie

    Après la cérémonie, nous vous invitons à vous joindre à nous pour un délicieux goûter dans l’enceinte de l’église. C’est l’occasion parfaite de se retrouver.

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    Détails pratiques :

    Date : 8 décembre Heure : 17h45 – 19h00 Lieu : Départ de l’Abbaye de La Cambre, suivi de la célébration à l’église Sainte-Croix